- il y a 1 jour
Ce mardi, lors de la traditionnelle séance des questions au gouvernement, les députés ont été nombreux à interroger le ministre du travail et le premier ministre sur la proposition de loi visant à élargir le droit des commerçants à travailler le 1er mai. Si la gauche par la voix du député LFI Hadrien Clouet a fustigé une telle mesure, le président du groupe Horizon, Laurent Marcangeli a lui regretté l'abandon du texte pour le 1er mai 2026 et demande qu'aucun commerçant ne soit sanctionné s'il venait à ouvrir.
Autre thème très abordé aujourd'hui, les fermetures de classes. Edouard Geffray, le ministre de l'Education nationale a pu rappeler aux députés "la perte de 1.7 millions d'élèves sur 10 ans" qui justifie ces fermetures.
La ministre de la Santé a quant à elle était interpelée à deux reprise sur l'enjeu de la santé mentale des jeunes, très préoccupante depuis plusieurs années et a promis "la nomination d'un délégué interministériel" pour faire face au problème.
Les sujets du prix des carburant, de la situation au Liban ou encore de la consommation de protoxyde d'azote ont
eux aussi été soulevés lors de ces questions du mardi 14 avril.
Autre thème très abordé aujourd'hui, les fermetures de classes. Edouard Geffray, le ministre de l'Education nationale a pu rappeler aux députés "la perte de 1.7 millions d'élèves sur 10 ans" qui justifie ces fermetures.
La ministre de la Santé a quant à elle était interpelée à deux reprise sur l'enjeu de la santé mentale des jeunes, très préoccupante depuis plusieurs années et a promis "la nomination d'un délégué interministériel" pour faire face au problème.
Les sujets du prix des carburant, de la situation au Liban ou encore de la consommation de protoxyde d'azote ont
eux aussi été soulevés lors de ces questions du mardi 14 avril.
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00:00:02Avec vous, mes chers collègues, je voudrais que nous saluions les visages de la liberté.
00:00:07Cécile Collaire, Jacques Paris, Olivier Grondeau, Louis Arnaud et Benjamin Brière.
00:00:30C'est parti.
00:01:00C'est parti.
00:01:46Voilà, tous les cinq ont été retenus en otage en Iran.
00:01:52Ils se sont rencontrés aujourd'hui et c'est beaucoup d'émotion pour la représentation nationale de vous accueillir ici
00:02:01et de vous voir libre.
00:02:02Et comme le dit Cécile, vive la vie.
00:02:17J'ai reçu de Mme Pascale Borde, députée de la 3e circonscription du Gard, une lettre m'informant qu'elle
00:02:24se démettait de son mandat de députée à compter du 13 avril 2026.
00:02:28Acte est donné de cette démission qui sera notifiée au Premier ministre.
00:02:33Et par une communication du 13 avril 2026, le ministre de l'Intérieur m'a informé que Mme Pascale Borde
00:02:38est remplacée jusqu'au renouvellement de l'Assemblée nationale
00:02:41par Mme Catherine Delongue-Mingue, élue en même temps qu'elle, à cet effet.
00:02:48Madame la députée, bienvenue à l'Assemblée nationale.
00:02:54L'ordre du jour appelle les questions au gouvernement.
00:02:57Et la première question va être posée par M. Philippe Bollot pour le groupe Démocrate.
00:03:03Merci beaucoup, Mme la Présidente, et merci à vous pour cet hommage à celles et ceux qui ont retrouvé la
00:03:07liberté.
00:03:07Ma question s'adresse à M. le ministre de l'Intérieur.
00:03:10Pour ce qui sera ma dernière question au gouvernement après neuf années sur ses bancs,
00:03:14je souhaite vous alerter, M. le ministre, sur un phénomène en pleine explosion
00:03:17qui ne peut plus être minimisé et qui n'a rien indodin, la consommation de protoxyde d'azote.
00:03:23Ce que certains présentent encore comme un simple divertissement est devenu un véritable fléau de santé publique.
00:03:29Aujourd'hui, plus d'un jeune de moins de 35 ans sur 10 en a déjà consommé.
00:03:33Et derrière l'image trompeuse du gaz hilarant, la réalité est tout autre.
00:03:36Atteinte neurologique grave, paralysie, perte de sensation, trouble de la vision, trouble de la coordination.
00:03:42Ces usages mettent aussi en danger la vie d'autrui.
00:03:44Sous l'emprise du proto, des conducteurs provoquent des accidents parfois dramatiques
00:03:48qui brisent des vies et endeuillent des familles.
00:03:51A ces conséquences sanitaires s'ajoute un coût croissant pour la collectivité.
00:03:55Les bonbons abandonnés s'accumulent dans l'espace public, dégradent le cadre de vie,
00:03:59provoquent des explosions dans les incinérateurs, perturbent les chaînes de traitement des déchets,
00:04:03mobilisent à grands frais les services municipaux, les syndicats de déchets et les forces de l'ordre.
00:04:08M. le ministre, face à une banalisation inquiétante, nous ne pouvons plus attendre.
00:04:12Des initiatives parlementaires émergent, des propositions de loi ont été déposées.
00:04:17Le gouvernement lui-même envisage de légiférer.
00:04:19Il est désormais impératif d'unir tous nos efforts pour adopter et adapter notre droit à la hauteur de ce
00:04:27défi.
00:04:27La réponse doit être globale, renforcer la prévention, encadrer strictement la vente,
00:04:32prévoir des sanctions dissuasives, donner davantage de moyens aux forces de l'ordre
00:04:36et créer de nouveaux délits pour l'inhalation, le transport sans motif légitime,
00:04:40la vente illégale et la conduite sous emprise.
00:04:42Il s'agit désormais d'endiguer un phénomène avant qu'il ne nous échappe pour protéger notre jeunesse.
00:04:48Je salue ici la campagne de prévention lancée par la ministre Marie-Pierre Védrenne
00:04:52qui entend montrer par des images chocs les dégâts causés par ce fléau.
00:04:55Monsieur le ministre, quelles autres mesures concrètes et rapides le gouvernement entend-il prendre
00:04:59pour stopper l'explosion de la consommation de protoxyde d'azote
00:05:02et répondre enfin à l'urgence sanitaire, sécuritaire et environnementale qu'elle représente ?
00:05:07Merci beaucoup, monsieur le député.
00:05:10La parole est à monsieur Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
00:05:13Merci beaucoup, madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le député.
00:05:18Vous avez raison de souligner le fléau que représente le protoxyde d'azote et sa consommation,
00:05:23notamment par les plus jeunes et vous le savez, c'est un problème que nous avons pris à bras le
00:05:28corps.
00:05:29D'abord, nous avons introduit un certain nombre de mesures dans le projet de loi Riposte
00:05:33qui viendra bientôt en discussion parlementaire et nous créons trois délits.
00:05:37Le délit, évidemment, de transport, le délit de consommation
00:05:41et c'est extrêmement important d'avoir créé ces trois délits.
00:05:45Donc transport sans motif légitime, consommation et conduite sous l'état de protoxyde.
00:05:49Vous l'avez souligné, il y a énormément d'accidents.
00:05:51Et puis une mesure de police administrative qui sera extrêmement importante,
00:05:54la possibilité de fermer administrativement les commerces
00:05:57qui se livrent à la commercialisation de ce type de produit
00:06:01dans des conditions qui sont totalement illégales.
00:06:03Vous savez que c'est un produit qui est réservé à un usage très particulier
00:06:05et donc il y aura la possibilité pour les préfets de fermer administrativement.
00:06:09Ce projet de loi, il viendra en discussion très vite,
00:06:11d'abord au Sénat puis à l'Assemblée nationale.
00:06:14Je ne veux pas laisser à penser pour autant que rien n'est fait sur ce sujet.
00:06:17Beaucoup de maires, de préfets prennent des arrêtés
00:06:20mais la sanction n'est que contraventionnelle
00:06:22et donc il fallait créer un délit.
00:06:24Et d'ailleurs pour la consommation, on aura la possibilité aussi
00:06:26d'avoir la notification, la verbalisation
00:06:29à travers de l'amende forfaitaire délictuelle.
00:06:31Donc il faut vraiment un choc d'autorité sur ce produit
00:06:33et il sera évidemment mis en place.
00:06:36Et puis vous avez raison, il faut une réponse globale,
00:06:39monsieur le député, je vous rejoins évidemment tout à fait sur ce point.
00:06:42Il faut aussi beaucoup d'actions de prévention.
00:06:45Et je vous remercie d'ailleurs d'avoir salué l'action
00:06:48qui est menée par la ministre déléguée auprès de moi,
00:06:51Marie-Pierre Védrenne, qui a développé des actions de promotion
00:06:54qui se déplacent sur le territoire national
00:06:56pour faire bien expliquer les risques aux plus jeunes
00:07:00de la consommation du protoxyde d'azote,
00:07:02notamment les risques en termes de santé publique.
00:07:03Et nous avons même mis en ligne, diffusé, y compris à la télévision,
00:07:07des vidéos sur les conséquences en termes de santé
00:07:10de la consommation du protoxyde d'azote,
00:07:12qui sont des vidéos chocs.
00:07:13Voilà, monsieur le député, comptez sur nous
00:07:16pour continuer cette action déterminée
00:07:18contre la consommation du protoxyde d'azote.
00:07:20Merci beaucoup, monsieur le ministre.
00:07:23La parole est à présent à monsieur Nicolas Maisonnet
00:07:25pour le Rassemblement national.
00:07:29Merci, merci madame la présidente.
00:07:32Au nom du groupe Rassemblement national,
00:07:34je voudrais à mon tour saluer celles et ceux
00:07:36qui ont retrouvé la liberté.
00:07:38Nouvellement élu maire de Vauvert,
00:07:40je tiens à exprimer l'honneur et la fierté
00:07:42que j'ai eu à représenter pendant six ans
00:07:45les habitants de la deuxième circonscription du Gard.
00:07:49J'adresse à chacun, et en particulier aux collègues de mon groupe
00:07:54avec lesquels j'ai partagé cet engagement,
00:07:57mes voeux de lucidité, de courage et de constance
00:08:01pour la réussite de la France.
00:08:04Ma question s'adresse à madame la ministre de l'Energie.
00:08:06La guerre en Iran a brutalement rappelé
00:08:08une réalité que la Macronie a toujours refusée de voir.
00:08:12En matière de pouvoir d'achat, de souveraineté ou de croissance,
00:08:15l'accès à une énergie bon marché
00:08:17doit être une priorité absolue.
00:08:20Aujourd'hui, les Français renoncent à se déplacer,
00:08:23les petites entreprises voient leurs marges s'effondrer,
00:08:26les infirmières, les aides-soignantes sont en difficulté,
00:08:28les agriculteurs et les pêcheurs travaillent à perte,
00:08:31partout la même angoisse, c'est de ne plus pouvoir suivre
00:08:35à cause des factures qui ont explosé.
00:08:37Et que fait l'Etat à part prélever près de la moitié du prix de l'essence ?
00:08:41Rien ou presque rien.
00:08:43A court terme, vous espériez une baisse de 5 à 10 centimes par litre d'essence.
00:08:47Pour l'instant, c'est à peine un centime.
00:08:50A long terme, votre gouvernement refuse toujours
00:08:52de relancer l'exploration de nouveaux gisements d'hydrocarbures
00:08:56comme nous vous l'avions proposé.
00:08:58Pour s'en sortir et soutenir l'activité,
00:09:01l'Etat doit planifier, revoir la gestion de ses stocks stratégiques
00:09:04et surtout faciliter l'accès à l'essence en la taxant moins.
00:09:08La proposition du Rassemblement national de réduire à 5,5%
00:09:13la TVA sur l'énergie est plus que jamais d'actualité.
00:09:18Même pour les agriculteurs et les pêcheurs
00:09:20déjà exonérés de taxes sur le carburant,
00:09:23les mesures prises restent largement insuffisantes.
00:09:26Des aides directes doivent être renforcées
00:09:28afin d'éviter la disparition de ces filières essentielles.
00:09:33Ma question est donc simple.
00:09:34Allez-vous enfin agir pour faire baisser durablement le prix de l'essence ?
00:09:38Merci, monsieur le député.
00:09:40La parole est à madame Maud Bréjon, ministre en charge de l'énergie.
00:09:44Merci, madame la députée.
00:09:45Mesdames et messieurs les députés,
00:09:46monsieur le député m'étonnait.
00:09:48D'abord, vous le savez, depuis le début,
00:09:50nous avons les yeux rivés sur ce qui se passe au Moyen-Orient
00:09:52et votre question aurait probablement dû commencer par cela.
00:09:56On est dans une situation extrêmement volatile
00:09:58avec des prix qui fluctuent en fonction des prises de parole
00:10:01des grandes puissances et en premier lieu de Donald Trump.
00:10:04On s'est adapté depuis les premiers jours.
00:10:06Dès les premiers jours du conflit,
00:10:08nous avons décidé à la demande du Premier ministre
00:10:10d'être aux côtés des agriculteurs,
00:10:12d'être aux côtés des pêcheurs,
00:10:13parce que vous l'avez souligné et vous avez raison,
00:10:15il traverse une situation extrêmement difficile,
00:10:17d'être aux côtés des transporteurs
00:10:19et d'apporter une aide d'urgence
00:10:21qui rende soutenable l'activité économique
00:10:23parce que derrière, c'est des emplois,
00:10:25parce que derrière, c'est des salaires
00:10:26et évidemment des enjeux sociaux extrêmement importants.
00:10:30Nous adapterons ces dispositifs
00:10:32autant que nécessaire dans les jours et dans les semaines à venir
00:10:34en fonction d'une situation qui nous dépasse,
00:10:38en tout cas qui dépasse le cadre purement franco-français.
00:10:41Nous avons dit depuis le départ
00:10:42que ces aides pouvaient être amplifiées,
00:10:45pouvaient être reconduites autant que de besoin,
00:10:47encore une fois, en fonction de l'évolution du conflit.
00:10:50Je note quand même que vous évoquez parmi les pistes
00:10:53pour faire baisser durablement le carburant,
00:10:55alors la baisse de la TVA à 5,5%,
00:10:58j'ai déjà eu l'occasion d'y répondre,
00:11:0012 milliards d'euros qui aujourd'hui
00:11:02ne sont pas financés dans vos propositions.
00:11:04Et ensuite, je note l'exploration, pardonnez-moi,
00:11:07de nouveaux gisements d'hydrocarbures.
00:11:09Et là, on a un désaccord effectivement fondamental
00:11:12sur l'approche qu'on a de l'énergie,
00:11:14parce que nous, on considère qu'elle doit être décarbonée,
00:11:16qu'il faut électrifier,
00:11:17et que pour ça, on a besoin des renouvelables et du nucléaire.
00:11:20Certainement pas d'aller chercher de nouveaux gisements
00:11:22de pétrole ou de gaz de schiste,
00:11:24comme j'ai pu l'entendre dans vos rangs.
00:11:27Donc voilà, j'en conclurai là-dessus.
00:11:29Néanmoins, de façon très républicaine,
00:11:31je voudrais aussi vous souhaiter bon vent
00:11:33pour la suite de vos fonctions.
00:11:36Merci beaucoup, madame la ministre.
00:11:39La parole est à présent à madame Nicole Dubré-Chirat
00:11:43pour le groupe Ensemble pour la République.
00:11:45Merci, madame la présidente.
00:11:47Vive la vie à nos ex-otages.
00:11:49Ma question s'adresse au ministre du Travail et des Solidarités.
00:11:53Monsieur le ministre, vendredi dernier,
00:11:54l'Assemblée nationale examinait une proposition de loi
00:11:57attendue par des dizaines de milliers de commerçants
00:12:00dans notre pays,
00:12:01dont l'objet était de permettre aux salariés
00:12:03de certains établissements et services
00:12:04de travailler le 1er mai sur la base du volontariat.
00:12:08Si cette date est symbolique
00:12:09avec un caractère férié et chômé
00:12:12qui ne saurait être mis en cause,
00:12:14elle est aussi une opportunité financière
00:12:16dans de nombreux secteurs.
00:12:17Pour la seule journée du 1er mai,
00:12:19la vente du muguet représente un chiffre d'affaires
00:12:21de 19,5 millions d'euros pour les fleuristes.
00:12:24Alors que certains groupes d'opposition
00:12:26ont fait, une fois de plus,
00:12:28le choix de l'obstruction sur un texte essentiel
00:12:31pour contribuer au dynamisme économique de notre pays,
00:12:34le vote d'une motion de rejet préalable
00:12:36aurait dû permettre la tenue cet après-midi
00:12:38d'une commission mixte paritaire.
00:12:40Le gouvernement, sous la pression syndicale,
00:12:43a fait le choix de ne pas la convoquer.
00:12:45Je déplore cette décision,
00:12:47car si le dialogue social,
00:12:48qui était possible depuis un an,
00:12:50doit être pris en compte,
00:12:52il me semble que le respect des votes
00:12:53de notre Assemblée
00:12:54l'est tout autant dans une démocratie parlementaire.
00:12:57Le groupe EPR, par la voix de son président,
00:13:00Gabriel Attal, a toujours mis le travail
00:13:02au coeur de son action parlementaire.
