- il y a 2 jours
Chaque jour, François Gapihan vous accompagne de 10h à 12h dans BFM Direct sur BFMTV.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00:01Générique
00:00:04Et bonjour à tous. Bienvenue. La guerre au Moyen-Orient a-t-elle repris ce matin ?
00:00:08Malgré la prolongation du cessez-le-feu par Donald Trump, il se pourrait bien que oui,
00:00:12un porte-conteneur a été visé par des tirs iraniens dans le détroit d'Hormuz
00:00:16où le blocus naval américain est maintenu. Nous serons sur place dans un instant,
00:00:19d'autant qu'on apprend à l'instant qu'il y aurait même eu un deuxième incident ces dernières heures.
00:00:23Trump a-t-il reculé ? A-t-il cédé à la pression iranienne ce matin ?
00:00:27En tout cas, il assure que l'ennemi est au bord du gouffre financier.
00:00:30Le régime iranien, lui, n'a pas encore officiellement réagi à l'annonce du président américain.
00:00:34Ça pourrait arriver dans les heures qui viennent.
00:00:36On va aussi aller au Liban où une frappe israélienne est rapportée dans l'est du pays malgré la trêve
00:00:42en vigueur.
00:00:42Nos envoyés spéciaux sont prêts, nos experts également. C'est parti.
00:00:47Et d'abord, retrouvons donc Hugo Smag à Doha, au Qatar.
00:00:50Bonjour Hugo. Plusieurs incidents signalés ces dernières heures dans le détroit d'Hormuz.
00:00:57Oui, plusieurs navires ont été attaqués par des vedettes iraniennes dans le détroit d'Hormuz depuis ce matin.
00:01:04Alors un premier navire, notamment un porte-conteneur qui battait pavillon libérien,
00:01:08qui a été attaqué à une quinzaine de mille nautiques d'Omane, soit environ 23 kilomètres de la côte.
00:01:14Ce que l'on peut vous dire sur cet incident, c'est que ce bateau, selon l'agence de renseignement
00:01:19Vanguard Tech,
00:01:19avait l'autorisation de Téhéran de passer ce détroit d'Hormuz.
00:01:22Et lorsqu'il s'y est engagé, c'est là qu'il a été intercepté par des vedettes iraniennes.
00:01:27Donc c'est ces petits bateaux qui naviguent tout autour du détroit d'Hormuz,
00:01:30qui parfois sont cachés proches de la côte, justement, pour intervenir très rapidement
00:01:36lorsqu'il voit un bateau qui tente de passer le détroit d'Hormuz.
00:01:39Et donc, il lui a tiré dessus.
00:01:41Ce que l'on sait, c'est que la passerelle du navire a été sérieusement endommagée,
00:01:45qu'il n'y a pas eu d'incendie ni de blessés dans ce bateau.
00:01:49On ne sait pas s'il a pu le faire depuis demi-tour.
00:01:51On sait également qu'apparemment, il n'y a pas eu de signal VHS,
00:01:58c'est-à-dire le signal radio international,
00:02:01qui aurait pu permettre au bateau d'être prévenu qu'il devait faire demi-tour.
00:02:05On apprend il y a quelques minutes qu'un deuxième incident a eu lieu,
00:02:09un incident similaire avec un autre bateau qui a également été intercepté
00:02:13par ses vedettes iraniennes.
00:02:15Donc, le détroit d'Hormuz encore extrêmement instable.
00:02:19Tout passage du détroit d'Hormuz est encore extrêmement risqué.
00:02:22On a également appris que ces deux bateaux,
00:02:25ce qu'ils avaient fait pour essayer de le passer,
00:02:26c'est qu'ils avaient désactivé leur GPS,
00:02:29GPS qui a été réactivé juste au moment de l'attaque.
00:02:31Mais le trafic n'est pas totalement paralysé dans le détroit d'Hormuz, n'est-ce pas, Hugo ?
00:02:37Non, puisqu'effectivement, certains bateaux continuent de tenter le passage malgré les risques.
00:02:43Alors, il y a des rumeurs selon lesquelles certains bateaux pourraient tenter
00:02:47de payer un droit de passage à Téhéran qui a besoin d'énormément d'argent
00:02:51puisque depuis qu'il y a le blocus américain,
00:02:53ils perdraient jusqu'à 500 millions de dollars par jour
00:02:56puisqu'il n'y a plus aucune exportation possible pour eux.
00:02:59Et puis, il y a une deuxième chose, il y a ces navires fantômes,
00:03:03cette flotte fantôme iranienne
00:03:05qui continue a priori de naviguer dans le détroit d'Hormuz.
00:03:07Ce sont des bateaux qui changent de nationalité,
00:03:09qui changent d'équipage
00:03:11pour éviter, pour échapper à la vigilance du blocage américain.
00:03:15Merci, Hugo Smag.
00:03:16Avec Clément Grosdenier à Doha au Qatar pour BFM TV,
00:03:19on vous retrouve évidemment tout au long de cette matinée,
00:03:21de cette édition spéciale.
00:03:23Bonjour, Maya Cadra.
00:03:24Merci de nous avoir rejoint.
00:03:25Vous êtes enseignante, journaliste spécialiste du Moyen-Orient.
00:03:28Bienvenue à vos côtés, le vice-amiral Michel Olagaraï.
00:03:31Bonjour et bienvenue au directeur du Centre des Hautes Études Militaires.
00:03:34Micka Brugion-Méred est aussi avec nous.
00:03:36Bonjour et bienvenue.
00:03:37Chercheur en géopolitique de la transition énergétique
00:03:39et enseignant à l'école de guerre.
00:03:40Bienvenue à Thierry Arnaud.
00:03:41Bonjour Thierry.
00:03:42Bonjour.
00:03:42Éditorialiste politique internationale BFM TV.
00:03:45Plusieurs incidents, je mets des guillemets,
00:03:46signalés ce matin, rapportés dans le détroit d'Hormuz.
00:03:49Deux, voire trois,
00:03:51notamment ce porte-conteneurs visé,
00:03:54Michel Olagaraï, par des tirs iraniens.
00:03:56Comment interpréter les éléments
00:03:58qui nous parviennent en ce moment même ?
00:04:00D'abord, c'est un peu la réponse du berger à la bergère,
00:04:03puisque les Américains ont arraisonné un pétrolier
00:04:07en route vers Malacca et les pays de sud-est asiatique.
00:04:12Donc là, l'Iran répond en empêchant
00:04:17le trafic commercial international de se développer.
00:04:20Dans une zone sous blocus naval américain.
00:04:23Oui, mais enfin, le blocus naval, il est plus loin.
00:04:25Là, en l'occurrence, ce n'est que l'Iran qui est concerné.
00:04:28Ce qui est intéressant, c'est de savoir
00:04:29où se sont produits ces incidents.
00:04:32Parce que, d'après ce que j'ai vu sur la carte...
00:04:34Là, c'est une carte en direct, comme tout le monde.
00:04:36Oui, tout à fait.
00:04:36On a l'impression qu'un des incidents, au moins,
00:04:39j'avais vu une petite pastille se passer
00:04:40juste assez proche des côtes Omanaises.
00:04:43Oui, juste au-dessus de la pointe Omanaises.
00:04:44Voilà.
00:04:45Ça signifie que ce sont là vraiment des bâtiments
00:04:47qui essaient de forcer le blocus.
00:04:49Alors, pourquoi le forcent-ils ?
00:04:51Sur ordre de leur armateur, d'abord,
00:04:52qui est peut-être étranglé, qui veut essayer de tenter le coup.
00:04:56Enfin, quelque chose d'un peu irrationnel.
00:04:58Et en même temps, il y a, comme l'a souligné votre reporter,
00:05:02l'autorisation, en principe, des autorités iraniennes.
00:05:07Alors, quand on dit Téhéran, on dit
00:05:09non, il faut regarder qui contrôle des droits d'Hormuz,
00:05:12où est le centre de commandement et de régulation iranien
00:05:14aux détroits d'Hormuz.
00:05:15Et là, on a l'impression qu'il y a quand même
00:05:21des nouvelles un peu disparates.
00:05:24On ne sait pas trop.
00:05:25On leur dit qu'ils peuvent passer,
00:05:26puis on leur tire dessus.
00:05:28Là, on ne comprend pas très, très bien.
00:05:30Il y a peut-être, effectivement,
00:05:32une difficulté à coordonner ces mouvements-là,
00:05:35qui sont, normalement,
00:05:37qui dépendent de décisions politiques très fortes,
00:05:40donc de Téhéran.
00:05:40Et puis, il y a l'outil militaire qui est utilisé
00:05:43d'une façon peut-être très décentralisée
00:05:46et peut-être très mal contrôlée.
00:05:48L'Iran envoie des messages ce matin ?
00:05:50Comme ça, qu'il faut le comprendre ?
00:05:52Oui, bien sûr.
00:05:53L'Iran, déjà, elle a refusé le deuxième tour
00:05:56des négociations à Islamabad.
00:05:58Donc, le refus est venu de l'Iran.
00:05:59Avant tout, le vol de J.D. Vance a été suspendu.
00:06:03Le cessez-le-feu a été prolongé.
00:06:06Unilatéralement, on va aller aux États-Unis
00:06:07dans un instant, d'ailleurs.
00:06:08Et tout ça, c'est la conséquence, donc,
00:06:10du refus des Iraniens de négocier et d'aller plus loin.
00:06:14Le cessez-le-feu a expiré, que la guerre continue
00:06:17ou a repris, notamment dans le détroit d'Hormuz.
00:06:19Et la stratégie de Donald Trump, c'est vraiment
00:06:21de les coincer sur la question du détroit d'Hormuz.
00:06:25Parce que Donald Trump n'a pas repris la guerre.
00:06:26Il a prolongé le cessez-le-feu.
00:06:28Et donc, là, au vu de la communauté internationale
00:06:30et surtout des pays qui sont directement impactés
00:06:33par ce blocus au niveau du détroit d'Hormuz,
00:06:37le véritable coupable, c'est la République islamique d'Iran.
00:06:39Et donc, ce que je cherche à faire, ou je chercherai à faire Trump,
00:06:43parce que je n'ai pas vraiment de visibilité dans la tête
00:06:45du président américain, c'est plus de remonter un peu
00:06:50l'opinion publique internationale contre la République islamique d'Iran
00:06:55en mettant l'Iran devant ses responsabilités.
00:06:59Ce blocus, c'est l'Iran qui est en train de l'imposer aujourd'hui
00:07:03aux grandes dames du droit international.
00:07:06Et ça, c'est une manière de dépouiller la République islamique
00:07:09et les gardiens de la révolution d'un des principaux leviers
00:07:13d'oppression qu'ils détiennent.
00:07:14Écoutons l'ambassadeur iranien à l'ONU, c'était il y a quelques heures.
00:07:20Nous avons reçu des signes indiquant que les États-Unis
00:07:23étaient prêts à mettre fin au blocus.
00:07:25Dès qu'ils arrêteront le blocus, la prochaine session de négociation
00:07:29aura lieu à Islamabad.
00:07:32Il y a quelque part de la nervosité côté iranien parce que ce blocus
00:07:38naval américain contre les ports iraniens et donc contre l'Iran
00:07:41est un vrai problème pour l'Iran, Thierry ?
00:07:43Oui, il a neutralisé ce qui était le principal atout des Iraniens,
00:07:48c'est-à-dire de la maîtrise complète de ce détroit,
00:07:51évidemment absolument fondamental.
00:07:55Ce qui est intéressant, c'est qu'au fond, au départ de cette décision américaine,
00:07:58il y a un constat d'échec.
00:08:00Rappelez-vous, pendant des semaines, Donald Trump,
00:08:02à coup de poste sur son réseau social favori et en lettres majuscules
00:08:06avec des points d'exclamation, exige de l'Iran qu'il rouvre la circulation
00:08:11sur le détroit d'Hormuz, le menace de l'apocalypse.
00:08:14Et c'est lorsqu'il constate que finalement cette stratégie n'aboutit pas
00:08:18qu'il fait le deuxième constat qu'aller rétablir la circulation militairement
00:08:23dans le détroit d'Hormuz, c'est très compliqué et très dangereux.
00:08:27Il arrive à cette troisième solution qui est de dire,
00:08:30en fait, on va faire un blocus américain qui effectivement va neutraliser
00:08:35ce qui était la principale carte dans l'atout des Iraniens aujourd'hui.
00:08:39Et au fond, moi je ne pense pas du tout que ce qui se passe ne soit de quelque manière
00:08:45que ce soit une remise en cause du cessez-le-feu par les Iraniens.
00:08:48On ne voit pas des missiles décoller, on ne voit pas des drones aller taper
00:08:51les pays du Golfe, donc tout ça est très mesuré.
00:08:54C'est simplement un message qui est à la fois la réponse du berger à la bergère d'une part
00:08:59et d'autre part la démonstration par l'Iran qu'il a toujours la maîtrise
00:09:02de ce qui se passe dans le détroit d'Hormuz.
00:09:04Ce qui est sûr, c'est que ce matin encore la situation paraît instable, confuse,
00:09:07dans le détroit d'Hormuz notamment, alors que le cessez-le-feu entre les États-Unis
00:09:11et l'Iran a été prolongé hier soir par Donald Trump.
00:09:13Bonjour Anthony Leboz, vous êtes à Washington pour BFM TV.
00:09:16Anthony, comment le président des États-Unis, rappelez-le-nous, justifie-t-il cette décision unilatérale ?
00:09:25Tout simplement parce qu'il ne veut plus que cette guerre se poursuive,
00:09:28il mise plutôt sur ce blocus naval, sur cette guerre économique.
00:09:32C'est vrai que l'escalade verbale poussée à l'extrême de Donald Trump
00:09:34n'a pas fait céder l'Iran, n'a pas fait plier le régime iranien.
00:09:38On a assisté, c'est vrai, une nouvelle fois à un revirement de Donald Trump
00:09:41qui promettait pourtant encore hier matin de ne pas étendre le cessez-le-feu,
00:09:45de rebombarder Téhéran.
00:09:47Il a finalement annoncé tout le contraire, une prolongation de la trêve,
00:09:50sans ultimatum, ni même sans date d'expiration.
00:09:53Alors cette décision a été prise hier à l'issue d'une réunion de sécurité nationale à la Maison Blanche
00:09:58et en lisant la presse américaine, on apprend des choses assez intéressantes.
00:10:01Selon CNN, la chaîne américaine, on apprend que les États-Unis avaient en fait,
00:10:04il y a quelques jours, envoyé un document avec les grands points de négociation,
00:10:08une sorte d'accord cadre à l'Iran, que les États-Unis voulaient que l'Iran accepte,
00:10:13justement pour pouvoir recommencer des négociations physiques à Islamabad, au Pakistan.
00:10:19Ces demandes américaines sont restées sans réponse du côté iranien,
00:10:23malgré les relances, jour après jour, notamment via le médiateur qui est le Pakistan.
00:10:28Et donc Donald Trump a pris sa décision de prolonger le cessez-le-feu,
00:10:31justement pour souligner les divisions internes au sein du régime iranien,
00:10:36pour favoriser sans doute ceux qui veulent négocier avec les États-Unis,
00:10:39ceux qui veulent signer un deal avec Donald Trump.
00:10:42Il a d'ailleurs, dans sa publication sur son réseau social pour annoncer la prolongation de ce cessez-le-feu,
00:10:47demandé à ce que l'Iran puisse formuler une proposition commune,
00:10:51en fonction de laquelle il décidera si oui ou non il reprendra les combats et les hostilités.
00:10:55Du reste, il maintient toujours son blocus naval,
00:10:57effectivement, deux dernières publications de Donald Trump à vous citer d'ailleurs sur son réseau social,
00:11:01il dit que sans ce blocus, je le cite,
00:11:03il ne pourra jamais y avoir d'accord avec l'Iran,
00:11:06à moins que nous ne réduisions le reste de leur pays en cendres,
00:11:10y compris leurs dirigeants, fin de citation.
00:11:12Dernière publication en date ensuite de Donald Trump,
00:11:15qui affirme que l'Iran est au bord de la faillite financière
00:11:18et que le régime perdrait plusieurs centaines de millions de dollars
00:11:21en raison du blocus naval américain.
00:11:24Merci Anthony, avec Thomas Boutin à Washington pour BFM TV,
00:11:26l'actualité ce matin, c'est bel et bien dans le détroit d'Hormuz que ça se passe,
00:11:32notamment c'est l'agence de sécurité maritime britannique
00:11:35qui développe un petit peu à l'instant
00:11:38et qui nous transmet de nouveaux éléments concernant ce cargo
00:11:40quittant l'Iran qui a donc été visé tôt ce matin par des tirs,
00:11:46l'agence qui avait fait état un peu plus tôt de tirs iraniens
00:11:49contre un porte-conteneur au large domaine dans le détroit d'Hormuz,
00:11:53vraisemblablement là aussi.
00:11:57Comment on doit comprendre ce qui se passe actuellement là-bas ?
00:12:00C'est compliqué ?
00:12:01Alors pour comprendre ce qui se passe, c'est sûr que c'est compliqué,
00:12:03c'est pour ça qu'on fait tous ces plateaux.
00:12:05C'est compliqué mais il faut rappeler quelques ordres de grandeur
00:12:08pour comprendre ce qui fait que c'est compliqué.
00:12:10L'Iran aujourd'hui effectivement perd en moyenne, en estimation,
00:12:14400 millions de dollars par jour.
00:12:17Ça c'est le coût infligé par le blocus états-unien à l'Iran.
00:12:20400 millions de dollars par jour multipliés par le nombre de jours
00:12:23depuis lequel le blocus est installé.
00:12:26Aujourd'hui on peut estimer que l'Iran se rapproche
00:12:28des 4 milliards de dollars de coûts économiques infligés
00:12:31directs par ce blocus.
00:12:32Pour vous donner un ordre de grandeur important ici,
00:12:34ça représente 2% environ du PIB iranien sur une année normale.
00:12:39Donc effectivement, ce n'est pas négligeable.
00:12:41Pour autant, on a vu avec ce qu'a sorti le Wall Street Journal
00:12:44il y a deux jours, qui parlait de 26 navires.
00:12:46Là on a le Financial Times ce matin qui parle de 34 tankers spécifiquement
00:12:51qui seraient donc passés, 30 tankers liés à l'Iran
00:12:54qui seraient passés à travers les mailles du blocus.
00:12:57Ici ça pose deux soucis.
00:12:58Un, pour Donald Trump, c'est tout son narratif autour de
00:13:02le blocus fonctionne qui est évidemment ici mis à mal par des faits.
00:13:05Et deuxièmement, l'enjeu c'est que les Iraniens quand même
00:13:08arrivent à maintenir visiblement donc une forme de capacité d'exportation.
00:13:12Ça c'est pour le contexte et les ordres de grandeur.
