- il y a 4 mois
Retour gagnant pour Fabacary Diatta ! Après trois ans sans combattre, le protégé de la Atch Academy est revenu en force lors de l'ARES 39, remportant son combat face à Ghassen Jbalia par décision unanime, et la ceinture des -66kg par intérim. Passé par le 100% Fight et le Bellator, Fabacary, qui ne compte qu'une seule défaite en carrière, espère désormais la ceinture unifiée face à Josh O'Connor.
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SportTranscription
00:00:15Salut tout le monde, j'espère que vous allez bien.
00:00:18Bienvenue dans MMA Chill & Fight de la baston tout en décontraction.
00:00:22Alors vous le savez, pour faire un beau combat, il faut être deux.
00:00:24Et bien pour une belle émission, c'est exactement la même chose.
00:00:28Sébastien Love est à mes côtés.
00:00:30Comment ça va mon Sébastien ?
00:00:30Et toi mon Lélu, ça va ?
00:00:32Écoute super, encore un look magistral.
00:00:35Wow, tu sais, j'ai tellement l'habitude que c'est...
00:00:38La routine !
00:00:39C'est une seconde peau.
00:00:40Voilà, finalement.
00:00:40Une seconde peau, tout simplement.
00:00:41Fidèle à moi-même pour le coup.
00:00:44Le noir.
00:00:45Oui, il y a quand même une petite pointe de...
00:00:46Voilà, c'est si on peut.
00:00:47Effectivement, c'est sobre, mais là, tu fais la différence.
00:00:50Sponsorisé par, on a parlé de citer des marques peut-être ?
00:00:53Oh, Lidl, Intermarché, j'en cite trois.
00:00:55Très bien.
00:00:56On sait jamais.
00:00:57Voilà.
00:00:58J'ai l'impression qu'il s'est passé un truc dernièrement, mais je n'arrive plus à me rappeler.
00:01:00Oui, je voulais t'en parler, mais je ne me souviens plus non plus.
00:01:03Eh oui, je crois qu'on a le même problème.
00:01:05Attends, attends.
00:01:07Ok.
00:01:07Oui, on me dit dans l'oreillette qu'on a une petite vidéo à nous passer.
00:01:10Je ne sais pas.
00:01:11Ah, ok.
00:01:11Bon, on va regarder.
00:01:14On enchaîne avec le dernier prix sans concurrence.
00:01:16Il s'agit du prix de la présentation et de l'animation dans la catégorie sport.
00:01:20Et cette fois-ci, c'est MMA Shield & Fight, sport en France.
00:01:23Le taux de show MMA hebdomadaire de 90 minutes qui belle analyse, débat et invité.
00:01:27Le tout avec un ton fun, mais avec des experts portés par le duo d'animateurs qui sont avec nous
00:01:32et à qui on va remettre ce prix.
00:01:33Faites du bruit, mesdames et messieurs, pour Lucien Jeanne et Sébastien Loé qui sont avec nous.
00:01:37Félicitations à vous pour ce prix.
00:01:40Alors normalement, vous êtes où ? Vous êtes là.
00:01:42Ça va ou quoi ?
00:01:43On m'a dit que vous pouviez faire mon taf aujourd'hui.
00:01:45Mais bon, c'est moi qui le fais.
00:01:48Félicitations pour ce prix en tout cas.
00:01:49Et bravo pour votre émission avec un ton si agréable à suivre.
00:01:54Et oui les amis, le prix de la présentation et de l'animation du multiscreen Grand Prix.
00:01:59Félicitations Sébastien Loé.
00:02:01Mais merci beaucoup Lucien Jeanne.
00:02:04Même toi, t'as du mal à le dire.
00:02:07Ah oui, non mais ça nous fait plaisir.
00:02:09Et puis, ça nous fait très plaisir de vous proposer ce ton si agréable.
00:02:13Évidemment, chaque semaine dans l'émission.
00:02:17Il est beau ce trophée.
00:02:19Franchement, alors déjà qu'il écorche le nom, ça m'a énervé.
00:02:24Mais quand il dit si, si agréable, là ça pique.
00:02:28Là c'était la foi de trop.
00:02:30J'ai dû retenir Sébastien, t'étais prêt à lui sauter dessus.
00:02:32En coulis, il ne marche plus là.
00:02:34Il ne marche plus.
00:02:35Non, sérieusement, plus sérieusement, merci.
00:02:38Merci à tous parce que c'est aussi grâce à vous qu'on a pu décrocher ce trophée, ce très
00:02:41beau trophée.
00:02:42Prix de la présentation et de l'animation.
00:02:44On a été également finaliste du prix du magazine.
00:02:47On ne l'a pas gagné mais voilà, c'est super et ça récompense aussi notre travail parce que oui,
00:02:52notre émission, vous la regardez, on fait un peu les cons, on rigole, on déconne.
00:02:55Il y a beaucoup de travail derrière de toutes les équipes, de Seb et moi-même aussi, toutes les équipes
00:02:59dans l'ombre en régie autour de Julien Perronnet à l'édition.
00:03:03Donc, grande satisfaction, grande fierté d'avoir obtenu ce prix.
00:03:07Oui, oui, vraiment, c'est quelque chose, ça fait plaisir, on ne s'y attendait pas en plus, ça nous
00:03:12rend un peu surpris.
00:03:13Bien sûr.
00:03:13Mais d'être reconnu par l'académie d'audiovisuel, c'est n'ayons pas peur des mots, on va apprendre
00:03:21le pouvoir.
00:03:21Oui, c'est ça, c'est pour ça aussi qu'on va démarrer les émissions un petit peu plus tard
00:03:24que d'habitude, on ne passe plus les portes.
00:03:27Donc, c'est compliqué, on a dû, moi j'ai été poussé par notre réalisateur Nicolas Bayer pour passer la
00:03:32porte du studio.
00:03:33Bon, voilà, on va pouvoir enchaîner et vous présenter notre invité de la semaine.
00:03:37Lui aussi, il est venu avec un petit truc.
00:03:40Seb, tu nous le présentes ?
00:03:42À cause de lui, je me sens vieux.
00:03:45Spider-Man s'est inspiré de lui, il est champion de l'ARES, M. Fabakari Diata !
00:03:58Ça va Fabakari, tu vas bien ?
00:04:00Super, super, impeccable !
00:04:02Approchez mes chers frères, approchez mes chers frères, c'est le retour du roi du hardcore sur un sol du
00:04:07mer-terre.
00:04:08Ceinture de l'ARES, bon, s'il te plaît !
00:04:12Franchement, papa, s'il te plaît !
00:04:15C'est pas si dingue que ça, mais bon, après ce qu'on a décroché comme prix.
00:04:20Non, Fabakari, ça nous fait très très plaisir de t'avoir dans l'émission.
00:04:23Première télé pour toi, il me semble ?
00:04:25C'est vrai, première télé.
00:04:26Stressé ou plus stressé ?
00:04:28Toujours stressé, hein ?
00:04:29Toujours, hein ?
00:04:30Toujours, hein ?
00:04:31C'est moins stressant que de rentrer dans la cage, quand même.
00:04:33C'est vrai, mais bon, toujours stressé.
00:04:36Un peu comme une cage, parce que la dernière séquence de l'émission, on va se fighter.
00:04:39Ah oui, ouais.
00:04:40Donc attention, attention.
00:04:41Fabakari, je te présente pour nos téléspectateurs, nos téléspectatrices.
00:04:44Tu as 29 ans, 11 combats professionnels, 10 victoires, une défaite.
00:04:47Et tu es devenu, le 3 avril 2026, le nouveau champion intérimaire des poids plumes de l'ARES,
00:04:52lors de la 39e édition à Bordeaux, en battant Gassen Jbalia par décision unanime.
00:04:57Elle représente quoi pour toi, cette ceinture qui se trouve à tes côtés, Fabakari ?
00:05:01Franchement, une réussite, parce que ça fait longtemps que je combats.
00:05:08Une grosse organisation comme l'ARES m'a permis de faire la ceinture contre Gassev et l'a remporté.
00:05:14Franchement, c'est un sacré prix.
00:05:17On apprend à te connaître un peu plus en détail.
00:05:18Tu es né où, Fabakari ?
00:05:20À Aubervilliers.
00:05:21Tu as grandi où ?
00:05:21Aubervilliers.
00:05:22D'accord.
00:05:23Tu vis où, là ?
00:05:24À Aubervilliers.
00:05:25À Aubervilliers.
00:05:26Aubervilliers, ça se trouve où ?
00:05:27Alors, c'est l'île de France et ça touche Paris.
00:05:29Ouais.
00:05:30Ah, ça touche Paris.
00:05:31D'accord.
00:05:32C'est bien ce que je me disais.
00:05:33Bon, nous, à chaque fois, tu nous connais, on fait des petites surprises aux invités.
00:05:36On aime bien vous mettre bien.
00:05:39Donc, étant donné qu'Aubervilliers, c'est cola à Paris, tu aimes le foot ?
00:05:43Aimes le foot, ouais.
00:05:44Tu aimes bien le foot ?
00:05:44Regarde, un magnifique cadeau pour toi, le maillot du Paris Saint-Germain.
00:05:49Et étant donné que tu habites à Aubervilliers, je suppose que tu es supporter du Paris Saint-Germain, Fabakari.
00:05:54Est-ce que tu peux le mettre ?
00:05:56Non, pas quoi.
00:05:57Il y a un...
00:05:57Qu'est-ce qu'il y a, Fabak ?
00:05:59Il y a un soutien.
00:06:00Qu'est-ce qu'il y a ?
00:06:01Tu peux nous expliquer, Fabakari, qu'est-ce qu'il se passe ?
00:06:03Non, je crois que moi, il est très beau.
00:06:05Il est très beau.
00:06:05En plus, pour l'État, c'est un grand joueur aussi.
00:06:07Ah oui.
00:06:08Un grand club également, du coup.
00:06:09Oui, c'est un grand club.
00:06:10C'est sûr.
00:06:11Que tu adores.
00:06:12Que tu adores.
00:06:12Que tu adores.
00:06:13Je ne veux pas dire que j'adore, mais...
00:06:15Tu supportes quelle équipe, Fabakari ?
00:06:16Moi, je supporte l'Olympique de Marseille.
00:06:18L'Olympique de Marseille.
00:06:20Mais alors, attends, comment c'est possible ?
00:06:22Comment c'est possible ?
00:06:23C'est avec mon père.
00:06:25En tout début, à l'époque où j'étais plus petit, j'étais pour le PSG.
00:06:30Ah !
00:06:30À l'époque de Poileta.
00:06:32Oui.
00:06:32Mais en suivant les cris de mon père, tout ça, j'ai supporté Marseille et j'ai suivi.
00:06:39Bon, maintenant, je ne suis plus dans le foot, mais...
00:06:44Maintenant, on supporte les équipes qui gagnent, tout ça.
00:06:46Mais Marseille reste le club de cœur.
00:06:49Oui.
00:06:49Oui, puis là, il n'y a pas de risque, du coup.
00:06:51Je ne l'ai pas fait.
00:06:54En côtoyant Seb tout le temps, je deviens un hater un peu de l'Olympique de Marseille.
00:06:59Mais le pire, c'est que je ne suis même pas un hater, c'est moi, de l'Olympique de
00:07:02Marseille.
00:07:02Je chante, bon, voilà.
00:07:03Bien sûr.
00:07:04C'est tout.
00:07:04Mon père est fan de l'OM.
00:07:07Ah non, mais c'est ça qui est terrible.
00:07:09Il est génération tapis.
00:07:10Oui, génération tapis, donc ils ont aimé l'OM et tout.
00:07:13C'est fini, ça.
00:07:14En tout cas, Fabakari, il s'habille une téléphonie.
00:07:16Il est bien élevé, parce qu'il a le maillot.
00:07:18J'avoue ce qu'il s'est fait.
00:07:18Il s'est dit, putain, jetez-moi ce truc.
00:07:20Tu peux le mettre de côté.
00:07:22Le mettre de côté.
00:07:23Voilà, si tu veux, Fabakari.
00:07:29Ça faisait longtemps qu'on ne t'avait pas vu dans la cage.
00:07:31Ton dernier combat daté d'il y a quasiment trois ans.
00:07:33Tu avais battu Kerr Harvey au Bellator 296 en mai 2023.
00:07:38On va parler des raisons de cette absence dans l'émission.
00:07:41Mais avant ça, qu'est-ce que ça fait de retrouver la cage, les sensations, l'adrénaline ?
00:07:45Franchement, j'avais toujours cette boule au ventre.
00:07:48Parce qu'en fait, moi, quand je regarde les autres combattre,
00:07:51surtout ceux qui ont commencé avec moi, c'est-à-dire Salah Djin ou même Célim Gyori.
00:07:55Ou même, en fait, ces deux-là, ils sont de la même génération que moi.
00:08:00C'est-à-dire qu'on a vraiment commencé, même si tu nous as toujours assistés.
00:08:05C'est que j'ai toujours la boule au ventre, même par rapport aux autres.
00:08:07Mais avec eux, c'est deux fois plus.
00:08:09D'accord.
00:08:10Et moi, là, je me suis dit, ah ouais, c'est chaud.
00:08:14Chaque fois, je me disais, trois ans, trois ans.
00:08:16Ok, ça fait trois ans.
00:08:17Cinq fois cinq, ok.
00:08:18Cinq fois cinq, j'ai dit, ah ouais, c'est chaud.
00:08:20Moi, j'ai fait trois fois cinq, j'ai dit, bon, vas-y, c'est pas grave.
00:08:23Cinq fois cinq, vas-y, on y va, on verra ce qui va se passer.
00:08:28Mais plus les combats avançaient, plus le stress a monté.
00:08:31La petite boule au ventre, j'ai dit, attends…
00:08:33T'es un stressé de nature, toi, Fabacan ?
00:08:35Ouais, toujours quand il y a un événement, que ce soit à l'école,
00:08:38ou que je passe un exposé ou un truc comme ça.
00:08:41Même si je le connais par cœur, c'est toujours le stress.
00:08:44Et là, sur le coup, je dis, ah ouais, le temps, il passe.
00:08:48Il y avait José Poney, Disson et Ibrahim Manet qui combattaient.
00:08:54Je dis, ah ouais, merde, dans quelques minutes, c'est à moi.
00:08:57On met le scratch, tu sais, le ruban.
00:09:03Je dis, ah ouais, merde.
00:09:04Non, je ne veux plus aller à gauche, à droite.
00:09:09On m'appelle, je vais dans le petit couloir, je dis, ah ouais, non, là, je ne peux plus aller
00:09:13aux toilettes.
00:09:15C'est toujours ces moments-là, tu te dis, attends, il faut que j'aille aux toilettes, il faut que…
00:09:19Ben non, en fait, c'est fini, en fait.
00:09:21Après, quand la personne de son côté, il te dit, attends, tu dois attendre que la musique se lance.
00:09:26Et après, tu pars.
00:09:27Ok.
00:09:29Tu as travaillé, tu as essayé de travailler un peu sur ce stress ou pas ?
00:09:33Je n'arrive pas, en fait.
00:09:33Parce qu'en fait, vu que moi, quand je combats, c'est qu'il y a toujours beaucoup de temps
00:09:38qui…
00:09:39En fait, il y a toujours un an à peu près qui sépare, c'est-à-dire que je n
00:09:42'ai jamais le temps de…
00:09:43D'être habitué à cette sensation du stress et de la dompter.
00:09:47C'est ça.
00:09:47Et même avant, quand j'étais au 100% fight, même si je combattais régulièrement, j'avais toujours ce stress.
00:09:54Mais là, je me suis dit, ah ouais, c'est quand même beaucoup.
00:09:57Même si je n'étais pas sur Paris, j'étais à Bordeaux, il y avait des gens qui avaient fait
00:10:01des déplacements,
00:10:01comme ma femme, ma belle-sœur, tout ça.
00:10:02Beaucoup d'attentes médiatiques aussi, on a parlé de ce retour.
00:10:06C'est ça.
00:10:07Et je me suis dit, ah ouais, c'est chaud.
00:10:10Là, il faut que je me mette dans ma tête, il faut que je fasse mon petit rituel.
00:10:13Parce que j'avais mon petit rituel, c'est-à-dire que quand je rentre, même au 100% fight,
00:10:17je regardais toujours le sol, les spots.
00:10:20Comme ça, ça m'aveuglait.
00:10:20C'est-à-dire que tout ce qui était autour, je ne voyais plus rien.
00:10:23C'est-à-dire que je voyais toujours mon adversaire, l'arbitre.
00:10:26Et tout ce qui était autour de moi, c'était à l'extérieur, même s'il faisait noir.
00:10:31Tout était noir, c'est-à-dire que ça m'assombrise.
00:10:34Cette vision dit, ok, il n'y a plus rien, il n'y a que mon adversaire, l'arbitre, et
00:10:38la voix de mes coachs.
00:10:39Oui, c'est tout.
00:10:40Après, tu arrives à faire abstraction de tout ce qui est extérieur.
00:10:42C'est-à-dire que je faisais à chaque fois, une fois, deux fois, et dès que je ne vois
00:10:45plus rien, c'est bon.
00:10:47En tout cas, la méthode, elle fonctionne, non ?
00:10:48Oui, parce que dès que tu rentres dans la cage, du coup, le stress disparaît totalement, directement ?
00:10:52Dès le premier coup, en fait.
00:10:53Dès le premier coup.
00:10:54Dès le premier coup, c'est-à-dire que ce soit moi ou lui, ça, ça part.
00:10:59Parce qu'après, je suis dedans.
00:11:01Oui, tu es dans le combat.
00:11:02Voilà, c'est ça.
00:11:03C'est vrai que le stress, à un certain niveau, ça peut être vraiment maladif.
00:11:07La vie, puis dans tous les sports, bien sûr.
00:11:09Quand tu n'arrives pas à contrôler ce truc, les émotions prennent le dessus et puis ça t'enlève de
00:11:15ce que tu as à faire.
00:11:16Tu sais d'où ça vient ? C'est quoi ? C'est la peur de mal faire, de décevoir
00:11:22?
00:11:22Oui, c'est ça. J'ai à peu près cette peur de mal faire, de décevoir, de dire « Merde,
00:11:27je vais faire une connerie à ce moment-là ».
00:11:30Et après, bon, moi, je suis quelqu'un de stressé de nature.
00:11:33Donc, même si la chose, je la fais parfaitement, je sais que j'aurai toujours cette peur-là.
00:11:39Et après, bon, heureusement, j'ai quelqu'un qui les coge, tout ça, et mes proches qui sont à côté
00:11:44de moi, qui me parlent.
00:11:46Mais si je serais tout seul, je pense que j'aurais merdé, en fait.
00:11:50Ah, après, ce n'est pas forcément, parce que cette peur, des fois, elle te transcende.