00:13:04La liberté de pouvoir travailler est fondamentale,
00:13:07et c'est précisément tout l'enjeu de ce texte
00:13:10qui n'entrera pas en vigueur le 1er mai.
00:13:12Il semble toutefois capital
00:13:13de ne pas laisser l'insécurité juridique
00:13:15en matière d'emploi des salariés
00:13:17persister à cette date.
00:13:19Monsieur le ministre,
00:13:20qu'allons-nous répondre à ceux
00:13:21qui se lèvent tous les matins
00:13:22et ne comptent pas leurs heures,
00:13:23animés bien sûr par la seule ambition
00:13:25de vouloir travailler le 1er mai prochain,
00:13:28qu'allons-nous répondre aux artisans
00:13:29verbalisés à hauteur de 750 euros
00:13:32par salarié employé.
00:13:34C'est la raison pour laquelle
00:13:35je vous demande de préciser
00:13:36les mesures que le gouvernement
00:13:37a l'intention de prendre sur ce sujet
00:13:40et si des instructions seront données
00:13:42afin de ne pas pénaliser injustement
00:13:45nos artisans.
00:13:46Je vous remercie.
00:13:47Merci beaucoup, madame la députée.
00:13:49La parole est à monsieur Jean-Pierre Farandou,
00:13:52ministre du Travail et des Solidarités.
00:13:54Madame la Présidente,
00:13:56mesdames et messieurs les députés,
00:13:57madame la députée Dubré-Chirard,
00:13:58les inquiétudes exprimées par les organisations
00:14:01syndicales à l'approche de cette échéance
00:14:03sont légitimes, tout comme, vous l'avez souligné,
00:14:05les demandes visant à sécuriser la situation
00:14:08des salariés, des artisans,
00:14:10notamment fleuristes et boulangers.
00:14:12Vous connaissez la position du gouvernement,
00:14:14j'ai pu la rappeler d'ailleurs ce matin
00:14:15à l'occasion d'une réunion de groupe
00:14:17à laquelle vous m'avez invité,
00:14:18j'ai pu participer.
00:14:19J'ai parfaitement conscience
00:14:21de la signification particulière du 1er mai,
00:14:24de son statut spécial dans le Code du travail,
00:14:27mais aussi de la nécessité de sécuriser juridiquement
00:14:30l'activité de nos fleuristes et de nos boulangers.
00:14:33Personne ici n'a voulu remettre en cause
00:14:36le caractère chômé, férié, rémunéré
00:14:39pour l'immense majorité des salariés du 1er mai,
00:14:42ni encore moins volé le 1er mai aux Français.
00:14:45Notre objectif est clair et constant,
00:14:47apporter une réponse durable à cette problématique.
00:14:51C'est la raison pour laquelle la méthode
00:14:52que nous employons en mettre en oeuvre
00:14:54avec le Premier ministre depuis vendredi,
00:14:56l'est tout autant,
00:14:57privilégier un dialogue social de construction
00:15:00pour trouver les solutions,
00:15:02ce dialogue social ancré au plus près
00:15:04des réalités du terrain.
00:15:05J'ai réuni hier les organisations syndicales,
00:15:08je rencontrerai tout à l'heure
00:15:09les organisations patronales, professionnelles,
00:15:12et demain, les fédérations professionnelles,
00:15:14notamment les fleuristes et les boulangers artisanaux.
00:15:17Les services du ministère seront informés
00:15:20des évolutions à venir,
00:15:22ainsi que des orientations
00:15:23qui seront retenues dans les accords de branches,
00:15:26qui seront travaillées dans les branches concernées,
00:15:28et à partir du moment où ces accords de branches
00:15:30seront finalisés,
00:15:31nous les inscrirons dans une loi,
00:15:32et tout ça sera fait en 2026,
00:15:34qui réglera la question pour le 1er mai 27.
00:15:37Nous ferons en 26 ce qui est nécessaire pour 27.
00:15:39Il est certain que la question du 1er mai 26 se pose,
00:15:42et vous l'avez rappelé,
00:15:43le gouvernement mettra en oeuvre
00:15:45l'ensemble des leviers à sa disposition
00:15:47pour garantir la sécurité et la sérénité
00:15:49du travail des commerces de proximité.
00:15:51Nous en appellerons à l'intelligence collective
00:15:53de toutes les parties prenantes.
00:15:55Je vous remercie.
00:15:57Merci beaucoup, monsieur le ministre.
00:15:59La parole est à monsieur Adrien Clouet
00:16:01pour la France Insoumise.
00:16:04Applaudissements
00:16:08Le 1er mai 2026 sera férié, chômé et payé.
00:16:14Applaudissements
00:16:16Grâce à la mobilisation populaire,
00:16:19nous avons déjoué la manœuvre conjointe
00:16:21de la Macronie et du RN,
00:16:23qui voulaient revenir sur 80 ans de conquête sociale.
00:16:27Applaudissements
00:16:29La lutte paye, la lutte paye.
00:16:32Le groupe EPR Schwing, le ministre Ramm,
00:16:34et nous on respire.
00:16:35La lutte paye.
00:16:37C'est la victoire de ces millions de travailleuses
00:16:40et travailleurs que vous vouliez envoyer au boulot
00:16:42dans deux semaines,
00:16:43contraints par leurs employeurs.
00:16:46C'est la victoire des artisans
00:16:48que vous vouliez liquider
00:16:50en les mettant en concurrence
00:16:51avec les grandes enseignes le 1er mai.
00:16:53Applaudissements
00:16:54C'est la victoire des démocrates,
00:16:57horrifiés par vos manœuvres,
00:16:58sournoises pour contourner l'Assemblée nationale.
00:17:02Désormais, nous vous demandons
00:17:03une circulaire au parquet
00:17:05pour que soit donnée suite
00:17:06à tous les procès verbaux
00:17:08de l'inspection du travail.
00:17:11Applaudissements
00:17:12Arrêtez de buller l'inspection du travail,
00:17:14respectez les fonctionnaires, vous là-bas.
00:17:16Car vos contrôles ont toujours la même cible,
00:17:18les travailleuses et les travailleurs.
00:17:20Alors que dans notre pays,
00:17:21le travail est dur,
00:17:23qu'il blesse, qu'il sue,
00:17:24que 45% des salariés
00:17:26ont des problèmes psychologiques
00:17:28liés à leur travail,
00:17:29eh bien, vous voulez les forcer
00:17:31à bosser une journée de plus.
00:17:33Ce qui rend malade,
00:17:34c'est votre politique,
00:17:36c'est la fin des CHSCT,
00:17:37c'est la liquidation de la médecine du travail,
00:17:40c'est l'abandon des malades de Covid long.
00:17:42Et voilà que vous annoncez,
00:17:43monsieur le ministre du Travail,
00:17:44750 000 contrôles sur les salariés malades
00:17:47pour les envoyer de force au boulot.
00:17:49Voilà pourquoi nous ne parlons jamais
00:17:50d'acquis sociaux,
00:17:52mais bien de conquis sociaux.
00:17:53Car la bourgeoisie là-bas
00:17:54ne désarme jamais.
00:17:58Ça tombe mal, nous non plus,
00:18:00nous ne désarmons jamais.
00:18:02Rendez-vous dans la rue,
00:18:03le 1er mai,
00:18:04pour nous battre contre vous.
00:18:07Merci, monsieur le député.
00:18:08La parole est à monsieur Jean-Pierre Farandou,
00:18:11ministre du Travail et de Solidarité.
00:18:14Allez, un peu de silence, s'il vous plaît.
00:18:18Madame la Présidente,
00:18:19mesdames et messieurs les députés,
00:18:21monsieur le député Clouet.
00:18:23Alors, je vous rassure,
00:18:24ce ne sont pas vos actions
00:18:25qui m'ont conduit à ajuster
00:18:26la position du gouvernement.
00:18:28Ce qui me motive, moi,
00:18:29c'est le respect de la démocratie sociale.
00:18:31Oui, ça, ça m'intéresse.
00:18:32Ce que je souhaite faire, moi,
00:18:33c'est approfondir le dialogue social
00:18:35avec les partenaires sociaux.
00:18:36C'est le sens de la réunion
00:18:37que j'ai tenue hier,
00:18:38et vous savez, elle a été féconde.
00:18:39Nous avons avancé.
00:18:40J'ai toujours été,
00:18:41je serai toujours d'ailleurs,
00:18:42un fervent défenseur de dialogue social,
00:18:44notamment pour les sujets liés au travail.
00:18:46Avec le Premier ministre,
00:18:48ce n'est pas un changement d'ambition.
00:18:49Nous avons l'ambition
00:18:50d'apporter la sécurisation juridique
00:18:51à ces artisans
00:18:52qui veulent travailler le 1er mai
00:18:54comme ils l'ont toujours fait,
00:18:55notamment les boulangers et les fleuristes.
00:18:57Je tiens à vous rappeler
00:18:58que le gouvernement
00:18:59n'a jamais souhaité
00:19:00s'attaquer au 1er mai
00:19:01contre ce que certains ont pu dire.
00:19:03J'ai parfaitement conscience
00:19:04de la signification sociale
00:19:06de ce jour particulier
00:19:07et de son statut,
00:19:08à part dans le Code du Travail
00:19:10et dans l'histoire de notre pays.
00:19:11Je souhaite donc redire avec force
00:19:13l'attachement du gouvernement
00:19:14à ce jour particulier,
00:19:16vous l'avez dit,
00:19:17férié, chômé et rémunéré.
00:19:20Je tiens aussi à rappeler
00:19:21qu'il existe bien aujourd'hui
00:19:22des dérogations dans la loi
00:19:24qui permettent à certains employeurs
00:19:25de faire appel à leurs salariés
00:19:27le 1er mai.
00:19:28C'est quelque chose qui est connu.
00:19:29Ça permet d'ailleurs d'assurer
00:19:31l'activité des établissements
00:19:33quand elle ne peut pas être interrompue.
00:19:34C'est en gros
00:19:35les termes de la loi.
00:19:36Sur la base de ces constats,
00:19:38j'ai donc réuni les syndicats
00:19:39hier après-midi.
00:19:40Je réunirai
00:19:41les organisations patronales
00:19:42ce soir à 17h30
00:19:43et demain,
00:19:44les fédérations professionnelles,
00:19:45particulièrement
00:19:46celles des fleuristes
00:19:48et des boulangers artisanaux.
00:19:50Avec le Premier ministre,
00:19:52nous avons fait le choix
00:19:52de respecter le message exprimé
00:19:54par les partenaires sociaux
00:19:55car, je le redis,
00:19:56le dialogue social
00:19:57est un principe essentiel
00:19:58de notre action
00:19:59pour apporter des solutions
00:20:00solides aux difficultés
00:20:02rencontrées par les Français.
00:20:04Il nous faudra trouver
00:20:05une intervention législative
00:20:06pour boucler définitivement
00:20:08ce sujet du 1er mai.
00:20:09Monsieur le député Clouet,
00:20:10je le vois bien,
00:20:11comme moi,
00:20:12vous êtes attaché
00:20:12au dialogue social.
00:20:13J'espère que vous le montrerez
00:20:14en votant l'accord conclu
00:20:16dans la loi
00:20:17que nous présenterons bientôt
00:20:18pour réformer
00:20:19l'assurance chômage.
00:20:20Je vous remercie.
00:20:20Merci beaucoup,
00:20:22Monsieur le ministre.
00:20:24Trois secondes,
00:20:25Monsieur Clouet.
00:20:26Ça marche.
00:20:27Merci, Madame la Présidente.
00:20:28Monsieur le ministre,
00:20:29pour nous,
00:20:29la France est une histoire sociale
00:20:30pas un tiroir caisse.
00:20:32Merci, Monsieur le député.
00:20:35La parole est à présent
00:20:37à Monsieur Jean-Paul Lecoq
00:20:38pour le groupe
00:20:39Gauche, Démocrate et Républicaine.
00:20:40Merci, Madame la Présidente.
00:20:42Ma question s'adresse
00:20:43au Premier ministre.
00:20:44La semaine dernière,
00:20:46alors que s'amorçait
00:20:47le cessez-le-feu
00:20:47entre l'Iran
00:20:48et les Etats-Unis,
00:20:49l'armée israélienne
00:20:51a bombardé
00:20:51à 100 reprises
00:20:53le Liban
00:20:53en moins de 10 minutes.
00:20:55Beyrouth,
00:20:56sa banlieue,
00:20:57le Liban sud
00:20:58et la Béka,
00:21:00des quartiers
00:21:00densément peuplés,
00:21:02des zones civiles,
00:21:03ciblées,
00:21:04sans avertissement,
00:21:05aucun,
00:21:06avec un bilan
00:21:06qui ne cesse
00:21:07de s'alourdir.
00:21:08Plus de 300 morts
00:21:10et 2000 blessés.
00:21:11Ce schéma rappelle
00:21:12celui qu'a suivi
00:21:13l'armée israélienne
00:21:14en Iran.
00:21:15L'Etat d'Israël,
00:21:17son gouvernement,
00:21:18ne fait pas la guerre
00:21:19à un régime en Iran
00:21:20ou à une faction politique
00:21:22armée au Liban.
00:21:23Il fait la guerre
00:21:25à tout un peuple
00:21:25et même à plusieurs peuples.
00:21:29Israël a décidé
00:21:30de mener une guerre
00:21:32d'anéantissement,
00:21:33d'abord sur la Palestine,
00:21:35puis sur le Liban
00:21:36et enfin sur l'Iran.
00:21:38Une guerre en totale
00:21:40violation du droit international.
00:21:42une violence inouïe,
00:21:46disproportionnée,
00:21:47indiscriminée.
00:21:48Pourtant,
00:21:50Israël bénéficie
00:21:51toujours du soutien
00:21:53de ses alliés.
00:21:54Un soutien sans faille,
00:21:56inconditionnel,
00:21:58donnant non pas
00:21:59le droit de se défendre,
00:22:00mais de bafouer
00:22:02toutes les règles
00:22:03du droit international,
00:22:05tout standard d'humanité.
00:22:07Qu'a fait la France
00:22:08pour arrêter ces massacres ?
00:22:10Des petites condamnations
00:22:12sans aucune sanction.
00:22:14Et ne nous dites pas
00:22:16encore une fois
00:22:18que vous avez participé
00:22:20à des négociations.
00:22:21Monsieur le Premier ministre,
00:22:23oseriez-vous répondre cela
00:22:24aux familles
00:22:26des victimes libanaises
00:22:27des bombardements ?
00:22:29Plusieurs fois,
00:22:30nous avons demandé
00:22:32la suspension de l'accord
00:22:33entre l'Union européenne
00:22:34et Israël.
00:22:35Il y a,
00:22:36dans cet accord,
00:22:37une clause
00:22:39spécifique
00:22:40au respect
00:22:41des droits humains.
00:22:42À quoi sert-elle
00:22:44si vous ne l'activez pas ?
00:22:46Soit sévi ne valore rien
00:22:48et donc vous êtes d'accord.
00:22:50Merci beaucoup,
00:22:50Monsieur le député.
00:22:50Soit vous dites enfin stop
00:22:52et vous vous unissez
00:22:53à l'Espagne
00:22:54pour faire suspendre
00:22:55cette affaire.
00:22:55Merci beaucoup,
00:22:56Monsieur le député.
00:22:57La parole est à
00:22:57Monsieur Jean-Noël Barraud,
00:22:59ministre de l'Europe
00:23:00et des Affaires étrangères.
00:23:06Merci Madame la Présidente,
00:23:08Mesdames et Messieurs
00:23:09les députés,
00:23:10Monsieur le député
00:23:11Jean-Paul Lecoq.
00:23:12La France reconnaît
00:23:13en Israël
00:23:14un peuple ami,
00:23:15un pays à la sécurité
00:23:17duquel
00:23:18nous sommes attachés
00:23:19depuis longtemps,
00:23:20un peuple qui a été frappé
00:23:22dans sa chair
00:23:22par l'attentat terroriste
00:23:23du 7 octobre.
00:23:24Mais,
00:23:25la France condamne
00:23:26avec fermeté
00:23:27le gouvernement israélien
00:23:29et la politique
00:23:30qu'il mène
00:23:31chaque fois qu'elle contrevient
00:23:33aux droits internationaux
00:23:34et qu'ainsi,
00:23:35elle hypothèque
00:23:36la sécurité
00:23:37du peuple israélien.
00:23:39Et ça a été le cas,
00:23:41vous l'avez rappelé,
00:23:42le 8 avril dernier
00:23:43lorsque le Liban
00:23:44a été ensanglanté
00:23:46par des frappes massives
00:23:48qui, à Beyrouth
00:23:49et dans d'autres villes
00:23:50du pays,
00:23:51en moins de 10 minutes,
00:23:52ont fait plus
00:23:52de 300 morts
00:23:54qui s'ajoutent
00:23:55aux 1 500 morts
00:23:56depuis le début
00:23:57de la guerre
00:23:58d'Israël
00:23:59et des Etats-Unis
00:24:00contre l'Iran,
00:24:01auxquelles s'ajoutent
00:24:02des destructions
00:24:03d'infrastructures,
00:24:03des destructions
00:24:04de villages
00:24:05et le risque
00:24:06d'une occupation
00:24:08prolongée
00:24:09du pays.