00:13:14Maintenant, pour répondre à votre question sur la complexité,
00:13:16on a une complexité qui s'ajoute à la complexité initiale
00:13:19qui est qu'il y a en ce moment même
00:13:21tout simplement un brouillard qui est important.
00:13:24C'est-à-dire que pour les Iraniens,
00:13:25le blocus doit s'arrêter
00:13:27et pour les Iraniens, le cessez-le-feu est fini
00:13:30depuis 2h du matin, heure française.
00:13:32Pour les Américains...
00:13:33Mais on n'a pas encore de réaction officielle de l'Iran
00:13:36à la décision de Trump de prolonger le cessez-le-feu
00:13:38tout en maintenant le blocus naval.
00:13:40C'est exactement là que je veux en venir.
00:13:41C'est-à-dire que le fait qu'il y ait ces doutes
00:13:43et qu'il n'y ait pas de réponse d'un côté ni de l'autre
00:13:45fait que si vous êtes armateur
00:13:46et que vous vous dites
00:13:47ah là là, mais peut-être que Donald Trump va augmenter
00:13:50la capacité de frappe,
00:13:51peut-être que les Iraniens vont riposter,
00:13:53etc. dans quelques heures ou dans quelques jours,
00:13:56vous vous dites
00:13:56peut-être que c'est maintenant qu'il faut essayer de passer.
00:13:58Et c'est là qu'on peut,
00:14:00ou une des manières qu'on peut expliquer
00:14:02la volonté de quelques armateurs
00:14:03de forcer le passage,
00:14:05notamment en passant par la péninsule du Moussandam,
00:14:07c'est-à-dire par les eaux omanaises,
00:14:09comme on l'a vu avec les 4 navires de croisière
00:14:11qui ont fait exactement la même chose samedi matin.
00:14:13Trump est-il dans une impasse ?
00:14:16A-t-il seulement eu le choix
00:14:17de prolonger ce cessez-le-feu ?
00:14:20Est-il dans une, comme je l'ai lu dans certains articles,
00:14:23dans une errance stratégique ?
00:14:25Maïa Kadra a-t-il cédé à la pression iranienne,
00:14:27en d'autres termes ?
00:14:28Non, il y a des délais dilatoires pour moi.
00:14:32Trump s'attendait plus à ce que cette guerre se termine plus tôt,
00:14:35à ce que le régime iranien cède plus tôt.
00:14:38Il a peut-être sous-estimé,
00:14:41je n'utilise pas le mot résilience, moi jamais,
00:14:43du régime iranien,
00:14:45mais le côté têtu,
00:14:47l'entêtement du régime iranien.
00:14:49Il est en train maintenant,
00:14:51de plus en plus,
00:14:52de s'inscrire dans une logique
00:14:54un peu similaire aux Iraniens,
00:14:56c'est celle du temps long.
00:14:57Celle du temps long, pourquoi ?
00:14:59Parce qu'il prolonge donc la trêve,
00:15:01et il maintient son blocus.
00:15:03Et tant qu'il maintient son blocus,
00:15:05l'Iran dit, nous on négociera rien du tout.
00:15:08Il est dans une forme exactement de mimétisme,
00:15:10exactement comme la stratégie iranienne.
00:15:12Eux, ils maintiennent le blocus au niveau du détroit d'Hormuz,
00:15:15Trump maintient le blocus au niveau du sud du golfe arabo-persique,
00:15:23et donc il mise vraiment sur le fait qu'il va gagner ce bras de fer avec les Iraniens,
00:15:29d'autant plus qu'il a la supériorité militaire,
00:15:31que les cibles américaines visées dépassent les 12 000.
00:15:36Je vois que Mika, il veut réagir à un point,
00:15:39mais je trouve que pour le moment, il tient bon,
00:15:41malgré tout ce qu'on peut lui reprocher en termes de flou stratégique,
00:15:45d'hierarchie d'objectifs aussi.
00:15:47Est-ce qu'il ne fallait pas commencer cette guerre ?
00:15:49Voir de revirements vergbeaux, en tout cas.
00:15:50Alors, les armes vergbeaux, moi je ne l'ai commenté plus.
00:15:52Jumence, il avait évoqué pour la deuxième fois son intention
00:15:54d'ordonner le bombardement de tous les ponts et des centrales électriques en Iran,
00:15:57si le régime n'acceptait pas les demandes américaines.
00:15:59Et puis cette nuit, bon, il prolonge le cessez-le-feu
00:16:02en se retranchant derrière, notamment, de supposées divisions internes en Iran,
00:16:07ce qui n'est peut-être pas totalement faux.
00:16:10Il faut éviter de commenter les discours de Donald Trump,
00:16:12parce que je pense que lui-même, il n'arrive pas à suivre le fil
00:16:14de ce qu'il est en train de publier sur True Social
00:16:17et se concentrer vraiment sur ce qu'il se passe sur le terrain.
00:16:22Pour le moment, il tient bien son blocus,
00:16:24et ce blocus est d'autant plus efficace
00:16:26que même s'il y a des lignes commerciales entre la mer Caspienne
00:16:30et le golfe Persique en Iran,
00:16:33toutes ces lignes ont été bombardées.
00:16:35Je parle de ponts, je parle de chemin de fer, etc.
00:16:38Donc l'Iran est vraiment enserré économiquement dans un étau,
00:16:42et Donald Trump, il mise sur ça.
00:16:43Mais il faut bien comprendre quand même que dans le détroit d'Hormuz,
00:16:46ok, il y a ce blocus naval qui a de lourdes conséquences pour l'Iran,
00:16:49Michel Ola-Garay, néanmoins, les Iraniens conservent,
00:16:52on le voit ce matin avec ces différents incidents,
00:16:55une capacité d'action, de nuisance dans le détroit d'Hormuz.
00:17:00Oui, mais ça me semble être des péripéties normales
00:17:03sur une trajectoire délibérée de la part des deux belligérants
00:17:07qui est d'aller vers des négociations.
00:17:10Alors chacun y va avec ses moyens et avec son agenda.
00:17:15Simplement, il semble bien que le président Trump, pour une fois,
00:17:18ait fait un choix stratégique clair,
00:17:21il a décidé d'essayer d'étrangler économiquement l'Iran
00:17:24et non pas de l'écraser sous les bombes
00:17:26parce que le résultat n'est pas là, le régime est toujours là
00:17:29et il résiste, contrôle sa population, etc.
00:17:32Donc de ce point de vue-là, pour une fois,
00:17:36malgré toutes ces loufoqueries,
00:17:38les choix de président Trump semblent assez cohérents et continus.
00:17:43Maintenant, un blocus américain, c'est quand même long.
00:17:46Il y a à peu près 450 km ou 500 km de long.
00:17:50Vous voyez, c'est à 400 km d'Ormousse,
00:17:53mais c'est aussi, il faut regarder sur leur largeur,
00:17:55combien de bâtiments disposent-ils ?
00:17:57Si c'est une dizaine, ça fait grosso modo 40 km.
00:18:00Une quinzaine à peu près.
00:18:01Voilà, c'est compliqué.
00:18:03Alors, sur quoi applique-t-il ce blocus ?
00:18:07Essentiellement, il y a un choix.
00:18:09Soit les tanqueurs qui partent et qui quittent Iran
00:18:13et qui vont approvisionner les grands clients,
00:18:16soit toute cette artère qui est absolument vitale pour l'Iran,
00:18:21qui empêche les famines, etc.
00:18:23Il faut nourrir l'Iran.
00:18:25Donc, quel est le choix ?
00:18:26Là, on ne le voit pas encore.
00:18:28Est-ce que c'est essayer de stopper les tanqueurs qui quittent
00:18:32ou bien tous les navires qui approvisionnent l'Iran ?
00:18:34Peut-il faire les deux ?
00:18:36Ça paraît un peu difficile et c'est peut-être pour ça,
00:18:38si vous voulez, qu'il y a des bâtiments qui passent.
00:18:41Donc, on va voir dans les jours qui viennent,
00:18:45suivant les événements, les péripéties,
00:18:47on va voir vers quel choix il se dirige,
00:18:50soit affamer l'Iran, soit l'étrangler financièrement.
00:18:54Ni guerre ni paix ce matin, c'est un peu l'impression générale.
00:18:57On va voir quand même avec vous, Julien Migomuller, bonjour,
00:18:59que les camps continuent de montrer les muscles.
00:19:02La machine propagande tourne à plein régime,
00:19:04notamment côté iranien, Julien.
00:19:05Avec une première vidéo que je voulais vous montrer ce matin,
00:19:08regardez ce qu'on va voir là,
00:19:10c'est la place centrale de Téhéran,
00:19:12donc la capitale de l'Iran.
00:19:13qui est noir de monde.
00:19:15Regardez, là on voit des gardiens de la Révolution
00:19:17qui paradent sur des missiles balistiques.
00:19:20Et ce qu'on constate, c'est que ce n'est pas du petit missile.
00:19:22Ils sont énormes.
00:19:23Non seulement on les voit en mode déambulation,
00:19:26mais surtout, regardez, là après,
00:19:27ils sont montrés en mode vertical.
00:19:29C'est encore plus impressionnant,
00:19:30comme un missile, en fait,
00:19:32qui serait prêt à être tiré.
00:19:34Ça veut dire quoi ?
00:19:35Eh bien, que les Iraniens conservent,
00:19:37a priori, ces capacités.
00:19:39Alors, depuis le cessez-le-feu,
00:19:41ils n'ont pas eu le temps, visiblement,
00:19:43de reconstruire des missiles.
00:19:45Mais ça veut dire qu'ils auraient peut-être encore
00:19:47des stocks répartis sur l'ensemble du pays.
00:19:50Donc là, clairement,
00:19:52on est sur une immense démonstration de force.
00:19:54Bon, et puis, bien sûr, il n'y a pas que l'Iran
00:19:55qui utilise cette technique de l'image de propagande.
00:19:57Il y a les Etats-Unis également.
00:19:59Alors, tous les jours, il y a des vidéos
00:20:00qui sont postées sur les réseaux sociaux,
00:20:02notamment celui du CENTCOM.
00:20:04C'est le commandement central des Etats-Unis
00:20:06qui dépend du département de la Défense.
00:20:09Et là, clairement, on est sur des images dignes de Hollywood.
00:20:11Qu'est-ce qu'on voit ?
00:20:12Eh bien, des avions militaires,
00:20:14un porte-avions dit militaire sur le qui-vive.
00:20:16Et dans la vidéo, le message est clair.
00:20:18Il dit, nous nous réarmons, nous nous rééquipons,
00:20:21nous nous adaptons, nos techniques.
00:20:23Aucune armée au monde ne s'adapte comme nous le faisons
00:20:26parce que la guerre, certes, elle est peut-être sur le terrain.
00:20:29On en parle tous les jours.
00:20:30Mais c'est aussi une guerre de la communication.
00:20:32Merci beaucoup, Julien.
00:20:33On a plein d'éléments à décrypter ensemble ce matin
00:20:36parce qu'il se passe beaucoup de choses,
00:20:37notamment dans le détroit d'Hormuz
00:20:39où nous retournerons dans quelques tout petits instants.
00:20:41Restez bien avec nous.
00:20:43Plusieurs incidents signalés dans le détroit d'Hormuz ce matin,
00:20:46notamment ces tirs iraniens contre un porte-conteneur.
00:20:49Plusieurs incidents en parallèle de l'annonce de Trump
00:20:51de prolonger le cessez-le-feu avec l'Iran
00:20:56tout en maintenant le blocus naval américain dans le détroit.
00:21:00A tout de suite.
00:21:0110h30, soyez les bienvenus si vous nous rejoignez
00:21:03dans cette édition spéciale.
00:21:05Dans quelques instants, nous rejoindrons l'équipe de BFM TV
00:21:08qui se trouve au bord du détroit d'Hormuz à Doha au Qatar,
00:21:11notamment parce que tous les envoyés spéciaux de BFM TV au Moyen-Orient
00:21:14restent naturellement sur le pont.
00:21:16Mais d'abord, les six infos de la guerre à retenir ce matin avec vous.
00:21:19Pauline, bonjour.
00:21:20Bonjour François.
00:21:21Et on va d'abord prendre la direction du détroit d'Hormuz
00:21:24parce qu'il y a eu deux incidents.
00:21:25Le dernier concerne un cargo qui a quitté l'un des ports iraniens.
00:21:30On n'a pas plus de précision pour le moment sur l'endroit précis.
00:21:33En revanche, ce qu'on sait, c'est qu'il a été immobilisé.
00:21:36Il a été visé par des tirs.
00:21:38Il n'y a pas eu de dégâts.
00:21:40Et les personnes qui sont à bord sont saines et saufes.
00:21:43Et puis également, un deuxième incident, c'était un petit peu plus tôt,
00:21:46à une trentaine de kilomètres au nord-est d'Aumal,
00:21:50où là aussi un porte-conteneur a été attaqué.
00:21:53Alors je vais vous expliquer un peu comment ça s'est passé.
00:21:56En fait, le navire a été approché par une vedette,
00:22:00on va le voir de ce type dans un instant,
00:22:03qui appartient donc aux gardiens de la révolution.
00:22:05En fait, ils ont approché le navire,
00:22:08puis ils ont visé, ils ont ouvert le feu.
00:22:10L'agence maritime britannique évoque des dégâts importants.
00:22:15Défense des gardiens de la révolution,
00:22:16qui dit que l'Iran applique la législation maritime
00:22:20à un porte-conteneur qui a ignoré ces avertissements répétés.
00:22:23Et puis je voulais également vous donner cette information
00:22:25qui concerne directement le détroit d'Hormuz.
00:22:27Il y a une réunion qui est prévue aujourd'hui au Royaume-Uni,
00:22:31autour de la sécurisation justement du détroit.
00:22:34En fait, il y aura des militaires d'une trentaine de pays
00:22:36qui seront présents pour discuter de la tentative de mise en place
00:22:39de cette mission pour sécuriser, protéger la navigation dans ce détroit.
00:22:44Et puis là où on voit que le cessez-le-feu est toujours très fragile
00:22:47au niveau de l'Iran, une personne est morte
00:22:50et deux autres ont été blessés dans une frappe israélienne
00:22:53au niveau de la région de Beka.
00:22:55Alors Beka, ça se trouve à l'est du Liban.
00:22:58Ce qu'on apprend également à l'instant,
00:23:00c'est que Tsaal affirme avoir tué deux membres du Hezbollah,
00:23:04là aussi au sud du pays.
00:23:06D'ailleurs, je vous parle du Hezbollah.
00:23:07Le Hezbollah qui, de son côté, dit avoir mené une attaque
00:23:11dans le nord d'Israël.
00:23:13Ça, c'était cette nuit.
00:23:15La guerre, c'est sur le terrain, mais c'est également,
00:23:17on vous le dit souvent, une guerre de communication.
00:23:20Sur cette image, lorsque vous voyez, nous sommes dans les rues de Téhéran,
00:23:22on est en fait au niveau de la place de la Révolution.
00:23:25Il y a de nombreuses personnes pro-gouvernement
00:23:28et qui se sont rassemblées.
00:23:30L'Iran, donc, qui exhibe ce missile basilistique.
00:23:33Je précise que ce sont des images de propagande,
00:23:36des images diffusées par les gardiens de la Révolution.
00:23:39La particularité, c'est qu'en fait, ce missile,
00:23:41il a ensuite été installé, vous le voyez,
00:23:43au centre, justement, de cette place.
00:23:45C'est tout un symbole parce qu'il a été placé à la verticale,
00:23:48comme pour prévenir les États-Unis,
00:23:50que l'Iran est prêt, encore une fois, à répliquer.
00:23:54Alors, même si le cessez-le-feu en Iran a été prolongé par Donald Trump,
00:23:59c'est toujours un mystère autour de la tenue, peut-être, de futur pour parler.
00:24:03En tous les cas, ce que dit ce matin,
00:24:05le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique,
00:24:08c'est qu'en cas d'accord, l'AIEA devra absolument être consulté.
00:24:15Je pense que nous avons entendu différents acteurs sur ce point,
00:24:18y compris aux États-Unis.
00:24:20C'est que si, et lorsqu'un accord est conclu,
00:24:22l'AIEA devra être présente pour en vérifier l'application.
00:24:27Sinon, comme je l'ai moi-même dit,
00:24:29vous aurez l'illusion d'un accord et non pas un accord.
00:24:32Il faut que les inspecteurs soient sur place
00:24:34pour vérifier que ce qui a été convenu est bien respecté.
00:24:39Alors, pour qu'il y ait un accord, il faut qu'il y ait de nouveau pour parler.
00:24:42C'est très flou, pour le moment, sur la tenue de possibles nouvelles négociations.
00:24:46Je vous le disais ici même hier,
00:24:48Donald Trump disait que Jay Devons, son vice-président,
00:24:50était sur le point d'arriver au Pakistan.
00:24:52En réalité, ce n'est toujours pas le cas.
00:24:53Les images que vous voyez ont été tournées ce matin.
00:24:55On voit tout de même qu'Islamabad continue de se préparer
00:24:58avec tout ce système de sécurité qui est toujours mis en place.
00:25:01François a accueillir de nouveau pour parler.
00:25:03Merci Pauline.
00:25:04On vous retrouve à 11h30.
00:25:05Donald Trump a donc décidé cette nuit de prolonger le cessez-le-feu avec l'Iran
00:25:09tout en maintenant le blocus naval dans le détroit d'Hormuz
00:25:11où la tension règne.
00:25:13Ce matin, Hugo Smag, la preuve avec ses incidents signés dans le détroit ces dernières heures.
00:25:20Oui, il y a d'abord eu un premier navire battant pavillon libérien
00:25:24qui a été attaqué par des navettes iraniennes.
00:25:27Alors, pour vous expliquer un petit peu ce qui s'est passé,
00:25:29c'est un porte-conteneur qui se situe à une quinzaine de mille nautiques
00:25:33d'Oman, donc environ 23 kilomètres de la côte.
00:25:36Lorsqu'il a tenté de passer le détroit d'Hormuz,
00:25:39d'après l'agence de renseignement Vanguard Tech,
00:25:41il l'a passé avec l'accord de Téhéran
00:25:43mais il a été intercepté par des navettes iraniennes.
00:25:46Vous savez, ce sont ces petits bateaux qui naviguent
00:25:49dans tout le détroit d'Hormuz justement pour intercepter des bateaux
00:25:52qui peuvent tirer également des missiles
00:25:54et c'est ce qu'il s'est passé.
00:25:55Ils ont tiré à plusieurs reprises sur ce bateau battant pavillon libérien.
00:26:00Il a été touché au niveau du pont justement.
00:26:04Alors, un endroit évidemment stratégique
00:26:06puisque c'est aussi là que se passe tout le commandement
00:26:08mais il n'y a pas eu de blessés, il n'y a pas eu d'incendie.
00:26:10En revanche, désormais, ce bateau est coincé au milieu du détroit d'Hormuz.
