- il y a 12 heures
Retrouvez le replay de l'après course de la 2e étape du Tour des Alpes du 21/04/2026.
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00:00:06Il y avait deux équipes à surveiller sur cette étape, l'équipe INEOS et l'équipe Red Bull-Boranz-Greux.
00:00:12Regardez deux contre trois et c'est bien la Red Bull-Boranz-Greux à ce petit jeu qui s'est
00:00:16imposé.
00:00:17C'est en plus une pépite italienne, Giulio Pellizzari, la Dolce Vita.
00:00:21En effet, l'avenir aussi, c'est un coureur qui a pour ambition de gagner le Tour de France.
00:00:25Il l'affiche très clairement, il a bien raison d'y croire vu les qualités qu'il est en train
00:00:29d'afficher.
00:00:30Et on l'a ici sur les images de notre direct, Giulio Pellizzari, vainqueur d'étape sur la Vuelta, l
00:00:34'année dernière qui va encore discuter le Giro et qui a été très très fort aujourd'hui.
00:00:37C'est surtout une suprématie pierre de son équipe.
00:00:40Il a été très fort, pourtant mal placé au pied de la dernière ascension.
00:00:45Il a dû fournir un effort pour revenir sur le trio, Arendtman, Storer, Finn.
00:00:51Mais au sprint, il n'y a pas eu photo. Il s'est isolé, il s'est fait rattraper.
00:00:56Il a eu les ressources pour jouer au sprint, mais surtout la Red Bull Bora, 3 dans les 6 premiers.
00:01:04On imaginait, on se doutait qu'entre Ineos et Red Bull, il allait avoir match.
00:01:08Mais là, le premier match, il est gagné pour la Red Bull et c'est jeune, jeune coureur, même si
00:01:13Vlasov n'est pas tout jeune, mais il va servir de capitaine.
00:01:16Bien sûr. Et puis, on sait que c'est quand même face à Bernal, un ancien vainqueur du Tour de
00:01:20France, face à Rensman, qui a gagné deux victoires d'étape sur le Tour de France l'année dernière.
00:01:23Et nous, on aperçoit, via la caméra de notre envoyée spéciale Amaury Lhermitte, le seul Français engagé qui s'est
00:01:29bien défendu aujourd'hui,
00:01:30qui a essayé de masquer un peu la déception de Michael Storer, le seul coureur Français engagé sur cette compétition.
00:01:36Mathis Rondel, on va y revenir, bien sûr, dans quelques instants.
00:01:38On reste pour l'instant sur l'arrivée. On aura le temps, bien sûr, de parler de tout ça.
00:01:41On accueillera également Léni Martinez, qui sera avec nous dans quelques minutes.
00:01:45Qu'est-ce qui explique, finalement, qu'on a réussi à si bien s'en sortir du côté de la
00:01:50Red Bull aujourd'hui ?
00:01:52Ce vent de fraîcheur, ces jeunes pépites, parce que c'est des pépites, Fin et Pellizzari.
00:02:00Là, on est sur les tout meilleurs.
00:02:0419 et 22 ans.
00:02:05C'est hallucinant.
00:02:0619 pour Fin et 22 pour Pellizzari.
00:02:08C'est vraiment des talents purs et durs, avec du panache, parce que c'est mon attaque, on ne réfléchit
00:02:16pas.
00:02:18Tout ça réuni.
00:02:19Et puis après, on a été le plus fort.
00:02:22Tout simplement, on a été les plus forts.
00:02:23On a fait rouler les Ineos, c'est-à-dire en attaquant pour Pellizzari.
00:02:28On a dû faire rouler Arensman, on a fait rouler Bernal.
00:02:31On a été très juste, d'un point de vue tactique.
00:02:34Et puis après, on a été les plus forts.
00:02:36Ils sont trois dans le jeu.
00:02:37Donc, même si les Ineos et d'autres équipes vont attaquer, les Tudors notamment, ça va être compliqué de ne
00:02:43pas avoir un Red Bull Bora sur le porte-bagages sur les prochains joueurs.
00:02:47Il y a une dynamique.
00:02:48Il y a une dynamique, effectivement, qui est apparue.
00:02:50Alors, est-ce que c'est l'arrivée d'un Remco Evenpool ?
00:02:54On rappelle qu'ils ont quand même Lipovic qui est monté sur le podium du dernier Tour de France.
00:02:58Donc, il y a beaucoup de choses.
00:02:59Mais c'est vrai que le point commun dans tout ça, ça reste malgré tout la jeunesse.
00:03:04Alors, on se souvient qu'ils avaient recruté Roglic, qui n'a pas démérité.
00:03:07Ce n'est pas ce que je veux dire.
00:03:08Mais là, il y a quand même une tournure des événements qui laisse penser que le meilleur est à venir
00:03:13pour cette équipe.
00:03:14On a rappelé la troisième place de secoureur à l'issue de Tireno Adriatico.
00:03:18Donc, il avait d'ailleurs porté le maillot de leader pendant, je crois, 24 heures.
00:03:22Il y a aussi, sur Paris-Nice également, on a brillé avec Dan-Philippe et Martinez.
00:03:27On oublie, ça va tellement vite tout ça, puisqu'il avait terminé deuxième de la course au soleil.
00:03:33Donc, on voit bien quand même que sur les grandes courses par étapes, en tout cas dans ce format, ils
00:03:38deviennent plus que redoutables.
00:03:39On voit le podium, évidemment.
00:03:42Alors, Pierre, ma question, elle va être aussi simple sur cette équipe, finalement, Red Bull-Borance-Greux.
00:03:47L'année dernière, on s'est beaucoup posé la question sur ce plateau de qui serait la troisième formation.
00:03:51Derrière la Visma Lise-Bike, derrière l'équipe UAE, Team Emirates, bien sûr.
00:03:55On s'est demandé si ça allait être Lidl, à un moment, Lidl-Track.
00:03:58Et là, on a l'impression que Red Bull est en train de prendre un peu cette place.
00:04:01Sur les courses à étapes, c'est Red Bull-Borance.
00:04:03Sur les courses d'un jour, Lidl-Track a clairement son mot à dire.
00:04:08Et en l'absence de Matt Spedersen, c'était moins le cas cette année avec la blessure de Matt Spedersen.
00:04:14Mais oui, là, l'équipe Red Bull, comme l'a dit Patrick, avec le recrutement de Renko Evenepoel,
00:04:21avec ces jeunes qui confirment de course en course, parce que Pelizzari, ça ne traîne pas.
00:04:26À chaque sortie, c'est un peu comme Sexas.
00:04:28À chaque sortie, il prend un step et on ne traîne pas.
00:04:34Et d'année en année, si je peux me permettre, la hiérarchie change.
00:04:38Parce qu'on se souvient effectivement de Lidl-Track, on se souvient de Visma.
00:04:41Si je regarde le classement, Lidl-Track, ils sont dans les profondeurs du classement UCI par équipe.
00:04:47Visma, bon, ils sont quatrièmes.
00:04:50Quatrièmes seulement.
00:04:51Bien sûr, UAE de Pogacar reste en tête.
00:04:53Avec Pogacar et Del Toro, évidemment, c'est costaud.
00:04:56Mais derrière, on a Red Bull qui est numéro 2 au classement UCI.
00:04:59Et numéro 3, Cocorico, c'est bien sûr la formation Décathlon.
00:05:04Donc, vous voyez quand même que d'une année à l'autre, ça peut changer.
00:05:07Et c'est le point commun avec Décathlon, bien sûr.
00:05:10On aperçoit, juste Patrick, les deux coureurs italiens avec Lorenzo Fine également.
00:05:14Juste pour montrer les deux pépites italiens de cette équipe.
00:05:16Voilà, c'est la jeunesse quand même qui caractérise le renouvellement, je dirais,
00:05:20et la jeunesse qui caractérise ces deux formations.
00:05:22Sur TikTok, la jeunesse, ils ne perdent pas de temps, Patrick.
00:05:27Peut-être qu'ils vous écoutent et qu'ils cherchent à comprendre un petit peu ce qui se passe.
00:05:30Le classement de l'étape, on le refait ensemble et puis on va l'écouter, nous, après le vainqueur.
00:05:34Le classement de l'étape avec deux Français, deux Italiens.
00:05:38Non, pas deux Français quand même.
00:05:39On en a un, c'est déjà pas mal.
00:05:40De toute façon, il n'y a pas deux Français dans la course.
00:05:41Il n'y en a qu'un seul, il est quand même dans le top 10.
00:05:43Mais effectivement, on a un classement de l'étape qui permet de voir le retour des Italiens au premier plan,
00:05:50incarné par celui en qui veulent croire tous les Tifoji.
00:05:53Et c'est important parce qu'on sait que l'Italie est quand même dans une traversée du désert
00:05:57qui s'est éternisée ces dernières années.
00:05:59Et on a Gafuri qui aura illuminé aussi de sa classe, de son relatif anonymat
00:06:05et de ses qualités de baroudeur, cette fin d'étape en restant au contact des meilleurs.
00:06:10Allez, je vous propose d'écouter le vainqueur du jour, Giulio Pellizzari.
00:06:13Et puis juste après, on va dresser son portrait parce que peut-être que vous ne le connaissez pas encore
00:06:17assez.
00:06:22Votre sourire sur la ligne dit tout.
00:06:26Quelle journée ?
00:06:27Oui, c'était une journée folle.
00:06:32Je suis venu ici il y a deux ans, j'y avais signé mes premiers grands résultats.
00:06:37Je voulais gagner enfin une étape, lever les bras et c'est fait aujourd'hui.
00:06:41Donc un grand merci à tous mes coéquipiers pour le travail fantastique qu'ils ont fait.
00:06:47J'ai abordé un peu loin et un peu fatigué la dernière montée, mais ça allait mieux ensuite.
00:06:52J'ai pu revenir ensuite.
00:06:55Pellizzari qui est donc le grand vainqueur aujourd'hui, nouveau leader également à l'issue de cette étape.
00:07:00On va vous le dresser un petit peu ce portrait de ce jeune courant.
00:07:03Alors 22 ans, on l'a dit.
00:07:04En 2023, c'est un petit peu sur le... Vous voulez faire le classement Patrick Alizzi ?
00:07:09Oui, c'est la réalisation qui nous propose ce classement.
00:07:11Effectivement, vous avez vu que le classement du général, le classement général, je vais y arriver,
00:07:17est tout à fait conforme au classement de l'étape avec Pellizzari devant Rensman et Ega Fouri.
00:07:25Vlasov et Finn, les deux autres coureurs de Red Bull Boransgrohe, étant dans ce général dans les six premiers.
00:07:31Donc trois coureurs de la même équipe dans les six premiers, c'est juste hallucinant.
00:07:34Et Baptiste Rondel, meilleur français évidemment, septième place au classement général.
00:07:40Il a bien sauvé, je dirais, les affaires de la formation Tudor, dont Michael Storer a montré les limites au
00:07:46cours de ce final.
00:07:47Petite évidemment parce que c'est le seul français engagé.
00:07:49Baptiste Rondel, on le rappelle, donc forcément c'est le meilleur français.
00:07:52Mais il s'est quand même vachement bien défendu, n'est-ce pas ?
00:07:54Et on va en parler dans quelques instants de Baptiste Rondel parce qu'il s'est bien défendu aujourd'hui,
00:07:58même s'il avait l'air un peu déçu au micro d'Amori Larmite.
00:08:00On le dresse ce portrait de Pellizzari, je sais que vous ne voulez pas le faire, mais on va le
00:08:02faire quand même.
00:08:03On l'a rencontré pour la première fois sur les antennes de la chaîne, l'équipe.
00:08:06En tout cas, c'est là qu'on l'a vu vraiment exploser.
00:08:08En 2023 sur le Tour des Alpes, justement, troisième déjà d'une étape.
00:08:12Derrière, l'année dernière, il fait une saison de feu avec des top 10 sur les grands tours.
00:08:16Sixième du Tour d'Italie, sixième du Tour d'Espagne.
00:08:18Vainqueur d'une étape en plus sur le Tour d'Espagne.
00:08:20Cette année, il gagne cette étape, vous l'avez vu.
00:08:22Troisième de Tireno, on l'a déjà raconté également.
00:08:24En plus, il a travaillé le contrôle amont de cet hiver pour être encore plus performant sur ça.
00:08:29D'ailleurs, il a rehaussé ses résultats par rapport à ça.
00:08:32Mais ça devient incontournable si on veut aujourd'hui gagner un grand tour.
00:08:35Et puis, il y a une anecdote qui vous a marquée, Pierre ?
00:08:36Pour moi, la première image marquante de ce jeune coureur, c'était au Tour d'Italie en 2024
00:08:43sur la 16e étape du Tour d'Italie.
00:08:46Une étape dantesque sous la pluie, une étape de montagne.
00:08:49On a vu ce jeune coureur s'isoler, faire un raid solitaire pendant des kilomètres et des kilomètres.