00:24:10C'est le cas
00:24:11à Gaza
00:24:11où l'aide humanitaire
00:24:13entre très insuffisamment
00:24:15et ne parvient pas
00:24:16à la population
00:24:17gazaouie et palestinienne
00:24:18qui en a tant besoin.
00:24:20Et c'est le cas
00:24:21en Cisjordanie
00:24:23où le gouvernement
00:24:24israélien
00:24:25maintient
00:24:26un blocus financier
00:24:27qui est inacceptable
00:24:28alors que s'accélère
00:24:30la colonisation
00:24:31illégale
00:24:32et qu'explose
00:24:33les violences
00:24:33des colons
00:24:34extrémistes
00:24:35en toute impunité.
00:24:37Face à cela,
00:24:38à plusieurs réprises,
00:24:39nous avons pris
00:24:40des sanctions
00:24:41au niveau national
00:24:42comme au niveau européen.
00:24:43Un troisième paquet
00:24:44de sanctions
00:24:45contre les colons
00:24:47extrémistes
00:24:47et violents
00:24:48est sur la table.
00:24:49Il a été bloqué
00:24:50jusqu'à dimanche dernier
00:24:51par une voix,
00:24:52un vote,
00:24:54celui de la Hongrie.
00:24:55Bien sûr,
00:24:55la Commission européenne
00:24:56dispose d'autres outils
00:24:58comme elle l'a fait
00:24:59l'été dernier
00:25:00en proposant
00:25:01le réexamen
00:25:02de l'accord d'association
00:25:03et nous l'avions soutenu
00:25:04à l'époque.
00:25:05Si la situation
00:25:07n'évolue pas,
00:25:08elle garde
00:25:08cette carte en main.
00:25:09En tout état de cause,
00:25:10c'est le gouvernement israélien
00:25:11qui doit changer
00:25:12sa politique,
00:25:13respecter le droit international
00:25:14et abandonner
00:25:15ces guerres sans fin.
00:25:17Merci beaucoup,
00:25:18Monsieur le ministre.
00:25:19La parole est à présent
00:25:21à Madame Alexandra Masson
00:25:22pour le Rassemblement national.
00:25:25Merci,
00:25:26Madame la Présidente.
00:25:26Ma question s'adresse
00:25:28à Monsieur le ministre
00:25:29de l'Intérieur,
00:25:30Monsieur Laurent Nunez.
00:25:32C'est avec beaucoup d'émotion
00:25:33que moi aussi
00:25:34je vais poser
00:25:34ma dernière question
00:25:35au gouvernement
00:25:36aujourd'hui
00:25:37car dans quelques jours
00:25:38je vais quitter
00:25:39mon mandat de député
00:25:40pour me consacrer
00:25:41pleinement
00:25:42à la ville de Menton
00:25:43et à l'agglomération
00:25:44de la Riviera française.
00:25:47Mais je ne pouvais pas partir,
00:25:49Monsieur le ministre,
00:25:50sans évidemment
00:25:51vous interpeller
00:25:52une ultime fois
00:25:53sur le combat
00:25:54que je mène ici
00:25:55dans cet hémicycle
00:25:56depuis 2022
00:25:57celui de la sécurité.
00:25:59Menton est une ville frontière
00:26:00en première ligne.
00:26:02Là-bas,
00:26:02les décisions prises
00:26:03ici à Paris
00:26:04ont des conséquences immédiates.
00:26:06Sur la frontière italienne,
00:26:07j'ai demandé
00:26:08des moyens renfrancés
00:26:09pour la PAF
00:26:10face à des flux migratoires
00:26:12persistants
00:26:12et des réseaux de passeurs
00:26:14toujours plus organisés.
00:26:16Les réponses
00:26:16ont été tardives
00:26:17et insuffisantes.
00:26:19Mais c'est aussi
00:26:19la sécurité du quotidien
00:26:21qui se dégrade.
00:26:22Les effectifs
00:26:23de la police nationale
00:26:24à Menton
00:26:24sont en sous-effectif
00:26:26chronique.
00:26:26Nos forces de l'ordre
00:26:27sont engagées
00:26:28mais épuisées,
00:26:30confrontées
00:26:30à toujours plus de missions
00:26:31avec toujours moins
00:26:33de moyens.
00:26:34A cela s'ajoute
00:26:35un commissariat
00:26:35de Menton
00:26:36vétuste
00:26:36qui ne permet
00:26:37ni un accueil correct
00:26:38du public
00:26:39ni des conditions
00:26:40de travail
00:26:40acceptables
00:26:41pour les fonctionnaires
00:26:42de police.
00:26:43J'ai demandé
00:26:44des renforts,
00:26:45un engagement clair
00:26:46de votre gouvernement
00:26:47pour ce commissariat
00:26:48et vous m'avez répondu
00:26:50par courrier
00:26:51que les effectifs
00:26:52étaient évidemment
00:26:53insuffisants
00:26:54mais qu'ils ne seront
00:26:55pas augmentés.
00:26:57Je vous le dis franchement
00:26:58droit dans les yeux,
00:26:59c'est un mépris total
00:27:00pour cette population
00:27:01qui n'en peut plus
00:27:02de ne plus avoir
00:27:02les moyens
00:27:03qu'elle mérite.
00:27:07Alors ma question
00:27:08est simple,
00:27:09quand allez-vous
00:27:09enfin donner à Menton
00:27:11et à son agglomération
00:27:12les moyens humains
00:27:13et matériels
00:27:13nécessaires pour sa frontière
00:27:15comme pour sa sécurité
00:27:16ou faudra-t-il attendre
00:27:172027
00:27:18et l'élection
00:27:19de Marine Le Pen
00:27:20pour que l'autorité
00:27:21de l'Etat
00:27:21soit réellement rétablie?
00:27:24Merci beaucoup
00:27:25Madame la députée.
00:27:27La parole est à
00:27:27Monsieur Laurent Nunez,
00:27:29ministre de l'Intérieur.
00:27:34Madame la Présidente,
00:27:35Mesdames et Messieurs
00:27:36les députés,
00:27:37Madame la députée,
00:27:37donc maire de Menton,
00:27:40quelques remarques
00:27:41à votre question
00:27:42qui se veut très générale.
00:27:44D'abord sur le contrôle
00:27:45de la frontière franco-italienne,
00:27:46vous savez que nous déployons
00:27:47des moyens très importants
00:27:49et nous réalisons
00:27:49beaucoup d'interpellations
00:27:51d'étrangers en situation
00:27:51régulière
00:27:52et nous avons des accords
00:27:53avec l'Italie
00:27:53qui nous permettent
00:27:54de les réadmettre
00:27:55et le taux de réadmission
00:27:56des individus interpellés
00:27:58en situation régulière
00:27:58est très important
00:27:59et comme vous le savez
00:28:00d'ailleurs je me suis rendu
00:28:01dans les Alpes-Maritimes
00:28:02pour visiter les effectifs
00:28:04en charge de ces sujets.
00:28:05Concernant les effectifs
00:28:07de Menton
00:28:08comme les effectifs
00:28:09partout sur le territoire national,
00:28:11depuis 2017,
00:28:12on a augmenté
00:28:12les forces de sécurité intérieure
00:28:13de 12 000 effectifs.
00:28:1512 000 effectifs.
00:28:16D'ailleurs il y avait aussi
00:28:17une augmentation
00:28:17au dernier budget,
00:28:18celui-là même
00:28:19que vous n'avez pas voté.
00:28:21Celui-là même
00:28:21que vous n'avez pas voté.
00:28:23Donc les effectifs
00:28:23ont augmenté
00:28:24et c'est de ma responsabilité
00:28:26de veiller à une répartition
00:28:27qui corresponde
00:28:28à ce que représente
00:28:29la délinquance
00:28:30et j'y veille
00:28:30évidemment personnellement
00:28:31et je vous ai répondu
00:28:33pour vous dire qu'à Menton
00:28:34si vous lisez bien mon courrier
00:28:35moi je fais toujours
00:28:36des comparaisons
00:28:37je remonte jusqu'à 2016-2017
00:28:38les effectifs sont à un niveau
00:28:40que je considère
00:28:41comme étant satisfaisant
00:28:42mais je vais évidemment
00:28:43regarder cette situation
00:28:44avec vous
00:28:44comme nouvelle maire de Menton.
00:28:46Et puis je vous donnais aussi
00:28:47quelques chiffres
00:28:48de l'activité
00:28:49de ce que sont
00:28:50l'activité de la lutte
00:28:51contre la délinquance
00:28:52des fonctionnaires de police
00:28:53dont je veux saluer l'action
00:28:55et vous avez vu
00:28:56qu'il y a certains items
00:28:57de la délinquance
00:28:57qui sont plutôt positifs
00:28:59et donc je m'en félicite
00:29:00et évidemment comme ministre
00:29:01de l'Intérieur
00:29:02madame la maire
00:29:03je me tiens à votre disposition
00:29:04pour échanger sur tous ces sujets
00:29:05mais comme je le dis d'habitude
00:29:07aux députés de votre groupe
00:29:09qui prennent un malice
00:29:12à ne jamais me donner
00:29:14les thèmes des questions
00:29:15voilà c'est quand même
00:29:16plus sympathique
00:29:17quand on a le thème
00:29:17et qu'on peut au moins échanger
00:29:19en tout cas
00:29:21soyez assurés
00:29:23madame la députée
00:29:24soyez assurés
00:29:25que tout est mis en oeuvre
00:29:26pour garantir la sécurité
00:29:27à Menton
00:29:28comme partout
00:29:29sur le territoire national
00:29:31merci monsieur le ministre
00:29:32deux secondes
00:29:35les 500 personnes
00:29:36que vous avez mis
00:29:37pour les titres de séjour
00:29:38aujourd'hui
00:29:38moi je les veux
00:29:39pour les français
00:29:39pour la sécurité des français
00:29:40merci madame la députée
00:29:46et donc avant de lui donner
00:29:47la parole
00:29:48je suis heureuse
00:29:49de souhaiter
00:29:49en votre nom à tous
00:29:50la bienvenue
00:29:51à madame Dorine Bregman
00:29:53qui est devenue députée
00:29:54de la 7ème circonscription
00:29:55de Paris
00:29:56le 10 avril dernier
00:29:58bienvenue madame la députée
00:29:59vous avez la parole
00:30:04je vous remercie madame la présidente
00:30:07ma question s'adresse
00:30:08à monsieur le ministre
00:30:09de l'éducation nationale
00:30:10mes chers collègues
00:30:11j'ai l'honneur de poser
00:30:13ma première question
00:30:13au gouvernement
00:30:14et j'en remercie mon groupe
00:30:16ma collègue
00:30:17Chantal Jourdan
00:30:17vous interrogeait
00:30:18ici même
00:30:19il y a 15 jours
00:30:20notre président de groupe
00:30:21vous a envoyé un courrier
00:30:22resté sans réponse
00:30:24à ce stade
00:30:25tous les élus socialistes
00:30:26se mobilisent
00:30:27auprès des communautés
00:30:28éducatives
00:30:29dans les territoires
00:30:30mais face à votre obstination
00:30:32à supprimer
00:30:334000 postes d'enseignants
00:30:34à la prochaine rentrée
00:30:36nous ne lâchons rien
00:30:37et continuons à dénoncer
00:30:38votre casse
00:30:39de l'école publique
00:30:41concrètement
00:30:42ces suppressions de postes
00:30:43sont autant
00:30:44de fermetures d'écoles
00:30:45de baisse de dotation
00:30:46horaire globale
00:30:47de fin de certains enseignements
00:30:49de manque d'accompagnement
00:30:50pour les élèves
00:30:51les plus en difficulté
00:30:52autant d'attaques
00:30:53envers l'école publique
00:30:54partout sur le territoire
00:30:56en ruralité
00:30:57dans les quartiers prioritaires
00:30:59les pays des océans
00:31:00comme en milieu urbain
00:31:02et donc envers
00:31:03notre société
00:31:04tout entière
00:31:04je vous prends l'exemple
00:31:06d'une école de mars
00:31:07circonscription
00:31:07dans le 11e arrondissement
00:31:09de Paris
00:31:10l'Etat annonce
00:31:11un effectif
00:31:12de 155 élèves
00:31:13qui ne correspond pas
00:31:14à la réalité
00:31:14et ne prend pas en compte
00:31:16les dernières inscriptions
00:31:17au final
00:31:18ce seront 21 élèves de plus
00:31:19qui feront leur rentrée
00:31:21et ce n'est pas faute
00:31:22de vous en avoir alerté
00:31:23monsieur le ministre
00:31:24par la directrice
00:31:25les parents d'élèves
00:31:26la ville de Paris
00:31:2721 élèves
00:31:28c'est une classe entière
00:31:29une classe que vous choisissez
00:31:30d'ignorer
00:31:31au mépris de la qualité
00:31:32de l'enseignement
00:31:33et du bien-être des élèves
00:31:34comment justifiez-vous
00:31:36une telle sous-évaluation
00:31:38comment pouvez-vous
00:31:39fermer une classe
00:31:39dans cette école
00:31:40parmi tant d'autres
00:31:41alors que vos services
00:31:41sont parfaitement informés
00:31:43cette décision
00:31:44n'est pas seulement
00:31:45injuste
00:31:45elle est incohérente
00:31:47dangereuse
00:31:47pour l'avenir des élèves
00:31:49et inacceptable
00:31:49pour les familles
00:31:50nos enfants méritent mieux
00:31:52que des calculs erronés
00:31:53et des portes
00:31:54qui se ferment
00:31:54plutôt que de redonner
00:31:56du souffle
00:31:56à l'école publique
00:31:57vous choisissez
00:31:58de l'affaiblir
00:31:59plutôt que d'investir
00:32:00dans notre jeunesse
00:32:01vous choisissez
00:32:02de la sacrifier
00:32:03ainsi vous rompez
00:32:04avec la promesse républicaine
00:32:06d'accueillir
00:32:07et d'émanciper
00:32:07toutes et tous
00:32:09merci beaucoup
00:32:10madame la députée
00:32:11la parole est à monsieur
00:32:12Edouard Jeffrey
00:32:13ministre de l'éducation nationale
00:32:16merci madame la présidente
00:32:17madame la députée
00:32:18Bregman
00:32:19bienvenue
00:32:20tout d'abord
00:32:20je me permets de vous présenter
00:32:21tous mes voeux
00:32:21pour votre nouveau mandat
00:32:23alors vous avez pointé
00:32:25la situation
00:32:25effectivement
00:32:26démographique
00:32:27de manière générale
00:32:27et à Paris en particulier
00:32:30de manière générale
00:32:31je le dis ici
00:32:32pour vous
00:32:33pour la première fois
00:32:33mais je répète
00:32:34depuis déjà plusieurs semaines
00:32:35nous sommes dans une situation
00:32:37démographique alarmante
00:32:39j'ai fait publier
00:32:40pour la première fois
00:32:41enfin j'ai fait établir
00:32:41et publier pour la première fois
00:32:42des données à 10 ans
00:32:43qui montrent
00:32:44que nous allons perdre
00:32:451,7 million d'élèves
00:32:48sur 11,8 aujourd'hui
00:32:50au cours des 10 prochaines années
00:32:52il se trouve que
00:32:53si on regarde la situation
00:32:54de Paris
00:32:55vous avez déjà perdu
00:32:5620% de vos élèves
00:32:57en l'espace de 8 ans
00:33:01et Paris va perdre
00:33:0230% d'élèves supplémentaires
00:33:05de 2025 à 2035
00:33:07autrement dit
00:33:08en une quinzaine d'années
00:33:10vous aurez perdu quasiment
00:33:1245% des élèves à Paris
00:33:14voilà ça c'est la réalité
00:33:16à partir de là
00:33:17effectivement
00:33:17à partir de là
00:33:18effectivement
00:33:19nous essayons
00:33:19de tenir compte
00:33:21de cette situation démographique
00:33:23et en même temps
00:33:23de diminuer
00:33:24le nombre d'élèves par classe
00:33:25il se trouve qu'à Paris
00:33:26puisque je reprends cet exemple
00:33:28c'est assez vrai
00:33:29vous êtes passé
00:33:29enfin Paris est passé
00:33:30en l'espace de quelques années
00:33:31de 23,7 élèves par classe
00:33:34à 20,1
00:33:35ce qui fait que Paris
00:33:36est l'une des académies
00:33:38où le taux d'encadrement
00:33:39est le plus élevé
00:33:40maintenant s'agissant
00:33:41de la situation particulière
00:33:42que vous évoquez
00:33:44il se trouve
00:33:44comme vous le savez
00:33:45il y a un processus
00:33:45ce qu'on appelle
00:33:46de carte scolaire
00:33:47il y a des fermetures
00:33:48qui ont été annoncées
00:33:49des ouvertures aussi
00:33:50il ne faut pas l'oublier
00:33:51à ma demande d'ailleurs
00:33:52dans le cadre du CDEN
00:33:53un certain nombre
00:33:54de décisions de fermeture
00:33:55ont été réévaluées
00:33:56il y en a donc moins de prévues
00:33:57il y en a une quinzaine de moins
00:33:58que ce qui avait été prévu au départ
00:34:00et s'il apparaît qu'effectivement
00:34:01il y a eu des erreurs
