- il y a 5 heures
Comédie
Avec Arletty, Michel Simon, Andrex
Sujet du Film :
Un couple de bourgeois stricts part en vacances. Mais ils échouent dans une auberge en face de gens du milieu. Les bandits admirent la connaissance du code de M. Le Sentencier sans se douter qu'ils ont affaire a un magistrat sévère
Avec Arletty, Michel Simon, Andrex
Sujet du Film :
Un couple de bourgeois stricts part en vacances. Mais ils échouent dans une auberge en face de gens du milieu. Les bandits admirent la connaissance du code de M. Le Sentencier sans se douter qu'ils ont affaire a un magistrat sévère
Catégorie
🎥
Court métrageTranscription
00:00:00Musique
00:00:31...
00:01:00...
00:01:57Sous-titrage MFP.
00:02:27Sous-titrage MFP.
00:02:30Sous-titrage MFP.
00:03:26Sous-titrage MFP.
00:03:29Sous-titrage MFP.
00:04:24Sous-titrage MFP.
00:04:28Sous-titrage MFP.
00:05:17Sous-titrage MFP.
00:05:47Sous-titrage MFP.
00:05:50Sous-titrage MFP.
00:06:47Sous-titrage MFP.
00:07:17Sous-titrage MFP.
00:07:20Sous-titrage MFP.
00:07:50Sous-titrage MFP.
00:08:41Sous-titrage MFP.
00:08:44Sous-titrage MFP.
00:09:14Sous-titrage MFP.
00:09:49Sous-titrage MFP.
00:09:54Sous-titrage MFP.
00:10:50Sous-titrage MFP.
00:11:20Sous-titrage MFP.
00:11:50Sous-titrage MFP.
00:12:14Sous-titrage MFP.
00:12:50Sous-titrage MFP.
00:13:20Sous-titrage MFP.
00:13:25MFP.
00:14:26MFP.
00:15:22MFP.
00:15:27MFP.
00:15:55MFP.
00:16:28MFP.
00:16:58MFP.
00:17:38MFP.
00:18:18MFP.
00:18:24MFP.
00:18:34MFP.
00:18:50MFP.
00:19:08MFP.
00:19:11MFP.
00:19:12MFP.
00:19:14MFP.
00:19:14MFP.
00:19:15MFP.
00:19:16MFP.
00:19:17MFP.
00:19:22MFP.
00:19:27MFP.
00:19:32MFP.
00:19:51Ah, c'est un petit piccolo de première bourse.
00:19:55Mais c'est pas à enfoirir la bêbeuse, les voyons.
00:19:57Ça y est, je le reconnais, c'est le taulier de Montargis.
00:20:01Oh, ben dis-donc, alors sa gonzesse a maigri.
00:20:03Autrefois, elle avait une pire de repères, Comac.
00:20:06Alors, ben j'avoue que c'est parfait.
00:20:09C'est même très agréable.
00:20:10Ah oui, c'est la pointe d'ail, une idée à moi.
00:20:13Ah, l'ail et mon petit Beaujolais, c'est du non-non, avouez.
00:20:17Ah, je vais me chercher le lapin, maintenant.
00:20:19Je peux pas arriver à me rappeler ce qu'il m'a dit,
00:20:20mais il m'a dit quelque chose un jour.
00:20:22Ça, alors, c'est rigolo.
00:20:24Je me rappelle plus où, ni quand.
00:20:26Ce Beaujolais ne me donne aucune brûlure.
00:20:28Et cette omelette à l'ail ne me gagne nulle.
00:20:30J'en ai repris deux fois.
00:20:32Ça bouleverse toutes les théories du docteur.
00:20:34C'est incompréhensible.
00:20:36Moi, j'ai la tête qui tourne, mais c'est pas désagréable.
00:20:39Dites donc, mon ami, le garçon qui me sourit là-bas,
00:20:43il a de beaux yeux.
00:20:44Nathalie, je vous en prie.
00:20:45C'est drôle quand je me sens légère tout d'un coup.
00:20:49Enfin, je suis bien.
00:20:50Là, le lapin, arrêtez-moi ça.
00:20:53Du Fristie de Mme Bouygues, c'est le premier.
00:20:55C'est parfumé à l'ail ?
00:20:57Ah non, pas de l'ail dans le lapin.
00:20:58D'échalotes, beaucoup d'échalotes.
00:21:01Tant mieux.
00:21:02Oui, c'est la spécialité de la maison.
00:21:04Il en reste deux morceaux dans l'un, une pâte et la tête.
00:21:07Je sais pas si vous êtes comme moi, mais j'adore la tête.
00:21:09Elles font de la casserole, de la ranclure.
00:21:12Les échalotes et les petits lardons, c'est encore meilleur à échauffer.
00:21:17Alors, ça va qu'il te plaît ?
00:21:23Si tu permets.
00:21:28Moi, j'ai pas de conseil à te donner.
00:21:30T'as peut-être une touche dans ce coin-là, mais tu vas un peu fort à cause du mécton.
00:21:34Fécule pas.
00:21:34Je vais offrir les bijoux de la dame à ma gagneuse pour sa fête.
00:21:44Mais à qui soyez-vous ?
00:21:46Aux deux hommes qui me sourient.
00:21:48Mais Nathalie...
00:21:49C'est vous qui m'avez dit de leur sourire.
00:21:51Faites-le discrètement, voyons.
00:21:53Ce lapin est extraordinaire.
00:21:55C'est vrai, il est très bon.
00:21:56Moi, j'en reprend, tenez.
00:21:58C'est bon aussi, les échalotes.
00:22:00Tant plus, je me purgerai demain.
00:22:02Vous en avez pas marre de jouer à la bolote ?
00:22:04On gâche pas ce soir.
00:22:06Allez, joue-nous un peu d'accordéon.
00:22:08T'as raison.
00:22:08Tiens, la musique, ça adoucit les mauvaises mœurs.
00:22:10Alors, dites-on, fais les comptes ?
00:22:12Il me reste plus de fruits, mais je vais vous faire goûter un petit truc de première.
00:22:16Ah, c'est du vrai.
00:22:17Mais j'en dirais que t'en peuvent plus joueurs qu'à valer.
00:22:20Ah, ah !
00:22:22Allez, goûtez-moi ça.
00:22:26Eh, allez-vous.
00:22:32C'est fort.
00:22:34La tête me tourne.
00:22:36C'est bon.
00:22:37Qu'est-ce que peut bien faire, Gabrielle ?
00:22:39Oh, je m'en fous.
00:22:40Quoi ?
00:22:41Oh, rien, c'est mieux.
00:22:42Oh, ça y est.
00:22:43Bon, bon, joli, on a mis un coup à votre dame.
00:22:45Elle est noire.
00:22:46Oui, oui, je suis noire.
00:22:48Et puis, j'en compte toi.
00:22:49Oui, oui.
00:22:50C'est meilleur que de l'ailer en ski dans du sirop de broset.
00:22:52N'exagérez pas, ma clavier.
00:22:55Laissez-donc, laissez-donc.
00:22:56C'est si agréable, les dames, quand elles sont un peu mébrodées.
00:22:59Eh, patron, est-ce que je peux inviter madame à danser ?
00:23:02Bien sûr, tu peux faire danser madame. Monsieur le permet.
00:23:05Oui.
00:23:05Mais...
00:23:06Puisque vous...
00:23:07Puisqu'il le permet.
00:23:09Oh.
00:23:09En doucement quitte à griller.
00:23:11Mais je me rattraperai.
00:23:13Alors, on ginge ?
00:23:14J'ai mieux à faire.
00:23:28Eh bien, la bête est bonne, hein ?
00:23:31Mais elle...
00:23:32Je vous reconnais ?
00:23:33Vous avez pas une maison à Montargis ?
00:23:36Ah non, pas à Montargis, à Brest.
00:23:38À Brest ?
00:23:39Oh là là, je connais ça.
00:23:41On rigole pas tous les jours avec tous ces marins.
00:23:44Ah oui, ils sont un peu bruyants.
00:23:45Aussi, je l'ai loué.
00:23:46Et où vous êtes, maintenant ?
00:23:48À Paris.
00:23:49À Paris ?
00:23:51Oh, mais alors ça va chercher loin, ça, hein ?
00:23:54C'est fermé.
00:23:55Ça va, ça va.
00:23:59Eh bien.
00:24:01Voyez-vous qu'il joue bien à ce que je vois ?
00:24:02C'est un artiste.
00:24:04Moi, je peux pas le voir.
00:24:05D'abord, il me le rend bien
00:24:06parce qu'il peut pas sentir les gonzesses.
00:24:08Comme la plupart des grands artistes.
00:24:11C'est possible.
00:24:12Alors, il n'a qu'à rester dans son coin.
00:24:14C'est vrai, l'autre fois, on faisait une vire ensemble.
00:24:16Il y avait un type bien
00:24:17qui était dans les ambassades, un étranger.
00:24:19J'avais l'air de lui plaire.
00:24:20Eh bien, il est arrivé avec son accordéon.
00:24:22Ils sont partis ensemble.
00:24:23Ah.
00:24:23Ils sont partis ensemble.
00:24:26Oui.
00:24:26Un sabon étant l'artiste, c'est pas régulier.
00:24:29Ah.