00:08:55Et il est venu se faire croquer par l'ogre Tadej Pogacar, vraiment dans le final.
00:09:02Et on a senti un Tadej Pogacar presque désolé de venir couper l'herbe sous le pied de cet Italien.
00:09:10Il y avait eu de très belles images après la ligne avec un Pogacar qui offre son maillot rose à
00:09:16ce jeune Italien.
00:09:18Il s'était échangé plein de mots sympathiques.
00:09:20Et pour moi, c'est la première fois qu'on a vu tout son talent aux yeux du grand, grand
00:09:24public
00:09:25parce qu'on était sur le Tour d'Italie.
00:09:26Oui, il avait aussi brillé sur le Tour de l'Avenir, notamment 2e en 2023, remporté par Del Toro cette
00:09:32année-là.
00:09:34C'est facile de pointer un peu comme ça les jeunes talents qui arrivent.
00:09:37Alors nous, on a un énorme modèle avec Paul Sexas, bien sûr, en ce moment.
00:09:40Mais est-ce que c'est simple de repérer aujourd'hui dans les courses junior, dans les courses espoir ?
00:09:44On sait que parfois, on ne passe même plus par l'échelon espoir.
00:09:46C'est un peu le cas de Pellizzari.
00:09:48Du coup, est-ce que c'est facile d'aller repérer ses talents maintenant aujourd'hui ?
00:09:51De savoir, lui, c'est bon, il peut peut-être gagner le Tour de France,
00:09:53parce que c'est vraiment ce qu'on lui prête à Pellizzari.
00:09:56C'est facile désormais avec toutes les datas qu'on dispose.
00:10:00Et forcément, dès le plus jeune âge, on peut faire passer des tests, des tests d'effort,
00:10:05des tests de 5, 20 minutes, 1 heure à des jeunes coureurs et voir la taille du moteur,
00:10:10comme on dit, et voir s'ils ont le talent.
00:10:12Après, il n'y a pas que le moteur qui compte pour être un bon cycliste, il y a plein
00:10:15d'autres paramètres.
00:10:17Mais en tout cas, c'est assez facile de voir si un coureur a le talent ou pas.
00:10:22Et après, voir s'il a les capacités mentales, c'est autre chose.
00:10:25Après, attention, par rapport à ce que l'on dit de Pellizzari,
00:10:28ce n'est pas tout à fait la même chose que ce que l'on pourrait dire de son jeune
00:10:32coéquipier,
00:10:32Lorenzo Finn, ou d'un Paul Sexas en France.
00:10:35Ce n'est pas chez les juniors qu'il a cassé la baraque.
00:10:39Je ne dis pas que chez les juniors, c'était un fait rare passé,
00:10:43mais c'était quand même un coureur qui a eu une progression, on va dire, à peu près traditionnelle.
00:10:47On l'a repéré chez les Espoirs, où là, oui, effectivement, il n'a pas pu faire son Giro Espoir,
00:10:55parce que je crois qu'en raison d'une maladie, il avait déclaré forfait,
00:10:58mais on l'avait vu à son meilleur niveau, sur le Tour de l'Avenir, face à des Del Toro.
00:11:03Bref, là, quand même, chez les Espoirs, il y a des courses qui permettent effectivement d'identifier ces coureurs,
00:11:08et ce n'est pas à nouveau le Tour du Val d'Aos, également, qu'on connaît depuis longtemps.
00:11:11Il était déjà chez Bardiani, en disputant en plus ses courses Espoirs,
00:11:14donc on voit vraiment ce double profil en général aussi,
00:11:17c'est ça qui devient aussi intéressant parfois chez les courses de jeunes.
00:11:21À votre avis, il peut aller jusqu'à vendredi pour gagner le classement général ?
00:11:25Pellizzari ?
00:11:25Oui.
00:11:26Ah bah là, oui, il va rester, pourquoi ? Parce qu'il est prévu à Liège.
00:11:29Non, mais pas partir de la course, pour gagner le classement général, là-dessous de suite.
00:11:32Ah oui, excusez-moi.
00:11:33Non, non, j'ai...
00:11:34Mais oui, bien sûr, bien sûr qu'il peut gagner,
00:11:37mais l'avantage de cette équipe, c'est qu'on peut jouer sur trois cartes,
00:11:39avec Vlasov qui peut se glisser dans les échappées.
00:11:41Attention, Vlasov, il est dans la même équipe,
00:11:43et c'est peut-être lui qui peut tirer profit de la situation,
00:11:47parce que si demain, kilomètre 30, on a une ascension de 22 kilomètres quasiment dès le début,
00:11:53si ça part un petit peu en toupie, qu'on n'arrive pas à contrôler,
00:11:56on peut glisser un Vlasov, un Fin, laisser les Tudors rouler,
00:12:00enfin voilà, les scénarii sur cette course sont assez imprévisibles,
00:12:04et c'est ce qui rend la course intéressante,
00:12:06mais logiquement, il est bien parti.
00:12:11Après, il y a quand même un vainqueur du Tour de France et du Tour d'Italie juste derrière,
00:12:16Timmen Arendtman, on sait qu'il est capable de partir loin de l'arrivée,
00:12:20et c'est certainement ce qu'ils vont tenter,
00:12:22peut-être d'envoyer soit Bernal, soit Timmen Arendtman sur des raids au long cours,
00:12:25et fatiguer et tenter d'épuiser cette jeune équipe Red Bull.
00:12:28Je ne sais pas si vous imaginez l'effet que ça va avoir s'ils gagnent ce Tour des Alpes
00:12:33en Italie.
00:12:34Ça fait depuis 2013 qu'un Italien n'a pas gagné cette course,
00:12:38mais au-delà de cette course, évidemment, on songe au Giro qui va suivre.
00:12:42Donc, on est à deux semaines du départ du Giro,
00:12:45montée en puissance merveilleuse pour les Italiens.
00:12:48Encore faut-il, évidemment, qu'il confirme au cours de ces prochaines étapes
00:12:52qui seront toutes très difficiles avant, effectivement, d'en terminer vendredi.
00:12:56Et l'Italien qui a remporté cette course pour la dernière fois,
00:12:58ce n'est pas n'importe qui, c'est Vincenzo Nibali.
00:13:01L'idole.
00:13:02Oui, c'est la relève de Nibali.
00:13:07Est-ce que vous vous rappelez du temps fort de Savas Frotter hier après course, messieurs ?
00:13:11Il y a eu un temps fort hier après la course.
00:13:13Il y a eu un super temps fort.
00:13:14Il y a eu Amori Larmid.
00:13:15Il y a eu une heure et demie de temps fort.
00:13:16Il y a eu Amori Larmid qui a couru après Taïman Arrensman.
00:13:19Il y a eu un bâton dans sa roue.
00:13:21Je ne sais pas comment ça s'est passé aujourd'hui.
00:13:23Laissons découvrir ça pour Amori qui a encore réussi à choper Taïman Arrensman au micro.
00:13:29Taïman, on a vu Aïgan revenir auprès de vous.
00:13:36Comment ça s'est passé dans le final entre vous deux ?
00:13:40L'équipe nous a très bien positionnés au pied de la bosse.
00:13:47Après, c'était à qui aurait les meilleures jambes dans la montée.
00:13:59J'ai peut-être un petit peu manqué d'expérience et d'explosivité dans les derniers hectomètres.
00:14:04Mais j'ai l'impression que Julio avait un meilleur sprint que moi aujourd'hui.
00:14:08En tout cas, c'est sympa.
00:14:10En tout cas, c'est sympa parce qu'il s'arrête Taïman Arrensman.
00:14:13On en sourit un petit peu.
00:14:13Cette fois, oui.
00:14:14Hier, il ne s'arrêtait pas.
00:14:15Mais là, il...
00:14:15Oui, mais il a quand même répondu à chaque fois.
00:14:17Tout le monde ne le fait pas, croyez-moi.
00:14:18Ce qu'on peut déjà vous dire également, messieurs,
00:14:20c'est que là, il est en train un peu de trouver une explication à ce qu'on a vu
00:14:25qui était assez fort.
00:14:26C'est qu'à un moment, il était quand même devant.
00:14:28Et en fait, il a été repris par le groupe derrière.
00:14:30Et c'est Bernal qui s'est mis un petit peu à travailler pour lui ensuite.
00:14:33Les deux sont battus.
00:14:34Mais ça veut dire quoi ?
00:14:35Du niveau d'Arrensman, du niveau de Bernal et du niveau de cette équipe Ineos Grenadiers ?
00:14:39Ils sont au niveau.
00:14:40Ils sont au niveau.
00:14:42Et encore, on n'a pas vu le fond de l'équipe.
00:14:44On n'a pas vu Tobias Foss notamment.
00:14:46Lui qui est également très fort logiquement sur ce type d'étape.
00:14:51Mais ils sont présents.
00:14:51Et pour moi, ça va être la guerre entre les Ineos et les Red Bulls.
00:14:57On a deux coureurs très expérimentés du côté de la Ineos, entre Bernal et Arrensman.
00:15:04Et on a surtout deux coureurs très résistants, capables de faire des efforts très longs.
00:15:08Et je pense qu'on ne va pas hésiter à partir de loin et tenter vraiment de bouger cette équipe
00:15:14Red Bulls.
00:15:14Ils n'étaient pas moins forts aujourd'hui, Arrensman ?
00:15:15En étant repris comme ça, par exemple ?
00:15:17Non, ils n'étaient pas moins forts parce que Pelizzari a attaqué.
00:15:22Il l'a contrôlé dans un premier temps seul.
00:15:25Après, Bernal est rentré et est venu l'aider.
00:15:29Mais pour moi, ils sont du même niveau.
00:15:31Les six qui sont arrivés ensemble sont du même niveau.
00:15:35Ils sont très proches.
00:15:36Et c'était la seule arrivée au sommet.
00:15:39Donc, je trouve que ce tour des Alpes est bien dessiné pour ça.
00:15:42Il y avait deux façons d'aborder cette montée finale.
00:15:44Il y avait la façon de l'équipe Tudor.
00:15:47Ça n'a pas souri, en tout cas, à son leader.
00:15:52Mettons ça de côté.
00:15:53Mais on a une équipe Ineos qui se montre agressive.
00:15:55On l'a vu hier.
00:15:57Aujourd'hui aussi.
00:15:58Peut-être un peu trop.
00:15:59En tout cas, Timon Arrensman, il n'attend pas longtemps pour effectivement sortir.
00:16:04Quoi qu'il en soit, et ça contraste avec l'équipe Red Bull qui, elle, s'est montrée patiente.
00:16:09Et à l'image d'un Vlasov qui revient dans le final, quasiment sur cette image, c'est une façon
00:16:14de courir.
00:16:15Et effectivement, on est impressionné par le résultat de l'équipe Red Bull.
00:16:19Mais chez Ineos, on a aussi une façon de courir qui a toujours été un peu la même.
00:16:23C'est-à-dire qu'on sait économiser ses équipiers.
00:16:26Vous n'avez pas vu aujourd'hui, effectivement, Tobias Fos ou Victor Langellotti.
00:16:30Mais c'est peut-être, ça j'en sais rien, on n'a pas les confidences du staff.
00:16:35Mais c'est peut-être en prévision des prochaines étapes.
00:16:37On ne met pas à la planche tous les jours les mêmes coureurs.
00:16:39Et ça a toujours été, si vous remontez à l'époque de Sky, au service de Froome,
00:16:44on ne mettait pas tous ces leaders dans le même panier le même jour.
00:16:48Donc demain, vous verrez peut-être effectivement un Tobias Fos se mettre en valeur.
00:16:52Ça ne montre pas en tout cas la seule présence aux côtés d'Arensman, d'Egan Bernal.
00:16:58Ça ne suffit pas à dire, attention, il n'y a que deux coureurs dans cette équipe qui passent l
00:17:02'école.
00:17:02Et si on parlait de Mathis Rondel, désormais le français, donc septième de l'étape,
00:17:07septième aussi du classement général.
00:17:08On l'a entendu et on l'entendra un petit peu plus tard, restez bien avec nous.
00:17:12Déçu un peu au micro d'Amourie Lhermitte.
00:17:14Il dit surtout, il me manque un peu encore pour être avec les meilleurs.
00:17:18Je le comprends, Mathis, parce qu'évidemment, on sait que c'est un talent.
00:17:22On le voit progresser de course en course.
00:17:23Il fait beaucoup de courses sur la chaîne de l'équipe d'ailleurs.
00:17:25Et à chaque fois, il est un peu là, il sait qu'il progresse.
00:17:27Et en même temps, il n'est pas encore là où il voudrait être.
00:17:29Mais on sent la progression assez linéaire.
00:17:32On va aller retrouver notamment son directeur sportif, Fabrice Zimine.
00:17:36Mais d'abord, Pierre, j'ai une petite question.
00:17:37Est-ce que vous, vous êtes un peu déçu de Mathis Rondel ?
