- il y a 1 jour
Retrouvez le replay de l'après course de la 4e étape du Tour des Alpes du 23/04/2026.
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00:13Il veut quelque chose à boire, évidemment, le beau roman La Belle Histoire de Lénard Yash.
00:18Aujourd'hui, avec une échappée très très longue, 148 qui est le maître au total, et la victoire.
00:25Et La Belle Histoire ne s'arrête pas là parce que vous avez face à vous un coureur qui ne
00:28court pas dans l'équipe principale,
00:29mais dans l'équipe développement continentale derrière.
00:33Et le voilà, donc vainqueur aujourd'hui de cette quatrième étape du Tour des Alpes.
00:37Un Tour des Alpes toujours très prisé pour une équipe Tudor qui compte quand même le tenant du titre de
00:42cette course dans ses rangs,
00:43Michael Storer et le Français Mathis Rondel notamment.
00:46Je l'ai dit, pierre 148 kilomètres d'échappée, on va refaire un petit peu le fil pour essayer de
00:51comprendre comment c'est possible.
00:53C'est possible parce qu'il l'a fait déjà d'une, mais une longue échappée, échappée matinale, partie avec
01:01cinq autres coureurs.
01:03Et intelligemment, on l'a vu s'isoler à 25 kilomètres de l'arrivée.
01:07On avait déjà compris que c'était le plus fort de loin de l'échappée.
01:11Et intelligemment, il les a attendus, ils se sont regroupés, il s'est un petit peu servis d'eux, mais
01:17c'est de bonne guerre.
01:18Et puis dans le final, quand il est parti tout seul dans la dernière bosse, il a résisté au peloton.
01:24On a vu un peloton un peu au marquage entre les favoris, mais comme on dit dans le milieu, dans
01:31le jargon, il a fait un numéro clair, tout simplement.
01:34C'est un numéro de résister au peloton tout seul dans le final, comme ça.
01:39Ouais, je pense que c'est un coureur qu'on va voir régulièrement.
01:42On va le voir régulièrement, il faut qu'il monte, du coup il faut qu'il passe dans l'équipe
01:45une, c'est ça que vous voulez dire ?
01:47Je pense que son contrat, il va être imprimé lundi, ça devrait arriver, ça ne devrait pas tarder.
01:52Non, ben là, quand on fait un numéro comme ça, déjà on a vu sur le vélo, très bien posé,
01:57beaucoup de puissance.
01:59Pas le plus à l'aise dans les virages, mais bon, on lui pardonne au vu de la force déployée.
02:06Mais un bon profil, très très bon profil, quand on est résistant comme ça, on rappelle 4100 mètres de dénivelé,
02:13on est sur de la très très haute montagne.
02:14On est sur les images du direct du podium en même temps, vous me dites que le contrat va être
02:18fait, etc.
02:19On va revenir sur la course bien sûr, mais alors j'ai une question, il était dans les Red Bull
02:22rookies l'année dernière en Continental également,
02:24donc c'est aussi l'équipe réserve de la Red Bull, comment est-ce que ça se fait qu'on
02:28passe à côté d'un coureur qui a l'air de vous plaire ?
02:31On s'est posé la question avec Dati Tommaso, premier de la première étape.
02:36Tommaso Dati.
02:37Tommaso Dati.
02:39Non, la prochaine fois je vous appelle Roland Pierre.
02:41Sinon on vous appelle Roland Pierre.
02:42Voilà, exactement.
02:42En Italie ça se fait.
02:43Je commence à avoir le même humour que Patrick, je m'inquiète beaucoup.
02:48On s'est posé la question pour Tommaso Dati, premier de la première étape, deuxième hier.
02:55stagiaire chez Cofidis et on s'est tout simplement demandé pourquoi.
02:59Ils étaient passés à côté Cofidis, on se dit bon voilà c'est facile, le profil est sympa, le coureur
03:02il gagne des courses,
03:03pourquoi Cofidis ils sont passés à côté ?
03:04Mais tout simplement il n'a pas eu les résultats escomptés chez Cofidis, donc il a loupé le coche.
03:10C'est un peu comme si on loupait son examen.
03:12Donc je pense que pour ce coureur de la Tudor c'est un petit peu pareil,
03:14et il a de la chance, c'est qu'il ait une session de rattrapage avec la Tudor,
03:17et que visiblement en rattrapage il a 20 sur 20.
03:20Il a 20 sur 20 et donc peut-être un contrat dans l'équipe première, on en reparlera dans quelques
03:24instants.
03:25Vous savez que vous, chez vous, en même temps que vous êtes rivés sur le Tour des Alpes,
03:30qu'on continuera à suivre demain, vous pouvez jouer bien sûr une question SMS tous les jours,
03:34tirage au sort lundi, 1000 euros à gagner.
03:36Et la question est celle-ci aujourd'hui, quel coureur cycliste français a remporté hier la flèche Wallonne ?
03:41Est-ce que c'est un pôle Pogba ou est-ce que c'est deux pôles Sexaz ?
03:44Envoyez un ou deux au 7-10-21, 1000 euros à gagner, tirage au sort, donc lundi 7-10-21.
03:50Je vous le rappelle, on va rebasculer sur cette course bien sûr.
03:53On fera aussi le point sur le classement général, parce qu'on aura demain la dernière étape.
03:57C'est important de la briefer avant pour savoir un petit peu qui sera votre favori.
04:01En fait, les courants nous l'avaient un peu annoncé, ce scénario.
04:05Oui, c'est quand on met les difficultés dès le début, et qu'au final on a un profil quand
04:11même plutôt descendant,
04:12même s'il y avait quelques belles bosses, ça ne donne pas forcément envie de tenter des choses.
04:18Une étape longue, marathon, difficile, et également, c'est un peu paradoxal,
04:24mais quand il fait beau, souvent on musarde un petit peu dans le peloton, on en profite,
04:28les paysages sont sympas, pas de vent.
04:29On ne pote.
04:30Il fait énormément vrai, ils ne se sont pas amusés, ils se sont quand même tapés les 4000 mètres de
04:33dénivelé.
04:34Mais c'est surtout l'étape de demain.
04:35L'étape de demain avec ce final, cette double ascension dans le final,
04:40un format très court de 120 kilomètres, ça va être très explosif.
04:43On va en reparler de cette étape de demain, elle sera importante.
04:46D'abord, vous voyez que Pelizzari est toujours leader,
04:49ça fera partie des questions qu'on va se poser dans quelques instants.
04:51Est-ce qu'il va gagner ce Tour des Alpes 2026 ?
04:54Vous voulez écouter le vainqueur ?
04:56Avec plaisir.
04:56C'est bien mérité, Léonard Tiasse, qui s'est exprimé après avoir gagné aujourd'hui
05:01certainement la plus belle victoire de sa carrière jusqu'à maintenant.
05:04Léonard Tiasse, félicitations sur votre premier pro-win
05:07et vous avez choisi beaucoup d'un jour pour le prendre.
05:09Quelle journée de la Tour des Alpes ?
05:13Je n'arrive pas à y croire, franchement.
05:17Les émotions sont beaucoup d'émotions.
05:20Je suis ici pour aider Michael à gagner de la Tour des Alpes 2026.
05:23Je suis ici pour aider Michael à présenter ses questions.
05:28Je ne peux pas croire, c'était juste un incroyable jour.
05:32Quand j'étais en break, j'ai pensé que c'était peut-être le meilleur jour de ma vie aujourd
05:35'hui.
05:36J'ai pu sentir que c'était la meilleure journée de ma vie sur un vélo.
05:38Et oui, j'ai continué de croire dès le début.
05:42J'ai fait tout pour faire la ligne.
05:45Oui, c'était juste un jour fou.
05:47Une journée folle.
05:48Avec ces images de Yash également.
05:53Il faut préciser quand même que c'est seulement la deuxième victoire de cette équipe cette saison.
05:59On disait d'ailleurs il y a 24 heures que cette équipe n'avait pas les mêmes résultats que l
06:03'an passé.
06:04Ou elle avait quand même, même si c'est une pro-team, une équipe de deuxième division.
06:07Elle a quand même dans ses rangs de très grands coureurs.
06:09On pense bien sûr à Julien Laphilippe, Marc Hirschi, etc.
06:12Beaucoup sont sur le flanc actuellement.
06:14Marc Hirschi qui est tombé d'ailleurs hier sur la Fèche Wallonne.
06:18Stéphane Kug, Maero Trentin.
06:20Bref, ça fait quand même beaucoup de monde sur le flanc.
06:22Eh bien, c'est un coureur de l'équipe d'Evo qui apporte l'une des seules victoires.
06:25Il y avait Yanis Wazard qui avait gagné sur l'Aigle Latour en début d'année.
06:29Voilà, c'est aussi pour ça que ce coureur va devenir, je pense, qu'il va avoir la cote dans
06:36cette formation.
06:37Pierre, ça m'amène une question parce que j'ai quand même l'impression qu'il y a beaucoup de
06:40ponts parfois.