00:24:30Évidemment.
00:24:31Elle était jeune et belle, comme de bien entendu.
00:24:37Il eut le béguin pour elle, comme de bien entendu.
00:24:43Elle était demoiselle, comme de bien entendu.
00:24:49Il se débrouilla pour qu'elle ne le soit plus, comme de bien entendu.
00:24:55Ils se mirent en ménage, comme de bien entendu.
00:25:02Ils se mirent en ménage, comme de bien entendu.
00:25:07Il était au chômage, comme de bien entendu.
00:25:14Il était au chômage, comme de bien entendu.
00:25:20Il était au chômage, comme de bien entendu.
00:25:26Il offrit à sa mille, comme de bien entendu.
00:25:33Il offrit à sa mille, comme de bien entendu.
00:25:46Mais il se mit à boire, comme de bien entendu.
00:25:52Il se mit à boire, comme de bien entendu.
00:25:58Il se mit à boire, comme de bien entendu.
00:25:59Mais pour pas être une poire, comme de bien entendu.
00:26:05Il se mit à boire, comme de bien entendu.
00:26:18Il se mit à boire, comme de bien entendu.
00:26:27Il se mit à boire, comme de bien entendu.
00:26:30Il se mit à boire, comme de bien entendu.
00:26:43Il se mit à boire, comme de bien entendu.
00:26:50Et quand, chez lui, on monte, comme de bien entendu.
00:26:56Il s'en va faire un petit tour au PMEU, comme de bien entendu.
00:27:05Comme de bien entendu.
00:27:12Comme de bien entendu.
00:41:13cette voiture ? Non. J'ai vu qu'un agent cycliste
00:41:15qui a relevé le numéro pour foutre une contre-dance.
00:41:17Chaque !
00:41:20Si je perds pas ma place
00:41:21avec tout ça.
00:41:23Qu'est-ce que tu as ?
00:41:23Nathalie. Tu ne sais pas ?
00:41:26Quoi ? Non, regarde, regarde.
00:41:28Je suis prête. Bravo.
00:41:30Je vois que vous avez rangé votre broche.
00:41:32Vous avez bien fait.
00:41:34J'aurais parié, il a barboté la broche.
00:41:36Vous vous êtes occupé de la voiture ?
00:41:37J'avoue que je n'y pensais plus.
00:41:39N'oubliez pas que nous allons à Plombière.
00:41:41Oui, c'était que ça.
00:41:42C'est pas Plombière, soit une gaieté folle.
00:41:44Qui le dit tout ? Et encore, vous n'y faites pas la cure.
00:41:47D'ici là, j'aurai bien retrouvé.
00:41:49Moi aussi.
00:41:50J'aurai bien retrouvé Gabriel.
00:41:52Ah oui, Gabriel. À propos, vous savez que la voiture n'est pas en état.
00:41:55Il faudrait tout de même vous en occuper.
00:41:57Bon, j'y vais.
00:42:05Comme de bien l'ensemble.
00:42:08Ah, vous voyez, vous.
00:42:09Monsieur, je vais tout vous expliquer.
00:42:12Et n'étiez-vous, vous êtes bien payé ma tête.
00:42:14Enfin, nous réglerons ça plus tard.
00:42:16Tenez, voici les clés pour le moment.
00:42:18Vous allez prendre cette voiture et la conduire à la réparation.
00:42:20Comment monsieur me garde à son service ?
00:42:22Je vous prie de ne pas me poser de questions.
00:42:25Et d'exécuter mes ordres.
00:42:26Bien sûr.
00:42:27Je vais faire l'impossible pour que la voiture soit prête demain.
00:42:31C'est ça.
00:42:31Pour que le travail soit saboté.
00:42:32Non, prenez tout votre temps.
00:42:34Je tiens à une revision complète.
00:42:36De la carrosserie, du moteur et du châssis.
00:42:38Ça va en coûter des sous, ça.
00:42:40Qu'est-ce que ça peut vous faire ?
00:42:42Occupez-vous de vos affaires et passez-moi mes balises.
00:42:44Bien, monsieur.
00:42:49Alors ?
00:42:49Voilà, ça se termine.
00:42:51Dans une heure, ta chignole sera prête.
00:42:53Tu pourras te barrer.
00:42:54Dans une heure, déjà ?
00:42:56J'en ai foutu un coup.
00:42:57T'en trouveras pas beaucoup de goraches qui abattent un boulot pareil en quatre jours.
00:43:00Alors, t'es content ?
00:43:01Ah, ben...
00:43:02Et qu'est-ce qui t'a demandé de te grouiller ?
00:43:03Veux-tu me le dire ?
00:43:04Vous êtes marrants, vous autres.
00:43:06Quand on vous demande un travail pressé, vous nous faites attendre.
00:43:08Et quand on vous demande rien, vous abattez le boulot en moins de deux.
00:43:11Mais ton patron...
00:43:12Ah, il t'occupe pas de mon patron.
00:43:14D'abord, il est tombé sur la tête, mon patron.
00:43:17Il est un bagneux en ce moment.
00:43:19Avec vue sur le cimetière.
00:43:20Et il est pas pressé.
00:43:22Non, il est plus pressé.
00:43:23C'est toujours vous qui tenez.
00:43:29M. Coupe de chasse, je m'en vais savoir le regret de vous déloger.
00:43:37Ben, je suis placé.
00:43:39Ah, ben, c'est quelqu'un, ce gars-là.
00:43:41C'est votre chambre ?
00:43:42Oui.
00:43:43Ah, regardez, d'ici, on a une belle vue, vous savez.
00:43:45On voit le cimetière toute la journée, là.
00:43:47C'est un va-et-vient continuel, c'est bien.
00:43:49C'est amusant.
00:43:52Si mon mari me voyait.
00:43:54Mais non, mais non, mais non.
00:43:56C'est ça, c'est un truc de votre amie, non ?
00:43:57Ah oui, ça, c'est la panthère.
00:43:59La panthère ?
00:44:00Oui, c'est...
00:44:03Un angeant.
00:44:03Oui, mais en ce moment, elle n'est pas l'angeant.
00:44:07Ah, t'as des beaux yeux tout de même, alors.
00:44:30Ah, t'as des beaux yeux tout de même.
00:44:37Oui, enfin, embrasser, mademoiselle Fanny.
00:44:41Moi, je vais me laver les peignes.
00:44:44Il croit qu'il nous épatte parce qu'il joue les bourgeois.
00:44:46On est aussi mal que lui.
00:44:47En tout cas, il est fortiche.
00:44:49Ah, puis il se coupe jamais.
00:44:50Vous n'avez pas remarqué, à chaque instant, il dit...
00:44:52Article 340, deux ans, article 345, six mois.
00:44:57Ah, ça, il connaît son code par cœur, ce mec.
00:45:00Il a dû être dans des affaires complicaresses.
00:45:02Et comment ?
00:45:03Quand on a le code pour soi, mon vieux, on pense toujours au travers.
00:45:06On n'est jamais assez instruits.
00:45:08Au lieu de lire des romans à l'aimant moins les orteils,
00:45:12on ferait mieux de lire le code.
00:45:13Comme ça, on serait toujours pépère.
00:45:15Et comment ?
00:45:16T'as raison.
00:45:17Alors, on en fait une ?
00:45:18À tout à l'heure.
00:45:25Tenez.
00:45:27Pas entre nous, hein.
00:45:33Alors, à bientôt.
00:45:36Marie, partez, partez vite.
00:45:38Mais c'est ma chambre aussi.
00:45:39Mais c'est vrai.
00:45:43Toujours pas de nouvelles de la voiture, Gaëtan ?
00:45:45Non.
00:45:46Pourquoi ?
00:45:46Vous êtes pressé de rentrer ?
00:45:48Oh, non.
00:45:48D'ailleurs, du moment que vous vous plaisez ici,
00:45:50j'aurais mauvaise grâce.
00:45:52Eh bien, mon Dieu, j'avoue que je ne suis pas mécontent d'être ici.
00:45:57Et on devrait obliger tous ceux qui sont appelés à juger les autres
00:45:59à connaître un peu mieux les humains.
00:46:01Un stage, en quelque sorte.
00:46:03Eh bien, mon Dieu, oui, pourquoi pas.
00:46:06On comprendrait d'un si mieux, sans les excuser,
00:46:10les mobiles auxquels ces êtres obéissent obscurément.
00:46:13Et puis on pourrait, je ne dis pas, les évangéliser, non, mais enfin,
00:46:17n'est-ce pas, les raisonner, essayer de les mettre sur la bonne route.
00:46:22Oh, oui.
00:46:23Allez, suivez-nous !
00:46:28Allez, laissez-moi ce problème !
00:46:29C'est un délit de justice ! On m'arrête, soit raison !
00:46:32Un mot de bleu, je vous mets la poutelle !
00:46:33Qu'est-ce que c'est ?
00:46:34Ah, c'est pas régulier !
00:46:35Faissez-vous, je vous amène aussi !
00:46:36On va dire ce que vous voulez, on vient pas comme ça si on a notre commerçant !
00:46:39Assez !
00:46:39Où je vous manque qui vous êtes ?
00:46:40Faut bien me dire qui suis-en, me dirange pas, je suis en vrai !
00:46:43Non, non, non !
