- il y a 2 jours
Les Outre-mer français, ce sont près de 3 millions de citoyens, une présence sur plusieurs océans et une richesse naturelle exceptionnelle. Un patrimoine aussi précieux que fragile. Ces territoires font en effet face à des défis multiples, qu'ils soient environnementaux, sociaux ou géopolitiques. Mais ils portent aussi une force essentielle : leur jeunesse. Depuis plus de 60 ans, le Service militaire adapté forme et accompagne chaque année des milliers de jeunes avec un objectif clair : leur permettre de construire leur avenir et de participer au développement de leur territoire. Un modèle unique et résilient qui s'impose comme un très efficace outil de cohésion.
Réalisateur : Sébastien Laurent
Immersion au sein des forces armées.
Au travers d'images réalisées au plus près des entraînements comme en opérations, Le Journal de la Défense pose chaque mois un autre regard sur l'actualité des armées pour mieux appréhender et comprendre l'univers de la Défense.
Réalisateur : Sébastien Laurent
Immersion au sein des forces armées.
Au travers d'images réalisées au plus près des entraînements comme en opérations, Le Journal de la Défense pose chaque mois un autre regard sur l'actualité des armées pour mieux appréhender et comprendre l'univers de la Défense.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00...
00:12Les Outre-mer français, ce sont près de 3 millions de citoyens,
00:16une présence sur plusieurs océans et une richesse naturelle exceptionnelle
00:20au cœur de la biodiversité nationale.
00:23Un patrimoine aussi précieux que fragile.
00:26Car ces territoires font face à des défis multiples,
00:29qu'ils soient environnementaux, sociaux ou géopolitiques.
00:32Mais ils portent aussi une force essentielle, leur jeunesse.
00:36Depuis plus de 60 ans, le service militaire adapté s'appuie sur cet atout.
00:41Dispositif d'insertion professionnel, ils forment et accompagnent chaque année
00:45des milliers de jeunes au plus près des réalités locales avec un objectif clair,
00:49leur permettre de construire leur avenir et de participer au développement de leur territoire.
00:55Un modèle unique et résilient qui s'impose comme un outil clé de cohésion dans les Outre-mer.
01:01Le service militaire adapté dépend du ministère des Outre-mer.
01:05Nous sommes détachés du ministère des Armées au profit du ministère des Outre-mer.
01:08Nous sommes tous sous statut militaire, donc les cadres c'est certain, mais aussi les volontaires.
01:13L'une des forces du régiment et l'une des forces des armées, c'est de pouvoir s'appuyer sur
01:17des valeurs communes
01:19qui sont assez facilement transmissibles à la jeunesse locale, de manière à ce qu'ils fassent corps.
01:24Et dès leur premier jour ici au régiment.
01:27Souvent on nous pose cette question, c'est quoi la pédagogie militaire ?
01:29Mais c'est tout simplement la manière que nous avons de commander nos hommes avec paternité.
01:33La particularité du militaire, c'est de se préparer à aller au combat.
01:36On connaît nos hommes, on les encadre comme s'ils étaient de notre propre famille.
01:39Et c'est ça qu'on essaie de transmettre au sein du SMA.
01:42On donne des valeurs fortes à nos jeunes, de manière à ce qu'ils deviennent des citoyens responsables.
01:56A 8000 km de la métropole, entre le continent africain et Médagascar,
02:01Mayotte a connu de nombreuses catastrophes naturelles, mobilisant une entraide hors normes sur l'île.
02:08Le 14 décembre 2024, entre 8h et 14h, le cyclone Chido a traversé le régiment, au plus fort de son
02:15intensité.
02:17Dans les heures qui ont suivi, le régiment est de suite intervenu.
02:20Et le régiment a participé à des grandes opérations de nettoyage, de déblayement,
02:27des opérations de distribution d'eau, de vivres, de produits de première nécessité.
02:32Toutes ces opérations d'aide à la population, qui ont permis en fait à Mayotte de pouvoir rebondir très rapidement
02:38suite au cyclone.
02:40C'était très dur quand même.
02:42Très dur parce que je suis d'origine de Mayotte, j'ai grandi ici.
02:46Beaucoup de débris, de tôles, de câbles au sol et beaucoup de souffrance par rapport aux gens.
02:52Parce que des gens n'avaient plus de maison.
02:57Ils nous demandaient de les aider. On essayait d'aider du mieux qu'on pouvait.
03:02Donc nous, beaucoup d'émotions et beaucoup de tristesse sur nous.
03:07Déjà, les volontaires du RSM à Mayotte ne sont pas des spécialistes des catastrophes naturelles.
03:13Ce sont des soldats qui sont formés à un métier.
03:15Mais en parallèle de leur formation, nous leur délivrons des savoir-faire en secourisme.