06:41Ce n'est pas la première fois qu'on a une histoire comme ça, qu'on raconte dans « Ça
06:44va frotter ».
06:44Ils sont faciles les ponts entre l'équipe U23, l'équipe développement, une équipe continentale et l'équipe World Tour.
06:51Comment ça s'ouvre ses portes ?
06:52Est-ce que c'est une question d'effectifs justement quand il y a des blessés ?
06:55Comment est-ce qu'on décide aussi qui on monte, qui on ne monte pas ?
06:58C'est la particularité désormais de ces équipes premières qui ont une réserve.
07:04Il y a même la réserve des réserves pour l'équipe Red Bull.
07:07Il y a la Red Bull Junior aussi.
07:09Je veux dire, c'est l'intérêt de faire aussi monter et descendre ces coureurs en cas de blessure, en
07:16cas de petits pépins.
07:18Et aussi, on a un calendrier qui est dense, qui est énorme.
07:21Donc, on a vu une équipe, par exemple Cofidis, on en parlait tout à l'heure, qui eux n'ont
07:26pas de continentale.
07:28Souvent, ils sont embêtés au niveau de l'effectif.
07:31On les a vus prendre le départ de certaines courses avec le minimum autorisé.
07:36Donc, c'est bien d'avoir une réserve et ça permet aussi de soulager les leaders et de faire monter
07:45ces jeunes et voir ce qu'ils valent à l'échelon supérieur.
07:51Et d'ailleurs, petite particularité, Yach, que l'on a vu gagner aujourd'hui, je regardais ce qu'il a
07:57fait depuis le début de la saison.
07:58Il n'a pas fait de course en classe 2.
08:01Il n'a couru qu'avec l'équipe première à Maillor qu'en tout début de saison, avec le Tour
08:07de Man ensuite.
08:08Il a fait la Classic Vars, le Tour des Alpes-Maritines, la Faune et la Drôme, l'Ardèche et la
08:13Drôme Classique, la semaine Copi-Bartali.
08:16Bref, toutes ces courses, il les a faites avec l'équipe première.
08:21C'est dire si la porosité est importante entre les deux, quand un coureur est prêt et que surtout, on
08:26a besoin d'effectifs parce qu'effectivement, on a beaucoup de coureurs blessés
08:30et qu'ils s'adaptent très bien, pourquoi effectivement le laisser en équipe réserve ?
08:34Ça nous permet aussi de faire des choix et d'embaucher des personnes avec des profils particuliers, comme ce coureur
08:42qui vient du patinage de vitesse,
08:45comme un Émilien Jacquelin qui va rejoindre la Decathlon CMA-CGM d'Evo, je crois que c'est comme ça
08:52qu'elle s'appelle, donc la réserve de l'équipe World Tour.
08:56Et également, je pense à Axel Laurence, quand l'arrêt de BNB Hôtel, il a trouvé refuge dans l'équipe
09:04réserve Alpessine de Keninck, l'équipe de Mathieu Van Der Poel.
09:08Mais en vrai, il n'était pas dans la réserve, il était dans l'équipe 1, il a fait quelques
09:11courses en classe 2, mais voilà, ça sert aussi de tremplin.
09:14Un autre coureur, coureur de l'AIF, blessé, j'ai mangé son nom forcément, qui a gagné sur Tireno Adriatico
09:23cette année, il a été blessé, on l'a mis dans l'équipe réserve de l'AIF
09:29pour reprendre le cours de sa carrière, Valgren, voilà.
09:33Michael Valgren, petite question justement, est-ce qu'on a une liste avant saison en se disant, tiens lui, on
09:38pourra potentiellement le monter ?
09:40Je pense que c'était le cas d'Axel Laurence, en effet, qui l'avait en plus très bien dit,
09:43dès le début, évidemment, j'aurais ma carte dans l'équipe première.
09:46Où est-ce que ça se fait aussi, vous allez me dire les deux, au fur et à mesure des
09:50résultats ?
09:50Est-ce qu'on se dit, tiens, lui, il est en train de monter en puissance, c'est le moment,
09:53on a une place, on le tente ?
09:54Il y a un plan, il y a un plan de base avec les coureurs, on va dire, les plus
09:59prometteurs, où on leur fait un programme avec l'équipe 1, et puis après, il y a les circonstances.
10:05Je veux dire que quand on a une équipe qui est décimée par les blessures, bah oui, on va faire
10:10rentrer les jeunes de la dévot, on va les utiliser, entre guillemets,
10:15mais c'est eux aussi dans leur développement, c'est pas on se sert d'eux, c'est quand on
10:18a la chance d'être promu, bah il faut montrer de quoi on est capable, parce que c'est une
10:22opportunité.
10:22Et j'ai une dernière question avant de laisser Patrick rentrer sur le sujet, mais est-ce que ça remplace
10:27les stages, finalement ?
10:28Les stagiaires qu'on a, il y en a toujours, mais les stagiaires qu'on avait traditionnellement entre août et
10:34décembre.
10:34Est-ce que c'est un peu ça, finalement ?
10:36Alors, les stagiaires, historiquement, on a le droit de trois stagiaires dans les équipes World Tour à partir du mois
10:43d'août.
10:45Désormais, on les voit un petit peu moins quand même, c'est un peu moins fréquent, mais on va aller
10:49chercher ceux qui sont encore passés sous les radars,
10:51ou prendre un profil à maturité tardive, comme on dit, c'est-à-dire un coureur qui a 24-25
10:57ans, qui arrive un petit peu comme un cheveu sur la soupe,
11:00on va le tester, on va le faire rentrer, on va aussi le sentir, entre guillemets, j'aime pas ça,
11:06on n'est pas des animaux,
11:07mais sentir si le gars, il s'adapte à un esprit d'équipe, parce qu'on vit en communauté, il
11:12y a aussi le côté humain qui est très important,
11:14quand on vit 200 jours de l'année avec ses camarades de route.
11:18Patrick ?
11:18Non, juste préciser qu'on joue aussi un peu avec les règlements, parce qu'on a effectivement des World Team
11:23et des Pro Team,
11:25c'est le cas de Tudor, qui sont limités à 30 coureurs par effectif.
11:29Donc 30 coureurs, ça paraît énorme, surtout pour les gens de ma génération, les équipes jadis, elles étaient quand même
11:35beaucoup moins nombreuses.
11:36Mais ça ne suffit pas, vu la densité du calendrier, ça ne suffit pas toujours, donc c'est une façon
11:41d'en rajouter un 31e ou un 32e coureur dans l'effectif.
11:44250 jours de course pour une équipe du World Tour, c'est colossal pour un effectif de 30 coureurs.
11:50On rappelle que sur les courses à étapes type Tour de France, Tour d'Italie, c'est 8, les autres
11:56courses du World Tour, c'est 7,
11:58les grosses courses, c'est 7, il y a quelques exceptions, quelques courses à 6,
12:02mais c'est quasiment impossible de réussir à remplir tout le calendrier avec seulement 30 coureurs.
12:08Et est-ce qu'il y a une norme, je vous piège peut-être, pardon, mais est-ce qu'on
12:10a un nombre de jours limité pour faire monter les coureurs, justement ?
12:14Est-ce qu'il y a une règle limitante là-dessus ?
12:16Non, je ne crois pas qu'il y ait de règle qui limite le nombre de courses, la preuve, l
12:21'exemple de Yash qui gagne aujourd'hui.
12:24Après, ce qu'on sait aussi, c'est que les coureurs, ça ne sert à rien non plus de les
12:28faire trop courir.
12:29On est quand même limité par… et je pense que là, Pierre a peut-être un élément de réponse complémentaire,
12:36mais il me semble quand même que… alors, je ne parle pas des Pogacar qui courent très peu,
12:39des coureurs vraiment le top du top qui font surtout des stages et peu de compétitions,
12:44mais aujourd'hui, un coureur, il fait 60-70 jours de course par an à peu près.
12:49On ne peut pas faire courir à un coureur de la Devo dans une épreuve du World Tour.
12:53Voilà, on ne peut pas leur faire faire un coureur de Devo, il ne peut pas faire le Tour de
12:56France,
12:57il ne peut pas faire Paris-Nice, il ne peut pas faire le Dauphiné, voilà.
12:59Il y a quand même un plafond de verre à respecter.
13:03Voilà, c'est une façon de vous débriefer tout ça aussi, puis de rentrer un petit peu dans ces zones
13:08où on n'a pas forcément l'habitude d'aller pour pouvoir suivre un petit peu mieux encore ces saisons
13:12de cyclisme sur la chaîne.
13:14L'équipe, on va recevoir Stéphane Delcourt dans quelques minutes maintenant, il est déjà dans nos locaux,
13:18le manager de la FDJ United, ce est désormais pour le nom complet.
13:23D'abord, on va écouter le coéquipier du vainqueur du jour.