00:46:45Qu'est-ce qui se passe ?
00:46:47Oh, mon barrette, je sais même pas pourquoi.
00:46:49Vous avez un mandat d'amener ?
00:46:51Ça va, vous n'êtes pas là pour faire la loi.
00:46:52Mais peut-être pour vous la faire respecter, mon ami.
00:46:54D'abord, je ne suis pas votre ami.
00:46:56C'est vrai.
00:46:56Et puis si vous avez quelque chose à dire, allez au commissaire de police.
00:46:59Moi, j'ai un or, je l'exécute.
00:47:00On va faire ça, tout de même.
00:47:04Eh bien, je vais aller le trouver de commissaire.
00:47:07Et nous allons voir qui aura raison.
00:47:09Pour se saisir d'un prévenu, il faut un mandat d'amener.
00:47:12Que ce mandat exprime formellement le motif de l'arrestation.
00:47:14Et la loi en exécution de laquelle elle est ordonnée.
00:47:17Il émane d'un fonctionnaire à qui la loi est donnée ce pouvoir.
00:47:21Qu'il soit notifié à la personne arrêtée et qu'il lui en soit donné copie.
00:47:26Et on nous a compensé à l'école.
00:47:28Est-ce que la société peut être vache ?
00:47:33Voilà, attendez-moi un instant.
00:47:35Je m'en vais lui dire deux mois, monsieur le commissaire.
00:47:38C'est honte tout ce que vous faites à un année de commerce.
00:47:40C'est honte.
00:47:41Mais allez, allez, allez.
00:47:42Ça va, allez, allez.
00:47:42Les marques, les marques, les marques, les marques, les marques.
00:47:46Il se dégonflopant.
00:47:47Il en a plein le bide.
00:47:49C'est un type comme ça qu'il nous faudrait comme chef.
00:47:52Le commissaire de police, c'est là.
00:47:53Oui, monsieur, asseyez-vous.
00:47:54Bon.
00:47:55Mais monsieur, monsieur, où allez-vous ?
00:47:56Moi, je vous dis qu'ils vont le garder.
00:47:58Oui, mais restons pas là.
00:47:59Ils sont toujours dangereux, ces copains-là.
00:48:00Eh bien, moi, j'ai confiance.
00:48:01C'est pas un type qui allait se foutre bêtement dans la gueule du loup.
00:48:05Eh, la preuve.
00:48:08Merci, les santos.
00:48:09Oh, il ravine le patron.
00:48:12Oui, bonjour.
00:48:14Qu'est-ce que je vous avais dit ?
00:48:15C'était un vis de forme.
00:48:17Et le vis de forme, ça ne pardonne pas.
00:48:19Allez le voir le coup, les marques.
00:48:23Voyons, voyons, pleurez pas.
00:48:26Mais pleurez pas, madame Bouygues.
00:48:28Vous savez bien qu'il est innocent, Bouygues.
00:48:30Vous voyez.
00:48:34Oui, c'est moi.
00:48:38Vous l'avez fait, l'archer ?
00:48:40Mais tu peux remercier la sentence, tu sais.
00:48:42C'est lui qui m'a sauvé la vie.
00:48:43Ah, merci, monsieur, l'ensemble.
00:48:45Eh, et en douce, comment il les a possédés, ces messieurs de la police, là ?
00:48:49Ah, oui.
00:48:50Allez, c'est tous les deux, là.
00:48:51À partir d'aujourd'hui, à la vie, à la mort, hein ?
00:48:54Et pour commencer, je prends une bonne tournée générale.
00:48:56Oh, allez, allez, allez, allez.
00:49:00Allez, allez, allez, allez.
00:49:02Vous avez défendu l'honneur d'un honnête travailleur.
00:49:05Au nom de madame Bouygues, mon épouse et de la clientèle, du plus profond du cœur, je vous dis merci.
00:49:12Je lève mon verre à votre bonne santé et à la fraternité des hommes.
00:49:18Je vais t'embrasser, viens.
00:49:25Moi aussi, je vais l'embrasser, c'est battre, ce qu'il a fait.
00:49:32Oh, excusez-moi, je reviens dans un instant.
00:49:34Ah, qu'est-ce qu'il a ?
00:49:35Qu'est-ce qu'il se passe ?
00:49:41Qu'est-ce que vous voulez ?
00:49:41Mais patron, patron, la voiture est prête.
00:49:43Oh, ça !
00:49:44Mais là, je...
00:49:45Tu parles comme moi qui l'a possédé, le commissaire.
00:49:50La tienne.
00:49:52J'espère que t'as compris.
00:49:54Un homme comme ça, avec nous, on peut entreprendre de grandes choses.
00:49:57Oui, j'y dirai deux mots.
00:49:59Bien que les grandes choses...
00:50:06Je les entreprends tout seul.
00:50:09Tiens, c'est aujourd'hui, t'as fait.
00:50:12Qu'est-ce que je t'avais dit ?
00:50:13Et vous croyez que je vais monter dans une voiture comme ça ?
00:50:15Mais dégueulasse, elle est dégoûtante, votre voiture.
00:50:18Allez, emmenez-la et faites-la repeindre.
00:50:19Je vais repeindre la voiture ?
00:50:21Oui.
00:50:21Mais en quelle couleur ?
00:50:22Mais ce que je sais, moi...
00:50:25Vert, jaune, c'est ça, jaune.
00:50:27Et prenez votre temps, je veux que ça soit fignolé.
00:50:29J'ai un patron.
00:50:30Eh, allez, maniez-vous le train.
00:50:32Euh, Grouille, euh, dépêchez-vous.
00:50:33Allez, on peut.
00:50:46Et maintenant, ça m'a tourné.
00:50:47Ah !
00:50:52Je sais pas ce qui lui prend, mais j'y comprends rien.
00:50:55Tiens, j'arrive et je lui dis, patron, on peut partir ?
00:50:58Alors, il s'est précipité sur moi.
00:50:59Allez faire repeindre ma voiture, n'est-ce pas ?
00:51:02Et prenez tout votre temps que ce soit bien fait.
00:51:04Tu comprends ?
00:51:05Non, mais, tu sais, je peux la faire peindre dans la couleur que tu voudras.
00:51:09Mais même en allant doucement, je peux tout de même pas mettre plus de mi-joues.
00:51:12Ben, alors, toujours boire un coup.
00:51:14Hein ? Et faire une voleuse.
00:51:15Allez, viens.
00:51:15C'est un crêpe à tromper.
00:51:16Ah, enfin, c'est rigolo.
00:51:17C'est belle.
00:51:19Il y a deux sortes de lois.
00:51:21Les unes pour les rupins, les autres pour les pochers.
00:51:24Ah, détrompez-vous.
00:51:25La justice est égale pour tous, en principe.
00:51:28Dans la législation, il y a plusieurs compartiments.
00:51:30Deux, nous intéressent le civil et le criminel.
00:51:33Pour le civil, quelques amendes.
00:51:35Oui, tandis que dans le criminel, à tous les coups, on paume.
00:51:38Il y a des juges.
00:51:39C'est pas des métiers.
00:51:40Un homme qui en fait condamner d'autres.
00:51:42C'est une opinion.
00:51:44Je continue.
00:51:45La justice idéale devrait être pleine de minutie.
00:51:49D'où vient l'accusé ?
00:51:50Quels sont ses antécédents ?
00:51:51Comment a-t-il été élevé ?
00:51:52Quel est son degré exact de responsabilité ?
00:51:55Faudrait d'abord que les hommes se mettent d'accord sur ce qu'ils trouvent joli ou sur ce qu
00:51:57'ils trouvent moche.
00:51:58Ben, à la fin, on ne sait plus.
00:52:00J'ai lu les trois mousquetaires.
00:52:01Ben, tout le monde se tape le derrière par terre avec ce livre-là.
00:52:05Eh ben, il y a là-dedans un nommé D'Artagnan qui couche avec la femme d'un épicier, un
00:52:09nommé Bonacieux.
00:52:10D'abord, il lui boit son vin, il lui fauche son fric et il tue les agents.
00:52:14Et tout le monde trouve ce type-là épatant.
00:52:16Même les religieuses qui me soignaient à l'hosto, elles disaient « Oh, ce D'Artagnan ! »
00:52:20Il n'est pas question de réformer l'humanité, il est question de vous enseigner ce que malheureusement vous ignorez.
00:52:26Prenons d'abord le criminel.
00:52:27Ça commence par le bol pour aller jusqu'à l'assassinat.
00:52:30Je laisse de côté les drames passionnels.
00:52:31Pourquoi ? Moi, quand j'aime un homme...
00:52:33Écoutez, ma chère enfant, nous en reparlerons tout à l'heure, si vous le voulez bien.
00:52:37Alors, je m'en vais, le reste ne m'intéresse pas.
00:52:39Ah.
00:52:42Eh bien, continuons.
00:52:43Oh, ce qu'elle est chic. Vraiment, c'est pour moi.
00:52:46Mais oui.
00:52:47Oh, ce que vous êtes gentille, madame la sentence.
00:52:49Et voilà, celle-ci vous la donnera à madame Cinq-deutriques.
00:52:51Oh, ce que vous êtes bonne. Mais vraiment, ça ne vous prie pas.
00:52:53Non, mais pas du tout. C'est de bon cœur, ce sont de vieilles robes.