00:26:14Il y en a un second également qui a été intercepté par les navettes iraniennes
00:26:19et qui a également subi le feu iranien.
00:26:20Pour le coup, il n'y a pas de dommages ni de blessés non plus.
00:26:23Ce que l'on peut dire également sur ces deux bateaux,
00:26:25c'est qu'ils ont tenté de passer le détroit d'Hormuz,
00:26:27a priori en coupant leur GPS et c'est lorsqu'ils ont été attaqués
00:26:31qu'ils ont remis leur GPS en place.
00:26:34Donc pour le moment, le détroit d'Hormuz reste bloqué.
00:26:37La situation est toujours aussi instable ici dans le détroit d'Hormuz.
00:26:42Merci Hugo Smag et Clément Gros-Denis à Doha, au Qatar pour BFM TV.
00:26:46Plusieurs incidents.
00:26:47L'Iran qui aurait donc ces dernières heures tirés en plein détroit d'Hormuz
00:26:51sur plusieurs navires, on découvre cette carte en ce moment même
00:26:57pour tenter de comprendre ce qui s'est passé.
00:26:59Pour vous, vice-admiral Ola Garaï, c'est quoi ?
00:27:01C'est de la déstabilisation vraisemblablement de l'Iran ?
00:27:04Je ne sais rien, mais ils font peut-être n'importe quoi
00:27:06parce que j'ai cru entendre dire à la fois par vous et par votre présentatrice
00:27:10que le premier bateau qui avait été attaqué avait quitté un port iranien.
00:27:14Alors ça, c'est intéressant.
00:27:15Ça veut dire qu'il ne maîtrise pas vraiment la connaissance.
00:27:18Vous savez, la mer, ce n'est pas facile.
00:27:20Surtout quand on est sur une petite vedette, et non pas une navette,
00:27:23mais sur une petite vedette qui n'a pas beaucoup d'éléments
00:27:26s'il n'est pas bien renseigné.
00:27:28Les préférences aux embarcations iraniennes.
00:27:30Voilà, quel est le bâtiment sur lequel il va tirer ?
00:27:35D'après ce que j'ai compris, par deux fois ça a été souligné,
00:27:37c'était un bâtiment qui avait quitté un port iranien.
00:27:39Ça montre tout de la difficulté, là aussi, de choisir sa proie.
00:27:43Il commence à y avoir beaucoup de bateaux
00:27:45parce qu'il y en a pas mal qui essaient de franchir les étroits.
00:27:48Deuxième point sur lequel je voudrais quand même assister,
00:27:50c'est cette réunion à Londres avec une trentaine de pays.
00:27:53Elle fait suite quand même à la visite du chef état-major des armées français,
00:27:56le général Mandon, en nommant depuis deux, trois jours.
00:27:59Ça signifie que de la sphère politique
00:28:03qui était la réunion à l'Elysée organisée par Kersarmer et le président Macron,
00:28:09on est passé à la tentative de mise en place et de planification
00:28:13de la sécurisation ultérieure, lorsque la paix sera revenue, du détroit d'Hormuz.
00:28:21Donc vous voyez déjà des chefs militaires qui vont sur le terrain,
00:28:26ensuite qui se réunissent à Londres.
00:28:28Que vont-ils faire à Londres ?
00:28:29C'est ce qu'on appelle une génération de force.
00:28:32C'est-à-dire que vous aviez...
00:28:35Est-ce que c'est la pagaille en ce moment dans le détroit d'Hormuz ?
00:28:37Oui, essayez de sécuriser.
00:28:39C'est n'importe quoi.
00:28:40C'est n'importe quoi.
00:28:40Donc on sait qu'après, il va falloir sécuriser, réguler,
00:28:43enfin tout un travail extrêmement intéressant et difficile
00:28:47qu'il faut organiser longtemps à l'avance.
00:28:49Et pour cela, lorsqu'il faut organiser 49 pays
00:28:52qui avaient suivi la conférence de l'Elysée,
00:28:5539 maintenant, ou une trentaine je crois qui se réunissent à Londres,
00:28:59ça veut dire, bon alors maintenant, qui soutient cette affaire ?
00:29:02Qui fait quoi ?
00:29:03Parce que ce ne sont pas les 39 pays qui vont envoyer des bâtiments.
00:29:06Or s'il faut envoyer des bâtiments, il faut savoir de quel type de bâtiment,
00:29:10quelle peut être la planification, c'est-à-dire le mode d'action
00:29:13de cette force, entre guillemets, multinationale,
00:29:16la plus multinationale possible pour qu'elle soit représentative du commerce mondial.
00:29:20Donc là, nous arrivons maintenant à une étape tout à fait importante
00:29:25pour laquelle ce groupe de pays sera prêt le moment venu.
00:29:28En attendant, situation confuse, ce matin, notamment dans le Détroit
00:29:31et plus largement, puisqu'on a d'un côté un Trump
00:29:34qui unilatéralement prolonge le cessez-le-feu,
00:29:37de l'autre, l'Iran, bonjour Syavosh Ghazi,
00:29:39pour qui la trêve a expiré cette nuit ?
00:29:44Non, en fait, ça c'est un journaliste de la télévision d'État
00:29:47qui a fait cette déclaration.
00:29:51Côté officiel, il n'y a aucune déclaration
00:29:54sur la fin du cessez-le-feu
00:29:56ou en réaction à la prolongation
00:29:59par Donald Trump du cessez-le-feu.
00:30:02L'Iran regarde ce qui se passe côté américain.
00:30:08La position de Téhéran est très claire.
00:30:10Pas question d'aller négocier à Islamabad
00:30:13tant que le blocus contre les ports iraniens continue,
00:30:17tant qu'il y a des attaques contre les navires iraniens
00:30:21par la marine américaine, donc pas question d'aller négocier à Islamabad
00:30:25et pas question non plus d'ouvrir de nouveau le détroit d'Hormuz.
00:30:30Le détroit est fermé et est sous contrôle des gardiens de la révolution.
00:30:35Aucun navire n'a le droit de traverser ce détroit
00:30:37sans obtenir l'autorisation des gardiens de la révolution
00:30:40et sans payer une taxe.
00:30:43Ce sont les nouvelles règles de passage dans le détroit.
00:30:47L'Iran qui contrôle ce détroit.
00:30:49La position est très claire.
00:30:51Et donc le fait d'avoir tiré sur des informations dont on dispose ici,
00:30:56c'est d'avoir tiré sur un navire britannique
00:31:00qui avait tenté de traverser le détroit
00:31:02sans l'autorisation des Iraniens.
00:31:04Eh bien c'est une mise en garde,
00:31:05un avertissement très clair de la part de Téhéran.
00:31:07Donc il n'est pas question que cette situation change.
00:31:10La pression qu'exerce l'Iran,
00:31:13c'est pour faire obliger les États-Unis de changer leur position,
00:31:17de lever le blocus contre les ports iraniens
00:31:20pour permettre à la fois la reprise des négociations
00:31:23mais aussi le trafic dans le détroit d'Hormuz,
00:31:27un trafic qui sera sous le contrôle des gardiens de la révolution
00:31:31avec à chaque fois l'autorisation que chaque navire doit obtenir
00:31:35et des taxes que chaque navire doit payer.
00:31:38Et il n'est pas question à ce stade
00:31:40que des navires militaires,
00:31:43notamment américains ou d'autres pays,
00:31:45par exemple des navires militaires français
00:31:47ou d'autres pays occidentaux,
00:31:49puissent donc s'avancer
00:31:51et même approcher le détroit d'Hormuz.
00:31:54Ça a été dit clairement par les gardiens de la révolution.
00:31:57Si jamais il y a une tentative d'approche des navires militaires
00:32:02vers ce détroit d'Hormuz,
00:32:04eh bien ça sera une cible légitime pour Téhéran.
00:32:08Tiens, Wajghazi, correspondant d'RFI de France 24 à Téhéran,
00:32:11capitale iranienne,
00:32:12alors que Washington affirme cibler les sources de revenus de Téhéran.
00:32:15Mais peu importe le bord d'où l'on se place finalement,
00:32:17Michael Bujon-Méret,
00:32:18l'enjeu est définitivement économique.
00:32:21L'enjeu est d'abord et avant tout d'asphyxier effectivement l'adversaire
00:32:24avec un coût économique qui est trop important.
00:32:26Et évidemment, en prenant évidemment là aussi
00:32:28la communauté internationale à la fois et à témoin
00:32:31et quelque part en otage également.
00:32:33Donc l'idée, c'est d'essayer d'infliger pour l'un comme pour l'autre,
00:32:35les États-Unis comme pour l'Iran,
00:32:36un maximum de coûts pour les uns et les autres
00:32:38de manière à ce qu'ils mettent la pression
00:32:39pour que soit il y ait une négociation,
00:32:41soit, et ça c'est la troisième voie qu'on a beaucoup évoquée cette nuit
00:32:43ici sur l'antenne de BFMTV,
00:32:45qu'il y ait une possibilité que Donald Trump simplement quitte la région
00:32:48et sans se préoccuper
00:32:50de ce qui pourrait se passer à la suite.
00:32:52Mais il y a un élément qui me paraît ici important
00:32:54pour ajouter à ce qu'a dit l'amiral sur la complexité,
00:32:57la confusion dans le détroit d'Hormuz,
00:32:59c'est que vous avez aussi des navires
00:33:00qui ont payé des capacités de passage,
00:33:03qui ont le sentiment d'avoir tout fait dans la légalité
00:33:06imposée par les gardiens de la Révolution
00:33:07et on s'aperçoit, comme par exemple avec le cas
00:33:09du Sandmar Herald, navire pavillon indien
00:33:13il y a quatre jours,
00:33:15qui avait payé en crypto-monnaie le passage
00:33:17et les Iraniens l'ont arrêté en tirant,
00:33:19en disant très clairement
00:33:19mais en fait vous n'avez pas payé à nous.
00:33:21Il y a de l'arnaque dans l'air.
00:33:22Thierry ?
00:33:23Oui, je voulais vous citer cet article
00:33:24d'un de nos confrères du Guardian,
00:33:26le journal britannique,
00:33:28qui a réussi à avoir plusieurs informations
00:33:32sourcées auprès de sources officielles iraniennes,
00:33:34notamment un vice-ministre du Travail
00:33:35et une organisation qui s'occupe
00:33:38des comptes de la Sécurité sociale iranienne
00:33:40et qui nous dit qu'au moins
00:33:42un million d'emplois ont été perdus en Iran aujourd'hui,
00:33:45sans doute plus de deux millions
00:33:46au moment où on se parle,
00:33:47et que 10 à 12 millions d'emplois
00:33:50sont menacés dans les jours
00:33:52et dans les semaines qui viennent
00:33:53si ce conflit se poursuit.
00:33:56Donc simplement pour vous donner une idée
00:33:58de l'ampleur des dégâts économiques,
00:34:00qui sont difficiles à mesurer
00:34:01parce qu'on a peu d'informations
00:34:02sur ce qui se passe en Iran
00:34:03et c'est pour ça que ces informations
00:34:05qui sont sourcées sont intéressantes.
00:34:08Le marasme économique que traverse l'Iran,
00:34:10qui évidemment préexistait la guerre,
00:34:13c'était déjà un pays qui, notamment sous l'effet d'extension,
00:34:15était dans de graves difficultés économiques,
00:34:19mais un, au moins un,
00:34:21voire plus de 2 millions d'emplois perdus
00:34:23depuis le début de ce conflit dans ce pays,
00:34:25ça vous donne une idée de l'impact économique
00:34:27effectivement considérable de la guerre.
00:34:29L'impact de la guerre au Moyen-Orient
00:34:31sur les prix à la pompe aussi,
00:34:32chez nous notamment,
00:34:33Julien Migomuller,
00:34:34vous nous avez rejoint.
00:34:34Pour nous rappeler,
00:34:35les annonces de Sébastien Lecornu
00:34:37hier soir,
00:34:38la première d'entre elles,
00:34:39c'est donc cette aide
00:34:40pour ce que l'on appelle les gros rouleurs.
00:34:42Alors, qu'est-ce que c'est concrètement ?
00:34:43Eh bien, c'est une réduction moyenne,
00:34:45regardez, de 20 centimes
00:34:46accordées pour les mois d'avril,
00:34:48de mai et de juin
00:34:50pour les automobilistes
00:34:51qui utilisent leur voiture
00:34:52à des fins professionnelles.
00:34:53Environ 3 millions de personnes
00:34:55pourraient être concernées.
00:34:56Pour qui a-t-elle été faite cette aide ?
00:34:58Eh bien, pour les Français
00:34:59qui utilisent leur voiture
00:35:02et pour être réligibles,
00:35:03eh bien, il faut gagner au maximum
00:35:0517 000 euros par an
00:35:07pour une seule personne,
00:35:0850 000 euros par an
00:35:10pour un couple avec deux enfants
00:35:12et il y a d'autres conditions.
00:35:15Voilà, donc ça, c'était
00:35:16les plafonds maximum.
00:35:1717 000 euros maximum
00:35:18pour une seule personne,
00:35:1950 000 euros maximum
00:35:20pour un couple avec deux enfants.
00:35:21À cela s'ajoutent donc
00:35:22d'autres conditions.
00:35:24Il faut vivre à au moins
00:35:2615 kilomètres de son lieu de travail,
00:35:28donc rouler au moins
00:35:2930 kilomètres par jour.
00:35:30Ça, c'est simple,
00:35:31c'est mathématique.
00:35:32Quant à l'usage de la voiture
00:35:33liée à la profession,
00:35:34par exemple,
00:35:35pour les infirmiers libéraux
00:35:36ou les aides à domicile,
00:35:38l'aide gros rouleurs
00:35:38se déclenche
00:35:39si on roule
00:35:41au moins
00:35:418 000 kilomètres par an.
00:35:43La déclaration se fait
00:35:45via le site des impôts
00:35:46et elle sera versée
00:35:47en une seule fois.
00:35:48Sébastien Lecornu,
00:35:49le Premier ministre,
00:35:50qui a aussi indiqué,
00:35:51Julien,
00:35:52que les aides pour plusieurs secteurs
00:35:54corps de métier
00:35:54seraient reconduites
00:35:56ou renforcées
00:35:57le mois prochain,
00:35:58en mai,
00:35:58c'est dans quelques jours.
00:35:59Oui, l'aide pour les pêcheurs
00:36:00notamment,
00:36:01actuellement à 20 centimes
00:36:02d'euros par litre
00:36:03de gasoil non routier,
00:36:04eh bien, ça passera
00:36:05entre 30 et 35 centimes
00:36:08d'euros par litre,
00:36:09nous dit-on.
00:36:09Celle pour les agriculteurs,
00:36:11elle,
00:36:11sera multipliée
00:36:12par 4
00:36:13pour atteindre
00:36:1415 centimes
00:36:15d'euros par litre.
00:36:15Enfin,
00:36:16l'aide pour les transporteurs
00:36:17devrait être
00:36:19équivalente
00:36:20à 20 centimes
00:36:20par litre
00:36:21est également reconduite
00:36:22pour le mois de mai.
00:36:23Et puis enfin,
00:36:24le Premier ministre
00:36:25a aussi annoncé
00:36:25des négociations
00:36:26avec le secteur
00:36:27du BTP
00:36:28en annonçant
00:36:29une aide
00:36:30à environ 20 centimes
00:36:31par litre
00:36:32pour les entreprises
00:36:32de moins de 20 salariés.
00:36:34Merci Julien.
00:36:35Emmanuel Lechypre,
00:36:35le gouvernement
00:36:36sur une ligne de crête,
00:36:38alors il y a ces annonces
00:36:39mais pour autant
00:36:39ça ne grève pas le budget.
00:36:40Enfin,
00:36:42financièrement parlant,
00:36:43est-ce que le gouvernement
00:36:44tient son cap
00:36:44malgré ces annonces ?
00:36:46Alors,
00:36:46si vous mettez
00:36:47ces annonces
00:36:48au regard
00:36:49des 6 milliards d'euros
00:36:50d'économies
00:36:51qui ont été
00:36:52annoncées
00:36:53par rapport
00:36:54à ce coût
00:36:55de la guerre,
00:36:56on est quand même
00:36:57dans beaucoup
00:36:57d'ambiguïté.
00:36:58Par exemple,
00:36:59le coût
00:37:00de la guerre
00:37:01qui a été évoqué
00:37:02et notamment,
00:37:03je pense à la charge
00:37:04d'intérêt
00:37:05de notre dette.
00:37:073 milliards et demi,
00:37:08c'est un chiffre
00:37:09qui manifestement
00:37:10est un chiffre
00:37:11qui est
00:37:11depuis qu'on parle
00:37:13du retour
00:37:14de la guerre
00:37:15en France.
00:37:16C'est-à-dire que
00:37:16ce n'est pas
00:37:163 milliards et demi
00:37:17pour cette année.
00:37:18Si vous regardez
00:37:19sur cette année,
00:37:20la charge de la dette
00:37:21n'augmentera certainement
00:37:22pas de 3 milliards et demi.
00:37:24Donc là,
00:37:24on nous raconte
00:37:25un peu une histoire.
00:37:27L'autre histoire,
00:37:28moi,
00:37:28que je ne m'explique
00:37:29pas très bien,
00:37:30c'est que je ne sais pas
00:37:30si vous vous rappelez,
00:37:31en 2023,
00:37:32on avait eu un chèque
00:37:33aussi pour les Français
00:37:36qui travaillaient
00:37:37et qui roulaient beaucoup.
00:37:38Quand vous regardez
00:37:39les conditions d'attribution,
00:37:40c'est à peu près
00:37:41les mêmes financièrement.
00:37:43Or,
00:37:43on nous dit
00:37:43que ça concernait
00:37:4410 millions de Français
00:37:45à l'époque.
00:37:46Et là,
00:37:46on nous dit
00:37:47que ça n'en concerne
00:37:48que 2,9.
00:37:49Donc,
00:37:49est-ce que le loup,
00:37:50il est dans le côté
00:37:53utilisation de votre véhicule
00:37:55à des fins professionnelles ?
00:37:56Parce qu'en 2023,
00:37:58ça incluait
00:37:59le trajet de domicile-travail
00:38:01pour des gens
00:38:02qui n'utilisaient pas
00:38:03après leur voiture.
00:38:03Est-ce qu'on parle vraiment
00:38:05du trajet de domicile-travail
00:38:07ou est-ce que c'est
00:38:08des gens qui travaillent
00:38:09vraiment avec leur voiture
00:38:10au quotidien
00:38:11en dehors de ça ?
00:38:12Après,
00:38:12si on fait le calcul
00:38:13de tout ça,
00:38:14combien ça coûte
00:38:15a priori ?
00:38:16Les aides,
00:38:18on a dépensé
00:38:18à peu près
00:38:20150 millions
00:38:21au mois d'avril.