00:17:39Ou est-ce que vous êtes content de ce qu'il livre aujourd'hui ?
00:17:43On est un peu déçu.
00:17:43On aurait préféré qu'il soit dans le premier groupe.
00:17:45On va être honnête.
00:17:49Il aurait été plus intéressant qu'il soit dans le premier groupe.
00:17:51Mais je suis déçu, moi, de l'ensemble de la Tudor.
00:17:53Et surtout de Storer qui a sauté comme un pop-corn.
00:17:56Donc, il a fait...
00:17:59Il a explosé.
00:17:59Ça n'a pas donné de la pression, non ?
00:18:01Oui, il ne supporte pas la pression.
00:18:03Je pense que c'est aussi pour ça qu'on a décidé d'avoir deux leaders dans cette équipe.
00:18:06Parce que Storer, de l'an passé, il termine aujourd'hui avec 20 secondes d'avance sur tout le monde.
00:18:11Il était vraiment stratosphérique.
00:18:13Mais Mathis Rondel, il lui a manqué un petit truc.
00:18:16On l'a vu faire un gros, gros effort pour revenir à la bascule.
00:18:19Se faire contrer par Vlasov qui a joué son va-tout d'avoir deux équipiers devant.
00:18:25Il ne lui manque pas grand-chose.
00:18:27Il ne lui manque vraiment, vraiment pas grand-chose.
00:18:29Et c'est pour ça qu'on est déçus.
00:18:31Parce qu'il avait le niveau et la jambe au vu de l'effort qu'il a fait pour se
00:18:35rapprocher tout, tout proche du groupe qui s'est joué la gagne.
00:18:40Donc peut-être demain jouer, vraiment tenter de s'accrocher peut-être plus comme un Storer quitte à exploser.
00:18:48Que plutôt d'avoir des regrets, de se dire ah mince, j'aurais su, j'aurais fait l'effort, ceci,
00:18:52cela.
00:18:52Le principal, c'est de ne pas avoir de regrets.
00:18:55On rappelle qu'il a terminé 12e de l'UAE Tour cette année, 8e de Paris-Nice.
00:18:59C'est quand même déjà des sacrés résultats.
00:19:01Et on va prendre le pouls du côté du directeur sportif de cette formation, Boris Zimine, qui a dû avoir
00:19:07toutes les dernières infos au micro d'Amérique.
00:19:11Boris, on a vu Mathis Rondel faire une superbe course, notamment un beau finish, malgré la défaillance de Michael Storer.
00:19:17Qu'est-ce que vous avez pensé, vous, de la performance de vos deux leaders ?
00:19:21Je pense que la journée est même très positive.
00:19:24On a pris les choses en main.
00:19:26On avait confiance en les capacités de Michael et de Mathis.
00:19:29Tout le groupe revient d'altitude.
00:19:31Donc c'était un peu le premier test avec un effort violent sur le final.
00:19:35On est tombé sur plus fort que nous.
00:19:37Mais pour le coup, je pense qu'on a couru comme il fallait.
00:19:39Et ça nous donne déjà un bon indicateur quant à leurs conditions physiques par rapport aux adversaires.
00:19:45Vous avez roulé en tête de peloton.
00:19:47C'était un peu les consignes ce matin au briefing ?
00:19:49Oui, on avait vraiment envie de prendre en main aujourd'hui l'arrivée qu'on venait bien à nos deux
00:19:56coureurs.
00:19:57Et aussi, c'était une façon aussi de les mettre en confiance.
00:20:00Donc oui, ils ont fait exactement ce qu'on avait prévu ce matin.
00:20:03Et tout le monde a fait un super boulot.
00:20:06Évidemment, on aurait aimé encore un peu mieux.
00:20:08Mais il n'y a rien à dire.
00:20:11On a juste été battus par plus fort aujourd'hui.
00:20:13Un petit mot sur Mathis qui n'est quand même pas très loin de la gagne aujourd'hui.
00:20:16Mais il reste encore des étapes pour aller espérer chercher mieux ?
00:20:19Oui, il reste encore trois jours de course avec des ascensions quand même nettement plus longues.
00:20:26Les prochains jours qui pourraient aussi correspondre un peu plus encore à ses caractéristiques.
00:20:31Donc on verra bien les écarts pour le moment.
00:20:33Ils ne sont pas faits.
00:20:34Il faudra réussir à se défaire des deux groupes avec Ineos qui a quand même deux coureurs classés au général
00:20:41et trois Red Bulls.
00:20:42Mais tout est encore ouvert.
00:20:45Vous avez aussi discuté avec lui après la course.
00:20:47Qu'est-ce que vous lui avez dit ?
00:20:48Qu'est-ce qu'il a dit, lui ?
00:20:49Il était plutôt satisfait de son effort.
00:20:54Encore une fois, c'est le premier effort après un retour de stage en altitude qui était là quand même
00:20:59assez violent sur 15 minutes.
00:21:01Ce n'est jamais évident.
00:21:02Donc il était rassuré de voir que les gens répondaient bien.
00:21:07Et c'est ça l'essentiel aussi sur ce tour des Alpes.
00:21:10Merci beaucoup et bon courage pour la suite.
00:21:12Alors on m'annonce sur ce plateau qu'il y a une petite discorde.
00:21:17Apparemment, c'est Patrick qui n'est pas d'accord avec moi.
00:21:18Mais il ne sait pas ce que je vais te dire.
00:21:21Mais moi, ça me dérange un peu son interview.
00:21:23Je l'adore Boris Zimine.
00:21:24Mais il fait rouler son équipe toute la journée.
00:21:27Il épuise tout le monde.
00:21:28Et il est content de terminer septième et dixième.
00:21:31Il ne dit pas qu'il est content.
00:21:32Ah ben si, il a dit dix fois qu'il était content.
00:21:34Non mais...
00:21:35Je suis content.
00:21:35On le sait bien.
00:21:36On est content.
00:21:36C'est positif.
00:21:37Le travail est fait.
00:21:37Storer, il était devant.
00:21:39Il a explosé comme...
00:21:44Il est content.
00:21:45Ça me dérange un petit peu.
00:21:46Ça manque un peu d'ambition.
00:21:49Et de dire, ok, on a pris une calotte.
00:21:51On pensait gagner.
00:21:53Non, mais on n'a pas pris une calotte.
00:21:56Excuse-moi.
00:21:57Mais le classement.
00:21:58Matisse Rondel, il est quand même dans le final.
00:22:01Storer, il n'est pas très loin d'ailleurs.
00:22:03Il est rouler toute la journée.
00:22:04Mais il y a alors.
00:22:04Il a laissé faire Red Bull Boura et Ineos.
00:22:07Il pensait plus fort qu'il était.
00:22:08Ce que je trouve intéressant dans ce que dit Boris Zemmine, c'est qu'il dit, pour ces coureurs-là,
00:22:14on aura, demain après demain, il reste encore, rappelons-le, à peu près du mille mètres de dénivelé, d'ici
00:22:19vendredi, on aura des étapes où effectivement la course de fond sur l'école sera plus importante qu'elle ne
00:22:28l'était aujourd'hui.
00:22:28Donc peut-être que sur des étapes plus dures, les choses tourneront autrement.
00:22:33C'est un peu ce qu'on a dit finalement aussi pour d'autres formations.
00:22:36Donc peut-être que Red Bull était beaucoup plus à l'aise sur une étape comme celle d'aujourd'hui.
00:22:40On verra si c'est le cas demain.
00:22:41Pour moi, il n'y a pas de différence aujourd'hui définitive par rapport à ce qu'on peut avoir
00:22:45ces prochains jours.
00:22:46Là, il se dépêche un petit peu, je trouve, Pierre Roland, de tirer des conclusions sur tout ça.
00:22:50On a fait rouler tout le monde pour rien.
00:22:52Mais tout le monde, c'est normal.
00:22:53Et bien oui, effectivement, et l'équipe Ineos hier a tenté un truc et ça n'a pas marché.
00:22:58Et bien ces deux équipes sont malgré tout encore dans le jeu pour la victoire finale aujourd'hui.
00:23:04N'oublions pas que l'équipe Tudor est une pro-team, c'est une équipe de deuxième division.
00:23:08Vouloir en faire l'équipe favorite, ce n'est pas ce qu'on a fait, même si l'année dernière...
00:23:11Et pourquoi ils se comportent comme des favoris alors ?
00:23:14Parce qu'ils pensaient peut-être, ils se comportent comme des favoris.
00:23:17Parce qu'ils pensaient peut-être effectivement que cette étape allait permettre d'y voir beaucoup plus clair ce soir
00:23:22en faisant une course assez difficile.
00:23:24C'est exactement à ce à quoi nous avons assisté.
00:23:28On a eu une course difficile et on y voit beaucoup plus clair à l'issue de cette étape.
00:23:32Pierre, j'ai une question.
00:23:33Si Boris Zimine nous avait dit « je ne suis pas très content », vous auriez trouvé ça sympa par
00:23:37rapport à ses coureurs ?
00:23:38Bien sûr.
00:23:40Déçu ?
00:23:40Mais il a le droit d'être déçu de ses coureurs et de le dire que quand on fait rouler
00:23:44son équipe toute la journée,
00:23:45qu'on met tous les coureurs à la planche, qu'on fait une fusée à étage comme ils ont fait,
00:23:48on ne s'attend pas à ce que le leader termine dixième, qu'il a été surpris, il était dans
00:23:55la roue.
00:23:57Il fallait déterminer un leader.
00:23:59Et où ce soir, dans cette équipe ?
00:24:01Parce que quand je dis qu'il fallait faire le ménage et voir surtout à qui on avait affaire...
00:24:05Maintenant, il ne faut plus choisir le leader entre les deux.
00:24:07Il faut jouer sur les deux.
00:24:07On est d'accord, évidemment.
00:24:09Là, on en a un qui a 30 secondes au classement général et l'autre, je n'ai pas regardé...
00:24:13Il a 19.
00:24:1419 secondes, Mathis Rondel, parce qu'il a perdu du temps.
00:24:17Storor à 30 et Rondel à 19.
00:24:19Avec les histoires de Bonif, donc c'est ça qu'il joue.
00:24:22Mais en réalité, Mathis Rondel, il est juste derrière les tout meilleurs aujourd'hui.
00:24:27Donc, quand je dis juste derrière, c'est quoi ?
00:24:29Trois secondes à l'arrivée de cette étape, donc c'est ridicule.
00:24:31Ils sont dans le même temps, en réalité.
00:24:33Neuf secondes, j'exagère un peu.
00:24:34Neuf secondes.
00:24:35En tout cas, le seul Français de la course est toujours septième au classement général
00:24:38et on l'attend sur les autres étapes notamment.
00:24:40Je vais essayer de les calmer un petit peu, ne vous inquiétez pas.
00:24:42Il n'y aura pas de grabuge, ils seront bien là en retour en pub.
00:24:45Et l'un et l'autre, vous savez que vous pouvez jouer avec nous en attendant.
00:24:481 000 euros à gagner cette semaine sur la chaîne.
00:24:50L'équipe avec cette question.
00:24:52Qui a remporté la nuit dernière le trophée de meilleur défenseur de l'année en NBA ?
00:24:57Est-ce que c'est Victor Wambanyama ou est-ce que c'est Tony Parker ?
00:24:59Vous en voyez un pour Victor Wambanyama, deux pour Tony Parker.
00:25:05Il ne faut pas la reprendre cette séquence.
00:25:07Au 7, 10, 21, je vais la refaire juste après la pub, promis.
00:25:10Donc tirage au soir lundi prochain, 1 000 euros à gagner.
00:25:12Ce n'est pas comme si on ne l'avait pas prononcé mille fois en tout cas ce nom.
00:25:14Restez bien avec nous parce que c'est Lénie Martinez qui va être avec nous dans quelques instants.
00:25:18On va parler justement des attentes des jeunes Français aussi.
00:25:21Et puis on aura un grand débat.
00:25:22C'est vrai qu'on parle beaucoup de Paul Sexas.
00:25:24On avait envie, surtout Patrick Chassé, de vous parler des autres jeunes Français.
00:25:26C'est vrai que ça pousse.
00:25:39Les pépites prennent le pouvoir en ce moment dans le cyclisme.
00:25:43Giulio Pellizzari, le jeune italien, s'est imposé.
00:25:4522 ans, victoire sur cette deuxième étape du Tour des Alpes.
00:25:48La seule arrivée au sommet de ce Tour des Alpes.
00:25:50Et en plus, il s'impose devant Ahrensman, devant Bernal également.
00:25:54Une grosse formation de la Red Bull Morantz, gros.
00:25:57Et bien sûr, on prendra le temps de vous rappeler tout ça
00:26:00et de rentrer dans les coulisses de cette course également.
00:26:04Le temps pour nous d'accueillir Lénie Martinez qui est avec nous en plateau.