00:52:56Ah, ah, ah, ah.
00:52:57Bonjour.
00:52:58Bonjour.
00:52:59Regardez, Marie-Catza, ce que madame la sentence vient de me donner.
00:53:01Eh bien, j'arrive bien pour la distrib.
00:53:03Ah, vous en voulez une aussi ?
00:53:04Je vous crois des belles robes de dames.
00:53:06Surtout qu'elles doivent être hors de prix.
00:53:08Eh bien, choisissez.
00:53:09Je vais tout de suite aller l'essayer.
00:53:10Oh, celle-là, ce qu'elle est chic.
00:53:13Surtout que ça me va bien, les raies.
00:53:14Oui, oui, mais celle-ci, c'est qu'elle est neuve.
00:53:16Ah, ben, raison de plus. Merci, madame la sentence.
00:53:19On s'embrasse.
00:53:20Je vais aller la penser tout de suite.
00:53:22Croyez-vous d'abord qu'il soit nécessaire de se signaler à la police par l'abandon de Focale et
00:53:27une tenue négligée.
00:53:28Mais c'est exactement comme si vous portiez dans le dos un écriteau sur lequel serait marqué,
00:53:33« Attention, mauvais garçon ! »
00:53:35Oui, c'est enfantin.
00:53:37Les grands escrocs, ceux des grands coups, ne se font pas remarquer.
00:53:41Ou plutôt se signalent à l'attention par une espèce de correction dans la tenue et dans l'expression qui
00:53:46donne confiance.
00:53:47Il parle pour lui.
00:53:48Oui, j'ai lu souvent que de vieilles femmes avaient été assassinées,
00:53:51que les auteurs de ces jolis coups avaient trouvé une trentaine de francs.
00:53:56Ainsi pour 30 francs d'échafaud.
00:53:58Avouez que ce n'est pas payé.
00:53:59Oui, ne pas se rencarder avant, il faut être pitié.
00:54:01C'est des gens comme ça qui nous déconsidèrent.
00:54:03Aller se mouiller les mains pour 30 balles, ça n'existe pas.
00:54:05Alors, si on attend que les coups pépères pour Boulonnais,
00:54:08il n'y a plus qu'à aller se faire inscrire au chômage.
00:54:09Non, moi, j'ai un coup, mais du tout cuit, là, à vous proposer.
00:54:12L'épicerie d'Aulnay.
00:54:14Toutes les semaines, l'épicier va à la banque chercher du fric pour ses fournisseurs.
00:54:18Un petit tour dans son magasin et en dit deux mots à la caisse.
00:54:21Il vous laissera faire.
00:54:23Non, mais derrière son comptoir, il y en a près de la cave.
00:54:25Juste derrière, alors en le poussant un peu le patron,
00:54:27on l'envoie dans ses bouteilles, on ferme la trappe et...
00:54:30la caisse.
00:54:31Deux ans de prison.
00:54:32À condition qu'il parle.
00:54:34Et s'il tombe sur la tête dans sa cave, il ne parlera pas de même.
00:54:38Alors, dans ce cas, c'est la cour d'assises.
00:54:40Oh, pourquoi pas l'échafaud, comme vous dites.
00:54:42Ce n'est pas incompatible.
00:54:44Bon, ben tant pis pour ceux qui se dégonflent.
00:54:46C'est aujourd'hui samedi, le fric est là.
00:54:47L'épicier aura ma visite.
00:54:49Bon, alors, messieurs, veuillez m'excuser.
00:54:51Moi, je me dégonfle.
00:55:07Alors, tu vois que tu ne t'es pas dégonflé ?
00:55:09C'est uniquement pour vous montrer comment on travaille intelligemment.
00:55:11Oui, mais nous, qu'est-ce qu'on va faire ?
00:55:12Rien, ok.
00:55:13Oh, dis-le, poursuit qu'on va laisser les bras croisés pendant que tu bosses pour nous, non ?
00:55:15Ah, ce n'est pas régulier.
00:55:17Laissez-moi faire.
00:55:17Encore de bagarre, vous nous faites signe.
00:55:19Entendu.
00:55:19Bon, alors, l'épicerie, c'est là-bas au coin.
00:55:21Oui, puis la caisse est à droite, en entrant.
00:55:23Bon, bon.
00:55:24Mon petit, tu diras à ta maman que je n'ai plus l'alcool à brûler,
00:55:27mais j'en recevrai demain.
00:55:28Bien, monsieur.
00:55:28Tiens, voilà pour toi.
00:55:34Oh, il est quand même culotté pour faire le coup tout seul.
00:55:42Et moi qui ne verrai pas l'épicier.
00:55:44Oh, toi.
00:55:45Bonjour, monsieur.
00:55:46Monsieur.
00:55:46Vous désirez, monsieur ?
00:55:47Euh, donnez-moi des boules de gomme.
00:55:51Des boules de gomme ?
00:55:52Oui, un quart.
00:55:53Ah, un quart.
00:55:54Bien, monsieur.
00:55:54Un quart de boules de gomme.
00:56:02Voilà, monsieur.
00:56:03Je vous remercie.
00:56:04Ce sera tout ?
00:56:05Euh, oui.
00:56:06Je vous dois combien ?
00:56:07Un franc vingt-cinq.
00:56:08Voilà.
00:56:10Je ne veux même pas changer mille de francs pour vendre-cinq sous le boule de gomme.
00:56:13Bon, alors, donnez-moi autre chose.
00:56:14Qu'est-ce que vous désirez, monsieur ?
00:56:16Je ne sais pas, moi.
00:56:17J'ai du très bon cognac.
00:56:19C'est ça.
00:56:19Oui, du cognac.
00:56:21Ah, c'est long, c'est long.
00:56:22Qu'est-ce qu'il peut bien foutre ?
00:56:23Voulez-vous que j'aille voir ?
00:56:24Oh, toi, il faut nous la paix.
00:56:26Sept, huit, neuf et cent qui font mille.
00:56:29Vous avez de la chance que je revienne de la banque.
00:56:31Je sais.
00:56:32Oh, vous savez.
00:56:33Un bon conseil.
00:56:34À l'avenir, ne laissez pas votre tiroir caisse ouvert, hein ?
00:56:37Et fermez votre trappe.
00:56:39Voilà.
00:56:39Bonsoir, monsieur.
00:56:41De quoi qu'il se mêle, celui-là ?
00:56:43Ah, regardez-le.
00:56:44Ah, puis alors, il ne se presse pas.
00:56:45C'est-à-dire fou.
00:56:51Alors ?
00:56:52C'est fait.
00:56:53Allez, voilà l'argent.
00:56:54Combien ?
00:56:55Je ne sais pas.
00:56:55Je n'ai pas compté.
00:56:56J'ai pris ce qu'il y avait dans le tiroir caisse.
00:56:57À peine mille francs.
00:56:58C'est sans intérêt.
00:56:59Oh, puis alors, c'est un peu ché aussi une bouteille de pines.
00:57:01Oui.
00:57:02J'ai pris ça, machinement.
00:57:03Sans me rendre compte.
00:57:04Allez, non, mais il est formidable.
00:57:05Allez, il est en vitesse.
00:57:06On met les bouts, hein ?
00:57:07Allez, oui, bruyons-nous.
00:57:08Bruyons-nous.
00:57:31Moi, je me plais bien avec ce harnais-là.
00:57:33Ça fait riche.
00:57:34Vous avez eu tort de donner 130 à la quête ?
00:57:36Puisque c'est pour le bon Dieu.
00:57:39Évidemment, mais ça gêne les gens qui ne donnent que deux sous.
00:57:41Moi, j'aurais eu mille balles, je les allongeais.
00:57:44Ça m'a rappelé de ma première communion, tout ce qui disait le curé.
00:57:47C'est bon un curé avec son machin blanc.
00:57:50Surtout celui-là, il est joli garçon.
00:57:52J'ai envie d'aller mettre un cirche à la Sainte Vierge.
00:57:54Oh non, nous nous reviendrons demain quand il n'y aura personne à l'église.
00:57:57C'est ça, on sera plus tranquilles, ma chère.
00:58:00J'en mettrai un aussi à Saint-Antoine de Padoue.
00:58:03Vous avez perdu quelque chose ?
00:58:04Pas moi, une amie.
00:58:06Ça broche.
00:58:08Je vais retourner.
00:58:11Merci.
00:58:12Pas d'erreur, quand on sort de là, on se sent tout de même meilleur.
00:58:15Mais oui.
00:58:16Oui, tout ça c'est bien joli, mais enfin, une moto c'est tout de même un gros morceau.
00:58:20Écoute, d'abord, tu permets que je te tutoie, hein ?
00:58:23Parce que dans le business, si on se dit vous, ça n'a pas l'air sérieux.
00:58:26Alors écoute, voilà.
00:58:27Pour la moto, tu vas nous laisser faire.
00:58:29Promène-toi, c'est bien ton tour.
00:58:31Remmener ?
00:58:31Tu comprends, t'es bien gentil, seulement on en a marre de penser pour des feignons.
00:58:34Oui, il a raison, puis enfin, on veut te montrer ce qu'on sait faire.
00:58:36On n'a peut-être pas tes méthodes, mais on n'est quand même pas des apprentis.