00:38:22Vous retranchez
00:38:23les 60 millions
00:38:24de chèques énergie
00:38:24qui ne sont versés
00:38:25que pour un an,
00:38:26mais si vous additionnez
00:38:27la multiplication
00:38:28des aides
00:38:29pour les pêcheurs,
00:38:30etc.,
00:38:30vous arrivez
00:38:31à pas loin
00:38:32de 200 millions.
00:38:34200 millions
00:38:34hors
00:38:35cette nouvelle aide.
00:38:36Si vous considérez
00:38:37que vous allez donner
00:38:38à peu près 100 euros
00:38:38à 2,9 millions
00:38:40de Français
00:38:40avec cette nouvelle aide,
00:38:42vous rajoutez
00:38:43300 millions
00:38:44à peu près.
00:38:44Donc,
00:38:45ça fait autour
00:38:46de 500 millions
00:38:48globalement,
00:38:49encore une fois,
00:38:50au regard de 6 milliards
00:38:51qu'il faut aller chercher
00:38:52en économie.
00:38:52Merci, Manu.
00:38:53Qu'en pensent
00:38:53les principaux concernés,
00:38:55les automobilistes,
00:38:56ceux qui sont concernés
00:38:57ou ceux qui ne le sont pas ?
00:38:58Aussi,
00:38:58Alexis Pluyette,
00:38:59bonjour,
00:38:59vous êtes dans une station
00:39:00service du soulagement
00:39:03chez certains automobilistes
00:39:05que vous rencontrez
00:39:05ce matin.
00:39:08Écoutez,
00:39:08on a rencontré
00:39:09les oubliés,
00:39:10entre guillemets,
00:39:10ce qui n'en bénéficient pas,
00:39:12qui étaient un petit peu
00:39:12déçus, frustrés,
00:39:13mais pas tellement étonnés.
00:39:14Et puis aussi,
00:39:15beaucoup de gros rouleurs
00:39:16depuis ce matin,
00:39:17avec notamment,
00:39:17par exemple,
00:39:18des commerciaux itinérants
00:39:19qui font plusieurs centaines
00:39:21de kilomètres par jour,
00:39:22donc théoriquement éligibles
00:39:23à cette aide,
00:39:24sous condition de revenu,
00:39:25évidemment.
00:39:26Et ce qu'il nous disait,
00:39:26c'est que c'est toujours
00:39:27bon à prendre,
00:39:28évidemment,
00:39:29mais que 20 centimes d'euros
00:39:30par litre,
00:39:30ça n'est pas suffisant
00:39:31quand vous roulez au gazole,
00:39:32par exemple,
00:39:34avec cette hausse
00:39:35de 2,21 euros
00:39:36ici dans cette station service
00:39:37à la facture
00:39:38reste salée.
00:39:39Écoutez leur réaction
00:39:40au micro d'Anne Boisise.
00:39:43C'est rien du tout,
00:39:45on ne fait rien avec.
00:39:46Ça reste toujours
00:39:47au-dessus des 2 euros.
00:39:48Aujourd'hui,
00:39:49ça nous impacte énormément.
00:39:51Ça fait mal.
00:39:52Avant,
00:39:52c'était 1,60,
00:39:531,50 et quelques.
00:39:55J'ai entendu que la situation
00:39:56s'est un peu améliorée.
00:39:58Alors,
00:39:59il faut préciser
00:39:59qu'il y avait un peu de flou
00:40:00pour ces automobilistes.
00:40:01Certains ne savaient pas exactement
00:40:03s'ils étaient éligibles.
00:40:04C'est ce que disait
00:40:05Emmanuel de Chypre
00:40:05un petit peu plus tôt.
00:40:06On ne sait pas exactement.
00:40:07Ce qu'on sait,
00:40:08c'est que ça concerne
00:40:09théoriquement 3 millions de Français.
00:40:11Ce sera sur un mode déclaratif
00:40:13versé en une fois
00:40:14et donc rétroactif
00:40:15pour les mois d'avril,
00:40:16mai et du mois de juin.
00:40:17Alexis Plouillette
00:40:18avec Anne Bouaziz
00:40:19à Marseille
00:40:19pour BFM TV.
00:40:20Dans quelques instants,
00:40:21on repart dans le détroit d'Hormuz
00:40:23où la tension règne ce matin.
00:40:26Plusieurs incidents
00:40:27ont été signalés
00:40:28ces dernières heures
00:40:29près des côtes iraniennes.
00:40:31Les Iraniens
00:40:31qui auraient tiré
00:40:33sur plusieurs navires.
00:40:34On a de plus en plus
00:40:35de précisions.
00:40:36On vous les donne
00:40:36dans quelques instants.
00:40:37A tout de suite.
00:40:41Il est bientôt 11h.
00:40:42Soyez les bienvenus
00:40:43si vous nous rejoignez.
00:40:44La guerre au Moyen-Orient
00:40:45a-t-elle repris ce matin
00:40:46malgré la prolongation
00:40:47du cessez-le-feu
00:40:48par Donald Trump.
00:40:49Un porte-conteneur
00:40:50a été visé
00:40:50par des tirs iraniens
00:40:52dans le détroit d'Hormuz
00:40:53où le blocus naval américain
00:40:54est maintenu.
00:40:55Un autre navire,
00:40:56on l'apprend,
00:40:57a lui aussi été visé
00:40:59dans le détroit.
00:41:00Trump a-t-il reculé,
00:41:02a-t-il cédé
00:41:02à la pression iranienne ce matin ?
00:41:03En tout cas,
00:41:04il assure que l'ennemi
00:41:04est au bord du gouffre financier.
00:41:06Le régime iranien,
00:41:07lui, n'a pas encore réagi
00:41:09à l'annonce
00:41:09du président américain.
00:41:10Ça pourrait arriver
00:41:11dans les heures qui viennent.
00:41:12On va aussi aller au Liban
00:41:13où une frappe israélienne
00:41:14est rapportée
00:41:15dans l'est du pays
00:41:16malgré la trêve en vigueur.
00:41:17Nos envoyés spéciaux sont là.
00:41:19Nos invités aussi.
00:41:20On peut donc y aller retrouver
00:41:21sans plus tarder
00:41:22Hugo Smag
00:41:23à Doha, au Qatar.
00:41:24Hugo,
00:41:25plusieurs incidents signalés
00:41:26en plein détroit d'Hormuz
00:41:27ces dernières heures.
00:41:31Oui, effectivement,
00:41:32on parle de deux navires
00:41:33qui ont été ciblés
00:41:34par la marine iranienne.
00:41:35Pour vous expliquer
00:41:36un petit peu
00:41:37ce qui s'est passé
00:41:37il y a plusieurs heures,
00:41:38on a d'abord eu l'information
00:41:40qu'un premier navire
00:41:41battant pavillon libérien
00:41:43avait été intercepté
00:41:44par les vedettes iraniennes.
00:41:46Il était au large de Man
00:41:47à environ 15 000 nautiques de Man,
00:41:49donc environ 23 kilomètres
00:41:51de la côte.
00:41:52Et il avait,
00:41:52selon ce que l'on a pu apprendre,
00:41:54l'autorisation
00:41:55de passer le détroit d'Hormuz.
00:41:56Mais il a quand même
00:41:57été intercepté
00:41:59par ces vedettes
00:42:00qui ont ouvert le feu
00:42:01sur ce bateau,
00:42:02qui ont ouvert le feu
00:42:02notamment sur sa passerelle,
00:42:04un endroit très stratégique
00:42:05puisque c'est là
00:42:06que se déroule
00:42:07notamment le commandement
00:42:08du bateau.
00:42:08Mais aucun incendie
00:42:10n'est à déclarer,
00:42:10il n'y a pas non plus
00:42:11de victimes ou de blessés.
00:42:13En revanche,
00:42:13le bateau, lui,
00:42:14est désormais immobilisé
00:42:15en plein détroit d'Hormuz.
00:42:17Et puis,
00:42:17il y a quelques minutes,
00:42:18on a appris
00:42:19qu'il y avait eu
00:42:19un deuxième incident
00:42:20du même type
00:42:21avec un deuxième bateau,
00:42:23cette fois-ci,
00:42:23battant pavillon panaméen
00:42:25qui a été également
00:42:26intercepté
00:42:26par ces vedettes iraniennes.
00:42:28Ce sont ces petits bateaux
00:42:30qui naviguent
00:42:30tout le long
00:42:31du détroit d'Hormuz
00:42:32et qui agissent
00:42:33extrêmement rapidement
00:42:34parce qu'ils vont très vite
00:42:36et qu'ils sont équipés
00:42:36de lances roquettes
00:42:38et qui vont venir
00:42:38justement intervenir
00:42:39sur ces bateaux
00:42:40qui tentent de passer
00:42:41le détroit d'Hormuz.
00:42:42Détroit d'Hormuz,
00:42:42donc toujours aussi
00:42:44instable aujourd'hui.
00:42:45Merci beaucoup, Hugo.
00:42:46Restez avec nous.
00:42:47On va zoomer
00:42:48sur la carte
00:42:49là où tout se passe
00:42:50ces dernières heures.
00:42:51Bonjour,
00:42:52Général Pellistrandi.
00:42:53Merci, Jérôme,
00:42:53d'être avec nous.
00:42:54Cette carte
00:42:55du détroit d'Hormuz
00:42:57avec du rouge,
00:42:57du vert
00:42:58et notamment,
00:42:59hop, je m'approche ici,
00:43:00ces deux points verts
00:43:01qui semblent correspondre
00:43:02au positionnement
00:43:04des deux navires
00:43:05visés par des tiris iraniens
00:43:06ces dernières heures,
00:43:07donc tout près
00:43:07des côtes iraniennes.
00:43:08Oui, exactement, François.
00:43:09Donc, il s'agit
00:43:10de deux portes-containers
00:43:11dont au moins l'un appartient
00:43:13au géant
00:43:15du commerce maritime mondial,
00:43:16l'armateur MSC.
00:43:18Donc, ce sont
00:43:18de gros bateaux.
00:43:20Donc, ils avaient visiblement
00:43:22obtenu l'autorisation
00:43:24de partir
00:43:25depuis le golfe
00:43:26arabo-persique
00:43:26et ils ont été interceptés,
00:43:28là, vous voyez,
00:43:29pas très loin.
00:43:30Celui-là, le MSC Francesca.
00:43:31Et puis, également,
00:43:33a priori,
00:43:33il n'est pas minondable.
00:43:34D'ailleurs, on voit bien
00:43:35dans le mouvement
00:43:36que les bateaux
00:43:36se sont arrêtés
00:43:37quand on regarde
00:43:38marine trafic
00:43:39et que c'est eux
00:43:40qui ont été
00:43:41visiblement attaqués
00:43:42par ces vedettes rapides
00:43:44alors même que...
00:43:45Donc, des petits bateaux
00:43:46iraniens, très mobiles.
00:43:48Exactement,
00:43:48qui sont vraisemblablement
00:43:49partis de la côte, ici.
00:43:51Donc, ce sont des incidents
00:43:54extrêmement graves
00:43:55d'autant plus
00:43:55qu'ils ont visé
00:43:56la passerelle.
00:43:58Et ça,
00:43:58quand vous visez
00:43:59la passerelle,
00:44:00vous mettez en danger
00:44:01l'équipage.
00:44:02Il faut bien comprendre
00:44:03que sur ces bateaux,
00:44:04l'équipage,
00:44:05il est réduit.
00:44:05C'est entre 20
00:44:06et 25 marins.
00:44:07L'essentiel étant
00:44:08à la passerelle
00:44:09et aux machines.
00:44:11Et donc,
00:44:11quand vous visez
00:44:12la passerelle,
00:44:13vous faites courir
00:44:14un risque majeur
00:44:14à l'équipage.
00:44:15Mais il y a un truc
00:44:15que je ne comprends pas.
00:44:16Parmi ces deux navires,
00:44:17il y en a un,
00:44:17nous dit-on,
00:44:17qui quittait l'Iran ?
00:44:18Oui, mais...
00:44:20Et il est attaqué
00:44:21par l'Iran ?
00:44:21Ça peut laisser entendre
00:44:24que, en fait,
00:44:25les dysfonctionnements
00:44:26du système iranien,
00:44:28n'oubliez pas
00:44:29qu'ils ont été bombardés
00:44:29pendant près
00:44:30de cinq semaines
00:44:31et que,
00:44:32peut-être que
00:44:33des commandants locaux,
00:44:35ici,
00:44:35des gardiens
00:44:36de la révolution,
00:44:37n'avaient pas
00:44:37l'information
00:44:38que ces bateaux
00:44:39étaient autorisés,
00:44:41entre guillemets,
00:44:42par Téhéran
00:44:42à franchir.
00:44:43Donc,
00:44:43c'est un incident
00:44:44très grave
00:44:45et qui démontre
00:44:46qu'il n'y a pas
00:44:47de sécurité
00:44:48dans le détroit d'Hormuz
00:44:49aujourd'hui.
00:44:50Il y a beaucoup
00:44:51de confusion,
00:44:52de complexité aussi
00:44:53parce qu'on vous retrouve
00:44:53Hugos Magadoa au Qatar.
00:44:55Le trafic n'est pas
00:44:56totalement paralysé
00:44:56dans le détroit d'Hormuz,
00:44:57n'est-ce pas ?
00:45:00Non,
00:45:01il n'est pas totalement paralysé.
00:45:02D'ailleurs,
00:45:02comme le disait
00:45:03le général Paysstrandi
00:45:04il y a quelques secondes,
00:45:05effectivement,
00:45:06parfois,
00:45:06il y a de la confusion,
00:45:07notamment,
00:45:08ces deux bateaux
00:45:08qui passaient là,
00:45:09par exemple,
00:45:10eux avaient,
00:45:10a priori,
00:45:11coupé entièrement
00:45:12leur GPS
00:45:12pour ne pas être localisables
00:45:14et finalement,
00:45:15les vedettes
00:45:15sont quand même tombées
00:45:16dessus.
00:45:17D'autres bateaux
00:45:17continuent d'essayer
00:45:19de passer le détroit d'Hormuz
00:45:20parce qu'ils font
00:45:20le calcul risque-bénéfice
00:45:23du passage de ce détroit
00:45:24et puis enfin,
00:45:25il y a une autre option,
00:45:26celle de la flotte
00:45:27fantôme iranienne.
00:45:28Ce sont des bateaux
00:45:29qui sont iraniens
00:45:31ou du moins
00:45:32qui ont des intérêts
00:45:32avec l'Iran
00:45:33et qui passent
00:45:34dans le détroit d'Hormuz
00:45:35sous une autre identité
00:45:36la plupart du temps
00:45:37ou avec un équipage
00:45:38à bord d'une autre nationalité
00:45:40qui n'est pas,
00:45:40par exemple,
00:45:43ciblée par le blocage
00:45:44américain.
00:45:45Donc,
00:45:45il y a toujours
00:45:46quelques bateaux
00:45:47qui passent.
00:45:48Cela étant,
00:45:48il reste quand même
00:45:49des milliers de navires
00:45:50en amont
00:45:51et en aval du détroit
00:45:52qui restent complètement bloqués
00:45:53depuis le début
00:45:54de cette guerre.
00:45:55Merci,
00:45:55Hugo Smag et Clément Gros-Denis
00:45:57à Doha au Qatar
00:45:57pour BFMT.
00:45:58Maïk Adra,
00:45:59comment vous interprétez
00:45:59ce qui se passe
00:46:00ces dernières heures
00:46:00dans le détroit d'Hormuz ?
00:46:02L'Iran fait de la déstabilisation,
00:46:04l'Iran envoie des messages
00:46:06titilles,
00:46:06si je puis dire,
00:46:10ses adversaires.
00:46:11On est quelques heures
00:46:12après l'annonce par Trump
00:46:13de la prolongation
00:46:13du cessez-le-feu
00:46:14mais Trump maintient
00:46:15dans le même temps
00:46:16le blocus naval,
00:46:17ce qui n'empêche pas
00:46:18les Iraniens
00:46:19de tirer sur des navires
00:46:20dans le détroit.
00:46:21L'Iran perpétue
00:46:22avec plus d'intensité
00:46:23une vieille stratégie
00:46:24qu'ils ont toujours eue.
00:46:26En 2021,
00:46:26ils avaient saisi
00:46:27un navire britannique,
00:46:28un pétrolier britannique
00:46:30et donc ces harcèlements
00:46:31au niveau du détroit d'Hormuz
00:46:33ne sont pas nouveaux.
00:46:35Les exemples abondent
00:46:36et ils dépassent
00:46:38les dizaines vraiment
00:46:39dans les dernières années
00:46:40surtout après le retrait américain
00:46:42du JCPOA
00:46:43de l'accord sur le nucléaire.
00:46:45L'Iran a toujours joué
00:46:46cette carte.
00:46:47Aujourd'hui,
00:46:47elle augmente l'intensité
00:46:48de ces harcèlements
00:46:49au niveau du détroit d'Hormuz
00:46:52en en faisant
00:46:53la promotion
00:46:55en tant que blocus.
00:46:57Donc, en effet,
00:46:58ils sont en train
00:46:59de verrouiller
00:46:59le détroit d'Hormuz
00:47:01parallèlement
00:47:02au blocus américain.
00:47:03Donc,
00:47:04il y a une certaine forme
00:47:04de mimétisme
00:47:05qui s'installe
00:47:06entre les deux acteurs
00:47:07de cette guerre,
00:47:08les Iraniens
00:47:08et les Américains.
00:47:09Plus le blocus dure,
00:47:10plus les Iraniens
00:47:11vont jouer cette carte
00:47:12du détroit d'Hormuz.
00:47:13Sauf que,
00:47:15aujourd'hui,
00:47:16il y a un risque.
00:47:17L'Iran,
00:47:17qui a bénéficié,
00:47:19je dirais,
00:47:19pas de la bienveillance
00:47:20des Européens
00:47:21ou bien de l'opinion internationale,
00:47:23enfin de la communauté internationale,
00:47:24mais plutôt de leur paralysie,
00:47:25risque vraiment maintenant
00:47:27de réveiller leur colère
00:47:28parce que cette situation
00:47:29au niveau du détroit d'Hormuz
00:47:30n'est plus tenable.
00:47:32On aura une nouvelle analyse.
00:47:35En quelques instants,
00:47:35juste l'ambassadeur iranien
00:47:36à l'ONU.
00:47:37Écoutez ce qu'il disait
00:47:37il y a quelques heures.
00:47:40Nous avons reçu des signes
00:47:42indiquant que les États-Unis
00:47:43étaient prêts
00:47:43à mettre fin au blocus.
00:47:45Dès qu'ils arrêteront le blocus,
00:47:47la prochaine session
00:47:47de négociation
00:47:48aura lieu à Islamabad.
00:47:52Bonjour Bertrand Gallichet,
00:47:53merci de nous avoir rejoint.
