00:00Alors, le sergent-chef qui a été tué, effectivement, c'est une douleur supplémentaire pour tout militaire français
00:07qui ressent personnellement le décès d'un de ses camarades en opération.
00:13Mais également pour la finule que je connais bien, ça me met particulièrement en colère
00:20parce que tout laisse à penser que c'est le Hezbollah.
00:26Il n'y a aucun doute.
00:27La principale menace qui pèse sur la finule et qui pesait quand j'y étais, c'était évidemment le Hezbollah.
00:34Le contingent français, au-delà de la finule, le contingent français spécifiquement dérange le Hezbollah
00:41parce qu'il est très actif, parce qu'il travaille, parce qu'il remplit la mission,
00:46parce qu'il a compris son mandat difficile, délicat.
00:49Et le Hezbollah cible volontairement et a volontairement ciblé une patrouille française.
00:55Alors c'est une patrouille de déminage qui effectivement exécute son travail pour rejoindre un autre poste.
01:01Ça c'est une chose.
01:02Ils ont tendu une embuscade.
01:04Ils savaient très bien qu'ils allaient tuer des soldats français.
01:08Il y a quelques mois, un de mes correspondants israéliens, avec qui je suis toujours en contact,
01:13un général israélien, m'avait fait suivre un article du Hezbollah
01:17qui décrivait très précisément le travail du contingent français.
01:22Il avait trois cibles.
01:24Le chef d'état major français, le bureau de la liaison que j'ai commandé,
01:29et la FCR, la Force Commander Reserve, qui est ce bataillon d'intervention français.
01:34Et en fait, l'activité, le dynamisme, le sérieux, l'impartialité des français les dérangent.
01:41Ils veulent nous intimider.
01:43Ce qu'ils veulent, c'est avoir des contingents de la finule qui ne font pas grand-chose,
01:46ou qui sont complices du Hezbollah.
01:49Voilà pourquoi, spécifiquement, je suis certain que c'est un soldat français qui a été visé pour nous intimider,
01:55pour nous obliger à partir.
01:57Tout à fait dans l'héritage de ce qu'ils avaient commencé à faire,
02:00l'acte de création du Hezbollah, l'attentat du Drakkar de 1983.
02:05Ils sont tout à fait dans la ligne.
02:06Général Sido, c'est extrêmement important ce que vous dites,
02:09parce qu'Emmanuel Macron, dans sa réaction, bien évidemment,
02:12a lui aussi pointé du doigt le Hezbollah.
02:14Et la finule, qui vient de réagir officiellement, dit aussi,
02:19c'est très probablement le Hezbollah.
02:21Pour vous, ça ne fait pas de doute ?
02:23Ça ne fait aucun doute.
02:24Bon, déjà, si je puis me permettre, j'ai demandé à mes correspondants israéliens,
02:31avec qui je travaillais il y a une dizaine d'années,
02:33qui m'ont instantanément répondu, ils sont honnêtes.
02:36Vous savez, ce sont des gens qui sont honnêtes.
02:38Si c'était un accident de l'armée israélienne, il me l'aurait dit.
02:41Ils se seraient excusés, des excuses plates.
02:43Je le sais.
02:46Il y a le cessez-le-feu.
02:49Le contagion français bouge, la preuve.
02:51Ils étaient en mission de déménage pour rejoindre un autre poste pour maintenir la liaison entre tous les postes de
02:59la finule,
02:59qui, depuis un mois et demi, ont beaucoup de difficultés à travailler.
03:04La finule bouge, la finule travaille.
03:08Le Hezbollah, cessez-le-feu, s'attaque à ce qui dérange.
03:12Vous voyez, j'ai été encore sur l'antenne hier, à BFM,
03:16et je disais, maintenant que la population va revenir, la finule va travailler.
03:21Elle va remplir sa mission humanitaire.
03:23C'est-à-dire qu'elle va rentrer en concurrence avec le Hezbollah.
03:28Le Hezbollah, bien sûr, a un rôle militaire,
03:31mais il a un rôle, il se veut avoir un rôle social,
03:33pour emprisonner et influencer les populations au Sud-Liban.
03:36Et le Hezbollah voit la finule comme un concurrent à son emprise politique.
03:44Donc, malheureusement, c'est un acte de guerre pure et simple contre la finule
03:52et spécifiquement contre le contingent français.
03:55– Sous-titrage Société Radio-Canada
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