13:26Le vainqueur du jour s'appelle donc Lennart Yash, et lui, c'est Florian Storch,
13:30deux Allemands de cette équipe Tudor bienheureuse.
13:33Florian, qu'une race, qu'une win, c'est une bonne victoire pour toute l'équipe, non ?
13:39La majorité du travail, il a fait tout seul, on est parti en échappé.
13:46J'ai apprécié la façon dont on a abordé ces étapes devant et derrière, on a couvert les attaques pour
13:52le classement général.
13:53Personne n'est parti, personne n'a pu le reprendre en plus.
14:00Tout le monde a l'air très très heureux de son succès.
14:07C'est assez spécial pour tout le monde, c'est sa première victoire professionnelle, il faut la fêter.
14:17C'est un moment très très spécial pour lui, et ça va donner un très très bel élan pour l
14:23'équipe.
14:23Demain, nouvelle journée pour Mathis et Michael, quel sera le but ?
14:34Ça va être très compliqué pour Red Bull de tout contrôler demain.
14:37Il y a Ineos qui a également fin d'attaque, et on va essayer de tirer avantage de cette situation.
14:45Avec trois top 10 pour lui, troisième de la première étape, neuvième de la troisième étape, et quatrième aujourd'hui
14:51pour Florian Storch.
14:53On va retrouver Boris Zimine qui est avec Amaury Lhermitte.
14:57Salut Amaury, à vous.
14:59Oui, on est avec Boris Zimine qui était derrière dans la voiture, derrière le grand vainqueur du jour.
15:06Comment ça s'est passé aujourd'hui ?
15:09Super bien. L'Enard, dès le début, il a été hyper actif. Il s'est retrouvé dans le premier groupe
15:15d'échappé, puis dans le second.
15:18Et à partir de là, ça a été de la gestion. On a senti toute la journée qu'il était
15:22très fort.
15:22Après, vu que c'est un coureur qui manque un peu d'expérience, qui est encore dans l'équipe développement,
15:26face à des coureurs qui sont là depuis dix ans chez les professionnels, on n'a pas forcément de repère
15:31là où il peut se situer.
15:33Donc c'était un peu l'interrogation, mais dans le final, je crois qu'il a montré ce dont il
15:38est capable.
15:40Vous étiez confiant ce matin, quand vous l'avez vu partir dans l'échappé, vous vous êtes dit ça peut
15:43être la bonne ?
15:44Oui, aujourd'hui, on pensait que l'échappé pouvait aller au bout.
15:51Lui, quand il s'est retrouvé dedans, c'était évidemment sa chance. Il l'a provoqué.
15:55Je trouve que c'est super pour l'équipe et c'est super aussi pour lui parce qu'il a
15:59provoqué sa chance au final.
16:00On a vu justement à l'arrivée beaucoup de joies aussi avec toute l'équipe, tous les coureurs qui sont
16:04venus le féliciter.
16:05Ça doit être un soulagement pour vous, une deuxième victoire cette saison uniquement pour l'instant ?
16:09Oui, c'est sûr qu'en plus, en ce moment, on a quand même beaucoup de malchances avec les chutes,
16:14les blessures.
16:14Mais ça, c'est l'eau de toutes les équipes.
16:17Et c'est vrai que venir ici, remporter une étape du Tour des Alpes, il en reste encore une.
16:23C'est une réelle satisfaction.
16:24Et puis en plus, il a aussi une histoire particulière.
16:27C'est quand même un coureur de l'équipe développement.
16:29Ça arrive rarement qu'un coureur d'une équipe dévo remporte une course pro-series.
16:33Donc ce soir, je pense qu'on va être tous super, super contents.
16:37Et présentez-le nous un petit peu, parce que c'est un coureur qu'on ne connaît pas, nous en
16:40France.
16:41Vous le suivez depuis un petit moment déjà ?
16:44Lénart, il nous a rejoint cette année.
16:46Il a commencé le vélo il n'y a que trois ans et demi, si je ne me trompe pas.
16:49Il faisait du patinage de vitesse avant.
16:54Et voilà, après il a été repéré par Red Bull Development Team.
16:58Et l'année dernière, en fin de saison, on a bien discuté.
17:02Il avait remporté notamment le général de Friuli, une classe 2 en Italie.
17:07Et en général, ça ne trompe pas.
17:08Il n'y a que des bons coureurs qui remportent cette épreuve-là.
17:12Et depuis, il continue de progresser.
17:14Il est encore jeune, très peu d'expérience sur route.
17:18Donc avec ce qu'il montre aujourd'hui, déjà, ça peut nous faire croire qu'il y a encore pas
17:23mal de choses à...
17:27Alors, on imagine la fin de la phrase.
17:29Pas mal de choses à faire encore, à voir, etc.
17:32On imaginait aussi peut-être un petit mot pour demain avec Amaury et Boris Ymin.
17:37Boris qui est un peu l'autre star quand même de cette semaine sur la chaîne.
17:40L'équipe, on est ravis de l'avoir évidemment avec cette équipe qui s'en sort très bien, l'équipe
17:44Tudor, sur toute cette semaine.
17:46On va faire le classement général.
17:47Vous savez quoi ? On va regarder ça.
17:48Parce qu'on va voir également comme ça la place de Mathis Rondel.
17:51Et on va regarder qui est toujours leader.
17:52Pas de surprise, le vainqueur il y a deux jours.
17:55Oui, Mathis Rondel, il est toujours sixième à l'issue de cette quatrième étape.
18:00Sixième à 19 secondes.
18:01Pas de changement en ce qui concerne les écarts pour Mathis Rondel.
18:05Et pour d'ailleurs son coéquipier Michael Storer qui occupe la dixième place à 29 secondes.
18:10Les seuls changements finalement par rapport à l'étape d'hier.
18:12C'est Vlasov qui par le jeu des bonifications passe devant Mathia Gafoury.
18:17Rappelez-vous ce coureur de l'équipe pique-nique qui était échappé le deuxième jour
18:19et qui avait réussi à résister, à rester dans l'échappée finale alors qu'il était dans l'échappée matinale.
18:25Et puis autre changement, on a Ben O'Connor qui a été victime d'une cassure.
18:28Une cassure qui a perdu neuf secondes.
18:30Du coup Ben O'Connor, il était douzième, il passe treizième.
18:33C'est assez anecdotique.
18:34Mais quand même Ben O'Connor est le leader de cette équipe Jaiko Ailoula.
18:37Alors Pierre, vous vouliez revenir sur quelque chose.
18:38Là on a l'attaque de Pelizzari.
18:40On va avoir la bonif derrière.
18:41Pour vous, il est coupable de quelque chose ?
18:43Il n'est pas coupable mais il relance la course.
18:48Il prend l'initiative d'attaquer.
18:52Mais en fait, on sait qu'on se rapproche de la bonification.
18:55Et au final, il va se faire contrer.
18:57Bernal va aller prendre des secondes de bonification.
19:01Je pense qu'on a peut-être péché un peu, un petit péché de jeunesse de la part de Pelizzari
19:07qui a peut-être trop envie de bien faire.
19:10Mais pour moi, il aurait dû se contenter de rester peut-être dans la roue d'un Egan Bernal.
19:16Pour vous, ça veut dire évidemment que demain, il faudra être vigilant et faire attention du côté de Pelizzari.
19:21C'est peut-être une erreur qui va compter ou pas ?
19:23On verra demain.
19:24Restez bien avec nous.
19:25C'est loin d'être fini pour Savas Frotter.
19:27On va en reparler bien sûr.
19:28Puis on va accueillir Stéphane Delcourt, le manager de FDJ United Suez,
19:32Suez qui fait un énorme début de saison avec son équipe féminine
19:35et notamment avec Demi Vollerine qui a gagné la flèche wallonne.
19:58Plus de 145 kilomètres d'échappée.
20:00Et oui, aujourd'hui sur la quatrième étape du Tour des Alpes, il s'appelle Lénartia.
20:04Si vous ne le connaissez pas, ne vous inquiétez pas, c'est normal.
20:07C'est un coureur qu'on ne voit pas beaucoup.
20:08Pourtant, il vient d'arriver dans cette équipe Tudor.
20:10Normalement, dans l'équipe réserve de cette formation, promue depuis le début de la saison dans l'équipe première.
20:15Et regardez, ça joue.
20:17Oui, beaucoup d'amour pour lui et pour sa victoire aujourd'hui.
20:20Une très belle victoire sur cette quatrième étape du Tour des Alpes.
20:23Des belles histoires.
20:23Comme on les aime, c'est loin d'être fini puisque demain, le classement général va se jouer.
20:28Ce sera la dernière étape.
20:29Giulio Pellizzari est toujours en jaune.
20:31Mais mon petit doigt me dit qu'on va revoir pas mal de coureurs.
20:34Vous l'avez vu, on a déjà écarté et ouvert ce plateau parce que Stéphane Delcourt est avec nous,
20:39le manager de FDJ United.