00:47:54Il n'y aura pas
00:47:54d'amélioration de la situation
00:47:55tant qu'il y aura
00:47:56ce blocus naval américain ?
00:47:59Et cela confirme
00:48:00que c'est le point central,
00:48:01que ce n'est pas pour l'instant
00:48:02le nucléaire
00:48:03qui est un vaste sujet
00:48:04sur lequel on peut discuter
00:48:06encore pendant des semaines.
00:48:07Il n'y a pas d'urgence absolue
00:48:09à savoir où se trouve l'uranium
00:48:11et à quelle distance
00:48:14les Iraniens peuvent frapper
00:48:16avec des missiles
00:48:17qui leur restent
00:48:18ou qui ne leur restent pas.
00:48:19L'immédiat,
00:48:20c'est effectivement
00:48:21cette question du détroit d'Hormuz
00:48:23qui paralyse une partie
00:48:25de l'économie mondiale,
00:48:26qui pèse sur l'économie
00:48:28des pays européens,
00:48:30des pays asiatiques
00:48:31et aussi sur l'économie américaine
00:48:34sans parler naturellement
00:48:35de l'économie iranienne.
00:48:36Mais sur l'économie iranienne
00:48:38dont on dit beaucoup
00:48:40qu'elle est au bord de l'asphyxie,
00:48:42je voudrais quand même rappeler
00:48:43que la situation politique en Iran
00:48:46fait que ça n'est pas un sujet
00:48:48pour les gardiens de la révolution,
00:48:50pour M. Vaidi,
00:48:51le chef des gardiens de la révolution,
00:48:53pour M. Khaliba,
00:48:54ou même le président iranien
00:48:57ou le ministre des Affaires étrangères.
00:49:00Eux, ils appartiennent
00:49:01au cœur du système.
00:49:02Donc, ils ne manqueront
00:49:03jamais de rien
00:49:04et leur cercle rapproché
00:49:05non plus.
00:49:06Et donc,
00:49:07la population iranienne
00:49:08peut être dans un état
00:49:09de dénuement total.
00:49:11Ça peut durer
00:49:12extrêmement longtemps
00:49:13et ça n'aura pas d'incidence.
00:49:15Quand vous avez un pays
00:49:16qui est prêt à tirer
00:49:17à la mitrailleuse lourde
00:49:18sur une population
00:49:20qui se révolterait,
00:49:21eh bien,
00:49:22vous avez la maîtrise
00:49:23de votre population,
00:49:25la maîtrise du pays.
00:49:26Et donc,
00:49:26pour les Iraniens,
00:49:28eh bien,
00:49:28finalement,
00:49:29le temps ne joue pas beaucoup.
00:49:31Simplement,
00:49:31l'incident dont on vient
00:49:33de parler est très intéressant
00:49:34parce que,
00:49:35depuis très longtemps,
00:49:36on dit
00:49:37qu'il y a un droit de passage,
00:49:38c'est à peu près
00:49:392 millions d'euros
00:49:40exigés par l'Iran.
00:49:41Mais qui exige
00:49:43ce droit de passage ?
00:49:44L'Iran, c'est quoi ?
00:49:45C'est l'État iranien
00:49:46ou ce sont les gardiens
00:49:48de la révolution
00:49:48ou ce sont des gardiens
00:49:50de la révolution
00:49:51qui empochent cet argent ?
00:49:54Vous savez que
00:49:54sur les modalités
00:49:56de perception
00:49:57de cette taxe
00:49:58qui est un racket,
00:49:59en réalité,
00:50:00il y a plusieurs façons
00:50:02de faire.
00:50:03Il y a notamment
00:50:03les crypto-monnaies,
00:50:05etc.
00:50:05Mais la réalité,
00:50:06et c'est probablement
00:50:07l'explication
00:50:08de ce qui vient de se passer,
00:50:10c'est que certains
00:50:10n'ont pas reçu
00:50:11leur DIM
00:50:12et que,
00:50:13donc,
00:50:14ils contestent,
00:50:15finalement,
00:50:16le fait que
00:50:17le péage
00:50:18ait été payé
00:50:18à d'autres
00:50:19et je pense
00:50:19que c'est ça
00:50:20qui explique
00:50:21les opérations
00:50:23menées par
00:50:24ces vedettes
00:50:27contre des navires
00:50:28avec des immatriculations
00:50:30un peu douteuses,
00:50:31d'ailleurs.
00:50:31Entre deux
00:50:31et peut-être même
00:50:32trois portes-conteneurs
00:50:34visés ces dernières heures
00:50:34par des tirs iraniens
00:50:36dans le détroit d'Hormuz.
00:50:37On peut avoir l'impression,
00:50:38Michel Ola-Garaï,
00:50:38parfois que les États-Unis,
00:50:39les Américains,
00:50:40ne savent pas trop
00:50:40comment gérer l'Iran,
00:50:41les Iraniens.
00:50:42C'est manifeste
00:50:44depuis un certain temps,
00:50:45simplement.
00:50:45l'idée du blocus
00:50:46est une idée
00:50:48et une mise en application
00:50:49qui est tout à fait
00:50:50à la hauteur
00:50:51de l'enjeu.
00:50:52Mais ça n'intimide pas
00:50:53plus que cela
00:50:54les Iraniens ?
00:50:55Non, non,
00:50:56je ne pense pas.
00:50:58Simplement,
00:50:58il y a un intérêt
00:51:00de cet enjeu
00:51:01et une difficulté.
00:51:02L'intérêt,
00:51:03c'est d'étrangler
00:51:04économiquement,
00:51:04éventuellement,
00:51:06l'Iran,
00:51:07d'affamer,
00:51:07alors malheureusement,
00:51:09la population,
00:51:09parce que les gardiens
00:51:10de la révolution,
00:51:11vous l'avez souligné,
00:51:12ne manqueront de rien.
00:51:14parce que ça filtre
00:51:16le trafic entrant
00:51:17et le trafic sortant.
00:51:18Et puis maintenant,
00:51:19la zone de guerre
00:51:20s'étend au monde entier
00:51:21puisqu'apparemment,
00:51:22les Américains ont
00:51:23raisonné un tanker
00:51:24qui était en route
00:51:25vers Malacca,
00:51:26donc d'Iran à Malacca,
00:51:27pour alimenter
00:51:28le sud-est asiatique.
00:51:30Bon,
00:51:31eh bien,
00:51:31tout ça,
00:51:32nous assistons maintenant
00:51:33dans le détroit
00:51:34à des péripéties
00:51:35puisque manifestement,
00:51:36les deux belligérants
00:51:37veulent aller
00:51:38vers des négociations.
00:51:39Simplement,
00:51:40nous savons
00:51:40que ce détroit-là
00:51:41sera pendant très longtemps
00:51:43une zone d'instabilité
00:51:44et d'insécurité,
00:51:46ce qui donne
00:51:46toute sa valeur
00:51:47à la réunion actuelle
00:51:48à Londres
00:51:49dans laquelle,
00:51:49à la suite
00:51:50de la réunion
00:51:50de l'Elysée,
00:51:52les pays concernés
00:51:54ou qui veulent
00:51:54être concernés
00:51:55vont essayer
00:51:56de mettre en place
00:51:57une organisation
00:51:58de sécurisation
00:51:59lorsque,
00:52:00bien entendu,
00:52:02lorsque l'état de guerre
00:52:03aura cessé.
00:52:04On n'en est pas là.
00:52:05On n'en est pas là
00:52:05et surtout,
00:52:06ça peut perdurer
00:52:07parce que comme ça a été
00:52:08souligné dans cette présentation
00:52:09du général Pélistrandi,
00:52:10il y a des vedettes partout
00:52:12et puis une certaine incohérence
00:52:13et peut-être une difficulté
00:52:15de régulation
00:52:15de leur action
00:52:16parce que quand on dit
00:52:17Téhéran a décidé
00:52:19et puis les gardiens
00:52:19de la révolution
00:52:21qui sont sur la côte
00:52:22là,
00:52:22ont attaqué.
00:52:23C'est quand même
00:52:23très étonnant
00:52:24et ça laisse penser
00:52:25qu'il y a des difficultés
00:52:27quand même
00:52:28dans la mise en application
00:52:30des décisions politiques
00:52:31par le pouvoir iranien.
00:52:32Ce, alors que le cessez-le-feu
00:52:33entre les États-Unis
00:52:34et l'Iran
00:52:34a donc été prolongé
00:52:35hier soir
00:52:36par Donald Trump
00:52:37de façon unilatérale.
00:52:38D'ailleurs,
00:52:38Anthony Le Boss,
00:52:39on vous retrouve à Washington.
00:52:40Comment le président
00:52:40des États-Unis
00:52:41justifie-t-il
00:52:42sa décision ?
00:52:46Alors Donald Trump
00:52:47justifie cette décision
00:52:48avec deux arguments.
00:52:49Le blocus,
00:52:49vous en parliez,
00:52:50ce blocus naval
00:52:50est plus efficace
00:52:51et redoutable
00:52:52que les bombardements.
00:52:53C'est ce que répète
00:52:54à l'envie Donald Trump
00:52:54ces derniers jours.
00:52:55Il veut asphyxier
00:52:56l'économie iranienne
00:52:57et d'ailleurs,
00:52:58dans une dernière publication
00:52:59sur son réseau social,
00:53:00il affirme que l'Iran
00:53:01est au bord
00:53:02de la faillite financière.
00:53:03Ensuite,
00:53:03deuxième argument
00:53:04avancé par le président américain,
00:53:05c'est qu'il y aurait
00:53:06des fractures,
00:53:07des divisions
00:53:08au sein du régime iranien.
00:53:10Et sur ce point-là,
00:53:11les médias américains
00:53:12nous donnent plus d'informations.
00:53:14On apprend
00:53:14par la chaîne américaine
00:53:15CNN
00:53:16que les États-Unis
00:53:16avaient envoyé
00:53:17un document
00:53:17il y a quelques jours
00:53:18à l'Iran
00:53:19qui listait
00:53:20tous les grands points
00:53:21de négociation
00:53:21que les États-Unis
00:53:22voulaient que l'Iran accepte
00:53:23avant de reprendre
00:53:24des négociations physiques
00:53:26au Pakistan,
00:53:27à Islamabad précisément.
00:53:28Ces demandes américaines
00:53:30sont restées sans suite.
00:53:31L'Iran n'a pas répondu.
00:53:32C'est ce qui a fait dire
00:53:33aux Américains
00:53:33qu'il n'y avait au fond
00:53:34pas de consensus
00:53:35au sein du régime iranien
00:53:36sur cette question.
00:53:37Donc,
00:53:38Donald Trump
00:53:38a pris la décision
00:53:39de prolonger ce cessez-le-feu
00:53:41sans ultimatum
00:53:42et sans date d'expiration
00:53:43d'ailleurs
00:53:43pour tenter de souligner,
00:53:45d'exacerber encore plus
00:53:46ces fractures,
00:53:47ces divisions
00:53:48au sein du régime iranien
00:53:49et de favoriser peut-être
00:53:50en leur donnant plus de temps
00:53:51ceux qui,
00:53:52au sein du régime iranien,
00:53:53pouvaient négocier
00:53:54avec les États-Unis.
00:53:55Il leur a d'ailleurs demandé
00:53:56de formuler
00:53:57une proposition
00:53:58unifiée,
00:53:59dit-il,
00:53:59en fonction de laquelle
00:54:00il décidera si oui ou non
00:54:01il reprendra les combats.
00:54:02On se demande ce matin
00:54:04si Trump cède
00:54:05en quelque sorte
00:54:05à la pression iranienne.
00:54:06Qu'en disent les médias
00:54:07aux États-Unis, Anthony ?
00:54:12Eh bien,
00:54:12ils disent qu'il cède aussi
00:54:13parce que cette guerre
00:54:14est coûteuse pour lui
00:54:15à trois niveaux.
00:54:16Couteuse économiquement,
00:54:17financièrement
00:54:17parce qu'elle provoque
00:54:18une certaine volatilité,
00:54:19instabilité sur les marchés
00:54:21et Donald Trump
00:54:21regarde les marchés financiers
00:54:23tous les jours.
00:54:24Elle est coûteuse aussi
00:54:24du point de vue militaire
00:54:25parce que les stocks
00:54:26de munitions américains
00:54:28sont en train de diminuer
00:54:30selon les médias américains.
00:54:31Au moins 45%
00:54:32du stock
00:54:33de missiles
00:54:34de frappe de précision
00:54:35ont été utilisés
00:54:37depuis les sept semaines
00:54:38de guerre
00:54:39et 50% du stock
00:54:41des missiles
00:54:41de défense aérienne
00:54:43Patriot
00:54:43ont été aussi utilisés
00:54:45selon les médias américains.
00:54:46Donald Trump,
00:54:46par ailleurs,
00:54:47sur cette question,
00:54:48craint aussi
00:54:49qu'il y ait d'autres
00:54:50pertes américaines humaines
00:54:51en cas de nouvelle
00:54:52intervention militaire.
00:54:53Ensuite,
00:54:53et c'est le dernier point,
00:54:54Donald Trump
00:54:56subit en quelque sorte
00:54:57un coup politique aussi
00:54:58parce qu'il gagne
00:54:59en impopularité
00:55:00jour après jour.
00:55:01Les prix à la pompe,
00:55:01les prix de l'énergie
00:55:02augmentent ici
00:55:03aux Etats-Unis.
00:55:04Il risque l'enlisement
00:55:05avec cette guerre
00:55:06et sur ce point-là,
00:55:07il est aussi critiqué
00:55:08au sein de son camp.
00:55:10Merci Anthony Lovos.
00:55:10Avec Thomas Boutin
00:55:11à Washington
00:55:11pour BFM TV.
00:55:12Thierry Arnaud,
00:55:13il y a moins de 48 heures,
00:55:14je pense,
00:55:15Trump estimait
00:55:16peu probable
00:55:18une prolongation
00:55:18du cessez-le-feu
00:55:19qu'il a finalement annoncé
00:55:21hier en début de soirée.
00:55:22C'est-à-dire que soudain,
00:55:23il n'y a plus
00:55:23d'ultimatum du tout
00:55:24à la conclusion
00:55:26d'un accord.
00:55:27Donald Trump
00:55:28veut que cette guerre
00:55:29cesse.
00:55:30Il en a mesuré le coup
00:55:31comme le disait
00:55:32très justement
00:55:32Anthony Lovos
00:55:34en nous donnant
00:55:34le détail.
00:55:35J'ajoute un point,
00:55:37on est au 54e
00:55:38jour de guerre
00:55:39à raison d'une guerre
00:55:41qui a coûté
00:55:41lors des opérations militaires
00:55:43à peu près,
00:55:44dit-on,
00:55:45du côté du Pentagone
00:55:46un milliard de dollars
00:55:47par jour,
00:55:48plus ou moins.
00:55:49Alors,
00:55:50si je prends 54 jours,
00:55:51le calcul n'est pas
00:55:52complètement juste
00:55:53parce que
00:55:53les bombardements américains
00:55:56ont stoppé
00:55:57depuis plusieurs jours,
00:55:57mais grosso modo,
00:55:58depuis le début
00:55:59de cette guerre,
00:56:00les Etats-Unis
00:56:00ont à peu près
00:56:01consommé l'équivalent
00:56:02du budget annuel
00:56:03de la défense
00:56:04en France.
00:56:05Donc, ça donne
00:56:06un ordre de grandeur
00:56:07et ça représente,
00:56:08ça vous dit
00:56:09ce que cet effort
00:56:09de guerre
00:56:10a pu représenter.
00:56:12Ce qui est clair,
00:56:13c'est qu'effectivement,
00:56:15à ce stade,
00:56:16le président américain
00:56:17considère que
00:56:19la pression économique,
00:56:21la pression du blocus
00:56:22est plus efficace
00:56:23que les bombes
00:56:24et que c'est la conclusion
00:56:27à laquelle il en est parvenu
00:56:28et il préfère effectivement
00:56:31rester sur cette pression-là
00:56:33qui est très forte,
00:56:35500 millions de dollars par jour,
00:56:36continuer à serrer
00:56:38les taux chaque jour un peu plus.
00:56:38Ce qui présente
00:56:39de son point de vue
00:56:39quand même un inconvénient majeur,
00:56:41c'est qu'il souhaitait
00:56:42que ce conflit
00:56:42prenne fin rapidement
00:56:43et là,
00:56:44il s'inscrit inévitablement
00:56:45dans un temps
00:56:46qui est plus long
00:56:47et qui donc
00:56:48va continuer
00:56:49à lui coûter
00:56:50effectivement
00:56:51économiquement
00:56:52et politiquement
00:56:54et c'est la raison
00:56:55pour laquelle
00:56:55on peut toujours
00:56:56comme c'est toujours
00:56:58le cas avec Donald Trump
00:56:59s'attendre
00:57:00à un nouveau revirement
00:57:01de sa part.
00:57:01Pour l'instant,
00:57:02il est dans cette logique-là
00:57:03aujourd'hui
00:57:03au moment où on se parle.
00:57:05À 7 heures.
00:57:05On ne peut pas exclure
00:57:06qu'il s'impatiente
00:57:08et qu'il considère
00:57:09qu'il faut chercher
00:57:11une autre porte de sortie
00:57:12parce qu'encore une fois,
00:57:13pour lui,
00:57:14pour des raisons économiques
00:57:15et politiques,
00:57:16il est fondamental
00:57:17d'en finir
00:57:18le plus vite possible
00:57:19alors que du côté iranien,
00:57:20évidemment,
00:57:22chaque jour gagné
00:57:23est une victoire
00:57:24et l'objectif du régime
00:57:26c'est de tenir,
00:57:27c'est de survivre
00:57:28et tant que ce régime
00:57:29tient et survit,
00:57:30il gagne.
00:57:31Et je rappelle
00:57:32que l'Iran,
00:57:33il est 11h12,
00:57:35l'heure française
00:57:35n'a toujours pas répondu
00:57:36officiellement
00:57:37à l'annonce de Trump
00:57:39de prolonger le cessez-le-feu.
00:57:40On peut avoir l'impression
00:57:41que côté iranien,
00:57:42ce cessez-le-feu,
00:57:42il a expiré.
00:57:44Aux alentours de deux heures
00:57:45cette nuit,
00:57:47l'heure iranienne.
00:57:48Sauf que,
00:57:49compte non tenu
00:57:49des péripéties
00:57:50dans les trois d'Hormuz
00:57:51et je reprends
00:57:52le terme de l'amiral
00:57:53qui est juste,
00:57:53à mon avis,
00:57:54le meilleur pour décrire
00:57:55ce qui se passe,
00:57:56compte non tenu de cela,
00:57:57vous n'avez pas vu
00:57:58un missile
00:57:59ou un drone décoller
00:57:59depuis l'Iran.
00:58:00C'est vrai.