00:26:07Je fais juste un petit coucou, bien sûr, à Maury Lhermitte qui est avec nous également.
00:26:11Salut à Maury.
00:26:12Maury, notre envoyée spéciale du côté de la course du Tour des Alpes.
00:26:15Ça va, Maury ? Tout va bien ?
00:26:18On peut mieux, on est au soleil, tout va bien.
00:26:21Il fait super beau, c'est génial.
00:26:23On a vu une superbe course.
00:26:24On a vu une superbe course.
00:26:25Vous restez avec nous parce qu'on en reparle juste après.
00:26:27Bien sûr, on laisse la place à Lénie Martinez avec beaucoup de plaisir.
00:26:30Et puis vous, vous reviendrez avec nous juste après
00:26:32pour pouvoir parler de cette course également.
00:26:34On va retrouver Lénie Martinez qui est avec nous, bien sûr.
00:26:38Jeune coureur, on est en train de le retrouver en même temps
00:26:41parce qu'on a eu un petit souci entre-temps, mais il était bien avec nous.
00:26:44C'est normal d'avoir Lénie avec nous vu le début de saison qu'il réalise.
00:26:48On ne parle pas des saisons précédentes qui étaient déjà géniales.
00:26:50Mais là, il y a en plus un énorme début de saison qui s'est passé.
00:26:53Oui, Lénie, il est ultra-efficient.
00:26:56Il est toujours présent.
00:26:57Il est toujours dans le haut du classement,
00:26:59que ce soit sur les courses d'un jour, sur les courses à étapes.
00:27:03Récemment, autour de Catalogne, il était présent par Ennis malgré la pluie.
00:27:08Parce qu'on sait que Lénie Martinez, la pluie et le mauvais temps,
00:27:11ce n'est pas son fort, mais sur le Paris-Nice, sur la journée de pluie,
00:27:16certes, il était un petit peu piégé dans les bordures,
00:27:18mais il a su se remobiliser pour être à l'avant et être sur le haut du classement.
00:27:24Donc, il est en train de gommer aussi ses petites faiblesses, Lénie Martinez,
00:27:28du haut de ses 22 ans seulement.
00:27:30Oui, Paris-Nice et plus récemment encore le tour de Catalogne.
00:27:35Lénie Martinez, il prend la deuxième place de cette épreuve traditionnellement disputée au mois de mars.
00:27:43Donc, on a vraiment, je pense, quelqu'un qui, sans qu'il fasse trop de bruit,
00:27:47peut-être on lui posera la question, peut-être parce que justement, ça s'étoffe un petit peu,
00:27:50le banc s'étoffe, comme on dit dans un autre sport, en tout cas côté jeune français.
00:27:55Du coup, il a peut-être moins de médias, moins d'intérêt, moins de curiosité sur lui depuis cette année,
00:28:04en tout cas.
00:28:04Allez, on l'attend. Le temps de régler le tout petit souci technique.
00:28:07Ça marchait très bien il y a quelques secondes.
00:28:08Il n'y a aucune raison que ça ne marche pas à nouveau dans quelques secondes à peine.
00:28:11On va retrouver Lénie Martinez qui est avec nous.
00:28:13On va refaire un petit détour du coup avec Amaury Lhermitte, notre envoyée spéciale.
00:28:17Amaury, vous avez rencontré à peu près tout le monde déjà.
00:28:21Parlez-nous de ce que vous avez envie de nous raconter.
00:28:23C'est vous qui avez tout vu de la course.
00:28:26Ce que j'ai envie de vous raconter, c'est surtout la fatigue des coureurs à l'arrivée.
00:28:30On sent que l'effort a été intense.
00:28:33Tout le monde a mis du temps avant de récupérer.
00:28:35Tout le monde avait l'air d'avoir chaud finalement aussi pour ce mois d'avril.
00:28:43Je ne sais pas ce qui se passe.
00:28:45D'où viennent les mauvaises mondes ?
00:28:46Il y a un truc qui se passe.
00:28:50Amaury, c'est bon ? On a retrouvé Amaury ?
00:28:52Oui ?
00:28:53Oui ?
00:28:54Je disais que Mathis Rouenel avait lui aussi eu besoin de récupérer.
00:28:58Puis après, on a vu les coureurs qui étaient assez détendus sur les home trainers pour récupérer.
00:29:02Déjà, projetés sûrement sur l'étape de demain qui s'annonce aussi compliquée.
00:29:06Et on a envie de battre la brande greu qui a fait une très forte impression aujourd'hui.
00:29:12Gros avantage pour les coureurs, c'est de terminer tôt.
00:29:14Ça laisse une très grande plage de récupération.
00:29:16Et c'est quasiment la seule course de l'année qui propose ça.
00:29:18Mais moi, la question que j'ai Amaury, c'est...
00:29:20Est-ce qu'il avait une herse ou un bâton dans la roue de Timan Arendsman pour le contenir aujourd
00:29:25'hui et pour pouvoir lui poser quelques questions ?
00:29:30J'ai mal prononcé son prénom, ça l'a fait un peu tiquier, donc du coup, il a dû s
00:29:34'arrêter.
00:29:34Et puis après, j'en ai profité pour lui poser une question.
00:29:37Puis j'ai senti qu'il voulait aller vite rentrer au bus pour aller se désaltérer notamment.
00:29:41Tu dis Timan ou Taïman ?
00:29:43Entre nous.
00:29:43Tu dis Timan ou Taïman ?
00:29:44Moi, je disais Timan et il m'a dit Taïman.
00:29:46Vous n'avez pas écouté hier soir sur le plateau de la presse ?
00:29:48Moi, je dis une fois sur deux, comme ça, je vous fâche avec tout le monde ou avec personne.
00:29:52Merci Amaury.
00:29:52Mais grâce à ça, il s'est arrêté.
00:29:54Eh oui, même deux fois.
00:29:55Franchement, bravo.
00:29:56C'est super.
00:29:57Mais ça fait partie des superbes interviews qu'on a.
00:29:59On aime bien aussi quand c'est dans le folklore de la course.
00:30:01Restez bien avec nous, bien sûr, Amaury.
00:30:03On vous retrouve pour reparler du Tour des Alpes juste après.
00:30:05Léni Martinez, ça y est.
00:30:06Et de retour, on a eu peur.
00:30:08Léni, mais tout va bien.
00:30:09Ça y est, c'est stabilisé à nouveau.
00:30:11Est-ce que Léni m'entend ?
00:30:13Oui, c'est bon.
00:30:14Tout va bien.
00:30:15Léni, ma première question, elle est assez simple.
00:30:18On était en train de parler un peu de ton début de saison qui est assez formidable.
00:30:21On a détaillé tout ça également.
00:30:23Moi, j'ai lu, j'ai entendu qu'en plus, tu sentais que tu avais progressé partout.
00:30:27C'est comment de vivre un début de saison comme ça en ayant encore plus confiance en ses moyens ?
00:30:35Oui, honnêtement, je sens qu'il y a un gros cap qui a été passé par rapport à l'an
00:30:39dernier.
00:30:40Et forcément, en course, après, ça se ressent bien.
00:30:43Et c'est beaucoup plus plaisant de courir avec des superbes jambes.
00:30:48Donc, pour l'instant, les résultats sont satisfaisants.
00:30:51Et voilà, j'espère encore faire de très beaux trucs cette année.
00:30:54Et notamment demain, bien sûr, on va y revenir.
00:30:57Mais qu'est-ce que ça change pour toi dans le positionnement de l'équipe, dans ton positionnement aussi en
00:31:01course ?
00:31:01Est-ce que tu as encore plus d'assurance ?
00:31:03Enfin, je ne sais pas.
00:31:03J'essaie de comprendre la psychologie Léni Martinez.
00:31:08Oui, je dirais quand même peut-être aussi plus de confiance.
00:31:13J'avais plus de confiance sur les courses.
00:31:14Donc, forcément, ça aide.
00:31:16Et quand on est dans un cercle comme ça, c'est le top.
00:31:19Et l'équipe, forcément, a plus d'attentes.
00:31:21Moi aussi, je m'en mets aussi un peu plus personnellement.
00:31:23Et je trouve que je grandis dans l'équipe en tant que leader.
00:31:28Et voilà, c'est un plaisir d'essayer aussi de construire une équipe autour de moi.
00:31:32Et de donner mon avis sur les courses, sur les équipes, sur ce qu'on va faire, etc.
00:31:37Donc, petit à petit, je monte un peu dans la hiérarchie, je dirais.
00:31:41Moi, là où tu m'as épaté cette année, ça a été clairement sur l'étape de Huchon à Paris
00:31:46-Nits.
00:31:46Je pense que tu dois te souvenir de cette étape sous la pluie, dans le froid.
00:31:52Et on t'a vu au début de ta carrière, notamment dans les courses au Jura, sur d'autres épreuves.
00:31:57Dès qu'il y avait un mauvais temps, on te voyait un petit peu moins à ton avantage.
00:32:02Comment tu as évolué à ce niveau-là ?
00:32:07Oui, c'est vrai.
00:32:09Je me rappelle qu'au tout début de ma carrière, c'était très compliqué, la pluie.
00:32:13Puis, sur ma dernière année chez FDJ, c'était un petit peu mieux.
00:32:18Et maintenant, je trouve que ça va.
00:32:20Je ne suis pas encore un homme de pluie où je préfère vraiment ses conditions et je me sens plus
00:32:25fort.
00:32:25Forcément, on se sent un peu moins fort sous la pluie, mais je pense que c'est pour beaucoup de
00:32:29gars aussi la même.
00:32:30Mais maintenant, j'arrive à gérer, quand même, bien aimer la pluie, faire des résultats sous la pluie.
00:32:38Donc, je ne sais pas trop comment cliquer.
00:32:41J'ai une autre question.
00:32:42C'est quoi le rêve de Leni Martinez ?
00:32:45C'est quoi ton plus grand rêve sur un vélo ?
00:32:48Je ne vais pas te parler de ta plus belle voiture ou quoi, je ne sais pas.
00:32:51Mais le rêve de Leni Martinez, le rêve ultime, c'est ton but ?
00:32:58Bonne réponse.
00:33:00Mais on a un problème.
00:33:04Leni, tu peux recommencer.
00:33:05Il a dit gagner le Tour de France.
00:33:06Tu peux recommencer, on va entendre cette réponse à nouveau.
00:33:09Vas-y, ça bugait.
00:33:11Non, bien sûr, gagner le Tour de France, ça reste un rêve.
00:33:16C'est hyper long, mais si on me demande un rêve, je pense que ce serait celui-là.
00:33:22Du coup, tu gardes la moustache jusqu'à temps que tu gagnes le Tour de France.
00:33:25C'est ça le deal ?
00:33:32On est mal barrés, je pense.
00:33:35Moi, jusqu'à flèche, si je peux faire un bon résultat à flèche avec une moustache, ça serait assez drôle.
00:33:42Juste une question quand même, si on arrive à te conserver,
00:33:45parce qu'on sait que la Belgique, c'est loin et que ça passe mal le GSM, comme ils disent
00:33:48là-bas.
00:33:49Est-ce que, franchement, être le seul Français dans cette équipe Bahreïn, est-ce que c'est difficile ?
00:33:55Dans le staff aussi, d'ailleurs, il n'y a pas de Français, il me semble.
00:33:58Où est-ce que tu tiens complètement fait à cette façon de cohabiter ?
00:34:06Non, honnêtement, je suis complètement fait, je pense.
00:34:09J'ai la chance d'avoir aussi mon entraîneur qui est belge et qui communique juste en français.
00:34:15Donc voilà, il y a quelques staffs dans l'équipe avec lesquels je peux parler en français.
00:34:18Donc ça m'aide un peu et surtout avec mon entraîneur, je pense que c'est un truc qui est
00:34:23super important.
00:34:24Et avec les coureurs, après, c'est tout en anglais.
00:34:26Mais honnêtement, j'aime bien, je me sens bien à parler anglais maintenant.
00:34:30Donc ça ne me dérange plus trop.
00:34:31On peut peut-être le citer, l'entraîneur, d'ailleurs.
00:34:34Parce que vous, les coureurs, vous parlez toujours de votre entraîneur.
00:34:36C'est qui cet entraîneur, justement ?
00:34:41L'entraîneur, c'est Loïc Segar.
00:34:43C'est un belge.
00:34:45Il a fait du vélo dans le passé.
00:34:47C'est un super mec.
00:34:48Il a aussi son frère qui court dans l'équipe.
00:34:51Et il l'entraîne aussi, donc c'est assez drôle.
00:34:53Mais non, c'est un super mec, c'est super sérieux.
00:34:58Et je lui dois beaucoup aussi pour toute cette progression depuis pas mal de temps.
00:35:03Bon, juste un mot quand même.
00:35:05J'ai dit que tu étais en Belgique.
00:35:07Évidemment, avec les Ardennaises pour cette saison de classique.
00:35:12Tu as terminé quatrième de la flèche déjà.