00:58:39Bon, eh ben, je serais curieux de savoir comment vous allez vous y prendre.
00:58:42C'est bien simple.
00:58:43Voilà, nous entrons.
00:58:45Pendant que la poupée amuse le patron, moi, je saute sur la machine et je me barre pendant que les
00:58:49autres protègent ma fuite.
00:58:50Et si le commerçant appelle au secours ?
00:58:53Ben, on le descend.
00:58:53Vol à main armée, dix ans de prison, avec assassinat, travaux forcés.
00:58:58En cas de retour, vous trouveriez votre moto légèrement rouillée.
00:59:00Il finira par nous foutre les fois avec son code.
00:59:03Oui, ben, pas à moi.
00:59:04Et ce coup-là, aussi vrai que je m'appelle môme de Dieu, je le fais.
00:59:06Je m'y oppose.
00:59:07Je suis votre aîné.
00:59:09Vous avez l'envie de cette motociclette.
00:59:11Bon, eh bien, moi, je m'en charge.
00:59:12Ah non, ça va être comme la dernière fois.
00:59:14On va encore se dérouler pendant que c'est vous qui ferez le travail.
00:59:16C'est vous qui prendrez la moto.
00:59:17Mais c'est moi qui amuserai le patron.
00:59:19Et je vous assure qu'il n'y aura pas de bobo.
00:59:22Ah, non, ça c'est quelque chose, ça va.
00:59:28Elle vaut 2800, mais l'allumage est nouveau.
00:59:31C'est comme le changement de vitesse.
00:59:32Je vous en donne 2000.
00:59:34Non, impossible, j'y perdrai.
00:59:362000 francs, il y a des bicyclettes qui valent ce prix-là.
00:59:38Je vous en donne 2000.
00:59:40Oui, allez, mettez 2005.
00:59:41Ah non, 2000, pas en ce plus.
00:59:43Vous payez comptant ?
00:59:44Naturellement.
00:59:45Vous savez, à ce prix-là, j'y paye.
00:59:47Vous pourriez y perdre davantage.
00:59:49Ah, ça, je vous promets que non, alors.
00:59:50Ah, moi, je vous promets que si.
00:59:52Vous dois-je vous faire livrer la moto ?
00:59:54Eh bien, ne vous occupez pas de ça.
00:59:56Mes amis vont s'en charger.
01:00:00Alors, vous disiez, vous disiez que ce nouveau carburateur est entièrement démontable ?
01:00:05Oui.
01:00:06Ah, c'est très intéressant.
01:00:08Je ne comprends pas grand-chose à la mécanique, mais ceci m'intéresse vivement.
01:00:12Mais qu'est-ce qu'il faut ?
01:00:13Mais regardez, non, mais regardez, non, mais...
01:00:15Non, non, non, mais messieurs, messieurs, non, mais ils se trompent de moto, mais si, celle
01:00:19qu'ils emportent vos 700 balles de mieux.
01:00:21Mais c'est une erreur, c'est une erreur, ça ne fait rien, je vous résolverai la différence.
01:00:25Eh bien, j'y compte bien, 700 balles.
01:00:321, 2, 3, 4, 1, 6 et 7.
01:00:37Mais laissez-moi vous dire que vous abusez de la situation.
01:00:40Quelle situation ?
01:00:42Vous ne pouvez pas comprendre.
01:01:00Pour moi, la sentence, il doit appartenir à une association internationale formidable.
01:01:04Les petits coups, ça n'intéresse pas, mais comment qu'il voulait réussir, alors ?
01:01:08Ah, ça, tu parles ?
01:01:09Oui, avec un gars comme ça.
01:01:11S'il voulait, qu'est-ce qu'on ferait comme nettoyage par le vide ?
01:01:15Et puis, alors, pas en banlieue, hein, à Paname.
01:01:18En Paname, ah, ça oui, alors si on pouvait vous donner dans ce coin-là, je te jure qu'il
01:01:21y a longtemps que j'y pense.
01:01:22Ah oui, mais il faudrait, il faudrait dégoter un bas de business.
01:01:24Ah ben, j'en connais un, moi, bien fait père, c'est une maison de gros.
01:01:27Alors, tu penses, comme Guillaume l'a t'a raflé, je te jure qu'il y a quelque chose.
01:01:31Ah, dis-donc, pourquoi tu n'en parles pas à la sentence ?
01:01:34Ah, il t'a peut-être raison.
01:01:35Bonjour, patron.
01:01:38Ah, bonjour.
01:01:39Alors, ça va, monsieur, la sentence ?
01:01:41Admirablement, le sport me réussit.
01:01:42Ah, et c'est le son de moto, ça marche ?
01:01:44Ah, pour moi, ça marche, mais pour mon Dieu, ça court.
01:01:48Ma femme est là ?
01:01:49Elle est dans le jardin, elle joue au boule avec ses amis.
01:01:52Oui, ben, je vais me changer, je suis en âge, moi.
01:01:59Oh, dis-donc, là, la sentence.
01:02:02Monsieur, la sentence ?
01:02:04Oui ?
01:02:04On voudrait vous dire quelque chose.
01:02:05Qu'est-ce qu'il y a ?
01:02:06Après, donc.
01:02:07Ah, bonjour, monsieur le professeur.
01:02:08Ta gueule, toi.
01:02:09Oh, dis-donc, hé, hé, hé, t'es pour poli, ou non, lui, peut-être ?
01:02:12J'en ai marre, Tintin, marre !
01:02:14Or, qu'est-ce que j'ai eu comme idée de lui faire voler cette moto, alors ?
01:02:16C'est toujours lui qui s'en sert, maintenant.
01:02:18Il a toujours ses fesses dessus et c'est moi qui pousse.
01:02:20Et encore, il faut toujours qu'il aille se balader du côté du marchand.
01:02:23Ah, c'est parce que lui, il est gonflé.
01:02:25Il est gonflé, il est gonflé.
01:02:27Eh bien, tiens, je vais aller la rapporter, la moto.
01:02:29Et en douce encore.
01:02:30Comme ça, ça ne s'en vira plus.
01:02:31Lève-toi de là, toi.
01:02:32D'accord.
01:02:34Non, messieurs, je ne me prêterai jamais une chose pareille.
01:02:37Votre proposition est rabotante, répugnante, scandaleuse.
01:02:39Enfin, puisqu'on vous dit que c'est franco comme l'or.
01:02:42Je croyais vous avoir fait comprendre quelque chose, je m'aperçois que je...
01:02:44J'ai semé dans un terrain inculqué.
01:02:46Il est l'ouf.
01:02:47Je suis l'ouf, peut-être, mais je n'entrerai jamais dans votre combinaison.
01:02:51Je refuse.
01:02:52On va écouter, monsieur, la sentence.
01:02:56Monsieur Bouick.
01:02:56Eh !
01:02:57Monsieur Bouick, pouvez-vous vous préparer ma note, s'il vous plaît ?
01:03:00Votre note ?
01:03:01Oui, je pars.
01:03:02Comment vous partez ? C'est pour sérieux ?
01:03:03Tout ce qu'il y a de sérieux. Je pars aujourd'hui même.
01:03:05Allez, vas-y, Nathalie, vas-y, pique, ma grosse.
01:03:07Oui, il y a quelque chose qui n'a pas collé. Est-ce que la cuisine de Mme Bouick...
01:03:11Oh, la cuisine de Mme Bouick est excellente.
01:03:13Alors, on va vous changer de piôle.
01:03:14Il n'est pas question de ma piôle. Je pars parce que je pars, voilà.
01:03:18Je serais bien aimable de dire à ma femme que je l'attende en notre chambre.
01:03:28Décidément, Galetan, vous êtes incompréhensible.
01:03:31C'était par brusquet, là-bas. Je ne sais pas quand nous sommes arrivés ici.
01:03:33Eh bien, lorsque nous sommes arrivés ici, nous étions victimes d'une fatalité.
01:03:37Or, aujourd'hui, une fatalité plus grave nous gagne.
01:03:40C'est ce que vous racontez, Galetan.
01:03:41La vérité, Nathalie.
01:03:42Alors, quoi, quoi ? Vous m'y avez proposé quoi ?
01:03:45On lui a proposé un coup à Paris.
01:03:47Et alors ?
01:03:48Alors, alors, il a pris ça très mal.
01:03:50Et il a refusé.
01:03:51Mais pourquoi ?
01:03:53Oh, pour des enfantillages.
01:03:55Il y avait un veillure de nuit à descendre.
01:03:56Oh, mais vous, redabrutis, vous savez bien qu'il n'aime pas se séquer les mains.
01:04:03C'est pas dans ses méthodes.
01:04:05Et vous, comme des randouilles, vous allez lui proposer un coup à la noix ?
01:04:08Oui, qui a raison.
01:04:10Vous avez la chance d'avoir un os avec vous.
01:04:12Un type qui s'esquinte le tempérament pour vous apprendre à travailler proprement.
01:04:16Et vous vous amusez à passer à ses yeux pour des petits salopards sans envergure.
01:04:19Ah oui, mais enfin, nous, on croyait...
01:04:21Quoi, quoi, on croyait quoi, quoi ?
01:04:23Il vous laisse tromber, c'est tout ce que je vois.
01:04:25Vous encore, je m'en fous.