20:41Bonjour Stéphane, merci beaucoup d'être là.
20:44Bonjour.
20:45On est ravis de vous avoir en chair et en os.
20:48Évidemment, il y a énormément de courses que vous avez remportées.
20:52Je vais faire la liste juste derrière.
20:54Ma question, elle est très simple, la première.
20:56Est-ce que vous êtes un homme heureux en ce moment ?
20:59Je dirais comblé parce qu'on a commencé vraiment le début de saison à l'endroit.
21:06On s'était mis des gros objectifs après la saison 2025.
21:10Ce qu'on est en train de faire, c'est au-delà de ce qu'on peut espérer, rêver.
21:15Gagner 14 courses à ce moment-là de la saison et pas n'importe quelle course.
21:18On ne peut que juste profiter.
21:20On peut bien sûr rappeler la flèche Wallonne, notamment hier, qu'on a vu, c'est la plus fraîche.
21:25Mais aussi, bien sûr, le Tour des Flandres, Paris Roubaix, le Newsblatt, les Straday Bianchais,
21:30la flèche Brabanson par la pépite Célia Géry.
21:32C'est parce que j'adore mettre le cyclocross en avant, notamment.
21:36Mais c'est vrai qu'il y a un paquet de super choses.
21:38C'est quoi la dynamique ? Vous l'avez sentie cet hiver ?
21:40Un petit peu qu'il se créait quelque chose en plus ?
21:45La saison dernière, l'arrivée de Demi nous a beaucoup apporté.
21:49Elle a fait progresser tout le monde.
21:52Une envie vraiment aussi du staff d'être encore plus fort.
21:55Après, on rentre dans un cercle vertueux.
21:57Quand on a une leader qui veut faire gagner les autres,
21:59qui est aussi heureuse quand elle gagne que quand elle fait gagner.
22:02Cet hiver, on s'est dit qu'on est numéro un mondial.
22:04On a beaucoup gagné.
22:05Il nous a manqué le tour.
22:07Il nous a manqué quelques belles lignes.
22:11Stratégiquement, on n'était pas loin, mais on se faisait battre.
22:14On a bossé hyper dur.
22:16Je sais que les directeurs sportifs entraînants m'ont détesté tout l'hiver.
22:20On ne s'est pas reposé.
22:21Je leur ai dit tout l'hiver, il faut bosser dur maintenant.
22:24Ça va dérouler après.
22:25Alors, pas comme ce qui arrive aujourd'hui, c'est clair.
22:28Mais on s'est beaucoup remis en question.
22:30Parce que cette place de numéro un mondial, elle veut tout dire et rien.
22:34Je pense que c'est le secret de se dire qu'on a une leader comme Demi Wollering
22:39qui veut faire progresser tout le monde.
22:41On doit lui donner encore plus de moyens et que derrière, elle va nous le rendre.
22:46Et pourquoi elle veut rien dire ?
22:48Pardon, pourquoi vous dites qu'elle peut tout dire, cette place de numéro un ou rien dire ?
22:52Ça dit énormément de choses, au contraire.
22:54Non, parce que pour moi, c'est les points UCI, honnêtement.
22:56Vous voyez toutes les équipes qui font la bataille au point.
22:59Derrière, les courses ne sont pas belles.
23:00On fait des courses à faire 5e et 6e d'esprit, mais ce n'est pas le beau vélo.
23:03Donc au final, moi, j'aurais échangé la place de numéro un mondial contre un maillot arc-en-ciel ou
23:07un maillot jaune.
23:08Attendez, vous avez presque tout gagné.
23:10Cette année, oui.
23:11Cette année, on n'est pas numéro un mondial pour l'instant.
23:13On est numéro deux.
23:14C'est pour ça que pour moi, le classement mondial…
23:16Ça, c'est une réponse qui est plus facile à comprendre.
23:18Aujourd'hui, je préfère même qu'on fasse 5e ou 6e et qu'on gagne le Giro et le Tour.
23:24Et puis voilà.
23:24Un maillot arc-en-ciel, ça serait beau, surtout sur un circuit comme Montréal.
23:29C'est curieux que vous parliez de maillot arc-en-ciel, parce que le maillot arc-en-ciel, ce n
23:32'est pas un truc de marque, ça.
23:33C'est une course sous le maillot d'équipe nationale.
23:36Demi Vollering, elle sera sous son maillot, qui ne sera pas le maillot de l'équipe de France.
23:39Mais après, on le porte toute l'année.
23:41On le porte toute l'année.
23:42Si elle est chez vous l'année prochaine.
23:44Si elle est chez nous l'année prochaine, c'est vrai, Pierre.
23:47Il est terrible.
23:48Trois minutes d'interview.
23:50J'adore.
23:53Si elle est chez nous l'année prochaine.
23:54Mais le championne d'Europe, sur le coup, on peut dire que c'était la consolante un peu après les
23:58mondiaux.
23:58Mais au final, on est bien content de l'avoir.
24:00Je pense qu'elle le porte à merveille.
24:02Quand elle l'a gagnée au Fland, je ne suis pas fan du kit tout blanc.
24:05Elle m'a impressionnée.
24:06Et en tout cas, moi, j'ai en mémoire ce que j'ai lu ce matin dans les colonnes de
24:09l'équipe,
24:09où elle déclare quand même, elle rend vraiment hommage à l'équipe, à ses équipières,
24:14et à l'équipe, je dirais, dans son ensemble, en disant qu'elle se sent vraiment très bien dans cette
24:19équipe.
24:20Elle dit, j'arrive plus à me souvenir, je crois qu'elle a cette formule.
24:24Elle dit, j'ai l'impression de devenir une meilleure personne.
24:27C'est quand même fort de dire ça.
24:28Ça veut dire que chez vous, même sur le plan sportif et humain,
24:32on peut progresser.
24:35Demi Vollering, quand vous l'avez recrutée,
24:36elle était déjà une grande championne.
24:37Pour qu'elle dise ça, c'est un sacré compliment quand même.
24:39Il faut vous dire une anecdote.
24:41Moi, au début, je n'étais pas du tout emballé par la...
24:44Quand on m'a dit, voilà, elle est sur le marché,
24:48on pourrait avoir un rendez-vous avec,
24:49je n'étais pas du tout emballé.
24:51Parce que l'image qu'elle donnait à SD Work,
24:54ce n'était pas l'image que je connais de Demi Vollering.
24:57Et j'étais un peu à reculons.
24:59Elle le sait.
25:00J'ai fait le premier rendez-vous avec son agent.
25:02Toujours pas motivé.
25:03Et puis en interne, voilà,
25:05seul entraîneur EDS et directeur marketing était au courant.
25:08C'est-à-dire qu'elle avait une image trop lisse pour vous ?
25:09Non, une image un peu arrogante.
25:13Tu vois, à la hollandaise.
25:14Et ce n'était pas ça qu'on avait envie.
25:16Et puis, on a toujours formé des championnes.
25:19Recruter la numéro un mondiale, ça n'a pas de saveur.
25:21Et puis après, il y a le premier rendez-vous physique.
25:23Et là, je suis rentré, j'ai tout basculé.
25:25C'est passé.
25:26Voilà, c'était la cycliste qu'il nous fallait.
25:28Aujourd'hui, c'est la leader qu'il nous faut.
25:29Elle est dans l'équipe qu'il faut, c'est sûr.
25:31Elle nous le répète.
25:32Mais nous, c'est la leader qu'il nous faut.
25:33Parce qu'humainement, on fait le discours de fin d'année.
25:37Tout le monde m'attend que je fasse le discours de fin d'année.
25:39Dernier repas de l'année.
25:40On a fait le stage administratif et tout.
25:41Et elle vient me voir.
25:42Elle me dit, est-ce que je peux parler juste avant toi ?
25:44Je dis, ok.
25:45Et là, je vais arriver avec plein de sacs et tout.
25:47Je dis, il y a 35 staffs.
25:48Qu'est-ce qu'elle va faire ?
25:49Elle offre un cadeau à chaque staff.
25:51Juste des choses simples.
25:52Une photo avec le chauffeur de bus.
25:54Une anecdote avec un mot avec un mécanicien.
25:57Voilà.
25:57C'est juste ça, Demi Vollering.
25:58Elle est entière.
25:59Elle est géniale.
26:00Et depuis ce temps-là, je me suis dit, je ne ferai plus jamais le discours de fin d'année.
26:02Ça ne sert à rien.
26:02Elle le fait pour moi.
26:04Elle incarne tout ce qu'on veut au niveau valeur.
26:08Pour moi, elle m'impressionne.
26:09Vraiment, je pense qu'on progresse tous humainement avec Demi.
26:12Elle nous dit qu'elle progresse aussi.
26:15Mais on prend la tactique d'hier.
26:17On fait le brief.
26:18On le prépare avec elle.
26:19Et elle nous dit, je veux partir 100 mètres plus tôt.
26:22Par contre, je veux pousser tant de watts.
26:23Est-ce que c'est possible ?