00:11:54Je trouve que c'est… Et puis, c'est normal.
00:11:56Oui, il y a le… C'est un truc naturel.
00:12:00Il y a le bon et le mauvais stress, quoi.
00:12:01Oui, c'est ça.
00:12:01Comme le bon et le mauvais chasseur, mais le stress.
00:12:03C'est ça. Mais là, pour le coup, ça a réussi.
00:12:07Oui.
00:12:07Ça a réussi.
00:12:08Et puis, tu as l'expérience, quand même, maintenant.
00:12:10Enfin…
00:12:10Oui, mais l'expérience, c'est vrai que trois ans sans combattre, tu vois, tu as pas mal d'expérience.
00:12:15Ah oui, après, là, c'est plus le retour.
00:12:17Moi, quand j'ai vu, en fait, je n'étais même pas inquiet sur le retour.
00:12:19Je me suis dit, ah, Baba, il revient, c'est cool.
00:12:22J'étais confiant.
00:12:23Après, parce que derrière, moi, je te connais depuis longtemps, il y a l'équipe derrière.
00:12:26Donc, j'étais plutôt confiant.
00:12:28Après, moi, je l'ai tellement vu combattre, Baba, que…
00:12:31Mais que, voilà, c'est… Je pense que tu as besoin de ce stress pour te… pour te transcender.
00:12:36L'adrénaline, plus, peut-être, tu vois.
00:12:38Oui, oui. Et la peur.
00:12:40Et la peur.
00:12:40Cette notion de peur, comme disait Tyson.
00:12:42C'est Tyson, il disait qu'il avait peur avant de monter sur lui.
00:12:45Tu ne dis plus, tu parles de Tyson, quoi.
00:12:46Mais c'est ça qui le…
00:12:47Qui faisait que le mec, c'est…
00:12:49Tu l'as un peu, toi, avant de se piquer des événements.
00:12:51Est-ce que tu as ce petit adrénaline, ce petit stress ou pas du tout ?
00:12:55Alors, plus du tout.
00:12:57D'accord.
00:12:57J'ai l'envie.
00:12:59C'est-à-dire que je suis tellement content de le faire.
00:13:02Par contre, quand je monte sur scène…
00:13:03Oui, là, tu as…
00:13:04Là, c'est différent.
00:13:05Au théâtre, tu as toujours ce truc de…
00:13:07Je suis avec des autres.
00:13:09Eh oui, oui.
00:13:09Si je merde, je les emmène avec moi.
00:13:11Et là, donc, il y a…
00:13:12Et puis, comme tu dis, c'est comme un coup qui part.
00:13:14Première réplique, ça y est, tu es dedans.
00:13:16Tu ne peux plus…
00:13:16Tu sais, je reviens.
00:13:17Tu te casses.
00:13:18Donc, mais il y a cette peur qui nous transcende.
00:13:22Bien sûr.
00:13:22Alors, après, le corps et le cerveau ont une mémoire également.
00:13:26Est-ce que toi, quand tu es rentré dans la cage,
00:13:28tu as retrouvé des sensations un peu similaires, familières
00:13:31à ce que tu avais vécu trois ans auparavant
00:13:32ou tu as eu l'impression de redécouvrir ?
00:13:34Oui, non, parce que même sur le fait de se dire
00:13:39qu'on combat juste avec des gants, pas de protège chibia.
00:13:42C'est-à-dire que juste le fait d'envoyer un look x,
00:13:44on se dit, attends, les gens se disent
00:13:46mais tu as pas mal d'envoyer un look x sur un chibia
00:13:49alors que tu n'as pas de protège chibia.
00:13:51En fait, dans le combat, tu ne le penses pas.
00:13:53Tu es obligé de frapper.
00:13:55Mais en entraînement, tu n'as pas cette adrénaline,
00:13:58tu n'as pas cette pulsion de dire
00:14:00OK, je fais un sparring, il faut que je gagne.
00:14:03Entre guillemets, il faut gagner, mais il ne faut pas le mettre KO,
00:14:07ce genre de choses.
00:14:09Mais en combat, quand il arrive, tu es obligé d'envoyer.
00:14:13C'est-à-dire que là, je pourrais un petit exemple,
00:14:15c'est-à-dire que sur mon combat, sur troisième round,
00:14:19juste avant, j'ai vu vite fait une petite séquence,
00:14:22c'est qu'à un moment, troisième round, dès qu'il commence,
00:14:24je regarde mon point.
00:14:26Et à ce moment-là, j'avais extrêmement mal à ce moment-là sur mon point.
00:14:29Je fais ça, et après, la caméra change.
00:14:31Et à ce moment-là, j'avais déjà mal.
00:14:33J'ai dit, qu'est-ce que je fais ?
00:14:34Est-ce que je continue à frapper ou pas ?
00:14:36Je me suis dit, mais tu ne peux pas.
00:14:38Tu ne peux pas, oui.
00:14:39Je suis obligé, j'ai frappé, j'ai frappé à la fin,
00:14:41à la main, à la double.
00:14:43Et bon, je ne peux pas faire marcher en arrière.
00:14:47Tes bras aussi, ils ont doublé le volume ?
00:14:50Non, ça n'a pas la bouffe, ça.
00:14:51Waouh, bravo.
00:14:53Non, mais c'est clair qu'un retour, c'est…
00:14:54Et puis, quel retour ?
00:14:56Quel retour ?
00:14:57C'est ça, le retour.
00:14:58C'est surtout quand c'est un an et demi,
00:15:01c'est déjà compliqué.
00:15:02Mais là, trois ans…
00:15:04C'était très attendu, oui.
00:15:05Et puis dans le milieu, tout le monde attendait.
00:15:08Tout le monde attendait ce retour.
00:15:09Donc, ça rajoute une pression supplémentaire.
00:15:12Ça rajoute…
00:15:12Et puis, après, voilà.
00:15:15Encore une fois, j'avais confiance.
00:15:17Oui, ça a des doutes.
00:15:18Tu sais, toi qui aimes bien le foot,
00:15:21Kylian Mbappé, il avait prononcé une phrase qui est devenue un peu culte,
00:15:24c'est « Le football, il a changé ».
00:15:25Est-ce que le MMA, en trois ans, là, tu t'es dit la même chose ?
00:15:29Est-ce que quand tu as mis les pieds dans la cage, tu t'es dit
00:15:30« Ah ouais, la discipline, elle n'est plus qu'en maman,
00:15:32elle a changé sur pas mal de points ».
00:15:33Oui, non, franchement.
00:15:35Après, je me dis que les jeunes, ils montent en puissance par rapport à l'avant,
00:15:40même par rapport à la fédération de MMA, comment c'est organisé.
00:15:44Parce que nous, à l'époque, c'était le pancrasse.
00:15:46Bien sûr.
00:15:47C'est-à-dire que moi, je vais dire à ceux de ma génération, on va dire,
00:15:53on affrontait les plus grands.
00:15:55C'est très rare qu'on affrontait des personnes de notre âge.
00:15:57C'est-à-dire qu'ils avaient toujours peut-être 50 plus, 10 ans, on allait.
00:16:03Mais en amateur, quand je vois là maintenant le niveau des amateurs,
00:16:06ils s'affrontent à le même âge, tout ça.
00:16:07Mais ils ont de l'expérience, ils ont énormément d'expérience.
00:16:10Et dès qu'ils arrivent en pro, pour eux, entre guillemets, c'est naturel.
00:16:14Et nous, en fait, on est jetés dans le bain.
00:16:17Mais le fait d'être jetés dans le bain, on a eu cette expérience.
00:16:22C'est-à-dire qu'on s'est forgés dessus.
00:16:24Et après, je me dis, là, moi, OK, ça fait trois ans que je n'ai pas combattu.
00:16:29Mais j'ai cette notion de savoir, OK, on a un combat, je dois faire ce que je dois faire.
00:16:36Après, bon, si malheureusement, je perds, je perds.
00:16:38Mais en tout cas, j'ai ce petit truc.
00:16:41Et puis après, c'est sûr que Gacem, lui, même s'il a le même âge que moi,
00:16:46c'est, on va dire, la nouvelle génération de MMA.
00:16:49C'est-à-dire que lui, tous ses combats, il les a fond en MMA.
00:16:52Oui, c'est ça.
00:16:53C'est-à-dire que moi, j'ai apparteni...
00:16:58Comment dire ?
00:16:58La transition.
00:16:59La transition, voilà, la transition de Pancras à MMA.
00:17:03Mais en tout cas, c'est sûr que le MMA a changé.
00:17:06La transition Pancras à MMA, elle était difficile pour certains combattants.
00:17:11Mais tous ceux qui sont passés par le 100%, je trouve que ça a été, techniquement, mais mentalement, ils étaient
00:17:19au-dessus.
00:17:20Parce que comme le dit Baba, personne n'a jamais refusé personne au 100%.
00:17:25Tu prenais le mec qu'on te donnait.
00:17:28Il n'y avait pas de, je vais calculer, tiens, je vais choisir.
00:17:31Donc en fait, l'expérience que les purs produits MMA de maintenant,
00:17:34où les mecs qui vont à la salle, qui commencent par le MMA,
00:17:36vous, vous avez eu l'expérience mentale, et il n'y a pas de mieux, en fait.
00:17:40C'est que tu es allé à la guerre, quoi.
00:17:41Tu as commencé jeune, on a 19 piges.
00:17:43C'est ça, il faut qu'on compte.
00:17:44On voit quelques images, d'ailleurs.
00:17:45On remercie Arthur Coras pour tout le contenu sur Fabakari au 100% Fight.
00:17:50C'est vrai, on en parle souvent dans l'émission, ça a évolué là-dessus,
00:17:53sur qui prend qui, à quel moment de la carrière.
00:17:57Mais le niveau amateur a explosé.
00:17:59Quand tu vois, par exemple, un Swill Kaushen, tu le connais,
00:18:02il fait partie de la Hatch Academy, ça t'impressionne ?
00:18:05Tu te dirais, quelle maturité à cet âge-là ?
00:18:06Ah oui, c'est sûr.
00:18:07Parce que nous, à notre époque, en fait, rien n'était cadré.
00:18:11C'est-à-dire que, je te prends un exemple,
00:18:14moi, à l'époque, chez les amateurs, quand on faisait la pesée, on vous fait tout.
00:18:19Tout ce qu'on achetait à l'épicerie, on mangeait.
00:18:23Mais là, c'est beaucoup plus structuré.
00:18:26Maintenant, certains, ils arrivent à faire des cuttings,
00:18:28des trucs que nous, à l'ancienne, on ne faisait pas.
00:18:29On faisait le régime, on arrivait au poids, et après, basta.
00:18:33Tu cuttes beaucoup, toi ?
00:18:34Non, 2 kilos, juste 2 kilos, je ne me prends pas la tête sur ce sujet.
00:18:38Mais là, maintenant, les amateurs, ils font des cuttings, tout ça.
00:18:41Moi, j'ai toujours dit à mes élèves ou même à des amateurs
00:18:46de ne pas faire le cutting, parce que le cutting, c'est un truc
00:18:49où ça endommage le corps.
00:18:52C'est-à-dire que le cerveau, il y a des morts, les reins, tout ça.
00:18:57Et le faire très tôt, déjà, une carrière sportive, elle est très courte.
00:19:02C'est courant, oui.
00:19:03C'est-à-dire que tu commences, je ne sais pas,
00:19:05certains, ils commencent à 15 ans, 16 ans, faire des cuttings, jusqu'à quel âge ?
00:19:1130 ans, 35 ?
00:19:12Tu prêches des convaincus.
00:19:13Je suis content que tu en parles, parce que moi, je n'arrête pas de le dire.
00:19:16Il faudra l'interdire.
00:19:18Moi, je ne suis même plus pour la tolérance d'un cutting de 3-4 kilos.
00:19:22Arrêtez avec le cutting, terminé.
00:19:24Parce que les conséquences, c'est dans 10 ans qu'on va les voir.
00:19:26Et tous ceux qui ont fait des cuttings, et notamment chez les amateurs,
00:19:29moi, je les envoie tous les week-ends, c'est lumière.
00:19:31Tu as deux combats amateurs, tu cutes 10 kilos.
00:19:36Mais c'est surréaliste.
00:19:37Et effectivement, les lésions sur le corps, sur le cerveau,
00:19:40dans 10 ans, vous verrez, elles vont être dramatiques.
00:19:44Et moi, encore, le combattant qui est là, qui arrive, il se prépare,
00:19:49il écoute son coach.
00:19:51Donc, en fait, c'est la faute du coach.
00:19:52Le coach doit dire, non, non, non, tu ne cutes pas.
00:19:54Non, non, non, tu es à 78, tu enlèves un kilo, tu vas combattre en 77.
00:19:58Tu ne vas pas combattre en 66.
00:20:00Exactement.
00:20:01Moi, je pense qu'il faudrait sensibiliser les coachs davantage.
00:20:04Vraiment, leur expliquer.
00:20:07Tu écoutes ton coach.
00:20:08En tant que combattant, tu écoutes ton coach.
00:20:10Et c'est vrai que c'est nos mentors.
00:20:12On a toujours écouté les coachs.
00:20:14C'est la parole d'évangile, tu vois.
00:20:15C'est, ah oui, mais il n'est pas question de jouer avec la…
00:20:19Déjà qu'on se remplit, donc on joue déjà avec notre santé.
00:20:23Alors, si en plus, tu rajoutes quelque chose qui va te dégrader plus rapidement que la moyenne…
00:20:27Après, ce qui est compliqué, c'est que, peut-être que tu le confirmeras,
00:20:29mais les jeunes combattants s'identifient aussi à des stars de l'UFC qui quettent beaucoup.
00:20:35Et donc, ça devient un peu un modèle.
00:20:36Ils se disent, c'est comme ça, en fait, que ça se passe dans ce milieu.
00:20:38Il faut faire ça.
00:20:40Ce n'est pas forcément une image super positive renvoyée par ces gars-là.
00:20:43Et c'est là où on parlait de, tu sais, d'avoir cette culture, de se nourrir des connaissances.
00:20:53Avant, il n'y avait pas, les mecs étaient aussi forts.
00:20:56Mais tu ne faisais pas ça, ça n'existait pas, le cutting.
00:20:58Le cutting, ça fait quoi ? Ça fait une dizaine d'années, un peu plus que ça existe.
00:21:01Mais avant, il n'y avait pas.
00:21:02Il y avait déjà l'UFC.
00:21:03Au Pride et tout, le cutting de quoi ?
00:21:05Donc, en fait, tu te dis, mais pourquoi ? Pourquoi maintenant ?
00:21:09Et si les jeunes ouvraient les bouquins,
00:21:11tu vois, ils disaient, attends, comment ça se passait avant ?
00:21:13Maintenant, tu peux tout voir, tu peux tout connaître.
00:21:15On a cette chance.
00:21:16Mais ils ne le font pas.
00:21:18Est-ce que toi aussi, Fabakari, tu partages l'avis de Seb ?
00:21:22Tu aimerais bien que le MMA professionnel, un jour, puisse interdire le cutting, qu'on n'ait plus de cutting
00:21:27?
00:21:27Ça va être très compliqué, parce qu'on sait très bien que, pour certaines personnes, en fait…
00:21:33Mais là, tu chamboules tout si tu fais ça aussi.
00:21:35C'est ça, en fait.
00:21:36Vu que nous, sur les catégories, les petites catégories, c'est-à-dire entre 66 à 77, il y a
00:21:44énormément de personnes.
00:21:47Pour arriver au top niveau, il faut faire des sacrifices, dans le sens où il faut se dire,
00:21:51OK, moi, j'étais au tout début de ma carrière, quand j'ai commencé, comme sur la photo.
00:21:57Là, j'étais à 70.
00:21:58Je faisais juste attention à ce que je mangeais et je descendais facilement.
00:22:03Mais au fur et à mesure que j'ai avancé sur le mi-combat, je voyais que c'était de
00:22:07plus en plus difficile
00:22:08et les personnes descendaient de plus haut.
00:22:10Oui, oui.
00:22:12Moi, je lui ai dit, je suis à 73, 75.
00:22:14Je mange bien, je suis à 70.
00:22:16Oui.
00:22:16Pour rester, donc je descends.
00:22:19Mais moi, après, j'ai la chance que je ne fais pas beaucoup au niveau du cutting.
00:22:22Mais il y a certains, ils disent, OK, 70, c'est trop dur.
00:22:27Il faut que je descende et je descends encore.
00:22:30C'est-à-dire qu'ils vont descendre encore plus bas pour arriver à un niveau où les gens, entre
00:22:37guillemets, ne sont pas très dangereux.
00:22:39Mais après, le truc, c'est que les jeunes, ce qu'ils ne comprennent pas, c'est que les stars
00:22:43qu'on voit à la télé sont suivis par des médecins.
00:22:46Je prends l'exemple de Chandler.
00:22:48Oui.
00:22:50Chandler, quand on le voit à la pesée, il est touquieuse.
00:22:53Oui.
00:22:54Mais quand tu le vois sur la cage, c'est un taureau.
00:22:56Ah oui, c'est amusé.
00:22:57Mais le problème, c'est que lui, il est suivi par des médecins, un nutritionniste, tout ça.
00:23:01C'est-à-dire que, entre guillemets, même s'il met ça en danger, mais lui, il sait qu'il
00:23:06y a des médecins qui vont donner certains produits.
00:23:08Oui, oui.
00:23:09Mais moi, à mon niveau, j'ai un nutritionniste, Cécile.
00:23:16Et après, il n'y a personne, il n'y a pas de médecin à côté.
00:23:18Oui, donc même à ton niveau, c'est important de préciser, champion de l'arrêt, c'est même à ton
00:23:22niveau, il n'y a pas tout un suivi.
00:23:23C'est ça.
00:23:24Et il y a des personnes, en amateur, c'est encore pire.
00:23:27À part si, certainement, certaines personnes sont suivies, parce que depuis longtemps, parce qu'un tel connaît un tel et
00:23:33ce genre de choses.
00:23:34Mais sinon, tu fais à ton image et tu risques ta vie, en fait.
00:23:39Déjà, tu risques d'avis, déjà, en faisant ce sport.
00:23:42Exactement, oui.
00:23:43Là, tu risques encore plus, en faisant le coaching, et se dire qu'aussi, c'est que les anciens disent
00:23:49toujours,
00:23:50arrivé à un certain âge, tu n'arriveras pas à perdre de poids.
00:23:53Tu n'arriveras pas à faire certaines choses parce que ton corps, il est cassé.
00:23:57Bien sûr.
00:23:58Et là, les jeunes de maintenant commencent à casser leur corps bien avant.
00:24:03Et arrivé à un certain âge, c'est mort.