00:34:02dans les calculs
00:34:03ou plus simplement
00:34:03s'il y a des nouvelles inscriptions
00:34:04parce qu'il y a eu des déménagements
00:34:06il y a toujours la possibilité
00:34:06d'ajuster
00:34:07et au mois de juin
00:34:08et au mois d'août
00:34:09pour ouvrir les classes
00:34:10là où c'est nécessaire
00:34:10donc nous verrons
00:34:11en cas d'espèce
00:34:12s'il y a lieu de le faire
00:34:12si il y a lieu de le faire
00:34:13nous le ferons
00:34:13mais quoi qu'il arrive
00:34:15nous devons avoir en tête
00:34:15que collectivement
00:34:16et en particulier à Paris
00:34:17nous sommes face
00:34:18à une chute démographique majeure
00:34:19je vous remercie
00:34:20merci beaucoup monsieur le ministre
00:34:22la parole est à présent
00:34:24à monsieur Jean-Claude Raud
00:34:25pour le groupe écologiste et social
00:34:28merci madame la présidente
00:34:30madame la ministre de la santé
00:34:31vendredi 10 avril
00:34:33dernier jour de cours
00:34:34avant les vacances scolaires
00:34:35au lycée
00:34:36dans SNIS-Saint-Géréon
00:34:37une jeune fille de 15 ans
00:34:39en classe de seconde
00:34:40et un garçon du même âge
00:34:41la première a fini sa journée
00:34:43au bloc
00:34:44où elle a été opérée en urgence
00:34:45le second a été mis en examen
00:34:47pour tentative d'assassinat
00:34:48après lui avoir porté
00:34:50plusieurs coups de couteau
00:34:52durant les semaines
00:34:53qui ont précédé cette attaque
00:34:54il était passé
00:34:54par les urgences psychiatriques
00:34:56sa détresse psychologique
00:34:57était connue
00:34:59c'est la seconde fois
00:35:00en un an
00:35:01qu'une élève est poignardée
00:35:02dans un lycée
00:35:02en Loire-Atlantique
00:35:04une semaine plus tôt
00:35:05à Nantes
00:35:053000 personnes
00:35:06étaient réunies
00:35:07pour une course
00:35:08organisée par
00:35:09effervescence jeune
00:35:11une association
00:35:12visant à prévenir
00:35:13le mal-être des jeunes
00:35:14créée par les parents
00:35:15de Lorraine
00:35:16après sa mort tragique
00:35:18aujourd'hui
00:35:19ce sont des parents
00:35:20et des associations
00:35:20qui agissent
00:35:21et financent des projets
00:35:22là où l'Etat faillit
00:35:24mon département
00:35:25comme beaucoup d'autres
00:35:27est largement sous-doté
00:35:28en matière de pédopsychiatrie
00:35:30à peine plus de 20 lits
00:35:31d'hospitalisation
00:35:32pour 1,5 million d'habitants
00:35:34dans ma circonscription
00:35:36le pôle de psychiatrie
00:35:37infanto-juvénile
00:35:38est submergé
00:35:40par les demandes
00:35:41de consultation
00:35:41en 2025 et 2026
00:35:44vous avez déclaré
00:35:45la santé mentale
00:35:45grande cause nationale
00:35:47mais derrière les discours
00:35:48rien
00:35:49le vide
00:35:50cela fait des années
00:35:52que nous alertons
00:35:52sur les besoins
00:35:53qui n'ont jamais été
00:35:54aussi grands
00:35:55surtout chez les jeunes
00:35:56et sur les réponses
00:35:57qui restent
00:35:58si insuffisantes
00:35:59pour ne pas dire
00:36:00absentes
00:36:01certains nous expliqueront
00:36:04qu'il faut des portiques
00:36:05et des uniformes
00:36:06et à l'agenda
00:36:09de l'Assemblée nationale
00:36:10fraude
00:36:10sécurité
00:36:11répression
00:36:12justice
00:36:13criminelle
00:36:13rien sur la santé
00:36:15et jamais rien
00:36:16sur la santé mentale
00:36:17l'éducation
00:36:18ou la jeunesse
00:36:20vous savez
00:36:21la meilleure façon
00:36:21de désarmer la main
00:36:22qui porte le couteau
00:36:23c'est le repérage
00:36:24la prévention
00:36:25et l'accompagnement
00:36:26il est urgent
00:36:28vital même
00:36:29d'entendre la détresse
00:36:30de toutes les familles
00:36:31concernées
00:36:32et des jeunes
00:36:33qui souffrent
00:36:34madame la ministre
00:36:34qu'attendez-vous
00:36:35pour faire la santé mentale
00:36:36une question réellement prioritaire
00:36:38merci monsieur le député
00:36:39la parole est à madame
00:36:40Stéphanie Riste
00:36:41ministre de la santé
00:36:47merci madame la présidente
00:36:49monsieur le député
00:36:51Jean-Claude Rau
00:36:52merci pour votre question
00:36:54même si elle est fait suite
00:36:55à un drame
00:36:57qu'il ne faut
00:36:58évidemment pas
00:36:59politiser
00:37:00vous le savez
00:37:01et vous avez raison
00:37:02vous le savez
00:37:04et vous avez raison
00:37:05la santé mentale
00:37:06de nos jeunes
00:37:07mais de tous
00:37:08est un enjeu
00:37:08pour notre gouvernement
00:37:09un enjeu
00:37:10pour notre société
00:37:11collectivement
00:37:12un délégué interministériel
00:37:14sera nommé prochainement
00:37:16comme affirmé
00:37:17par le premier ministre
00:37:19mais ce n'est pas tout
00:37:19et vous savez
00:37:20pendant que
00:37:21nous parlons
00:37:22ici ou sur les réseaux
00:37:24les gens travaillent
00:37:25sur le terrain
00:37:26sur la santé mentale
00:37:27et notamment
00:37:28concernant les jeunes
00:37:29je dois le dire
00:37:30nous avons d'une part
00:37:32augmenté les moyens
00:37:33les moyens budgétaires
00:37:35en termes de psychiatres
00:37:36c'est 1000 psychiatres
00:37:37de plus
00:37:37par rapport à il y a 10 ans
00:37:39alors que le numerus clausus
00:37:40baisse
00:37:41c'est aussi
00:37:42presque 1000 psychologues
00:37:44de plus
00:37:45ces 10 dernières années
00:37:46mais cela n'est pas tout
00:37:48effectivement vous l'avez dit
00:37:50il y a un rapport
00:37:50qui m'a été remis récemment
00:37:51sur la santé mentale
00:37:53des jeunes
00:37:53que nous sommes en train
00:37:54d'instruire
00:37:55et notamment
00:37:56nous allons reprendre
00:37:57des propositions
00:37:57notamment celle
00:37:58du repérage
00:38:00à partir de réseaux
00:38:01qui seront inclus
00:38:02dans les CLM
00:38:04les contrats locaux
00:38:05de santé mentale
00:38:06mais pour cela
00:38:08nous allons aussi
00:38:09nous allons aussi
00:38:10nous appuyer
00:38:11sur tous les professionnels
00:38:12de terrain
00:38:13que ce soit
00:38:13les psychiatres
00:38:14pédopsychiatres
00:38:15les infirmières
00:38:16pratiques avancées
00:38:17qui améliorent
00:38:17les parcours
00:38:18mais aussi
00:38:19évidemment
00:38:20les médecins généralistes
00:38:21et tous les acteurs
00:38:22du quotidien
00:38:23il faut que nous puissions
00:38:25être une vraie force
00:38:26auprès des jeunes
00:38:27détection
00:38:28donc repérage
00:38:29et accompagnement
00:38:30c'est aussi la lutte
00:38:31contre les addictions
00:38:32et je voudrais vous dire
00:38:33concernant l'année
00:38:34santé mentale
00:38:35qu'au mois de mai
00:38:35j'aurai l'occasion
00:38:36de rassembler
00:38:37tous les acteurs
00:38:38et les parlementaires
00:38:39qui le souhaitent
00:38:40pour faire le bilan
00:38:41de l'année santé 2025
00:38:42avec mes collègues
00:38:43puisque c'est des sujets
00:38:45interministériels
00:38:46avec mes collègues
00:38:47donc la santé mentale 2025
00:38:48et les perspectives
00:38:49que nous proposerons
00:38:51pour 2026
00:38:52nous continuons
00:38:53à travailler
00:38:53sur ce sujet
00:38:54c'est ensemble
00:38:55que nous pouvons y arriver
00:38:56merci beaucoup
00:38:56madame la ministre
00:38:57la parole est à présent
00:38:59à monsieur
00:39:00Bernard Schex
00:39:01pour le groupe UDR
00:39:03merci madame la présidente
00:39:05ma question s'adresse
00:39:06à monsieur le ministre
00:39:07du travail
00:39:08monsieur le ministre
00:39:09en France
00:39:11il y a des gens
00:39:12qui se lèvent tôt
00:39:13très tôt
00:39:14quelquefois
00:39:14avant l'aube
00:39:15ils sont artisans
00:39:17boulangers
00:39:17pâtissiers
00:39:18fleuristes
00:39:19ils tiennent leur commerce
00:39:20avec peu de salariés
00:39:23ils connaissent
00:39:24leurs clients
00:39:25souvent par leur prénom
00:39:26leur commerce
00:39:27font vivre
00:39:28une famille
00:39:29anime quelquefois
00:39:31un quartier
00:39:31ils ne comprennent pas
00:39:33pourquoi
00:39:33le 1er mai
00:39:34la loi leur interdit
00:39:36d'ouvrir
00:39:37sous peine d'amende
00:39:38ces travailleurs
00:39:39ne réclament
00:39:40aucune subvention
00:39:42ni aucun privilège
00:39:44ils veulent
00:39:45scellement
00:39:45exercer
00:39:46leur métier
00:39:47vivre
00:39:48de leur travail
00:39:49ils veulent
00:39:50ouvrir
00:39:50produire
00:39:52ils veulent
00:39:53mieux rémunérer
00:39:53leurs salariés
00:39:54également
00:39:55une liberté
00:39:56ne se protège pas
00:39:57en devenant
00:39:58une contrainte
00:39:59et pourtant
00:40:00vous reculez
00:40:01vous pouviez avancer
00:40:03vous avez choisi
00:40:04d'abandonner
00:40:05sous la présence
00:40:06d'une gauche
00:40:07toujours hostile
00:40:08au travail indépendant
00:40:09vous renoncez
00:40:10à agir
00:40:11ce renoncement
00:40:12n'est pas isolé
00:40:13il s'inscrit
00:40:14sur une ligne
00:40:15vous avez présenté
00:40:16un budget
00:40:17socialiste
00:40:18vous prolongez
00:40:19aujourd'hui
00:40:20une politique
00:40:21socialiste
00:40:22vous encadrez
00:40:23interdisez
00:40:24au lieu de faire
00:40:26confiance
00:40:26cette loi prévoyait
00:40:28qu'un décret
00:40:28étend de la possibilité
00:40:30de travailler
00:40:30pour les salariés
00:40:31des boulangeries
00:40:32et des fleuristes
00:40:33mais aussi
00:40:34des chocolatiers
00:40:35et encore
00:40:36des cinémas
00:40:37tout cela
00:40:38sur la base
00:40:38du volontariat
00:40:39et avec une rémunération
00:40:40doublée
00:40:41pour les salariés
00:40:42contre la perte
00:40:43du pouvoir d'achat
00:40:44vous empêchez
00:40:45les français
00:40:46de gagner plus
00:40:48alors
00:40:48quand allez-vous
00:40:49cesser
00:40:50de céder aux pressions
00:40:51et rendre enfin
00:40:52au commerce
00:40:52de proximité
00:40:53la liberté
00:40:54de travailler
00:40:55y compris
00:40:55le 1er mai
00:40:56quand allez-vous
00:40:57cesser
00:40:58de vous coucher
00:40:58devant
00:40:59face à l'extrême gauche
00:41:00pour écouter
00:41:01enfin nos entrepreneurs
00:41:03monsieur le ministre
00:41:04merci beaucoup
00:41:05monsieur le député
00:41:06la parole est à
00:41:07Jean-Pierre Farandou
00:41:08ministre du travail
00:41:09et des solidarités
00:41:10madame la présidente
00:41:12mesdames et messieurs
00:41:12les députés
00:41:13monsieur le député
00:41:14que ce soit clair
00:41:16la loi
00:41:17la loi
00:41:17telle qu'elle est aujourd'hui
00:41:18demande à être amendée
00:41:19c'était bien ça
00:41:20l'objectif
00:41:21de cette proposition
00:41:22de loi
00:41:22la loi est la loi
00:41:23la loi a été confirmée
00:41:25par un avis
00:41:26de la cour de cassation
00:41:27en 2006
00:41:27les choses sont claires
00:41:29il y a une impasse
00:41:30et aujourd'hui
00:41:30dans l'état de la loi
00:41:31il y a une insécurité juridique
00:41:33qu'il faut résoudre
00:41:34c'est bien pour ça
00:41:35qu'une initiative parlementaire
00:41:37visait à la résoudre
00:41:38et j'ai été d'ailleurs favorable
00:41:39à cette intention
00:41:40à cette ambition
00:41:41nous ne changeons pas d'ambition
00:41:42le gouvernement est très clair
00:41:43nous allons poser des actes
00:41:45alors passant davantage
00:41:46par le dialogue social
00:41:46on voit bien qu'il y a eu
00:41:47une réaction sociale très forte
00:41:49tous les syndicats
00:41:50se sont exprimés
00:41:50quelle que soit leur sensibilité
00:41:52pour dire que
00:41:53la chose n'était pas comprise
00:41:54je pense que
00:41:55dans les éléments
00:41:56qui n'ont pas permis
00:41:57cette convergence
00:41:57il y a eu peut-être aussi
00:41:59un élargissement
00:42:00mal compris
00:42:02des possibilités
00:42:03pour les entreprises
00:42:04d'ouvrir le 1er mai
00:42:04le 1er mai n'est pas
00:42:05un jour comme un autre
00:42:06il faut l'admettre
00:42:07il faut le comprendre
00:42:08c'est un jour
00:42:09qui a son histoire
00:42:10c'est le jour
00:42:10des travailleuses
00:42:11et des travailleurs
00:42:11on ne touche pas
00:42:12au 1er mai
00:42:13sans prendre quelques précautions
00:42:14et notamment
00:42:15d'en discuter suffisamment
00:42:16avec les partenaires sociaux
00:42:17donc l'ambition
00:42:18n'a pas changé
00:42:19la méthode passe
00:42:20par davantage
00:42:21de dialogue social
00:42:22nous avons discuté
00:42:23avec les partenaires sociaux
00:42:24sur les branches
00:42:25dans lesquelles
00:42:26nous recommanderons
00:42:26que les accords de branches
00:42:27précisent
00:42:28comment tout ça
00:42:29se le fera
00:42:29à une loi
00:42:30une loi
00:42:31sera le réceptacle
00:42:33de l'ensemble
00:42:33de ces accords de branches
00:42:34tout ça prendra
00:42:35quelques mois
00:42:35on réglera ce sujet
00:42:37en 2026
00:42:37pour que le sujet
00:42:38soit traité
00:42:39au 1er mai 2027
00:42:40c'est un engagement
00:42:41que je prends aujourd'hui
00:42:42vous allez me dire
00:42:42c'est un engagement
00:42:43qui n'engage que moi
00:42:44mais je le prends
00:42:44je le prends
00:42:45voilà
00:42:46donc la valeur travail
00:42:47elle est chère
00:42:48pour moi aussi
00:42:48je suis tout à fait conscient
00:42:49que pour redresser
00:42:50ce pays
00:42:51il faut travailler
00:42:51davantage
00:42:52les jeunes
00:42:53les seniors
00:42:53les hommes
00:42:54les femmes
00:42:55les travailleurs
00:42:56en situation de handicap
00:42:57tout le monde doit travailler
00:42:58je partage cette valeur travail
00:42:59nous avons d'ailleurs
00:43:00quelques lois
00:43:01qui se préparent
00:43:01nous allons peut-être
00:43:02inciter davantage
00:43:03au travail
00:43:04donc là-dessus
00:43:05nous partageons
00:43:05cette valeur travail
00:43:06mais je crois
00:43:07qu'à un moment donné
00:43:07devant la sensibilité
00:43:09du sujet du 1er mai
00:43:10il faut aussi savoir
00:43:11passer par un dialogue
00:43:13que cela est suffisant
00:43:14pour que les choses
00:43:14se fassent proprement
00:43:16dans notre pays
00:43:16merci beaucoup
00:43:17monsieur le ministre
00:43:18la parole est à présent
00:43:20madame Gabrielle Catala
00:43:21pour la France insoumise
00:43:27merci présidente
00:43:28monsieur le premier ministre
00:43:29100 sites en 10 minutes
00:43:31le 8 avril au Liban
00:43:33Israël a bombardé
00:43:34100 sites en 10 minutes
00:43:35quelques heures à peine
00:43:37après l'annonce
00:43:37d'un cessez-le-feu
00:43:38avec l'Iran
00:43:38plus de 300 personnes
00:43:40ont été assassinées
00:43:41en une seule journée
00:43:41au Liban
00:43:42Israël a déjà ôté
00:43:44la vie à plus de 2000 personnes
00:43:45600 enfants
00:43:46ont été tués
00:43:47ou blessés
00:43:48à Gaza
00:43:49le génocide se poursuit