03:20Des savoir-faire pour déblayer des routes.
03:23Des savoir-faire pour utiliser des engins de travaux publics.
03:26Des savoir-faire pour utiliser des machines-outils pour pouvoir découper du bois.
03:29Et tous ces savoir-faire nous permettent de pouvoir les employer en cas de catastrophe naturelle
03:34pour pouvoir aider aux opérations de nettoyage et de déblayement.
03:38On sent l'intérêt d'être là et d'être en alerte pour pouvoir aider.
03:43Donc on se sent vraiment utile et on se donne 15 herbes en fait.
03:46On ne se met pas de limite.
03:48Si on nous demande de faire une mission, aller à côté pour ouvrir un itinéraire
03:54ou aider des citoyens à découper de la toiture et les dégager,
04:00on ne refine pas, on y va en fait.
04:02Donc on aide pas que notre famille et nous à nous propres,
04:06mais la grande famille qui est la population de Mayotte.
04:08Et ça, c'est un autre niveau en fait.
04:11On se sent vraiment utile.
04:13Si c'était à refaire, tu refais la même chose ?
04:15Si c'était à refaire, bien sûr, je le refais volontairement.
04:18Que ce soit ici, à La Réunion ou dans n'importe quelle île, je le fais.
04:25Au SMA de Mayotte, la formation, elle se décompose en plusieurs parties.
04:29Vous avez d'abord une formation militaire initiale,
04:31dans laquelle le jeune apprend les valeurs militaires,
04:35les valeurs républicaines, les valeurs citoyennes.
04:37Il apprend aussi à se comporter, un savoir-être.
04:40Ensuite, on passe sur une partie de savoir-faire professionnel.
04:42Et là, il apprend une de nos 23 filières de formation professionnelle.
04:46Et à l'issue de ça, notre but, c'est bien de l'insérer
04:48dans le tissu socio-économique maorais
04:50et qu'il participe au développement du territoire.
04:53Chaque année, nous faisons ce qu'on appelle un conseil de perfectionnement.
04:56Au cours de ce conseil de perfectionnement,
04:58nous présentons le bilan de nos actions de formation de l'année.
05:00Et ensuite, nous amendons ces formations
05:03pour s'attacher à suivre l'évolution économique du territoire.
05:07Donc, au cours de ce conseil de perfectionnement,
05:09les entreprises, les organismes de formation,
05:11les partenaires des métiers de la formation professionnelle
05:14nous aident à définir les formations d'aujourd'hui,
05:17mais aussi de demain, et amender ces formations.
05:19Donc, par exemple, le RSMA de Mayotte est aujourd'hui
05:22un régiment avant-gardiste sur la formation des métiers de la fibre optique.
05:28Donc, nous sommes aujourd'hui le seul organisme de formation à Mayotte
05:30qui détient la filière de formation professionnelle à la fibre optique.
05:34Et ça nous permet, en fait, en partenariat avec des entreprises maoraises,
05:39de pouvoir insérer nos jeunes dans l'installation de la fibre optique à Mayotte.
05:43J'ai choisi cette filière parce que, pendant le péché qui est passé,
05:47on avait vu qu'il y avait pas mal de problèmes de réseaux ici à Mayotte.
05:50J'ai choisi la fibre pour venir aider un peu la population.
05:56Et après, j'ai vu récemment, ils étaient là,
06:00ils accompagnaient les jeunes dans la formation,
06:02que ce soit la fibre, tout ce que vous voulez ici.
06:04Je me suis dit, je vais lancer là-dedans pour la fibre
06:08parce que c'est bien, parce que d'ici à l'avenir,
06:13je pense qu'on va faire que ça.
06:15Après, je suis projoué de l'avenir à moi.
06:17Il y a un an, je finis là.
06:19Après, je vais essayer de passer à l'étranger
06:21pour suivre aussi la formation, pour avoir beaucoup de compétences encore.
06:25Après, revenir à Mayotte.
06:27Toi, tu vas revenir sur ton île avec un maximum de diplômes ?
06:31Bah oui, c'est le but.
06:34C'est une fierté, d'aider les jeunes à s'insérer dans le domaine de la fibre.
06:39Sachant qu'on parle de rien, on parle de rien, on parle de zéro.
06:41La création du plateau a été faite.
06:43Après, il y a des formations, on essaie toujours chaque année de ratifier un peu.
06:46En fait, il faut dire qu'on vient pour aider une population
06:48qui sont, on va dire, défavorisées.
06:50Mais vraiment, le but, c'est de les insérer et de les remotiver
06:53et de les remettre dans le circuit du monde du travail.
06:55Et quand on y arrive, forcément, ça peut être une fierté.
