- il y a 2 jours
Tous les mardis, de 16h30 à 17h, LCP-Assemblée nationale prolonge la séance des Questions au Gouvernement en invitant des députés pour analyser les échanges intervenus dans l'hémicycle.
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00:01Et retour en plateau, nous avons suivi cette séance en direct en intégralité, on va revenir sur les temps forts
00:07de la séance avec deux députés,
00:09Géraldine Bagné pour le Modem, Julien Audoul pour le Rassemblement National et nous accueillons aussi quatre citoyens qui vont se
00:15prêter au jeu des questions,
00:17non pas au gouvernement mais aux députés, Kieran, Pauline, Mehdi et Sophie, on a la joie de les accueillir sur
00:23ce plateau.
00:24On va revenir tout d'abord sur le temps fort de la séance et c'est le début de séance
00:29consacré au retour des deux otages, Cécile Collère et Jacques Paris,
00:33accompagnés de trois autres Français qui avaient été détenus en Iran. Clément Perrault, un grand moment d'émotion dans l
00:39'hémicycle.
00:40Exactement Elsa, en tout début de séance, la présidente Yaël Broun-Pivet a appelé les députés à une standing ovation
00:46pour ce qu'elle a appelé les visages de la liberté.
00:49Les visages de la liberté, ils étaient en tribune présidentielle dans l'hémicycle, les visages de Cécile Collère et de
00:56Jacques Paris.
00:57Tous les députés sans exception étaient debout pour les applaudir, j'en entendais certains crier bravo, d'autres ont sorti
01:03leur téléphone portable afin de les photographier.
01:06On pouvait voir sur les visages de Cécile Collère et Jacques Paris beaucoup d'émotion.
01:10Cécile Collère a notamment envoyé avec sa main des baisers aux députés pour les remercier.
01:15C'était un moment fort, un moment émouvant, un moment de concorde entre les députés pour ouvrir cette séance.
01:24Merci beaucoup Clément Perrault, Cécile Collère, Jacques Paris, Olivier Gondot, Benjamin Brière et Louis Arnaud présents dans l'hémicycle de
01:30l'Assemblée nationale.
01:31Votre réaction à l'un comme à l'autre ? On n'a pas souvent des bonnes nouvelles en ce
01:35moment, ce retour, le fait de les saluer, c'était important Géraldine Bani ?
01:39Bien évidemment, alors moi en plus il s'agit de collègues puisque c'était deux professeurs qui étaient partis en
01:44Iran pour découvrir aussi tout le bagage culturel du pays.
01:48Donc c'est évidemment très émouvant et j'avoue que quand Yael Brod-Pivet nous a annoncé la nouvelle, elle
01:54était vêtue de noir, elle annonçait une nouvelle et je croyais que c'était une mauvaise nouvelle.
01:57Et là, une excellente nouvelle extraordinaire et donc on l'a vécu et on est très très heureux pour Cécile
02:03Collère et Jacques Paris.
02:04Vraiment c'est quelque chose qu'on attendait depuis longtemps.
02:07– Puisque Julien Audoul, on avait appris, alors ils avaient déjà été libérés de la prison, mais on avait appris
02:12qu'ils avaient pu finalement rejoindre le territoire français qu'ils étaient en route
02:16lors d'une séance des questions au gouvernement et encore dans une autre qu'aujourd'hui ils sont accueillis.
02:21C'est une manière pour la représentation nationale de redire le soutien et la joie de les retrouver.
02:26– Oui, ça fait partie des joies de la vie parlementaire, des bonnes nouvelles consensuelles, le fait de retrouver deux
02:34compatriotes,
02:34c'est un petit peu comme si la famille française retrouvait deux de ses enfants.
02:38Ça faisait très longtemps effectivement qu'on était soucieux de leur sort, qu'on attendait cette bonne nouvelle.
02:44Aujourd'hui, ils sont parmi nous, effectivement c'est un bonheur infini.
02:48– Et on a vu sur ces images effectivement le bonheur partagé sur les rangs des députés.
02:53Alors un autre sujet a fait lui beaucoup plus polémique dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, la question du
02:58travail.
02:58Le 1er mai, le Premier ministre a été interpellé, mais notamment par son propre camp sur ce qu'il entendait
03:05faire d'une proposition de loi.
03:06Je vous propose d'écouter Sébastien Lecornu.
03:08– Le texte de loi non seulement traite de la question des boulangeries, c'est entendu,
03:13des fleuristes, c'était demandé, je regarde une fois plus Laurent Wauquiez, c'est entendu,
03:18mais enfin une autre liste de commerce beaucoup plus longue que les conventions collectives du passé
03:22et surtout, pardon Monsieur le ministre, mais pas que les boulangeries artisanales,
03:27l'ensemble des chaînes de boulangerie industrielle.
03:31Et moi, je suis désolé de le dire, au nom du gouvernement,
03:35je n'ai jamais dit que j'étais favorable à l'ouverture du travail le 1er mai pour les filières
03:41industrielles.
03:42Or, on le sait tous, nous sommes français, on ouvre le droit du travail et le code du travail avec
03:48une main tremblante.
03:49Soit nous souhaitons une ouverture large, et par définition, c'est ce qu'a dit le ministre du Travail,
03:55nous n'échapperons pas et je n'échapperai pas et je maintiendrai cette position
04:00qu'il faudra un dialogue branche par branche qui permettra de faire émerger de nouvelles conventions
04:06lesquelles pourront, le cas échéant, être transcrits dans la loi
04:08et auquel cas, par définition, rien ne pourra être fait avant le 1er mai 2027.
04:13Et avant de faire réagir nos députés en plateau, détour par la salle des 4 colonnes
04:17pour voir ce qu'en dit le député Adrien Clouet, député insoumis, qui lui aussi était revenu sur cette question.
04:22Adrien Clouet, le Premier ministre dit qu'il est hors de question d'ouvrir à toutes les professions
04:26et notamment à l'industrie ou boulangerie industrielle le travail le 1er mai.
04:30Il dit qu'il y aura des négociations au niveau des branches.
04:34Vous êtes rassuré ? Vous avez gagné ?
04:36Alors on a gagné déjà sur le fait que le 1er mai restera un jour férié et chômé
04:39pour la grande majorité des salariés, ce qui était le point initial de la bataille.
04:44Maintenant, évidemment, j'ai une méfiance totale parce qu'on se souvient qu'il y a encore une semaine,
04:48le même ministre nous expliquait qu'il allait ouvrir poissonnerie, boucherie, charcuterie, boulangerie, tous les fleuris.
04:54Mais là, le Premier ministre dit qu'on ne veut pas allonger la liste.
04:57J'étais d'accord pour les boulangers et les fleuris, c'est pas plus loin.
05:00Il a changé d'avis, parce que la semaine dernière, il avait une liste de 40 professions.
05:02Donc très bien qu'il change d'avis.
05:04Au rythme auquel il progresse, on est bon.
05:06Si l'on retire 10 par jour, d'ici la fin de la semaine, on sera revenu au point de
05:09départ,
05:10c'est-à-dire les commerces qui sont vitaux, les entreprises, les établissements qui sont de caractère urgent
05:14et puis bien sûr, les artisans qui n'ont pas de salariés.
05:17Donc c'est une bonne chose qu'on leur ait imposé cette défaite
05:21et c'est grâce à la mobilisation de toutes celles et ceux qui nous regardent aujourd'hui qu'on a
05:24réussi.