00:24:06Il y a l'exception qui arrive à faire des certaines...
00:24:11Je reprends José Aldo, c'est celui qui a réussi à descendre de KT.
00:24:14Alors qu'il était à 66, il est descendu en 61.
00:24:17Après, je ne suis pas les autres, mais pour moi, c'est respect.
00:24:19C'est qu'il a fait toute sa carrière, entre guillemets, à 66, et il est descendu en 61.
00:24:24Alors qu'il a dépassé la trentaine.
00:24:28C'est le seul, c'est l'exception qui compte.
00:24:29Vrai problème, vrai problème, sujet très complexe.
00:24:32On en parlait aussi avec Tom Duquenois.
00:24:34Ça peut entraîner aussi des troubles du comportement alimentaire, plein de choses comme ça.
00:24:40Même des troubles mentaux.
00:24:41Oui, bien sûr, bien sûr, bien sûr.
00:24:42Le combattant qu'a cuté, qui combat en 77.
00:24:46Oui, oui, oui.
00:24:47Donc, le jour du combat, donc le lendemain, 87.
00:24:52Oui, un rebond énorme.
00:24:53Mais monstrueux !
00:24:58Encore une fois, si c'est ton métier...
00:25:00Et encore, si c'est ton métier, on t'a mis une bourse d'un million de dollars.
00:25:05Allez, vas-y, abîme-toi le corps pour un million de dollars.
00:25:07Mais là, tu as gagné 500 balles.
00:25:09C'est quoi le projet, en fait ?
00:25:11Et c'est triste, parce que t'as beau leur dire, et ils le savent.
00:25:16Malheureusement, c'est ancré à la discipline.
00:25:17Donc, c'est vrai que c'est très, très compliqué.
00:25:18Il faut l'encadrer.
00:25:19Comme dit Fabakari, si tu supprimes ça, ça chamboule tout.
00:25:24Mais bon, non, mais je suis d'accord.
00:25:25Tu verras que va y avoir un.
00:25:26Ah, bah oui, de toute façon.
00:25:27Va y avoir un mort.
00:25:28Enfin, je parle de la France.
00:25:30On a déjà eu à l'étranger.
00:25:31Va y avoir un mort.
00:25:32C'est malheureusement ça qui fera qu'on changera.
00:25:35Tant qu'il n'y aura pas ça, ils vont continuer.
00:25:37Et c'est triste.
00:25:39Parce qu'au lieu de faire de la prévention,
00:25:41là, on pousse, on pousse, on pousse.
00:25:43Il y a un moment, forcément.
00:25:45On reparle de ton parcours un petit peu à Fabakari.
00:25:48On l'a dit, trois ans d'absence.
00:25:50Durant cette période d'inactivité,
00:25:51il y a eu des bas, forcément, des blessures qui t'ont friné.
00:25:54La fin de ton aventure avec le Bellator aussi,
00:25:56qui a ralenti un peu ton activité et tes opportunités de combat.
00:25:59Et également des hauts.
00:26:00Tu es devenu papa durant cette période.
00:26:02Comment tu l'as vécu tout ça ?
00:26:04Il y a eu beaucoup de choses qui se sont passées.
00:26:06C'était à la fois compliqué, à la fois bonheur.
00:26:10Parce que comme je me suis marié,
00:26:13je suis après bon.
00:26:14En fait, ça faisait des hauts et des bas.
00:26:16D'accord.
00:26:16C'est-à-dire que j'ai eu la blessure,
00:26:18je me suis marié,
00:26:20le combat était annulé,
00:26:22après j'ai eu mon gosse,
00:26:24j'ai eu la blessure,
00:26:24et après je suis revenu.
00:26:25En fait, ça ne faisait que ça.
00:26:27Après, c'est la vie,
00:26:29donc je ne m'en plains pas.
00:26:31Parce qu'après,
00:26:32de ce qui s'est passé maintenant,
00:26:35entre guillemets,
00:26:36je suis content.
00:26:37Parce que là,
00:26:37j'ai réussi à avoir la ceinture,
00:26:39et je me dis,
00:26:40si je retourne en arrière,
00:26:42et on ne me dit pas que trois ans plus tard,
00:26:44je vais avoir la ceinture de Larès,
00:26:47ça va être très compliqué en fait.
00:26:49Tu as songé ?
00:26:50Pardon.
00:26:50Oui, on a la même question.
00:26:52C'est là qu'on est bon.
00:26:53Vraiment, ça c'est un duo.
00:26:55mais voilà, mon Lulu.
00:26:56La même question.
00:26:57Vas-y, pose-la, Seb.
00:26:59De toute façon, j'ai arrêté.
00:27:00Oui, il y a eu des moments
00:27:03où je me suis dit,
00:27:04c'est bon,
00:27:05je me blesse trop,
00:27:06le temps y passe,
00:27:08et comme je l'ai dit au tout début,
00:27:09c'est que la carrière sportive
00:27:10est très courte.
00:27:12Je me dis que j'arrive bientôt à mes 30 ans.
00:27:14Je ne dis pas à 30 ans,
00:27:15je suis vieux,
00:27:16mais sportivement,
00:27:17je suis vieux.
00:27:19Entre guillemets,
00:27:19par rapport à ma catégorie,
00:27:20où je ne veux pas aller au-delà.
00:27:23C'est-à-dire que je me dis,
00:27:24les poids lourds,
00:27:24ils peuvent aller jusqu'à 40 ans.
00:27:25Oui, oui, c'est différent.
00:27:26Et nous,
00:27:27rester sur des cuttings,
00:27:30des cuttings,
00:27:31perdre du poids,
00:27:32tout ça,
00:27:33ça commence à devenir compliqué.
00:27:35Après, c'est pas mal,
00:27:35parce que sur le plateau,
00:27:37on a un jeune,
00:27:38un vieux sportivement
00:27:39et un vieux tout court.
00:27:40Donc, je trouve que finalement,
00:27:41on se complète bien tous les trois, les gars.
00:27:43Je te laisse continuer ton propos, Fabak.
00:27:45Voilà, je vais placer ça juste comme ça.
00:27:47Non, mais en plus,
00:27:47il faut que les gens
00:27:49juste avoir un repère dans le temps.
00:27:52Moi, Fabakari,
00:27:53j'ai connu, il avait 13 ans.
00:27:54Ah oui.
00:27:54J'en ai 53.
00:27:56Donc, tu vois, moi,
00:27:57déjà, quand il avait 13 ans,
00:27:57je me considérais comme un vieux.
00:27:59Mais là, il a 30,
00:28:00mais là, je suis à l'EHPAD, là.
00:28:04C'est clair.
00:28:05Non, t'es encore bien conservé.
00:28:07Oui, peut-être conservé,
00:28:08mais là, 53 balais,
00:28:09je les ai.
00:28:11Donc, je t'ai coupé, Fabakari.
00:28:12Tu disais,
00:28:13des fois, tu disais,
00:28:14je vais peut-être arrêter, quoi.
00:28:15Oui, après, je me suis dit,
00:28:17bon, la blessure,
00:28:19quand je veux revenir, tout ça.
00:28:21Mais après, bon,
00:28:22comme j'ai un entourage incroyable,
00:28:24je me suis dit,
00:28:26il ne faut pas...
00:28:26Et même moi,
00:28:28dans ma tête,
00:28:28je me suis dit,
00:28:29il ne faut pas que je laisse...
00:28:30J'arrête ma carrière comme ça.
00:28:32Il faut que je fasse quelque chose au moins.
00:28:33Un combat, deux combats,
00:28:35on verra.
00:28:36Là où l'opportunité va se créer, en fait.
00:28:39Ah, ben, t'as bien fait.
00:28:40Ouais.
00:28:41Et moi, j'ai une question
00:28:42à propos de ta femme.
00:28:43Parce que là, tu me dis,
00:28:44donc, j'ai pensé à arrêter.
00:28:45Déjà, est-ce que ça,
00:28:46tu te l'es dit juste intérieurement
00:28:47ou t'en as fait part à ta femme ?
00:28:49Tu lui as dit,
00:28:49mais chérie, écoute,
00:28:51je ne sais pas, j'hésite.
00:28:52Ou alors, c'est peut-être sa femme
00:28:53qui a dit,
00:28:53eh, ben, t'arrêtes.
00:28:54Oui, non, mais la question,
00:28:56elle est un peu...
00:28:56T'arrêtes avec ton sport, là !
00:28:57Exactement.
00:28:58Elle, en fait,
00:28:58comment elle se positionne là-dessus ?
00:29:00Est-ce qu'elle t'a toujours encouragé
00:29:02et dit, bon,
00:29:03enfin, Bakary, je sais,
00:29:03c'est ce que t'aimes,
00:29:04il faut que tu le fasses
00:29:05parce que t'es épanoui
00:29:06quand tu fais ça ?
00:29:06Ou parfois,
00:29:07elle a pu te freiner un peu
00:29:08en me disant, écoute,
00:29:09chérie, enfin, chérie, bébé,
00:29:10je ne sais pas comment vous vous appelez,
00:29:11mais j'ai peur
00:29:13quand tu rentres dans la cage.
00:29:16Comment elle se positionne là-dessus ?
00:29:17Non, toujours en m'encourager.
00:29:19Après, bon, c'est...
00:29:22C'est quelque chose de difficile
00:29:23de se dire, ben,
00:29:24la personne que tu aimes,
00:29:26ben, va se...
00:29:28on va dire,
00:29:29va se tape, en fait.
00:29:30Oui.
00:29:30Parce que ça vit...
00:29:33Après, même au quotidien,
00:29:34c'est...
00:29:35On passe d'une personne
00:29:36qui est toujours là
00:29:37et d'un coup,
00:29:38ben, elle se retrouve
00:29:39toujours en entraînement.
00:29:40Donc, il faut s'adapter,
00:29:43il faut essayer
00:29:43de trouver entre deux.
00:29:45C'est un peu compliqué.
00:29:47Mais après,
00:29:47intérieurement,
00:29:48moi, je me suis dit,
00:29:49bon, OK, c'est bon,
00:29:50je me suis blessé trop de fois.
00:29:52Ben, du fait que j'ai commencé
00:29:53avec ça, là,
00:29:54je me suis dit, ben...
00:29:55Même si, intérieurement,
00:29:56moi, je me suis dit aussi,
00:29:57je me suis relâché,
00:29:58il y a eu des moments
00:29:58où je me suis relâché,
00:29:59c'est pour ça aussi,
00:30:00je ne l'ai pas combattu
00:30:02souvent,
00:30:04mais aussi les blessures
00:30:05qui m'ont freiné.
00:30:06Et là, je me dis,
00:30:07OK, je me suis marié,
00:30:08j'ai mon appart,
00:30:09j'ai un gosse,
00:30:11je suis blessé.
00:30:13C'est bon,
00:30:14à un moment donné,
00:30:15dans ma tête,
00:30:15ça a commencé...
00:30:16En fait, j'ai pris goût
00:30:18au quotidien,
00:30:18c'est-à-dire que j'ai au taf,
00:30:19j'ai mon coaching,
00:30:20je rentre,
00:30:21j'ai ma petite famille,
00:30:23je mange tranquillement,
00:30:24je ne me prends pas de coups.
00:30:27mais à la fois,
00:30:28je me dis,
00:30:28quand je veux partir au gala,
00:30:29je disais,
00:30:30les petits combattent.
00:30:32Moi, quand j'arrive à la salle,
00:30:33on dirait un ancien
00:30:34qui revient,
00:30:36qui apprend les choses,
00:30:37qui combat,
00:30:38tout ça.
00:30:38Je me suis dit,
00:30:39attends,
00:30:39non, moi, je...
00:30:40ça t'a fait peur, ça,
00:30:41de passer pour l'ancien ?
00:30:43En fait, je me suis retrouvé,
00:30:44je me suis dit,
00:30:44à l'ancienne,
00:30:45quand je partais à la salle,
00:30:47quand il y avait Steve Polyfond,
00:30:48tout ça,
00:30:49c'était eux les anciens,
00:30:50même s'ils n'étaient pas encore
00:30:51plus vus que moi.
00:30:52Mais je me suis dit,
00:30:53attends,
00:30:54maintenant,
00:30:55c'est moi qui est à leur place.
00:30:56Et les jeunes,
00:30:57ils commencent à me taper.
00:30:58J'ai dit, non.
00:31:01Je ne veux pas avoir
00:31:02cet état d'esprit
00:31:03de me dire,
00:31:04OK, je viens à la salle
00:31:05juste pour me dépenser,
00:31:05après, je rentre chez moi.
00:31:07Il faut qu'au moins,
00:31:08je fasse un combat
00:31:10l'esprit de compétition
00:31:12et il ne faut pas mieux
00:31:13que se faire piquer
00:31:14dans son orgueil,
00:31:15repartir.
00:31:15Bien sûr, bien sûr.
00:31:16Tu as bien fait,
00:31:17tu as bien fait.
00:31:17On voit le résultat,
00:31:18cette belle ceinture de l'ARES
00:31:19et c'est que le début.
00:31:20Alors, des blessures,
00:31:21des fins de contrat,
00:31:22j'ai envie de dire
00:31:22que ça fait partie intégrante
00:31:23de la vie d'un combattant,
00:31:24d'un sportif de haut niveau.
00:31:26Par contre, devenir père,
00:31:27bon, là,
00:31:27c'est encore autre chose.
00:31:29Tu as un petit garçon
00:31:30qui a un an et deux mois
00:31:31qui s'appelle ?
00:31:32Isma.
00:31:33Isma, d'accord.
00:31:34Qu'est-ce qui a changé
00:31:35chez toi, Fabakari,
00:31:36depuis que tu es papa ?
00:31:37Beaucoup de choses.
00:31:38Oui.
00:31:39Le temps de sommeil,
00:31:40déjà, je suppose.
00:31:40Déjà, le temps de sommeil.
00:31:42Au tout début,
00:31:43en fait,
00:31:44ce que je raconte beaucoup
00:31:46à des amis
00:31:47qui vont devenir papa,
00:31:49c'est qu'au tout début,
00:31:50quand on est chez nos parents,
00:31:52quand on reçoit de l'argent,
00:31:53on peut donner.
00:31:55Dès qu'on se marie,
00:31:57c'est que la personne
00:31:58avec qui on est,
00:32:00on partage.
00:32:02Mais dès qu'on a un enfant,
00:32:03c'est plus son argent.
00:32:05C'est son argent.
00:32:06Je travaille pour lui.
00:32:08Parce que,
00:32:09en fait,
00:32:10je me dis,
00:32:11bon, après,
00:32:11ce n'est pas pour tout le monde.
00:32:12Je me dis que,
00:32:13moi, je peux manquer
00:32:14de certaines choses.
00:32:15Mais lui,
00:32:17mon enfant,
00:32:18il doit être nourri.
00:32:21Il ne faut pas que
00:32:21je me dise un jour,
00:32:23OK,
00:32:24il n'a pas ça,
00:32:25je veux dire,
00:32:25en termes de nourriture,
00:32:26parce qu'après,
00:32:27tout ce qui est cadeau,
00:32:27tout ça,
00:32:28c'est un délire.
00:32:30Mais il faut qu'il soit nourri
00:32:32à chaque fois.
00:32:33Il faut qu'il y ait
00:32:33toujours un stock.
00:32:34Je me dis,
00:32:35bon, OK,
00:32:35moi, je ne mange pas
00:32:36ce jour-là,
00:32:36mais lui,
00:32:37il faut qu'il mange.
00:32:37En fait,
00:32:38il faut qu'il soit
00:32:39toujours bien
00:32:40au niveau de la santé,
00:32:41tout ça,
00:32:42mentalement.
00:32:42Bon, après,
00:32:42c'est un bébé,
00:32:43donc ce genre de choses,
00:32:45ce n'est pas encore ça.
00:32:47Mais il faut qu'il ait
00:32:48toujours quelque chose.
00:32:50Et je me dis,
00:32:51moi, maintenant,
00:32:52même si je me nique
00:32:53la santé sur le travail,
00:32:54il faut qu'il ait quelque chose.
00:32:56Il y a quelque chose
00:32:57à côté.
00:32:58moi,
00:32:59si je ne reçois pas,
00:33:00ce n'est pas grave.
00:33:01Mais en tout cas,
00:33:02je sais que ma femme,
00:33:02il faut qu'elle ait quelque chose,
00:33:04mais plus pour mon enfant.
00:33:05Mais est-ce que du coup,
00:33:06maintenant,
00:33:06tu te bats pour lui
00:33:08ou tu te bats encore pour toi ?
00:33:10Les deux.
00:33:11Les deux.
00:33:12Ça rentre en ligne de compte.
00:33:14Je me bats pour moi
00:33:15parce que c'est mon kiff.
00:33:16Mais je me dis,
00:33:18je crée un avenir pour lui,
00:33:19en fait.
00:33:19Ouais.
00:33:20C'est que comme ça,
00:33:22même si plus tard,
00:33:23il se dit,
00:33:24OK, ouais,
00:33:24papa, il a combattu,
00:33:25je ne sais pas quoi.
00:33:26Ouais,
00:33:27j'ai dit,
00:33:27ça, c'était avant.
00:33:28Mais en tout cas,
00:33:30cet argent-là
00:33:31fait que tu as un avenir.
00:33:33C'est-à-dire que moi,
00:33:34mon père,
00:33:35il s'est sacrifié
00:33:36pour les venus en France.
00:33:37Il a fait tout ça
00:33:38pour avoir que mes frères
00:33:41et moi,
00:33:42on ait les diplômes
00:33:43qu'on puisse travailler,
00:33:44avoir un truc correct.
00:33:46Maintenant,
00:33:47c'est à mon tour.
00:33:47Tu reproduis le schéma.
00:33:49C'est ça,
00:33:50je reproduis le schéma.
00:33:51Bon,
00:33:52différemment,
00:33:52certes,
00:33:53en faisant les combats,
00:33:54tout ça.
00:33:54Après,
00:33:55ça reste...
00:33:55Mais voilà,
00:33:56moi,
00:33:57en tout cas,
00:33:57il a quelque chose.
00:33:59Vas-y.
00:34:00Et un seul
00:34:02ou il y a un projet de...
00:34:03Pour l'instant,
00:34:04un seul,
00:34:04je ne veux rien.
00:34:06Attends,
00:34:06déjà,
00:34:07il dort 4 heures,
00:34:083 heures par nuit,
00:34:09il n'en peut plus.
00:34:09Non,
00:34:09mais je dis toujours,
00:34:10les enfants,
00:34:11c'est mieux
00:34:11de les faire rapprocher.
00:34:12Comme ça,
00:34:12après,
00:34:13c'est souvent
00:34:14quand il y a trop d'écarts,
00:34:15tu retombes là-dedans.