06:57Les jeunes qu'on prend, c'est des locaux, déjà.
07:01Donc c'est important.
07:01On travaille sur la partie insertion et emploi.
07:05Donc pour nous, c'est primordial, orange.
07:07De deux, c'est les personnes du territoire,
07:10donc qui connaissent très bien les zones sur lesquelles on déploie.
07:13Et en même temps, c'est notre vocation à nous de former des jeunes sur des métiers d'avenir.
07:18Et la fibre est un métier d'avenir avec de la pérennité.
07:24Parmi les 6 000 jeunes qui rejoignent l'un des 7 régiments de services militaires adaptés chaque année,
07:2980% d'entre eux trouveront un emploi durable à l'issue de leur formation.
07:32À Mayotte, il y a quand même une connotation bien particulière.
07:35Parce qu'il y a une forte jeunesse, il y a une jeunesse très développée.
07:40La moitié de la population a moins de 18 ans.
07:43Donc en fait, cette jeunesse, elle est réellement, elle fait partie de Mayotte.
07:46Je pense que cette intégration au sein de la société, elle est vraiment particulière à Mayotte.
07:52Ici à Mayotte, où la sensation d'être français est vraiment prégnante.
07:56Partout, on sent qu'ici c'est la France.
07:59Et cette jeunesse, en venant, en passant le portail du RSM à Mayotte,
08:03elle vraiment, elle rentre dans la formation française, dans la République française.
08:14Comment on crée un socle commun ?
08:15C'est se retrouver autour de valeurs, effectivement.
08:18La valeur première, c'est le drapeau, qui était juste derrière moi.
08:20Le drapeau devant lequel les volontaires sont présentés à l'issue de leur classe.
08:25Ces valeurs, elles transpirent au travers des cérémonies militaires qu'on a,
08:29mais aussi au travers de cette devise.
08:31La devise qui est la nôtre, c'est réussir par le travail et l'effort.
08:35Et je pense que cette prise de conscience qu'on apporte quelque chose à son territoire,
08:41mais au-delà du territoire, au pays,
08:43ce sont des bons moyens de prendre en compte l'importance qu'ils ont au sein de la République.
08:51À 24 heures d'avion de la métropole, se trouve le RSMA de Kumac.
08:55Ici comme ailleurs, la mission reste la même.
08:58Encourager l'insertion professionnelle des jeunes Calédoniens,
09:00tout en s'adaptant le plus finement possible aux contraintes économiques et écologiques de leur île.
09:16Ok, allez, vous mettez sur une ligne face à moi, dans cette direction.
09:22Donc là, on va faire un nettoyage de la plage,
09:25parce que la plage leur appartient, c'est le caillou,
09:29donc on veut le rendre propre.
09:30Tout le monde est content d'arriver sur une belle plage,
09:32et donc ça les sensibilise aussi à l'environnement.
09:35On a fait des cours là-dessus où on fait attention aux autres,
09:38à ce qui nous entoure.
09:40Donc c'est un peu le respect de l'environnement là-dedans.
09:43Et là-dessus, après, ils seront fiers de leur action.
09:50Ils sont là pour apprendre un métier et se responsabiliser.
09:54Donc on les responsabilise aussi,
09:56dans la propreté de leur environnement et le respect de leur environnement,
10:00ce qui est très important.
10:01Je les sensibilise là-dessus pour qu'ils puissent prendre conscience
10:03et je pense que si tout le monde met la main à la patte,
10:06ils resteront dans quelque chose de préservé et d'authentique,
10:11comme la Nouvelle-Calédonie,
10:13et qu'ils puissent aussi faire passer le message autour d'eux après,
10:16quand ils vont quitter le RSMA,
10:18afin que tout le monde prenne ses petits gestes.
10:21C'est important ce que vous faites ?
10:22Oui, c'est plus important, c'est pour protéger la nature.
10:26Et comme il y a des animaux, des tortilles qui viennent menacer la flage,
10:31donc on les protégeait de tout ça.
10:33Mais ça nous apprend aussi à 1 000 ou 1 000 nœuds, quoi.
10:36Comme on n'est pas tous dans la même commune,
10:39il y en a qui viennent du sud, du nord et des îles.
10:43Donc voilà, c'est pour mieux nous entendre,
10:46c'est pour mieux pour la cohésion.
10:48Et ça fonctionne ?
10:49Oui, ça fonctionne très très bien.
10:53Ici, le régiment, de par son histoire,
10:56ses 40 ans d'histoire sur le territoire,
10:58et de par le fait qu'il accueille un jeune Mélanésien sur trois
11:01depuis de nombreuses années,
11:03est vraiment implanté dans l'environnement local
11:05et dans les esprits locaux.
