00:00C'est que moi, mon avocate pour le procès,
00:02comme il y avait la circonstance aggravante d'homophobie,
00:05elle me dit « Ah bah, on va demander à des assos LGBT
00:07de se porter participer avec nous. »
00:10Moi, à l'époque, j'étais tellement dans les choux,
00:11j'ai dit « Oui, si vous voulez. »
00:13Elle contacte une énorme assos, une des plus importantes,
00:18pour leur dire « Voilà, mon client, machin, nana, agression, nana. »
00:22« Ah oui, oui, pas de problème,
00:23ils m'envoient aussi des courriers de soutien.
00:25C'est atroce ce que vous avez vécu, c'est impardonnable,
00:28on est avec vous, machin.
00:29On va prendre en charge vos frais d'avocat et tout ça.
00:32Bon, très bien. »
00:34Et un beau jour, ils disent à mon avocate
00:36« Ah, il faudra nous envoyer le dossier de l'instruction et tout. »
00:41Mon avocate envoie, de ce jour-là, silence radio.
00:46Ça a duré deux ans de silence radio,
00:48sauf que mon avocate, qui était un pic de bulle,
00:50elle n'a pas lâché l'affaire même au bout de deux ans.
00:53Et au bout d'un moment, on finit par lui décrocher le téléphone.
00:59« Ah, c'est-à-dire que, vous savez, il y a un petit problème,
01:04parce qu'entre notre politique et le profil des agresseurs de votre client,
01:08on ne peut pas se porter parti civil. »
01:16« Là, tu entends ça, tu te dis, vous êtes des putains d'enfoirés.
01:21Je suis désolé d'être vulgaire, mais il n'y a pas d'autre mot.
01:23Ne vous faites pas croire que vous êtes une asso pour les victimes,
01:26parce que ce n'est pas vrai.
01:27Vous êtes une asso d'extrême-gauche, LFI et tout le délire,
01:31qui défendait les victimes, à condition que le bourreau soit le bon petit blanc
01:37avec les joues roses, les yeux bleus, en bleu marine,
01:40avec les mocassins, qui va à la messe le dimanche.
01:43Là, il n'y a pas de problème pour faire un scandale.
01:46Là, si ça avait été ça, j'aurais fait la lune de Libération,
01:51de machin, de tous les journaux comme ça.
01:53Là, comme par hasard, rien.
01:55Les seuls qui me donnent la parole, c'est que des journaux de droite.
01:58Et c'est comme ça que moi, je m'en fichais de la politique.
02:04Franchement, je ne m'occupais pas de ça.
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