05:25Vous avez entendu tout à l'heure, durant les questions au gouvernement,
05:27une députée d'Ensemble pour la République, Macroniste, qui disait
05:30« Je ne comprends pas parce qu'il y a eu un débat au Parlement. »
05:33Là, on piétine un peu, on ne respecte pas le débat au Parlement,
05:37on ne respecte pas la souveraineté du peuple.
05:39Alors Madame Dubré-Chira, puisque c'est elle, a visiblement mal suivi le débat,
05:42puisque vendredi dernier, elle est venue avec une motion de rejet
05:45pour qu'on n'examine pas le texte.
05:47C'est-à-dire, comprenez bien l'histoire,
05:48des macronistes ont demandé à rejeter leur propre texte de macronistes
05:51pour qu'on n'examine pas l'Assemblée.
05:53Donc, je crois qu'elle a oublié ce qu'elle a elle-même obtenu au vote vendredi dernier.
05:56Ça va ? Pas de débat.
05:57Donc, elle aussi a été battue à plat de couture, et c'est tant mieux.
06:00Merci beaucoup.
06:02Merci beaucoup, Stéphanie Despierre.
06:04Rapidement, puisqu'on va passer après à la séance citoyenne,
06:06mais il y a le fond, la forme qui compte, Géraldine Bagné.
06:09On n'a pas très bien compris, finalement, ce que voulait le gouvernement.
06:11Il y a de la friture sur la ligne avec les troupes de Gabriel Attal.
06:14Qu'est-ce qui va se passer, concrètement, et qu'est-ce que votre groupe souhaite ?
06:17Il faut rappeler, déjà, le 1er mai, c'est un sujet totémique.
06:19C'est un sujet extrêmement politique.
06:21Donc, en fait, on part d'une situation qui était assez simple.
06:24C'est qu'en Vendée, il y avait cinq boulangers qui avaient des salariés.
06:26L'usage était répandu.
06:27Ils sont contrôlés par un inspecteur du travail.
06:29Et on s'aperçoit qu'il faut peut-être faire bouger ça.
06:31Le patron a le droit de travailler.
06:33Ces salariés ne peuvent pas travailler dans la boutique.
06:35Il suffit que c'est le salarié qui fait le pain et le patron à la pâtisserie.
06:38On voit qu'il y a un problème.
06:39C'est ça, le problème de départ.
06:40C'est d'élargir, finalement, de normaliser une situation qui s'était répandue
06:45et qui avait été attrapée par les inspecteurs du travail.
06:47On arrive là-dessus sur un sujet qui arrive avant le 1er mai,
06:50qui est extrêmement récupéré politiquement,
06:53avec l'extrême gauche qui dit qu'évidemment, on va ouvrir à tout le monde.
06:56Le Premier ministre qui rappelle que ce n'est pas le but,
06:58qu'évidemment, on veut régler ce problème des boulangeries et des fleuristes,
07:01des commerces de proximité, mais ne pas étendre à tout le monde.
07:04Parce que le 1er mai, c'est hyper symbolique et tout le monde y tient.
07:07Moi, j'avais un papa qui ne touchait pas la terre le 1er mai.
07:09C'était quelque chose de sacré, laïquement sacré.
07:12Et pourtant, il travaillait beaucoup.
07:14Mais donc, on est parti sur un sujet très politique.
07:17Attention, c'est très bien que ça revienne aux syndicats,
07:19aux branches professionnelles et qu'on règle le problème.
07:22Donc, plutôt favorable avec la vision du Premier ministre.
07:25Julien Audoul, qu'est-ce que vous, le Rassemblement national, souhaite ?
07:28Est-ce que oui, il faut vraiment que ce soit uniquement les petits artisans
07:31qui fabriquent eux-mêmes leur pain, notamment, ou les fleuristes,
07:34ou alors, vous voulez, une généralisation de l'ouverture de commerce le 1er mai ?
07:38Je vais vous dire ce que nous souhaitons.
07:39Nous souhaitons la fin du règne du ridicule et de l'absurde.
07:43Parce que nous sommes véritablement en absurdis.
07:45Une très large majorité de Français, consultés très régulièrement,
07:50veulent travailler le 1er mai.
07:52Se prononcent pour travailler le 1er mai.
07:53On en connaît dans toutes nos circonscriptions, dans tous nos territoires.
07:56Et ils ne comprennent pas les absurdités de la législation française
08:00et une forme d'aveuglement du gouvernement.
08:03Et là, on a M. Lecornu, qui finalement n'est pas le Premier ministre.
08:06Le Premier ministre, c'est Olivier Faure.
08:07C'est le Parti Socialiste qui dicte sa loi au gouvernement
08:11avec une reculade totalement honteuse, scandaleuse,
08:14qui montre qu'ils sont tétanisés par une mesurette, encore une fois.
08:19Parce qu'il s'agissait de mettre fin à une absurdité
08:21et de permettre à des Français de travailler.
08:23Et je pense qu'aujourd'hui, vu la situation économique et sociale de notre pays,
08:26il faut laisser les Français travailler.
08:28On vous a entendu l'un comme l'autre.
08:30Et d'ailleurs, ce débat n'est pas complètement tranché sur la question du 1er mai.
08:33Mais je vous propose à présent de passer à la séance citoyenne.
08:40Alors, lors des questions au gouvernement,
08:42Géraldine Bagné et Julien Audoul,
08:43vous avez l'habitude de poser des questions aux ministres.
08:46Eh bien, c'est nos quatre citoyens qui vont vous poser des questions.
08:49Aujourd'hui, quatre thèmes très variés.
08:51Pauline, on va commencer par un thème.
08:53Qu'on retrouve dans les séances des questions au gouvernement ces dernières semaines très souvent.
08:56Vous avez 28 ans, vous êtes communicante
08:58et vous venez de vire au fait dans les Yvelines.
09:00C'est sur la fameuse question du carburant
09:02que vous voulez interroger nos députés.
09:04Prenez votre micro.
09:06On vous écoute.
09:07Merci à vous.
09:08Bonjour à vous, madame et monsieur le député.
09:10Ma question concerne le prix du carburant,
09:13qui a atteint un niveau absolument alarmant,
09:15surtout depuis le début du mois d'avril.
09:16Conséquence directe de la crise géopolitique.
09:19La question est, qu'est-ce que le gouvernement compte faire pour aider les Français face à cette crise majeure
09:24qui affecte énormément la population ?
09:27Il paraît qu'apparemment, il y a une proposition qui a été confirmée par Matignon d'un projet pour bloquer
09:33les prix.
09:33Je ne sais pas si c'est exactement ça.
09:35En tout cas, il ne serait pas question de, on va dire, baisser les taxes comme le fait l'Allemagne
09:39actuellement.
09:39Donc, qu'est-ce que le gouvernement propose pour aider les Français face à cette crise ?
09:43Alors, qu'est-ce que vous, vous proposez ?
09:45Pas forcément le gouvernement, mais Géraldine Bagné.
09:47Qu'est-ce que vous, vous feriez pour répondre aux interrogations de Pauline ?
09:50Alors, ce que fait le gouvernement, ce sont des aides ciblées.
09:53Donc, évidemment, ils aident les agriculteurs, les pêcheurs,
09:56les agriculteurs par la baisse de la taxe sur le GNR.
09:59C'est 12 millions d'euros.
10:00Il y a 50 millions d'euros pour les transporteurs,
10:03aussi avec 20 centimes de baisse par litre.
10:06Il y a également la même chose pour les pêcheurs, 5 millions d'euros.
10:09Donc, ce sont des aides ciblées.
10:12Évidemment, on est attentifs.
10:13Il y a tout le sujet des aides à domicile, des infirmières libérales.