11:07Et ça en fait un vrai objet de consensus,
11:09ici en Nouvelle-Calédonie,
11:11quels que soient les bords politiques de mes différents interlocuteurs.
11:15Depuis que je suis chef de corps au régiment,
11:17j'ai connu deux présidents de gouvernement calédoniens.
11:19L'un était indépendantiste, l'autre est loyaliste.
11:22Et tous deux n'hésitent pas à faire appel
11:24au service militaire adapté et à son régiment calédonien
11:27pour développer leurs ambitions au profit de la jeunesse.
11:30Donc réellement, ici, en Nouvelle-Calédonie,
11:32le RSMA est un objet de consensus.
11:34L'année dernière, en 2025,
11:36nous avons mené un chantier
11:38pour replanter une espèce endémique de l'île.
11:41Et ce chantier, il était porteur de nombreuses valeurs.
11:43D'une part, parce qu'il était conduit
11:45par les institutions calédoniennes,
11:47à savoir la mairie de Coumac.
11:49D'autre part, parce qu'il était validé
11:51et soutenu par les chefs coutumiers locaux
11:54qui voyaient un intérêt à replanter
11:56sur les îlots calédoniens.
11:58Et finalement, parce que ça concourt à la mission du régiment
12:01qui est d'intégrer les jeunes à la citoyenneté
12:05et de leur montrer qu'ils sont là aussi
12:07pour développer leur territoire.
12:10Voilà, voici le centale bleue de Coumac,
12:12qu'ils appellent.
12:14C'est endémique à chez nous.
12:16Si un jour, il n'y en a plus ici,
12:18il n'y en aura plus de partout.
12:19Ça fait que tous nos petits-enfants,
12:21l'avenir après, ils ne verront pas toutes ces plantes-là.
12:25Tous les jeunes du RSMA, c'est bien, c'est à nous.
12:27Même si ce n'est pas des gens de Coumac,
12:29c'est à nous, c'est à la Calédonie.
12:31Il faut garder ça.
12:32Alors oui, c'est bien de faire ces projets-là
12:35quand même avec ces personnes.
12:39Le centale bleu, on ne peut pas dire
12:43qu'il est endémique à Coumac,
12:44mais il est vraiment spécifique à la zone du Grand Nord
12:46et de Coumac en particulier.
12:48Et du coup, il s'avère que dans le périmètre
12:50de la propriété du RSMA, il y en a pas mal.
12:53Donc l'idée, c'est de pouvoir les repérer,
12:56les nettoyer et les entretenir
12:58de façon à ce qu'ils puissent vivre leur meilleure vie
13:00et produire des graines pour pouvoir après
13:02en faire des semis et les replanter.
13:04Si demain, avec ces petites choses qu'on met en place,
13:06on arrive à faire les multipliées
13:08et du coup, de fil en aiguille,
13:10on aura fait quelque chose de beau.
13:17Ah voilà, ça c'est un centale, ça.
13:20Voilà l'écorce, si tu veux bien voir.
13:22Il ressemble à ça, lui.
13:24Le bois.
13:28Le centale, de manière générale,
13:29c'est un intérêt économique.
13:31C'est possible que ce soit une super opportunité.
13:34Et puis en fonction du sol, en fonction du terroir,
13:37on va avoir une huile d'une qualité moindre ou top,
13:40ça, on sait pas.
13:41Donc si on mise sur ça,
13:42il faut qu'on ait au moins la certitude
13:44que ça va être bingo,
13:45au moins qu'on aura une qualité d'huile
13:46qui sera au top.
13:48En réalité, c'est un partenariat gagnant-gagnant.
13:51La commune, au travers de cette pépinière,
13:55c'est la participation au développement durable,
13:59c'est la protection de l'environnement,
14:01c'est le recul du trait de côte,
14:03donc tout ce qui est changement climatique.
14:05Et ce que l'on espère au travers de ces échanges aussi,
14:08c'est que ces jeunes repartent
14:10avec une vision différente
14:13de l'environnement et de la protection.
14:15Et ce que l'on fait à Koumak,
14:16demain, peut se multiplier.
14:20Sans tomber dans des stéréotypes
14:22qui viseraient à dire
14:23que tous nos jeunes sont issus
14:24des tribus mélanésiennes,
14:27la plupart d'entre eux
14:27viennent d'origine extrêmement rurale,
14:30extrêmement diverse,
14:31et beaucoup vivent dans des tribus
14:33assez éloignées de certaines notions
14:35qu'on connaît très bien en France hexagonale.
14:38Et donc, dans ce cadre-là,
14:39le fait d'intégrer des jeunes
14:40dans un giron militaire
14:42pour leur expliquer
14:43le pourquoi de nos traditions,
14:45le pourquoi de notre engagement,
14:46ça concourt en fait à développer chez eux
14:48un esprit citoyen
14:50qui est particulièrement adapté
14:51aux circonstances actuelles.
