00:00Alors, dans la majorité des cas, on a affaire à des gens qui sont retranchés, seuls, qui ont le plus
00:07souvent des problèmes de santé mentale aussi, schizophrènes, par exemple, qui n'a pas regagné son établissement, qui n'a
00:15pas pris ses médicaments, qui est armé.
00:18Alors, ça peut être un couteau, ça peut être une arme de poing. Donc, ça, ça constitue quand même une
00:25bonne partie de nos interventions.
00:27Il y en a eu beaucoup. Donc, je me souviens souvent de celles qui ne sont pas forcément bien terminées.
00:35Mais c'est bien plus facilement de celles qui se sont mal terminées, en fait.
00:41Oui, la mémoire, elle accroche le négatif, en fait. Quand ça se passe bien, bon, on est content sur le
00:48coup, mais on l'oublie.
00:49Quand ça ne se termine pas bien, alors, fort heureusement, moi, je n'ai jamais eu à déplorer de décès
00:53de mes collègues, des blessés, mais pas de décès.
00:56Par contre, c'est arrivé que des gens se tirent une balle dans la tête quand vous êtes au téléphone
01:02avec eux, qu'ils sortent avec une arme et qu'on s'est obligés de le neutraliser.
01:07Ça, c'est arrivé pas souvent, mais c'est arrivé. Donc, ce n'est pas forcément des bons souvenirs, même
01:14si on n'a rien à se reprocher sur l'action en elle-même, puisqu'on a essayé de négocier.
01:20Nous, on est là pour essayer de faire en sorte que ça se termine en souplesse. Après, ce n'est
01:24pas forcément... Dans la majorité des cas, ça fonctionne.
01:29Mais il y a des exceptions et des fois, on a des situations qui se terminent dans le sang.
01:36Oui, voilà.
Commentaires