26:24Je pense que si j'arrive dans l'enchaînement.
26:27Et on connaît l'enchaînement.
26:28À un point, il est dur.
26:29Avec cette vitesse-là, je peux aller au bout.
26:31700 mètres, ça fait long quand même.
26:33C'est plus long que ce qu'a fait Pogacar l'année dernière.
26:36On lui a dit la même chose.
26:37Mais elle a dit, moi, si je suis assise, je pousse ça.
26:40Derrière, je pense que Pouk ne sera pas capable de remettre le coudrin.
26:44On a eu peur quand même.
26:45Oui, c'est ça.
26:45Comment vous l'avez vécu, vous ?
26:47En fait, le but, c'était simple.
26:48Elle a demandé à corriger les erreurs de l'année dernière.
26:51Donc, elle a demandé à monter Chiraf plus vite.
26:53Beaucoup plus vite.
26:54Parce que l'année dernière, elle avait demandé, clairement, à Elie Chabé à ralentir dans Chiraf.
26:59Là, elle a souffert dans Chiraf.
27:00C'est-à-dire, à son visage, moi, je me dis, ça ne va pas le faire.
27:02Elle a vraiment souffert.
27:03On a fait sauter Juliette.
27:05Ce n'était pas le but.
27:07Juliette est rentrée dans la descente.
27:08Elle a fait son job après avec Elie et Juliette Berthet.
27:10Ah, pardon.
27:11Pardon, c'est vrai.
27:12On peut mettre les deux.
27:13On peut mettre les deux.
27:14Et derrière, voilà, le train, elle était d'enfer.
27:18C'est assez simple quand vous dites, vous faites le briefing la veille, qu'elles sont capables de le comprendre,
27:22de l'assimiler.
27:23Et derrière, vraiment de l'individualiser.
27:26Voilà, ça fait un peu comme le final de Paris-Roubaix.
27:28C'est un peu plus simple.
27:29Et on rentre dans un cercle vertueux.
27:32Elle a cette lucidité de se retourner à un moment.
27:34Elle se retourne à gauche, Pouk Pitorceau est à droite et elle remise une dent.
27:37C'est normalement, on toxine à mort à ce moment-là.
27:40On est déjà morts.
27:41Et voilà, c'est la classe des grandes championnes.
27:44Fierre, moi, j'ai l'impression que vous êtes un peu époustouflé par ça.
27:46Oui, j'avais la même opinion que toi.
27:52Citoyer, je pense.
27:53Sur Demi Volloring, je ne trouvais pas ça ouf dans le développement de ton équipe, de la recruter.
28:01Et puis, on a reçu Marie Lenette qui nous a expliqué comment était Demi.
28:06Et c'est vrai qu'avec Kopecky, on ne savait pas qui était le problème chez SD Works.
28:10Visiblement, ça viendrait peut-être plus de la Belge, la cohabitation un peu compliquée.
28:16Mais moi, Stéphane Delcourt, ce que je voulais te dire, c'est que pour moi, tu es le meilleur manager
28:22français.
28:23Parce que ton équipe, depuis 20 ans, la construction de ta structure qui évolue d'année en année,
28:30tout est parfait dans ton équipe, de mon point de vue.
28:33La communication, la stratégie, l'évolution de l'équipe.
28:37Pour moi, c'est un sans-faute.
28:39C'est le meilleur manager français.
28:41Tout confondu.
28:42Tout confondu, bien sûr.
28:43Pas les femmes d'un côté et les hommes de l'autre.
28:45Tout confondu.
28:47Il va être gêné.
28:48C'est pour moi un exemple.
28:49Vous êtes un exemple.
28:50Et je sais que toi, tu ne vas pas le dire.
28:52Mais le projet que tu construis et que tu es en train de construire, il est beau.
28:57Et j'imagine qu'en ce moment, les rendez-vous, ça doit quand même être très intense.
29:02Et moi, la question que j'ai, c'est où est-ce qu'on en est avec Demi Volloring et
29:08la suite ?
29:10Déjà, merci pour ces mots.
29:12Je pense qu'on pourra faire plus le bilan encore dans 20 ans.
29:15Mais j'ai la chance d'avoir un staff autour de moi exceptionnel.
29:19C'est moi qui ai le porte-parole.
29:20Mais déjà, tous les lundis, à la réunion avec les DS et les entraîneurs, j'apprends.
29:26Tous les lundis, on a construit un staff.
29:28On a des partenaires qui sont exceptionnellement investis dans l'équipe.
29:33Et c'est un tout.
29:35On a encore plein de projets.
29:37Alors, des rendez-vous, on en a.
29:38On a des marques qui veulent venir.
29:41On essaie de faire grandir l'équipe dans une conjoncture qui est compliquée.
29:44Et je ne vais pas me faire des amis, mais avec aussi des rendez-vous à gens qui sont insupportables.
29:47Parce que quand on gagne avec autant de filles différentes,
29:50ce n'est pas simple.
29:52On reste quand même sur une équipe française avec des contrats d'employés.
29:55Donc, on n'est pas sur une concurrence loyale, pour moi, avec les autres équipes.
30:00Et puis, on dérange.
30:01C'est sûr que je pense que l'UAE a carrément le double de budget que nous.
30:05On dérange.
30:06Avec DEMI, ça va se faire naturellement.
30:08Je suis confiant.
30:09On est sur des choses qui sont bien au-delà de la cycliste dans le contrat.
30:12On est sur une athlète, une athlète qui s'investit, qui s'investit avec moi sur les rendez-vous de
30:16sponsoring,
30:18qui aujourd'hui demande aussi à s'investir, comme Juliette le fait et comme Evita le faisait avec moi, sur
30:24le recrutement.
30:24Aujourd'hui, la clé, c'est la RH, clairement.
30:27Aujourd'hui, on ne recrute pas quelqu'un si on n'est pas sûr à 99,9% qu'il
30:32y a une combatibilité en matière dans le vestiaire.
30:35Tout le monde m'a dit, le recrutement de Francesca, je la voulais et elle avait comme coéquipière Léa Curinier,
30:41qui est une femme de long, mais hier, elle nous a fait un travail exceptionnel.
30:45Et Juliette, je dis, là, on est dix mois avant la fin de la saison.
30:49On veut, lui, il va me taper dessus parce qu'on n'a pas respecté les six mois, mais on
30:52n'a pas annoncé avant la date.
30:54Mais voilà, Francesca, un an à l'avance, on a décidé parce qu'humainement, on savait que c'était celle
30:59qui nous manquait,
31:00on va dire, pour aller plus loin dans cette saison.
31:02Et c'est la clé, c'est vraiment...
31:03Aujourd'hui, on ne réinvente rien, nous, dans l'équipe, on fait ce qu'on fait dans une entreprise classique.
31:07On met la RH au centre, on essaye de faire des plans de carrière, on se trompe aussi.
31:10On fait beaucoup d'erreurs, mais je demande juste qu'on apprenne de ces erreurs.
31:14Mais la clé, c'est vraiment la stabilité du staff et le travail du staff au quotidien.
31:18On parle du marketing.
31:20Je ne comprends plus rien au marketing dans l'équipe.
31:22Je valide des choses, je fais vraiment attention à la taille des légos, l'endroit.
31:26Mais j'ai un directeur marketing qui ne connaît rien au vélo.
31:28Il va rigoler parce que je pense qu'il regarde, il ne connaît rien au vélo et tant mieux.
31:32Et puis voilà, on va chercher des belles histoires.
31:34On a décidé de faire notre propre média house.
31:36On a une chaîne YouTube qu'on sponsorise nous-mêmes avec que des salariés,
31:41des jeunes filles et des jeunes hommes qui sont exceptionnels.
31:45Et nos insights marchent bien parce que...
31:48Si le podium entier regarde nos insights, la deuxième et la troisième de la course d'hier
31:54m'envoient des messages pour nous féliciter de nos insights.
31:56Il n'y a pas de plus beau comme message d'amour.
31:59Et puis comme façon aussi de rentrer dans les équipes sans être obscur,
32:06c'est super important aussi même pour nous en tant que médias
32:08de pouvoir connaître un peu le fonctionnement.
32:09Vous parliez de Francis Cacor, on rappelle qu'il a gagné quand même Paris-Roubaix,
32:12troisième d'Estra des Bianchis notamment.
32:15J'ai quand même une question avant de basculer un peu sur les Mondiaux 2027.
32:19On va recevoir Michel Callot pour en parler.
32:21On est à Jimbo en 500 aujourd'hui.
32:23Une petite question qui fâche, mais qu'est-ce que vous vous êtes dit
32:26quand Pauline Ferrand-Prévou est allée gagner le Tour de France l'année dernière ?
32:29Est-ce que vous avez été inquiet ?
32:31Inquiet, non, mais on a pris une gifle, c'est trois minutes.
32:34Il n'y avait pas photo.
32:36Je pense que l'année dernière, on avait le collectif le plus fort.