01:04:27Mais la maison perd un bon client.
01:04:28Nous avons commis une erreur.
01:04:30Il est encore temps de la réparer.
01:04:31C'est pourquoi je vous dis, Nathalie, veuillez préparer nos valises.
01:04:34Et ne me posez plus de questions.
01:04:40Enfin, débrouillez-vous pour l'empêcher de partir.
01:04:42Ah, mais comment ?
01:04:43Oh, je m'en fous, j'en ai marre.
01:04:44De pouvoir vous allonger votre l'air dans l'herbe pendant que je m'occupe des comptes.
01:04:48J'ai besoin de camelot, vous entendez ?
01:04:50Il faut garder la colle de laveur, vous l'aimez.
01:04:52Alors, débrouillez-vous.
01:04:53Maintenant, ça me paraît compliqué.
01:04:55Oui.
01:04:57À moins que Marie Katz save.
01:04:59C'est encore sur moi que vous comptez pour vous tirer de la mouscaille.
01:05:02Vous êtes marrant, je suis en vacances, moi.
01:05:04On pensait bien qu'il a un petit peu pain pour toi, alors profite-en.
01:05:07Écoute, Marie, si tu ne le fais pas pour eux, fais le poids, moi.
01:05:13Bon, mais c'est bien pour voir un service.
01:05:16Et alors, où allons-nous ?
01:05:18Nous rentrons à Paris.
01:05:19Mais tout le personnel est en vacances.
01:05:21Eh bien, alors, allons en plombière.
01:05:22Nous n'avons pas la voiture.
01:05:24On prendra le train.
01:05:25Oh, c'est gay.
01:05:26Rentrez, c'est de la note.
01:05:29Excusez-moi de vous déranger, j'ai des ennuis avec ma fenêtre.
01:05:31Je ne peux pas l'ouvrir.
01:05:33Alors, si des fois, vous...
01:05:34Mais certainement, Gaëtan, allez aider notre amie.
01:05:37Bon.
01:05:45C'est la fenêtre, là.
01:05:52Vous n'avez plus besoin de moi.
01:05:55Si.
01:05:57Je viens d'apprendre que vous partiez, j'ai beaucoup de peine.
01:06:00Non.
01:06:01Si.
01:06:01Je vais vous paraître un peu bête, mais je m'étais habituée à vous.
01:06:06C'est vrai.
01:06:07Je vous trouvais tellement différent des autres.
01:06:09Et avec ça, tellement à la page.
01:06:11Alors, ça me fait quelque chose.
01:06:13Mais voyons, mon enfant, je ne peux pas passer ma vie ici.
01:06:15Je sais.
01:06:17Mais je ne pensais pas que vous partiriez un jour.
01:06:19Je me disais avec la sentence, ils feront moins les paumers.
01:06:21Ils auront quelqu'un pour les guider, pour les soutenir.
01:06:23Sur ce chapitre, j'ai fait tout mon devoir.
01:06:26Oh, je sais.
01:06:27Et si vous les laissez tomber, ils sont fichus.
01:06:30Alors, alors.
01:06:31Mais oui.
01:06:33Ils vont tout rater, ils seront arrêtés et vous aurez des remords.
01:06:36Mais vous êtes folles, vous aussi.
01:06:37Un veillure de nuit.
01:06:38Ils ne sont pas intéressants, c'est tous des anciens adjudants.
01:06:41Les anciens adjudants sont aussi intéressants que n'importe qui.
01:06:45Il y a des moments où tu es magnifique.
01:06:47Tu fais des courants douces sans qu'on se mouille les mains.
01:06:50Et puis, il y a des moments où tu fais la gueule d'un bourgeois qui revient de voter.
01:06:54Dis, mon gros lapin, on ne veut pas lui faire de peine à sa petite Marie.
01:06:59Prenne-moi cette intention, mes enfants.
01:07:01Alors, promets-moi de les aider encore une fois à la terre des d'air.
01:07:04Pour ce coup abominable à ta vie, non, non et non.
01:07:07Ta mère !
01:07:16Hé !
01:07:17Hé ! Tu crois que c'est franc ou tu nous emmènes ?
01:07:19Autrement plus sûr que votre maison de peau.
01:07:22Il n'y a pas de veilleur de nuit.
01:07:23Moi, j'ai confiance dans la sentence.
01:07:25Je n'ai pas les fois une minute.
01:07:27Ce n'est pas comme moi.
01:07:28Oh, toi, tu as toute la poule, alors.
01:07:31Ben, va donc voir ce que c'est.
01:07:35Bon, qui est là ?
01:07:41Qui est là ?
01:07:42C'est moi la panthère !
01:07:44Oh !
01:07:48La panthère !
01:07:49Je crois qu'on te relâchait que samedi.
01:07:51Mais non, et on nous a relâchés quelques jours avant la fin de notre temps.
01:07:54Oui, on a eu besoin de place, il y a des arrivages.
01:07:56Oh, dis donc, et je prendrais bien quelque chose.
01:07:57Donne-moi une oxy, hein, j'en meurs d'envie.
01:07:59Allez !
01:07:59Allez, voilà, voilà, voilà.
01:08:03Alors, tu veux une oxy ?
01:08:05Ça ne va pas te faire de mal à ce soir-ci ?
01:08:07Ah, ne t'inquiète pas, va.
01:08:09Alors, c'est ma tournée, tiens, je regarde.
01:08:11Dis, et mon homme, où est-il ?
01:08:12Oh, ben, il ne savait pas.
01:08:13Il est en affaire avec les copains.
01:08:15En affaire ?
01:08:16Eh ben, ça serait le comble qu'il soit fait le jour de ma sortie, dis donc.
01:08:18Fait ? Il est folle ? Il n'aurait pas de question.
01:08:21Pourquoi il est de la...
01:08:22Oh, pas de question non plus, l'erreur.
01:08:26Tiens.
01:08:27Quoi ?
01:08:28Regarde la femme, là-bas.
01:08:32Mais qui que c'est que cette femme-là ?
01:08:33C'est la femme d'un homme qui disait tout son nom en ce moment.
01:08:36Il faut un coup à Paris.
01:08:38Un coup préparé par lui.
01:08:40Un vrai coup.
01:08:42C'est un os.
01:08:43Hé, coup de chasse !
01:08:44C'est la deuxième accorde.
01:09:15Dis-donc, t'es sûr qu'il n'y a personne là-dedans ?
01:09:17Si mes renseignements sont exacts, nous allons pouvoir opérer en toute tranquillité.
01:09:21Attends, pousse-toi.
01:09:22Ah, tout de suite, des dégâts !
01:09:24Vous êtes insortables.
01:09:25Laissez-moi faire.
01:09:26Comment ?
01:09:27T'as les clés ?
01:09:28Quand je prépare une affaire, je mets tous les atouts de mon côté.
01:09:32D'ailleurs, cette affaire, je l'avais préparée pour moi.
01:09:34Je voulais la faire tout seul.
01:09:36Quelle organisation, hein ?
01:09:49Entrez.
01:09:51Entrez, entrez.
01:09:53Allez-y, allez-y !
01:09:55Chut !
01:10:02Voyons, si mes souvenirs sont exacts, on m'a indiqué la lumière à ma gauche.
01:10:08Ça y est, j'ai trouvé.
01:10:14C'est rien bête, ici.
01:10:16Oui, c'est gentil.
01:10:18Alors, le plan de la tôle ?
01:10:20Je ne me balade pas avec le plan de la tôle dans ma poche.
01:10:23Je l'ai dans la tête.
01:10:25Voyons, si mes indications sont bonnes.
01:10:27Voyons.
01:10:29Voyons, si mes renseignements sont exacts...
01:10:34Alors, dans le salon, là, oui.
01:10:37C'est à droite, là, l'éclairage.
01:10:41Il me fout le cul par terre, ce gomme.
01:10:43Chut !
01:10:47Je te dis que j'entends des voix.
01:10:49Mon nom d'or, ma gosse.
01:10:51Mon tévoi, c'est dans la rue.
01:10:53Eh bien, entrez.
01:10:53Qu'est-ce que vous attendez ?
01:11:00Hein ?
01:11:00Ça vous plaît ?
01:11:07C'est joli, hein ?
01:11:08J'ai bien fait de pire, oui.
01:11:09Mais je vous dis qu'il n'y a personne, voyons.
01:11:11Il ne craint rien.
01:11:12Qui veux-tu que ce soit ?
01:11:13Ah, tes patrons.
01:11:14Oh, tes foils.
01:11:16Ils sont loin, mes patrons.
01:11:17Allez, viens contre ton homme, ma gosse.
01:11:20Viens faire dodo, hein ?
01:11:23Dis-donc, les fils, c'est un morceau, ça, dis-donc.
01:11:25Et ça qui va avec, dis-donc, c'est joli, alors.
01:11:28Fais-je-toi, non ?
01:11:28Il vous plaît d'apprendre une ?
01:11:30Ah oui, il y a un bâte.
01:11:30Ah, c'est une chinoiserie.
01:11:32C'est un des larbres douteux.
01:11:33Enfin, enlevez-moi tout ça, hein ?
01:11:35Ah oui, attends, j'entroyais aussi la petite boîte,
01:11:37puis la petite bonne femme à la mandoline.