14:58On est en train de réaliser la marche
15:00pour l'obtention des bérets.
15:02C'est la dernière marche.
15:04Ça finalise un peu
15:05les grosses épreuves physiques
15:07de la formation militaire initiale.
15:12Chaque jeune
15:12auraient sur leur marche.
15:14Et à l'issue,
15:15ils auront la remise des bérets.
15:18Ils entreront dans la famille
15:20des troupes de marine.
15:21Elle fait 15 kilomètres la marche.
15:24Et du coup,
15:24on a démarré un peu plus
15:25au bonheur de Koumak
15:27et on va arriver
15:28sur la plage des flamboyants.
15:30Le don de soi,
15:31l'endagement,
15:32la fidélité,
15:33toutes ces valeurs
15:34en fait sont transmises
15:35dès la phase de formation initiale
15:37aux jeunes qui rejoignent le réglement.
15:39Et je trouve qu'elles sont
15:40particulièrement pertinentes
15:41dans la mission du SMA
15:43parce qu'elles sont
15:44intégralement transposables
15:45à la société civile
15:46et au travail en entreprise.
15:48Au moment donné,
15:49ça va être peut-être
15:49un peu dur la marche,
15:50mais ils vont devoir
15:50serrer les dents pour réussir.
15:52Et ils peuvent retrouver ça
15:54dans la vie de tous les jours
15:55ou même dans leur futur travail
15:56où ils seront confrontés
15:57à des obstacles
15:59qu'il va falloir dépasser
16:01et réussir à trouver
16:02des solutions
16:02pour y parvenir.
16:03Ça permet de valider
16:05notre formation
16:06qui a duré
16:06depuis un mois déjà.
16:08On va bientôt faire un mois.
16:09Et puis on a dû
16:10on a duré des épreuves
16:11un peu dures,
16:12un peu chiant
16:14et on va faire
16:17la marche du béret
16:17pour avoir le béret
16:18pour notre formation.
16:20On doit tous penser
16:20à nos objectifs
16:21pour pouvoir faire
16:23la marche du béret
16:23avoir de la rigueur,
16:25de la discipline
16:26et aussi le perdre.
16:28C'est tout.
16:29Là, on est bientôt arrivé.
16:31Qu'est-ce qui se passe
16:31s'il y en a un qui flanche ?
16:34Il n'y a personne
16:34qui va flancher.
16:35Sinon, c'est pas un quart d'âge.
16:37Mais il n'y a personne
16:38qui flanche en général.
16:39La motivation
16:40et la fierté personnelle
16:41il faut qu'il va aller jusqu'au bout.
16:43Eh bien, vous verrouillez.
16:44Rappelez-vous,
16:45il y a un petit bouton
16:45derrière la tête.
16:46Vous appuyez sur le bouton
16:47derrière la tête
16:47et vous allez y arriver.
16:50C'est la dernière marche.
16:52Vous avez le béret
16:52qui vous attend jusqu'au bout.
16:54Donc c'est en avant.
16:55Seul, on ne ferait rien.
16:56Je pense que c'est important
16:59d'avoir ça en tête.
17:00C'est la combinaison
17:01de tous les talents,
17:02de tous les efforts
17:04des uns et des autres
17:05qui permettent à ces jeunes
17:06de se relever
17:06et d'être capables
17:07d'affronter le monde.
17:08Et c'est ce qu'on leur demande.
17:10Volontaires stagiaires
17:11de la FMI 2,
17:12le béret que vous recevez
17:13aujourd'hui
17:14n'est pas un simple
17:15couvre-chef.
17:16Il est le signe visible
17:17de votre appartenance
17:18à l'armée française.
17:19Par sa forme sobre,
17:21souple et robuste,
17:22il symbolise
17:23l'égalité
17:25et l'unité
17:26entre tous ceux
17:27qui le portent,
17:28qu'ils soient soldats,
17:29engagés
17:29ou volontaires.
17:31En recevant aujourd'hui
17:32le béret et son encre d'or,
17:33vous entrez dans une communauté
17:34d'hommes et de femmes
17:35soudés par l'honneur,
17:37la discipline
17:38et le dépassement de soi.
17:40Portez-les avec dignité
17:41et ils vous rappelleront
17:42chaque jour
17:43la force de votre engagement.
17:45Pensez en garde.
17:46Vous !
17:48Repelez-vous !
17:49Bonsoir !
17:50Ça a été dur.
17:52Très dur.
17:53Pour tout le monde.
17:54Nous, on l'a fait.
17:55On a réussi.
17:56On a inoubéré.