32:38Oui, la prépa de Demy n'a pas été excellente.
32:40Elle a été malade pendant la prépa et ce n'est pas idéal.
32:43Mais il y avait un gap entre Pauline et nous.
32:46Je veux dire, si je prends du recul, il n'y a pas mieux que si on ne gagne pas
32:51de perdre contre Pauline.
32:52C'est la meilleure ambassadrice de notre sport.
32:55Les chiffres télé sont clairs.
32:59Battre Pauline, ce serait encore plus beau.
33:00Maintenant, il y a un gros gap.
33:01Il faut travailler dur.
33:02J'ai vu un visage de Pauline hier en passant la ligne.
33:05La première chose que j'ai dit au débriefing, c'est attention à dimanche.
33:08Liège-Bastogne-Liège, bien sûr, dimanche.
33:09Pauline risque d'être très forte.
33:12Elle était déçue autour des Flandes.
33:17Il y a une erreur tactique quand même sur Paris-Roubaix qui fait que quand tu veux
33:20faire gagner à tout prix, tu as quand même une grande chance de perdre.
33:23Et même si Francesca était au-dessus du lot, elle a tellement voulu faire gagner
33:27Marianne Vos qu'ils en ont perdu.
33:28Mais là, je pense qu'il y avait très revanchard sur des monts qui sont différents.
33:34Derrière, quand on sera sur la Redoute ou la Roche-aux-Vaucons, ce n'est pas le même
33:36genre d'effort qu'Une Murdu.
33:38On a une super équipe, on va jouer.
33:40Mais c'est très motivant.
33:41Et pour revenir sur le Tour, Pauline sera très très forte au Tour.
33:43Il faudra qu'on soit encore plus fort qu'elle, collectivement et individuellement.
33:47C'est un peu particulier.
33:49Je me mets à la place des gens qui nous écoutent.
33:51De se dire, la meilleure équipe d'un point de vue qualitatif, aujourd'hui, dans
33:57le monde du cyclisme féminin, c'est votre formation.
34:00FDG United-Suez et vous n'avez pas la meilleure championne française du moment qui est capable
34:07de gagner le Tour de France.
34:09Alors certes, avec Demi Vollering, vous nous faites comprendre que vous avez fait de bons
34:12choix.
34:13Mais est-ce qu'il n'y a pas là quelque chose de contradictoire de ne pas avoir la meilleure
34:18française dans la meilleure équipe ?
34:19Une leader néerlandaise dans une équipe française et une française dans une équipe néerlandaise.
34:23Déjà, on ne choisit pas.
34:24Déjà, on ne choisit pas.
34:25C'est-à-dire, ce sont les athlètes qui choisissent.
34:27Ah oui.
34:28C'est Demi.
34:30C'est-à-dire que vous avez proposé à Pauline de venir, elle n'a pas voulu venir ?
34:33Non, mais évidemment qu'on a parlé avec son agent, mais entre ce qu'elle voulait
34:35individuellement et ce que nous, on voulait collectivement, les planètes ne s'alignaient
34:39pas, pour être clair.
34:41Je pense que Pauline est la cycliste qu'il faut pour Visma, avec leurs objectifs, leur calendrier
34:48et leur façon de travailler.
34:50Demi ne serait pas heureux chez Visma.
34:51Je pense que Pauline ne serait peut-être même pas heureux chez nous.
34:55Donc, ça ne va pas changer ?
34:56Ce n'est pas le but.
34:58Je pense que Pauline a reçu jusqu'à 2028.
35:02Moi, j'ai retenu qu'elle a reçu une saison de plus.
35:04Nous, on fait tout et on va tout faire pour qu'on continue le plus longtemps possible avec
35:09Demi.
35:10Mais voilà, ça va le faire.
35:11Il faut rester positif.
35:11Mais ce n'est pas que Demi.
35:12C'est-à-dire que si on garde Demi, c'est l'ensemble de toute sa garde rapprochée
35:16qui doit être au niveau.
35:18On va continuer cette conversation parce qu'elle nous enrichit beaucoup.
35:22On adore.
35:22Regarde, il a les yeux qui pétillent, Pierre Roland.
35:24Et ça, c'est plutôt extrêmement bon.
35:26Sinon, ce n'est pas que les lumières, Pierre.
35:27Je ne sais pas d'excuses.
35:28C'est aussi ce qu'on est en train d'évoquer.
35:30Restez avec nous parce qu'on va parler des mondiaux 2027 qui auront lieu en France,
35:34en Haute-Savoie, mondiaux, cyclisme, grandeur vraiment XXL avec toutes les disciplines
35:40notamment.
35:40Il y a quelques nouveautés qui vont arriver.
35:42On aura aussi Michel Callot, le président de la Fédération française et le président
35:47également de cet événement, le directeur de cet événement qui sera avec nous.
35:51Et puis, on vous garde.
35:52Stéphane, vous voulez bien ?
35:53Je vais bien.
35:54Allez, à tout de suite.
36:09On est retour sur le plateau.
36:11De retour sur le plateau, ça va frotter.
36:13La dernière étape du Tour des Alpes, ce sera demain.
36:15Giulio Pellizzari est en tête du classement général.
36:19Mais bien sûr, il y a encore des coureurs qui vont essayer de le bousculer demain.
36:22L'équipe Sudor avec Mathis Rondel notamment et Gann Bernal également et plein d'autres
36:27grands noms aussi.
36:28Vous le savez, on a Stéphane Delcourt qui est à côté de moi toujours sur ce plateau.
36:31On va rejoindre Michel Callot dans quelques instants.
36:33Et vous savez, vous pouvez gagner 1000 euros cette semaine en jouant avec nous par SMS avec
36:39cette question.
36:39Quel coureur cycliste français a remporté la Flèche Wallonne hier ?
36:42Est-ce que c'est un Paul Pogba ou est-ce que c'est deux Paul Sexas envoyé un ou
36:46deux
36:46au 7-10-21 ?
36:48Tirage au sort lundi.
36:50Donc, on va rejoindre Michel Callot qui est avec nous toujours pour parler de cet événement.
36:57Aujourd'hui, on est à 500 jours maintenant du Mondial 2027, Grand Mondial 2027.
37:01On peut même dire les Mondiaux 2027 qui auront lieu en Haute-Savoie.
37:06Michel Callot qui est bien sûr président de la Fédération française mais aussi président
37:09du comité d'organisation.
37:11Merci beaucoup d'être avec nous.
37:13Avant de vous laisser la parole, avant de vous interroger, je vais donner deux informations
37:16importantes notamment sur cette compétition.
37:19Donc, J-500, on l'a dit.
37:21Première information, c'est que ce sera le paracyclisme notamment qui sera à l'honneur.
37:25Événement d'ouverture et de fermeture pour les courses en ligne masculines et féminines.
37:30Masculine qui ouvrira et féminine qui terminera cet événement.
37:35Et puis, une grosse information autour du relais mix qui aura lieu autour du lac d'Annecy.
37:39Ça va être absolument magnifique.
37:40Ce ne sera pas le même parcours pour les hommes et pour les femmes.
37:43Les femmes auront un parcours plus dur avec une partie plus longue et notamment la côte
37:48de Taloir.
37:49Voilà pour ce qu'on pouvait retenir.
37:51Bien sûr, ce sera aussi un événement festif avec beaucoup d'événements gratuits, etc.
37:56Ça va rassembler tout ça.
37:57Et puis, on a aussi plein de sites différents.
37:59Il y aura la piste qui aura lieu à Saint-Quentin-en-Yvelines.
38:01Mais principalement, tout sera du côté de la Haute-Savoie.
38:05Vous êtes toujours avec nous, Michel Callot.
38:06Il fallait que je cadre les choses et que je mette les informations, bien sûr.
38:10J'imagine qu'à J-500, le plus dur commence.
38:15Oui, bonjour à toutes et tous.
38:16Oui, oui.
38:17Oui, à la fois, c'est un cap parce que ça montre que dans la direction qu'on a prise
38:25vers la construction de cet événement, il y a des choses solides qui sont maintenant
38:29en place.
38:29On est sur une trajectoire qui donne confiance, qui donne confiance à tous ceux qui nous environnent.
38:35Donc ça, c'est très important.
38:37Et puis, en même temps, et vous avez tout à fait raison, J-500, ça donne un peu le vertige
38:41parce qu'on se dit qu'il y a encore beaucoup, beaucoup de détails à régler.
38:44Et les équipes sont au travail.
38:45Le comité d'organisation, ça croît tous les jours, s'élargit.
38:50De plus en plus de compétences nous rejoignent.
38:52Il faut bien tout ça pour animer une bonne quinzaine de sites de compétition, 20 disciplines,
38:58dont certaines sont parfois un petit peu méconnues du grand public, mais qui vont justement
39:02trouver l'occasion, si on les organise dans les mêmes standards, d'être médiatisés
39:08et de pouvoir montrer tout l'éclectisme du cyclisme aujourd'hui avec ces 20 disciplines
39:13différentes.