00:34:16Dépêche-toi,
00:34:17c'est ce qu'il veut dire.
00:34:18Là,
00:34:18il faut activer le truc.
00:34:19Allez,
00:34:19fin d'année.
00:34:21On a parlé un peu
00:34:22du baba combattant.
00:34:23On parlera tout à l'heure
00:34:24du baba de la buvette.
00:34:26Moi,
00:34:26j'aimerais savoir
00:34:26le baba papa,
00:34:28comment il est ?
00:34:29Ça,
00:34:29c'est pas ça,
00:34:30baba papa.
00:34:30Ouais,
00:34:31c'est vrai.
00:34:31Barba papa,
00:34:32un peu,
00:34:32mais on n'est pas loin.
00:34:33Le baba papa,
00:34:34c'est un papa poule ?
00:34:38On va dire,
00:34:38on est dur.
00:34:39Ouais,
00:34:39t'arrives à trouver
00:34:40l'équilibre ?
00:34:41Ouais,
00:34:41j'arrive à trouver
00:34:41l'équilibre.
00:34:43Quelques fois,
00:34:43je suis un peu dur,
00:34:45parce qu'après,
00:34:45avec la journée,
00:34:46tout ça,
00:34:46c'est un peu dur.
00:34:48Mais sinon,
00:34:49c'est un kiff.
00:34:50Ah,
00:34:50puis il est encore petit.
00:34:51Ouais,
00:34:51c'est ça,
00:34:52il est encore petit.
00:34:53Il y a quand même
00:34:53un truc que j'aimerais savoir
00:34:54et je le remarque.
00:34:55Chez tous les gens
00:34:56qui ont un enfant
00:34:57en bas âge,
00:34:58est-ce que quand tu lui parles,
00:34:59ta voix change ?
00:35:00Est-ce que tu prends
00:35:00une petite voix et que tu dis,
00:35:01« Oh, tu es trop mignon,
00:35:02le petit… »
00:35:03Ah, vraiment,
00:35:04ça dépend.
00:35:05S'il fait un bon truc…
00:35:07On appelle ta femme,
00:35:07on lui demande.
00:35:08Ah oui,
00:35:08parce que là…
00:35:09Oui,
00:35:10oui,
00:35:10voilà.
00:35:11Là,
00:35:11je vois le combattant
00:35:13avec la ceinture à reine
00:35:13qui lui dit,
00:35:14non,
00:35:14je ne vais quand même pas dire
00:35:15en direct.
00:35:16Non,
00:35:17à ce point-là,
00:35:19mais…
00:35:20T'es gaga un peu.
00:35:21Ouais.
00:35:22Logique,
00:35:22normal.
00:35:23Je vais jouer avec lui,
00:35:24tout ça.
00:35:26Je vais faire des trucs de mecs,
00:35:27des trucs de cons.
00:35:28Non,
00:35:28mais on est tous
00:35:29passé par là.
00:35:30C'est normal.
00:35:30C'est naturel.
00:35:31Mais en tout cas,
00:35:33je ne sais pas…
00:35:34Bon,
00:35:35peut-être,
00:35:35après,
00:35:35avec une fille,
00:35:36peut-être,
00:35:36ça serait du fond.
00:35:37Là,
00:35:37c'est un mec…
00:35:38Je crois que c'est encore
00:35:39pire avec une fille.
00:35:40Ouais,
00:35:40je pense que je vais venir…
00:35:42Moi,
00:35:42j'ai une fille,
00:35:42j'ai une fille,
00:35:43un garçon,
00:35:43on va se tomber.
00:35:45C'est pas la même relation.
00:35:46Ouais.
00:35:47C'est pas la même…
00:35:48Les deux,
00:35:49j'aime les deux autant…
00:35:50Mais on est peut-être
00:35:52plus protecteur
00:35:54et plus gaga
00:35:55avec une fille.
00:35:56Julien Perronnet,
00:35:57chef d'édition de l'émission,
00:35:58confirme.
00:35:58Ouais,
00:35:59voilà,
00:35:59voilà.
00:36:01Mais non,
00:36:02après,
00:36:02ta vie,
00:36:02elle change,
00:36:03c'est sûr.
00:36:03Ta vie,
00:36:04elle change.
00:36:05Pendant la ceinture,
00:36:06tu m'as dit que ta femme,
00:36:07elle était au combat.
00:36:08Ouais.
00:36:09Et tu pensais à ton fils
00:36:10ou pas du tout ?
00:36:11Une fois que tu es dans ton combat,
00:36:12tu es…
00:36:12Après,
00:36:12c'est compliqué.
00:36:13J'entendais ma femme crier.
00:36:14Ah ouais,
00:36:15tu l'entends quand même ?
00:36:16J'entendais.
00:36:17Mais après,
00:36:18penser à certaines personnes,
00:36:20non.
00:36:20En fait,
00:36:21c'est…
00:36:22J'entends,
00:36:23je reconnais la voix,
00:36:25mais penser à la personne,
00:36:26non.
00:36:27J'ai dit,
00:36:28c'est des pensées parasites.
00:36:30Mais c'est marrant,
00:36:31parce que même moi,
00:36:32pour le championnat d'Europe,
00:36:33j'ai mon frère,
00:36:33il était venu me voir.
00:36:35Ouais.
00:36:35Donc il y avait mon ex-femme,
00:36:37j'entendais la voix de mon ex-femme,
00:36:39la voix de mon frère
00:36:40et la voix de Jean-Marie.
00:36:41Ouais.
00:36:41Le reste,
00:36:43tu reconnais,
00:36:44ça te sort pas du truc,
00:36:45mais tu reconnais.
00:36:46mais tu reconnais.
00:36:46Et même ça,
00:36:47ouais,
00:36:48ça te donne un petit boost.
00:36:50C'est la première fois
00:36:50qu'elle venait te voir ?
00:36:51Non,
00:36:51elle était déjà venue
00:36:53contre Harvey,
00:36:54elle était venue.
00:36:55Ouais.
00:36:56Et là,
00:36:57dernièrement,
00:36:57c'est genre là.
00:36:58C'est cool qu'elle vienne te voir
00:36:59parce que c'est pas toujours le cas.
00:37:01On a eu des combattants,
00:37:02oh,
00:37:02moi,
00:37:02ma femme,
00:37:03il faut venir voir les combats,
00:37:04ça peut être un peu compliqué.
00:37:05Ça vient d'elle
00:37:06ou c'est toi qui lui dis
00:37:07« J'ai besoin que tu sois là ».
00:37:08Non,
00:37:09après,
00:37:09moi,
00:37:10en soi,
00:37:11je n'interdis à personne
00:37:12de venir.
00:37:14Certes,
00:37:14ça me met une pression,
00:37:15mais je sais que quand moi,
00:37:16je suis là-dedans,
00:37:17il n'y a plus rien,
00:37:18en fait.
00:37:18Oui,
00:37:18je ne fais plus attention.
00:37:22Après,
00:37:23que je prenne un chaos
00:37:24ou je prenne une soumission,
00:37:25je prenne une défaite
00:37:26ou un truc comme ça,
00:37:27c'est les règles du jeu.
00:37:28C'est la partie du sport.
00:37:29Mais après,
00:37:31je n'interdis personne.
00:37:33Même mes parents,
00:37:34la seule personne
00:37:35où j'avais des craintes,
00:37:36c'était par ma mère.
00:37:37Oui,
00:37:37c'est souvent.
00:37:38Mais après,
00:37:40je me dis à mon frère,
00:37:41j'ai dit « Laisse-là »,
00:37:42parce qu'en fait,
00:37:42c'était elle qui m'encouragait,
00:37:44même si mon père
00:37:45le faisait différemment,
00:37:46mais elle,
00:37:46c'est toujours la personne
00:37:47qui m'a toujours encouragé,
00:37:48avant que ce soit ma femme,
00:37:50mais toujours,
00:37:50elle m'encouragait à dire
00:37:52« Vas-y ».
00:37:53C'est cette phrase,
00:37:54même quand j'avais fait
00:37:55une interview,
00:37:55c'est que « S'il te frappe fort,
00:37:57frappe-le fort ».
00:37:58C'est-à-dire
00:37:59« N'hésite pas à avancer ».
00:38:01Bon, ça,
00:38:01je ne le fais pas à l'entraînement.
00:38:02Arnaud le dira toujours.
00:38:04Mais en combat,
00:38:07il te frappe,
00:38:08tu ne te frappes plus.
00:38:08C'est très marrant
00:38:09parce que souvent,
00:38:10c'est le contraire.
00:38:11C'est le papa qui motive
00:38:12et la maman
00:38:13qui n'aime pas du tout
00:38:14et qui, parfois,
00:38:15ne comprend même pas
00:38:16vraiment le projet
00:38:16de rentrer dans une cage
00:38:17et de se battre.
00:38:18Donc là,
00:38:18en l'occurrence,
00:38:19ce n'est pas du tout ça.
00:38:20Elle te motivait.
00:38:22Il n'y a pas beaucoup
00:38:22de personnes
00:38:23qui comprennent
00:38:23le projet
00:38:24de rentrer dans une cage.
00:38:25Oui,
00:38:25c'est vrai.
00:38:26Mais une maman,
00:38:27c'est…
00:38:27Et ta femme,
00:38:28pour le retour,
00:38:30elle était plutôt pour
00:38:31ou elle t'a plutôt dit
00:38:32« Tu ne veux pas… »
00:38:35Tu ne veux pas rester cool,
00:38:36maintenant ?
00:38:36Non,
00:38:37elle a toujours été pour.
00:38:38Après,
00:38:39c'était juste…
00:38:40Lorsque ça a été annoncé,
00:38:41c'était à peu près
00:38:43deux mois,
00:38:44deux mois et demi,
00:38:45à peu près.
00:38:45C'était juste avant le ramadan,
00:38:47c'est-à-dire février.
00:38:49Février,
00:38:49qu'on m'a annoncé le combat.
00:38:52Au début,
00:38:53on se dit
00:38:53« Sur un 3x5,
00:38:54ok.
00:38:54Mais là,
00:38:55c'est un 5x5.
00:38:58la manière de réfléchir
00:38:59n'est pas pareille.
00:39:01Elle avait un peu de crainte
00:39:02du fait que ça faisait longtemps
00:39:03et que même si je m'entraînais,
00:39:05j'avais perdu beaucoup de poids
00:39:06à ce moment-là.
00:39:08Elle avait un peu de crainte,
00:39:09mais elle était toujours derrière moi.
00:39:10Ok.
00:39:11C'est-à-dire que…
00:39:13Moi,
00:39:13j'ai suivi le rythme après.
00:39:15Ah, bon, oui.
00:39:15Même si j'avais des hauts et des basses
00:39:17lors de la prépa,
00:39:18parce qu'il y a eu des sessions
00:39:20où ça s'est mal passé et tout ça,
00:39:21elle est toujours là
00:39:22pour m'encourager, en fait.
00:39:24Ah, mais c'est bien.
00:39:25Pareil, dans la prépa,
00:39:26il y a eu des moments
00:39:27où tu t'es dit
00:39:27« Je n'y arriverai pas.
00:39:29Je n'y arriverai pas.
00:39:30Je ne vais pas réussir à revenir. »
00:39:32Ah oui, oui.
00:39:32Il y a eu des moments
00:39:33où c'était caoutchique.
00:39:35C'était…
00:39:36Même sur les sparrings,
00:39:38j'avais fait un gros sparring
00:39:39où ça s'est très mal passé
00:39:40où j'étais hors de moi, en fait.
00:39:43En fait,
00:39:43je n'arrivais pas
00:39:44à faire certaines choses
00:39:47et dans ma tête,
00:39:48ça tournait, ça tournait, ça tournait.
00:39:49Je n'y arrivais pas, en fait.
00:39:51Je me suis dit
00:39:52« Attends, je n'arrive même pas
00:39:52à faire un sparring. »
00:39:55Même si la personne en face de moi,
00:39:57il est plus frais,
00:39:59même si c'était la période du ramadan,
00:40:00tout ça,
00:40:00je ne sors pas d'excuse
00:40:01par rapport à ça
00:40:02parce que je me dis
00:40:04que ça fait partie.
00:40:05J'ai accepté le combat.
00:40:07Maintenant,
00:40:08on accepte les conditions.
00:40:10Les conditions,
00:40:11c'est ramadan,
00:40:11je perds du poids,
00:40:12la personne en face de moi
00:40:13n'est pas dans cette optique-là,
00:40:15même s'il fait le ramadan.
00:40:16Et même mon adversaire aussi.
00:40:18Donc,
00:40:20il faut aller.
00:40:21Et sur le sparring,
00:40:22ça s'est mal passé.
00:40:24J'ai tapé plusieurs fois.
00:40:26Plus de cardio,
00:40:27tout ça.
00:40:27Et donc,
00:40:28dans ma tête,
00:40:28ça avait vrillé à 200%.
00:40:30Et tu fais quoi
00:40:31pour te remettre dedans ?
00:40:32Quand tu sors de la salle
00:40:33comme ça,
00:40:34tu te dis
00:40:35« Je fais une connerie
00:40:35d'y retourner. »
00:40:36Qu'est-ce qui te remotive ?
00:40:37Qu'est-ce que tu fais
00:40:38pour dire
00:40:38« Hop ! »
00:40:40Allez, hop ! »
00:40:40En fait,
00:40:41c'est mes coachs.
00:40:42En fait,
00:40:44même si chacun a son caractère,
00:40:48chacun m'explique
00:40:49la façon
00:40:50comme il a vu le sparring.
00:40:51Même si j'ai fait
00:40:52des choses mauvaises,
00:40:54il m'explique
00:40:55« Ok,
00:40:55c'est pas comme ça,
00:40:56fais autrement.
00:40:57Fais ci,
00:40:58fais ça. »
00:40:59Et surtout,
00:41:00mes coachs
00:41:01qui m'ont parlé,
00:41:03Nabil,
00:41:04Arnaud,
00:41:04Boris,
00:41:05Hatch
00:41:05et même
00:41:08comment il s'appelle ?
00:41:09Oh là là,
00:41:09comment je dis ?
00:41:10Michel.
00:41:12Ils m'ont tous parlé,
00:41:13c'est-à-dire
00:41:14à leur vision.
00:41:17Ça m'a reboosté.
00:41:19Ma femme m'a parlé aussi.
00:41:21Même mon frère,
00:41:22même si mon frère,
00:41:23je ne le vois pas tout le temps
00:41:24parce que maintenant,
00:41:25je vis chez moi,
00:41:26tout ça.
00:41:26Même lui,
00:41:27il m'a parlé
00:41:28et ça commence à...
00:41:30Ça se dit « Ok,
00:41:32j'ai passé une mauvaise session.
00:41:34Ok,
00:41:34vas-y,
00:41:35c'est pas grave.
00:41:36Passe à autre chose.
00:41:37Même si c'est dur.
00:41:38Le truc de dire
00:41:39« Passe à autre chose »
00:41:40alors que ça s'est passé,
00:41:43comment faire ?
00:41:44Vas-y,
00:41:44c'est pas grave.
00:41:44Essaye de vider la tête
00:41:45et vas-y.
00:41:47Et après,
00:41:47au fur et à mesure...
00:41:48Finalement,
00:41:48c'est aussi un mal pour un bien.
00:41:51C'est ça.
00:41:51Tu vois,
00:41:52ça peut mal se passer
00:41:53et c'est surtout
00:41:53ce que les gens vont retenir,
00:41:55c'est la capacité
00:41:56que tu as à rebondir.
00:41:57Ça s'est mal passé ?
00:41:58Ok.
00:41:59T'es down,
00:42:00t'es vraiment...
00:42:01Et puis derrière,
00:42:01t'as tout le monde
00:42:02qui te dit
00:42:02« Ok,
00:42:03c'était pas bon.
00:42:04Fais comme ça. »
00:42:05T'as cette force de dire
00:42:06« Ok. »
00:42:07Et tu repars.
00:42:08Et moi,
00:42:08je trouve ça assez super.
00:42:09Et puis le résultat,
00:42:10c'est que...
00:42:10Ouais,
00:42:10et puis tu vois,
00:42:11c'est intéressant aussi
00:42:12d'avoir la vie de tes coachs,
00:42:13évidemment.
00:42:14Donc ça va être
00:42:14un point de vue
00:42:15très technique.
00:42:16Mais la vie de ta femme aussi,
00:42:17je suppose que,
00:42:18bon,
00:42:19elle ne connaît pas vraiment
00:42:20le milieu aussi.
00:42:21Ouais,
00:42:22je ne sais pas
00:42:23qu'elle suit,
00:42:23mais elle essaie
00:42:25de s'intéresser.
00:42:26Ouais,
00:42:26mais...
00:42:27Et après,
00:42:28bon...
00:42:28Ça te fait du bien aussi
00:42:29parfois de...
00:42:30Tu vois,
00:42:30tu sors d'un mauvais sparring.
00:42:31Alors évidemment,
00:42:32t'as la vie des coachs,
00:42:32mais de rentrer à la maison
00:42:34et d'avoir quelque chose
00:42:35de complètement différent.
00:42:36On sort du cadre
00:42:37du MMA.
00:42:38Ta femme va trouver
00:42:38des mots différents,
00:42:39je suppose,
00:42:40que Hatch,
00:42:41Arnaud,
00:42:41Boris,
00:42:42etc.
00:42:42Je ne suis pas sûr
00:42:44qu'Arnaud vienne te voir,
00:42:45mon chéri,
00:42:46mon chéri,
00:42:46je ne t'inquiète pas.
00:42:48Ah oui,
00:42:49oui,
00:42:49non,
00:42:49c'est sûr,
00:42:50les mots sont
00:42:51totalement différents.
00:42:52Après,
00:42:55il faut se dire,
00:42:56c'est que normalement,
00:42:56un coach,
00:42:58c'est...
00:42:59Ce n'est pas que ton coach,
00:43:01c'est...
00:43:03Aussi,
00:43:04d'un point de vue spirituel,
00:43:05on va dire comme ça,
00:43:07c'est que
00:43:08on est humain,
00:43:10il faut parler
00:43:11d'une manière
00:43:12où la personne
00:43:13en face de toi
00:43:13comprend.
00:43:14C'est qu'en fait,
00:43:15c'est dire que...
00:43:16Après,
00:43:16eux,
00:43:16ils me connaissent
00:43:17depuis que je suis tout petit,
00:43:19c'est dire,
00:43:20entre guillemets,
00:43:21ils connaissent mon état d'esprit.
00:43:22C'est-à-dire que
00:43:22quand il y a un truc
00:43:23qui ne va pas bien,
00:43:26ils le voient direct.
00:43:27C'est que moi,
00:43:27je suis une personne,
00:43:28on va dire,
00:43:28même si je suis stressé,
00:43:29c'est que je souris toujours.