17:56On est fiers de nous
17:57et je suis fier de nous.
18:00Dans la culture canac,
18:01dans le RSMA,
18:02on peut retrouver le respect.
18:04Le respect de la hiérarchie
18:07et surtout le respect des anciens.
18:09Le respect de la hiérarchie,
18:11c'est tout ce que je retrouve.
18:12Et on est tous en cohésion.
18:14Tous ensemble.
18:16Même si c'est dur,
18:17on le fait ensemble.
18:18Si on ramasse,
18:18on ramasse ensemble.
18:20R'en faut,
18:20on refait ensemble.
18:22J'ai l'habitude de dire
18:23que le RSMA, ici,
18:24c'est un peu un phare en pleine mer.
18:27Le régiment a toujours été stable
18:29sur sa mission,
18:30sur sa vocation,
18:31sur l'appui qu'il peut apporter
18:32au territoire
18:33et à la jeunesse calédonienne.
18:35Et c'est resté inchangé
18:36depuis la création du régiment.
18:37Quelles que soient les circonstances
18:39politiques et économiques.
18:41Donc naturellement,
18:42les jeunes continuent
18:42de venir au régiment
18:43pour y servir,
18:45pour ce pour quoi il est fait,
18:46à savoir servir d'outils
18:48au développement,
18:49d'outils à l'intégration
18:50citoyenne et professionnelle
18:51des jeunes calédoniens.
18:54On est l'armée de la nation.
18:56Et je pense que c'est important
18:57de l'avoir en tête.
18:58Parce qu'on ne va pas juger
18:59les gens sur leurs convictions politiques.
19:01On demande juste
19:02aux jeunes qui viennent chez nous
19:04de se former,
19:05de prendre confiance
19:05en ses propres capacités,
19:07par l'effort,
19:08de pouvoir grandir,
19:10mûrir,
19:11gagner en maturité
19:12pour demain
19:13construire sa propre vie.
19:14Et ça, effectivement,
19:16notre outil militaire
19:17pour ça est bien adapté.
19:18La manière dont on commande,
19:19la manière dont on fait attention
19:21à chacun d'entre eux,
19:22pour le collectif,
19:24participe justement
19:25à cette manière
19:27d'appréhender
19:28la cohésion nationale.
19:31Créé en 1961
19:32par le général Nemo
19:33pour répondre
19:34aux crises sociales,
19:35le RSMA de Martinique
19:37a été le premier
19:37à voir le jour.
19:38Ce modèle d'insertion
19:40sera progressivement dupliqué
19:41à d'autres territoires
19:42ultramarins.
19:43Aujourd'hui,
19:44le régiment accueille
19:45chaque année
19:46plus de 600 nouveaux stagiaires
19:47sans discontinuer.
19:49Nous, on s'adresse
19:50à une catégorie de jeunes
19:51qui est très spécifique,
19:5318 à 25 ans,
19:55éloignés de l'emploi
19:56et éloignés de l'éducation.
19:58Cette population-là,
20:01on travaille naturellement
20:02avec plein d'acteurs,
20:03les missions locales,
20:04l'éducation nationale
20:05pour l'identifier
20:06et venir proposer
20:07cette formation
20:08dans ce beau régime.
20:10Je remets ce petit poupon
20:12qui va te permettre
20:12de réaliser ton circuit
20:13d'incorporation.
20:14Bienvenue, RSMA,
20:15éloignés de l'éducation.
20:16Merci.
20:22Ce qui les intéresse ici,
20:23c'est un cadre sécurisé
20:24dans lequel ils n'auront pas
20:26à se soucier de savoir
20:27s'il y aura de la violence
20:29dans la famille ce soir,
20:31s'ils auront de quoi manger
20:32ce soir
20:33et si les acteurs
20:34qui sont face à eux
20:35sont bienveillants ou pas.
20:37Ici, on leur assure
20:39un cocon dans lequel
20:40ils vont pouvoir
20:40se poser eux,
20:42se construire
20:42et regarder vers l'avenir.
20:44Ce qui, lorsqu'ils arrivent
20:45chez nous,
20:46est souvent un vrai défi.
20:48Parce que quand on a
20:48des difficultés
20:49pour répondre
20:50à ces besoins fondamentaux,
20:51on n'est pas capable
20:52de se projeter
20:52sur le déroulé
20:54d'une vie professionnelle
20:55qui va s'inscrire
20:56dans les 10, 20, 30
20:57prochaines années.
21:02Ils évoluent beaucoup.
21:03Ils arrivent très souvent
21:05renfognés.
21:06Quand on leur dit
21:06il y a cours,
21:07à nouveau,
21:08ils se disent
21:08on a laissé le système scolaire
21:11pour pouvoir revenir
21:11s'asseoir à l'école
21:13et ils se rendent compte
21:14qu'effectivement,
21:15ils apprennent
21:15mais différemment.