01:11:39Ça, ça me plaît, mon petit.
01:11:40Il y a un petit médaillon, là, je ne veux pas l'oublier.
01:11:42Il a une sale gueule, mais ça a peut-être de la valeur.
01:11:44Non, non, laissez ça.
01:11:46Vous n'en trouverez pas dix francs, c'est une ordure.
01:11:48Tu crois ?
01:11:48Mais oui.
01:11:49Ah bon ?
01:11:54Pauvre grand-père.
01:11:56Eh ! Eh ! Attendez !
01:11:58Attendez, attendez, attendez !
01:12:00Non, non, laissez ça.
01:12:00Non, non, ça ne vaut rien.
01:12:02C'est du mauvais goût de bourgeois, du gardien.
01:12:04Attendez.
01:12:04Ça, tenez.
01:12:07Là, là, vous pouvez tout prendre.
01:12:09Ça, c'est du bon.
01:12:17Et ça, qu'est-ce que ça vaut ?
01:12:19Ça, ça, ça ne vaut rien.
01:12:20Rodin.
01:12:21On ne dit pas rodin, on dit radin.
01:12:23C'est pas juste.
01:12:29Bon militaire, hein ?
01:12:30Ah oui.
01:12:31S'il te plaît ?
01:12:32Ah oui.
01:12:33Eh ben, enfin, remporte-la.
01:12:35Est-ce que vous êtes mimi tout de même ?
01:12:37Dis rien.
01:12:38J'ai fauché ça en douce pour sa femme.
01:12:40Elle sera contente qu'on ait pensé à elle.
01:12:46Tenez.
01:12:47Oh, penses-tu, c'est trop tarte ?
01:12:48Mais non, c'est très joli.
01:12:49Mais puisque je te dis que c'est tarte, alors quoi ?
01:12:55J'entends rien.
01:12:57Je ne suis pas tranquille.
01:12:58Je n'aurais pas dû venir.
01:13:00Eh, pas par là !
01:13:01Pourquoi ?
01:13:02Non, c'est le cabinet de travail.
01:13:03Eh ben, dans le cabinet de travail, il doit y avoir des trucs de valeur.
01:13:05Non, le travail, c'est le travail.
01:13:07Oh, penses-tu, hé, dis-tu en bleu ?
01:13:12Dis-donc, tu sais ce qu'il fait de son métier, le client d'ici ?
01:13:16Je crois qu'il est avocat.
01:13:18Un maire d'un bavard.
01:13:19Allez, il faut être sans pitié.
01:13:20Ces mecs-là, ils sont bons quand vous prendre votre pognon.
01:13:22Ah, ils ont de belles paroles lorsqu'on leur verse la provision,
01:13:25puis ils disent n'importe quoi devant les guignols.
01:13:26Qui sont les guignols ?
01:13:28Ben, les juges.
01:13:29On les voit que jusque-là.
01:13:30Tu trouves pas qu'ils font un peu guignols, non ?
01:13:32Ah, si on veut, c'est une appréciation personnelle.
01:13:39Nous n'avons plus rien à faire dans ce bureau.
01:13:42Eh, dis-donc, je l'ai trouvé, le cousin Germain.
01:13:46Ah, il faut lui dire un petit beau jour.
01:13:47Non, non, c'est inutile maintenant qu'ils sont en vacances.
01:13:49Il y a plus rien dedans, pensez.
01:13:50Penses-tu que je vais partir d'ici sans faire sa connaissance ?
01:13:53Eh, les autres, j'ai trouvé le coffre fort.
01:13:56Chouette, alors.
01:13:57Oh, qu'est-ce qu'il doit y avoir comme pèse ?
01:13:58Ah, oui, mais le tout, c'est de l'ouvrir.
01:14:02Oh, le coffre.
01:14:03Mais laissez-moi ça, laissez-moi cette pince tranquille, voyons.
01:14:06Ce sont des procédés primitifs.
01:14:07Je vous assure que vous devriez changer de carrière.
01:14:10Avez-vous du papier de verre ?
01:14:11Du papier de verre ?
01:14:13Oui, enfin, une boîte d'allumettes.
01:14:14Ah, oui ?
01:14:15Et qu'est-ce que tu vas faire avec ça ?
01:14:17Je vais rendre mes doigts plus sensibles.
01:14:25Comment qu'il me possède ce gars-là, alors ?
01:14:27J'ai l'impression que tout ce travail est inutile.
01:14:29Car, ou je me trompe fort, et ceci m'étonnerait,
01:14:34vous manquez de raisonnement.
01:14:36Il est impossible que dans cette maison qui respire l'ordre,
01:14:41on ait laissé quoi que ce soit dans ce coffre.
01:14:52Voilà.
01:14:53Le coffre est vide.
01:14:54Vous êtes volé.
01:14:56Ah bon, messieurs, je crois que vous n'êtes pas fait pour ce métier.
01:14:59Ou bien alors, l'épicerie d'aulnette.
01:15:01Avec plus de risque que davantage.
01:15:04Dis donc, tu sais peut-être où te s'est la puissance,
01:15:06parce que moi, je commence à voir l'écrou.
01:15:07Oui, au fond du couloir à gauche, deuxième porte à droite.
01:15:14T'es beau, t'es un génie.
01:15:16Un mot et je balance coup de chance.
01:15:18J'ai passé l'âge des folies.
01:15:20Sans blague.
01:15:20Moi, j'aime les gars qui ont un peu de blanc dans les cheveux.
01:15:23La poussière du temps.
01:15:24Comment que tu t'exprimes, toi, alors ?
01:15:27La poussière du temps.
01:15:28T'as des mots qui vous font passer un frisson dans le dos.
01:15:32Vraiment ?
01:15:32Oui.
01:15:34Nous, quand on débute, on commence par les coquins.
01:15:36Et quand on a de ça, on comprend tout de suite.
01:15:39Qu'est-ce qu'on a à gagner avec un mâle
01:15:41qui se regarde plus que vous dans les glaces ?
01:15:43Qui vous fout des bagnes et vous prend votre frisson.
01:15:45Tandis qu'avec un homme comme toi,
01:15:47on a tout à gagner, tout à apprendre.
01:15:52T'as beau être ce que t'es, t'as des manières si gentilles.
01:15:55Je remarque tout, tu sais.
01:15:56Elle n'est pas folle, la guêpe.
01:16:02Minute.
01:16:11Et dis donc, de l'eau de vitel.
01:16:13Même pas un pauvre petit coup de rouge.
01:16:15Oh !
01:16:16Et ça, tiens ?
01:16:19Yaourt.
01:16:20C'est ce que c'est, toi, du yaourt ?
01:16:23Entretien l'intestin.
01:16:25Oh !
01:16:25Des gars qui se prennent leur trip.
01:16:27Tu te rends compte, non ?
01:16:29Quelle boîte à l'heure ?
01:16:30Ah oui, on se tire, viens.
01:16:35Oh !
01:16:37Oh, Gabi !
01:16:37Gabi !
01:16:38Quoi ?
01:16:38Avec toi !
01:16:39Il y a un homme dans la maison.
01:16:40Il y a des gens dans le lit, là-haut.
01:16:41Non !
01:16:42Je vous jure, foutons le camp en vitesse.
01:16:44Non, mais voyons, monsieur, c'est ce que vous faites rentrer.
01:16:45Mais non, on discutera le coup dehors.
01:16:46Allez, proprions, on dure à entrer sans que tu le saches.
01:16:48Non, que personne ne bouge.
01:16:50Vous êtes sûr d'avoir vu quelqu'un, là-haut ?
01:16:51Comme je vous vois, un homme et une femme couchée.
01:16:54Ah !
01:16:54Bon, attendez-moi.
01:16:55Mais t'es fou, vas-y.
01:16:56Je vais faire connaître ça.
01:16:57Tiens, reprends au moins ça.
01:16:58Inutile.
01:17:00Alors ça, c'est un homme.
01:17:02C'est trop d'hommes quand même.
01:17:04Je te jure que si mon patron me trouvait dans le pieu de sa femme,
01:17:07il s'en irait pas en faisant haut.
01:17:10Comment c'est vous, Gabriel ?
01:17:16Oui, monsieur, c'est moi.
01:17:19Je fais mieux ça.
01:17:21Je croyais que madame ne rentrerait pas.
01:17:25Vous avez raison.
01:17:26Madame ne rentre pas encore.
01:17:28Et vous en profitez pour faire une escapade dans son lit.
01:17:32Et dans mon pyjama.
01:17:34C'est amusant.
01:17:36Enfin, voilà.
01:17:38Ne vous dérangez pas, je m'en vais.
01:17:40Bonne nuit.
01:17:50Vous êtes un homme de goût, Gabriel.
01:17:55Vous venez tout de même me chercher demain matin, Gabriel.
01:17:58L'autor doit être enfin prête.
01:18:00Et pas un mot de tout ceci.
01:18:02Eh, madame le sentent-ci ?
01:18:03Oh, monsieur peut être tranquille.
01:18:05Ah, si vous avez le temps, changez des draps.
01:18:09Mademoiselle, des hommages.
01:18:12Nous en referrons, Gabriel.
01:18:17Oh, ben, tu peux dire que t'en as un chouette patron.
01:18:20Ouais, ben, si j'y comprends quelque chose, moi.