00:43:31Et d'un coup,
00:43:32si je commence à vriller
00:43:33et c'est-à-dire
00:43:34à me renfermer,
00:43:35ils le voient.
00:43:35C'est-à-dire
00:43:36qu'il y a quelque chose
00:43:36qui bloque.
00:43:39C'est-à-dire
00:43:40qu'ils commencent à parler
00:43:41et après,
00:43:42petit à petit,
00:43:43ça s'ouvre.
00:43:44Ça s'ouvre
00:43:45et après,
00:43:45j'arrive à me livrer
00:43:47avec eux
00:43:48quand même
00:43:49avec des amis à moi
00:43:50ou ça là
00:43:51ou des trucs comme ça
00:43:51et de petit à petit,
00:43:53j'arrive à surmonter
00:43:55cette épreuve.
00:43:56C'est hyper important.
00:43:57Ils savent actionner
00:43:58les bons leviers
00:43:59comme ils connaissent
00:43:59depuis longtemps.
00:44:00Et ça,
00:44:01c'est primordial.
00:44:02C'est là où,
00:44:02comme je disais tout à l'heure,
00:44:04ton coach,
00:44:04c'est un mentor.
00:44:05C'est ça.
00:44:06Il te connaît
00:44:07et puis on l'a souvent dit
00:44:08dans l'émission,
00:44:09tu passes plus de temps
00:44:10avec tes coachs
00:44:11qu'avec ta propre femme
00:44:12et c'est le quotidien
00:44:13d'un sportif.
00:44:14Bien sûr.
00:44:16Surtout quand tu prépares
00:44:16un combat,
00:44:17t'es non-stop
00:44:18avec tes coachs.
00:44:19Et puis,
00:44:20tu l'as dit,
00:44:21les coachs,
00:44:22ça fait super longtemps
00:44:23que tu les connais.
00:44:25Donc,
00:44:25on va se replonger
00:44:26un peu dans l'histoire
00:44:27dans le parcours
00:44:28de Fabakari.
00:44:29Tu l'as dit en début
00:44:30de l'émission,
00:44:30supporter de l'OM,
00:44:31c'est pour ça
00:44:31que tu as grandi
00:44:32dans la magnifique ville
00:44:33du sud de la France,
00:44:35au Bervilliers.
00:44:37Comment il était
00:44:38le Fabakari enfant ?
00:44:39Il se comportait comment ?
00:44:40Bourré d'énergie ?
00:44:41Plutôt timide ?
00:44:42Timide.
00:44:44Timide.
00:44:45Je faisais le foot.
00:44:47Je voulais faire du rugby
00:44:48avant de passer.
00:44:50En fait,
00:44:51j'avais fait un an de foot
00:44:52à l'âge de 12-13 ans.
00:44:5412-13 ans,
00:44:56je me suis dit
00:44:56allez,
00:44:57je vais faire du rugby.
00:45:00mon ami d'enfance
00:45:01qui est décédé
00:45:02il n'y a pas assez longtemps
00:45:03qui m'a emmené au MMA.
00:45:05D'accord.
00:45:05Et c'était chez Hatch.
00:45:07Et de là,
00:45:08je me suis dit
00:45:09ok,
00:45:09je fais un an,
00:45:11arrête,
00:45:11je vais faire du rugby.
00:45:12Ok,
00:45:12c'était vraiment le projet.
00:45:13C'était le projet.
00:45:15Mais en fait,
00:45:15j'ai tellement kiffé,
00:45:17Hatch m'a fait kiffer le sport
00:45:18et en fait,
00:45:19je suis resté jusqu'à maintenant.
00:45:21Tu jouais quand même
00:45:22aux jeux vidéo
00:45:22dans UFC 2009.
00:45:252009,
00:45:26c'est peut-être.
00:45:26Tu prenais qui
00:45:27comme combattant ?
00:45:28Tu avais souvenir ou pas ?
00:45:29Vu que
00:45:29quand j'avais commencé
00:45:31à l'époque,
00:45:32il y avait la démo.
00:45:33C'était qui ?
00:45:34C'était Chuck Liddle
00:45:36et Shogun.
00:45:37C'était les deux personnes
00:45:38qu'on avait accès
00:45:40entre guillemets.
00:45:41Je prenais Chuck Liddle
00:45:42du fait qu'il était bagarreur
00:45:44et c'était stylé en fait.
00:45:46C'était partie de se dire
00:45:47ok,
00:45:48on envoie des coups de poing,
00:45:49tout ça.
00:45:49Et surtout,
00:45:50quand on est petit,
00:45:51on se dit toujours
00:45:52ouais,
00:45:52je vais faire des trucs,
00:45:54coups de poing,
00:45:54retourner.
00:45:55Alors que là,
00:45:56au combat,
00:45:56ça ne marche jamais.
00:45:57Ça ne marche jamais
00:45:58et je me dis
00:45:58je vais mettre un high kick.
00:45:59Alors là,
00:46:00je ne mets pas de high kick
00:46:02alors que ça fait très longtemps
00:46:03que j'en fais.
00:46:04Mais bon,
00:46:06c'est dire ok.
00:46:08En fait,
00:46:10le jeu vidéo
00:46:11m'a permis
00:46:11de découvrir le sport
00:46:13et en même temps,
00:46:14le fait de pratiquer
00:46:15m'a fait tomber amoureux
00:46:16de ce sport.
00:46:18Donc après,
00:46:19c'est là que je me dis
00:46:21faire au moins quelque chose.
00:46:22Le foot,
00:46:23ça part aussi.
00:46:24Oui,
00:46:24les croiser.
00:46:26Normal.
00:46:26Plutôt la paresse.
00:46:28Ah oui,
00:46:29ça,
00:46:29c'est hyper intéressant
00:46:30parce que
00:46:30quand tu faisais du foot,
00:46:31tu étais un peu feignant.
00:46:32Donc le MMA,
00:46:33ça t'a transformé.
00:46:34Oui,
00:46:34ça m'a transformé.
00:46:35En fait,
00:46:36c'est pour te dire,
00:46:37c'est que
00:46:38là,
00:46:38c'est comme si
00:46:39là,
00:46:39c'était l'immeuble.
00:46:41Le stade est derrière.
00:46:42Je descendais,
00:46:43je faisais le tour
00:46:45ou peut-être
00:46:45je montais sur la grille
00:46:46ou je faisais le tour
00:46:47complètement
00:46:47et j'étais arrivé.
00:46:49Le deuxième stade,
00:46:50il était à peu près
00:46:50à côté de la salle
00:46:51et je me dis,
00:46:52OK,
00:46:53juste pour ça,
00:46:54j'avais la paresse de faire.
00:46:55Alors,
00:46:55c'était deux entraînements.
00:46:56Oui.
00:46:57Et avec H,
00:46:58c'était deux entraînements
00:46:59mais je portais tous les jours.
00:47:00C'est-à-dire qu'il y a même
00:47:01un moment,
00:47:02à l'époque,
00:47:03on avait fait un stage
00:47:05à Villepinte,
00:47:06c'était à Noël
00:47:09et le club de Villepinte
00:47:10venait à la Hâte
00:47:12le samedi.
00:47:13Et c'est là
00:47:14que moi,
00:47:15j'ai compris
00:47:15qu'il y avait
00:47:15entraînement le samedi
00:47:16mais en fait,
00:47:17il n'y avait pas d'entraînement,
00:47:17c'était juste exceptionnel.
00:47:18Ah oui,
00:47:19d'accord.
00:47:19Et c'est là
00:47:20que j'ai fait la connaissance
00:47:21de Naofel,
00:47:22Karim Saki,
00:47:23après,
00:47:24il y avait Arnaud
00:47:25à ce moment-là
00:47:25mais j'ai connu
00:47:26les personnes
00:47:27qui étaient au-dessus,
00:47:28c'est-à-dire les plus grands.
00:47:29Et c'est comme ça
00:47:29que je venais tous les jours
00:47:31en fait.
00:47:31C'est-à-dire que même
00:47:32à un moment,
00:47:33je me rappelle,
00:47:34c'était à l'époque,
00:47:34là aussi,
00:47:35où j'ai entraîné
00:47:36énormément avec Saladjine,
00:47:37à l'époque,
00:47:38il y avait Zoumana aussi.
00:47:39Oui,
00:47:40Zoumana aussi,
00:47:40il y avait son père Moussa
00:47:42où je suis resté
00:47:43les deux mois de vacances
00:47:45qu'à m'entraîner.
00:47:47C'était ma zone,
00:47:49c'est-à-dire que
00:47:49je partais de chez moi
00:47:51à 10h
00:47:51et je restais toute la journée
00:47:53à la salle.
00:47:54C'est-à-dire que
00:47:54je faisais ma siège,
00:47:55je mangeais là-bas
00:47:55et je repartais le soir
00:47:56chez moi.
00:47:57C'est-à-dire que mon père
00:47:58savait où j'étais.
00:47:59C'est-à-dire que c'était
00:48:00le centre aéré,
00:48:01sauf que je prenais des coups
00:48:02de tout ça.
00:48:03Incroyable.
00:48:03C'est-à-dire que c'est là
00:48:04où vraiment
00:48:07c'était...
00:48:08C'était incroyable
00:48:10parce qu'il y avait Salah
00:48:11et Céline aussi.
00:48:12La densité aussi.
00:48:14Azumana,
00:48:15Naofel maintenant
00:48:15qui fait partie
00:48:16de la FEDE,
00:48:18Karim,
00:48:19Karim Saki,
00:48:20tous ces mecs-là,
00:48:21c'est incroyable.
00:48:22Tu prends conscience
00:48:23à ce moment-là
00:48:24très vite
00:48:25que tu as du potentiel
00:48:26dans cette discipline-là,
00:48:27que tu pourrais aller loin ?
00:48:29Ça, mais combien de temps
00:48:29ça a arrivé ?
00:48:30Franchement,
00:48:31ce n'est même pas question
00:48:32où je sentais
00:48:33que j'avais du potentiel.
00:48:34Même si les gens
00:48:35me disaient que
00:48:35pour mon âge,
00:48:37j'apprenais vite
00:48:38entre guillemets
00:48:39et j'étais bosseur,
00:48:42mais j'avais toujours
00:48:43cette idée
00:48:44de dire
00:48:44OK,
00:48:45le team fait mieux que moi,
00:48:46donc j'avais toujours ça.
00:48:49Je me disais
00:48:50putain,
00:48:50je n'arrive pas
00:48:51à faire ce genre de choses,
00:48:52comment je fais,
00:48:53tout ça.
00:48:53Bon,
00:48:54j'avais des doutes
00:48:54à chaque fois.
00:48:55À chaque fois,
00:48:55je parlais avec Hatch
00:48:56ou que ce soit Naofel
00:48:57ou Karim
00:48:58ou Arnaud,
00:48:58je parlais toujours.
00:48:59À cette époque-là,
00:49:00Boris n'était pas encore là,
00:49:02mais je parlais toujours
00:49:03avec eux.
00:49:04C'est-à-dire que
00:49:05OK,
00:49:05Salah,
00:49:06il arrivait à faire ça,
00:49:07comment moi,
00:49:07je peux faire ce genre de choses ?
00:49:09Mais quand on est petit,
00:49:10en fait,
00:49:10on essaie toujours
00:49:11de s'accrocher à quelqu'un
00:49:12pour avancer,
00:49:13même à l'heure actuelle,
00:49:15mais se dire
00:49:16OK,
00:49:16lui,
00:49:16il arrive à faire ça,
00:49:17il arrive mieux à faire ça,
00:49:18comment faire ça ?
00:49:21Et après,
00:49:22je me suis dit,
00:49:23c'est pas grave,
00:49:24vas-y,
00:49:24c'est pas grave,
00:49:24je n'arrive pas à le faire,
00:49:26fais à ton style.
00:49:27Voilà,
00:49:27je vais faire autrement.
00:49:28Autrement
00:49:29et j'avance.
00:49:30Ça fonctionne.
00:49:31Et les parents,
00:49:32dans tout ça,
00:49:32parce que moi,
00:49:32j'imagine,
00:49:33je n'ai pas encore d'enfant,
00:49:34mais mon enfant
00:49:35qui fait du foot.
00:49:36Non,
00:49:37t'en as,
00:49:37mais tu ne sais pas.
00:49:38Je ne sais pas.
00:49:40J'ai été contacté
00:49:42après avoir reçu le prix,
00:49:42j'ai eu beaucoup de messages.
00:49:44le bébé t'entends.
00:49:45Mais j'en ai à transmettre,
00:49:46d'ailleurs.
00:49:46Ah bon,
00:49:50tu arrives auprès de tes parents.
00:49:51Tu as fait du foot,
00:49:53tu as comme projet
00:49:53de faire du rugby.
00:49:54Et puis à un moment,
00:49:54tu vas les voir
00:49:55et tu leur dis,
00:49:55bon,
00:49:56en fait,
00:49:56j'ai un nouveau projet.
00:49:58Je vais taper des gens
00:49:59et puis ils vont me taper.
00:50:01Comment ils réagissent,
00:50:03Fabakarou ?
00:50:03Au début,
00:50:04c'était surtout mon père,
00:50:06c'est lui qui devait payer
00:50:07la licence.
00:50:08Donc,
00:50:08c'était compliqué.
00:50:10À ce moment-là,
00:50:11je me dis,
00:50:12je fais un an de foot.
00:50:15OK.
00:50:16Il me dit,
00:50:16est-ce que tu vas faire
00:50:17une deuxième année ?
00:50:18Bon,
00:50:18vu qu'à ce moment-là,
00:50:19je n'avais pas
00:50:19trop aimé
00:50:20l'ambiance du foot,
00:50:21tout ça,
00:50:22je n'avais pas trop kiffé.
00:50:24Et avec mon avis d'enfance,
00:50:25Nico,
00:50:28je suis parti voir mon père
00:50:29pour dire
00:50:29que je vais faire du MMA.
00:50:31Et quand je suis parti
00:50:33voir mon père
00:50:34avec Nico,
00:50:35on est passé dans la censure,
00:50:36il y avait une affiche.
00:50:37Et le problème,
00:50:37sur l'affiche,
00:50:38il y avait quelqu'un
00:50:38qui mettait un coup
00:50:39de genou sauté.
00:50:41Une affiche de 100% ?
00:50:42Je pense que c'était 100%,
00:50:43à l'époque.
00:50:45Après,
00:50:46mon père me dit,
00:50:46c'est ça que tu vas faire.
00:50:49je ne sais pas.
00:50:51Je ne sais pas,
00:50:52j'ai baissé la tête.
00:50:53Je ne sais pas,
00:50:54papa.
00:50:56C'était compliqué.
00:50:58Mais sinon,
00:50:59franchement,
00:51:00à l'époque,
00:51:01c'était dur.
00:51:01Au tout début,
00:51:03je ne pense même pas
00:51:04que mon père,
00:51:04il était venu.
00:51:06quand j'avais fait
00:51:06mon premier combat,
00:51:08il n'était pas venu.
00:51:11Le premier,
00:51:11c'était où ?
00:51:12C'était à Villepinte.
00:51:13Oui,
00:51:14c'était à Villepinte.
00:51:15Et au deuxième,
00:51:16mon frère était venu
00:51:18avec un cousin à moi.
00:51:21Et par la suite,
00:51:23mon père,
00:51:23il est venu
00:51:25à l'entraînement.
00:51:26Comme ça,
00:51:26il me regardait m'entraîner.
00:51:28Et moi,
00:51:28ça m'a étonné.
00:51:29C'est que moi,
00:51:29de base,
00:51:31mon père n'était jamais venu.
00:51:32C'est-à-dire,
00:51:33il savait où j'étais.
00:51:34Il entendait les échos,
00:51:36tout ça.
00:51:37Mais il n'était jamais venu.
00:51:38Et moi,
00:51:38le fait que la première fois,
00:51:39il est venu,
00:51:41il m'a vu m'entraîner,
00:51:43ça m'a fait plaisir.
00:51:44Même si ma mère,
00:51:44elle était à côté,
00:51:46elle me disait,
00:51:46c'est bien,
00:51:47comment on continue tout ça.
00:51:48Mais le fait que mon père
00:51:49soit venu
00:51:50et il m'a observé
00:51:51dans l'entraînement.
00:51:52Fierté.
00:51:52Oui, voilà.
00:51:54Je voulais le rendre fier.
00:51:56Après, bon...
00:51:56Tu m'as reparlé,
00:51:57ça, avec ton père ?
00:51:58Maintenant, justement,
00:51:59regarde, papa,
00:51:59j'ai la ceinture.
00:52:00Tu te souviens
00:52:00la première fois
00:52:01que t'es venu me voir
00:52:01à l'entraînement ?
00:52:02Non, non, non,
00:52:03même pas.
00:52:05Vous êtes assez pudique
00:52:06là-dessus ?
00:52:07Ah ouais,
00:52:08en fait,
00:52:08ça dépend des moments.
00:52:11Il y a des moments
00:52:11où on peut en parler
00:52:12tranquillement
00:52:13ou à des moments
00:52:14où c'est lui
00:52:16qui me charrie.
00:52:17T'es toujours blessé.
00:52:19Toujours.
00:52:20Si t'arrives à la maison,
00:52:21t'as mal là,
00:52:21t'as mal là,
00:52:22t'as mal là.
00:52:23Il dit,
00:52:23vas-y,
00:52:24je n'ai pas envie de parler.
00:52:25C'est une façon détournée
00:52:28de dire,
00:52:29je suis fier de toi,
00:52:30mon fils.
00:52:31Oui, c'est sûr.
00:52:31Oui, c'est une façon
00:52:32de dire,
00:52:33l'admiration d'un père
00:52:34pour son fils,
00:52:35il est venu te voir
00:52:36t'entraîner au tout début,
00:52:37là, tu chopes une ceinture.
00:52:38J'imagine,
00:52:39dans sa tête,
00:52:41je vais plutôt le chambrer
00:52:42plutôt que de lui dire,
00:52:43mon fils,
00:52:44je suis tellement fier de toi.
00:52:44En fait,
00:52:45ça veut dire ça.
00:52:46Oui,
00:52:47après,
00:52:47de toute façon,
00:52:49après,
00:52:49je sais qu'il...
00:52:50Après,
00:52:51je ne sais pas,
00:52:51après,
00:52:52pour les autres pères,
00:52:53tout ça,
00:52:54vu que moi,
00:52:55c'est l'ancienne génération,
00:52:58évoquer ses sentiments,
00:52:59ce n'est pas...
00:53:00Non,
00:53:01Il a quel âge ton papa,
00:53:02ce n'est pas indiscret ?
00:53:03Je ne peux même pas te dire,
00:53:05mais il a trouvé l'approche des...
00:53:06Il a dépassé,
00:53:07il a 70 ans.