00:43:50en Cisjordanie
00:43:51le nettoyage ethnique
00:43:52se poursuit
00:43:5334 nouvelles colonies
00:43:55seront implantées
00:43:55et s'ajouteront
00:43:56aux 68 déjà établies
00:43:58par le gouvernement
00:43:59Netanyahou
00:43:59depuis 2022
00:44:00l'action meurtrière
00:44:02d'Israël
00:44:02suit implacablement
00:44:03son cours
00:44:03face à elle
00:44:05seules deux attitudes
00:44:06sont possibles
00:44:07pour un pays
00:44:07comme le nôtre
00:44:08le refus
00:44:09de l'impunité
00:44:09ou la complicité
00:44:10le refus
00:44:12s'est réclamé
00:44:13la suspension
00:44:14de l'accord d'association
00:44:15entre l'UE et Israël
00:44:16comme l'a fait l'Espagne
00:44:17notre initiative citoyenne
00:44:19européenne a d'ailleurs
00:44:20atteint cette nuit
00:44:20le million de signatures
00:44:21pour contraindre
00:44:23la commission européenne
00:44:24à suspendre
00:44:25cet accord
00:44:25un record de rapidité
00:44:27pour une telle initiative
00:44:28sans aucun soutien
00:44:30et relais médiatiques
00:44:31mais votre gouvernement
00:44:32a choisi le camp
00:44:33de la complicité
00:44:34absence de sanctions
00:44:35livraison d'armes
00:44:37à Israël
00:44:37ou encore
00:44:38citations racistes
00:44:39quand monsieur Barraud
00:44:39fait sien
00:44:40les propos génocidaires
00:44:41de Goldamer
00:44:42même l'Italie
00:44:43de madame Méloni
00:44:44a annoncé
00:44:45suspendre
00:44:46son accord de défense
00:44:47avec Israël
00:44:48pire encore
00:44:49vous maintenez
00:44:49à l'ordre du jour
00:44:50la loi Yadan
00:44:51qui essentialise
00:44:52nos compatriotes juifs
00:44:53pour vous en prendre
00:44:54à ceux qui dénoncent
00:44:55un génocide
00:44:55plutôt qu'à ceux
00:44:56qui le commettent
00:44:57cinq rapporteurs
00:44:58des Nations Unies
00:44:59vous appellent
00:44:59à retirer ce texte
00:45:00comptez-vous
00:45:01donner suite
00:45:02à leur demande
00:45:02car en réalité
00:45:04le vote de cette loi
00:45:05ne serait qu'un cadeau
00:45:06de plus
00:45:06au gouvernement
00:45:07suprémaciste
00:45:08de monsieur Netanyahou
00:45:09monsieur le premier ministre
00:45:10un état
00:45:12qui a violé
00:45:121201 résolutions
00:45:14des Nations Unies
00:45:14depuis 1947
00:45:15qui extermine
00:45:17des civils
00:45:17dont des milliers
00:45:18d'enfants
00:45:18tue des casques bleus
00:45:20installe des colonies
00:45:21illégales
00:45:21annexe ses voisins
00:45:23instaure la peine
00:45:24de mort raciste
00:45:25peut-il être
00:45:25un allié de la France
00:45:27merci madame la députée
00:45:29la parole est à madame
00:45:30Aurore Berger
00:45:31ministre de l'égalité
00:45:32entre les hommes
00:45:33et les femmes
00:45:33et de la lutte
00:45:34contre les discriminations
00:45:42bon monsieur le député
00:45:43s'il vous plaît
00:45:44vous n'avez pas la parole
00:45:45seule madame la ministre
00:45:46là
00:45:47merci
00:45:49merci
00:45:49madame la présidente
00:45:51mesdames et messieurs
00:45:52les députés
00:45:53madame la députée
00:45:54la France
00:45:56depuis le début
00:45:57c'est à dire
00:45:57depuis le 7 octobre
00:45:582023
00:45:59a tenu une ligne
00:46:01claire
00:46:01et sans aucune ambiguïté
00:46:03la condamnation
00:46:04sans appel
00:46:05des attentats terroristes
00:46:06perpétrés par le Hamas
00:46:08qui a coûté la vie
00:46:09à 51
00:46:10de nos compatriotes
00:46:11et une demande
00:46:13claire
00:46:13vis-à-vis d'Israël
00:46:15par rapport au soutien
00:46:16à la population civile
00:46:17la France a été
00:46:18le premier pays
00:46:18à se mobiliser
00:46:20pour l'aide humanitaire
00:46:20à Gaza
00:46:21le premier pays
00:46:23à apporter
00:46:24son aide humanitaire
00:46:25à Gaza
00:46:26ce que vous faites
00:46:28dans votre question
00:46:29c'est lier
00:46:29une situation géopolitique
00:46:31une situation humanitaire
00:46:33que la France
00:46:34a systématiquement
00:46:35dénoncée
00:46:36avec clarté
00:46:37avec une proposition
00:46:38de loi
00:46:39avec une proposition
00:46:40de loi
00:46:41qui vise
00:46:42et sans ambiguïté
00:46:43à condamner
00:46:44les formes renouvelées
00:46:46d'antisémitisme
00:46:47dans notre pays
00:46:48et notre pays
00:46:49doit répondre
00:46:50avec clarté
00:46:51notre pays
00:46:52doit avec clarté
00:46:53condamner
00:46:54quand il y a
00:46:55des civils
00:46:56qui sont en souffrance
00:46:57et apporter
00:46:58un soutien clair
00:46:59et sans ambiguïté
00:46:59mais notre pays
00:47:00doit avec clarté
00:47:01combattre
00:47:02partout
00:47:03et tout le temps
00:47:04l'antisémitisme
00:47:05partout
00:47:05où il se trouve
00:47:06j'invite
00:47:07toutes celles
00:47:08et ceux
00:47:09qui ont signé
00:47:10la pétition
00:47:10parfois sans la lire
00:47:12à lire
00:47:13le texte
00:47:13de la proposition
00:47:14de loi
00:47:15à voir
00:47:16que dans le texte
00:47:17de la proposition
00:47:17de loi
00:47:18il n'y a
00:47:19jamais
00:47:20madame la députée
00:47:21le mot Israël
00:47:22le mot Israël
00:47:23n'y figure jamais
00:47:24nouveau Israël
00:47:25n'y figure jamais
00:47:26je vous invite
00:47:27à lire ce texte
00:47:29je vous invite
00:47:30à voter un texte
00:47:31qui est un texte
00:47:32de protection
00:47:32vis-à-vis
00:47:33de nos compatriotes
00:47:34juifs
00:47:35nos compatriotes
00:47:36juifs
00:47:36s'interrogent
00:47:38sur leur avenir
00:47:39dans notre pays
00:47:40dans leur pays
00:47:41il ne doit y avoir
00:47:42aucune ambiguïté
00:47:43dans notre combat
00:47:45face à l'antisémitisme
00:47:46de l'antisémitisme
00:47:47merci beaucoup
00:47:47madame la ministre
00:47:49la parole est à présent
00:47:51à monsieur Stéphane
00:47:52Viry
00:47:52pour le groupe
00:47:53Piot
00:47:54merci
00:47:57merci beaucoup
00:47:58madame la présidente
00:48:00monsieur le premier ministre
00:48:01je souhaite vous interroger
00:48:02sur l'accès aux droits
00:48:03dans le quotidien
00:48:05des français
00:48:05là où nos services publics
00:48:07devraient être présents
00:48:08proches
00:48:09et accessibles
00:48:10ils deviennent
00:48:11parfois lointains
00:48:12parfois même absents
00:48:13nous votons ici
00:48:14des lois
00:48:14pour créer
00:48:15des droits
00:48:15pour répondre
00:48:16aux attentes
00:48:16des français
00:48:17mais concrètement
00:48:18ces lois
00:48:18ne sont pas toujours
00:48:19effectives
00:48:19pas toujours appliquées
00:48:20et il est d'autant
00:48:22plus rageant
00:48:22de le constater
00:48:23ici même
00:48:24dans l'hémicycle
00:48:24au recul
00:48:26des services publics
00:48:26s'ajoute
00:48:27la numérisation
00:48:28de l'état
00:48:29elle est utile
00:48:30certes
00:48:30mais pour beaucoup
00:48:31elle constitue
00:48:32un obstacle
00:48:33la fracture numérique
00:48:34est bien réelle
00:48:35elle exclut
00:48:36les plus fragiles
00:48:37les plus âgés
00:48:38et ceux qui vivent
00:48:39les plus éloignés
00:48:40des services publics
00:48:40et les chiffres
00:48:41hélas le confirment
00:48:43d'ailleurs
00:48:43la défenseur des droits
00:48:45l'affirme
00:48:45dans son rapport annuel
00:48:46les réclamations
00:48:47liées à l'accès
00:48:48aux services publics
00:48:49ont augmenté
00:48:50de 20%
00:48:51en un an
00:48:51c'est objectivement
00:48:53et factuellement
00:48:53le signe
00:48:54d'une dégradation réelle
00:48:55et derrière ces chiffres
00:48:57et vous le savez
00:48:57vous et moi
00:48:58il y a des parcours
00:48:59de vie compliqués
00:49:00des droits inaccessibles
00:49:02des inégalités
00:49:02qui persistent
00:49:03dans les territoires
00:49:04alors monsieur le ministre
00:49:05ma question est simple
00:49:06quelles mesures
00:49:08quelles mesures concrètes
00:49:09comptez-vous prendre
00:49:10pour renforcer
00:49:11la présence
00:49:12du service public
00:49:12dans les territoires
00:49:13par ailleurs
00:49:14comment garantir
00:49:15un accès réel
00:49:16aux droits pour tous
00:49:17et comment lutter
00:49:19contre la fracture numérique
00:49:20je pense notamment
00:49:21au conseil numérique
00:49:22solution efficace
00:49:23efficiente
00:49:24pour permettre
00:49:25la médiation numérique
00:49:26l'accompagnement
00:49:27dans les démarches
00:49:27et vers l'autonomie numérique
00:49:29en lien avec France Service
00:49:30mais dont l'avenir
00:49:32est complètement raboté
00:49:33compte tenu du recul
00:49:34de l'Etat
00:49:34pour le financement
00:49:35de ces solutions
00:49:36je le répète
00:49:37ici
00:49:37voter des lois
00:49:38nous le faisons
00:49:39et nous cherchons
00:49:39à le faire bien
00:49:40c'est-à-dire créer
00:49:41des droits
00:49:41aller vers le progrès
00:49:42mais rendre applicable
00:49:44et accessible
00:49:44par tous ces droits
00:49:46est un impératif républicain
00:49:47ma question
00:49:48monsieur le ministre
00:49:48porte sur le quotidien
00:49:50concret
00:49:50de nos concitoyens
00:49:52merci beaucoup
00:49:54merci beaucoup
00:49:54monsieur le député
00:49:55la parole est à monsieur
00:49:56David Amiel
00:49:56ministre en charge
00:49:57des comptes publics
00:50:00merci madame la présidente
00:50:02mesdames et messieurs
00:50:02les députés
00:50:03monsieur le député
00:50:04Viry
00:50:04vous avez rappelé
00:50:05à juste titre
00:50:05le rapport
00:50:06de la défenseur des droits
00:50:07qui effectivement
00:50:08souligne l'augmentation
00:50:09plus de 20%
00:50:10vous l'avez également dit
00:50:11des réclamations
00:50:13faites aux services publics
00:50:15faites en matière
00:50:15d'accès aux services publics
00:50:17je précise d'ailleurs
00:50:18que dans ces réclamations
00:50:20près de la moitié
00:50:2045% concernent
00:50:23le droit relatif
00:50:24aux étrangers
00:50:24et c'est la raison
00:50:25pour laquelle
00:50:26le gouvernement
00:50:27a engagé
00:50:28une modernisation
00:50:29des procédures
00:50:30pour accélérer
00:50:31le traitement
00:50:31des titres de séjour
00:50:32à la demande
00:50:32du premier ministre
00:50:33mon collègue ministre
00:50:34de l'intérieur
00:50:35Laurent Nunez
00:50:36est en train
00:50:36de le déployer
00:50:37parce que nous avons
00:50:37beaucoup de personnes
00:50:40en situation régulière
00:50:41qui se heurtent
00:50:42à un véritable parcours
00:50:43du combattant
00:50:44qui engorge
00:50:45nos les préfectures
00:50:46et qui évidemment
00:50:47les plonge
00:50:48dans des difficultés
00:50:49importantes
00:50:50et puis il y a la question
00:50:51du numérique
00:50:52et là aussi
00:50:53vous avez évoqué
00:50:54à la fois
00:50:54ce que le numérique
00:50:55permettait d'apporter
00:50:56en termes de simplicité
00:50:58des démarches
00:50:58pour un grand nombre
00:51:00de nos compatriotes
00:51:00mais aussi les difficultés
00:51:02qu'ils pouvaient soulever
00:51:03quand on a
00:51:04des personnes
00:51:04qui sont éloignées
00:51:05de ces outils technologiques
00:51:07ou bien
00:51:07même pour des personnes
00:51:08qui y sont habituées
00:51:09quand on a une situation
00:51:11complexe
00:51:11difficile
00:51:12qui ne rentre pas
00:51:13dans les cases habituelles
00:51:15et pour ça
00:51:15le tout digital
00:51:16ne sera jamais la solution
00:51:18on a besoin
00:51:19d'avoir une personne
00:51:20face à soi
00:51:21que l'on peut interroger
00:51:22et qui peut nous répondre
00:51:23c'est le but
00:51:24du réseau
00:51:25des maisons France Service
00:51:27vous avez fait référence
00:51:28plus de 2800
00:51:29maisons France Service
00:51:30ont aujourd'hui été
00:51:31déployées
00:51:32près de 1 million
00:51:33d'accompagnements
00:51:34tous les mois
00:51:34et nous allons continuer
00:51:35à renforcer
00:51:36ce réseau
00:51:37à la fois dans une logique
00:51:38d'aménagement du territoire
00:51:40pour qu'il soit disponible
00:51:41partout
00:51:41et dans une logique
00:51:42d'accès aux droits
00:51:43et puis il y a également
00:51:45l'accès par téléphone
00:51:46parce qu'aujourd'hui
00:51:46on en parle très peu
00:51:47mais c'est souvent
00:51:49le premier moyen de contact
00:51:50pour les français
00:51:51avec le service public
00:51:52là aussi on a progressé
00:51:54ces dernières années
00:51:55à la demande du premier ministre
00:51:57nous allons renforcer
00:51:58un plan téléphone
00:51:59dans l'ensemble
00:51:59des services publics
00:52:01et je salue en particulier
00:52:02la direction générale
00:52:03des finances publiques
00:52:03et l'assurance maladie
00:52:05qui a d'ores et déjà
00:52:05réalisé des grands progrès
00:52:06ces derniers mois
00:52:07Merci beaucoup
00:52:08monsieur le ministre
00:52:09la parole est à présent
00:52:10monsieur Laurent Marcangeli
00:52:12président du groupe
00:52:13Horizon et Indépendant
00:52:14monsieur le président
00:52:15merci madame la présidente
00:52:17monsieur le premier ministre
00:52:19à 15 jours du 1er mai
00:52:20une question que nous avions
00:52:22un an pour trancher
00:52:24reste entière
00:52:25depuis des décennies
00:52:27le jour de la fête du travail
00:52:29des commerçants ouvrent à l'aube
00:52:31des fleuristes vendent du muguet
00:52:34des commerçants servent leurs clients
00:52:36mais depuis quelques années
00:52:38ces commerçants
00:52:38ces mêmes commerçants
00:52:39que nous connaissons tous
00:52:40ils font l'objet de contrôles
00:52:41et de sanctions
00:52:41qui mettent en péril
00:52:42une pratique pourtant
00:52:44ancrée dans nos habitudes
00:52:46et c'est pour mettre fin
00:52:48à cette insécurité juridique
00:52:49que le Sénat a adopté
00:52:51il y a un an déjà
00:52:51une proposition de loi
00:52:53attendue par des milliers
00:52:54de travailleurs
00:52:54vous savez ces travailleurs
00:52:55qui ont envie de travailler
00:52:58ces travailleurs
00:52:58qui ont envie de servir
00:52:59leurs clients
00:53:00ces travailleurs que nos collègues
00:53:01de LFI veulent faire
00:53:02poursuivre par la justice
00:53:03suite à la question
00:53:03qui a été posée
00:53:04et qui n'est pas
00:53:05véritablement digne
00:53:06de leur travail
00:53:07inscrit à l'ordre du jour
00:53:08de l'Assemblée nationale
00:53:09seulement vendredi dernier
00:53:10ce texte a fait l'objet
00:53:12d'une levée de boucliers
00:53:13fondée sur des arguments
00:53:14inexactes
00:53:14comme d'habitude
00:53:15sur beaucoup trop de textes
00:53:16dans cette assemblée
00:53:17il faut le dire clairement
00:53:18ce texte ne remettait nullement
00:53:20en cause
00:53:21l'acquis social du 1er mai
00:53:22qui demeure un jour
00:53:24férié chômé
00:53:24il vise simplement
00:53:26à éviter le contentieux
00:53:27que nous avons connu