10:17Moi, je viens de la ruralité.
10:18Et on sait combien ça impacte tout de suite le budget
10:20quand on doit faire son plein au taux actuel.
10:24Maintenant, c'est vrai que d'autres groupes parlementaires
10:26vont proposer des aides généralisées, baisse de la TVA.
10:30Mais dans ces cas-là, ça aide aussi bien celui qui a une grosse voiture
10:32et un gros pouvoir d'achat que celui qui est en difficulté
10:35avec beaucoup de kilomètres à faire.
10:37Et c'est 12 milliards d'euros.
10:39Notre pays est hyper endetté, 3 500 milliards.
10:42Est-ce qu'on peut se permettre de consacrer 12 milliards d'euros ?
10:45Quand je vous ai dit, c'est 50 millions d'euros, là, pour l'instant,
10:485 millions d'euros, 14 millions pour les agriculteurs.
10:50Ce sont des aides modérées,
10:52mais parce que la situation de la France, elle est celle qu'elle est.
10:55Vous nous direz, Pauline, ce que vous pensez de cet argument.
10:57Julien Oudoul, vous, le Rassemblement national,
10:58c'est justement sur la baisse des taxes que vous voulez jouer.
11:01Oui, objectivement, c'est le seul levier
11:03qui permet de rendre de l'argent aux Français,
11:05de leur rendre du pouvoir d'achat.
11:07Pourquoi ?
11:07Puisque depuis le début de la crise en Iran,
11:10l'État a engrangé énormément de bénéfices,
11:14270 millions d'euros avec les taxes.
11:17Les taxes, ce n'est pas les mollas iraniens qui les fixent,
11:19c'est le gouvernement français.
11:21Les taxes, ça représente 60% du prix des carburants.
11:24À chaque fois que vous allez faire un plein de 100 euros,
11:27c'est 60 euros que vous donnez à l'État.
11:29Et nous, ce que nous souhaitons avec le Rassemblement national,
11:31c'est la baisse de la TVA de 20% à 5,5 sur toutes les énergies,
11:36c'est-à-dire fuel, électricité, diesel, essence.
11:40Pourquoi ? Parce que ça permet, d'une,
11:42de rendre de l'argent aux Français 150 euros
11:43à 200 euros de pouvoir d'achat par mois à chaque ménage,
11:46mais surtout, ce n'est pas de l'argent perdu,
11:47c'est de l'argent qui permet aux Français de travailler
11:49dans la ruralité.
11:50C'est de l'argent qui permet justement à l'économie
11:52de tenir debout dans des secteurs extrêmement difficiles.
11:55Et les études qu'on a pu voir, qu'on a pu étudier,
11:59montrent que ça touche principalement et essentiellement
12:02les catégories populaires qui ont besoin,
12:04plus que les autres, de leurs véhicules
12:06pour aller travailler tous les jours.
12:07Pauline, justement, vous le disiez,
12:08le gouvernement travaille à un décret.
12:11Alors, ce n'est pas un blocage,
12:12ce serait justement essayer de plafonner peut-être les marges.
12:15Sur ce que vous dit Julia Audoul,
12:17baisse de la TVA, ça coûte une dizaine de milliards d'euros.
12:20Géraldine Bagné dit, on fait des mesures ciblées
12:22parce que nous, on n'a pas l'argent pour faire d'autres choses.
12:25Est-ce que vous êtes sensibles à ces arguments ?
12:27Qu'est-ce que vous, vous en pensez ?
12:28Parce qu'on entend beaucoup que, voilà,
12:29pour faire des mesures généralisées,
12:30il faut avoir l'argent qui va avec
12:32et l'État n'en a pas forcément.
12:34Alors, j'entends l'argument sur le fait
12:36que des aides généralisées pourraient être très compliquées
12:38et surtout peut-être injustes.
12:40Et financées comment ?
12:41Et financées comment ?
12:42Mais ce que je voudrais vous demander,
12:44c'est qu'est-ce que vous pensez
12:45de la possibilité d'un plafonnement ?
12:47Est-ce que c'est quelque chose
12:47qui pourrait mieux répondre à la situation ?
12:49Surtout, puisqu'actuellement,
12:50on n'a pas vraiment de visibilité
12:51sur comment ça pourrait se résoudre
12:52et surtout quand ?
12:54Sur le blocage des prix.
12:55Sur le blocage,
12:56ce qui est plutôt défendu
12:57par les insoumis ici à l'Assemblée nationale,
12:59vous, c'est plutôt la TVA,
13:01mais du coup, l'État,
13:03il y aurait peut-être un manque à gagner.
13:04Pourquoi vous, le blocage des prix ?
13:05Déjà, le blocage des prix ne fonctionne pas.
13:08C'est toujours le chaos budgétaire.
13:11On le voit dans tous les pays
13:12qui l'ont appliqué.
13:13Ce sont des pays qui ont des régimes
13:15et des économies dirigées, communistes.
13:17Ça ne fonctionne pas.
13:18En revanche, sur les 10 milliards
13:20à aller chercher,
13:21c'est très simple,
13:22il y a énormément de pistes d'économie.
13:24On est un État très riche,
13:25mais qui gaspille énormément.
13:27Rien que pour cette année,
13:28on va donner 6 milliards de plus
13:29à l'Union européenne, par exemple.
13:32On a des gaspillages structurels
13:34liés à des agences inutiles,
13:35à des comités théodules.
13:37On en connaît des tas.
13:38Il y a des gaspillages
13:39sur le train de vie de l'État.
13:40Il y a des gaspillages,
13:41notamment sur la fraude sociale
13:43qui nous coûte en moyenne
13:4450 milliards d'euros par an
13:46selon les rapports parlementaires.
13:47Vous voyez que sur tous ces domaines-là,
13:49il y a de l'argent à les récupérer
13:50pour permettre la baisse des taxes
13:52et pour permettre aux Français
13:53justement d'avoir une facture allégée,
13:55sachant que dans la ruralité,
13:56les énergies sont des biens
13:57de première nécessité.
13:58Géraldine Bagné,
13:59sur la question de Pauline
14:01sur le blocage des prix
14:01et sur l'argument de Julien O'Doul,
14:03de dire qu'après tout,
14:04il y a peut-être des économies
14:05à faire différemment.
14:06On dit que la situation économique
14:08dans laquelle on est
14:09est aussi peut-être en partie,
14:11l'État en est en partie responsable.
14:13– Alors sur le blocage des prix,
14:15c'est clairement pas équitable
14:16puisque c'est pour tout le monde pareil
14:18et donc effectivement,
14:20celui qui a une petite voiture
14:21et pas un gros pouvoir d'achat
14:23va avoir le même reçu
14:26par rapport à la mesure
14:27que quelqu'un qui a les moyens.
14:29Certains ont les moyens
14:30de rouler en gros cylindrée
14:31et ça les impacte peu,
14:33même la hausse du carburant actuelle
14:34les impacte peu.
14:35Donc c'est une mesure
14:36qui vient de l'EFI,
14:37c'est un peu étonnant
14:38parce qu'en termes d'équité,
14:39pas terrible.