00:53:09Oui,
00:53:0970 ans,
00:53:09c'est vraiment la génération
00:53:11où tu es plus...
00:53:12Sur les sentiments,
00:53:13tu ne les vois pas.
00:53:14Oui,
00:53:14c'est ça.
00:53:15Alors que,
00:53:16intérieurement...
00:53:17Ah,
00:53:17ben oui.
00:53:18C'est...
00:53:18Voilà,
00:53:19c'est...
00:53:20Mais c'est beau,
00:53:20moi,
00:53:20j'aime ces histoires.
00:53:22Le papa,
00:53:23il vient voir.
00:53:23C'est qu'il s'intéresse,
00:53:24c'est qu'il a envie de voir
00:53:25les progrès du fils.
00:53:27Après,
00:53:27ben voilà.
00:53:28En tout cas,
00:53:29sur les encouragements,
00:53:30il le faisait toujours
00:53:31à chaque combat.
00:53:32À chaque combat,
00:53:32il m'encourageait,
00:53:33tout ça.
00:53:34Même s'il me claschait,
00:53:35il me disait,
00:53:35ouais,
00:53:35tu avais toujours mal là,
00:53:36tout ça.
00:53:38Mais toujours...
00:53:38Mais il vient toujours aussi,
00:53:40mes combats,
00:53:40sauf là pour là.
00:53:42Mais sinon...
00:53:43Au Bellator,
00:53:43il était là ?
00:53:44Oui,
00:53:44surtout les Bellator,
00:53:45à part celui de Londres.
00:53:47100% faille,
00:53:48tout ça.
00:53:50En fait,
00:53:51je pense,
00:53:53les deux premiers,
00:53:54il n'était pas venu.
00:53:55On va dire,
00:53:56les trois premiers,
00:53:57il était venu
00:53:58au Fight Select Junior,
00:54:00à l'époque.
00:54:00Putain,
00:54:01ça date, ça.
00:54:02Ça fait longtemps.
00:54:03Et moi,
00:54:04je ne savais pas
00:54:04qu'il allait venir.
00:54:05Et le pire,
00:54:06c'est quoi ?
00:54:06C'est la première personne
00:54:07que j'ai vue
00:54:07quand je suis sorti du rideau.
00:54:09C'est la première personne.
00:54:10Le Favacarie stressé...
00:54:12Ah ou non,
00:54:12le stress,
00:54:13il est monté d'un coup.
00:54:14Je ne savais pas pourquoi,
00:54:16c'est que dès que je suis passé
00:54:16du rideau,
00:54:17je savais que mes frères
00:54:18étaient là,
00:54:19je tourne la tête
00:54:20et je vois mon père.
00:54:22Oh là là,
00:54:23j'ai dit,
00:54:23qu'est-ce que je vais faire ?
00:54:24Et en plus,
00:54:25à ce moment-là,
00:54:26j'avais affronté Morgan en plus.
00:54:27Ah oui, oui.
00:54:28C'était à l'époque,
00:54:30mon amateur,
00:54:31tout ça.
00:54:32Je me suis dit,
00:54:33oh là là,
00:54:33qu'est-ce que je vais faire ?
00:54:34Comment je vais faire ?
00:54:35Est-ce que je vais faire
00:54:36de la merde ?
00:54:36Tout ça.
00:54:37Bon, après,
00:54:38ça s'est conclu
00:54:39sur une victoire.
00:54:40Ah oui, c'est bien passé.
00:54:40Tu sais, Favacarie,
00:54:41moi, quand j'en ai parlé
00:54:42à Sèvres,
00:54:43on s'est dit tous les deux,
00:54:43il faut qu'on est
00:54:44dans l'émission.
00:54:45Sèvres, il m'a dit,
00:54:46mais moi,
00:54:46je l'ai connu à la buvette.
00:54:48Finalement,
00:54:48c'est assez marrant,
00:54:49on t'est passé
00:54:49de la distribution
00:54:49de sandwich
00:54:50à la distribution
00:54:50de pain dans la gueule.
00:54:53Non, mais la transition,
00:54:54elle est dingue.
00:54:55Est-ce que tu peux
00:54:55nous expliquer un peu,
00:54:56nous raconter ça ?
00:54:57C'est fou.
00:54:58Oui, franchement,
00:55:00au tout début,
00:55:01moi, j'étais venu
00:55:04pour regarder
00:55:05de base des combats
00:55:05et je me suis dit,
00:55:07bon,
00:55:07comment faire
00:55:08pour regarder les combats ?
00:55:09Parce que moi,
00:55:10le premier gars-là
00:55:12que j'avais regardé,
00:55:13c'était à Carpentier
00:55:15et si c'était
00:55:18un Brésilien
00:55:19qui avait affronté
00:55:20Xavier...
00:55:20Xavier Foupapocam.
00:55:21C'est ça.
00:55:23Il pète le bras,
00:55:24Xavier,
00:55:25sur un middle,
00:55:26mais le Brésilien
00:55:27gagne quand même
00:55:28dans le deuxième round
00:55:28sur une soumission.
00:55:29Ah ouais.
00:55:30Ouais.
00:55:31C'est vrai,
00:55:32c'est vieux,
00:55:32ça, merde,
00:55:33tu veux le mettre
00:55:33du gifle.
00:55:35Ah ouais,
00:55:36c'était mon premier gala
00:55:37que j'avais vu
00:55:37et je me suis dit,
00:55:40comment faire
00:55:40pour regarder ?
00:55:41Et mon premier gala
00:55:43où j'étais à la buvette,
00:55:44c'était à Auberville
00:55:44et c'était à...
00:55:46Comment ça s'appelle
00:55:47déjà le gymnase ?
00:55:50J'ai Max Roussy
00:55:51dans la tête
00:55:51mais c'est pas celui-là.
00:55:54Ah !
00:55:55Ah là, moi...
00:55:55André Carmant.
00:55:57Je fais un peu
00:55:57André Carmant.
00:55:58Non, c'est...
00:55:58L'embarcadaire,
00:55:59mais c'est pas ça.
00:56:00Non, c'est...
00:56:01Il y avait le chapiteau,
00:56:03il y avait le gymnase.
00:56:04Edgar Poisson !
00:56:05Non, c'est pas celui-là ?
00:56:06Non, non.
00:56:06Non, ça c'est rue, Edgar.
00:56:08Il y a des experts
00:56:08de Auberville.
00:56:10Non, vas-y.
00:56:10En tout cas,
00:56:10c'était mon premier gala
00:56:12et c'était là où
00:56:13j'étais à la buvette.
00:56:15Et après,
00:56:15de là,
00:56:16j'ai kiffé le taf
00:56:17parce que ça me permettait
00:56:18de voir aussi les combats.
00:56:19Bouffée aussi.
00:56:21Je mangeais mon petit sandwich.
00:56:22Quand t'allais chercher
00:56:22Faba,
00:56:23tu sais,
00:56:24Hatch,
00:56:25il nous donnait
00:56:25des tickets.
00:56:34Je ne me trompe pas,
00:56:37c'était un Mars
00:56:38et un Snickers.
00:56:39Oh, yaya !
00:56:42Tu prenais des Mars
00:56:43et des Snickers ?
00:56:44Je ne t'ai plus ça.
00:56:46Non, je ne mange plus
00:56:46depuis longtemps.
00:56:47Il a changé.
00:56:48Exactement.
00:56:48Tu ne nous as pas tout dit.
00:56:50Oh, non.
00:56:51Avant que je sois végétarien,
00:56:52je mange de la merde.
00:56:53Mais exact.
00:56:54Oh, la mémoire !
00:56:56Mars et Snickers,
00:56:57c'est un bon choix.
00:56:58Oui, oui, très bien.
00:57:00Mars, Snickers, Lyon.
00:57:01Il faut citer trois marques.
00:57:02Ah oui, pardon.
00:57:03Ça existe encore,
00:57:04ça n'est pas ?
00:57:04Je ne sais pas.
00:57:05Mais ça m'amuse.
00:57:06Je cherche dans ma tête,
00:57:07je me dis tiens.
00:57:08Et moi,
00:57:08j'ai une dernière petite question
00:57:09à te poser
00:57:09avant d'enchaîner
00:57:10avec le face-off.
00:57:12Tu l'as dit,
00:57:13tu as commencé quasiment
00:57:14en même temps
00:57:14que Saladin Parnasse.
00:57:15Il est arrivé quoi ?
00:57:16Un an après
00:57:16ou tu es arrivé un an après ?
00:57:17Non, c'est juste
00:57:18qu'on était dans
00:57:19deux sessions
00:57:20qui étaient différentes.
00:57:23Lui, il était en Baby Box
00:57:25et c'était ça le truc.
00:57:26Et moi, j'étais en MMA
00:57:2810-15 ans.
00:57:29Et juste après,
00:57:30on a switché
00:57:31et on s'est retrouvés ensemble.
00:57:33D'accord.
00:57:33Et Céline,
00:57:34il était avec toi ?
00:57:35Céline,
00:57:35il est arrivé un an plus tard.
00:57:36Un an plus tard, c'est vrai.
00:57:37Donc oui,
00:57:38c'était la même génération.
00:57:39Saladin Parnasse,
00:57:40on connaît tous
00:57:41la carrière
00:57:41qu'il est en train
00:57:42de mener actuellement.
00:57:43Tu sais aussi
00:57:44qu'on est dans une société
00:57:45où on ne cesse
00:57:46de se comparer aux autres
00:57:47tout le temps.
00:57:49Comment tu fais, toi,
00:57:50vis-à-vis de Saladin Parnasse
00:57:51pour justement
00:57:51ne pas rentrer
00:57:52dans cette comparaison
00:57:54de vos carrières
00:57:54et tracer ta route
00:57:56et ta carrière ?
00:57:58Moi, je sais
00:57:58qui je suis,
00:58:00comme lui,
00:58:00il sait qui il est.
00:58:02Sur le coup,
00:58:03chacun a son parcours.
00:58:04Chacun a eu
00:58:06ses pépins,
00:58:06tout ça.
00:58:08Et moi, je sais
00:58:09pourquoi je ne suis pas
00:58:11au même niveau que lui,
00:58:12entre guillemets,
00:58:12c'est-à-dire
00:58:13en même nombre de combats,
00:58:14ce genre de choses,
00:58:14où moi,
00:58:15je me suis relâché
00:58:16et j'ai eu mes blessures.
00:58:18Mais le fait
00:58:19qu'on s'entraîne
00:58:19toujours ensemble
00:58:20et on essaie toujours
00:58:20de se pousser mutuellement,
00:58:24moi, personnellement,
00:58:25moi, je n'ai pas d'ego
00:58:26sur ce genre de choses.
00:58:27Ouais, pourquoi
00:58:29tu ne combats pas
00:58:30en même temps que Saladin ?
00:58:31Pourquoi tu ne fais pas ci ?
00:58:32Pourquoi tu ne fais pas ça ?
00:58:32J'ai dit que c'est quand ça ?
00:58:34Exactement.
00:58:35Moi, je suis blessé,
00:58:36bon, c'est malheureux,
00:58:37mais c'est quand ça ?
00:58:38Moi, quand je combat,
00:58:38je combat,
00:58:39lui, il combat, il combat.
00:58:40Mais en tout cas,
00:58:41moi, jamais je ne vais avoir
00:58:43cette haine
00:58:43parce qu'il a commencé
00:58:46entre guillemets,
00:58:47on a commencé ensemble
00:58:48et vas-y,
00:58:49il réussit mieux que moi.
00:58:51Non, c'est...
00:58:52Moi, mon but,
00:58:53c'est de le pousser,
00:58:55d'être son sparring partenaire,
00:58:56même s'il me tabasse,
00:58:58d'avancer.
00:58:59En fait, moi,
00:59:00en fait, sa réussite,
00:59:01entre guillemets,
00:59:02c'est comme ma réussite.
00:59:03C'est que...
00:59:04Puis sa réussite,
00:59:05elle passe aussi par toi.
00:59:07Oui, vous vous tirez
00:59:08vers le haut,
00:59:08vous tirez vers le haut.
00:59:10Après, même si,
00:59:11c'est son travail,
00:59:13mais je l'aide à monter.
00:59:18Après, il y a tous les autres aussi.
00:59:19Mais je ne me dis pas,
00:59:20moi, je suis là
00:59:21et après, les autres,
00:59:22ils sont en dessous.
00:59:23Mais en tout cas,
00:59:24moi, je me dis que
00:59:25mon aide,
00:59:26l'a fait qu'il arrivait à là
00:59:29et de son aide aussi,
00:59:31c'est le fait
00:59:32que je suis arrivé à là.
00:59:33Oui, il y a cette élimination
00:59:34à deux, là.
00:59:36Puis, bien évidemment,
00:59:36les autres aussi,
00:59:37mais comme ils ont commencé ensemble,
00:59:39vraiment, c'est bien.
00:59:40Tu tires vers le haut, en fait.
00:59:41C'est ça.
00:59:42Il n'y a pas de comparaison
00:59:44à avoir ou de dire
00:59:45« Ouais, mais lui,
00:59:46il est au KSW. »
00:59:48On s'en fout, ça.
00:59:50Chacun sa route.
00:59:52Chacun sa route,
00:59:52chacun son chemin,
00:59:53chacun son rêve,
00:59:54chacun son destin.
00:59:55C'est ça, là.
00:59:55Je ne sais plus,
00:59:56mais je n'ai que marron,
00:59:58c'est ça.
00:59:58OK, voilà, c'est ça.
00:59:59C'est quoi ?
01:00:02Tonton David.
01:00:02Ah, Tonton David.
01:00:03Je ne sais pas pourquoi
01:00:04j'ai eu ça qui m'est survenu.
01:00:07Non, mais c'est bien
01:00:07de ne pas rentrer
01:00:08dans la comparaison
01:00:09parce que, comme je l'ai dit,
01:00:10on est vraiment dans une société
01:00:11où on ne cesse de se comparer
01:00:12avec les réseaux sociaux,
01:00:13notamment.
01:00:14On est tout le temps
01:00:14en train de dire
01:00:14« Ah, mais regarde,
01:00:15moi, je suis parti en vacances,
01:00:16mais lui, il est parti en vacances là,
01:00:17ça a l'air mieux.
01:00:18Ah, moi, je mange ça ce soir.
01:00:19Ah, mais putain,
01:00:19lui, il mange ça,
01:00:20ça a l'air mieux. »
01:00:21Donc, tu vois,
01:00:21on est tout le temps
01:00:21dans ce truc-là.
01:00:22Donc, c'est bien
01:00:22si toi, tu arrives
01:00:23à faire abstraction de ça
01:00:25et rester dans ta ligne droite,
01:00:27tracer ta route.
01:00:28Nous, on va continuer
01:00:29à tracer la nôtre.
01:00:30C'est parti ?
01:00:30Allez, on y va.
01:00:31Oui, on enchaîne
01:00:31avec le face-off.
01:00:32C'est parti.
01:00:39Elle passe vite,
01:00:40cette émission.
01:00:41Le face-off,
01:00:42tu te rappelles ?
01:00:42Je t'ai expliqué avant.
01:00:43Oui, c'est bon.
01:00:44Bon, je l'explique quand même
01:00:44pour nos téléspectateurs
01:00:45et puis au cas où
01:00:46parce que des fois,
01:00:46j'ai des combattants
01:00:47qui me disent
01:00:47« Si, si, t'inquiète,
01:00:48on leur met des trucs,
01:00:49ils ne comprennent que dalle. »
01:00:50Donc, les personnes
01:00:51que tu connais,
01:00:52les photos de personnes
01:00:53que tu connais
01:00:53vont s'afficher dans l'écran
01:00:54qui se trouve en face de toi.
01:00:55Enfin, Bakary,
01:00:56tu vas devoir leur parler.
01:00:58Tout simplement.
01:00:58Seb et moi,
01:00:59on n'est plus là.
01:01:00Tu leur parles.
01:01:01C'est bon pour toi ?
01:01:01Oui, ça marche.
01:01:02Allez, c'est ta séquence,
01:01:03c'est parti.
01:01:07Salut, Salah.
01:01:08J'espère que tu vas bien.
01:01:09J'espère que tu te prépares bien.
01:01:11Là, comme tu as vu,
01:01:13je suis...
01:01:14J'ai repris beaucoup de poids.
01:01:16Il faut que tu m'aides à perdre.
01:01:18En tout cas,
01:01:19moi, j'attends
01:01:20pour,
01:01:21comme tu sais,
01:01:22le soir et le soir.
01:01:23En tout cas,
01:01:24tu ne vas pas me toucher le fou.
01:01:27Juste, on va enchaîner.
01:01:28Moi, j'ai quand même
01:01:28une petite question.
01:01:29Je viens de l'athlétisme.
01:01:30Tu arrives à le suivre
01:01:31sur les 400 mètres,
01:01:32sur la piste ?
01:01:32Non.
01:01:33Moi, j'essaye.
01:01:35Il court.
01:01:36Il fait sa route.
01:01:38Et moi, je suis derrière.
01:01:39Je vais au bout.
01:01:41Moi, je fais mon temps.
01:01:42C'est tout.
01:01:42Je n'essaie pas de le rattraper.
01:01:43Parce que si j'essaie
01:01:44de le rattraper,
01:01:45je sais que je ne vais pas tenir.
01:01:47Vous faites combien de répètes
01:01:48de 400 mètres ?
01:01:49Ça dépend.
01:01:50Ça peut être 15.
01:01:51Après, ça dépend sur la...
01:01:53Comment dire ?
01:01:54Sur la date...
01:01:56Si on arrive à la date de combat,
01:01:58à l'échéance,
01:01:59on réduit.
01:02:00Mais sinon,
01:02:02on commence déjà
01:02:03par les 1 200,
01:02:03les 800,
01:02:05les 400,
01:02:06les 200
01:02:06et après,
01:02:08on part sur des sprints
01:02:09fractionnés 10, 15, 20 mètres.
01:02:12Mais sinon,
01:02:13quand on fait 400 mètres,
01:02:15on part sur 15.
01:02:16Après, ça peut partir sur du 10,
01:02:18mais après,
01:02:18on enchaîne sur un 200.
01:02:20Parce que c'est un sacré délire.
01:02:21Moi, je suis tombé sur les vidéos
01:02:22en fin de séance.
01:02:24Donc, sur le dernier 400,
01:02:24il est capable de te le faire
01:02:25en dessous la minute.
01:02:27Enfin, c'est...
01:02:28Je suis de 400.
01:02:29C'est non, de l'athlétisme.
01:02:30Franchement, c'est assez dingue.
01:02:31On enchaîne avec la prochaine personne
01:02:33pour Fabakari ?
01:02:35Steve.
01:02:37Non, grand respect.