00:35:14Est-ce que, évidemment, tu souhaites un résultat encore meilleur ?
00:35:17Comment tu la vois, cette flèche wallonne, demain ?
00:35:21Oui, pour moi, un résultat, ce serait podium.
00:35:25Donc mieux que l'an dernier.
00:35:27Après, forcément, j'ai dans un coin de la tête depuis pas mal de temps
00:35:29que je peux aussi gagner demain.
00:35:31Donc, voilà, j'espère faire un bon truc.
00:35:36Mais au moins, voilà, pas au-delà de la quatrième place, si possible.
00:35:40Et mieux que l'an dernier.
00:35:41Donc, on va essayer de le tout mettre en place.
00:35:44Et il y a moyen, je pense, de faire un très bon résultat quand même.
00:35:47Vu de ce côté-ci du Kievra, on a envie de dire que la flèche te correspond mieux
00:35:51que Liège-Bastogne-Liège.
00:35:52Est-ce que tu es d'accord avec ça ?
00:35:55Oui, je suis complètement d'accord.
00:35:59Flèche, c'est une course où je ressens que vraiment, dans ma carrière, je peux la gagner.
00:36:04Je le ressens vraiment fort.
00:36:05Je ne sais pas comment expliquer, mais ça me correspond vraiment parfaitement.
00:36:08J'ai des très belles qualités explosives, surtout dans une montée super-aide comme ça.
00:36:13Donc, pour moi, c'est sûr, flèche, ça me correspond mieux que Liège, en tout cas pour l'instant.
00:36:17Avec l'arrivée, évidemment, dans le mur de hui, l'explosivité est déterminante dans ce final.
00:36:22Évidemment.
00:36:23Léni, merci beaucoup.
00:36:24J'ai une toute dernière question parce qu'on ne va pas terminer, ça va frotter comme ça.
00:36:27Nous, on va parler de la jeune génération de Français dont il fait partie.
00:36:30D'ailleurs, petite indiscrétion, on a demandé à nos consultants et nos spécialistes de choisir chacun un ou deux Français.
00:36:37Pierre, tu as pris dans les deux qu'il allait suivre absolument cette saison.
00:36:40Le premier, il a sauté sur toi, très clairement.
00:36:43Qu'est-ce que ça fait d'avoir, nous, on en a choisi neuf, on les verra, mais il y
00:36:47a beaucoup de jeunes Français qui poussent.
00:36:49Qu'est-ce que ça fait, toi, d'être dans tout ça ?
00:36:51On sent aussi un essor énorme médiatique maintenant.
00:36:54On sent vraiment qu'il se passe quelque chose du côté de la France.
00:36:57Est-ce que toi, tu le sens, ça ?
00:37:00Ouais, ouais, non, là, c'est juste fou.
00:37:02On est une génération, comme j'avais dit avant, c'est un truc de fou.
00:37:06Franchement, on a beaucoup de coureurs jeunes qui arrivent.
00:37:09On arrive un peu tous en même temps et je trouve ça super beau.
00:37:13Je pense que dans le futur, en tout cas, pendant le temps de toute ma carrière,
00:37:16je pense que ça va être un truc magnifique à suivre dans les dix prochaines années.
00:37:22On a des pépites un peu partout, que ce soit au sprint, en punch, en grimpeur pour le général aussi.
00:37:26Donc, je pense que ça va être, pour les gens qui suivent le cyclisme, ça va être incroyable, à mon
00:37:31avis.
00:37:31Est-ce que ça t'aide, sur le plan personnel, de ne pas avoir tous les projecteurs focalisés sur un
00:37:36ou deux Français, dont toi d'ailleurs, en l'occurrence ?
00:37:42Honnêtement, je ne pense pas, non.
00:37:44Je sais qu'il y avait beaucoup de choses comme ça médiatiquement dans le passé, un peu moins maintenant.
00:37:50Mais je me concentre sur moi-même et ça ne fait pas grand-chose, en vrai.
00:37:56Léni, déjà pour la franchise, ensuite pour avoir pris du temps à la veille de cette flèche wallonne.
00:38:01Merci d'être passé sur le plateau de Sala Frotté.
00:38:03A bientôt, Léni Martinez.
00:38:08Merci à vous.
00:38:09Bon courage.
00:38:10Merci, oui, Pierre.
00:38:11A bientôt, effectivement, parce qu'on va le retrouver sur le tour de Romandie, sur le tour de Suisse.
00:38:15On t'aime, Léni, parce que tu fais plein de cours sur la chaîne L'Équipe.
00:38:19Mais non, c'est Léni qui aime la chaîne L'Équipe.
00:38:21Ah oui, c'est une histoire d'amour.
00:38:23A bientôt.
00:38:27Salut Léni, le pauvre.
00:38:29C'est quoi cette manière de terminer l'interview, Pierre ?
00:38:32Merci beaucoup, Léni.
00:38:33Je suis désolée, je ne l'étire pas tout le temps.
00:38:36Merci, Léni Martinez, qu'on retrouvera en effet sur le tour de Romandie à partir de mardi prochain sur la
00:38:41chaîne L'Équipe.
00:38:42En effet, il a quand même dit qu'on t'aime, Léni.
00:38:44On va le repasser à ce moment-là.
00:38:46C'était très joli.
00:38:47Alors, on va ouvrir ce thème, évidemment, des Français.
00:38:50On va en reparler.
00:38:50D'abord, on va quand même revenir sur celui qui est en train de briller, sur la course qui nous
00:38:53intéresse cette semaine, le tour des Alpes.
00:38:55Vous le savez, Mathis Rondel est septième du classement général.
00:38:57Et bien, ça tombe bien parce qu'hier soir, Amory Lhermitte s'est posé tranquillement à l'hôtel avec le
00:39:01Français pour livrer un long entretien avec lui et mieux le comprendre.
00:39:07Donc, Mathis, comment vous vous sentez en ce moment ?
00:39:10Oui, plutôt bien.
00:39:11On vient de redescendre du stage altitude, là.
00:39:14Donc, voilà, le tour des Alpes, c'est une continuité du stage altitude, on va dire, dans les intensités, dans
00:39:19la programmation pour le Giro.
00:39:21Donc, ça s'est plutôt bien passé avec une bonne météo, des bonnes conditions là-bas.
00:39:25Et puis, apparemment, les bonnes conditions pour ici aussi.
00:39:27Donc, c'est top.
00:39:29Vous êtes encore actuellement un jeune coureur, pas forcément très connu au niveau du grand public.
00:39:34Donc, comment vous vous décrivez en tant que coureur ?
00:39:37Grimpeur et puis coureur de classement général.
00:39:41Offensif ou plutôt à lisser vos efforts, des choses comme ça ?
00:39:47Plutôt à lisser mes efforts, mais quand j'ai les bonnes jambes, je n'hésite pas à attaquer non plus.
00:39:52Mais pour l'instant, c'est plutôt à lisser, à réussir à suivre les meilleurs.
00:39:58Mais j'espère, dans un futur proche, pouvoir attaquer et faire les différences.
00:40:02Dites-vous que vous êtes très professionnel, c'est vrai ?
00:40:06Oui, je pense, oui.
00:40:07En quoi vous êtes plus professionnel que la majorité des coureurs ?
00:40:13J'essaye de tout bien faire, tous les petits détails.
00:40:17Je laisse rien de côté sur la nutrition, sur plein de choses en général.
00:40:23J'essaye de me renseigner correctement sur le matos aussi.
00:40:26Et puis, tout en général, il n'y a rien de laisser au hasard.
00:40:30Et comme personne, vous vous décrivez comment ?
00:40:34Plutôt calme.
00:40:35C'est un peu changeant, on va dire, les dernières années.
00:40:38Mais plus calme qu'avant, moins sanguin.
00:40:43Donc, un peu plus dans la réflexion et à moins prendre les choses personnellement, on va dire.
00:40:50Donc, oui, c'est assez relax maintenant.
00:40:52J'aime bien parler pour dire des choses concrètes, mais pas pour rien dire.
00:40:58Donc, j'essaye d'être percutant.
00:41:01Vous sentez que vous avez l'âme d'un leader ?
00:41:03Je pense, oui.
00:41:04En vrai, avec l'équipe, ça se passe plutôt bien.
00:41:07Les coéquipiers bossent correctement quand je suis leader sur les courses.
00:41:11Donc, c'est que ça leur plaît aussi.
00:41:14Et ma manière de gérer leur plaît.
00:41:17Donc, je pense qu'en tout cas, avec les coéquipiers que j'ai, je suis un bon leader.
00:41:22Hormis le vélo, qu'est-ce que vous aimez faire dans la vie ?
00:41:25Moi, des choses simples, c'est des randonnées dans la forêt, dans la montagne.
00:41:31Après, faire des sports pas à risque, mais où il y a un peu de danger, un peu d'excitation.
00:41:39Et puis, voilà, des choses assez simples.
00:41:43Profiter de la nature et de ma famille, c'est pas beaucoup de choses, mais des choses importantes pour moi.
00:41:48Après une très bonne première saison en pro-team, vous avez fait un super début de saison actuellement.
00:41:55Est-ce que vous êtes satisfait de ce début de saison ?
00:41:57Ouais, ouais, c'est quand même satisfaisant.
00:41:59On va dire qu'au niveau World Tour, sur UAE, j'espérais faire un peu mieux,
00:42:04même si c'était qu'une préparation pour Paris Nice.
00:42:07Donc, ouais, Paris Nice, c'était une bonne découverte aussi en tant que leader et avec une forme correcte.
00:42:14comparé au Créatorium du Dauphiné l'année dernière, où c'était quand même moins bon que cette année.
00:42:19Donc, ouais, je commence bien la saison aussi à Mayork, car ce n'était pas forcément prévu d'aller là
00:42:23-bas.
00:42:24Donc, c'est des bonnes surprises et ouais, ça se passe plutôt bien pour le monde.
00:42:28Vous vous attendiez à mieux ou pas du tout ?
00:42:31Sur le Dauphiné, pas sur le Dauphiné, mais sur Paris Nice, ouais, j'espérais un poil mieux.
00:42:36Mais après, le niveau est très haut, des parcours exigeants, mais pas montagne non plus,
00:42:41ce qui fait que ça ne collait pas complètement à mes caractéristiques,
00:42:45mais c'était bien aussi de voir quelque chose de différent.
00:42:47Et c'est sûr que, ouais, sur UAE, j'espérais quand même bien mieux que ça.
00:42:52Mais après, c'était juste une progression jusqu'à Paris Nice.
00:42:57En parlant de progression, vous semblez avoir une progression assez linéaire depuis le début de votre carrière.
00:43:01Est-ce que vous n'avez senti pas d'avoir passé un cap cette saison ?
00:43:05Ouais, parce que même en n'étant pas ce que moi j'estime dans une forme exceptionnelle sur certaines grosses
00:43:12courses,
00:43:12j'arrive à être présent et pas très loin des meilleures.
00:43:16Donc, quand les étoiles seront alignées, ce sera des meilleurs résultats.
00:43:20Donc, c'est sûr que j'ai déjà passé un palier à ce niveau-là, en termes de régularité aussi.
00:43:25Mais maintenant, il faut passer un vrai palier pour avoir de la régularité,
00:43:28avoir des bons, voir des meilleurs résultats dans le top 5 podium, voir des victoires.
00:43:33Donc, là, on va dire que je me stabilise autour des top 10 sur du World Tour,
00:43:38mais il faudra faire mieux plus tard.
00:43:40Quel est votre objectif principal cette saison ?
00:43:43Ce sera le Giro, majoritairement sur cette première partie de saison.
00:43:47Après, la deuxième partie, je ne connais pas forcément mon programme.
00:43:50Donc, ouais, c'est surtout le Giro, premier grand tour avec tout ce qu'il en découle.
00:43:55Donc, il y a eu une préparation spécifique avec un stage en altitude.
00:43:57Et puis, le grand tour en lui-même et la récupération après le grand tour pour pouvoir bien terminer la
00:44:03saison.
00:44:04Je pense que c'est tout ça qui est important, en plus du grand tour en lui-même.
00:44:08Et justement, sur ce grand tour, comme c'est votre premier, vous irez pour apprendre ?
00:44:12Vous visez tout de suite la performance, un résultat ?
00:44:16Il y a des deux.
00:44:18On peut apprendre à gagner et je pense qu'il n'y a rien de mieux que ça.
00:44:23Donc, ce ne sera pas facile, c'est sûr.
00:44:27Et puis, je vais en garder pour voir ce que ça peut donner en deuxième et en troisième semaine.
00:44:32Mais le but, ce sera de bien gérer ces trois semaines et puis d'être performant.
00:44:36Ce sera les étapes de montagne où je pourrais être bon.
00:44:40On va revenir sur ce qu'il évoque de manière sportive.
00:44:43Mathis Rondel, au micro d'Amaury Lhermitte.
00:44:46Amaury, vous êtes toujours avec nous.
