00:01Les pluies des deux premiers mois de 2026 ont transformé la bruyère en un véritable lac.
00:10Seul exutoire principal, les écluses du pont de poil de Trignac permettent d'en réguler le niveau.
00:24Mêlée à celle du Brivain, les eaux rejoignent la Loire après passage aux écluses de Mer.
00:55Mais qu'en est-il aujourd'hui ?
00:57Bonjour, d'abord, suite à la petite vidéo que Jean-Pierre nous avait faite sur le marais de Saint-Joachim
01:06et de Pandille, c'est une prolongation.
01:08Disons que l'on vit dans un film de Dallas, c'est des feuilletons, nous avons eu de 1995, inondation,
01:162001, 2014,
01:19est-ce qu'à la période où l'on est quand même, à l'approche de 2030, on n'est
01:24pas capable de faire des travaux ?
01:25Tous les travaux se font sur l'amont de Pont-Château, Saint-Gilda, plus haut, et ici on peut dire
01:33que rien n'est fait.
01:35Le Brivain n'a peut-être bien jamais été, moi je ne connais pas avoir curé le Brivain, à part
01:39le petit bout des gens du voyage.
01:42Mais ce n'est pas suffisant, il faudrait aller au moins jusqu'à Saint-Malo,
01:46nettoyer tout ça de A à Z, ainsi que la sortie des écluses derrière Méhan, côté Loire, disons, à charge
01:53du port autonome.
01:55Et chaque année, on remet ça sur le tapis, que l'eau qu'on vide à Méhan, avec des exutoires
02:02qui sont sous-dimensionnés,
02:04évidemment qui ne peuvent rien faire dès que le niveau monte un peu rapidement.
02:09Et le marais se remplit deux fois plus vite, parce qu'il ne reçoit pas que l'eau du Brivain,
02:15ou l'eau qui arrive ici normalement des crêtes.
02:20Elle reçoit aussi, là, tout autour de Saint-Joachim, toute l'eau du marais de la Boulée.
02:26Et le marais de la Boulée, ça va jusqu'à Pont-Château, etc.
02:31Et c'est une masse d'eau considérable qui contourne tout Saint-Joachim et qui vient s'additionner au flux
02:40du Brivain.
02:41Et on la voit passer particulièrement au pont de Pandy, là où on se trouve en ce moment.
02:47On vient de faire quelques calculs, la masse d'eau très importante circule pratiquement à 1 mètre seconde.
02:54Faites le calcul, hein, c'est pas mal quand même pour un courant.
02:58Et ce qu'on ne peut pas encore calculer tout de suite, c'est en mètre cube.
03:02Enfin, c'est énorme.
03:04Donc le circuit arrive, toute cette eau-là arrive au pont de Paille.
03:08Au pont de Paille, évidemment, il y a un entonnoir terrible
03:14qui fait que les deux flux, celui du Brivain et celui de la Grande Brière se rencontrent, là, s'opposent.
03:22Et l'un empêche l'autre de passer, pratiquement.
03:26Ça veut dire que le flux du Brivain a tendance à stationner et à faire monter à nouveau le niveau
03:32de son côté.
03:33Donc on se retrouve dans un circuit fermé, on mettrait un bouchon, on verrait le bouchon tourner.
03:37Et parce que les exutoires, en particulier à Méhan, sont inefficaces, quoi, pratiquement en période haute eau.
03:48Et maintenant, il faut savoir aussi que du côté du Marais de la Boulée, les exutoires martiniers ou la Taillée
03:55sont en très mauvais état, ne fonctionnent pas.
03:57Et l'un des deux, d'ailleurs, reste ouvert pratiquement tout le temps.
04:00Donc ça veut dire que l'eau saumâtre de la Loire remonte aussi dans le Marais parce que les îles,
04:06on n'est pas si nombreux que ça.
04:07Il y a Saint-Malo, il y a tout le Sud. Il y a aussi un peu la Chapelle des
04:14Marais.
04:14Mais toute l'eau qui dévale, qui vient des crêtes, enfin de Missillac, des Pontchâteaux, etc.,
04:26ça n'intéresse plus tellement toutes les autres communes qui sont sur les hauteurs.
04:30Parce que les inondations, ils les voient arriver de leur balcon.
04:33Oui, c'est ça.
04:34Voilà, tout simplement.
04:36Donc ils n'ont pas du tout la même réaction que nous, alors que le danger, il est ici.
04:41Il concerne en particulier Trignac qui, eux, se retrouve au fond du bassin, tout au fond.