01:02:39De toute façon, Steve,
01:02:40tu sais,
01:02:42si tu ne m'avais pas conseillé
01:02:44sur beaucoup de choses aussi,
01:02:46je ne serais pas arrivé là.
01:02:48Mais en tout cas,
01:02:48un grand merci pour ton aide
01:02:50et surtout pour le psy.
01:02:52Les conseils que tu m'as donnés
01:02:54pour le psy,
01:02:56ils étaient incroyables.
01:02:58Mais en tout cas,
01:02:59un grand merci pour toi
01:03:00de ce que tu as fait pour moi
01:03:02et à bientôt, en tout cas.
01:03:05Steve qui sortait de soirée
01:03:06sur cette soirée apparemment.
01:03:08Bon, voilà.
01:03:09Je vais passer ça comme ça.
01:03:10À la prochaine.
01:03:14Josh.
01:03:15Alors franchement,
01:03:17hâte de te rencontrer.
01:03:18Je ne sais pas tu es où,
01:03:19comment ça va se passer
01:03:20avec la reste.
01:03:21Mais en tout cas,
01:03:23si c'est bien toi
01:03:23qui as la ceinture,
01:03:25je vais tout faire
01:03:25pour la récupérer.
01:03:30Georges Saint-Pierre.
01:03:32Franchement,
01:03:34je ne sais pas comment dire.
01:03:36C'est quelque chose.
01:03:40Je veux dire une idole,
01:03:41mais à la fois
01:03:43quelqu'un qui donne l'aspiration.
01:03:44C'est par rapport
01:03:45à son travail,
01:03:46de ce qu'il a fait.
01:03:48Et franchement,
01:03:49pour tout ce que tu as fait,
01:03:51pour beaucoup de choses
01:03:52sur tes combats,
01:03:53qu'est-ce que tu as accompli.
01:03:55Même si on dit
01:03:56qu'à l'entraînement,
01:03:57tu n'étais pas le meilleur,
01:03:58mais en tout cas,
01:03:58dans la cage,
01:03:59tu as montré énormément de choses.
01:04:01tu as montré,
01:04:02tu étais le gôte.
01:04:06Mamadou Niang.
01:04:08Marseille.
01:04:11Avec un trophée,
01:04:12quand même.
01:04:14C'est qui date,
01:04:15celui-là,
01:04:15de trophée ?
01:04:16Si je ne me trompe pas,
01:04:17la Coupe de la Ligue 2010.
01:04:21Exactement.
01:04:212010.
01:04:22Ah, je l'ai dit.
01:04:24Marseille,
01:04:25hein ?
01:04:27Non, en tout cas,
01:04:28c'est quelque chose,
01:04:30mon mot du long,
01:04:31de ce qu'il a apporté à Marseille.
01:04:34Sa présence
01:04:34et de ce qu'il a apporté,
01:04:36c'est quelque chose.
01:04:37En tout cas,
01:04:38merci de ce que tu as fait
01:04:39pour Marseille.
01:04:40Et ce que tu fais encore
01:04:41pour Marseille.
01:04:42Akif.
01:04:44Oh, la foutre.
01:04:46Je pense que tu as rigolé,
01:04:47Kif,
01:04:48juste pour le fait
01:04:49que j'ai porté le mollet du PSG.
01:04:51Juste pour mes mains.
01:04:52Ça, tu vas rigoler ça,
01:04:53c'est sûr.
01:04:54Et même,
01:04:55bon,
01:04:56je ne vais pas plus
01:04:57t'envoyer un message
01:04:57parce que le PSG
01:04:58s'est qualifié.
01:04:59Mais tu sais que
01:05:00s'ils auraient été éliminés,
01:05:01je serais renvoyé direct.
01:05:04Ça, avec Kif,
01:05:05en tout cas,
01:05:06c'est un grand frère.
01:05:08On aime bien se clasher,
01:05:11que ce soit pour Marseille
01:05:12ou pour le PSG.
01:05:15Mais en soi,
01:05:16c'est quelqu'un de bien.
01:05:20Et la dernière personne
01:05:21pour toi, Fabakari ?
01:05:24Qu'est-ce que je veux dire ?
01:05:30Je ne lâche pas.
01:05:32Je continue à avancer.
01:05:35Malgré les épreuves
01:05:36qui vont arriver,
01:05:38avance, avance
01:05:39et ne regarde pas en arrière.
01:05:41Si tu regardes en arrière,
01:05:42tu vas regretter
01:05:43certaines choses
01:05:43que tu as faites.
01:05:46Et le fait que l'avenir
01:05:48va te réserver quelque chose
01:05:50peut-être de grandiose
01:05:51ou pas,
01:05:51mais en tout cas,
01:05:52avance.
01:05:53Et pas pour,
01:05:54entre guillemets,
01:05:55pour les autres,
01:05:56mais fais-le pour toi.
01:05:59Bravo pour ce Face Off.
01:06:01Franchement,
01:06:01c'est le seul Face Off
01:06:03où un invité
01:06:04s'adresse toujours
01:06:05à la télé.
01:06:07Sans faute.
01:06:08Généralement,
01:06:08toujours un qui dit
01:06:09« Ouais, alors il m'avait... »
01:06:11Ah ouais,
01:06:12dans le Hall of Fame
01:06:12des Face Off.
01:06:13Ah ouais,
01:06:13Matching and Fight.
01:06:14Bravo Fabakari.
01:06:16Nous, on va avancer également.
01:06:17Les questions ?
01:06:18Le QCM,
01:06:19les questions qu'ont
01:06:20du MMA.
01:06:21Alors, je commence
01:06:21pour la première ?
01:06:22Comme tu veux.
01:06:23Allez, c'est parti.
01:06:23Première question
01:06:24illustrée par des photos
01:06:25à chaque fois,
01:06:25Fabakari.
01:06:26Pour toi,
01:06:27quel est le look
01:06:28le plus tendance ?
01:06:29Petit A,
01:06:30100% Mickey,
01:06:31retour en enfance.
01:06:33Petit B,
01:06:33pull,
01:06:34bonnet de Noël
01:06:34et jogging.
01:06:35Ah ouais.
01:06:37Petit C,
01:06:38minimaliste
01:06:38en mode aviatar,
01:06:39nudiste.
01:06:42Avatar,
01:06:42aviatar,
01:06:43n'importe quoi.
01:06:44Ah là là.
01:06:46Ah moi,
01:06:47j'avais dit
01:06:47Mickey,
01:06:48franchement,
01:06:49il était cool.
01:06:49Mickey,
01:06:50oui,
01:06:50c'est pas mal.
01:06:50Une passion,
01:06:51Mickey ?
01:06:52Ouais,
01:06:53non,
01:06:53mais je trouvais
01:06:54stylé le pull.
01:06:55Franchement,
01:06:56oui,
01:06:57chacun ses goûts.
01:06:57écoute,
01:06:58c'est bon,
01:07:00voilà.
01:07:01En plus,
01:07:01avec...
01:07:02Il n'y a pas
01:07:02qui est en plus,
01:07:04John McCarthy.
01:07:05McCarthy,
01:07:06Big John.
01:07:07C'était incroyable,
01:07:09parce que moi,
01:07:09je me rappelle,
01:07:10quand il est venu
01:07:11m'interpeller,
01:07:12c'est que j'étais en train
01:07:13de prendre mon petit déjeuner.
01:07:14Ah oui ?
01:07:15C'était juste après
01:07:16la pesée officielle,
01:07:17c'est que j'étais en train
01:07:18de prendre mon petit déjeuner
01:07:19et avec son accent,
01:07:21enfin,
01:07:21Macquarie,
01:07:22je m'avais la tête
01:07:23en mode,
01:07:25c'est qui ?
01:07:26Ok.
01:07:28C'est quelqu'un
01:07:29et après,
01:07:30il commence à me parler
01:07:31vu que je suis nul
01:07:32en anglais.
01:07:33Yes.
01:07:34Yes.
01:07:36Ah,
01:07:37j'ai dit,
01:07:37oh là là,
01:07:38pourquoi je ne comprends pas
01:07:39l'anglais ?
01:07:40J'ai dit,
01:07:41c'est chaud,
01:07:41c'est chaud,
01:07:41c'est chaud.
01:07:42Mais bon,
01:07:43en tout cas,
01:07:43c'était un truc d'off.
01:07:46Ouais.
01:07:47Deuxième question.
01:07:48À choisir,
01:07:49tu récupères,
01:07:50petit A,
01:07:51le costard
01:07:52de vendeur de bagnole
01:07:53de Salah,
01:07:55petit B,
01:07:56les masques
01:07:57contre le Covid,
01:07:58petit C,
01:07:59la petite bedaine
01:08:00de Hatch
01:08:01pour tenir chaud
01:08:01l'hiver.
01:08:06Franchement,
01:08:10le masque,
01:08:11je l'ai toujours.
01:08:12Tu l'as gardé ?
01:08:13Je l'ai gardé
01:08:14en souvenir.
01:08:15Je me suis dit
01:08:16c'est un collector.
01:08:17Ah bah oui.
01:08:18parce que maintenant,
01:08:19on sait qu'il n'existe plus.
01:08:22Le costard,
01:08:23j'ai toujours.
01:08:24Ouais.
01:08:25La petite bedaine,
01:08:26alors.
01:08:27Non,
01:08:27mais pour l'hiver,
01:08:28quoi.
01:08:28Tu vois,
01:08:28là,
01:08:29on va arriver en été,
01:08:29mais bon.
01:08:31Ouais.
01:08:32Ah,
01:08:32on va dire petit.
01:08:34Petite bedaine de Hatch.
01:08:35Allez,
01:08:36troisième question.
01:08:36Ta plus grande qualité,
01:08:38Fabacari.
01:08:39Petit A,
01:08:39tu as toujours
01:08:40le smile.
01:08:42Toujours.
01:08:43Petit B,
01:08:44tu es très tactile.
01:08:46et petit C,
01:08:48tu chantes très bien.
01:08:49Regardez cette vidéo.
01:08:57C'est court,
01:08:58mais on entend
01:08:59quand même
01:08:59une voix très douce.
01:09:00Ouais,
01:09:01c'est ma femme.
01:09:02C'est ta femme
01:09:02qui chantait ?
01:09:03Ouais,
01:09:03c'est la chante.
01:09:03Ah,
01:09:04je me disais
01:09:04que la voix
01:09:05était très aiguë.
01:09:05Bon,
01:09:06ben,
01:09:06ta femme chante très bien.
01:09:12On va dire
01:09:13toujours le smile.
01:09:15Toujours le smile.
01:09:16Toujours.
01:09:16C'est vrai.
01:09:17C'est vrai que ça fait plaisir,
01:09:18d'ailleurs.
01:09:18C'est rafraîchissant
01:09:19de t'avoir en face de nous,
01:09:20je trouve.
01:09:20Merci.
01:09:21Vraiment.
01:09:22Le truc que tu n'avoueras jamais.
01:09:25Petit A,
01:09:26c'est toi qui as appris
01:09:27à compter jusqu'à 5
01:09:28à Calage criminel
01:09:30et jusqu'à 6
01:09:31à Grégory Baben.
01:09:33Important,
01:09:33évidemment.
01:09:35Petit B,
01:09:35après la victoire,
01:09:37tu as tiré
01:09:37les deux lianes du monsieur.
01:09:41Petit C,
01:09:41comme nous,
01:09:42tu trouves que Hatch
01:09:43ressemble un peu
01:09:44à un acteur portant.
01:09:46Désolé, Hatch.
01:09:47Oh,
01:09:48j'arrête pas de lui dire.
01:09:51On va rester sur la...
01:09:54On va dire
01:09:55sur la petite B.
01:09:56B,
01:09:57à la victoire,
01:09:57tu as tiré
01:09:58les deux lianes.
01:09:58Comment il s'appelle,
01:10:00lui ?
01:10:00Oui,
01:10:00je ne sais plus aussi.
01:10:01Un nom,
01:10:02il y a un peu
01:10:03à consonance italienne,
01:10:03je crois.
01:10:05Je ne sais plus.
01:10:05Il semble que c'est lui,
01:10:06je ne sais plus.
01:10:07La dernière question,
01:10:08pourquoi notre émission
01:10:09est la meilleure ?
01:10:11Petit A,
01:10:11on te propose un canapé,
01:10:13nous,
01:10:13pas une chaise de camping.
01:10:16Voilà.
01:10:17On ne t'obligera pas
01:10:18à prendre une photo
01:10:19en fin d'émission,
01:10:19comme là,
01:10:20par exemple.
01:10:22Et petit C,
01:10:23on est jeune et dynamique,
01:10:24pas comme Arnaud Templier
01:10:25qui est passé
01:10:25de ça
01:10:27à
01:10:28ça.
01:10:29Ah là là.
01:10:35Ah là là.
01:10:38Alors.
01:10:41Qu'est-ce que je vais dire ?
01:10:43C'est carré,
01:10:44pas me tuer.
01:10:46On va dire
01:10:46Pétibé.
01:10:47On va dire Pétibé.
01:10:48Pétibé,
01:10:48magnifique.
01:10:49Il va m'attendre
01:10:50avec un lookic.
01:10:50On va quand même
01:10:51à prendre une photo
01:10:51en fin d'émission
01:10:52à ma carrière.
01:10:54Voilà.
01:10:54Le que du love,
01:10:55Seb ?
01:10:56Allez,
01:10:56c'est parti.
01:10:56Allez,
01:10:57c'est parti
01:10:57pour le que du love
01:10:57de la semaine.
01:11:05Alors,
01:11:05le que du love,
01:11:07cette semaine,
01:11:07il est un peu particulier
01:11:08parce que c'est la première fois
01:11:09qu'on partait en gala,
01:11:10toi et moi.
01:11:11Exactement.
01:11:11C'était à Albertville
01:11:14pour le Duel Fighting
01:11:15sixième édition.
01:11:16Donc,
01:11:17toi,
01:11:17tu as commenté
01:11:18aux côtés de Carla Moussou.
01:11:19Moi,
01:11:19j'ai fait mon métier
01:11:20de speaker comme d'hab.
01:11:21Alors,
01:11:21on précise juste
01:11:22que tout ce qui s'est passé
01:11:23à Albertville
01:11:23reste à Albertville.
01:11:24Ouh là là.
01:11:25Non,
01:11:25non,
01:11:25attention,
01:11:26pas de problème.
01:11:26On n'a choqué personne.
01:11:27Alors là,
01:11:28oui,
01:11:28parce que on nous retirerait
01:11:30notre prix.
01:11:30Ah,
01:11:30je pense.
01:11:31Donc,
01:11:32très,
01:11:32très belle édition
01:11:33une fois de plus.
01:11:34Le duel,
01:11:35c'est l'orga qui monte
01:11:37pour plusieurs raisons.
01:11:38pour la qualité
01:11:38de la fight card.
01:11:39Vraiment,
01:11:40un très,
01:11:40très bon boulot
01:11:41de Raouf
01:11:42qui a fait
01:11:43un matchmaking incroyable.
01:11:45Le public,
01:11:46l'ambiance,
01:11:47l'innovation,
01:11:48toujours,
01:11:49toujours plus
01:11:50au duel
01:11:51avec cette,
01:11:53cette comment,
01:11:54ce,
01:11:55ce,
01:11:55il y a le timer monétaire
01:11:57et les fighting gifts
01:11:58qui permet aux combattants
01:11:59de gagner de l'argent
01:12:01hors bourse.
01:12:02Oui,
01:12:02c'est ça.
01:12:02Ce qui est quand même
01:12:03incroyable.
01:12:04Ça a des dons en fait
01:12:06par le public
01:12:07ou les téléspectateurs.
01:12:09Exactement.
01:12:09Et donc,
01:12:10voilà,
01:12:10là on voit,
01:12:11c'est une mise en scène
01:12:12incroyable.
01:12:15Ils sont à la pointe
01:12:16en fait
01:12:16et ils sont très novateurs
01:12:18dans l'approche
01:12:19du MMA
01:12:20parce qu'encore une fois,
01:12:21il faut savoir
01:12:21que c'est des organisateurs
01:12:23Thomas et Charles
01:12:24qui ne viennent pas
01:12:25du tout du monde du MMA
01:12:26mais qui ont écouté,
01:12:28qui ont pris des conseils
01:12:29et qui ont fait
01:12:30à leur manière
01:12:30et force est de constater
01:12:31que c'est une énorme réussite
01:12:34remplir l'Olympique d'Alberville,
01:12:35c'est quand même
01:12:36pas donné à tout le monde.
01:12:37Ça faisait la quatrième édition
01:12:38à l'Olympique d'Alberville.
01:12:40Ils l'avaient déjà fait
01:12:41au phare de Chambéry
01:12:42et au casino d'Aix-les-Bains.
01:12:43La prochaine édition
01:12:44aura lieu encore une fois
01:12:46au phare de Chambéry.
01:12:48Le main event,
01:12:49c'était le premier
01:12:49combat professionnel
01:12:50d'Anthony Dantois
01:12:51qui nous a gratifiés
01:12:52d'une magnifique soumission,
01:12:54un buggy de choc
01:12:55qu'on ne voit uniquement
01:12:56que sur YouTube en tuto.
01:12:57Lui,
01:12:58il l'a réalisé en live.
01:13:00C'était magnifique,
01:13:01on va la voir.
01:13:02Déjà,
01:13:03moi,
01:13:03j'ai tous les croisés qui pètent.
01:13:04Tiens,
01:13:05Fabakari,
01:13:05est-ce que tu peux réagir ?
01:13:06Tu n'avais peut-être
01:13:06pas vu ces images.
01:13:07Regarde cette soumission.
01:13:08Franchement,
01:13:09comme Seb,
01:13:10il l'a dit,
01:13:11c'est une soumission
01:13:12que tu ne vois que
01:13:12sur TikTok,
01:13:15Insta,
01:13:15tout ça.
01:13:17La placer directement,
01:13:18franchement,
01:13:18c'est un truc d'ouf.
01:13:19C'est vraiment quelque chose.
01:13:21Oui,
01:13:22franchement,
01:13:22c'est...
01:13:23Et donc,
01:13:24voilà,
01:13:24il y avait tous les ingrédients
01:13:26pour faire une soirée exceptionnelle.
01:13:28Ça a été le cas.
01:13:29Il y a eu de très bons retours
01:13:31sur tes commentaires
01:13:32avec Carla Moussou.
01:13:33C'est la première fois
01:13:33que tu commentais avec Carla.
01:13:34Oui,
01:13:34exactement.
01:13:34Donc vraiment,
01:13:35c'était très particulier.
01:13:37Et puis,
01:13:38c'est un bonheur
01:13:38de bosser avec Charles et Thomas
01:13:39parce que c'est très pro.