00:44:47Moi, ce qui m'intéresse un peu, c'est la personnalité de Mathis Rondel.
00:44:50Je l'ai croisé aussi sur les courses.
00:44:52Je sais que vous avez beaucoup vu l'équipe Tudor, notamment là et même un petit peu avant.
00:44:56Boris Zimine, qu'il connaît très bien également, a dû vous en parler.
00:44:59Mais c'est vrai qu'on sent que c'est quelqu'un d'introverti, de réfléchi, de sûr de lui
00:45:04aussi,
00:45:04qui est venu très vite avec ses plans, avec des choses qu'il avait besoin de comprendre, etc.
00:45:08On sent que c'est vraiment quelqu'un de méthodique.
00:45:13C'est ça.
00:45:15Mathis Rondel, c'est quelqu'un de calme, qui a la tête sur les épaules,
00:45:17qui sait tout de suite qu'il a déjà son plan de carrière,
00:45:20qu'il sait où il veut aller et qui n'a pas peur d'être limite.
00:45:23Boris Zimine aurait tendance à dire presque qu'il est trop ambitieux.
00:45:26Mais tant mieux, c'est ce qu'on a besoin pour réussir.
00:45:30Et ce n'est pas forcément le coureur qui va faire la blague,
00:45:33qui va faire rire ses coéquipiers.
00:45:34En revanche, c'est celui sur qui on peut toujours compter, qui sera toujours là.
00:45:39Et surtout, il sait où il va, il sait ce qu'il fait, il sait pourquoi il le fait.
00:45:43Et il se donne tous les moyens pour réussir.
00:45:47C'est un coureur qui a intégré cette équipe en 2023,
00:45:50qu'on avait vu très rapidement ensuite faire des résultats.
00:45:53Pierre, vous allez parler avec Amaury,
00:45:55mais c'est intéressant ce qu'il dit sportivement aussi,
00:45:57et notamment sur son objectif du Giro.
00:45:58Il dit quand même qu'on peut apprendre à gagner.
00:46:00J'aime beaucoup cette phrase.
00:46:01Oui, c'est un coureur qui se construit et qui a de l'ambition
00:46:05et qui n'hésite pas à le dire.
00:46:08Même si certains vont dire qu'il a trop d'ambition par rapport à ses capacités,
00:46:12mais en fait, il faut viser haut.
00:46:13À un moment donné, si tu vises pas haut, il n'y a personne qui va le faire à ta
00:46:15place.
00:46:15Donc moi, je préfère avoir des coureurs qui visent haut,
00:46:18qui se donnent les moyens de réussir des objectifs.
00:46:20Et puis s'ils ne les atteignent pas, ils ne seront pas loin quand même de ça.
00:46:24Donc pour moi, on n'a jamais trop d'ambition.
00:46:26Et Mathis Rondel, il fait partie de ses coureurs.
00:46:27Et un jour ou l'autre, ça va s'ouvrir parce qu'il est très régulier, très assidu.
00:46:32On a compris dans son interview, il ne laisse rien au hasard.
00:46:36Et ouais, c'est un bon profil à suivre.
00:46:39Petit conseil en interview après la ligne.
00:46:43Demande-lui d'enlever ses lunettes, qu'on voit un peu son visage,
00:46:46qu'on apprenne à le connaître.
00:46:47Parce qu'au final, c'est quasiment la première fois qu'on le voit
00:46:50sans son armure de combat, de gladiateur,
00:46:53avec ses grosses lunettes qui lui couvrent la moitié du visage.
00:46:55Il en a peut-être besoin, il se sent peut-être bien aussi comme ça.
00:46:58Alors je sais, on n'est souvent pas d'accord, vous et moi,
00:46:59sur ce type de sujet.
00:47:00On va y aller, cette fois-ci, c'est moi qui vais me mettre avec vous, Pierre.
00:47:03Mais peut-être qu'il a aussi besoin de ça.
00:47:05Le problème des coureurs, c'est qu'à un moment donné,
00:47:07s'ils veulent être connus, oui, il y a la case résultat,
00:47:10mais il faut quand même montrer un petit peu son visage,
00:47:13à quoi les expressions de son visage et autres.
00:47:15Et j'ai du mal avec ces coureurs qui n'enlèvent pas leurs lunettes
00:47:18après la course, qui restent avec leurs gros pansements sur le nez
00:47:21pour respirer, leurs grosses lunettes.
00:47:23On a besoin de voir leur tête.
00:47:25Amaury.
00:47:27Demain, tu lui vires tout ça.
00:47:28Je suis forcément d'accord avec Pierre Roland là-dessus.
00:47:31Après, ce n'est pas quelqu'un qui est attiré par la lumière
00:47:35et par le fait d'être connu.
00:47:36Lui, ce qu'il veut, c'est les résultats avant tout.
00:47:38C'est briller d'un point de vue de la performance
00:47:41et de faire des bons résultats.
00:47:43Les médias, ce n'est pas ce qui l'intéresse dans un premier temps.
00:47:46Être connu du public, ce n'est pas ce qui l'intéresse.
00:47:48Alors forcément, je suis d'accord avec Pierre là-dessus.
00:47:50Moi, il me fait penser un petit peu à Thibaut Pinot,
00:47:53de ce côté-là, un petit peu introverti.
00:47:56Préférer rester chez lui, tranquille, se préparer dans son coin,
00:47:59pas forcément parler aux médias.
00:48:00Et puis après, aller chercher des résultats en course.
00:48:03Maintenant, c'est tout ce qu'on lui sait,
00:48:05d'avoir la même carrière que Thibaut Pinot.
00:48:07Et c'est sûr que demain, en tout cas,
00:48:09je vais essayer de suivre les conseils de Pierre
00:48:10et de lui demander de retirer ses lunettes.
00:48:12On verra ce qu'il me répond.
00:48:13Dites bien que c'est Pierre qui pose la question à Amaury.
00:48:15Alors moi, juste quand même une réponse à Amaury.
00:48:18Ce n'est pas une histoire de médias.
00:48:20C'est avant tout une histoire...
00:48:22Ces gens-là, ces coureurs,
00:48:24sont coureurs cyclistes grâce au public.
00:48:26Pas grâce à un sponsor.
00:48:28Pas grâce à des journalistes.
00:48:29Enfin, indirectement, on n'est que des messagers.
00:48:31Mais grâce au public.
00:48:32Et c'est vrai qu'il faut...
00:48:33Et je pense que Thibaut Pinot, d'ailleurs,
00:48:35puisque Amaury a fait la comparaison,
00:48:36il a raison.
00:48:37Dans la personnalité de ce coureur
00:48:40qui va se mettre dans un petit village
00:48:42au pied des Pyrénées
00:48:43pour s'entraîner, etc.
00:48:45Qui s'expatrie.
00:48:45Puisqu'à la base, il est de la Sarthe.
00:48:47Mais bon, il ne serait pas le grimpeur qu'il est
00:48:48s'il avait juste, je ne sais pas,
00:48:50la butte du Montaigu à escalader.
00:48:51Donc, il est allé au pied des montagnes.
00:48:53Il s'est installé.
00:48:54Il est dans une ferme.
00:48:56Il y a ses vaches, ses poules, etc.
00:48:58Très bien.
00:48:59Mais en attendant,
00:49:00Thibaut Pinot, par exemple,
00:49:01quand il faisait les interviews,
00:49:03il s'adressait peut-être davantage
00:49:05aux gens qui l'encouragent,
00:49:07aux gens qui viennent sur le bord des routes
00:49:09pour lui,
00:49:09qu'aux journalistes qui tenaient le micro.
00:49:12Et c'est ce que, effectivement,
00:49:14Mathis Randel doit comprendre.
00:49:16C'est que le vélo n'existe pas
00:49:17s'il n'y a pas un public sur le bord des routes.
00:49:18Mais je trouve que c'est un procès
00:49:20un peu facile.
00:49:21Ce n'est pas comme s'il n'avait pas donné
00:49:22d'interview.
00:49:23Ce n'est pas comme s'il n'était pas là.
00:49:24Non, non, je sais.
00:49:25Mais ce que je veux dire,
00:49:25c'est qu'on peut avoir un temps
00:49:27d'introversion à être chez soi,
00:49:29à être bien,
00:49:29et un temps où on est plus présent en public,
00:49:31sur les cours, sur les stages, etc.
00:49:33L'un ne va pas avec l'autre.
00:49:35La question qu'on se pose, Claire,
00:49:36c'est pourquoi ce coureur
00:49:37n'est pas tellement connu,
00:49:40si peu connu au vu de ses résultats.
00:49:42Et on a une raison.
00:49:43En fait, il faut savoir aussi
00:49:44donner de sa personne
00:49:46si on veut atteindre un petit peu de...
00:49:49Je ne suis tellement pas d'accord avec vous.
00:49:50Ce n'est pas le sujet.
00:49:50Amaury.
00:49:52Oui, après, pour rebaudir là-dessus,
00:49:54il donne quand même de sa personne.
00:49:57Il ne dit pas non aux médias.
00:49:59La preuve, on l'a vu hier,
00:50:00encore aujourd'hui.
00:50:01Alors, certes,
00:50:02il y a encore beaucoup de choses à apprendre.
00:50:03Ce n'est pas quelque chose
00:50:03qui est naturel chez lui.
00:50:05Mais il sait qu'il doit passer par là
00:50:06et il fait le travail
00:50:08sans problème là-dessus.
00:50:10Après, c'est sûr qu'il y a de la progression.
00:50:12Il n'a encore que 22 ans.
00:50:13Il va apprendre aussi
00:50:14à être à l'aise de plus en plus
00:50:16avec les médias,
00:50:17avec les journalistes
00:50:19qui lui posent des questions, tout ça.
00:50:20Mais c'est quelque chose
00:50:21qu'il fait déjà depuis un an.
00:50:23C'est quelque chose
00:50:23sur lequel Tudor travaille avec lui
00:50:25puisqu'il a fait aussi
00:50:26d'autres reportages
00:50:28avec d'autres médias
00:50:29tout au long de la saison.
00:50:30Et on sent au sein de Tudor aussi,
00:50:32c'est un pari d'avenir.
00:50:33Il est en contrat jusqu'à 2030.
00:50:34Il compte beaucoup sur lui.
00:50:35Et on sent qu'ils veulent vraiment
00:50:37le façonner,
00:50:37en faire un coureur très important
00:50:39et auquel les médias
00:50:42ont de plus en plus d'intérêt sur lui.
00:50:44Oui, et puis en plus,
00:50:45on est parfois en train de critiquer,
00:50:47je finis juste sur ça, Patrick,
00:50:48mais on est parfois en train de critiquer
00:50:49les coureurs qui se maquillent,
00:50:51entre guillemets,
00:50:51c'est-à-dire qui changent
00:50:52un peu devant la caméra,
00:50:54etc., qui ne sont pas eux-mêmes.
00:50:55On adore le naturel, Pierre,
00:50:57vous le savez bien.
00:50:58Mathis, il l'est.
00:50:59Et voilà.
00:50:59Moi, je trouve ça important.
00:51:01Évidemment, c'est sa nature
00:51:03qui transparaît.
00:51:04Tant mieux qu'en serait-il.
00:51:06En plus, il est jeune.
00:51:07Et puis, pour répondre là à Pierre,
00:51:10sur le fond, on est un peu d'accord,
00:51:12mais sur le point précis,
00:51:13le fait qu'il ne soit pas encore
00:51:15identifié par le grand public,
00:51:16c'est tout simplement parce qu'il n'a pas
00:51:18encore couru de grandes courses en France.
00:51:21Il n'a pas fait le Tour de France.
00:51:22D'ailleurs, il n'a encore jamais
00:51:23disputé un grand tour.
00:51:24Ce ne sera plus le cas dans quelques semaines
00:51:25puisqu'il sera au départ
00:51:26de son premier grand tour,
00:51:27le Tour d'Italie.
00:51:28Je ne suis pas sûr qu'à l'issue du Tour d'Italie,
00:51:30il soit beaucoup plus connu.
00:51:32On verra, on lui souhaite.
00:51:33Ça voudrait dire qu'il en sortira
00:51:34avec un grand résultat.
00:51:35Mais quoi qu'il en soit,
00:51:37c'est comme c'est écrit sur votre écran,
00:51:39c'est un coureur en construction.
00:51:40C'est un coureur, nous, on vous le dit
00:51:42depuis un moment,
00:51:42qui a toutes les qualités
00:51:44pour être très performant
00:51:45et aussi valable que ceux
00:51:46dont on va parler dans quelques instants.
00:51:49Bref, c'est vraiment un coureur
00:51:51qui est intéressant,
00:51:52mais qui, lui, ne se mettra pas en avant
00:51:53pour montrer à quel point
00:51:54il est intéressant.
00:51:55J'espère qu'on a un petit peu
00:51:57modéré nos propos.