00:53:28ces dernières années
00:53:29en permettant aux salariés
00:53:31des commerces concernés
00:53:32de travailler
00:53:32sur la base du volontariat
00:53:34et payer au double
00:53:36hier soir
00:53:36devant cette pression
00:53:37la pression de ceux
00:53:39qui ont réussi à faire croire
00:53:40que nous voulions supprimer
00:53:41la fête du travail
00:53:41vous avez pris la décision
00:53:43de ne pas convoquer
00:53:44la commission mixte paritaire
00:53:45et de fait renoncer
00:53:46à avoir ce texte appliqué
00:53:47avant le 1er mai
00:53:49le groupe Horizon
00:53:50est indépendant
00:53:51le regrette
00:53:52ma question
00:53:53est donc claire
00:53:54monsieur le premier ministre
00:53:55dans les 15 jours
00:53:55qui nous séparent
00:53:56du 1er mai
00:53:57quand en faire
00:53:58concrètement
00:53:58le gouvernement
00:53:59pour qu'aucun artisan
00:54:00aucun fleuriste
00:54:02aucun salarié volontaire
00:54:03ne fasse l'objet
00:54:05d'une sanction
00:54:06nous voulons
00:54:06que le travail paye
00:54:07et non pas
00:54:08que les sanctions
00:54:09pleuvent
00:54:09sur celles et ceux
00:54:10qui se lèvent tôt
00:54:10pour travailler
00:54:11pour les françaises
00:54:12et les français
00:54:14merci monsieur le président
00:54:15la parole est à monsieur
00:54:16le premier ministre
00:54:17merci beaucoup
00:54:18madame la présidente
00:54:19de l'assemblée nationale
00:54:20mesdames et messieurs
00:54:20les députés
00:54:21monsieur le ministre
00:54:22président
00:54:23Marc Angéli
00:54:24merci pour votre question
00:54:25qui va me permettre
00:54:26de resynchroniser
00:54:27je l'espère
00:54:28l'ensemble des membres
00:54:29de cet hémicycle
00:54:30sur un sujet
00:54:31effectivement
00:54:31qui anime
00:54:33beaucoup
00:54:33les débats
00:54:34parmi tous les autres
00:54:36sujets brûlants
00:54:36de notre actualité
00:54:37par ailleurs
00:54:37depuis plusieurs jours
00:54:39il y a une initiative
00:54:40qui prospère
00:54:41dans le débat public
00:54:42depuis maintenant
00:54:43de nombreux mois
00:54:44voire années
00:54:44qui est en effet
00:54:46pour être très précis
00:54:47parce que je pense
00:54:47que maintenant
00:54:47il va falloir être
00:54:48beaucoup plus précis
00:54:49qu'on ne l'a été
00:54:49qui vise à sécuriser
00:54:51quelque chose
00:54:51qui a toujours existé
00:54:53à savoir
00:54:53une convention collective
00:54:55qui protégeait
00:54:56l'activité spécifique
00:54:57des boulangeries
00:54:58il se trouve
00:54:59que cette convention
00:55:00collective
00:55:01a été fragilisée
00:55:02et donc il y a
00:55:03une initiative politique
00:55:04qui a été menée
00:55:04vous en avez été
00:55:07permettez-moi
00:55:07de pouvoir
00:55:08juste
00:55:09parler
00:55:12car si nous en sommes là
00:55:13c'est une fois de plus
00:55:15parce que la France
00:55:15insoumise
00:55:16a introduit du désordre
00:55:17dans l'hémicycle
00:55:18en fin de semaine dernière
00:55:20et donc
00:55:20qu'il me soit permis
00:55:22de reprendre
00:55:24avec calme
00:55:24et méthode
00:55:25le fait que donc
00:55:26une initiative
00:55:27a été poussée
00:55:28vous l'avez défendu
00:55:29je regarde
00:55:30le président Wauquiez
00:55:31son groupe l'a défendu
00:55:32le groupe Renaissance
00:55:32l'a défendu
00:55:33le groupe Modem
00:55:34les discussions
00:55:35se sont fait jour partout
00:55:36en disant
00:55:36mais comment
00:55:38depuis des années
00:55:39quelque chose
00:55:39qui était possible
00:55:40pour nos boulangers
00:55:41peut du jour au lendemain
00:55:43être remis en question
00:55:44deuxième chose
00:55:45une proposition de loi
00:55:47a été effectivement
00:55:48votée par le Sénat
00:55:50a été introduite ici même
00:55:51là
00:55:52je diverge un peu
00:55:53quand même
00:55:54avec
00:55:54non pas ce que vous dites
00:55:55mais les éléments
00:55:57du débat public
00:55:57depuis maintenant
00:55:5848 heures
00:55:59c'est que
00:56:00j'ai l'impression
00:56:00que tout le monde
00:56:00ne l'a pas lu
00:56:01ce texte
00:56:02et que le texte de loi
00:56:03non seulement
00:56:04traite de la question
00:56:05des boulangeries
00:56:06c'est entendu
00:56:07des fleuristes
00:56:08c'était demandé
00:56:09je regarde une fois plus
00:56:09Laurent Wauquiez
00:56:10c'est entendu
00:56:11mais enfin
00:56:12une autre liste de commerce
00:56:13beaucoup plus longue
00:56:14que les conventions
00:56:15collectives du passé
00:56:16et surtout
00:56:17pardon monsieur le ministre
00:56:18mais
00:56:19pas que les boulangeries
00:56:20artisanales
00:56:21l'ensemble
00:56:22des chaînes
00:56:23de boulangerie
00:56:24industrielle
00:56:24et moi
00:56:26je suis désolé
00:56:26de le dire
00:56:27au nom du gouvernement
00:56:28je n'ai jamais dit
00:56:30que j'étais favorable
00:56:31à l'ouverture
00:56:32du travail
00:56:33le 1er mai
00:56:33pour les filières
00:56:35industrielles
00:56:36alors ensuite
00:56:38évidemment
00:56:38il y a eu cette motion
00:56:39de rejet
00:56:41je n'y reviens pas
00:56:42une fois de plus
00:56:43il y a un détournement
00:56:45en ce moment
00:56:45depuis clairement
00:56:46je vais mettre les pieds
00:56:47dans le plat
00:56:47depuis le lendemain
00:56:49des élections municipales
00:56:50il y a une tentative
00:56:51d'obstruction
00:56:52quasiment systématique
00:56:53venue de la France insoumise
00:56:54qui crée un malaise
00:56:55dans l'hémicycle
00:56:56et qui vient rompre
00:56:57avec ce que nous avons réussi
00:56:58collectivement à faire
00:57:00à l'automne dernier
00:57:01pendant les discussions budgétaires
00:57:02or on le sait tous
00:57:04nous sommes français
00:57:04on ouvre le droit du travail
00:57:07et le code du travail
00:57:08avec une main tremblante
00:57:10vous avez été ministre
00:57:11de la fonction publique
00:57:12c'est pas
00:57:13un syndicat
00:57:14qui a pris la plume dimanche
00:57:16en voyant que
00:57:17nous allions tout droit
00:57:18vers une commission
00:57:19mixte paritaire
00:57:20qui allait rouvrir
00:57:21des filières entières
00:57:23dont des boulangeries
00:57:24industrielles
00:57:24des FNAC
00:57:25un renvoi par décret
00:57:27sans le moindre débat
00:57:29mais si monsieur le rapporteur général
00:57:31c'est ce qu'il y a dans le texte
00:57:32et le renvoi par décret
00:57:34le renvoi par décret
00:57:36a créé un doute
00:57:38et une peur
00:57:38qui fait que l'ensemble
00:57:40des syndicats de ce pays
00:57:41ont saisi
00:57:42le premier ministre
00:57:42et le gouvernement
00:57:43et le ministre du travail
00:57:44alors après
00:57:45il y a une culture politique
00:57:46qu'il faut assumer
00:57:47est-ce que lorsque
00:57:48toutes les organisations syndicales
00:57:50du pays vous écrivent
00:57:51une fois plus
00:57:51vous avez été ministre
00:57:52de la fonction publique
00:57:52est-ce qu'il faut les envoyer promener
00:57:54ou est-ce qu'il faut les écouter
00:57:56je considère
00:57:57et il n'y a pas de surprise
00:57:57c'est ce que j'ai dit
00:57:58à cette tribune
00:57:59lors de la déclaration
00:57:59de politique générale
00:58:00que par définition
00:58:01il fallait respecter
00:58:02le dialogue social
00:58:03il fallait respecter
00:58:04le paritarisme
00:58:05et comme l'a dit
00:58:06le ministre du travail
00:58:06j'espère que ça se retranscrira
00:58:08dans l'ambiance des débats
00:58:09et dans les votes
00:58:10sur l'assurance chômage
00:58:11cette semaine
00:58:12parce que cette méthode
00:58:13a fonctionné
00:58:14maintenant
00:58:15de quoi parle-t-on
00:58:16pour avancer
00:58:16et continuer d'être précis
00:58:18soit nous souhaitons
00:58:19monsieur le rapporteur général
00:58:20Bazin
00:58:21soit nous souhaitons
00:58:22une ouverture
00:58:23large
00:58:24et par définition
00:58:25c'est ce qu'a dit
00:58:26le ministre du travail
00:58:27nous n'échapperons pas
00:58:29et je n'échapperai pas
00:58:30et je maintiendrai
00:58:32cette position
00:58:32qu'il faudra un dialogue
00:58:34branche par branche
00:58:35qui permettra
00:58:36de faire émerger
00:58:37de nouvelles conventions
00:58:38lesquelles pourront
00:58:39le cas échéant
00:58:39être transcrits
00:58:40dans la loi
00:58:40et auquel cas
00:58:41par définition
00:58:42rien ne pourra être fait
00:58:43avant le 1er mai 2027
00:58:45point virgule
00:58:46si néanmoins
00:58:47on revient
00:58:48à l'esprit initial
00:58:50mais avec rigueur
00:58:51et précision
00:58:52sans faux semblants
00:58:53mais je sais
00:58:54que c'est ce que vous dites
00:58:54vous
00:58:55monsieur le rapporteur général
00:58:56mais vous voyez bien
00:58:57que je ne parle pas
00:58:57qu'à vous et à votre groupe
00:58:59parce que je vous suis soucieux
00:59:00de ça
00:59:00je remets
00:59:01je resynchronise
00:59:02l'ensemble de l'hémicycle
00:59:03me semble-t-il
00:59:04sur ce que nous souhaitons faire
00:59:05si on veut revenir
00:59:06uniquement
00:59:07au seul boulanger
00:59:10fleuriste
00:59:10à ouvrir
00:59:11mais au seul boulanger
00:59:13artisanaux
00:59:14indépendants
00:59:14commerçants
00:59:15de proximité
00:59:16ce qui était
00:59:16l'intuition
00:59:18initiale
00:59:18le mandat a été donné
00:59:19au ministre
00:59:20pour accélérer
00:59:22justement
00:59:22une discussion sociale
00:59:23ad hoc
00:59:24et trouver
00:59:24je le crois
00:59:25parce que je pense
00:59:26que c'est possible
00:59:26et que personne
00:59:27même à gauche
00:59:28de l'hémicycle
00:59:28songe un seul instant
00:59:30à mettre en échec
00:59:31nos boulangers
00:59:32de proximité
00:59:32sur quelque chose
00:59:34qui a déjà été entendu
00:59:35par nos anciens
00:59:36et sur lequel
00:59:36il s'agit tout simplement
00:59:37de resécuriser
00:59:38quelque chose
00:59:39qui a été rendu
00:59:40plus insécure
00:59:41récemment
00:59:41par une jurisprudence
00:59:42donc si on reprend
00:59:44je pense que l'esprit
00:59:46de nos débats
00:59:47l'automne dernier
00:59:47nous ont permis
00:59:48de faire un certain
00:59:48nombre de choses
00:59:49je souhaite convoquer
00:59:50de nouveau cet esprit
00:59:51et je crois que personne
00:59:52dans cet hémicycle
00:59:53a intérêt
00:59:54à balayer
00:59:55le dialogue social
00:59:56d'un revers de main
00:59:57et inversement
00:59:58je forme le vœu
00:59:59que le calme revienne
01:00:00dans cet hémicycle
01:00:00ce qui permettra
01:00:01de retravailler
01:00:02sereinement
01:00:02pour le service
01:00:03de l'intérêt général
01:00:04des françaises
01:00:05et des français
01:00:07merci monsieur le premier ministre
01:00:09la parole est à présent
01:00:10à monsieur Aurélien Lopez
01:00:11Ligori
01:00:12pour le rassemblement national
01:00:17ma question s'adresse
01:00:18au ministre de l'éducation
01:00:20monsieur le ministre
01:00:21c'est avec émotion
01:00:23que je m'adresse à vous
01:00:23aujourd'hui
01:00:24puisque élu maire d'Agde
01:00:26cette intervention
01:00:27sera ma dernière
01:00:28dans cet hémicycle
01:00:30et ce fut un honneur
01:00:31de représenter
01:00:32les hérolités
01:00:33les français
01:00:34et le camp national
01:00:35ces quatre dernières années
01:00:37l'hérault vit
01:00:38une crise éducative
01:00:40et démographique
01:00:40qui touche
01:00:41toute la France
01:00:42notre pays
01:00:43connaît
01:00:43une baisse de natalité
01:00:45d'ici 2035
01:00:46le nombre d'élèves
01:00:47devrait diminuer
01:00:48de 14%
01:00:49cela pourrait être
01:00:50une opportunité
01:00:51pour des classes
01:00:52moins chargées
01:00:53plus de suivis
01:00:54relever le niveau scolaire
01:00:56mais vous faites
01:00:57le choix inverse
01:00:58fermer des classes
01:01:00et supprimer des postes
01:01:02à Agde
01:01:03trois classes
01:01:04sont aujourd'hui menacées
01:01:05en France
01:01:06ce sont des centaines
01:01:07de classes
01:01:08qui disparaissent
01:01:09pour votre gouvernement
01:01:11l'éducation
01:01:11est devenue
01:01:12un fait administratif
01:01:14plus qu'une stratégie
01:01:15sur le temps long
01:01:16on le voit aussi
01:01:17avec la carte scolaire
01:01:19et avec votre inaction
01:01:21sur les zones
01:01:22d'éducation prioritaire
01:01:24depuis 2019
01:01:26la réforme
01:01:27est sans cesse repoussée
01:01:28à Béziers
01:01:29à Agde
01:01:29partout en France
01:01:30des dizaines
01:01:31d'établissements
01:01:32attendent avec espoir
01:01:33d'être classés
01:01:34en REP plus
01:01:35dans le quartier
01:01:36prioritaire d'Agde
01:01:37c'est 46%
01:01:38des familles
01:01:39qui vivent
01:01:39sous le seuil
01:01:39de pauvreté
01:01:40cette ville
01:01:41coche toutes les cases
01:01:43pour être classées
01:01:44zone prioritaire
01:01:44et pourtant
01:01:45rien ne change
01:01:46les élèves décrochent
01:01:48les enseignants
01:01:49s'épuisent
01:01:49et l'Etat
01:01:50reste spectateur
01:01:51alors monsieur le ministre
01:01:52ma question est simple
01:01:53confirmez-vous
01:01:55votre refus
01:01:56de créer
01:01:56de nouvelles zones
01:01:57d'éducation prioritaire
01:01:59et si t'il est le cas
01:02:00alors pour les élèves
01:02:02pour les parents
01:02:03pour les enseignants
01:02:04c'est le maire d'acte
01:02:05qui vous le dit
01:02:05changez de cap
01:02:09merci beaucoup
01:02:10monsieur le député
01:02:11la parole est à monsieur
01:02:12Edouard Geffray
01:02:13ministre de l'éducation nationale
01:02:15merci madame la présidente
01:02:17monsieur le député
01:02:18López Ligori
01:02:19alors sur l'éducation prioritaire
01:02:22nous avons un petit sujet
01:02:24nous avons une carte
01:02:25comme vous le savez
01:02:26qui comporte 1097 réseaux
01:02:29à peu près 391 en éducation prioritaire
01:02:31qu'on appelle renforcée
01:02:32361 pardon
01:02:33en éducation prioritaire renforcée
01:02:35qui tient compte effectivement
01:02:36de la concentration
01:02:37de la grande pauvreté
01:02:39cette carte
01:02:40elle a vocation
01:02:40à être révisée périodiquement
01:02:42la dernière fois qu'elle l'a été
01:02:42c'était en 2014
01:02:44elle est objectivement
01:02:46en partie obsolète
01:02:47je l'ai dit
01:02:48dès mon arrivée
01:02:50nous avons néanmoins
01:02:50une petite difficulté
01:02:51c'est que pour réviser
01:02:52cette carte
01:02:53il faut à la fois
01:02:54définir les critères
01:02:55de révision
01:02:56puisque les critères
01:02:56de 2014
01:02:57sont eux-mêmes obsolètes
01:02:59il faut faire un travail
01:03:00avec les collectivités locales
01:03:01parce que curieusement
01:03:02les collectivités
01:03:03et les équipes
01:03:04d'ailleurs sont assez favorables
01:03:05éventuellement