00:58:01Et ce qui est une façon
00:58:02de dire que,
00:58:03de fait,
00:58:04pour les Iraniens aussi,
00:58:05le cessez-le-feu continue.
00:58:06Levar Inel,
00:58:07bonjour Loa.
00:58:08Bonjour.
00:58:08Je pense qu'effectivement,
00:58:10il y a deux volets,
00:58:10il y a le temps
00:58:11de cette fin
00:58:11de cessez-le-feu actée,
00:58:13mais dont,
00:58:14on va dire,
00:58:15l'évolution n'est pas encore claire.
00:58:19En tout cas,
00:58:19à ce temps-ci,
00:58:20on peut quand même
00:58:21être content
00:58:22en disant que les tirs
00:58:23n'ont pas repris,
00:58:24la guerre n'a pas repris.
00:58:25Et donc,
00:58:25on a de manière directe
00:58:26des populations épargnées.
00:58:28Il faut le rappeler,
00:58:29je crois que ce qui est certain,
00:58:30c'est que cette histoire
00:58:31de blocus au pluriel,
00:58:32puisqu'on a la partie iranienne
00:58:34et américaine,
00:58:35a montré,
00:58:36à mon sens,
00:58:37plus que le Détroit
00:58:38est un instrument de signal
00:58:41plutôt qu'un instrument
00:58:42de capitulation
00:58:43que les deux parties
00:58:44ont voulu mettre.
00:58:45Peut-être plus d'ailleurs
00:58:46la partie américaine
00:58:47avec son blocus
00:58:48pensant qu'effectivement
00:58:49les Iraniens
00:58:50allaient capituler.
00:58:51L'autre point,
00:58:52c'est un peu
00:58:52l'induction en erreur
00:58:53global de Donald Trump.
00:58:55Il nous a menti.
00:58:55Il nous a dit
00:58:56pendant plusieurs jours
00:58:57que les Iraniens
00:58:58étaient d'accord
00:58:59et qu'on allait aboutir.
00:59:01Rappelez-vous,
00:59:02c'est bon,
00:59:03j'ai acté,
00:59:03on a notre uranium enrichi
00:59:05qui sera donné en partie.
00:59:07Vous voyez ce que je disais ?
00:59:08On était là,
00:59:10on se dit bon,
00:59:11un peu fou,
00:59:12on commençait à discuter
00:59:13des parties iraniennes
00:59:15qui étaient en désaccord.
00:59:16Je rappelle juste
00:59:17pour nos téléspectateurs,
00:59:19dans le cadre du JCPOA
00:59:20que j'ai suivi,
00:59:21pendant plus de dix ans,
00:59:22on avait deux parties
00:59:23au sein du régime iranien
00:59:24qui n'étaient pas d'accord.
00:59:26Un,
00:59:27ce qu'on appelle
00:59:27les pragmatiques,
00:59:28les autres,
00:59:28les idéologues
00:59:29et en fait,
00:59:30sur ça,
00:59:30ça ne marche pas.
00:59:31Dernier point
00:59:32sur la question
00:59:32de la conséquence économique
00:59:34et j'insiste.
00:59:36Effectivement,
00:59:37cette fois-ci,
00:59:38le bras de fer
00:59:38et je suis totalement d'accord
00:59:40sur ce qui a été dit
00:59:40autour de cette table,
00:59:42le bras de fer économique
00:59:42n'est pas à l'avantage
00:59:44de l'Iran
00:59:44puisqu'il est peut-être
00:59:45sur le plan du temps
00:59:46un peu plus sous pression.
00:59:48Pour autant,
00:59:48l'Iran ne négocie pas.
00:59:50Mais il y a deux éléments,
00:59:51c'est que ce que nous,
00:59:52la notion de temps,
00:59:53néanmoins,
00:59:54ils l'ont,
00:59:54chaque jour qui passe
00:59:55depuis plus de 40 jours,
00:59:56ils sont en place,
00:59:57ils les laissent écouler
00:59:58et en fait,
00:59:58la notion de détresse sociale
01:00:01par la partie iranienne
01:00:02n'est pas la même,
01:00:03elle va être fragmentée.
01:00:03Il y a des gens
01:00:04qui vont peut-être protester,
01:00:05donc sanctionner par le régime,
01:00:07d'autres qui vont s'adapter,
01:00:08donc ils n'auront pas le temps
01:00:08de protester
01:00:09et d'autres qui vont sortir
01:00:10du système en disant
01:00:11moi je vais survivre
01:00:12et donc tout ça,
01:00:13cette idée d'avoir
01:00:14une révolution de la fin,
01:00:15je crois qu'on ne l'aura pas
01:00:17– C'est à surveiller en tout cas.
01:00:18– C'est à surveiller
01:00:18mais on ne l'aura pas
01:00:19dans les temps attendus
01:00:20notamment par les Américains.
01:00:21– On est dans un nini ce matin,
01:00:22ni guerre, ni paix,
01:00:24c'est l'impression générale,
01:00:24on va voir quand même
01:00:25avec vous Julien Migomuller
01:00:26que les deux camps
01:00:28montrent les muscles,
01:00:30continuez de le faire,
01:00:31la machine propagande
01:00:31tourne à plein régime,
01:00:32on commence par le côté iranien Julien.
01:00:34– Voilà avec cette première vidéo
01:00:35que je tenais à vous montrer ce matin.
01:00:37Regardez,
01:00:38ce qu'on va voir là,
01:00:40dans un instant,
01:00:41c'est la place centrale de Téhéran,
01:00:43la capitale de l'Iran
01:00:44qui est noire de monde
01:00:45avec, voilà,
01:00:46ce sont des gardiens de la Révolution
01:00:48qui paradent sur des missiles balistiques
01:00:51et ce que l'on constate,
01:00:52eh bien,
01:00:52ce ne sont pas des petits missiles,
01:00:54ce sont des énormes missiles
01:00:55et non seulement les voient
01:00:56en mode de déambulation
01:00:57mais surtout après,
01:00:59eh bien,
01:00:59ils sont montrés,
01:01:00voilà,
01:01:00en mode vertical
01:01:01et c'est encore plus impressionnant
01:01:03comme en fait,
01:01:04un missile qui serait prêt
01:01:05à tout instant
01:01:06à être tiré.
01:01:07Ça veut dire quoi ?
01:01:08Eh bien,
01:01:09que les gardiens de la Révolution
01:01:10disent conserver des capacités.
01:01:12Alors,
01:01:13depuis le début du cessez-le-feu,
01:01:15a priori,
01:01:15ils n'ont pas eu le temps
01:01:16de reconstruire des missiles
01:01:17mais ça veut dire,
01:01:18quand on voit ces missiles,
01:01:20qu'ils ont encore des stocks
01:01:21répartis un petit peu partout
01:01:22dans le pays
01:01:23et ça,
01:01:24clairement,
01:01:24on est dans la communication,
01:01:26dans la démonstration de force.
01:01:27C'est le cas aussi des Américains
01:01:28ces dernières heures,
01:01:29Julie.
01:01:29Oui,
01:01:29les Etats-Unis,
01:01:30tous les jours,
01:01:31montrent sur leurs réseaux sociaux,
01:01:33notamment sur le compte X
01:01:34du CENCOM
01:01:36qui est le commandement central
01:01:37des Etats-Unis
01:01:38qui dépend du département
01:01:39de la Défense
01:01:40et voilà ce qu'ils ont montré
01:01:41ce matin,
01:01:42un montage digne de Hollywood.
01:01:45Et que voit-on ?
01:01:45Eh bien,
01:01:46on voit des avions militaires,
01:01:47on voit un porte-avions,
01:01:48on voit des bateaux,
01:01:50des militaires sur le qui-vive
01:01:51et dans la vidéo,
01:01:53clairement,
01:01:53le message,
01:01:54c'est celui-là,
01:01:55nous nous réarmons,
01:01:56nous nous rééquipons
01:01:57et nous adaptons nos tactiques.
01:02:00Aucune armée au monde
01:02:01ne s'adapte comme nous le faisons,
01:02:03c'est ce qui est dit
01:02:03dans cette vidéo
01:02:04parce que oui,
01:02:05la guerre,
01:02:06elle est sur le terrain,
01:02:07on le vit tous les jours
01:02:07sur BFM TV
01:02:08mais c'était également
01:02:09une guerre de la communication.
01:02:10Merci Julien.
01:02:11Général Pellistrandi,
01:02:12qui a le plus gros missile,
01:02:14qui a l'avion le plus puissant,
01:02:17le navire le plus dangereux ?
01:02:20Le rapport de force aujourd'hui,
01:02:21il reste à l'avantage
01:02:22des Etats-Unis ?
01:02:23Oui,
01:02:23très largement.
01:02:24Après plus de 50 jours de guerre ?
01:02:25Oui,
01:02:25très largement,
01:02:25il ne faut pas se faire d'illusions.
01:02:28La marine iranienne,
01:02:29elle est au fond de l'eau,
01:02:30même s'il y a cette flotte
01:02:32de moustiques capables
01:02:33d'attaquer.
01:02:37Ce dont disposent les Iraniens,
01:02:39ce sont les drones
01:02:40qu'on n'a pas vus cette fois-ci,
01:02:42mais effectivement,
01:02:43des missiles balistiques,
01:02:44donc ceux qui ont été présentés
01:02:45hier soir à Téhéran.
01:02:47Mais l'armada américaine
01:02:49est tellement conséquente
01:02:51qu'il n'y a pas photo.
01:02:53Néanmoins,
01:02:54et c'est ça la difficulté,
01:02:55c'est que les Iraniens
01:02:56conservent des capacités
01:02:58de nuisance
01:02:59suffisamment importantes
01:03:00pour que, justement,
01:03:01Washington hésite
01:03:02en quelque sorte
01:03:03à relancer la bagarre
01:03:05parce que
01:03:06ces missiles balistiques
01:03:07peuvent toucher,
01:03:08par exemple,
01:03:09les États du Golfe,
01:03:09ils peuvent...
01:03:10Donc,
01:03:11ils exercent une menace
01:03:12même si
01:03:14les États-Unis
01:03:15ont encore renforcé
01:03:17leur dispositif
01:03:17depuis 15 jours.
01:03:18Pendant ce temps-là,
01:03:19au Liban,
01:03:20malgré la trêve
01:03:21en vigueur entre Israël
01:03:22et le Hezbollah,
01:03:23Tsaal a mené
01:03:24ces dernières heures
01:03:25une attaque.
01:03:26Bonjour,
01:03:26Jérémy Normand,
01:03:27vous êtes au Liban
01:03:27pour BFMTV.
01:03:28Ça s'est passé
01:03:28dans l'est du pays,
01:03:30n'est-ce pas ?
01:03:33Exactement,
01:03:34et c'est très important
01:03:34le lieu où ça s'est passé
01:03:35parce que ça se situe
01:03:37au nord de la zone tampon,
01:03:39cette fameuse ligne jaune
01:03:40qu'a tracée
01:03:41Benyamin Netanyahou.
01:03:42C'est une bande de terre
01:03:43de 5 à 10 kilomètres
01:03:44au sud du Liban
01:03:45que l'armée israélienne
01:03:46veut voir évacuer
01:03:48de toute la population civile
01:03:49et veut pouvoir nettoyer
01:03:51pour empêcher,
01:03:51évidemment,
01:03:52les combattants du Hezbollah
01:03:53d'y réinstaller leur position
01:03:54et de menacer à nouveau
01:03:56les localités du nord d'Israël.
01:03:58Et donc,
01:03:58il y a plusieurs opérations
01:04:00qui ont été menées
01:04:00et ce matin,
01:04:01à l'aube,
01:04:02un drone israélien
01:04:03a tué une personne
01:04:04et en a blessé deux autres
01:04:05dans la plaine de la Beka,
01:04:06donc plus au nord,
01:04:07à l'est du Liban,
01:04:08au nord de cette zone tampon.
01:04:10On sait que c'est une zone
01:04:11où on ne peut pas aller,
01:04:12elle est normalement
01:04:13sous contrôle de l'armée libanaise,
01:04:14mais semble-t-il,
01:04:15ce sont des combattants du Hezbollah
01:04:16qui ont été ciblés
01:04:17par ce raid israélien.
01:04:19Dans le même temps,
01:04:20le Hezbollah lui aussi
01:04:20conduit des attaques,
01:04:22une attaque hier soir
01:04:23à la roquette et au drone
01:04:24avec un essaim de drone
01:04:25qui est parti du sud du Liban
01:04:27à destination d'une localité
01:04:28du nord d'Israël.
01:04:30Tous les missiles ont été
01:04:31interceptés par le dôme de fer,
01:04:32mais pour nous y être rendus
01:04:33juste en face de la frontière
01:04:35avec Clément Granon
01:04:36ces derniers jours,
01:04:37on voit bien que c'est un terrain
01:04:38très vallonné
01:04:39qui permet justement
01:04:39aux combattants de l'Ezola
01:04:41d'installer des lances roquettes
01:04:43en hauteur,
01:04:44en surplomb sur les collines
01:04:45et ensuite de cibler
01:04:46les localités du nord d'Israël.
01:04:48Évidemment,
01:04:49la trêve,
01:04:50elle est de plus en plus fragile
01:04:51et on vous le raconte
01:04:51ces jours-ci,
01:04:52elle est violée par le Hezbollah,
01:04:54par l'armée israélienne
01:04:55qui s'est octroyée d'ailleurs
01:04:56le droit de mener
01:04:57toute opération
01:04:58quelle qu'elle soit
01:04:59pour cibler les combattants
01:05:00du Hezbollah
01:05:01et donc il y a une question
01:05:01qui se pose.
01:05:02Si la drêve doit être poursuivie,
01:05:04Israël pose une condition,
01:05:06le désarmement du Hezbollah.
01:05:07C'est un peu un serpent de mer.
01:05:08Ça fait des années
01:05:09qu'est demandé
01:05:10le désarmement du Hezbollah.
01:05:11La France d'ailleurs,
01:05:12par le biais de sa présence
01:05:13ici au Liban
01:05:14avec les casques bleus
01:05:15de la Finule
01:05:15participe en coordination
01:05:17avec l'armée libanaise
01:05:18à ce désarmement du Hezbollah
01:05:19oui mais qui n'est
01:05:20toujours pas effectif.
01:05:21On s'est rendu justement hier
01:05:22dans le sud du pays,
01:05:23tout au sud du pays,
01:05:24rencontrer le représentant
01:05:26du Hezbollah
01:05:26pour le sud Liban
01:05:27et on lui a posé la question
01:05:28sont-ils prêts
01:05:29à rendre leurs âmes
01:05:30à l'armée israélienne,
01:05:31écoutez,
01:05:32à l'armée libanaise, écoutez.
01:05:33Israël et la paix,
01:05:36ce sont deux mots
01:05:37qui n'ont rien à voir ensemble.
01:05:38Nos combattants
01:05:39ne font que défendre
01:05:40nos terres
01:05:40contre l'ennemi israélien.
01:05:42Alors que le gouvernement
01:05:43libanais a laissé tomber
01:05:44son devoir de défendre
01:05:45notre territoire
01:05:46et notre souveraineté.
01:05:49A chaque avancée
01:05:50des soldats israéliens
01:05:51sur le sol libanais,
01:05:52le gouvernement
01:05:53a ordonné
01:05:53à l'armée libanaise
01:05:54d'abandonner ses positions
01:05:55et de se replier.
01:05:59Voilà,
01:06:00c'est la rhétorique
01:06:00du Hezbollah
01:06:01qui, je le rappelle,
01:06:02est considérée
01:06:02comme une organisation
01:06:03terroriste par l'Union Européenne.
01:06:05Une rhétorique
01:06:05qui veut dire
01:06:06que le Hezbollah
01:06:07serait le seul capable
01:06:08de défendre
01:06:09les habitants du sud Liban.
01:06:10Mais on le rappelle,
01:06:11cette guerre
01:06:11entre le Liban
01:06:12et le Hezbollah,
01:06:13c'est bien la milice chiite
01:06:14qui l'a déclenchée
01:06:15en solidarité
01:06:16avec le régime
01:06:16des gardiens
01:06:17de la révolution en Iran.
01:06:18Merci Jérémy Normand
01:06:19avec Clément Granon
01:06:19au Liban
01:06:20pour BFM TV
01:06:21dans quelques instants.
01:06:22On continue,
01:06:22on reprendra la direction
01:06:23du détroit d'Ormuz
01:06:24où des attaques iraniennes
01:06:26ont eu lieu
01:06:27ces dernières heures
01:06:28contre plusieurs navires.
01:06:29Deux, c'est sûr,
01:06:30peut-être même trois.
01:06:31Une attaque notamment
01:06:32contre un navire
01:06:33du géant
01:06:34du transport maritime MSC,
01:06:36un navire
01:06:36de 360 mètres
01:06:39de long.
01:06:40Plusieurs navires.
01:06:41On va regarder ensemble
01:06:42la carte
01:06:42et tenter de comprendre
01:06:43ce qui s'est passé
01:06:43parce qu'on nous dit aussi
01:06:44qu'il y a un navire
01:06:44qui quittait l'Iran
01:06:47et ensuite il a été attaqué.
01:06:49On ne comprend plus très bien
01:06:49donc on a besoin
01:06:50de décryptage
01:06:51avec les meilleurs experts
01:06:52réunis ici même
01:06:52à tout de suite.
01:06:54Les incidents
01:06:55de la matinée
01:06:56dans le détroit d'Ormuz,
01:06:58on y revient
01:06:59dans quelques instants
01:06:59notamment avec
01:07:00notre envoyé spécial
01:07:01à Doha, au Qatar.
01:07:03Nous irons aussi
01:07:04bien sûr en Iran,
01:07:05aux Etats-Unis
01:07:06et puis au Liban.
01:07:08Mais d'abord,
01:07:09les informations de la guerre
01:07:09à retenir ce matin
01:07:10avec vous Pauline.
01:07:11Et oui François,
01:07:12effectivement,
01:07:12bien sûr,
01:07:13cela concerne
01:07:13le détroit d'Ormuz,
01:07:15information importante.
01:07:16D'abord,
01:07:18plusieurs navires
01:07:18qui ont été visés
01:07:19de certitude
01:07:20en ce moment
01:07:21il y a quelques petites heures.
01:07:23C'est un port-conteneur
01:07:24qui était en train
01:07:25de quitter
01:07:26un port iranien.
01:07:28Il est actuellement
01:07:29immobilisé.
01:07:29Ce qu'on sait,
01:07:30c'est qu'il n'y a pas
01:07:30de dégâts.
01:07:31Et puis ensuite,
01:07:31un petit peu plus tôt,
01:07:32à une trentaine
01:07:33de kilomètres
01:07:34au nord-est d'Omane,
01:07:35c'est un port-conteneur
01:07:36affrété par la Grèce
01:07:37qui a été visé
01:07:38par des tirs,
01:07:39par des grenades.