39:13Oui, alors c'est bien sûr juste avant les Jeux, donc c'est les super mondiaux, comme
39:18on peut les appeler.
39:19Et ce sera super de vivre ça en France également et en Haute-Savoie.
39:22J'ai fait un petit peu le point sur le paracyclisme à l'honneur.
39:26Ouverture, fermeture, c'était quelque chose qui vous tenait à cœur ?
39:31Oui, effectivement.
39:31On avait deux symboles qu'on voulait vraiment accrocher à cet événement.
39:36Le premier symbole, c'est un symbole naturellement d'inclusion.
39:39Donc ça concerne plus particulièrement le paracyclisme pour nous et on tenait à ce
39:45que les premières images de Haute-Savoie soient sur une épreuve paracycliste.
39:50Alors en tant qu'à faire, on a essayé de choisir une épreuve où les Français ont
39:54très bonne chance.
39:55On aura choisi le relais parce que c'est important aussi dans la dynamique d'un événement
39:59comme ça, si on peut démarrer par une très bonne nouvelle et par une belle médaille
40:03en paracyclisme, ça serait super.
40:04Et puis l'événement se terminera le deuxième dimanche avec l'épreuve élite femme sur
40:11le circuit de Salange de Nancy.
40:13Ça, c'était un deuxième symbole.
40:15Mais parallèlement, il nous restera ce même jour la dernière épreuve paracycliste.
40:19Ça sera cette fois-ci sur la piste du Vélodrome de 51 en Yvelines.
40:23Donc à la fois symbole d'inclusion et à la fois effectivement toute la dimension
40:27que prend aujourd'hui.
40:29La présence de Stéphane à vos côtés démontre à quel point c'est vrai.
40:32Mais toute la place que prend et que doit prendre naturellement le cyclisme féminin.
40:36Je crois qu'on n'a pas conscience du nombre de titres mondiaux qui seront décernés
40:40à l'occasion de ces super championnats du monde.
40:42C'est plus de 280 titres.
40:44Donc alors on connaît tous, Michel, on connaît tous la route, on connaît tous la piste,
40:49le BMX, le VTT.
40:51Vous avez fait allusion à ces disciplines un peu moins connues.
40:53Je crois que là, c'est un peu votre moment là.
40:55Expliquez-nous un petit peu.
40:56On a une idée quand même.
40:58Mais je pense que le grand public a besoin qu'on leur rappelle quand même quelles sont
41:00les disciplines auxquelles on ne pense pas forcément spontanément.
41:04Oui, alors il y a plusieurs groupes, mais on pourrait d'abord peut-être parler d'un
41:08groupe qui est très sympa.
41:10C'est finalement les disciplines qui sont émergentes dans la mesure où elles montent
41:14très vite.
41:15Il y a d'abord le phénomène du Gravol.
41:17Les champions du monde de Gravol marchent de mieux en mieux.
41:20Et je pense qu'en 2027, ça sera déjà une épreuve qui attira beaucoup de champions
41:25ou d'ex-champions de la route parce que c'est surtout de là que viennent les têtes
41:29d'affiches.
41:30On a également dans ces disciplines émergentes le e-cycling.
41:35Alors, ça paraît tout bête parce qu'on se dit le e-cycling, on ne pouvait le faire
41:37plus chez soi.
41:39Mais on a avec le prestataire du CI des finales qui sont très bien orchestrées.
41:44C'est un véritable show.
41:45Et on a de plus en plus de monde qui pratiquent sur différents fournisseurs de plateformes
41:50à distance.
41:51Et donc, on est là aussi dans l'air du temps.
41:54Et puis, pour en citer une autre, on a une discipline qui est montante en France parce
41:57que c'est un compromis finalement entre le VTT cross-country et le VTT descente.
42:01C'est l'enduro qui va trouver en 2027 ses lettres de noblesse en étant pour la première
42:07fois inscrit dans un programme de championnat du monde.
42:10Voilà, ça, c'est un bloc.
42:11Après, il y a des disciplines plus rares et peut-être certaines dont vous n'avez jamais
42:14entendu parler.
42:16On pourrait évoquer le polo vélo.
42:17On pourrait évoquer une discipline qui tenait à cœur du président de l'Union
42:21Cycliste Internationale qu'on a ajoutée dans le programme qui s'appelle le cyclisme
42:25speedway.
42:26Donc, c'est assez spectaculaire.
42:28C'est nouveau, franchement nouveau.
42:31Et puis, on a des choses qui sont plus anciennes mais qui restent assez confidentielles, notamment
42:36toutes les disciplines du cyclisme en salles qui sont très en vogue dans certains pays
42:40comme l'Allemagne, un petit peu plus confidentielles chez nous, mais qui attirent, qui remplissent
42:45des salles de plusieurs dizaines de milliers de spectateurs en Allemagne, notamment.
42:49Pierre, petite question.
42:50Oui, il y a aussi les épreuves qui vont réunir à la fois des professionnels et des amateurs,
42:56notamment le gravel, où sous réserve de qualification, il va pouvoir y avoir des élites et des amateurs
43:02et également les grandes fondos.
43:05Oui, alors on a deux cas où ça mélange effectivement les élites et toutes les personnes qui se qualifient,
43:14mais c'est vraiment le grand public qui peut se qualifier dans les circuits de compétition
43:17de l'UCI.
43:17C'est le gravel et c'est le cross-country marathon.
43:21Et puis, on a effectivement le grand fondos.
43:24Le grand fondos, c'est le cyclisme de masse par tranche d'âge.
43:27Donc, ça commence assez jeune quand même et ça finit jusqu'à plus de 80 ans et ça reprend
43:33le format d'une cyclose sportive où les compétiteurs partent simplement.
43:37La différence, c'est qu'ils partent par tranche d'âge.
43:39Mais sur cette épreuve-là, par exemple, sur la route, l'UCI va ouvrir les quotas
43:43et on attend entre 6 et 8 000 participants.
43:46Donc, ça, ça donne aussi une autre force à l'événement parce que ça amène plein
43:51de familles, ça amène plein de monde qui sont des pratiquants, mais qui sont aussi
43:55des spectateurs très avisés pour toutes les autres épreuves qui seront sur le territoire
44:01de la Haute-Savoie et pour certains qui ont cette passion de la piste vers Cinquantin
44:07en hybride, en région parisienne.
44:08Je crois que Pierre Roland a quelque chose à vous suggérer avant de vous laisser
44:12et de vous remercier.
44:13Michel, juste, du coup, tu nous confirmes bien que moi, je peux m'inscrire dans les
44:17plus de 40 pour le gravel et que Patrick peut faire la grande fondos, donc la course
44:22de masse en cyclosportif.
44:25Absolument.
44:26Alors, c'est d'autant pour vrai qu'on négocie en ce moment avec l'Union Cycliste
44:30Internationale, mais qui est très bienveillante sur le sujet, le fait d'avoir des wheel
44:33cards un peu plus nombreuses pour la France.
44:35Donc, je suis sûr que Patrick passera le cap des épreuves qualificatives avec succès.
44:40Esmar dans son coin, mais Claire aussi, elle peut le faire.
44:43Alors, on va continuer l'émission.
44:47Merci mille fois d'avoir été avec nous, Michel Callot.
44:50C'était important de porter un énorme éclairage pour cet événement qu'on attend, qui est
44:53important aussi pour la France, bien sûr, et pour le cyclisme, qui prend une énorme
44:57ampleur portée par Paul Sexas.
44:58Merci beaucoup, Michel Callot, d'avoir été avec nous.
45:02Je vais refermer ce sujet et revenir sur Stéphane Delcourt dans quelques instants.
45:05Mais d'abord, je voudrais vous montrer quand même le principal intéressé de cet événement.
45:09Regardez, ça c'est la mascotte, évidemment, une marmotte pour fêter ça.
45:15Alors, elle n'a pas encore de nom, les internautes vont pouvoir voter pour tout ça.
45:19Elle est un peu empâtée, mais elle est trop jolie.
45:20Parce qu'elle a vu dénivelé dans le coin.
45:23Elle est sympa, non ?
45:24Elle est très sympa.
45:25Elle est très sympa, notre petite marmotte.
45:27J'échange mon dossard contre la mascotte.
45:30Qu'on aperçoit, c'est quand elle se réveille et qu'elle est en train de se préparer.
45:35C'est parce qu'elle va participer peut-être aussi aux compétitions.
45:38Elles aussi également.
45:40Bon, voilà.
45:41C'était très sympa, en tout cas, de pouvoir parler de ça, de cet événement qui aura lieu dans un
45:44an et demi,
45:45évidemment, avant les mondiaux 2026 qui auront lieu au Canada.
45:49On va revenir avec notre invité du jour, Stéphane Delcourt, qui était avec nous.
45:52C'était très bizarre de faire la transition mascotte avec vous également.
45:57Ma question, elle est simple.
