00:00Duel au sommet entre deux géants de la sculpture occidentale sous la pyramide du Louvre.
00:06200 oeuvres marbre, bronze, plâtre, terre cuite, moulage et de nombreux dessins de Michel-Ange et Rodin,
00:11que trois siècles et demi séparent, sont réunis dans le célèbre musée parisien jusqu'au 20 juillet.
00:17Une exposition qui vise à confronter l'art de chacun de ces deux génies à partir de leur sujet principal,
00:23le corps vivant.
00:24Le style de Michel-Ange est vraiment un style de la Renaissance, initiateur du maniérisme.
00:28En ce sens, son style est assez différent de celui de Rodin, qui lui aussi, à son époque, a vraiment
00:36bouleversé les codes de la sculpture.
00:38On sort d'un siècle où la sculpture a oscillé entre un très fort tribut au classicisme,
00:46avec de nouveau un regard renouvelé sur l'Antiquité, une forte inspiration de l'Antiquité,
00:53et en même temps également tout l'apport du romantisme.
00:58Fil rouge de l'exposition, la vie et l'énergie intérieure des corps, car au-delà de la forme,
01:04les sculptures traduisent une vie psychique, pensée, rêve, souffrance.
01:10Et pour prolonger ce corps à corps, le musée du Louvre a également accueilli deux spectacles de danse,
01:15inspirés par des toiles et sculptures des deux artistes, et réalisés par les danseurs de l'Opéra de Paris.
01:22Nous avons imaginé un spectacle consacré à des duos.
01:26Pourquoi ? Parce que cette exposition, d'une certaine manière, c'est un duo entre deux grands sculpteurs.
01:31Et donc, c'est une soirée qui est constituée de grands duos un petit peu mythiques du grand répertoire du
01:39Ballet de l'Opéra de Paris,
01:39mais aussi avec une création réalisée par Yvon Demolle, un danseur du Ballet de l'Opéra de Paris,
01:46qui a imaginé une création en lien, en écho, en dialogue avec l'art de Michel-Ange et l'art
01:55de Rodin.
01:56En réunissant Michel-Ange et Rodin, le Louvre propose une lecture transversale de l'histoire de la sculpture.
02:02L'exposition ne se contente pas de comparer les deux artistes.
02:05Elle montre comment une même question, représenter le vivant, traverse les siècles.
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