01:07:40Le capitaine du navire
01:07:42a affirmé
01:07:43qu'aucun contact radio
01:07:44n'avait été établi
01:07:46avant les tirs.
01:07:48Alors,
01:07:48ce qu'il s'est passé,
01:07:49pour vous décrire un peu,
01:07:50c'est qu'en fait,
01:07:51c'est ce genre de navettes
01:07:52qui ont commencé
01:07:52à approcher justement
01:07:54le navire en question.
01:07:57Vedette qui appartient
01:07:58aux gardiens
01:07:58de la révolution,
01:07:59c'est important
01:08:00de le préciser.
01:08:00Puis donc,
01:08:01le feu a été ouvert.
01:08:03L'agence maritime
01:08:03évoque des dégâts
01:08:04importants,
01:08:05défense de la part
01:08:06de l'Iran
01:08:07qui évoque
01:08:08appliquer la législation
01:08:10maritime
01:08:11à un port-conteneur
01:08:12qui a ignoré
01:08:13ces avertissements répétés.
01:08:15Et puis,
01:08:15je voulais également
01:08:16vous donner cette information
01:08:17qui touche directement
01:08:18justement la situation
01:08:19dans le détroit d'Ormos.
01:08:20Il y a une réunion
01:08:21qui se tient aujourd'hui
01:08:22au Royaume-Uni
01:08:23avec plusieurs militaires
01:08:25de trentaines de pays.
01:08:26L'idée,
01:08:27en fait,
01:08:27c'est d'essayer
01:08:28de trouver une solution
01:08:29pour mettre en place
01:08:30une mission.
01:08:30Justement,
01:08:31pour sécuriser
01:08:32la navigation
01:08:33dans ce détroit d'Ormos.
01:08:36Alors,
01:08:36ce qui semble bloquer,
01:08:37vous l'avez compris,
01:08:38vraiment de possibles négociations,
01:08:40justement,
01:08:41c'est cette situation
01:08:42et c'est le blocus
01:08:43qui est maintenu
01:08:44par les Américains.
01:08:47Nous avons reçu
01:08:48des signes indiquant
01:08:49que les Etats-Unis
01:08:49étaient prêts
01:08:50à mettre fin au blocus.
01:08:51Dès qu'ils arrêteront
01:08:52le blocus,
01:08:53la prochaine session
01:08:54de négociation
01:08:55aura lieu à Islamabad.
01:08:58Et oui,
01:08:59parce que depuis
01:08:59plusieurs jours,
01:09:00on parle de ces
01:09:01nouveaux possibles
01:09:02pourparlers
01:09:03qui auront lieu,
01:09:04qui doivent avoir lieu
01:09:05à Islamabad,
01:09:06toujours au Pakistan.
01:09:07On comprend
01:09:08à travers
01:09:09l'ambassadeur
01:09:09de l'ONU
01:09:11à l'ONU
01:09:12iranien,
01:09:13pardon,
01:09:13qu'en fait,
01:09:14ce qui pose problème,
01:09:15c'est toujours
01:09:15ce détroit d'Ormos.
01:09:16Les images que vous voyez
01:09:17ont été tournées
01:09:18il y a quelques heures
01:09:19à Islamabad,
01:09:19donc au Pakistan.
01:09:20Ce qu'on voit,
01:09:21c'est qu'en tous les cas,
01:09:22tout le service
01:09:23de sécurité
01:09:24est maintenu
01:09:25et c'est là où,
01:09:26François,
01:09:26on peut imaginer
01:09:27peut-être
01:09:28que de nouvelles
01:09:29négociations
01:09:29vont avoir lieu
01:09:30dans les prochains jours.
01:09:31Merci beaucoup.
01:09:32Merci Pauline.
01:09:32Donald Trump a donc décidé
01:09:33cette nuit
01:09:34de prolonger
01:09:35le cessez-le-feu
01:09:35avec l'Iran
01:09:36tout en maintenant
01:09:37le blocus naval
01:09:37dans le détroit d'Ormos
01:09:38où la tension règne
01:09:40ces dernières heures,
01:09:41particulièrement,
01:09:42Hugo Smag,
01:09:42vous êtes à Dohao,
01:09:43au Qatar.
01:09:44Divers incidents,
01:09:46pour le dire comme cela,
01:09:47ont été signalés
01:09:47en clair des tirs iraniens
01:09:49contre des navires
01:09:49dans le détroit.
01:09:52Oui,
01:09:53deux navires ont été ciblés
01:09:55par des vedettes iraniennes.
01:09:57Effectivement,
01:09:57un premier dans la matinée,
01:09:59un porte-conteneur
01:10:01qui battait pavillon libérien
01:10:04qui a été ciblé
01:10:05par les navires iraniens.
01:10:07Alors,
01:10:07il était à une quinzaine
01:10:08de mille nautiques
01:10:09de la côte d'Omane
01:10:11et environ 23 kilomètres
01:10:13de la côte
01:10:14lorsqu'il a été intercepté
01:10:15par ses vedettes.
01:10:16Vous savez,
01:10:16ce sont des petits bateaux iraniens
01:10:18qui sont un peu partout
01:10:20dans le détroit d'Ormos
01:10:21prêts à intervenir
01:10:22lorsqu'un bateau
01:10:22tente de passer ce détroit
01:10:24qui est aujourd'hui
01:10:25encore toujours
01:10:27officiellement fermé.
01:10:28Alors,
01:10:28selon les informations
01:10:29que nous avons,
01:10:30ce bateau avait reçu
01:10:31l'autorisation
01:10:32de passer le détroit d'Ormos.
01:10:33Il y a donc,
01:10:34semble-t-il,
01:10:34une certaine confusion désormais
01:10:37et donc,
01:10:37lorsque les vedettes
01:10:38sont arrivées,
01:10:38elles ont tiré dessus
01:10:39directement en visant
01:10:41la passerelle,
01:10:42endroit extrêmement dangereux
01:10:44puisqu'il y a
01:10:44le commandement
01:10:45notamment qui se trouve
01:10:46sur cette partie du navire
01:10:47mais aucun incendie
01:10:48n'a été déclaré.
01:10:50Il n'y a pas non plus
01:10:50de victimes
01:10:51ou de blessés.
01:10:52Un deuxième navire
01:10:54a également été ciblé.
01:10:55Semble-t-il qu'il est
01:10:56de pavillons panaméens
01:10:59et proche des côtes iraniennes
01:11:02cette fois-ci.
01:11:03Donc,
01:11:03le détroit d'Ormos
01:11:04reste encore extrêmement instable.
01:11:06Ce que je peux vous dire
01:11:07également sur ces deux bateaux,
01:11:09c'est que lorsqu'ils traversaient
01:11:10ce détroit d'Ormos,
01:11:11eh bien,
01:11:11semble-t-il,
01:11:11ils avaient enlevé
01:11:12leur signal GPS
01:11:13qu'ils ont réactivé
01:11:14lors de l'attaque.
01:11:16Merci, Hugo.
01:11:17Restez avec nous.
01:11:18Général Pellistrandi,
01:11:19que s'est-il passé
01:11:20ce matin dans le détroit d'Ormos ?
01:11:21À cette heure,
01:11:22quel est le scénario privilégié,
01:11:23si je puis dire,
01:11:24au regard des éléments
01:11:25dont on dispose ?
01:11:26Et on va voir la carte.
01:11:27On va zoomer
01:11:28sur cette carte
01:11:29du détroit d'Ormos
01:11:30tout près des côtes iraniennes.
01:11:32Donc,
01:11:32il faut comprendre
01:11:32qu'il s'agit de gros
01:11:34portes-containers,
01:11:36dont l'un qui fait
01:11:37364 mètres.
01:11:38Donc,
01:11:38c'est vraiment
01:11:39très volumineux.
01:11:40Donc,
01:11:40ces bateaux qui étaient
01:11:41quelque part par là
01:11:43ont obtenu l'autorisation
01:11:44donc de
01:11:45de pouvoir
01:11:46passer par
01:11:47la voie descendante
01:11:49qui passe par,
01:11:50en fait,
01:11:51qui longe
01:11:52la côte
01:11:53et...
01:11:53Ils ont eu l'autorisation
01:11:54des Iraniens.
01:11:55Des Iraniens.
01:11:56Alors,
01:11:56de qui ?
01:11:57Bon,
01:11:58en tout cas,
01:11:58d'autorité iranienne
01:11:59qui leur ont donné
01:12:00le feu vert.
01:12:01Et donc,
01:12:02ces bateaux sont descendus,
01:12:03vous voyez,
01:12:03le long de la côte.
01:12:04Là,
01:12:05c'est l'Iran
01:12:05et c'est là
01:12:06où ils ont été attaqués
01:12:08par ces vedettes
01:12:09dont on a vu des images
01:12:10avec,
01:12:11et ça,
01:12:11c'est extrêmement grave,
01:12:12des tirs,
01:12:13non pas
01:12:14de saumons
01:12:15pour dire,
01:12:16arrêtez-vous,
01:12:16mais des tirs directs
01:12:18sur la passerelle.
01:12:19Alors,
01:12:20il faut imaginer
01:12:20que ces gros bateaux,
01:12:22l'équipage,
01:12:22c'est environ
01:12:23entre 20 et 25 marins.
01:12:25C'est très peu
01:12:26vu la tête du bateau.
01:12:27On a une photo d'ailleurs,
01:12:28on me dit dans l'oreillette,
01:12:29Jérôme,
01:12:29de l'Épaminondas,
01:12:30un des trois navires
01:12:31qui auraient été visés
01:12:32par des tirs.
01:12:32Et donc,
01:12:33où est-ce qu'ils tapent ?
01:12:34Ils ont tapé la passerelle.
01:12:36C'est-à-dire,
01:12:36c'est là où il y a
01:12:37l'officier de car,
01:12:39deux ou trois matelots
01:12:40qui conduisent le bateau,
01:12:42et donc,
01:12:42avec une prise de risque
01:12:44maximum
01:12:45pour l'équipage.
01:12:46Et ça,
01:12:47sans le moindre avertissement.
01:12:48Donc, c'est vraiment...
01:12:48Parce que l'équipage,
01:12:49il est où sur un porte-conteneur
01:12:50comme ça ?
01:12:57Donc, c'est eux
01:12:57qui dirigent le bateau.
01:12:59Il y a quelques marins
01:13:01dans la salle des machines.
01:13:03Et puis, vous savez,
01:13:04sur un bateau de commerce,
01:13:05on tourne en quart.
01:13:06C'est-à-dire qu'en gros,
01:13:07vous avez un quart de l'équipage,
01:13:10un tiers qui travaille,
01:13:11l'autre qui est au repos,
01:13:12et ainsi de suite.
01:13:13Donc, les Iraniens,
01:13:14ils donnent l'autorisation
01:13:14à ces navires
01:13:15de passer dans le détroit d'Hormuz
01:13:16pour finalement,
01:13:17quelques heures plus tard,
01:13:17leur tirer dessus.
01:13:18C'est quoi ?
01:13:18C'est de l'intimidation ?
01:13:19C'est de la désorganisation aussi,
01:13:21peut-être,
01:13:22côté iranien.
01:13:22Certains donnent des autorisations,
01:13:24d'autres ne sont pas au courant.
01:13:26Vraisemblablement,
01:13:26oui,
01:13:27il doit y avoir
01:13:27de la désorganisation
01:13:29parce que les vedettes,
01:13:30elles sont parties de la côte.
01:13:31Elles n'ont pas la capacité
01:13:32de traverser,
01:13:33d'aller très très loin.
01:13:35Et donc,
01:13:35ils ont vu ces gros bateaux,
01:13:37et bien,
01:13:37ils y sont allés.
01:13:38Et donc,
01:13:39en tirant sur la passerelle,
01:13:40ils mettent en danger
01:13:41la vie des équipages
01:13:42et les bateaux,
01:13:44et bien,
01:13:44ils se sont arrêtés.
01:13:45Ils sont actuellement
01:13:46à l'arrêt
01:13:47au large des côtes iraniennes.
01:13:48On va revoir la carte
01:13:49du détroit d'Hormuz
01:13:50parce qu'il y a un autre élément
01:13:50très intéressant
01:13:52sur lequel je veux
01:13:53vos précisions,
01:13:54Général Pellistrandi,
01:13:55c'est qu'il y a une agence
01:13:56d'État de presse iranienne
01:14:00qui, opportunément,
01:14:01ce matin,
01:14:01communique autour
01:14:02de l'importance
01:14:03du détroit d'Hormuz
01:14:04pour les communications
01:14:05pour Internet
01:14:06parce qu'il y aurait
01:14:07dans la zone,
01:14:08donc quelque part par là,
01:14:10des câbles sous-marins
01:14:12qui sont très importants.
01:14:13Ça ressemble à une menace
01:14:14à peine voilée
01:14:15pour le monde, en fait.
01:14:16Exactement,
01:14:16d'autant plus que l'article,
01:14:17il est détaillé.
01:14:18Alors, ces câbles,
01:14:20ils sont dans le,
01:14:21on va dire,
01:14:22dans tout le golfe
01:14:23arabo-persique.
01:14:24Ils irriguent,
01:14:24c'est comme une espèce
01:14:25de toile d'araignée
01:14:26posée sur le fond
01:14:27par laquelle transitent,
01:14:29en fait,
01:14:30les données Internet.
01:14:31Et donc,
01:14:32comme c'est pas très profond,
01:14:33vous savez,
01:14:34il suffit de passer
01:14:35un petit bateau,
01:14:37on va dire un chalutier,
01:14:38avec une encre,
01:14:39et vous coupez
01:14:40les câbles.
01:14:41Et donc,
01:14:42ça veut dire quoi ?
01:14:42Ça veut dire que vous privez,
01:14:43par exemple,
01:14:44les Émirats Arabes Unis
01:14:45où il y a énormément
01:14:46de data centers,
01:14:48toutes les communications,
01:14:49vous coupez les câbles
01:14:51et donc,
01:14:51vous paralysez
01:14:52le trafic Internet
01:14:53avec toutes les conséquences
01:14:54que cela sur l'économie mondiale.
01:14:56Tout ça,
01:14:57alors que,
01:14:57Hugo Smag,
01:14:58on vous retrouve à Doha,
01:14:58au Qatar,
01:14:59le trafic n'est pas
01:15:01totalement paralysé
01:15:02dans le détroit d'Hormuz,
01:15:03encore une fois.
01:15:06Non,
01:15:06puisqu'il y a une véritable confusion,
01:15:08comme le disait
01:15:09le général Péistrandi
01:15:10il y a quelques minutes,
01:15:12une véritable confusion
01:15:13dans le détroit d'Hormuz.
01:15:14Alors donc,
01:15:15certains tentent parfois
01:15:16d'en profiter
01:15:17pour essayer de passer
01:15:18ce détroit.
01:15:19Certains ont reçu
01:15:20les autorisations,
01:15:20semble-t-il,
01:15:21de Téhéran,
01:15:22en tout cas,
01:15:23d'autorité iranienne
01:15:24pour passer ce détroit d'Hormuz,
01:15:26mais se sont fait arrêter.
01:15:27Et puis,
01:15:27il y a aussi
01:15:28une autre option,
01:15:29celle de la flotte
01:15:31fantôme iranienne.
01:15:32Ce sont tous ces bateaux
01:15:34qui appartiennent à l'Iran
01:15:36ou qui coopèrent
01:15:36avec l'Iran
01:15:37et qui changent d'identité
01:15:39sur les radars,
01:15:40notamment,
01:15:41qui changent de pavillons,
01:15:42qui changent également
01:15:43d'équipage
01:15:44pour échapper
01:15:45aux sanctions américaines.
01:15:46Et donc,
01:15:46ce qui fait qu'il y a
01:15:47quand même des bateaux
01:15:48qui transitent
01:15:49dans ce détroit d'Hormuz
01:15:51depuis plusieurs jours,
01:15:53mais ça reste quelque chose
01:15:54d'extrêmement minoritaire.
01:15:55Il reste des milliers
01:15:56de bateaux en amont
01:15:57et en aval
01:15:58de ce détroit d'Hormuz
01:16:00qui restent complètement bloqués
01:16:01depuis le début de la guerre.
01:16:02Merci, Hugo Smag.
01:16:03Avec Clément Gros-Denis,
01:16:04Adoah au Qatar,
01:16:04Lovarinelle.
01:16:05Moi, à mon sens,
01:16:07ce qui s'est passé,
01:16:08les tirs par la partie iranienne,
01:16:10on l'analyse peut-être
01:16:12un peu trop
01:16:13en un message
01:16:15vis-à-vis des États-Unis.
01:16:17Rappelons que depuis
01:16:17le début du conflit,
01:16:18les Iraniens,
01:16:19quand tous leurs axes
01:16:20ont des messages stratégiques.
01:16:22Moi, le signal,
01:16:23je le comprends
01:16:23sur le premier point.
01:16:24ils disent que le cessez-le-feu,
01:16:27c'est peut-être,
01:16:28ce n'est pas,
01:16:29c'est une redéfinition
01:16:31des règles.
01:16:32Et il dit que
01:16:33la guerre militaire s'arrête,
01:16:34mais la guerre économique
01:16:36continue,
01:16:37elle va s'intensifier
01:16:38et ils ne vont pas perdre
01:16:39la main sur cette question-là.
01:16:41Donc,
01:16:41ils redéploient
01:16:43un rapport stratégique
01:16:44où ils disent
01:16:45c'est nous
01:16:45qui déterminons
01:16:46qui passe,
01:16:47qui ne passe pas
01:16:47et comment la guerre économique
01:16:49va faire plier
01:16:50ou pas le monde.
01:16:51Un autre point,
01:16:52on oublie le timing.
01:16:53ce tir-là
01:16:54se fait le même jour
01:16:56que ce qui se passe à Londres.
01:16:57Mon interprétation,
01:16:58c'est que c'est un signal
01:16:59envoyé à cette coalition
01:17:01un,
01:17:02vous arrivez trop tard
01:17:02parce que vous êtes en train
01:17:04d'essayer de mettre en place
01:17:05une espèce d'opération
01:17:07pour nous dire
01:17:08que le détroit d'Hormuz
01:17:09doit redevenir
01:17:10comme avant un passage libre.
01:17:11Ce temps-là est fini.
01:17:13Le détroit d'Hormuz
01:17:14nous appartient
01:17:15et à mon sens,
01:17:16l'Iran veut dire
01:17:18que cet espace
01:17:19n'est plus neutre
01:17:21et qu'on entre déjà
01:17:22dans une phase
01:17:24où le Téhéran
01:17:26assume de contrôler
01:17:28cette phase-là.