01:03:06à une entrée
01:03:06en éducation prioritaire
01:03:07beaucoup moins
01:03:08à une sortie
01:03:08d'éducation prioritaire
01:03:10alors même que leur situation
01:03:11pour certaines
01:03:11s'est largement améliorée
01:03:13et puis nous avons
01:03:14à synchroniser tout cela
01:03:15avec le mouvement
01:03:16des enseignants
01:03:17parce que je ne peux pas
01:03:19pardonnez-moi
01:03:19mais m'amuser
01:03:20à faire sortir
01:03:21un réseau d'éducation prioritaire
01:03:22sans que les enseignants
01:03:23étaient en mesure
01:03:23dans le cas échéant
01:03:24de pouvoir s'inscrire
01:03:25au mouvement
01:03:25pour pouvoir à leur tour
01:03:26se réorienter
01:03:27vers un autre réseau
01:03:28d'éducation prioritaire
01:03:29s'il le souhaite
01:03:30il faut donc
01:03:31en moyenne
01:03:31entre 15 et 18 mois
01:03:33si vous ajoutez à cela
01:03:34la période de réserve
01:03:35des élections municipales
01:03:36et la période de réserve
01:03:37des élections présidentielles
01:03:38vous vous apercevez
01:03:39que j'ai un délai devant moi
01:03:40qui est assez court
01:03:42et enfin et accessoirement
01:03:43il se trouve que j'ai tendance
01:03:44à respecter
01:03:45le verdict des urnes
01:03:46et que je ne voudrais pas
01:03:47préempter une décision
01:03:49qui engagerait
01:03:50les prochaines présidentielles
01:03:52alors même que potentiellement
01:03:53c'est un débat
01:03:54qui peut être au coeur
01:03:54du débat public
01:03:55l'année prochaine
01:03:56donc
01:03:56qu'est-ce que je vais faire
01:03:58j'engage
01:03:59le travail
01:04:00technique
01:04:02j'engage
01:04:03dans la technique
01:04:03sur les critères
01:04:04et la carte
01:04:05de manière à ce que
01:04:06tout soit prêt
01:04:07pour mon successeur
01:04:08quel qu'il soit
01:04:10et de manière à ce que
01:04:11du coup
01:04:11tu puisses être synchronisé
01:04:12avec le prochain mouvement
01:04:13dans un an des professeurs
01:04:14et que donc la carte
01:04:15puisse être modifiée
01:04:15en temps utile
01:04:16je ne pourrais pas faire plus
01:04:17dans le délai qu'il y a le mien
01:04:18merci
01:04:19merci beaucoup monsieur le ministre
01:04:21la parole est à présent
01:04:23madame Josiane Corneloup
01:04:24pour le groupe droite républicaine
01:04:26merci madame la présidente
01:04:28ma question s'adresse
01:04:28à monsieur le ministre
01:04:29de l'éducation nationale
01:04:31les derniers résultats
01:04:32PISA l'ont confirmé
01:04:33le niveau des élèves français
01:04:35s'effondre
01:04:35tant en mathématiques
01:04:37qu'en compréhension
01:04:37de l'écrit
01:04:38c'est la plus forte baisse
01:04:40jamais enregistrée
01:04:41ce n'est pas une surprise
01:04:42c'est le résultat
01:04:43d'une politique
01:04:44car pendant que vous déplorez cela
01:04:46vous continuez
01:04:47dans les territoires
01:04:48notamment ruraux
01:04:48de fermer des classes
01:04:49dans ma seule circonscription
01:04:51la deuxième de Saône-et-Loire
01:04:53ce sont dix fermetures
01:04:54qui sont prévues
01:04:55à la rentrée prochaine
01:04:56ce sont des écoles rurales
01:04:58sacrifiées
01:04:58au nom du seul critère
01:05:00du nombre d'élèves
01:05:01par classe
01:05:02le regroupement pédagogique
01:05:04intercommunal
01:05:04de Gilly-sur-Loire
01:05:05et de Saint-Aubin-sur-Loire
01:05:07voient une suppression
01:05:08de postes
01:05:08au motif que
01:05:0914 élèves par classe
01:05:10est insuffisant
01:05:12quand dans le même temps
01:05:13en réseau d'éducation
01:05:14prioritaire
01:05:15on dédouble les classes
01:05:16à 12 élèves
01:05:17avec un enseignant
01:05:19supplémentaire
01:05:20monsieur le ministre
01:05:21l'éducation
01:05:22doit toujours primer
01:05:23sur une vision comptable
01:05:25car nous en mesurons
01:05:26les conséquences
01:05:27des classes
01:05:28à 3 ou 4 niveaux
01:05:29des conditions
01:05:30d'apprentissage dégradées
01:05:32des enseignants
01:05:33sous pression
01:05:33mais ce sont aussi
01:05:34des enfants
01:05:35qui arrivent en classe
01:05:37fatigués
01:05:37avant même
01:05:38d'avoir ouvert
01:05:38leur cahier
01:05:39des familles
01:05:40qui voient leur équilibre
01:05:41quotidien perturbé
01:05:42des élus
01:05:43dont certains
01:05:44tout nouvellement élus
01:05:46qui subissent
01:05:47ces fermetures
01:05:47sans concertation
01:05:48préalable
01:05:49alors que l'école
01:05:50est souvent
01:05:51le dernier service
01:05:52de proximité
01:05:52et d'attractivité
01:05:53la France
01:05:55est l'un des pays
01:05:55européens
01:05:56avec les classes
01:05:56les plus chargées
01:05:57cette baisse démographique
01:05:59pourrait être une chance
01:06:00une opportunité
01:06:01de réduire les effectifs
01:06:03pour mieux accompagner
01:06:04les élèves
01:06:04notamment ceux
01:06:05en difficulté
01:06:06et pour soulager
01:06:08les enseignants
01:06:08et les enseignantes
01:06:09tant que cette politique
01:06:11de fermeture de classes
01:06:12se poursuivra
01:06:13dans les petites communes
01:06:14tant que l'école rurale
01:06:16sera considérée
01:06:17comme une dépense
01:06:18à réduire
01:06:18plutôt qu'un bien commun
01:06:20à protéger
01:06:21alors la fracture territoriale
01:06:23continuera de s'élargir
01:06:24et la ruralité
01:06:25de se dévitaliser
01:06:26monsieur le ministre
01:06:28allez-vous enfin
01:06:29entendre nos territoires
01:06:30et faire de l'école rurale
01:06:32une priorité absolue
01:06:33pour nos élèves
01:06:34pour que nos villages
01:06:35demeurent vivants
01:06:36habités
01:06:37et dignes d'avenir
01:06:38je vous remercie
01:06:39merci madame la députée
01:06:40la parole est à Edouard Geffray
01:06:41ministre de l'éducation nationale
01:06:44merci madame la députée
01:06:46Corneloup
01:06:47vous avez bien voulu rappeler
01:06:48effectivement
01:06:49les éléments de jeu démographique
01:06:50je ne vais pas y revenir
01:06:51oui nous avons
01:06:51une baisse massive
01:06:52de nos élèves
01:06:53et non nous ne pouvons pas
01:06:54totalement l'ignorer
01:06:55quand on perd 25%
01:06:56de ses élèves
01:06:57en 15 ans
01:06:58on ne peut pas
01:06:59ignorer le caractère
01:07:00sismique de la secousse
01:07:01à laquelle on est confronté
01:07:01et quand dans certains territoires
01:07:03c'est 40 ou 50%
01:07:04des élèves
01:07:05on ne peut pas l'ignorer
01:07:06ça c'est sûr
01:07:07deux
01:07:08oui vous avez raison
01:07:09notre contrat social
01:07:11depuis Guizot
01:07:13si on fait un peu
01:07:14d'histoire du système
01:07:15éducatif
01:07:16repose sur
01:07:16l'accessibilité
01:07:17territoriale de l'école
01:07:18et nous ne cherchons
01:07:20évidemment pas
01:07:20à fragiliser cela
01:07:21au contraire
01:07:22je rappelle qu'aujourd'hui
01:07:2330%
01:07:24des écoles en France
01:07:25sont en ruralité
01:07:26pour 18%
01:07:27des élèves
01:07:27et je rappelle aussi
01:07:29que 8%
01:07:29de nos écoles
01:07:30comportent une seule classe
01:07:32vous parliez
01:07:33de multiniveau
01:07:34mais moi j'ai des classes
01:07:35aujourd'hui
01:07:35où un élève
01:07:35peut faire toute sa scolarité
01:07:37en étant le seul
01:07:37de son niveau
01:07:38et ce n'est pas forcément
01:07:39un service pédagogique
01:07:40à lui rendre
01:07:41non plus
01:07:41et il faut donc
01:07:42qu'on trouve un équilibre
01:07:43entre l'offre scolaire
01:07:46entre l'offre scolaire
01:07:47et l'aménagement
01:07:48du territoire
01:07:49deux choses
01:07:50par rapport à ça
01:07:51il nous faut
01:07:52très clairement
01:07:53changer de braquet
01:07:54et transformer
01:07:55vous avez raison
01:07:55d'ailleurs
01:07:56la difficulté
01:07:56en opportunité
01:07:57au passage
01:07:58d'ailleurs
01:07:58on réduit
01:07:58le nombre d'élèves
01:07:59par classe
01:07:59juste simplement
01:08:00pour la saône et le voir
01:08:01je vous le signale
01:08:01c'est toujours intéressant
01:08:02vous êtes passé
01:08:03de 22,2 élèves par classe
01:08:04à 20,6
01:08:05en l'espace de 5 ans
01:08:06pas inintéressant
01:08:07de savoir
01:08:07qu'on va dans ce sens là
01:08:09mais il nous faut
01:08:09surtout inverser la logique
01:08:10ça fait des années
01:08:11qu'on est pris
01:08:12dans une logique
01:08:13budgétaire annuelle
01:08:14où chaque année
01:08:15le nombre de postes
01:08:16supprimant
01:08:16la loi de finances
01:08:17ou octroyés
01:08:18se traduit
01:08:19par une répartition
01:08:20ensuite par le ministère
01:08:21au niveau académique
01:08:22puis départemental
01:08:24cette année
01:08:24a été expérimentale
01:08:25j'inverse la méthode
01:08:26en partant de 15 départements
01:08:28pour voir ce que ça donne
01:08:29s'ils nous font remonter
01:08:30eux-mêmes
01:08:30leur projet de carte scolaire
01:08:31à un an
01:08:32à deux ans
01:08:32et à trois ans
01:08:33pour déterminer le besoin
01:08:34en loi de finances
01:08:35et si ça fonctionne
01:08:36je généraliserai la méthode
01:08:37l'année prochaine
01:08:37pour l'instant
01:08:38on est sur 15 départements
01:08:39dont je communiquerai
01:08:40la liste de mon prochain
01:08:41mais c'est vraiment
01:08:41un changement de logiciel
01:08:42auquel on essaie de s'atteler
01:08:43je vous remercie
01:08:45merci beaucoup
01:08:45monsieur le ministre
01:08:46la parole est à présent
01:08:48à monsieur Denis Feigné
01:08:50pour le groupe socialiste
01:08:54merci madame la présidente
01:08:57madame la ministre de la santé
01:08:58vous l'avez évoqué
01:08:59le 12 février dernier
01:09:00vous avez reçu le rapport
01:09:02issu d'une mission
01:09:03confiée à Yannick Neuder
01:09:04dans le cadre
01:09:05de la grande cause nationale
01:09:07de santé mentale
01:09:08ce rapport est alarmant
01:09:09aujourd'hui en France
01:09:11les troubles psychiques
01:09:12sont la première cause
01:09:13de mortalité de handicap
01:09:14chez les jeunes de 15-25 ans
01:09:16les auteurs décrivent
01:09:18des délais d'accès
01:09:19aux soins
01:09:19entre 2 et 5 ans
01:09:20pour des troubles
01:09:22psychotiques débutants
01:09:23ils peuvent aller
01:09:24jusqu'à près de 10 ans
01:09:24pour des troubles bipolaires
01:09:26cela signifie
01:09:27pour ces jeunes
01:09:28qui basculent
01:09:29dans la crise
01:09:29des années d'errance
01:09:30et de galère
01:09:32cela signifie
01:09:33des entrées dans les soins
01:09:34par les urgences
01:09:34ou sous contraintes
01:09:35avec un impact traumatique
01:09:37pour eux
01:09:38et pour la famille
01:09:39cela signifie
01:09:40enfin
01:09:40un système décrit
01:09:42comme un millefeuille
01:09:43illisible
01:09:44cloisonné
01:09:45où les silos
01:09:45entre l'éducation
01:09:46le soin
01:09:47le médico-social
01:09:48et la protection
01:09:49de l'enfance
01:09:49font perdre
01:09:50des chances majeures
01:09:51pourtant les solutions existent
01:09:53le rapport formule
01:09:5410 mesures d'urgence
01:09:55parmi elles
01:09:56la création
01:09:57d'un centre
01:09:57ressources national
01:09:58pour piloter
01:09:59l'intervention précoce
01:10:00un maillage territorial
01:10:01de dispositifs dédiés
01:10:03une formation
01:10:04généralisée
01:10:05des acteurs
01:10:06un financement
01:10:07pérenne
01:10:08et pluriannuel
01:10:09un véritable parcours
01:10:10structuré
01:10:11de repérage
01:10:11d'orientation
01:10:12et de soins
01:10:13les auteurs rappellent
01:10:14également
01:10:15un point mis en exergue
01:10:16par la commission
01:10:16d'enquête
01:10:17sur les défaillances
01:10:17des politiques
01:10:18en matière de santé mentale
01:10:19et de handicap
01:10:20de mon collègue
01:10:21Sébastien Saint-Pasteur
01:10:221 euro investi
01:10:24dans l'intervention précoce
01:10:25peut générer
01:10:26jusqu'à 15 euros
01:10:27de coûts
01:10:28évités
01:10:29autrement dit
01:10:30ne pas agir
01:10:31coûte plus cher
01:10:31humainement
01:10:32et financièrement
01:10:34comme vient d'ailleurs
01:10:35de le dire
01:10:36mon collègue Raud
01:10:37Madame la ministre
01:10:38ce rapport
01:10:38vous a été remis
01:10:39il y a maintenant
01:10:39plusieurs semaines
01:10:40quelles décisions concrètes
01:10:42comptez-vous prendre
01:10:43à partir de ce rapport
01:10:44quels moyens financiers
01:10:45comptez-vous mobiliser
01:10:46pour sortir de l'expérimentation
01:10:48et entrer
01:10:49dans le déploiement
01:10:50enfin ces mesures
01:10:51feront-elles l'objet
01:10:52d'un texte législatif
01:10:53ou réglementaire
01:10:54et selon quel calendrier
01:10:55parce que derrière ces chiffres
01:10:56il y a des jeunes
01:10:58des parcours de vie
01:10:59qui peuvent basculer
01:11:00ou être sauvés
01:11:01et aujourd'hui
01:11:01ils attendent des réponses
01:11:03merci Monsieur le député
01:11:04la parole
01:11:05est à Madame Stéphanie Riste
01:11:07ministre de la santé
01:11:10merci Madame la Présidente
01:11:13Monsieur le député
01:11:14Feigné
01:11:16merci
01:11:17nous savons tous
01:11:18ici
01:11:18la nécessité
01:11:19d'agir
01:11:20pour la santé mentale
01:11:21c'est une évidence
01:11:22depuis ces dernières années
01:11:24le nombre
01:11:24de prises en charge
01:11:26par exemple
01:11:26entre 2022
01:11:27et 2024
01:11:28a augmenté
01:11:29de 100 000 patients
01:11:30dans la file active
01:11:32ambulatoire
01:11:33vous savez
01:11:33en octobre 2024
01:11:35Michel Barnier
01:11:37alors premier ministre
01:11:37lance la grande cause nationale
01:11:39qui a été reprise
01:11:40par le premier ministre
01:11:41Sébastien Lecornu
01:11:42pour l'année 2026
01:11:44je l'ai dit
01:11:44j'aurai l'occasion
01:11:45avec tous les acteurs
01:11:46avec des collègues
01:11:48ministres
01:11:48et avec les élus
01:11:50qui le souhaitent
01:11:50pouvoir faire le bilan
01:11:51de cette année
01:11:522025
01:11:53et d'annoncer
01:11:55les perspectives
01:11:55nécessaires
01:11:56pour 2026
01:11:58mais depuis
01:11:59en attendant
01:12:00nous agissons
01:12:01je dois dire
01:12:02que
01:12:02ces 10 dernières années
01:12:05malgré
01:12:05un numerus
01:12:06clausus
01:12:07et une démographie
01:12:08qui a baissé
01:12:09c'est 1000 psychiatres
01:12:10de plus
01:12:11le nombre
01:12:11de psychologues
01:12:12a été multiplié
01:12:14par deux
01:12:14en fait
01:12:15c'est 35 000
01:12:16psychologues
01:12:17de plus
01:12:17nous avons créé
01:12:18et développé
01:12:19la filière
01:12:20d'infirmières
01:12:20de pratiques avancées
01:12:21en psychiatrie
01:12:22les CMP
01:12:24ont été augmentés
01:12:25d'un budget
01:12:26de 38 millions d'euros
01:12:27en deux ans
01:12:28630 professionnels
01:12:30en plus
01:12:31mais il y a aussi
01:12:32des actions