14:39Pour ce qui est du financement,
14:41non, notre pays,
14:42il est certes riche,
14:44mais drôlement endetté quand même
14:45et donc ces 14 milliards,
14:48c'est facile de mener le peuple
14:49par le bout du nez
14:50en disant écoutez,
14:51très bien,
14:51on va faire ce que vous voulez,
14:53on enlève la TVA,
14:54tout le monde va être pour
14:55et en fait,
14:56on ne calcule pas derrière
14:58que si on met cet argent là,
15:00eh bien on n'aide pas,
15:01par exemple la France
15:01à moderniser son système,
15:03on doit faire une transition,
15:05on doit aller vers plus
15:06d'électrification,
15:07on achète beaucoup
15:08de véhicules électriques
15:09avec une telle somme,
15:1014 milliards,
15:11donc il faut peut-être mieux
15:12accompagner l'accès
15:14aux véhicules électriques,
15:15favoriser le leasing,
15:16aider en ce moment
15:17les populations les plus marquées,
15:18les agriculteurs,
15:19il y a par exemple
15:19des cotisations de MSA,
15:2120 millions d'euros
15:21qui sont mis en ce moment,
15:23on ne peut pas dire
15:23qu'un gouvernement
15:25s'enrichit
15:26quand il y a une crise
15:26du pétrole,
15:27ça n'est pas possible,
15:29c'est redit.
15:30Pour finir sur ce sujet,
15:32Pauline,
15:32est-ce que vous,
15:33vous avez le sentiment
15:33que si ces prix
15:36continuent à être aussi élevés,
15:37qu'est-ce qui pourrait se passer,
15:38est-ce qu'il y a
15:39une colère des Français ?
15:41On parle beaucoup
15:41de cette colère sourde
15:42qui pourrait exploser.
15:44Vous avez le sentiment
15:45dans votre quotidien
15:46que ça commence à peser
15:46vraiment jour après jour ?
15:47Alors je ne sais pas
15:48si un deuxième épisode
15:49des Gilets jaunes
15:50est à craindre
15:51puisque la France
15:52a forcément changé
15:53depuis la dernière fois
15:54où c'est arrivé,
15:55mais en tout cas
15:55il y a un grand sentiment
15:56de frustration,
15:57un sentiment d'impuissance,
15:59en tout cas des échos
15:59que moi je reçois
16:00et surtout une angoisse
16:02de quand est-ce
16:02que ça va s'arrêter
16:03parce que le problème
16:04nous dépasse.
16:06Merci beaucoup
16:07et je pense Pauline
16:08que vous avez parlé
16:09de ces inquiétudes
16:10et beaucoup de nos téléspectateurs
16:12les partagent aujourd'hui.
16:14Kieran Maillot,
16:15vous avez 19 ans,
16:16vous êtes étudiant à Paris,
16:17vous avez fondé
16:18un média sur l'espace.
16:19On voulait continuer avec vous
16:20puisque justement
16:21cette question de l'espace,
16:22on sait que la question géopolitique
16:24est liée notamment
16:24à la guerre au Proche-Orient,
16:26l'espace ça devient un sujet.
16:28On parlait beaucoup
16:29de l'air, la terre, la mer.
16:30Maintenant, il faut compter
16:31sur ces questions de l'espace,
16:33Kieran.
16:33Tout à fait.
16:34Monsieur le député,
16:35madame la députée,
16:36merci.
16:37Alors ma question du coup
16:38elle porte sur le secteur spatial
16:39et le Premier ministre
16:40Sébastien Lecornu
16:41dans son ouvrage déclare
16:42« Les habitants de notre planète
16:44connaîtront à coup sûr
16:45des actions dignes
16:46de la guerre des étoiles. »
16:48On le sait,
16:48l'espace a longtemps été
16:50un terrain scientifique,
16:51civil.
16:52Aujourd'hui on fait face
16:53à une militarisation
16:54de plus en plus accrue.
16:55On parle de satellites armés,
16:56les menaces de la Russie
16:58notamment sur les moteurs
16:59de l'ISS.
17:00Comment la France
17:01et l'Union Européenne
17:02peuvent se positionner
17:04face à ces enjeux
17:06qui deviennent
17:06de plus en plus grands
17:08sachant qu'on peine
17:09à avoir des acteurs industriels,
17:11des géants industriels européens
17:12qui sont capables
17:13de rivaliser
17:14face à nos concurrents
17:15chinois et états-uniens.
17:17– Géraldine Bagné,
17:18est-ce que déjà
17:18quand on parle de guerre,
17:19l'espace c'est dans
17:20votre référentiel
17:22ou voilà,
17:24Kieran pour lui
17:24ça l'est absolument.
17:25Est-ce que pour nos députés
17:26c'est une donnée
17:27qu'on prend en compte
17:28notamment quand on discute armée ?
17:30– Alors oui,
17:30bien évidemment,
17:31même si je suis
17:32de la commission culture
17:33donc je connais un peu
17:33moins ces sujets-là
17:34mais c'est vrai
17:34qu'il y a une arsenalisation
17:37franche de l'orbite terrestre,
17:39c'est devenu
17:40un théâtre de conflictualité,
17:42l'espace,
17:42donc évidemment
17:43la France
17:43elle doit s'intéresser à ça
17:45et puis avec l'Europe
17:46on voit là
17:48que l'Europe
17:48elle est indispensable,
17:49on ne peut travailler
17:50qu'en partenariat
17:51avec les autres pays européens,
17:54tous ces pays ensemble
17:55portent la paix
17:56mais ils portent aussi
17:57un moyen de défense accru
17:59et c'est vraiment capital,
18:00on le voit avec des systèmes
18:02comme Ariane 6
18:03qui permet un accès
18:05à l'espace souverain,
18:07vous avez aussi
18:08un système de communication,
18:09Iris,
18:10qui va permettre
18:11d'être un peu
18:12le pendant de Starlink
18:13alors c'est en cours
18:15de déploiement
18:16mais c'est quelque chose
18:17d'important
18:17et puis vous avez aussi
18:18Galiléo
18:19qui permet un système
18:20satellitaire
18:21qui est déployé
18:22entre pays européens
18:23donc la solution
18:24c'est dans le partenariat
18:25européen
18:26et la cohérence
18:27de ces systèmes
18:28qui vont s'ajouter
18:29les uns aux autres
18:30on est plus fort à plusieurs.
18:31Là-dessus,
18:32Kirane,
18:32vous êtes d'accord
18:33que ce n'est pas la France
18:34toute seule
18:34qu'il faut forcément
18:34s'allier aux autres pays européens ?
18:36Bien sûr,
18:36moi je suis totalement d'accord
18:37là-dessus,
18:38je pense que l'Union Européenne
18:39a beaucoup joué justement,
18:39vous avez parlé de Galiléo,
18:41on a parlé d'Ariane,
18:42etc.
18:42Mais je pense que je peux
18:43apporter une nuance
18:44dans la mesure où
18:46même si à plusieurs
18:48on est plus efficace
18:49on n'est aussi
18:50pas forcément d'accord
18:51notamment sur les enjeux,
18:52sur les budgets
18:53et on l'a vu
18:54notamment sur l'espace aussi
18:56beaucoup d'acteurs
18:57ne sont pas d'accord
18:57notamment l'Allemagne
18:58sur Airbus,
19:01sur Ariane,
19:01sur les moteurs
19:02notamment qui ont été transférés
19:03je crois en Allemagne
19:04ça a fait beaucoup bruit
19:04dans les médias
19:05et donc même si à plusieurs
19:07on est toujours efficace
19:08il y a quand même toujours
19:09des freins
19:10et c'est ça justement
19:11qui freine en France
19:13et en Europe.
19:13Et sur cette question
19:14Julien Audoul,
19:14vous voyez acquiescer
19:16peut-être déjà
19:16sur la première question
19:17de Kiran,
19:18sur la question de l'espace
19:19comme vraiment enjeu militaire
19:21et sur
19:22est-ce que la France
19:22toute seule
19:23peut concurrencer
19:24les Etats-Unis ?