00:51:58En tout cas, c'était intéressant
00:52:00d'avoir aussi ce débat
00:52:01qui n'était pas du tout axé
00:52:02à Mathis Rondel,
00:52:03mais plus ouvert, bien sûr,
00:52:05sur les personnalités du sport
00:52:06et du cyclisme en général.
00:52:08Restez avec nous
00:52:08parce que ce n'est pas terminé,
00:52:10évidemment.
00:52:10On va encore parler
00:52:11de la génération française,
00:52:13des pépites en dehors de Paul Sexas.
00:52:15Et vous savez que vous pouvez
00:52:16gagner 1 000 euros
00:52:16sur la chaîne L'Équipe
00:52:18tirage au sort lundi prochain.
00:52:19Avec cette question,
00:52:20vous envoyez 1 ou 2
00:52:21au 7-10-21.
00:52:23Qui a remporté la nuit dernière
00:52:24le trophée de meilleur défenseur
00:52:25de l'année en NBA ?
00:52:27Est-ce que c'est Victor Wambanyama
00:52:28au NBA
00:52:29ou est-ce que c'est Tony Parker ?
00:52:30Je l'ai bien dit.
00:52:31C'est pour 1 ou 2
00:52:31au 7-10-21.
00:52:331 000 euros à gagner.
00:52:34On se retrouve
00:52:35parce qu'on va faire
00:52:35un beau panorama
00:52:36de la jeunesse française.
00:52:37Je suis sûre qu'on en a oublié,
00:52:38mais il aurait fallu
00:52:39à peu près 3 heures d'émission
00:52:40pour pouvoir balayer
00:52:41tout le panorama.
00:53:06Allez, on revient
00:53:07dans ce paysage absolument magnifique
00:53:09du Tour des Alpes.
00:53:10On vous rappelle que Giulio Pellizzari
00:53:13s'est imposé qu'il aura
00:53:14le maillot de leader
00:53:15demain sur les épaules.
00:53:17C'est la jeunesse en 22 ans.
00:53:18Giulio Pellizzari,
00:53:19le coureur italien.
00:53:21Vraie belle course
00:53:22de l'équipe Red Bull Bora
00:53:2411 gros E
00:53:24qui bat l'équipe
00:53:25Ineos Grenard-Dirsdo.
00:53:27En effet, vous voyez
00:53:27Egan Bernal,
00:53:28l'ancien vainqueur du Tour
00:53:29et du Giro
00:53:29et Timana Rensman,
00:53:31l'ancien vainqueur
00:53:31de deux étapes du Tour
00:53:32l'année dernière.
00:53:33Bref, vraiment une très belle
00:53:35course d'équipe.
00:53:36Patrick, on fait le point
00:53:37sur le classement général ?
00:53:38Oui, un classement général
00:53:39où Pellizzari a fait le doublé.
00:53:40Non seulement,
00:53:41il a remporté sa deuxième
00:53:42victoire pro
00:53:43après une étape
00:53:44sur la voie l'année dernière
00:53:44mais il prend le pouvoir
00:53:45sur ce Tour des Alpes.
00:53:47Giulio Pellizzari
00:53:48qui sait probablement
00:53:49qu'un Italien
00:53:50n'a plus gagné depuis 2013
00:53:51et c'était Vincenzo Nibali
00:53:53à l'époque.
00:53:54Et il devance donc
00:53:55Timana Rensman
00:53:56au classement général
00:53:57pour 4 secondes.
00:53:59Le classement de l'étape
00:53:59et le classement général
00:54:00sont pratiquement identiques
00:54:02puisqu'aujourd'hui,
00:54:03c'était la première
00:54:03et la seule d'ailleurs
00:54:04arrivée au sommet
00:54:05mais il y aura plein de montagnes
00:54:06au cours des jours prochains.
00:54:06On notera que Mathis Rondel,
00:54:08le français de la formation Tudor,
00:54:10pointe avec 19 secondes de retard
00:54:12et que le vainqueur sortant
00:54:14est à près de 30 secondes.
00:54:15Son équipier,
00:54:17Michael Storer,
00:54:17seulement 12e
00:54:18à l'issue de cette étape.
00:54:20On vous a parlé de Mathis Rondel,
00:54:22on a fait le point sur lui,
00:54:24sur cette pépite
00:54:24également du côté
00:54:25des cyclistes français.
00:54:27C'est le temps d'ouvrir
00:54:28notre thème
00:54:29sur les pépites
00:54:30hors Paul Sexas.
00:54:31On a quand même mis
00:54:31Paul Sexas dedans
00:54:32parce qu'on ne peut pas
00:54:33ne pas le mettre dedans évidemment.
00:54:34Alors il faut nous excuser
00:54:35déjà parce qu'on en a forcément
00:54:37oublié.
00:54:37Il y en a tellement en ce moment
00:54:38que c'est compliqué
00:54:39de faire un listing complet.
00:54:41On a essayé d'en mettre
00:54:42quand même des coureurs
00:54:43assez incontournables
00:54:44et puis d'autres
00:54:45qui sont en train
00:54:46de pointer le bout de leur nez.
00:54:47Alors Paul Sexas,
00:54:48bien sûr,
00:54:48Leni Martinez,
00:54:49Kevin Vauclin,
00:54:50Romain Grégoire,
00:54:51Paul Magnier,
00:54:52Léo Bizio,
00:54:52Maxime Decombe,
00:54:53Thibaut Gruel,
00:54:54Axel Laurence,
00:54:55etc.
00:54:57On a demandé à nos spécialistes
00:54:58de choisir chacun
00:55:00un ou deux coureurs.
00:55:01Il y en a un qui a le droit
00:55:02à deux
00:55:02parce que c'est le droit du plateau,
00:55:03Pierre Roland.
00:55:04Pierre,
00:55:05vous vouliez démarrer
00:55:06en choisissant quelqu'un
00:55:07qui a gagné 19 fois hier.
00:55:09L'année dernière.
00:55:09L'année dernière.
00:55:11Paul Magnier,
00:55:12forcément,
00:55:13j'avais envie de parler
00:55:14de Paul Magnier.
00:55:1619 victoires en 2025.
00:55:19Même si Paul Magnier,
00:55:20en ce début de saison,
00:55:23il est peut-être
00:55:24un petit peu en retard
00:55:24sur le tableau de marche.
00:55:27Il a remporté une course
00:55:28en début de saison.
00:55:29Il a vécu un tir et non
00:55:31un peu compliqué,
00:55:31des classiques un peu compliqués
00:55:33au mauvais endroit,
00:55:33au mauvais moment,
00:55:34mais il apprend.
00:55:35Il apprend.
00:55:35Mais Paul Magnier,
00:55:36c'est ça.
00:55:37Paul Magnier,
00:55:38c'est un vainqueur,
00:55:38un gagnant.
00:55:39C'est un sprinter,
00:55:41un pur sang.
00:55:42Et c'est la beauté
00:55:44de notre cyclisme français,
00:55:46nos jeunes pépites,
00:55:47c'est qu'on a des sprinters,
00:55:49des punchers et des grimpeurs.
00:55:51Des coureurs de classement
00:55:52d'une semaine
00:55:52et des coureurs de classement
00:55:54de trois semaines.
00:55:54On a une palette
00:55:55qui est complète,
00:55:57complète en France.
00:55:58Et ça,
00:55:59ça fait plaisir.
00:55:59Et lui,
00:56:00c'est peut-être
00:56:01la locomotive
00:56:02de cette jeune,
00:56:03jeune génération.
00:56:04Pourquoi ?
00:56:04Parce que 19 victoires.
00:56:06Non,
00:56:06mais quand on gagne,
00:56:07juste pour expliquer,
00:56:08quand on gagne
00:56:09une course dans la saison
00:56:11de cyclisme,
00:56:12on a réussi sa saison.
00:56:13Lui,
00:56:13l'année dernière,
00:56:13il a gagné 19 fois.
00:56:15Au Vélodore,
00:56:16vous étiez là,
00:56:16Claire,
00:56:17il me semble.
00:56:17Marc Cavendish,
00:56:19le dieu du spring,
00:56:20le roi du spring,
00:56:2135 victoires d'étape
00:56:21sur le Tour,
00:56:22il l'a encensé.
00:56:23Paul Magnier,
00:56:24c'est clairement
00:56:26le futur maillot vert du Tour.
00:56:28Pour moi,
00:56:28il sera champion du monde
00:56:29à un moment donné
00:56:30dans sa carrière.
00:56:31D'ailleurs,
00:56:31il y a un équipe explore
00:56:33en cours sur Paul Magnier
00:56:35qui va sortir dans quelques semaines.
00:56:36Je pense que ça va être
00:56:36très intéressant.
00:56:38Oui,
00:56:38tout à fait.
00:56:38Alors,
00:56:38vous en avez pris un deuxième.
00:56:40On voit Paul Magnier
00:56:41sur ces images.
00:56:42Vous en avez pris un deuxième.
00:56:44Il n'a pas gagné 19 fois,
00:56:45mais c'est quand même
00:56:46quelqu'un qu'on attend beaucoup
00:56:47et qu'on a vu beaucoup performer
00:56:48et qu'on a eu en plus
00:56:49il y a quelques minutes
00:56:50ici sur le plateau.
00:56:51Ça fait un peu de la redite,
00:56:52mais Leni Martinez,
00:56:53Leni Martinez,
00:56:54pourquoi moi je considère
00:56:56que Leni Martinez,
00:56:57c'est à la fois un sniper.
00:56:59C'est-à-dire que
00:57:00quand il joue la gagne,
00:57:01il ne se loupe jamais.
00:57:02Ce n'est pas
00:57:03qu'il ne se loupe pas,
00:57:04c'est qu'il ne se loupe jamais.
00:57:05Il arrive à deux,
00:57:05il gagne.
00:57:07Quand il sent la ligne d'arrivée,
00:57:09il met au fond,
00:57:10il est capable
00:57:11de briller sur les courses à étapes.
00:57:13Il est incroyable.
00:57:15Et il est discret.
00:57:16Au final,
00:57:17on parle peu de Leni Martinez,
00:57:18mais à chaque fois
00:57:19qu'il est présent
00:57:20sur les courses à étapes
00:57:21en World Tour,
00:57:22quasiment à chaque fois,
00:57:23c'est podium.
00:57:24Deuxième du Tour de Romandie
00:57:26l'année dernière,
00:57:26deuxième du Tour de Catalogne
00:57:27cette année,
00:57:28dans les tout premiers
00:57:29sixièmes de Paris-Nice
00:57:30cette année.
00:57:31Sur les courses World Tour,
00:57:33il est ultra-efficient.
00:57:35Dès qu'il joue la gagne,
00:57:36il met au fond.
00:57:39Deux étapes sur Paris-Nice.
00:57:41Franchement,
00:57:42Leni Martinez,
00:57:44je ne sais pas
00:57:44s'il y a un plafond de verre
00:57:45pour Leni Martinez.
00:57:47Il doit gagner des courses à étapes
00:57:48d'une semaine du World Tour,
00:57:50là, rapidement.
00:57:51Et sur un Tour de France,
00:57:53j'ai hâte de voir
00:57:53un Tour de France
00:57:54où ça se passe bien pour lui,
00:57:56où il arrive en bonne forme.
00:57:57Il peut le gagner pour vous ?
00:57:59Gagner le Tour,
00:58:00ça paraît...
00:58:00Vous ne dites pas
00:58:00de plafond de verre.
00:58:01En tout cas,
00:58:02lui, c'est son ambition.
00:58:03Il l'a dit.
00:58:04Tout à l'heure,
00:58:04il l'a dit,
00:58:04je veux gagner le Tour.
00:58:06Mais Leni Martinez,
00:58:07il peut être meilleur grimpeur du Tour,
00:58:08il peut terminer...
00:58:09Ça serait son objectif
00:58:12Pourquoi il veut être meilleur grimpeur du Tour ?
00:58:14Parce que son grand-père
00:58:15qui est en train de perdre la vue
00:58:16lui a dit
00:58:18gagne le Tour,
00:58:19gagne ce maillot de meilleur grimpeur
00:58:21avant que je ne perde la vue définitivement.
00:58:24Donc, je pense que c'est
00:58:25l'un de ses premiers gros objectifs de carrière,
00:58:27c'est de remporter ce maillot de la montagne
00:58:29que son grand-père a gagné.
00:58:30Elles sont belles aussi,
00:58:31ces histoires, bien sûr.
00:58:32On va réouvrir le plateau
00:58:33parce que vous allez encore les voir,
00:58:34ces pépites françaises qu'on attend.
00:58:36Leni Martinez,
00:58:37on en a parlé.
00:58:38Paul Sexas,
00:58:38on ne cesse d'en parler
00:58:39et c'est normal.
00:58:41On a parlé également de Paul,
00:58:42il en reste encore plein à choisir.
00:58:44Patrick, vous avez choisi qui vous ?
00:58:45Moi, j'avais envie
00:58:46de surprendre un peu tout le monde.