01:12:32qui ont été menées
01:12:33des actions
01:12:33pour tous
01:12:34avec 300 000 personnes
01:12:36formées
01:12:36aux soins
01:12:37de premiers secours
01:12:40psychiatriques
01:12:40le numéro
01:12:413114
01:12:42qui est le numéro
01:12:43d'appel
01:12:43pour risque
01:12:45du suicide
01:12:46que nous sommes
01:12:46en train de refonder
01:12:47mais qui fonctionne
01:12:49et puis pour les jeunes
01:12:50c'est le sens
01:12:51de votre question
01:12:52il y a ce rapport
01:12:54qui avait été proposé
01:12:55par le ministre
01:12:56Yannick Noder
01:12:56qui m'a été remis
01:12:57récemment
01:12:58nous sommes en train
01:12:59d'instruire
01:13:00les différentes propositions
01:13:01mais je note
01:13:02déjà notamment
01:13:03les réseaux nationaux
01:13:05de repérage
01:13:05et de propositions
01:13:07d'action
01:13:07pour ces jeunes
01:13:08nous renforçons
01:13:09aussi les maisons
01:13:10des adolescents
01:13:12et d'autres mesures
01:13:13notamment
01:13:14de lutte
01:13:15contre les addictions
01:13:16merci beaucoup
01:13:17madame la ministre
01:13:19merci
01:13:20la parole est à madame
01:13:21Catherine
01:13:21Hiblet
01:13:22pour le groupe
01:13:23Ensemble
01:13:23pour la République
01:13:27alors ma question
01:13:29s'adresse
01:13:29à monsieur le ministre
01:13:30de l'éducation nationale
01:13:31ces derniers mois
01:13:33des témoignages
01:13:33bouleversants
01:13:34ont révélé
01:13:35les violences sexuelles
01:13:36et physiques
01:13:36subies
01:13:37par des enfants
01:13:38de la part
01:13:38d'animateurs
01:13:39du périscolaire
01:13:40parisiens
01:13:41au sein même
01:13:42de nos écoles
01:13:43maternelles
01:13:43et élémentaires
01:13:44en tant que vice-présidente
01:13:46de la commission
01:13:46d'enquête
01:13:46sur l'inceste
01:13:47je peux témoigner
01:13:48de la violence inouïe
01:13:50et de la destruction
01:13:51que provoquent
01:13:52les agressions sexuelles
01:13:53sur les enfants
01:13:54ainsi notre groupe
01:13:56Ensemble
01:13:56pour la République
01:13:57soutiendra
01:13:58la proposition
01:13:59de loi
01:14:00sur la lutte
01:14:00contre les violences
01:14:01en milieu scolaire
01:14:02portée par notre collègue
01:14:04Violette Spilbou
01:14:05derrière ces révélations
01:14:07il y a des enfants
01:14:09qui auraient pu être
01:14:10protégés
01:14:11entourés
01:14:13écoutés
01:14:13et qui ne l'ont pas été
01:14:15des familles meurtries
01:14:16des agents
01:14:18mis en cause
01:14:19auraient même été changés
01:14:20d'établissement
01:14:21plutôt que suspendus
01:14:23et signalés
01:14:24Nous ne sommes plus
01:14:26face à des faits isolés
01:14:27je rappelle que depuis
01:14:29janvier
01:14:2978 animateurs
01:14:32ont été suspendus
01:14:33Cette crise révèle
01:14:35une faille structurelle
01:14:36majeure
01:14:37Les activités périscolaires
01:14:38se déroulent
01:14:39dans l'enceinte
01:14:40de nos écoles
01:14:41mais dépendent
01:14:42exclusivement
01:14:43de la ville de Paris
01:14:44sans véritable articulation
01:14:46avec l'éducation nationale
01:14:47qui est responsable
01:14:48ici de la sécurité
01:14:49de nos enfants
01:14:50dans les écoles
01:14:50Cette organisation
01:14:52cloisonnée
01:14:53crée un angle mort
01:14:54qui nuit au contrôle
01:14:55au signalement
01:14:56et à la prévention
01:14:57Alors ma question
01:14:59est simple
01:14:59Monsieur le ministre
01:15:01de l'éducation nationale
01:15:03face à l'inaction
01:15:04face à l'inaction
01:15:05de la ville de Paris
01:15:06et à son refus
01:15:07de césure
01:15:07son inspection générale
01:15:09le gouvernement
01:15:10est-il prêt
01:15:10à saisir conjointement
01:15:12l'inspection générale
01:15:13des affaires sociales
01:15:14et l'inspection générale
01:15:16de l'éducation
01:15:16du sport
01:15:17et de la recherche
01:15:18pour faire toute la lumière
01:15:20sur les défaillances
01:15:20du périscolaire parisien
01:15:22et mettre en place
01:15:23un continuum
01:15:24entre le scolaire
01:15:26et le périscolaire
01:15:27Je vous remercie
01:15:28Merci Madame la députée
01:15:29La parole est à Monsieur Édouard
01:15:31Je ferai un ministre
01:15:31de l'éducation nationale
01:15:34Merci Madame la députée
01:15:36Merci Madame la présidente
01:15:37Merci Madame la députée
01:15:38et merci d'attirer
01:15:40une fois encore
01:15:40l'attention
01:15:40sur une situation
01:15:41qui est une situation
01:15:44criminelle
01:15:44On ne parle pas seulement
01:15:45de dysfonctionnement
01:15:46administratif
01:15:47on parle de crime
01:15:47sur des mineurs
01:15:48avec toutes les conséquences
01:15:49que vous avez bien voulu rappeler
01:15:52Deux types d'éléments
01:15:52par rapport à ça
01:15:54Il y a effectivement
01:15:55un enjeu
01:15:55comme vous l'avez rappelé
01:15:56de frontières
01:15:57entre guillemets
01:15:58administrativo-juridiques
01:15:59mais qui ne nous empêchent pas
01:16:00d'agir
01:16:01D'abord côté
01:16:01éducation nationale
01:16:02vous savez que j'ai
01:16:03depuis plusieurs semaines
01:16:05maintenant engagé
01:16:05un certain nombre
01:16:05d'actions assez fortes
01:16:06à la fois sur la détection
01:16:07et le repérage
01:16:08avec un guide unique
01:16:09notamment pour faire
01:16:09des signalements
01:16:10article 40 au procureur
01:16:11au porté plainte
01:16:13avec la formation
01:16:13notamment de tous
01:16:14les directeurs d'école
01:16:15de la ville de Paris
01:16:16avec la création
01:16:17d'une déléguée
01:16:18aux droits de l'enfant
01:16:19de la porte à la porte
01:16:20c'est-à-dire
01:16:20quelle que soit justement
01:16:22la personne qui est
01:16:23en situation de responsabilité
01:16:24et nous portons
01:16:25en cadre du projet
01:16:25de la protection de l'enfance
01:16:26des dispositions
01:16:27sur à la fois le contrôle
01:16:28de l'honorabilité
01:16:29et sur une liste noire
01:16:30des agents publics
01:16:31qui se seraient rendus
01:16:33coupables d'actes
01:16:34non pénalement répréhensibles
01:16:35mais néanmoins
01:16:37inacceptables
01:16:37sur des mineurs
01:16:38pour qu'ils ne puissent
01:16:38plus être réembauchés
01:16:39ni au sein de l'éducation nationale
01:16:41ni de manière générale
01:16:41au contact des mineurs
01:16:43du côté du périscolaire
01:16:44évidemment
01:16:44la situation relève
01:16:46comme vous le savez
01:16:46des collectivités territoriales
01:16:47ce qui n'interdit pas
01:16:48évidemment des contrôles
01:16:49je réponds au nom de
01:16:51Marina Ferrari
01:16:51qui est en charge
01:16:52de ce portefeuille
01:16:53nous avons monté
01:16:53des contrôles de 70%
01:16:55en l'espace de 3 ans
01:16:56100 nouveaux personnels
01:16:57seront dédiés à ces contrôles
01:16:59s'agissant en particulier
01:17:00du périscolaire parisien
01:17:02où le maire de Paris
01:17:03a annoncé un nouveau plan
01:17:05en la matière
01:17:06nous sommes en train
01:17:06de regarder la faisabilité
01:17:08d'une mission conjointe
01:17:09par les difficultés
01:17:09des inspections générales
01:17:11pour être tout à fait
01:17:12honnête avec vous
01:17:12on est en train d'expertiser
01:17:13un tout petit peu
01:17:14le périmètre juridique
01:17:15parce qu'on n'a pas forcément
01:17:16le droit d'accéder
01:17:17à tout dans les mêmes conditions
01:17:18selon la nature
01:17:19du service rendu
01:17:20et donc Marina Ferrari
01:17:21viendra vers vous
01:17:22très prochainement
01:17:22pour vous dire ce qu'il en est
01:17:24mais en tout cas
01:17:24c'est bien actuellement
01:17:25à l'étude
01:17:26je vous remercie
01:17:26merci beaucoup monsieur le ministre
01:17:29la parole est à présent
01:17:30madame Sandra Regol
01:17:31pour le groupe écologiste et social
01:17:34merci madame la présidente
01:17:37madame la ministre
01:17:38en mars 2024
01:17:38nous inscrivions
01:17:41l'IVG dans la constitution
01:17:43le lendemain
01:17:44alors que nous fêtions encore
01:17:45cette victoire historique
01:17:46le planning familial de Strasbourg
01:17:48était tagué
01:17:49planning assassin
01:17:50c'est que l'une
01:17:51des six dernières attaques
01:17:52que le planning a subi
01:17:54ces cinq dernières années
01:17:55et partout en France
01:17:56c'est la même tendance glaçante
01:17:58qui se dessine
01:17:58malgré des plaintes
01:17:59systématiquement déposées
01:18:01malgré le fait que les auteurs
01:18:03revendiquent parfois même
01:18:04leurs actes
01:18:05il n'y a ni arrêt des attaques
01:18:07ni pression sur les auteurs
01:18:08et leurs réseaux
01:18:09les salariés ont peur
01:18:10et un climat d'insécurité
01:18:12plane sur les militants
01:18:13les militantes
01:18:14comme sur les bénéficiaires
01:18:15du planning partout en France
01:18:16ça met en danger leur travail
01:18:18deux exemples très rapides
01:18:19en juin dernier
01:18:20dans le nord
01:18:21Stop IVG
01:18:22était tagué
01:18:22sur le planning
01:18:23en mai dernier
01:18:24dans les Alpes-Maritimes
01:18:25des militants du planning
01:18:26ont été harcelés
01:18:27et cyberharcelés
01:18:28par le collectif
01:18:28d'extrême droite
01:18:29Eros
01:18:29ces attaques
01:18:31elles ne viennent pas
01:18:31de nulle part
01:18:32un rapport du forum
01:18:33parlementaire européen
01:18:34sur les droits
01:18:35et santé sexuelle
01:18:37et reproductif
01:18:37révèle ainsi
01:18:38que la France
01:18:39est deuxième
01:18:39deuxième pays d'Europe
01:18:41derrière la Hongrie
01:18:42à financer le plus
01:18:43les campagnes
01:18:44anti-genre
01:18:45anti-IVG
01:18:46pro-thérapie
01:18:47de conversion
01:18:48et j'en passe
01:18:49derrière ces 166 millions d'euros
01:18:52investis
01:18:52on retrouve
01:18:53deux nébuleuses
01:18:53principalement
01:18:54celle de Pierre-Edouard Serrain
01:18:56et celle de la fondation
01:18:57Jérôme Lejeune
01:18:58alors que le financement
01:18:59de l'Evars
01:19:00lui disparaît
01:19:01que les dotations
01:19:02au planning
01:19:02s'écroulent
01:19:03ces réseaux d'extrême droite
01:19:04investissent des millions
01:19:05pour détruire nos droits
01:19:07briser des vies
01:19:08diffuser leurs dangereuses idéologies
01:19:10jusqu'au coeur
01:19:10de nos écoles
01:19:12dans les médias
01:19:13et dans la loi
01:19:14à travers cette assemblée
01:19:16nos droits
01:19:16brûlent
01:19:17et vous regardez ailleurs
01:19:19aucune protection
01:19:20pour les planning
01:19:21aucun budget
01:19:22pour leur permettre
01:19:23de lutter
01:19:23à armes égales
01:19:25quand allez-vous réagir
01:19:26assurer leur protection
01:19:28et condamner
01:19:29ces réseaux
01:19:29qui les détruisent
01:19:31merci madame
01:19:32la députée
01:19:33la parole
01:19:34est à madame
01:19:34Aurore Berger
01:19:35ministre en charge
01:19:36de l'égalité
01:19:36entre les femmes
01:19:37et les hommes
01:19:38merci madame
01:19:39la présidente
01:19:40mesdames et messieurs
01:19:40les députés
01:19:41madame la députée
01:19:42c'est l'honneur
01:19:43de notre assemblée
01:19:44c'est l'honneur
01:19:45du parlement
01:19:45d'avoir inscrit
01:19:47le droit
01:19:48et la liberté
01:19:48d'accès
01:19:49à l'avortement
01:19:50dans notre constitution
01:19:50c'était un travail
01:19:51transpartisan
01:19:52que nous avons réussi
01:19:53et nous l'avons réussi
01:19:54ensemble
01:19:54jeudi devant
01:19:55la présidente
01:19:56Châtelain
01:19:56mais
01:19:57il faut bien le dire
01:19:58clairement
01:19:59les antidroits
01:20:00et les antichois
01:20:00n'ont jamais
01:20:01désarmé
01:20:01dans notre pays
01:20:02jamais
01:20:03ils ont continué
01:20:04et ils continuent
01:20:06à taguer
01:20:06à menacer
01:20:07à intimider
01:20:09à financer
01:20:10et à chercher
01:20:10à désorienter
01:20:11les femmes
01:20:12ou jeunes femmes
01:20:13qui souhaiteraient avoir accès
01:20:15pleinement
01:20:15tout simplement
01:20:16à leur liberté
01:20:17désormais constitutionnelle
01:20:19d'accéder à l'IVG
01:20:20face à cela
01:20:21et vous le savez
01:20:22nous agissons
01:20:23nous agissons évidemment
01:20:24pour protéger
01:20:25protéger ces lieux
01:20:27je suis en contact
01:20:28très régulier
01:20:28avec la présidente
01:20:29du planning familial
01:20:30justement
01:20:30pour garantir
01:20:32la protection des lieux
01:20:32en lien avec le ministère
01:20:34de l'intérieur
01:20:34les accompagner
01:20:35sur des dépôts de plainte
01:20:36systématiques
01:20:37et c'est vrai
01:20:38que le planning
01:20:39malheureusement
01:20:39notamment à Strasbourg
01:20:41a été particulièrement
01:20:43et de très nombreuses voies
01:20:44ciblées
01:20:44je m'y étais rendu
01:20:45justement aussi
01:20:46pour leur témoigner
01:20:47du soutien
01:20:48du gouvernement
01:20:49et du soutien de l'Etat
01:20:50les moyens aux associations
01:20:51ont plus que triplé
01:20:53ont plus que triplé
01:20:54en disant
01:20:54c'est vrai
01:20:55il faut le dire aussi
01:20:56que les moyens
01:20:57des collectivités locales
01:20:58certaines collectivités locales
01:21:00ont eux parfois
01:21:01baissé
01:21:02mais les moyens de l'Etat
01:21:03non seulement
01:21:04n'ont pas baissé
01:21:05mais ont continué
01:21:06à augmenter
01:21:07et dans le budget
01:21:08que nous avions présenté
01:21:09et qui sera le budget
01:21:11de 2026
01:21:11le soutien aux associations
01:21:13continue à augmenter
01:21:15et à être renforcé
01:21:16donc
01:21:17mobilisation générale
01:21:18mobilisation pour
01:21:19nos libertés
01:21:20nos droits
01:21:21nos choix
01:21:22d'accès à l'avortement
01:21:24d'accès à l'IVG
01:21:25partout sur le territoire
01:21:27évidemment
01:21:27et garantir
01:21:28cet accès libre
01:21:29soutien à nos associations
01:21:31et lutte très claire
01:21:33face à ceux
01:21:34qui préfèrent
01:21:34désinformer
01:21:35et ceux qui préfèrent
01:21:37désorienter
01:21:37ceux qui préfèrent
01:21:38manipuler
01:21:39qui en France
01:21:40ne doivent pas pouvoir gagner
01:21:41merci madame la ministre
01:21:43madame la députée
01:21:46allez-y
01:21:46madame la ministre
01:21:47ce sont des mots
01:21:48la réalité
01:21:49c'est que ces réseaux
01:21:50agissent dans l'impunité
01:21:51la plus totale
01:21:52et vous n'en avez pas dit
01:21:53en mots
01:21:54vous les laissez donc agir
01:21:55c'est de la non-assistance
01:21:56à droit
01:21:57en danger
01:21:58madame la députée
01:21:59la séance des questions
01:22:00au gouvernement
01:22:00est terminée
01:22:01la séance est suspendue
01:22:02merci
01:22:03merci
01:22:03merci
01:22:03merci
01:22:03merci
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