19:25Est-ce qu'il faut
19:25au niveau européen ?
19:26Est-ce qu'on peut se mettre
19:26d'accord avec nos voisins ?
19:27Est-ce que c'est plus compliqué
19:28que ça comme le disait Kiran ?
19:30Déjà,
19:30il faut que les gouvernements
19:32français arrêtent
19:33la naïveté.
19:34Ça fait des années
19:35qu'on a été extrêmement passifs
19:37et qu'on a laissé faire
19:39et qu'on n'a pas investi
19:40ce théâtre d'opérations
19:41qu'est l'espace.
19:43Aujourd'hui,
19:44il fait partie,
19:45malheureusement,
19:46c'est un fait
19:47des enjeux
19:48des prochaines décennies.
19:51Sur la coopération,
19:52évidemment,
19:52qu'il faut de la coopération,
19:53nous l'avons toujours dit,
19:54il faut coopérer
19:55avec nos voisins européens.
19:57Il y a de très,
19:57très belles réussites.
19:58Après,
19:59c'est toujours
19:59de garder
20:00l'instrument de souveraineté
20:02qui doit rester national
20:03et attention
20:05à cette volonté
20:06de dissoudre
20:07notre appareil de défense
20:08dans l'Union européenne
20:10avec la seule question
20:11qui vaille,
20:12qui décide ?
20:13Qui décide,
20:13à un moment donné,
20:14d'engager nos armées ?
20:17Qui décide d'engager
20:18certaines opérations militaires,
20:20quel que soit
20:20le théâtre d'opérations
20:21qui soient spatiales,
20:23terrestres
20:23ou maritimes ?
20:24Et très clairement,
20:25vous l'avez relevé
20:26très justement,
20:27on a des divergences profondes
20:29avec nos partenaires
20:30et nos voisins.
20:31On le voit avec les Allemands
20:32de plus en plus.
20:33On le voit avec
20:33d'autres pays européens.
20:35Donc oui,
20:35il y a la coopération européenne,
20:37mais il faut que
20:38nos armées,
20:39notre politique de défense
20:40restent souveraines
20:41et donc nationales.
20:42Kiran,
20:43une question,
20:43parce que vous êtes passionnés
20:45et spécialisés de ce sujet.
20:46À quel point on est en retard ?
20:47Qu'est-ce que les Américains
20:48ou je ne sais pas,
20:49les Chinois ou les Rousses
20:50ont de plus que nous ?
20:51C'est vraiment un domaine,
20:52l'espace qu'ils ont investi
20:53avant nous ?
20:54Ils ont un temps d'avance ?
20:56Eh bien oui,
20:56déjà on l'a vu
20:57pendant la guerre froide.
20:59Même si la Chine
21:00n'était pas encore en jeu,
21:01mais les États-Unis
21:02ont réussi,
21:03ce que la France
21:03et l'Europe
21:04n'avaient pas encore
21:05vraiment réussi.
21:06Et aujourd'hui,
21:07on le revoit,
21:07cette course,
21:07elle est relancée.
21:09Là,
21:09la mission Artemis II,
21:10qui a été un franc succès
21:11pour les États-Unis,
21:12montre qu'aussi,
21:13on n'a pas vraiment
21:15été capables
21:16sur ce sujet,
21:17même si nous avons eu
21:18quand même
21:18Sophie Ando,
21:19une Française
21:20qui est dans l'ISS.
21:21Mais sur les questions
21:22d'exploration spatiale,
21:24de vol orbital,
21:24on est quand même
21:25assez hors-tard là-dessus.
21:26Et notamment,
21:26la Chine prévoit,
21:27je pense,
21:28d'ici 2030
21:29de poser le pied
21:29sur la Lune,
21:30alors que nous,
21:31on pose encore
21:32des questions
21:33sur plein de sujets
21:34industriels.
21:35Et est-ce qu'on voit ça,
21:36nous, Géraldine Bagné,
21:37un peu comme une fantaisie
21:38parfois des Américains
21:39quand ils parlent
21:40d'envoyer des gens
21:41dans l'espace ?
21:42Est-ce qu'il faudrait
21:42prendre ça au sérieux
21:43et de se dire
21:44que finalement,
21:44c'est des démonstrations
21:45de force
21:46qui ne sont pas
21:47simplement symboliques
21:48mais qui jouent aussi,
21:49qui veulent dire quelque chose
21:50dans le monde
21:50dans lequel on vit ?
21:51Je pense que c'est quand même
21:52pris au sérieux.
21:53Ce n'est quand même pas
21:54un sujet complètement ignoré
21:55de nos gouvernements
21:56et tant mieux.
21:57Mais on a un sujet aussi,
21:58alors ça rejoint des sujets
21:59de la Commission
22:00éducation et affaires culturelles,
22:01c'est la fuite des chercheurs.
22:02Parce que parfois,
22:03les inventions sont françaises
22:04et malheureusement,
22:05nos meilleurs chercheurs,
22:06ils partent aux Etats-Unis
22:07parce que c'est plus intéressant.
22:08Donc on a fait une loi
22:09de revalorisation
22:10de ces métiers-là
22:11mais c'est capital
22:12en termes de souveraineté
22:13effectivement
22:14de garder nos chercheurs,
22:15de garder notre recherche fondamentale
22:16pour nous aussi
22:17pouvoir être à la hauteur
22:19et être souverains
22:20sur un sujet
22:21qui est effectivement capital.
22:23Est-ce que c'est du début
22:24à la fin ?
22:24C'est de la formation
22:25justement jusqu'à,
22:27voilà,
22:27aller jusqu'à la lune quoi ?
22:28Oui,
22:29mais c'est un vrai sujet
22:30effectivement.
22:32Avec une petite boutade,
22:33il y a pire
22:34que l'immigration massive,
22:35il y a l'émigration massive.
22:37Et l'émigration massive
22:38de tous nos jeunes
22:39qui ont des talents,
22:40qui ont été formés,
22:41qui ne voient plus leur avenir
22:43dans notre pays,
22:44dans des domaines d'avenir
22:45et dans des domaines
22:46de souveraineté
22:46qui vont permettre
22:48et participer
22:49à la puissance
22:49de notre nation,
22:50tout ça,
22:50ça pose une sérieuse question
22:52après pour notre capacité
22:53à rester indépendants
22:54et libres
22:54parce que si on n'a plus
22:55les ressources humaines,
22:57les chercheurs,
22:58les personnels qualifiés
23:00pour tenir ces compétences,
23:02effectivement,
23:02nous serons dépendants
23:03d'autres puissances.
23:04– Un tout petit mot d'espoir,
23:06on a quand même
23:06ceci à deux nôtres,
23:07Thomas Pesquet,
23:08on a quand même
23:09quelques talents.
23:10– Bien sûr, bien sûr.
23:11– Patio.
23:11– Je constate
23:12que nos gouvernements
23:13et des partis politiques
23:16portent ce message,
23:16justement,
23:17et on y arrivera.
23:18– Et réinvestissent
23:18peut-être aussi ce sujet.
23:20Merci, Sophie Niza,
23:21on va parler de vous,
23:23vous êtes aide médico-psychologique
23:25à Maud,
23:26dans Seine-et-Marne,
23:27pardon,
23:27vous avez 22 ans,
23:29vous vouliez parler
23:30des foyers de vie
23:31pour adultes
23:32en situation de handicap,
23:33leur rendre un peu hommage
23:35aujourd'hui,
23:35on vous écoute.