45:59Dimanche ?
46:01C'est une question.
46:02Point d'interrogation.
46:04Dimanche, c'est la doyenne.
46:05C'est une des plus belles courses de l'année.
46:07Liège-Bastogne-Liège.
46:09Avec une excitation à son comble pour les hommes comme pour les femmes pour cette course.
46:15Pour nous, on a envie de jouer.
46:17On n'a rien à perdre.
46:18Comme depuis le début de saison, je pense qu'il y a l'état d'esprit de l'équipe.
46:21On ne va pas faire un copier-coller de la tactique de mercredi, ça c'est sûr.
46:24On va jouer sur toutes les cartes.
46:27On sait que c'est une course qui se joue vraiment différemment.
46:31Tout le monde parle de la redoute, mais entre la redoute et la Roche-aux-Faucons,
46:33tout peut se passer.
46:34Une fois qu'on a passé la Roche-aux-Faucons, ce n'est pas fini.
46:37L'année dernière, Kim Lecourt gagne.
46:39Moi, je l'ai dans la voiture au niveau du col du rosier.
46:42Elle est lâchée.
46:42On se dit que c'est fini.
46:43Elle rentre, elle revient.
46:45Elle arrive à gagner.
46:46Ça va être une très belle course.
46:49Comme depuis le début de saison, je suis impressionné par les courses masculines et féminines.
46:54On a tout le temps dit que le vélo devient ennuyant.
46:56Là, je pense que cette nouvelle génération, on est en train de tous nous démontrer
46:59que le vélo a un très bel avenir devant lui.
47:01Demi Vollering l'a déjà gagné deux fois.
47:04Mais vous, l'équipe, vous ne l'avez encore jamais gagné cette course.
47:07Et sinon, on l'a gagné avec Grace Brown.
47:09Notre championne à l'intérêt.
47:10Il commence à jouer.
47:12Le seul monument qu'on n'a pas gagné, on a un seul, c'est Milan-San Remo.
47:15Après, on n'a pas gagné le Giro, on n'a pas gagné le Tour de France.
47:18Il y a plein de belles choses à écrire.
47:20Milan-San Remo, c'est la seule grande course à côté de laquelle vous êtes passée cette année.
47:25On vous pardonne.
47:26On a fait 7, on a fait 5 l'année dernière.
47:28Donc, on est pas mal.
47:29Mais non, c'est sûr que c'est une course aussi atypique.
47:32Surtout qu'on n'a pas de sprinteuse.
47:33Il faut être clair, ce n'est pas l'ADN de l'équipe.
47:37Vraiment, d'avoir une sprinteuse.
47:38On a quand même un ogre dans le cyclisme féminin qui s'appelle Lloriana Vibus.
47:42Déjà, je pense qu'elle a 90% de taux de réussite.
47:46Ça, ça n'est jamais arrivé dans notre sport qu'un sprinteur ou une sprinteuse gagne autant.
47:52Donc derrière, si on va à Milan-San Remo pour le gagner, on sait qu'il nous faudra conduire 6
47:55très, très, très tôt.
47:57Stéphane, j'ai envie de terminer cette interview par une question plutôt importante avant d'accueillir Pierre Bouilly pour l
48:02'EDC.
48:03Mais comment vous sentez le cyclisme féminin aujourd'hui ?
48:06Une énorme vitrine qui est vous, autre énorme vitrine avec Pauline Ferrand-Prévost également.
48:10On parle toujours d'une espèce de pyramide où d'être en haut.
48:13Qu'est-ce qui se passe pour le reste ?
48:15Comment est-ce qu'on est concerné complètement quand on est une équipe comme la vôtre ?
48:19Il faut être très vigilant.
48:20Je pense que notre sport n'est pas encore mature.
48:21Il y a beaucoup de signaux positifs.
48:23Vraiment beaucoup de signaux positifs.
48:24Je pense que dans les écoles de vélo aussi, il y a beaucoup de petites filles qui s'inscrivent.
48:27Il faut arriver à faire durer ça dans le temps.
48:29Il nous faut des beaux tours de France, des batailles entre une grande championne.
48:33Il faut toujours motiver les éducateurs.
48:35Je voyais la photo de Célia.
48:37Célia, c'est la jeune pépite mondiale, on va dire.
48:40C'est la série qu'on adore mettre en avant du côté du cyclocross et de la route aussi.
48:44Il faut que les équipes investissent plus dans les disciplines transversales.
48:47A la fois, nous, il faut qu'on soit vraiment très liés avec les structures jeunes.
48:54Il faut investir maintenant dans les disciplines à côté.
48:58Le cyclocross, Célia a beaucoup d'ambition.
49:00On a beaucoup d'ambition.
49:01Vous ne la retirez pas du cyclocross, vous la laissez.
49:03Ce n'est pas du tout le but.
49:05Je vais vous donner juste une info.
49:07Célia, son rêve, ce n'est pas de gagner le Tour des Flandres, Paris-Roubaix, numéro un.
49:09Vous êtes champion du monde du cyclocross élite.
49:11L'équipe l'accompagnera dans son rêve.
49:13Le plus longtemps possible, si elle veut travailler avec nous très longtemps.
49:17Mais si on va au bout des choses avec elle, on l'emmènera au plus haut.
49:20Elle a eu un super travail des comités départementaux, régionaux.
49:24L'équipe de France, on a une chance.
49:26Vraiment une chance au niveau de la France.
49:28C'est notre sélectionneur de cross.
49:30Je tiens à le dire, on sait très bien critiquer les coachs et les sélectionneurs.
49:34Moi, je n'ai jamais vu un passionné comme ça.
49:36C'est le seul qui ose venir dans mon bureau, me dire, vous devez faire ça, il faut faire ça.
49:40Et c'est un plaisir.
49:41Moi, j'adore le cross, mais on va tout faire pour accompagner Célia.
49:44Il y a des belles annonces qui vont arriver dans les semaines à venir pour Célia et le cyclocross, c
49:48'est sûr.
49:49Vous ne pouviez pas finir cette interview avec une meilleure façon pour nous donner le sourire.
49:54Pierre, Roland et moi, on a tellement commenté une super saison.
49:57Et d'autres saisons également avant, notamment.
50:00Merci beaucoup d'avoir été avec nous, Stéphane Delcourt.
50:02C'était un grand plaisir.
50:03Je vous rappelle que le Tour des Alpes, la fin, ce sera demain.
50:06Pour la cinquième étape, ce sera à 13h35.
50:08Attention, le classement général va se jouer.
50:10Le leader s'appelle Giulio Pellizzari.
50:13Et pour l'instant, le leader de l'équipe de choc s'appelle Pierre Bouby, toute cette semaine.
50:17Ça va, Pierre ?
50:18Oui, super.
50:19Bonjour à tous, ça va ?
50:20Salut.
50:21Tu ne sais pas trop où te mettre.
50:22C'est ça, parce que normalement, tu es là, à ma place.
50:23On te met à côté, écoute, on reste débrouillé.
50:25De toute façon, ça va ?
50:26Oui, et toi ?
50:27Très bien, très bien.
50:28On va parler dans l'équipe de choc de pas mal de choses.
50:30On va parler des champions français.
50:31Parce qu'on devient une nation qui est insupportable.
50:33On gagne tout le temps.
50:34On est partout.
50:35Paul Sextas vient de gagner encore.
50:37Donc, on va se poser la question si on prend vraiment conscience de ça.
50:39On va parler aussi des joueurs qui lâchent leur coach.
50:41Parce qu'en ce moment, c'est un peu pas à la mode.
50:44Mais ça commence à devenir un peu récurrent.
50:46Et on va se demander pourquoi.
50:47On va se demander comment ils le font.
50:49Et puis, on va parler aussi un peu de basket avec Wem Banyama, les dernières infos.
50:52On va parler aussi du match d'hier soir avec Nice qui a battu Strasbourg en Coupe de France.
50:55Le Bayern avec la Coupe d'Allemagne qui a gagné aussi, qui va en finale.
50:58Donc, voilà, pas mal de choses avec une petite nouvelle.
51:00Héloïse Kien qui nous rejoint pour la première dans l'équipe de choc.
51:03Donc, on va bien s'amuser comme d'habitude.
51:06Eh bien oui.
51:06Eh bien oui, évidemment.
51:07N'est-ce pas ?
51:08Avec le sourire.
51:09Eh bien oui, toujours avec le sourire.
51:10Allez, rendez-vous demain à 13h35 pour suivre la dernière étape du Tour des Alpes.
51:14Avec Pélix Zari, avec Mathis Rondel également, le français.
51:17Merci encore Stéphane Delcourt.
51:19À bientôt sur la chaîne d'équipe.
51:20Sous-titrage ST' 501.
51:50Sous-titrage ST' 501.
51:52Sous-titrage ST' 501.
51:52Sous-titrage ST' 501.
51:53Sous-titrage ST' 501.
51:53Sous-titrage ST' 501.
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