21:17On n'est pas
21:18dans le même système pur.
21:20On a quand même
21:21les programmes à respecter,
21:23les programmes scolaires.
21:24Mais on a quand même
21:25cette possibilité,
21:26comme vous avez vu
21:27pendant le cours,
21:28de sortir du cadre
21:30tout en restant
21:31dans le cadre,
21:31bien entendu,
21:32et d'aborder
21:33d'autres sujets
21:34sans tabou,
21:35sans crainte,
21:37en quelque part
21:37libérer la parole.
21:39Ils ont oublié
21:39pour la plupart
21:40qu'ils avaient des compétences.
21:41Ils doutent beaucoup d'eux.
21:43Donc susciter à nouveau
21:44leur motivation
21:44parce que le plus souvent
21:46la motivation,
21:47je vais dire
21:48entre guillemets
21:48est en berne.
21:49Donc on leur donne
21:51le goût
21:51des apprentissages
21:53tout simplement.
21:53On a une jeunesse
21:54qui doute
21:55comme partout dans le monde.
21:56et qui a quand même
21:59envie d'apprendre.
22:00Donc le but,
22:01c'est leur donner
22:01les clés
22:02en quelque part
22:03pour qu'ils soient
22:04autonomes dans la vie.
22:05Surtout ça,
22:06l'autonomie.
22:08C'est ça le ceinturon.
22:10Vous verrez
22:11sous le ceinturon
22:12qu'il y a deux boucles.
22:14Les deux boucles,
22:14quand vous les mettez,
22:15doivent être vers le haut.
22:21Alors justement,
22:22nous sommes en train de voir
22:23comment on occupe
22:24une rangers,
22:26donc la paire de chaussures
22:27pour les militaires.
22:28Donc on voit
22:29comment faire
22:29proprement l'asset,
22:30comment les attachés
22:31que les boucles
22:33et ne pas faire
22:33d'erreur.
22:35Personnellement,
22:36j'ai intégré
22:36pour faire une formation
22:37des cuisiniers.
22:38À la suite
22:39de cette formation,
22:40je vais du coup
22:41aider un peu
22:44la cuisine,
22:45ma mère,
22:47tout ce qui s'en suit.
22:48Et pour plus tard,
22:49j'ai proposé
22:49d'ouvrir un restaurant,
22:51donc un hôtel-restaurant
22:52avec mon petit frère.
23:08On se rend compte
23:09qu'ici,
23:10notre cœur de métier,
23:11c'est ce qu'on sait faire de mieux.
23:12C'est prendre quelqu'un
23:13tel qu'il est,
23:15prêter attention sincèrement
23:16à sa situation
23:17et à ce qu'il est
23:18et le faire grandir
23:19vers quelque chose
23:22la plupart du temps
23:23nous on forme
23:23des combattants
23:24mais là on forme
23:24des citoyens armés
23:25pour occuper une place
23:27dans la société
23:27en Martigny.
23:31Messieurs,
23:31dames,
23:32pas compliqué,
23:32très simple.
23:33Vous allez courir
23:341600 mètres,
23:354 tours,
23:35le plus rapidement possible.
23:37Le but du jeu
23:37ce n'est pas d'avoir
23:38une bonne note.
23:39Le but du jeu
23:39c'est de vous donner
23:40le goût de l'effort
23:40et d'avoir une progressivité,
23:42une progression
23:43sur la dernière épreuve
23:44qui va se dérouler
23:46dans 6 semaines.
23:46Ce sera la même.
23:481600 mètres,
23:49les pompes
23:49et les abdos.
23:50Allez,
23:51trois,
23:52je c'est parti.
24:05C'est tout ce qui fait
24:06un homme,
24:06la motivation.
24:08On appelle motivation
24:09on veut à nous
24:09ne pas dans la vie.
24:10Donc moi c'est
24:12j'ai ma motivation,
24:14j'ai ni ma château
24:15ni au pote de ma famille,
24:17je ne vais pas descendre
24:17en ma mère.
24:18Moi je suis là
24:19pour ça aujourd'hui.
24:19Pour moi et pour ma famille.
24:21Le but du jeu
24:22c'est que vous puissiez
24:22vous sortir de votre zone
24:23de confort,
24:24c'est exactement ce qu'on veut.
24:25C'est dans la difficulté
24:26que vous allez vous améliorer,
24:27il n'y a pas de secret.
24:29Ok ?
24:29Moi je suis là.
24:30Vous voulez faire comme vous.
24:38A compter de cette année,
24:40le RSMA de Martinique
24:41va mettre sur pied
24:42une compagnie de réserve
24:43prête à intervenir sur l'île
24:45en cas de catastrophe naturelle.