00:58:48Et d'abord,
00:58:48pourquoi j'ai suggéré
00:58:49qu'on fasse ce sujet ?
00:58:49Parce que j'en ai marre
00:58:50qu'on ne parle que de Paul Sexas.
00:58:51Non, pas parce que j'ai
00:58:53une animosité à l'égard
00:58:54du leader de l'équipe d'Hécathlon.
00:58:56Bien sûr que non.
00:58:58Je l'adore ce gamin.
00:58:59Mais surtout parce qu'effectivement,
00:59:01on a une densité incroyable.
00:59:02Et certainement pas
00:59:03parce que j'ai regardé aussi
00:59:05le classement mondial.
00:59:05On n'a pas un Français
00:59:06dans les 15 premiers
00:59:07du classement mondial.
00:59:08Le meilleur,
00:59:09il doit être 16e d'ailleurs,
00:59:10c'est Kevin Vauclin.
00:59:11Donc, on voit bien
00:59:13que c'est encore un peu tôt
00:59:14pour regarder le classement mondial.
00:59:15Mais effectivement,
00:59:16quand je vois cette densité,
00:59:17je lui dis lequel choisir.
00:59:18Alors, ça va vous surprendre.
00:59:19Moi, j'ai choisi...
00:59:20Il est où ?
00:59:21Thibaut Gruel.
00:59:22J'ai choisi Thibaut Gruel.
00:59:23Et là, ça va en surprendre plus d'un.
00:59:24D'ailleurs, je pense
00:59:25que le grand public
00:59:25ne connaît pas encore Thibaut Gruel.
00:59:27Et peut-être que ce ne sera pas
00:59:28évidemment à la hauteur
00:59:29d'un Paul Sexas
00:59:30ou d'un Kevin Vauclin.
00:59:31Mais Thibaut Gruel,
00:59:32ce qui me plaît chez lui,
00:59:32c'est qu'il est bon partout.
00:59:34Il est bon dans à peu près
00:59:35tous les domaines.
00:59:36La montagne n'est pas forcément
00:59:37son point le plus fort,
00:59:37mais il a quand même gagné
00:59:38à Saint-Géran une étape
00:59:39où il y avait trois cols à franchir.
00:59:41C'était sur la route d'Occitanie
00:59:42l'année dernière.
00:59:43Il est capable de gagner également
00:59:44sur les boucles de la Mayenne.
00:59:46Il a déjà quatre victoires
00:59:47russées à son actif.
00:59:48C'est quand même pas mal
00:59:49à 21 ans.
00:59:49Et c'est un coureur qui me plaît
00:59:51parce qu'on n'a vu que lui.
00:59:52Je dis bien,
00:59:53je pèse mes mots
00:59:54sur les classiques
00:59:55qu'on a commentés,
00:59:56c'est-à-dire
00:59:56à travers la Flandre,
00:59:58Gantwevelgem,
00:59:59auparavant le Grand Prix E3.
01:00:01Mais évidemment,
01:00:01à l'arrivée,
01:00:01il n'était pas là.
01:00:02Ah, mais pourquoi
01:00:03était-il pas là ?
01:00:04Parce qu'il se mettait
01:00:04au service de son leader.
01:00:06Il y avait Romain Grégoire
01:00:07qui découvrait les Flandriennes
01:00:08et qui était le leader.
01:00:10Qu'aurait fait Thibaut Gruel
01:00:11s'il avait été leader ?
01:00:12Je ne suis pas en train
01:00:12de remettre en question
01:00:13la stratégie de l'équipe.
01:00:14Je dis juste que ce garçon
01:00:15est un talent
01:00:16qui pour l'instant
01:00:17est encore dans l'ombre
01:00:19de ses leaders,
01:00:20dans l'ombre du cyclisme français,
01:00:22dans l'ombre de Paul Sexas.
01:00:23Lui, mais également,
01:00:24bien sûr,
01:00:25tous ceux que vous nous proposez.
01:00:26En tout cas,
01:00:26une bonne partie d'entre eux.
01:00:27Non, mais c'est intéressant
01:00:28parce qu'on sait
01:00:28quand Thibaut Gruel
01:00:29est tout du part d'une course,
01:00:30on sait qu'il va rouler fort.
01:00:31On sait que c'est quelqu'un
01:00:32qui n'a pas du tout peur
01:00:33de se faire mal.
01:00:33On sait que c'est quelqu'un
01:00:34en qui on peut compter
01:00:35alors qu'il est encore très jeune
01:00:36en tant que coéquipier
01:00:37et parfois en tant que leader.
01:00:38C'est aussi comme ça
01:00:39qu'on repère, non ?
01:00:40Les qualités des coureurs.
01:00:41Oui, oui,
01:00:41on l'a repéré.
01:00:43C'est un tour en jeu.
01:00:44Je suis hors l'année
01:00:45donc ça fait un moment
01:00:46qu'on m'en parlait
01:00:47même bien avant
01:00:48qu'il soit dans la réserve
01:00:50de Groupe Amas.
01:00:52Mais il a toutes les qualités.
01:00:53Il va vite au spring.
01:00:54Il grimpe bien.
01:00:56Il a le sens du placement.
01:00:57Il est bon contre la montre.
01:00:58Non, mais il a vraiment tout
01:00:59pour être un Grégoire Bisse.
01:01:03Et je suis presque convaincu
01:01:06qu'à la fin de sa carrière,
01:01:07il aura peut-être
01:01:07un plus gros palmarès
01:01:08que Romain Grégoire.
01:01:10Et il a re-signé pour trois ans
01:01:11je crois d'ailleurs
01:01:12avec cette équipe.
01:01:12Donc tout va bien.
01:01:13Je me suis mouillé là ?
01:01:14Ah ben un peu ?
01:01:15Il faut nous expliquer.
01:01:15Franchement, il a du talent.
01:01:16Il a du talent.
01:01:17Il a un côté très gagneur.
01:01:20Et le côté très gagneur,
01:01:22on l'a vu
01:01:22sur le dernier Paris Tour, Claire.
01:01:24Vous vous souvenez
01:01:24de ce final
01:01:25avec Paul Lapera
01:01:26à mano à mano à deux.
01:01:28Et les deux ont décidé
01:01:30si c'était la gagne ou rien.
01:01:32Et il ne s'est pas dégonflé.
01:01:33Fosse à un Paul Lapera,
01:01:35champion de France,
01:01:37coureur assez sniper aussi,
01:01:39qui aime bien gagner.
01:01:40Ils se sont enterrés les deux.
01:01:41Les deux hors du podium.
01:01:42Ils terminent cinquième.
01:01:44Et en fait,
01:01:44quand on a ce tempérament-là,
01:01:45on ne va pas se contenter
01:01:46de trois, quatre, deux, machin.
01:01:48C'est là, gagne ou rien.
01:01:49Et c'est son ADN à Thibaut Gruel.
01:01:50Et ça,
01:01:51ce n'est peut-être pas
01:01:51le tempérament de Thibaut Gruel seulement.
01:01:54C'est peut-être justement
01:01:55le tempérament de cette génération.
01:01:56Et c'est ça
01:01:57qui nous fait le plus grand bien.
01:01:58Amaury,
01:01:58vous êtes resté avec nous,
01:01:59notre envoyé spécial
01:02:00sur le Tour des Alpes.
01:02:01Vous aussi,
01:02:01vous avez le droit
01:02:02de choisir un Français.
01:02:03Hop,
01:02:03j'essaie de m'écarter.
01:02:04Il y a Axel Laurence
01:02:04qui est là.
01:02:05En même temps,
01:02:06allez-y,
01:02:07choisissez-en.
01:02:09Ce n'était pas facile
01:02:10quand on m'a demandé
01:02:10de choisir un coureur
01:02:11vu la qualité
01:02:12et toutes les promesses
01:02:13de cette nouvelle génération.
01:02:15Moi,
01:02:15je me suis attardé
01:02:16sur Kevin Vauclin.
01:02:17Pourquoi ?
01:02:17Alors,
01:02:18c'est peut-être
01:02:18un des plus âgés
01:02:19de cette liste.
01:02:21Mais parce qu'au final,
01:02:22depuis deux, trois ans,
01:02:23il est en constante progression.
01:02:24Il vient de signer
01:02:25au sein d'une équipe Ineos
01:02:26qui fait partie
01:02:27des équipes
01:02:28du Gratin Mondial maintenant.
01:02:30Et avant,
01:02:31avec Arkay,
01:02:31une équipe de pro team,
01:02:32il était déjà très performant.
01:02:34On se rappelle l'an dernier,
01:02:34il fait deuxième du Tour de Suisse.
01:02:36Donc,
01:02:37lui aussi a montré
01:02:37de belles capacités
01:02:38pour remporter
01:02:39une course d'une semaine
01:02:41en World Tour.
01:02:42Il a gagné une étape
01:02:43sur le Tour de France.
01:02:43Il fait septième
01:02:44du Tour de France.
01:02:45Et surtout,
01:02:46il est aussi très bon
01:02:47sur les classiques
01:02:47et c'est un coureur offensif.
01:02:49Notamment,
01:02:49demain,
01:02:50sur la Flèche-Vallonne,
01:02:50une course où il a fait
01:02:51deux fois deuxième
01:02:52et qui,
01:02:52pourquoi pas,
01:02:53peut s'imposer demain.
01:02:55Et donc,
01:02:56avoir un palmarès
01:02:57digne de ce nom,
01:02:58il a déjà une dizaine
01:02:59de victoires.
01:03:00C'est un gagnant.
01:03:01C'est aussi,
01:03:01pour Patrick et Pierre,
01:03:03un coureur qui aime les médias
01:03:04et qui est agréable
01:03:06et qui est déjà connu
01:03:07du grand public.
01:03:09Donc,
01:03:09il a tout pour être
01:03:10l'étendard
01:03:11de cette génération
01:03:12aux côtés de Paul Sexas.
01:03:14Merci beaucoup
01:03:15à Maury Lhermitte.
01:03:15En tout cas,
01:03:16on vous les remontre,
01:03:16ces Français à suivre
01:03:18tout au long
01:03:18de cette saison
01:03:19et des saisons à suivre.
01:03:21Vous avez été
01:03:21tous les trois très bons.
01:03:22Merci.
01:03:23Vous n'avez pas forcément choisi
01:03:24ni Romain Grégoire
01:03:24ni Axel Laurence.
01:03:25Il fallait quand même y aller,
01:03:26surtout vous,
01:03:26pour Axel Laurence.
01:03:27Mais en tout cas,
01:03:28c'est vrai que c'était
01:03:28assez sympa
01:03:30de voir ça.
01:03:31On va accueillir
01:03:31Pierre Bouby
01:03:32qui est aux manettes
01:03:33de l'équipe de Choc
01:03:34toute la semaine.
01:03:34Salut Pierre !
01:03:35Ça va Claire ?
01:03:36Oui !
01:03:36Ça va tout le monde ?
01:03:37Salut !
01:03:38Vous allez rigoler aujourd'hui
01:03:40parce qu'hier,
01:03:40elle a dit
01:03:40que vous n'avez pas rigolé.
01:03:41Je ne sais pas.
01:03:42C'est vrai ?
01:03:42Ça s'est bien passé ?
01:03:43Elle nous dira à la fin.
01:03:44Elle a parlé vélo, non ?
01:03:45Eh bien oui.
01:03:46On va parler de Lauren Barguil
01:03:47qui a fait une interview
01:03:48dans l'équipe
01:03:49qui nous a interpellé
01:03:50un petit peu.
01:03:50Donc,
01:03:50on va parler un petit peu de ça.
01:03:51On aura aussi
01:03:52un petit peu de foot
01:03:53avec une question philosophique
01:03:54un peu pour savoir
01:03:55si le foot est vraiment
01:03:56un sport individuel
01:03:57ou collectif.
01:03:58Et puis,
01:03:59on aura aussi du Wemby
01:04:00avec le trophée
01:04:02de meilleur défenseur
01:04:03de l'année en NBA
01:04:04et puis plein de choses
01:04:05avec des copains
01:04:05avec Maryse,
01:04:06avec Kanto
01:04:06et Mathieu de Séville.
01:04:08Donc,
01:04:08on va rigoler,
01:04:08on va s'amuser.
01:04:09Avec les copains,
01:04:10évidemment,
01:04:10on rigole toujours bien
01:04:11autour de cette table,
01:04:12y compris pour ça,
01:04:13va frotter.
01:04:14Et oui,
01:04:15rendez-vous demain
01:04:15à midi 20,
01:04:16c'est ça pour la troisième étape ?
01:04:18C'est plus tôt pour cette étape.
01:04:19Et avec Giulio Pellizzari
01:04:23qui aura le maillot de leader,
01:04:25vainqueur de cette étape
01:04:26le très jeune italien.
01:04:28C'est aussi le futur
01:04:28qu'on vous présente
01:04:29sur la chaîne.
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