04:46Et l'eau, eh bien, pas de chance.
04:48L'eau a la fâcheuse habitude de descendre du haut vers le bas.
04:52Voilà, et c'est toujours les mêmes qui sont coincés.
04:55On devrait nous considérer comme des lanceurs d'alerte.
04:58Par contre, on ne nous écoute pas.
05:00Alors, on est là pour signaler au moment opportun où il faut intervenir.
05:06Intervenir parce qu'il est grand temps, parce que, quelquefois, il est même tardé.
05:10Après, on ne peut plus rien faire.
05:14Au SMA, on peut appeler le SMA de l'âge à l'île d'Oliveau,
05:18lorsque l'eau arrive à aller sur ce terrain, c'est équivalent à 2 mètres de hauteur.
05:26Ça veut dire qu'après, tout l'eau qu'il y a dessus, elle est étendue partout,
05:31et là, il n'est plus possible d'intervenir efficacement.
05:33C'est plus possible de gérer la luthique.
05:35Tu as ça, et puis les églises du fond de paille au-dessus de 2 mètres sont ingérables.
05:39Tout le monde le sait.
05:41Il est impossible, dès qu'on est passé les 2 mètres, c'est impossible de gérer.
05:45Avant, on peut intervenir, il y a des moyens.
05:47Mais au-dessus de 2 mètres, c'est impossible.
05:59Ces inondations ont comme conséquence la fermeture de routes et leurs dégradations,
06:04mais également de graves perturbations pour les populations,
06:08comme pour cet EHPAD de Saint-Joachim.
06:15C'est quand même pas normal qu'on voit comme Saint-Joachim où les gens sont en EHPAD,
06:20ne peuvent même pas se laver et prendre de l'hygiène.
06:23C'est quand même lamentable d'arriver à cette époque, en 2026 quand même.
06:28Et je pense que nos politiques ne nous écoutent pas.
06:31C'est clair, c'est net, tout le monde dit oui, font des réunions,
06:34mais il n'y a pas d'issue, il n'y a pas de sortie de fait.
06:38Donc, l'EHPAD, le niveau d'eau engendre bien évidemment,
06:41nous, des infiltrations fortes au niveau de l'EHPAD, l'EHPAD qui est là.
06:45Pas que ça communique directement, mais pas capillarité.
06:48C'est-à-dire qu'on a la poussée de l'eau à travers le sous-sol
06:50qui vient aujourd'hui engendrer des infiltrations dans toute la partie
06:56réseau technique, la laverie, la lingerie, le TGBT, le réseau informatique.
07:01Donc, on est obligé en permanence d'assurer l'évacuation de l'eau
07:03pour ne pas fermer l'EHPAD et évacuer les 82 résidents.
07:07Tout ça, on n'a pas d'assainissement, donc pas de sanitaire.
07:10On est obligé d'envoyer, de purger en direct dans le marais,
07:13comme le reste du réseau d'ailleurs, qui communique totalement avec le marais,
07:16de façon à ce que les toilettes, les douches puissent fonctionner.
07:20Autrement, on est obligé de faire évacuer les 82 résidents de l'EHPAD.
07:25Donc là, on voit bien, on est sur des cotes très hautes,
07:28on est à un niveau de 2,001 à 95-2,001,
07:30avec des conséquences que tout le monde connaît, sauf le SBBB.
07:34Voilà. Il n'y a pas de problème.
07:35Donc, on est sur une pluviométrie normale.
07:39Donc, c'est absolument pas normal, quoi.
07:42Je pense qu'il y a peut-être des solutions à étudier.
07:44Le nettoyage du brevet, comme je disais,
07:47et ainsi que d'installer des pompes fixes et pérennes à Méhan,
07:50qui évacueraient pendant le temps de marée haute.
07:55Si c'est 6 heures de gagné de jour, 6 heures de nuit, c'est important.
07:59Par contre, ces pompes, il faut qu'elles soient installées,
08:02et pas attendre qu'on ait un niveau comme celui-ci.
08:05Parce qu'à 2 mètres, c'est ingérable.
08:07Au-dessus de 2 mètres, vous ne pouvez plus gérer.
08:09On sait très bien que c'est foutu.
08:11Donc, que cette étude soit poussée,
08:13et que l'on ne dise pas que ça ne se fait pas,
08:16ça s'est fait l'année dernière dans le Maine-et-Loire,
08:22où les gens ont installé des pompes,
08:24et les gens ne survivent plus les crues.
08:26Donc, peut-être qu'il faut copier sur les autres.
08:28Ce n'est pas un déshonneur.