24:47Parmi eux,
24:48une grande partie
24:49aura déjà connu le RSMA
24:50et bénéficié de l'expertise
24:52de la sécurité civile.
24:54Nous, on est ici
24:55et on donne notre savoir
24:57sur tout ce qui est
24:57catastrophe naturelle,
24:58sauvetage d'éblayement
24:59suite à tremblement de terre.
25:00On sait qu'ici,
25:00il y a les oragans
25:01mais il y a aussi
25:02les tremblement de terre
25:02qui sont assez fréquents
25:04et comme on a pu voir
25:05en fin d'année
25:06et en début d'année.
25:07L'objectif,
25:08ils sont sur le territoire
25:09et ils le connaissent par cœur,
25:10c'est ce qu'on n'a pas à nous
25:11quand on vient ici.
25:12Et nous,
25:13on vient juste
25:13leur amener le savoir
25:15pour qu'il puisse monter en gamme,
25:16pour qu'il soit professionnel
25:17dans le secours
25:18et pour qu'il puisse intervenir
25:19le jour J
25:20quand il y en aura besoin.
25:22Bien sûr,
25:22le RSMA ne va pas intervenir seul.
25:24Le RSMA,
25:24il se propose d'être
25:25un levier supplémentaire
25:27pour l'État
25:28pour interagir
25:29en complémentarité
25:30des autres moyens.
25:31Il y a déjà
25:31des forces de sécurité civile
25:33sur l'île,
25:34il y a d'autres dispositifs
25:35qui seront complémentaires
25:36à notre action
25:36et toutes ces actions,
25:38tous ces acteurs
25:39vont être coordonnés
25:40par l'échelon
25:42territorial, zonal ici.
25:44Nous, on part du principe
25:44qu'en sensibilisant
25:45et en formant
25:46notre jeunesse
25:47à ces cas-là,
25:48on contribue directement
25:49à la résilience
25:49du territoire.
25:55Quel que soit le territoire,
25:57un régiment du service
25:57militaire adapté
25:58est intégré
25:58au sein de sa société.
26:00Donc je pense qu'en fait,
26:01il n'est pas la solution,
26:02il est une des solutions
26:04qui permet à cette jeunesse
26:05de se transformer.
26:07Moi, ce que j'attends
26:08du RSMA,
26:08c'est qu'il soit
26:09au contact
26:11du territoire
26:11dans lequel il se situe,
26:12au contact
26:13de la population
26:13avec laquelle il travaille,
26:15au contact
26:15d'environnement
26:16dans lequel on va
26:16placer ces jeunes.
26:18La formule qui est obtenue
26:19par le RSMA aujourd'hui,
26:20elle est héritière
26:21de toutes les adaptations
26:23depuis 60 ans.
26:24Ce dont nous,
26:25on est convaincus,
26:25c'est que nous,
26:26nous sommes des semeurs
26:28de graines
26:29dans le parcours
26:30de ces jeunes
26:30et on aime à croire
26:33que si ça ne germe pas
26:34tout de suite,
26:34ça germe quelques années
26:35plus tard.
26:36En tout cas,
26:36on croise pas mal
26:37de nos anciens
26:38qui nous remercient
26:39parfois dans les rues
26:41de Fort-de-France.
26:42C'est tout l'enjeu
26:43de leur faire comprendre
26:44qu'ils ne sont pas
26:45des simples acteurs passifs
26:46mais qu'ils peuvent être
26:47de vrais citoyens,
26:49autonomes,
26:50responsables
26:50et engagés
26:51dans leurs convictions.
26:53Le code du volontaire
26:54regroupe plusieurs valeurs
26:55qu'un volontaire doit avoir.
26:56Je m'engage
26:57à acquérir le goût
26:58du travail et le bien fait,
26:59de la rigueur
27:00et de la discipline,
27:00fier de mon engagement,
27:02mon attitude
27:03est tirée
27:03pour chaque quartier
27:04comme au dehors
27:04car je suis toujours
27:06et partout
27:06un ambassadeur
27:07de mon génie,
27:08du SMA,
27:09des armes françaises
27:10et de mon pays.
27:11Avec son plan
27:12Impact 2030,
27:13le service militaire
27:15adapté trace un avenir
27:16où chaque jeune ultramarin
27:17trouve sa voie.
27:19Des formations utiles,
27:21proches des réalités
27:21des territoires
27:22pour faire face aux crises,
27:24se relever plus vite
27:25et renforcer
27:26ce qui unit
27:27les Outre-mer
27:28à la nation.
27:30A guider l'hyperne
27:31de l'hyperne
27:33de l'hyperne
27:45!
Commentaires