23:36– Tout à fait,
23:37déjà bonjour monsieur le député,
23:38madame la députée,
23:39et je tenais à parler
23:41de ce sujet
23:42puisque je trouve
23:42qu'il n'est pas assez
23:43pris en compte.
23:45Donc les foyers de vie,
23:47j'ai appris récemment
23:47que ça avait changé de nom,
23:48c'est maintenant
23:48les EANM,
23:50les établissements
23:50d'accueil non médicalisés,
23:52et ma question porte
23:53sur pourquoi on n'en parle pas.
23:55Ils ont énormément
23:56de difficultés,
23:57que ce soit pour organiser
23:58des sorties
23:58ou la prise en charge
23:59des personnes accueillies
24:01par les médecins.
24:03Là, j'ai en tête
24:04un résident
24:05qui a du mal
24:06et on a du mal
24:07à le replacer,
24:08donc en fait,
24:09les EANM
24:10se transforment
24:10en foyers d'accueil
24:12médicalisés
24:12puisqu'on ne peut pas
24:14les renvoyer dehors
24:15et ils ne peuvent pas
24:16être accueillis ailleurs.
24:17– Et Sophie,
24:18vous,
24:18vous travaillez
24:19dans ce type de foyers,
24:21justement,
24:21normalement,
24:22c'est censé accueillir
24:22des personnes
24:23en situation de handicap
24:24mais qui n'ont pas besoin
24:25de soins médicaux particuliers,
24:27c'est bien ça ?
24:28– C'est tout à fait ça
24:29mais en fait,
24:30à la longue,
24:31ils finissent par en avoir besoin,
24:32c'est une population
24:33qui est très fragile
24:35médicalement
24:36et les médecins
24:37ne sont pas spécialement habilités
24:39donc les soins
24:40sont souvent bâclés
24:41et on a beaucoup de mal,
24:43nous aussi,
24:44à gérer la situation.
24:45– Julien Audoul,
24:46sur ces établissements
24:47qui doivent censés
24:48accueillir, justement,
24:50des adultes
24:50en situation de handicap
24:51qui se transforment aussi
24:52en maison de santé,
24:55qu'est-ce que vous,
24:55vous en pensez ?
24:56Qu'est-ce que vous répondez
24:57et Sophie qui disent
24:58qu'on n'en parle pas assez
24:59des difficultés
25:00qu'on peut avoir ?
25:01– C'est vrai,
25:01il y a un paradoxe,
25:02c'est que le handicap
25:05a été,
25:06pendant quelques années,
25:08très médiatisé,
25:09on en a beaucoup plus parlé,
25:10il y a eu
25:11des grandes campagnes
25:12de communication,
25:13il y a eu
25:14des plans nationaux,
25:16gouvernementaux,
25:17or,
25:17dans les faits,
25:18en fait,
25:19il y a eu
25:19une sorte d'invisibilisation
25:21des acteurs
25:21du handicap,
25:24des cellules,
25:26des foyers,
25:26et effectivement,
25:28il y a une distorsion
25:28entre ce qu'on a envie
25:29de montrer
25:30et le peu de moyens
25:31et le peu de considérations
25:33qu'on donne
25:34à ces foyers,
25:35à ces personnels
25:36et surtout,
25:37il n'y a pas d'anticipation
25:38sur l'avenir,
25:39sur ce que doit être
25:40la place du handicap
25:42et de la prise en charge
25:43des situations
25:44de handicap.
25:45Donc ça,
25:46c'est un vrai souci
25:47mais ça rejoint
25:47le débat qu'on a eu
25:48sur les économies à faire.
25:50Encore une fois,
25:50quand on gaspille
25:51énormément d'argent,
25:52quand on perd,
25:54que ce soit
25:54en solidarité internationale,
25:55moi je veux bien
25:56qu'on donne
25:56à la terre entière.
25:57Quand vous avez
25:58ces situations
25:58dans notre pays,
25:59c'est inadmissible.
26:01Donc tant qu'il y aura
26:01des difficultés structurelles
26:03de ce type,
26:04tant qu'il y aura
26:04des Français
26:04qui seront sur le bord
26:06du chemin
26:06parce qu'ils n'auront
26:07pas coché la bonne case,
26:08parce qu'ils n'auront
26:08pas le bon profit
26:09ou la bonne situation,
26:10on ne pourra pas
26:11en fait continuer
26:12à gaspiller
26:12et verser
26:13de l'argent
26:14à la terre entière.
26:15Géraldine Bagné
26:16sur ces EANM,
26:18ces établissements
26:19d'accueil non médicalisés,
26:21peut-être que vous en avez
26:21dans votre circonscription
26:22et peut-être que vous voyez
26:23aussi les difficultés
26:25auxquelles ils peuvent
26:25être confrontés ?
26:26Oui, bien évidemment,
26:27j'ai une amie
26:27qui travaille
26:28dans ce même genre
26:29de centre.
26:30La question de Sophie,
26:31c'est une question
26:32que je me pose
26:32depuis que je suis députée
26:33en 2017.
26:34En fait,
26:35il y a souvent eu
26:36des messages du gouvernement
26:36pour recruter
26:37pour la transition numérique,
26:39la transition écologique.
26:40On entend souvent,
26:41on a besoin d'ingénieurs,
26:42d'experts,
26:43ce qui n'est pas faux d'ailleurs,
26:44pour l'agriculture durable,
26:46pour la transition globalement.
26:48Et j'ai toujours trouvé
26:49qu'il manquait un pan.
26:50Certes,
26:51la transition numérique
26:52et écologique,
26:52c'est indéniable,
26:54mais l'humain,
26:54l'humain dans ce pays.
26:56On va parler tout à l'heure
26:57de santé mentale.
26:58Là, on a les sujets
26:59de ces établissements,
27:01mais vous avez aussi
27:02un manque de professeurs.
27:03Et tous ces métiers-là
27:04sont particulièrement invisibilisés
27:07et particulièrement féminins.
27:10Et particulièrement
27:11en problème de recrutement
27:13parce que, parfois,
27:14mal payées.
27:15Les femmes,
27:15elles ne sont pas idiotes
27:15comme elles réussissent
27:16leurs études.
27:17Elles vont parfois choisir
27:18d'autres métiers
27:19parce que c'est simplement
27:19mieux valorisé,
27:20mieux valorisant aussi.
27:22Donc, oui,
27:23rendons hommage
27:24à tous ces métiers de l'humain.
27:25Il n'y a rien de plus enrichissant
27:27que d'aller dans un EHPAD.
27:28J'entendais hier,
27:29enfin, avant-hier,
27:30j'avais en permanence
27:32quelqu'un qui avait fait
27:3328 ans en entreprise
27:34et puis qui avait décidé
27:35de monter une entreprise
27:36et qui allait dans les EHPAD
27:38recueillir la mémoire
27:39des anciens
27:40et la collecter
27:41sur des outils numériques
27:42pour qu'il y ait
27:43une transmission
27:44de souvenirs dans la famille.
27:45Il m'a dit
27:46c'est très riche,
27:47la richesse
27:48qu'on peut avoir
27:48en contact humain
27:49comme un professeur
27:50avec ses élèves.
27:51Je suis bien placée
27:52pour le savoir.
27:53Ce sont des métiers
27:54qu'il faut porter.
27:56C'est vrai, Sophie,
27:57ces métiers du soin,
27:58on en entend beaucoup parler.
27:59On dit en plus
28:00qu'on va en avoir
28:01de plus en plus besoin
28:02que ce soit pour les personnes
28:03en situation de handicap
28:04ou pour nos aînés.