01:18:27Et alors ?
01:18:30Ils se tairont.
01:18:38Oh, c'est pas possible, vous avez des valises à un prix unique.
01:18:42Oh, qu'est-ce que c'est que ça ?
01:18:44Oh, c'est de la rusticure.
01:18:46Qui est celle-ci ?
01:18:49Entrez.
01:18:51Excusez-moi, je vous ai apporté un petit souvenir.
01:18:54Oh, ça, c'est gentil.
01:18:55Ne remerciez pas, c'est de mon coeur.
01:18:57Allez.
01:18:57Mais ça vaut aux clans, ça.
01:18:59Alors, alors, c'est pas possible, alors.
01:19:01La sentence, c'est payé votre gueule.
01:19:02Ou alors, vous me faites en double.
01:19:04Vous avez planqué des trucs de valeur.
01:19:05Ah, ben, dis tout de suite qu'on est des voleurs.
01:19:06Non, je dis pas ça, mais enfin, regardez-moi ça, quoi.
01:19:09Regarde, c'est de la saleté, je...
01:19:10Non, mais c'est important, là, hôtel particulier de premier rebours.
01:19:13Oui, habité par des caves, ils ne collectionnent que des saloperies.
01:19:15Oui, ben, puis, assume-toi heureux, parce que les caves en question, ils étaient là.
01:19:18Ah, oui, alors ?
01:19:19S'il n'y avait pas eu la sentence, comment qu'on aurait été fait ?
01:19:22Bon, écoute, c'est pas tout ça.
01:19:24La camelote est là, qu'est-ce que tu nous en donnes ?
01:19:25Pfff, quelle saleté.
01:19:27Ben, qu'est-ce que tu voulais que je vous donne de ça, vous ?
01:19:28Ben, fais un blot.
01:19:30Mais ça vaut aux clans, je te dis.
01:19:31Oh, que c'est gentil.
01:19:33Regardez, Gaëtan.
01:19:34Regardez ce que Marie Katzat vient de m'offrir.
01:19:36Ah, c'est vraiment très gentil.
01:19:38C'est drôle, j'ai le même à la maison.
01:19:40Vous êtes vraiment sûre que c'est le même ?
01:19:42Non, le mien est peut-être un peu plus joli, mais ça ne me fait rien.
01:19:44J'avais toujours rêvé d'avoir l'affaire.
01:19:45Ça, c'est une chance, alors.
01:19:47Je suis ravie.
01:19:47Ah, bon.
01:19:50Écoute, j'attrape trois mois.
01:19:51T'es pas là quand j'arrive et quand tu rappelles que c'est pour me parler de ce mec
01:19:54-là,
01:19:55au lieu de me câliner.
01:19:56Tu veux que je te dise, tu me cours avec ton assentance.
01:19:58Oui, ben, quand tu le verras et quand tu l'entendras, tu feras comme les autres.
01:20:01Tu bailleras comme une huître.
01:20:03Patronne, deux crèmes.
01:20:05Alors, vous êtes d'accord pour le prix ?
01:20:07Oh, c'est pour tes impieurs.
01:20:08Oh, allez, je payais de tourner, allez.
01:20:10Oui, je payais de tourner, c'est vrai.
01:20:11C'est à dire, ben, quand tu s'emmènes ici, tu nous arranges dans le coup, nous, hein.
01:20:14On est vraiment arrangés.
01:20:15On m'a pas à toi, là.
01:20:17Oui, à moi, à toi, là.
01:20:19Viens.
01:20:21Là, la sentence.
01:20:22Je vais te présenter.
01:20:23Mais dis donc.
01:20:24Bouge pas.
01:20:25Je vais te l'amener.
01:20:29Bonjour, la sentence.
01:20:30Bonjour.
01:20:31Hé, je voulais vous présenter, madame.
01:20:32Avec plaisir.
01:20:33Ma femme.
01:20:34La panthère.
01:20:35Bien.
01:20:36La sentence dont je t'ai causée.
01:20:38Dis, c'est ça, ton type épatant ?
01:20:39Mais je le connais.
01:20:40Ah, vous me connaissez ?
01:20:42Si je vous connais.
01:20:44Je demande l'application de la loi pour la fille Morin.
01:20:46Dites la panthère.
01:20:48Ça m'a valu trois mois.
01:20:50C'est monsieur Maximum.
01:20:51Non, mais t'es cinglé, il y a erreur.
01:20:53Pas vrai la sentence.
01:20:54Je défendais la société, c'était mon devoir.
01:20:57Oh, ça, alors.
01:20:58Hé, je lui faisais pas de mal, moi, la société.
01:21:01Au contraire.
01:21:02Ah, vous me faites rigoler avec votre chef de bande.
01:21:05Ha, ha, ha.
01:21:12Arrêtez, faites pour les imbéciles.
01:21:14Après tout, qu'est-ce que vous lui reprochez ?
01:21:16Quoi ?
01:21:16Évidemment, son métier, c'est pas un métier,
01:21:18mais c'est pas une raison pour lui abîmer le portrait.
01:21:20Surtout que c'est un pote.
01:21:21Vous avez fait ensemble le coup de l'épismeart,
01:21:23celui de la moto et la cambriole à Paname.
01:21:24Alors, moi, je trouve ça épatant
01:21:27d'avoir un type comme ça pour chef de bande.
01:21:29Ça nous couvre, on peut travailler tranquille.
01:21:32Pas vrai la sentence ?
01:21:34Hé ben, serrez-lui la main et remerciez-le.
01:21:39Ben, une nouvelle comme ça,
01:21:40ça vaut tout de même un coup, hein ?
01:21:56Mais je savais bien qu'il m'avait dit quelque chose.
01:21:59Ça me revient.
01:22:01Je demande pour la fille, le gars, le mari jeune,
01:22:04un mois de prison sans circonstance atténuante.
01:22:08Mais dites donc, je vous rapporte la moto,
01:22:10j'y comprends rien.
01:22:11Je la retrouve devant ma porte.
01:22:13Vous l'avez payée, gardez-la.
01:22:20Vous l'aviez achetée ?
01:22:21On a refait une moto qu'il avait payée.
01:22:24Et alors l'épismeart ?
01:22:25Oh, du bidon, ça.
01:22:27Hein, l'hôtel particulier ?
01:22:30Ben, réponds !
01:22:38C'était chez moi, oui, messieurs.
01:22:40Je vais vous expliquer.
01:22:41On prend l'apéritif, messieurs.
01:22:42Aujourd'hui, c'est ma tournée, hein ?
01:22:43Je crois plutôt que c'est la tournée de votre mari.
01:22:48Gaëton !
01:22:49Mais qu'est-ce qui se passe ?
01:22:51Rien, une simple mise au point.
01:22:53Messieurs, il faut juger les actes des hommes,
01:22:55non seulement sur les fêtes,
01:22:57mais encore sur les mobiles qui les dictent.
01:22:59Vous vous êtes bien foutus de nous.
01:23:01Pardon.
01:23:02Si je n'avais pas accepté de jouer le rôle
01:23:04que vous m'aviez confié,
01:23:06où en serions-nous, messieurs ?
01:23:08Je vous le demande.
01:23:10Où en serait l'épicier ?
01:23:11À l'hôpital.
01:23:12Et le marchand de cycle, à la morgue.
01:23:15Et le veillure de nuit,
01:23:16dans la tombe.
01:23:17Et vous, messieurs,
01:23:20sur la paille humide des cachots.
01:23:22Grâce à moi, tout le monde est en parfaite santé.
01:23:25Grâce à moi, vous comprendrez peut-être un jour
01:23:27que le crime ne paye pas.
01:23:29Et qu'en humble balayure de rue,
01:23:31il est mieux rémunéré qu'en gangstère.
01:23:34Voilà.
01:23:35Je vous demande de penser à tout ça.
01:23:38Je serai ainsi payé de mes peines.
01:23:41Marie Katzat,
01:23:43et vous, messieurs,
01:23:45bonne chance.
01:23:47La Nathalie, elle m'a préparé nos valises.
01:24:05On dira ce qu'on voudra.
01:24:06Cet homme-là, c'est un monsieur.
01:24:11Qu'est-ce que vous attendez
01:24:12pour aller les aider à descendre leurs valises ?
01:24:26Avec ce type-là,
01:24:27on serait fichu de se mettre à travailler.
01:24:30Honnêtement.
01:24:43Et la leçon fut bonne,
01:24:47comme de bien entendu.
01:24:50Maintenant, tout s'y boulonne,
01:24:54comme de bien entendu.
01:24:57Ils payent de leur personne,
01:25:00comme de bien entendu.
01:25:03Chacun dans la norme est enfin revenu,
01:25:07comme de bien entendu.
01:25:10C'est moi le plus pépère,
01:25:13comme de bien entendu.
01:25:16Avec ma régulière,
01:25:19comme de bien entendu.
01:25:21Je ne suis plus heureux de la terre,
01:25:26comme de bien entendu.
01:25:28La rose, mais c'est la déjeuner.
01:25:30Je ne m'en sais plus,
01:25:32comme de bien entendu.
01:25:35Mais...
01:25:35...
01:25:37...
01:25:39...
01:25:40...
01:26:09...
01:26:09...
Commentaires