01:13:41C'est la première fois
01:13:41que je bossais
01:13:41avec une oreillette avec eux.
01:13:43Et maintenant,
01:13:44je pense que je bosserai
01:13:45toujours à l'oreillette avec eux
01:13:46parce que les tops,
01:13:47c'est du papier à musique.
01:13:49Et je pense que le public
01:13:50se rend compte
01:13:51de la qualité du show.
01:13:54Donc voilà,
01:13:55c'était vraiment
01:13:55un coup de cœur énorme
01:13:57pour le Duel Fighting.
01:13:58Oui,
01:13:58et puis moi,
01:13:59je vais compléter un peu.
01:14:00Ça a été un coup de cœur
01:14:00pour moi aussi.
01:14:01Tu l'as dit,
01:14:01c'est la première fois
01:14:02que je commentais
01:14:02le Duel Fighting.
01:14:03Alors,
01:14:03j'ai commenté
01:14:04quelques galas de MMA,
01:14:05mais je n'avais jamais été
01:14:07dans un tel confort
01:14:08pour commenter.
01:14:09C'est très important.
01:14:10Alors,
01:14:11tout l'a pesé
01:14:12jusqu'au déroulé
01:14:14de l'événement.
01:14:15Carla Moussou
01:14:16à mes côtés,
01:14:16immense champion
01:14:18dans sa carrière
01:14:18et très,
01:14:19très bon commentateur.
01:14:20Très bon.
01:14:20Très,
01:14:21très bon consultant,
01:14:21très pointu.
01:14:23Charles Davilo
01:14:23et Thomas Ford,
01:14:25c'est exceptionnel
01:14:26dans l'organisation.
01:14:28C'était super,
01:14:28bonne ambiance.
01:14:29Tu sais,
01:14:29des fois,
01:14:30on peut arriver
01:14:30sur des galas
01:14:31où forcément,
01:14:32avec la pression,
01:14:33avec le stress,
01:14:35tout le monde
01:14:36est un peu à cran.
01:14:37Là,
01:14:37vu que tout
01:14:38est tellement bien
01:14:40prévu à l'avance
01:14:41quand on arrive
01:14:42sur le gala,
01:14:43on profite,
01:14:44on kiffe.
01:14:45Et c'est la première fois
01:14:46que je voyais
01:14:46Charles et Thomas
01:14:48aussi sereins.
01:14:49c'est-à-dire que
01:14:50c'était le sixième,
01:14:51mais c'est tellement
01:14:51bien huilé maintenant
01:14:52que du coup,
01:14:54effectivement,
01:14:54c'est zéro stress.
01:14:56Quand tu n'es pas stressé,
01:14:57tu produis quelque chose
01:14:58de qualité.
01:14:59Et puis voilà,
01:15:00le show
01:15:00était incroyable.
01:15:04ça arrive à un niveau
01:15:05où s'il continue
01:15:06comme ça
01:15:07sur les deux
01:15:07ou trois prochaines éditions,
01:15:09je pense que ça va être
01:15:10l'organisation phare
01:15:12du même en français.
01:15:13Je pense aussi
01:15:17phare de Chambéry,
01:15:18on me dit phare d'Alberville.
01:15:19J'ai dit phare d'Alberville,
01:15:20pardon.
01:15:20Non, non,
01:15:20c'est un perronnet
01:15:21qui me dit phare de Chambéry.
01:15:23Le 3 octobre.
01:15:243 octobre 2026
01:15:25au phare de Chambéry.
01:15:26Exactement.
01:15:27Très, très grosse salle,
01:15:28plus grande
01:15:28que l'Olympique d'Alberville.
01:15:30Oui, qui était déjà
01:15:31une très, très belle salle.
01:15:32On a vu la soumission
01:15:33d'Anthony Nantois,
01:15:34mais il y a un combattant
01:15:35qui m'a impressionné aussi,
01:15:36c'est Ablo Samaké,
01:15:36qui a mis un énorme chaos
01:15:38à Samuel Allard.
01:15:39On va revisionner
01:15:40les images,
01:15:41c'est impressionnant.
01:15:43Ah, il n'y a pas de son.
01:15:44On va couper au montage,
01:15:45couper les commentaires
01:15:46de Lucien.
01:15:48Non, mais voilà,
01:15:49c'est incroyable le chaos
01:15:51et il faut préciser
01:15:51que Samuel Allard,
01:15:52surnommé Mr Smile,
01:15:53était en 5-0.
01:15:55Et il avait le record
01:15:57du chaos le plus rapide
01:15:58de l'organisation.
01:15:58Exactement.
01:15:59Qui n'a, je crois,
01:16:00pas été battu.
01:16:01Non, il est à 3 secondes de plus.
01:16:02Oui, 3 secondes de plus.
01:16:03Mais voilà,
01:16:03une organisation qui monte,
01:16:06des organisateurs au top.
01:16:08Donc, on continuera
01:16:08à parler du Duel Fighting.
01:16:10Oui, il y a juste un truc
01:16:11qui m'a un peu dérangé
01:16:12sur le Duel Fighting,
01:16:14c'est la couleur du coin bleu
01:16:15qui ressemble beaucoup trop
01:16:16à couleur de l'OM.
01:16:17Ça, je ne peux pas.
01:16:19Et en fait,
01:16:19Charles m'a donné un maillot
01:16:20parce que là,
01:16:22on ne s'en rend pas compte,
01:16:23mais les tenues sont plus foncées.
01:16:25Et il avait fait un prototype.
01:16:26Il m'a dit,
01:16:27tiens, Seb, c'est pour toi,
01:16:27on dirait vraiment
01:16:28les couleurs de l'OM.
01:16:29Donc, du coup,
01:16:30là, je m'en sers
01:16:30pour nettoyer les vitres.
01:16:31Enfin, voilà.
01:16:32Oui, c'est vrai
01:16:33que ton starter...
01:16:34Ce n'est pas couleur OM.
01:16:35Oui ?
01:16:35Ce n'est pas couleur OM.
01:16:37D'accord.
01:16:37Non, non, non.
01:16:37D'accord, attention,
01:16:38tu vas passer au...
01:16:39Et en plus,
01:16:39j'ai un starter Dodgers.
01:16:41Et je sais que chez les Marseillais,
01:16:43il y a un collectif
01:16:44qui s'appelle les Dodgers.
01:16:45Oui.
01:16:45Mais je ne le mets jamais.
01:16:48Bon, en tout cas,
01:16:49on s'est régalé
01:16:49avec le duel fighting.
01:16:51Enfin, Bakary,
01:16:51tu suis un peu, toi,
01:16:52ce qui se passe.
01:16:52Donc là,
01:16:53tu es à l'arrestre.
01:16:53Est-ce que tu suis hors UFC
01:16:55ce qui se passe un peu
01:16:56dans le MMA ?
01:16:57Est-ce que tu regardes
01:16:57beaucoup des combats ?
01:16:58Pas vraiment.
01:16:59Franchement, je suis...
01:17:01Après, je regarde plus sur les...
01:17:03Quand on m'explique des choses,
01:17:06des trucs comme ça,
01:17:07mais sinon,
01:17:08c'est sur Instagram, TikTok,
01:17:10des trucs comme ça.
01:17:10Les résumés, quoi.
01:17:11Oui, les résumés.
01:17:12Mais ce n'est pas moi
01:17:13qui va zapper
01:17:15ou me mettre sur une chaîne
01:17:17pour regarder.
01:17:18D'accord.
01:17:18Donc, plus passionné
01:17:20par pratiquer,
01:17:21rentrer dans la cage
01:17:21et combattre
01:17:22que regarder.
01:17:23Tu as vu, c'est fréquent.
01:17:25Oui, oui, c'est vrai.
01:17:26Par des...
01:17:26J'ai envie de dire,
01:17:27tu bouffais mes mains
01:17:29tous les jours de la semaine.
01:17:31Si, en plus,
01:17:32il faut que tu te poses
01:17:32devant la télé
01:17:33pour regarder,
01:17:33elle t'explose.
01:17:34Oui, il y a deux écoles
01:17:34dans le sport de haut niveau.
01:17:35T'en as qui sont passionnées
01:17:37par leur pratique.
01:17:38Donc, pratiquer,
01:17:39mais également regarder,
01:17:40mais vraiment,
01:17:40ils sont à la pointe.
01:17:41Et d'autres,
01:17:41comme Fabakari,
01:17:42qui pratiquent,
01:17:43mais par contre,
01:17:43ont besoin de tâcher
01:17:45un peu de tout ça.
01:17:46Donc, bon.
01:17:47C'est bien de couper aussi.
01:17:49Oui.
01:17:49Et puis, il y a moi
01:17:50qui suis passionné
01:17:51et qui suis l'actualité,
01:17:52mais par contre,
01:17:53qui ne pratique pas du tout.
01:17:54Quoique, peut-être
01:17:55que j'ai un peu progressé.
01:17:56Tu as progressé,
01:17:57mais moi,
01:17:58j'en profite,
01:17:59fin de parenthèse,
01:18:00suite à tes commentaires
01:18:01au duel.
01:18:01Moi, j'ai reçu
01:18:02beaucoup de messages
01:18:03en me disant que
01:18:05avoir quelqu'un
01:18:06qui ne vient pas du milieu,
01:18:08mais qui est aussi compétent
01:18:09dans des commentaires
01:18:10dans un sport
01:18:11qui est très technique
01:18:11comme ça,
01:18:13c'est du jamais vu.
01:18:14Et je ne dis pas ça
01:18:15pour te tirer les pompes,
01:18:16parce que quand j'ai
01:18:17quelque chose à dire,
01:18:17je le dis.
01:18:18Mais là,
01:18:19tu n'en as bluffé plus d'un.
01:18:20Déjà, chez Hatch,
01:18:21quand tu commentes,
01:18:21il y a toujours
01:18:22des bons retours.
01:18:23Mais force est de constater
01:18:24qu'on peut ne pas venir
01:18:25d'un milieu.
01:18:27Avoir un consultant
01:18:27qui s'occupe
01:18:28de la partie technique
01:18:29et faire des commentaires
01:18:30hyper, hyper sensés,
01:18:33ce n'est pas donné
01:18:34à tout le monde.
01:18:35Et bravo.
01:18:35Rien que pour ça, bravo.
01:18:36C'est tout.
01:18:37Mon Seb, merci.
01:18:38C'est sincère.
01:18:39Merci beaucoup.
01:18:40C'est sincère.
01:18:40Je ne vais pas faire
01:18:41le geste de scène
01:18:42qu'a été fait Anthony
01:18:42dans toi dans l'émotion.
01:18:44Je ne suis pas très loin.
01:18:44Je ne suis pas très loin.
01:18:46C'est sincère.
01:18:47Autant, des fois,
01:18:47tu dis beaucoup de conneries.
01:18:49Mais franchement,
01:18:50les commentaires
01:18:50étaient vraiment super.
01:18:52Et puis, il y a
01:18:53une autre chose
01:18:54qui est super aussi,
01:18:54c'est la séquence
01:18:55qui va suivre.
01:18:56Vous l'attendez
01:18:56toutes et tous.
01:18:58C'est le moment
01:18:58où peut-être
01:18:58je vais me prendre
01:19:00un bon petit coup.
01:19:01Ce n'est pas peut-être.
01:19:02Oui.
01:19:02Ah, mince.
01:19:03Bon, allez,
01:19:04on y va, la bagarre.
01:19:11Je ne sais pas
01:19:12si je vais me lever,
01:19:12vu que j'ai reçu
01:19:13le prix du présentateur
01:19:15et de l'animateur
01:19:16de l'année.
01:19:16Ah, il peut te frapper.
01:19:17Ah si, c'est comme tu veux.
01:19:18Oui, mais tu vois,
01:19:18j'ai pris un peu le melon
01:19:19et je me dis
01:19:19en fait, cette séquence
01:19:20elle n'est pas faite pour moi.
01:19:21On ne me touche pas.
01:19:22Ah, c'est pas faux.
01:19:22Je rigole, allez,
01:19:23on y va.
01:19:23On ne touche pas le présentateur.
01:19:24On y va, on y va.
01:19:25Allez.
01:19:25Baba, est-ce que tu veux
01:19:26un gant
01:19:27ou tu préfères un genou,
01:19:28un middle ou voilà ?
01:19:29C'est toi qui choisis.
01:19:30Au choix.
01:19:30Gant droit, gant gauche
01:19:31ou sinon ?
01:19:32Le droit.
01:19:33Le droit.
01:19:33Le droit.
01:19:34Quand il dit ça
01:19:35comme ça, calme.
01:19:35Oui, oui, là,
01:19:36il l'a dit très...
01:19:36T'as vu ?
01:19:37Non, parce que le gauche
01:19:37il est un peu blessé.
01:19:39Ah oui, c'est vrai, oui.
01:19:42Ça va, tu te sens bien,
01:19:43chaud.
01:19:45Je te dis ça.
01:19:46Non, mais attends, c'est...
01:19:47Bon, là.
01:19:48Ah, attention.
01:19:49Ah oui, oui, je...
01:19:51T'inquiète pas.
01:19:57C'est toi qui t'as du pousse
01:19:59comme ça.
01:20:00Oui, qui frappe...
01:20:01Il va y chercher la rarade.
01:20:04Donc, c'est quoi ?
01:20:06Rarade direct ?
01:20:06Comme tu veux.
01:20:07Oh, tu la rasses,
01:20:08tu te lâches.
01:20:08Tu peux même enchaîner
01:20:09les 15 loux.
01:20:10Tant que c'est dans le placement,
01:20:11tu peux y aller.
01:20:11Est-ce qu'il y a un truc
01:20:12dans la vie qui t'énerve
01:20:15vraiment énormément ?
01:20:16Tu te dis pas le PSG.
01:20:18En tout cas, pense à ça
01:20:19et vas-y.
01:20:21Là, ça ferait plus ça
01:20:22à un crochet.
01:20:23C'est sec à chaque fois.
01:20:30Allez, vas-y,
01:20:30j'ai pas d'émission derrière
01:20:31donc tu peux te lâcher.
01:20:35Là, il fait pas celui-là.
01:20:36Allez, un petit dernier.
01:20:37Un petit dernier.
01:20:38Je l'ai mérité, de toute façon.
01:20:41Allez.
01:20:42T'imagines ce que ça se passe-t-on ?
01:20:43Non, j'imagine pas, non.
01:20:44Après, c'est avec l'élan, c'est...
01:20:46Oui, oui, là.
01:20:49Oh.
01:20:51C'est toujours bizarre
01:20:52de te dire merci après ça
01:20:53mais bon, merci quand même,
01:20:55Jean-Bakari.
01:20:56Merci à toi.
01:20:57Bon, en tout cas,
01:20:58on s'est régalé avec toi.
01:21:00Ça faisait un petit moment
01:21:01qu'on voulait t'avoir
01:21:01dans l'émission avec Seb.
01:21:03Ça nous a fait très, très plaisir.
01:21:04Rapidement, la suite,
01:21:05qu'est-ce qui se profile pour toi ?
01:21:07Là, reprise de l'entraînement,
01:21:09très rapidement.
01:21:10À voir.
01:21:11C'est une date qui s'annonce.
01:21:14Pour la rentrée septembre ?
01:21:15Je pense, oui.
01:21:16Combien de combats t'as signé avec...
01:21:18T'adresse ?
01:21:18D'accord.
01:21:19Et ça sera une...
01:21:20Non, ça ne sera pas une défense ?
01:21:22Peut-être ?
01:21:23Oui, je ne sais pas.
01:21:24Franchement, je ne sais pas
01:21:25où je me suis situé, en fait.
01:21:26Est-ce que ce sera la vraie ?
01:21:30La vraie ou pas ?
01:21:30Ou pas, je ne sais pas.
01:21:32Parce que je sais que
01:21:33quand j'ai affronté Gacem,
01:21:34c'était l'intérimaire.
01:21:35L'intérimaire, ouais.
01:21:35Donc, maintenant, je ne sais pas où...
01:21:38Après, moi, ça m'a toujours fait rire
01:21:39l'intérimaire pour l'intérimaire.
01:21:40C'est une ceinture.
01:21:41La ceinture, c'est la ceinture, quoi.
01:21:43Voilà, tu l'as.
01:21:43Il y a eu l'opportunité.
01:21:45Là, il faut voir, ouais.
01:21:47Mais ouais, septembre, octobre.
01:21:48Oui, parce qu'il y en a d'autres prévues, je crois.
01:21:50Oui, déjà, il y en a un en juin,
01:21:54si je ne me trompe pas.
01:21:56Mais après, j'ai vu,
01:21:57c'était septembre et novembre.
01:21:59Ok.
01:22:00Donc là, ouais, juin,
01:22:01beaucoup trop court.
01:22:01Ouais.
01:22:02Et donc, éventuellement septembre.
01:22:05Sauf si tu pars en vacances en août.
01:22:06Ouais, non.
01:22:07Je pense que là,
01:22:09il m'attend de pied ferme,
01:22:11Arnaud, tout ça.
01:22:12Ouais, ouais, ouais.
01:22:14Il n'y a pas de vacances.
01:22:16Bon, en tout cas,
01:22:16ça nous a fait très plaisir.
01:22:18Et puis, garde ce sourire, vraiment.
01:22:20Parce que toi, qui es fan de Spider-Man,
01:22:21tu sais ce qu'il dit, Spider-Man ?
01:22:23Non.
01:22:23Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités.
01:22:25Et moi, je trouve que tu es un super exemple
01:22:26en dehors aussi de ce qu'un combattant doit être.
01:22:29Vraiment.
01:22:29Merci beaucoup.
01:22:30Donc, continue comme ça.
01:22:31Seb, merci.
01:22:32Bah, merci à toi, mon Dieu.
01:22:34Ouais, on fait une petite pause, nous, là.
01:22:36Ah oui, on fait une pause,
01:22:37bah oui, pendant les vacances.
01:22:38Bon, on est obligés, hein.
01:22:40Nous, sinon, on ne fait que bosser.
01:22:41Ah oui, on fait tous les jours, les émissions.
01:22:43Vacances veut dire quoi, d'ailleurs, je suppose ?
01:22:44Je ne connais pas, moi.
01:22:45Vacances ?
01:22:46On cherchera ce que ça veut dire.
01:22:47Ouais.
01:22:47C'est pas grave.
01:22:48On va remercier toute l'équipe en régie.
01:22:49Julien Perronnet à l'édition,
01:22:50Nicolas Baillet à la réalisation,
01:22:52Amélie Gilbert au son,
01:22:54Sandrine David au maquillage
01:22:55et toutes les équipes de Sport en France.
01:22:57Merci à tous.
01:22:58À dans deux semaines, un peu plus.
01:23:00On verra la prochaine émission.
01:23:02M&Match and Fight.
01:23:03Salut tout le monde.
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