28:05On en parle beaucoup
28:06mais vous,
28:07vous avez le sentiment
28:08que vous êtes confrontés
28:09à quel style de problème ?
28:10C'est le recrutement
28:11qui est difficile à faire ?
28:12C'est un métier
28:13qui est difficile,
28:13j'imagine,
28:14humainement,
28:15physiquement aussi ?
28:16Tout à fait,
28:17c'est un métier
28:17qui est très dur
28:19psychologiquement
28:19et physiquement
28:21mais c'est un métier
28:22qui est magnifique
28:22et je trouve
28:23qu'on n'en parle pas.
28:25Pareil,
28:25vous parliez des femmes,
28:27j'étais dans une classe,
28:28on était 31 filles
28:29sur 31 élèves.
28:31Donc voilà.
28:32Ce n'est pas la parité, vous.
28:34Mais vous aviez
28:35dans votre classe
28:36le sentiment quand même
28:37d'être,
28:38j'imagine,
28:38auprès de jeunes gens
28:40comme vous.
28:41Quelles étaient
28:41leurs motivations
28:42justement pour faire ce travail ?
28:44Est-ce que c'est parce
28:45que ça recrute
28:45ou alors est-ce que
28:46quand on fait ce travail
28:47on est obligé quand même
28:48au fond de soi
28:48d'avoir envie
28:49de donner aux autres ?
28:51Alors justement,
28:52j'étais la seule
28:52de ma classe
28:53à vouloir être
28:54auprès des adultes handicapés.
28:56Tous les autres,
28:57notre formation
28:58nous permet d'être
28:58dans les EHPAD,
28:59les crèches
29:00et être soignants.
29:01Donc tous les autres
29:03se tournaient
29:03sur les autres professions
29:06et j'étais la seule
29:07de ma classe
29:08à vouloir me tourner
29:09vers le handicap.
29:11Je trouve qu'on n'en parle pas
29:12de ce métier
29:12donc c'est pour ça
29:13que je suis ici.
29:15On entend justement
29:16ce que vous dites.
29:17C'est vrai que
29:18spécifiquement sur cette question
29:20du handicap
29:20mais les métiers du soin
29:21en général,
29:22il faut recruter
29:23et en même temps
29:24on promet une vie
29:26pas forcément très bien payée
29:27avec des horaires
29:28qui peuvent être difficiles,
29:29avec des conditions
29:31physiques aussi difficiles.
29:33Comment on fait alors
29:33pour être capable
29:35de recruter,
29:35de former des gens
29:36qui se plaisent
29:37dans ce travail,
29:37qui peuvent l'exercer
29:38pendant plusieurs années
29:39sans finalement
29:40au bout d'un moment
29:41baisser les bras ?
29:41Géraldine Bagné ?
29:42Moi je pense
29:43qu'on doit être en capacité
29:44de mieux valoriser
29:45ces métiers.
29:45C'est la première chose
29:46d'en parler
29:47parce que justement
29:48dans les plans de recrutement
29:49on ne dit pas
29:49il y a un besoin d'humains.
29:51Ça commence à venir
29:51à la santé mentale
29:52on se bat pour l'obtenir
29:53depuis 2017
29:54et puis ça y est
29:55on en parle
29:55grande cause nationale.
29:56C'était urgent évidemment
29:58ce sont des secteurs
29:59qui ont besoin de bras
30:01il n'y a pas que le numérique
30:02il y a du soin
30:03évidemment ça va améliorer
30:05la santé
30:05mais on a aussi besoin
30:07de ces métiers
30:07simplement de base
30:08d'écoute, de présence
30:10et on ne le dit pas assez.
30:11Et c'est un peu naïf
30:12mais on dit souvent à l'école
30:13voilà tu seras
30:15spationaute etc
30:16on peut dire aussi
30:17tu t'occuperas des autres
30:19et ça peut être aussi
30:20une belle carrière
30:20Julien Audoul
30:21je ne pense pas
30:22que c'est ce qu'on entende
30:22beaucoup dans les écoles
30:24malheureusement.
30:25Il faut changer de logiciel
30:26c'est-à-dire que
30:27l'accompagnement humain
30:28qui est magnifique
30:30qui est magnifique
30:31quel que soit d'ailleurs
30:32cet accompagnement
30:33que ce soit pour
30:34nos seniors
30:35que ce soit pour les personnes
30:36en situation de handicap
30:37que ce soit pour
30:38nos enfants
30:39nos bébés
30:40très clairement
30:41cet accompagnement
30:42doit être valorisé
30:43et il faut changer
30:44cette vision aujourd'hui
30:46qui cherche à faire de l'argent
30:47et à rentabiliser ce système
30:49comment on limite les soins
30:51comment on limite le personnel
30:52comment on resserre tout
30:55si on fait un comparatif
30:57vous avez six fonctionnaires
30:58qui s'occupent d'un agriculteur
30:59dans notre pays
31:00qui les surveille
31:00je pense qu'il faudrait mieux
31:01que sur chaque personne
31:02qui a besoin
31:03il y ait six aidants
31:04qui sont valorisés
31:05justement sur cette question
31:06de l'humain
31:07avec vous Mehdi Faradji
31:08vous avez 21 ans
31:09vous êtes conducteur de bus
31:10à Malakoff
31:11mais vous veniez de Lyon
31:12et vous êtes un ancien enfant placé
31:15et cette question justement
31:16de l'aide sociale à l'enfance
31:18elle est très importante pour vous
31:19vous faites partie du Parlement des jeunes
31:20notamment
31:21qu'est-ce que vous souhaitez demander
31:22aux députés aujourd'hui ?