01:17:28Donc,
01:17:29il faut dissocier
01:17:30un,
01:17:30le temps militaire,
01:17:31la guerre militaire
01:17:32et la guerre économique
01:17:33qui bat son plein
01:17:34et le cessez-le-feu
01:17:35ne l'interrompt pas
01:17:36et le message
01:17:37que l'Iran envoie
01:17:39à cette coalition,
01:17:41en gros,
01:17:41ce que vous êtes en train
01:17:42de mettre
01:17:42pour essayer
01:17:43de redevenir,
01:17:46enfin,
01:17:46refaire en sorte
01:17:47que ce détroit d'Hormuz
01:17:47soit libre,
01:17:48ce temps-là est fini.
01:17:49Donc,
01:17:49ils sont en train
01:17:50d'ouvrir un nouveau message
01:17:51qui n'était pas le cas avant,
01:17:53c'est que notre volonté
01:17:54et les annonces
01:17:55de Paris
01:17:56et de la coalition
01:17:57en disant
01:17:58on va libérer
01:17:59le détroit d'Hormuz
01:17:59à un moment donné,
01:18:00ce temps-là est fini,
01:18:01c'est à mon sens
01:18:02l'autre message
01:18:02que Téhéran veut passer
01:18:04au travers de ce tir.
01:18:05Sur ce qui se passe
01:18:05dans le détroit d'Hormuz,
01:18:06Michel Ola-Garay,
01:18:07ces tout petits bateaux-là
01:18:10iraniens qui tirent
01:18:11sur de beaucoup
01:18:12plus gros navires,
01:18:13notamment ces dernières heures
01:18:15dans le détroit d'Hormuz,
01:18:16les États-Unis
01:18:17ne peuvent rien faire
01:18:18contre ces petits bateaux-là ?
01:18:19Pas grand-chose, non.
01:18:21Et puis moi,
01:18:21j'ai envie de vous dire
01:18:22que l'été,
01:18:23le tragique de la situation,
01:18:24c'est fatigant.
01:18:26C'est fatigant
01:18:27parce qu'il y a
01:18:27des péripéties comme ça
01:18:28toutes les heures,
01:18:29toutes les demi-heures
01:18:30par des gens
01:18:31qui maîtrisent
01:18:31plus ou moins
01:18:32leur communication,
01:18:33certains même
01:18:33pas du tout
01:18:34leur communication.
01:18:35Donc tout ça
01:18:35est extrêmement erratique.
01:18:37Nous savons que ça va aller
01:18:38vers des négociations.
01:18:39Il m'étonnerait beaucoup
01:18:40que la guerre chaude,
01:18:41complète reprenne
01:18:42parce que les risques
01:18:43sont beaucoup trop importants.
01:18:45Mais qu'est-ce qui ferait
01:18:45que les négociations...
01:18:46Mais quand j'ai dit
01:18:47que moi je trouve ça fatigant,
01:18:49je pense aussi aux billigérants.
01:18:50Alors là,
01:18:50c'est plus de la fatigue qu'ils ont.
01:18:52C'est de la résistance.
01:18:54C'est comment sont-ils capables
01:18:55de résister ?
01:18:56À la fois les Iraniens,
01:18:57mais je ne vais pas
01:18:57m'étendre dessus.
01:18:58Ça a été largement expliqué
01:18:59par vous tous,
01:19:00le chômage
01:19:01qu'a expliqué M. Thierry Arnault,
01:19:02ce que vient de dire Mme Rinald.
01:19:04Donc,
01:19:05la situation économique
01:19:06est très difficile.
01:19:08Peuvent-ils résister ?
01:19:09Ils sont sur leur territoire
01:19:11et là,
01:19:11on s'argoute.
01:19:12Les États-Unis,
01:19:13peuvent-ils continuer longtemps ?
01:19:15Eux,
01:19:16ils peuvent s'épuiser.
01:19:17Ils peuvent s'épuiser
01:19:18parce que tenir à bourre de bras
01:19:19trois groupes aéronavales,
01:19:21une vingtaine de destroyers,
01:19:23avec des soutiens
01:19:25dont je me demande un peu
01:19:26où ils sont
01:19:27et de quelle qualité ils sont.
01:19:28soutien logistique,
01:19:30des ports bases,
01:19:31des ports capables
01:19:32de les réparer,
01:19:33etc.
01:19:34Parce que tout pays
01:19:35qui apporterait
01:19:36une aide
01:19:37dans ce domaine-là
01:19:38serait considéré
01:19:39par les Iraniens
01:19:40comme des co-béligérants.
01:19:42Et donc,
01:19:43je trouve que
01:19:44la fatigue
01:19:44va jouer un rôle
01:19:46extraordinaire,
01:19:47non pas tellement sur nous
01:19:48parce que
01:19:48commenter assis
01:19:49dans un bon fauteuil,
01:19:50c'est facile,
01:19:52mais sur ces deux pays-là,
01:19:53la fatigue peut arriver
01:19:55très vite.
01:19:55Alors,
01:19:56là aussi,
01:19:56on a un contre-exemple,
01:19:58c'est le conflit
01:19:59Russie-Ukraine
01:20:00puisqu'il s'est installé
01:20:01depuis plus de quatre ans
01:20:03et donc,
01:20:03on s'aperçoit
01:20:04que petit à petit,
01:20:06une espèce d'équilibre
01:20:07de la terreur
01:20:08se fait
01:20:09et ça ne bouge plus.
01:20:11À la mer,
01:20:12c'est différent.
01:20:12À la mer,
01:20:13c'est différent.
01:20:13Il faut durer
01:20:14avec des engins
01:20:15qui sont entièrement artificiels.
01:20:17Un bateau,
01:20:17c'est entièrement artificiel.
01:20:19Donc,
01:20:19il faut le tenir
01:20:20à bout de bras
01:20:20tout le temps,
01:20:21jour et nuit
01:20:21et ça,
01:20:22ça peut épuiser.
01:20:23Et puis alors,
01:20:24l'Iran est écrasé
01:20:26sous les bombes.
01:20:27Son peuple,
01:20:28apparemment,
01:20:28ne peut plus faire grand-chose
01:20:29contre ses dirigeants
01:20:31et là,
01:20:32la fatigue,
01:20:33quelle sera-t-elle ?
01:20:34Celle des peuples,
01:20:35celle des divers clans
01:20:36qui s'opposent peut-être,
01:20:37peut-être,
01:20:38au sein de l'Iran
01:20:39parce qu'on ne sait pas exactement
01:20:41s'ils s'opposent ou non
01:20:43et là,
01:20:44en revanche,
01:20:44la fatigue peut donner
01:20:46des résultats
01:20:46beaucoup plus rapides
01:20:47qu'entre Russie et Ukraine.
01:20:48Justement,
01:20:49l'Iran,
01:20:49on en prend la direction
01:20:50à présent parce que
01:20:51si la situation est confuse
01:20:52ce matin dans le Détroit,
01:20:53elle l'est en réalité
01:20:54plus largement
01:20:55parce que d'un côté,
01:20:55on a Trump qui unilatéralement
01:20:57prolonge le cessez-le-feu,
01:20:58de l'autre,
01:20:59l'Iran qui,
01:21:00rebonjour Siavoz Ghazi,
01:21:01pour qui la trêve
01:21:02semble avoir expiré
01:21:04cette nuit.
01:21:05Côté officiel,
01:21:07il n'y a aucune déclaration
01:21:08sur la fin du cessez-le-feu
01:21:11ou en réaction
01:21:13à la prolongation
01:21:14par Donald Trump
01:21:16du cessez-le-feu.
01:21:17L'Iran regarde
01:21:20ce qui se passe
01:21:21côté américain.
01:21:23La position de Téhéran
01:21:24est très claire.
01:21:24Pas question
01:21:25d'aller négocier
01:21:27à Islamabad
01:21:28tant que le blocus
01:21:29contre les ports
01:21:30iraniens continue,
01:21:32tant qu'il y a
01:21:33des attaques
01:21:34contre les navires
01:21:35iraniens
01:21:36par la marine
01:21:36américaine.
01:21:37Donc,
01:21:38pas question
01:21:38d'aller négocier
01:21:40à Islamabad
01:21:40et pas question
01:21:41non plus
01:21:41d'ouvrir de nouveau
01:21:43le détroit d'Hormuz.
01:21:45Le détroit
01:21:46est fermé
01:21:46et est sous contrôle
01:21:48des gardes
01:21:48de la révolution.
01:21:49Aucun navire
01:21:50n'a le droit
01:21:51de traverser
01:21:52ce détroit
01:21:52sans obtenir
01:21:53l'autorisation
01:21:54des gardes
01:21:55de la révolution
01:21:55et sans payer
01:21:56une taxe.
01:21:58Ce sont les nouvelles
01:21:59règles de passage
01:22:01dans le détroit.
01:22:02L'Iran qui contrôle
01:22:03ce détroit,
01:22:04la position
01:22:05est très claire
01:22:06et donc
01:22:06le fait
01:22:07d'avoir tiré
01:22:08sur un navire
01:22:09britannique
01:22:11qui avait tenté
01:22:11de traverser
01:22:12le détroit
01:22:13sans l'autorisation
01:22:14des Iraniens,
01:22:15c'est une mise en garde,
01:22:17un avertissement
01:22:17très claire
01:22:18de la part
01:22:18de Téhéran
01:22:18donc il n'est pas
01:22:20question que
01:22:20cette situation
01:22:21change.
01:22:22La pression
01:22:22qu'exerce l'Iran
01:22:24c'est pour
01:22:25faire obliger
01:22:26les Etats-Unis
01:22:26de changer
01:22:27leur position
01:22:27et il n'est pas
01:22:28question à ce stade
01:22:30que des navires
01:22:31militaires
01:22:32notamment américains
01:22:33ou d'autres pays
01:22:34par exemple
01:22:34des navires
01:22:35militaires français
01:22:36ou d'autres
01:22:37pays occidentaux
01:22:38puissent
01:22:39s'avancer
01:22:40et même
01:22:41approcher
01:22:42le détroit
01:22:42de Hormuz.
01:22:43Ça a été
01:22:44dit clairement
01:22:45par les gardiens
01:22:46de la révolution
01:22:47si jamais
01:22:48il y a une tentative
01:22:49d'approche
01:22:50des navires militaires
01:22:51vers ce détroit
01:22:52d'Hormuz
01:22:53et bien
01:22:54ça sera une cible
01:22:55légitime pour Téhéran.
01:22:57On a quelques minutes
01:22:57aussi pour vous parler
01:22:58de l'impact de la guerre
01:22:59au Moyen-Orient
01:23:00sur les prix à la pompe
01:23:01c'est aussi ça ce matin
01:23:02l'actualité
01:23:02Julien Migaud-Muller
01:23:03vous avez rejoint
01:23:04parce que
01:23:05il faut rappeler
01:23:05les annonces
01:23:06de Sébastien Lecornu
01:23:07hier.
01:23:08Oui
01:23:08une aide
01:23:09notamment pour
01:23:10les grands rouleurs
01:23:11alors c'est quoi cette aide ?
01:23:12Eh bien
01:23:12c'est une réduction moyenne
01:23:14regardez
01:23:14de 20 centimes
01:23:15accordées pour les mois
01:23:16d'avril, de mai
01:23:17et de juin
01:23:18pour les automobilistes
01:23:19qui utilisent leur voiture
01:23:20à des fins professionnelles
01:23:21environ 3 millions
01:23:23de français
01:23:23seraient concernés
01:23:24les aides à domicile
01:23:25notamment
01:23:25ou encore
01:23:26les infirmiers.
01:23:27Pour être éligible
01:23:28il faut quoi ?
01:23:29Eh bien
01:23:30il faut gagner au maximum
01:23:3117 000 euros par an
01:23:34pour une seule personne
01:23:3450 000 euros maximum par an
01:23:36pour un couple
01:23:37avec deux enfants.
01:23:38Ce ne sont pas
01:23:39les seules conditions
01:23:40il y en a d'autres
01:23:40on va les regarder
01:23:41déjà il faut vivre
01:23:42à au moins 15 kilomètres
01:23:44de son lieu de travail
01:23:45donc rouler
01:23:45c'est mathématique
01:23:46au moins 30 kilomètres
01:23:47par jour
01:23:47et puis quand l'usage
01:23:48de la voiture
01:23:49est clairement lié
01:23:50à la profession
01:23:50on en revient
01:23:51donc du coup
01:23:51aux infirmiers libéraux
01:23:52ou encore les aides à domicile
01:23:53là c'est plutôt
01:23:54un forfait
01:23:55il faut parcourir
01:23:558 000 kilomètres par an
01:23:57la déclaration
01:23:58se fait comment ?
01:23:59elle se fait sur le site
01:24:00des impôts
01:24:01et l'aide sera versée
01:24:02en nulle seule fois.
01:24:03Le Premier ministre
01:24:04qui a aussi indiqué
01:24:05que les aides
01:24:05pour plusieurs corps de métier
01:24:07seraient reconduites
01:24:07ou même renforcées
01:24:08au mois de mai
01:24:09dans quelques jours.
01:24:10Oui notamment
01:24:10l'aide pour les pêcheurs
01:24:12actuellement à 20 centimes
01:24:13d'euros par litre
01:24:14de gasoil non routier
01:24:15et bien cette aide
01:24:16passera regardée
01:24:17à entre 30
01:24:18à 35 centimes
01:24:20d'euros par litre
01:24:20celle pour les agriculteurs
01:24:22elle sera multipliée
01:24:23par 4
01:24:23pour atteindre
01:24:2415 centimes
01:24:25d'euros par litre
01:24:26environ
01:24:26et puis l'aide
01:24:27pour les transporteurs
01:24:29l'aide
01:24:29ce qu'on appelle
01:24:30forfaitaire
01:24:30de 20 centimes
01:24:31par litre
01:24:32et bien
01:24:32elle reste jusqu'au mois de mai.
01:24:35Merci beaucoup.
01:24:35Le Premier ministre également
01:24:36qui a annoncé des négociations
01:24:38avec le secteur du BTP
01:24:39en avançant
01:24:40une aide
01:24:41à environ 20 centimes
01:24:42par litre
01:24:42pour les petites entreprises
01:24:43de moins de 20 salariés.
01:24:45Merci Julien.
01:24:46Qu'en disent
01:24:47les automobilistes marseillais
01:24:48que vous rencontrez
01:24:49depuis ce matin
01:24:49Alexis Plouilletre ?
01:24:50Bonjour.
01:24:53Écoutez
01:24:53il y a comme toujours
01:24:54des déçus
01:24:55qui auraient aimé
01:24:56toucher cette aide
01:24:57mais qui ne sont pas éligibles
01:24:58et puis
01:24:58les gros rouleurs
01:24:59entre guillemets
01:25:00ceux qui font
01:25:00plus de 8000 km par an
01:25:03qui disent
01:25:03que c'est toujours
01:25:04bon à prendre
01:25:05mais c'est vrai
01:25:06qu'il y a une petite incertitude
01:25:07certains ne savent pas
01:25:08exactement
01:25:08s'ils sont éligibles
01:25:09parce qu'il y a
01:25:10des conditions de revenus
01:25:11et tout n'était pas
01:25:12très très clair
01:25:12dans leur tête
01:25:13pour les automobilistes
01:25:14qu'on a rencontrés ce matin
01:25:15je propose
01:25:16d'écouter leur réaction
01:25:17au micro d'Anne Boisiz
01:25:19C'est bien d'aider les gens
01:25:20quels qu'ils soient
01:25:21après chacun
01:25:22n'a pas la même situation
01:25:25donc
01:25:25mais bon
01:25:26ce serait bien
01:25:26qu'ils baissent
01:25:27pour tout le monde
01:25:27tout simplement
01:25:28C'est bien
01:25:28après ça dépend
01:25:29des moyens qu'on a
01:25:30et une aide
01:25:32c'est bien
01:25:32il ne faut pas la refuser
01:25:33après voilà
01:25:34Je trouve ça normal
01:25:35que les gens
01:25:35qui roulent beaucoup
01:25:36y aient le droit
01:25:36et nous bon
01:25:38ça ne va pas nous changer
01:25:39grand chose en fait
01:25:40finalement
01:25:40C'est une aide
01:25:42qui est appréciable
01:25:45mais bon
01:25:45je pense que peut-être
01:25:46on pourrait faire
01:25:48un petit peu plus
01:25:48que 20 centimes
01:25:49Et plusieurs automobilistes
01:25:51qui roulent au gazole
01:25:52qui nous disaient
01:25:53que 20 centimes
01:25:53d'euros par litre
01:25:54c'était insuffisant
01:25:55pour compenser
01:25:56cette hausse
01:25:57le gazole
01:25:57qui est à 2,22 euros
01:25:59ce matin
01:25:59en tout cas
01:26:00ce qu'on sait
01:26:01c'est que 3 millions
01:26:02d'automobilistes
01:26:02sont concernés théoriquement
01:26:03ce sera une aide
01:26:05en mode déclaratif
01:26:06sur une plateforme
01:26:07du gouvernement
01:26:08et rétroactif
01:26:10et qui sera versée
01:26:11en une fois
01:26:12normalement
01:26:12Merci Alexis Pluyette
01:26:14avec Anne Boisiz
01:26:14à Marseille
01:26:15pour BFM TV
01:26:15dans quelques instants
01:26:16vous retrouvez
01:26:17Christophe Delay
01:26:18et Marie-Jean Tric
01:26:20qui reviendront
01:26:20notamment sur ce qui s'est passé
01:26:21ces dernières heures
01:26:22dans le détroit
01:26:23de Dormuz
01:26:24qui reste le problème
01:26:26de cette guerre
01:26:28au 54ème jour
01:26:30du conflit
01:26:31alors qu'on semble être
01:26:32dans un moment
01:26:32de ni-ni-ni-guerre-ni-paix
01:26:34en réalité
01:26:34parce que hier soir
01:26:36Donald Trump
01:26:36a annoncé
01:26:37la prolongation
01:26:39du cessez-le-feu
01:26:40avec l'Iran
01:26:41tout en maintenant
01:26:41le blocus naval américain
01:26:43dans le détroit d'Hormuz
01:26:44où les Iraniens
01:26:45ont tiré
01:26:46ces dernières heures
01:26:46sur un certain nombre
01:26:47de navires
01:26:49de portes-conteneurs
01:26:50certains énormes
01:26:51plus de 360 mètres
01:26:53de long
01:26:53des portes-conteneurs
01:26:55battant
01:26:56pavillons étrangers
01:26:57alors même
01:26:58qu'ils avaient obtenu
01:26:59c'est ça qu'on a du mal
01:27:00à comprendre aujourd'hui
01:27:01l'autorisation
01:27:02des Iraniens
01:27:03pour passer
01:27:03dans le détroit d'Hormuz
01:27:06plusieurs incidents
01:27:08signalés
01:27:08trois
01:27:09assurent l'agence
01:27:10officielle iranienne
01:27:12il y a quelques instants
01:27:13toutes les explications
01:27:14les images
01:27:15les réactions
01:27:15dans un instant
01:27:16ça continue sur BFM TV
01:27:17je vous retrouve demain à 10h
01:27:18bonne journée à tous
Commentaires