31:23Déjà je tiens à vous remercier
31:24pour votre invitation
31:25et pour votre présence
31:26rassemblée
31:27c'est sur ces mots
31:28qu'avec le Parlement des jeunes
31:29on a fait au 16e
31:30la 8e commission
31:32de l'aide sociale à l'enfance
31:34effectivement
31:35on l'a entendu
31:36Emmanuel Macron
31:37au début de son quinquennat
31:38avait promis
31:39que la jeunesse
31:40serait au coeur de son quinquennat
31:41on a vu et entendu
31:43des projets de loi
31:44qui devaient arriver
31:44autour de professionnels
31:46pour les jeunes placés
31:47etc
31:48on l'a vu également disparaître
31:50on a vu très récemment
31:52dans l'assemblée
31:53le rejet majoritaire
31:56d'un projet de loi
31:56qui devait toucher
31:58aux allocations familiales
32:00des familles d'enfants placés
32:02et également au Pécule
32:04moi j'ai une question
32:05qui est très simple
32:06aujourd'hui
32:07c'est comment
32:09vous
32:09nous les jeunes
32:11enfants placés
32:12les associations
32:13les professionnels
32:14on peut travailler ensemble
32:16vous l'avez très bien dit
32:17il n'y a même pas deux minutes
32:18pour faire de l'aide sociale
32:20à l'enfance
32:20un enjeu majeur
32:22pour 2027
32:23parce que très clairement
32:24on doit aller au-delà
32:25aujourd'hui
32:26du clivage politique
32:26qui n'est plus possible
32:27alors Julien Oudoul
32:28sur cette question
32:29on reprend un peu
32:30sur la question
32:31voilà du soin
32:32et de l'attention
32:32à l'autre
32:33sur les jeunes enfants
32:34placés
32:34et l'aide sociale
32:35à l'enfance
32:36on en a fait
32:37un sujet politique
32:38qui a été instrumentalisé
32:39politiquement
32:40alors qu'il devrait
32:41être une continuité
32:42de politique publique
32:43il ne devrait pas
32:44y avoir de débat
32:45en fait sur l'aide sociale
32:46à l'enfance
32:47sur le soutien apporté
32:49sur les moyens
32:50ça devrait être
32:50quelle que soit la majorité
32:52quels que soient
32:52les changements politiques
32:53ça devrait être
32:54une constante
32:54or aujourd'hui
32:56on constate
32:57effectivement depuis 10 ans
32:58qu'il y a eu
32:58beaucoup de mots
32:59il y a eu beaucoup
32:59de beaux discours
33:00et notamment
33:01il y a eu beaucoup
33:02de réactions
33:02à divers faits divers
33:04insupportables
33:04et à une crise
33:06aujourd'hui
33:06qui est indigne
33:07de la 7ème puissance
33:08du monde
33:08il faut bien dire
33:09mais il faut changer
33:10encore une fois
33:10ce logiciel
33:12qui considère
33:13qu'il faut juste
33:14en parler
33:14en période électorale
33:15et puis après
33:16abandonner
33:17tranquillement
33:17le sujet
33:18avec des situations
33:19d'insécurité
33:20de détresse sociale
33:22avec des situations
33:24qui ne mettent pas
33:25en valeur notre pays
33:25et qui sont indignes
33:27de la patrie
33:27des droits de l'homme
33:28donc moi je pense
33:28qu'il faut vraiment
33:29changer cette logique-là
33:30de dire
33:31il faut vraiment
33:32mettre les moyens
33:33constants
33:33quels que soient
33:34les changements politiques
33:35Géraldine Bagné
33:36se retrouver autour
33:37de cette problématique
33:38de l'aide sociale
33:39à l'enfance
33:40comme le dit Mehdi
33:41c'est indispensable
33:42puisqu'on sait
33:43que ces jeunes-là
33:44sont sujets
33:45ensuite à de graves problèmes
33:47dans la société
33:47ils vivent beaucoup
33:48moins longtemps
33:49on a une explosion
33:50du nombre de jeunes
33:51filles prostituées
33:52qui sont parfois
33:53issues de l'ASE
33:54donc évidemment
33:55c'est un sujet fondamental
33:56et d'ailleurs
33:57je crois qu'il y a
33:58un texte qui va
33:58quand même arriver
33:59sur la protection
34:00de l'enfance
34:00et c'est tant mieux
34:01c'est le dernier revirement
34:03on suit ça
34:04mais c'est vrai
34:05qu'on a nous
34:05Périne Goulet
34:06qui s'occupe
34:06elle est déléguée
34:08à l'enfance
34:08dans notre groupe
34:09donc elle était
34:09très attentive
34:10à ce que ce texte-là
34:11arrive
34:11il y a des choses
34:12à faire
34:12sur la vérification
34:13du casier judiciaire
34:14des encadrants
34:15le nombre de jeunes
34:17pris en charge
34:18dans les structures
34:18et puis évidemment
34:19l'accompagnement financier
34:21aussi de ces jeunes
34:22puisqu'il va falloir
34:23évidemment
34:24il ne fallait pas changer
34:25il y avait un sujet
34:26sur le pécule
34:26c'est vrai que
34:27les jeunes qui passent
34:28dans un foyer
34:29ils doivent récupérer
34:30quand ils sortent
34:30de l'ASE
34:31ce pécule
34:32qui va permettre
34:32d'avoir le permis
34:33peut-être de faire
34:33un peu d'études
34:34évidemment il faut faire
34:35attention à ces sujets-là
34:36Mais dit ce serait quoi
34:37la priorité ?
34:38On parle beaucoup
34:39on parle par exemple
34:39le fait de ne pas
34:40couper tout à 18 ans
34:42de poursuivre jusqu'à 21
34:42il y a la question
34:43mais en fait c'est vrai
34:44que c'est un sujet
34:45très large
34:45Je vais réagir
34:46à ce que vous avez dit
34:47effectivement le projet
34:48de loi est réapparu
34:49après le 13ème drame
34:51d'une jeune fille
34:51qui s'est suicidée
34:53et une pression
34:54également médiatique
34:55de la part
34:55des associations
34:57et des élus
34:57il a revu le jour
34:58aujourd'hui c'est très flou
34:59quant à ce qu'il y a
35:00à l'intérieur
35:01et sur le texte
35:03et effectivement
35:03aujourd'hui
35:04les associations
35:05avec lesquelles je suis
35:06les professionnels
35:08que j'ai également autour
35:09avec qui je discute
35:10c'est pas d'un projet de loi
35:11avec une politique
35:12de petits pas
35:13qu'on a besoin
35:13c'est d'une réforme
35:14structuelle majeure
35:15Avec quoi dedans
35:16par exemple ?
35:17Avec un taux d'encadrement
35:18aujourd'hui dans la loi
35:19nous avons un trou
35:21qui est le taux d'encadrement
35:23il n'est pas réglementé
35:24aujourd'hui un éducateur
35:26on sait pas combien d'enfants
35:27il doit présenter
35:28alors que
35:28moi je suis un ancien enfant placé
35:30le lien individuel
35:31est essentiel
35:33je reviens à ce que vous avez dit
35:34monsieur Oudoul
35:36je suis pas d'accord avec vous
35:37sur un point
35:38on n'a pas une récupération politique
35:41aujourd'hui
35:41parce que
35:42aujourd'hui
35:43c'est difficile
35:44de faire des choses
35:45les politiques essayent
35:46avec des commissions
35:47Isabelle Santiago
35:48a rapporté un projet
35:50une commission d'enquête
35:52parlementaire du moins
35:52sur l'aide sociale
35:54et l'enfance
35:54c'est surtout
35:55une récupération
35:56des drames
35:58c'est-à-dire qu'on en parle
35:59quand il y a un drame
36:00on joue des drames
36:02on en fait des faits divers
36:03pour avoir la petite goutte
36:05autour de l'oeil
36:06une récupération politique
36:08qui est faite dessus
36:08mais derrière
36:09il n'y a rien
36:10et il est là le problème
36:12l'un comme l'autre
36:12vous serez d'accord
36:13pour porter ce sujet
36:14il nous reste une poignée
36:15de secondes
36:16oui Mehdi
36:17il a tout à fait raison
36:18attention
36:18mot verre
36:19en latin
36:19pour gagner des électeurs
36:21on émeut
36:22et c'est quelque chose
36:24qu'on voit dans l'hémicycle
36:25il faut être très vigilant là-dessus
36:26et les enfants placés
36:27d'aujourd'hui
36:28et d'hier
36:28attendent
36:29et il y a un problème
36:30effectivement
36:31d'effectifs
36:31il y a un problème
36:32de moyens
36:32et notamment
36:33de ne pas confondre
36:35et de ne pas mêler
36:35l'ASE et les MNA
36:38merci beaucoup
36:39allez on poursuit
36:40la discussion
36:40à la fin de l'émission
36:41c'est ce qu'on fait
36:42généralement
36:42les citoyens
36:43continuent
36:44à discuter
36:45avec les députés
36:46merci beaucoup
36:47de nous avoir suivis
36:47si vous souhaitez participer
36:49le QR code s'affiche
36:50il s'est affiché
36:51pendant l'émission
36:51je vous rappelle
36:52que vous pouvez aussi
36:52faire la demande
36:53sur le site internet
36:54vous venez
36:55pour débattre
36:55avec des députés
36:56merci beaucoup
36:57c'était la science citoyenne
36:58à très bientôt
36:59sur LCP
36:59merci beaucoup
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