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  • il y a 5 heures
Des sous-vêtements et vêtements techniques et sportifs menstruels qui ne contiennent pas de substances controversées : c’est l’idée de la start-up SMOON.

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Transcription
00:06Smart Ideas avec Marine Vandenbuche, bonjour.
00:08Bonjour.
00:09Bienvenue, vous êtes la fondatrice de Smoon, c'est une marque de lingerie que vous avez créée en 2019.
00:14Alors je veux bien qu'on remonte à l'origine, c'était quoi l'idée de départ, l'ambition quand
00:17vous avez créé Smoon ?
00:18Quand on a créé la marque, on est parti d'un constat assez simple, c'était que toutes les femmes
00:23ressentaient une certaine appréhension,
00:24quelle que soit la période de leur cycle, la peur de la tâche, de la fuite, du regard des autres
00:29ou juste la sensation de ressentir un certain inconfort.
00:33Et ça, ça crée une forme de charge mentale qui est permanente.
00:37Alors on est parti de ce constat assez concret pour se dire comment on va pouvoir permettre aux femmes de
00:42ne plus y penser.
00:43Et c'est là que l'idée est née.
00:45Alors on a commencé avec une gamme de culottes menstruelles et puis la gamme s'est étoffée parce que finalement
00:50ce n'est pas juste les règles, juste une semaine par mois.
00:52On s'adresse aussi aux petites pertes du quotidien, aux fuites urinaires à l'effort, à la transpiration, au postpartum
00:58et on se rend compte qu'en fait toutes les femmes sont concernées.
01:01Donc ce sont des culottes menstruelles, il n'y a pas que ça dans la gamme, mais des culottes menstruelles
01:04qui viennent remplacer des protections, c'est ça ?
01:08Tout à fait, ce sont des sous-vêtements ou des vêtements techniques, alors là vous vous avez référencé effectivement aux
01:11culottes menstruelles,
01:12qui ont une partie technique, donc vraiment comme un vêtement de sport qu'on est venu développer avec un ingénieur
01:19textile.
01:20C'est quand même deux ans de R&D autour de ces produits et qui vont totalement remplacer les autres
01:24protections jetables.
01:25Donc il y a quand même un intérêt, on va parler du confort, de performance, mais aussi d'avoir des
01:30produits qui sont plus respectueux de l'environnement et aussi de la santé des femmes.
01:33Évidemment, alors sur la santé on y reviendra, mais sur l'environnement, évidemment il y a beaucoup moins qu'en
01:38fait le bilan carbone de votre activité par rapport à des protections habituelles.
01:43Donc ça donne quoi ?
01:44Alors aujourd'hui on l'a mesuré, on a été accompagné de l'ADEME, l'Agence de transition écologique, pardon,
01:52pour mesurer l'impact.
01:53On sait qu'on est sur un produit réutilisable et lavable, on a mesuré à peu près sa longévité,
01:57mais aujourd'hui on arrive à dire qu'on est sur un produit qui est trois fois moins polluant que
02:01les protections jetables,
02:03donc en termes d'émissions de CO2, d'éutrophisation des eaux, enfin sur toutes ces valeurs-là.
02:08Donc nous c'est des choses qui nous animent.
02:10Oui, alors de votre côté et du côté des clientes, est-ce que c'est un argument d'achat ?
02:16Oui, alors il y a beaucoup de... c'est marrant parce qu'au début il y a eu l'argument...
02:20C'est peut-être pas le premier quand même.
02:21Pour certaines, si. Il y avait vraiment... en plus on s'est lancé en 2019, il y a eu le
02:25Covid qui est arrivé après
02:26et je pense qu'il y a eu une certaine conscience écologique qui a été de plus en plus présente
02:31chez certaines femmes.
02:32C'était le bon moment d'essayer le produit à la maison et donc plusieurs choses se sont combinées.
02:36Mais aujourd'hui, dans la vie d'une femme, c'est entre 11 000 et 15 000 protections qu'on
02:40va jeter.
02:41C'est énorme de pouvoir se dire qu'on va éviter ces déchets.
02:44Alors la culotte, elle ne va pas accompagner la femme pendant 40 ans de sa vie,
02:48mais une culotte c'est 5 ans à peu près de durée de vie, donc c'est non négligeable.
02:52Et alors pour la santé des femmes, là aussi, quels sont les bienfaits, les différences ?
02:56Alors déjà, on évite une protection interne qui n'est quand même pas très bonne
02:59et surtout, aujourd'hui, nous, on a à cœur d'utiliser des matières qui sont certifiées Ecotex,
03:05qui sont sans PFAS, donc qui n'ont vraiment aucun impact sur la santé des femmes.
03:10Et ça, c'est des choses pareilles qu'on mesure.
03:12Je parlais des PFAS qui ont été un grand sujet récemment,
03:15ces polluements éternels, mais qui sont aussi très nocifs pour nous
03:20et qu'on a voulu être sûrs de l'absence dans les matières qu'on utilise.
03:25Dès les premiers jours, parce que les PFAS, c'est vrai qu'on en parle beaucoup en ce moment,
03:31on parle d'une bombe à retardement parce qu'on a du mal à les éliminer de nos stations d
03:37'épuration,
03:38mais vous y pensiez dès le début, dès 2019-2020 ?
03:41Les PFAS, non, mais la certification Ecotex, c'est quand même une certification
03:44qui nous permet d'avoir gage de sécurité sur le fait qu'on n'utilise aucun produit chimique nocif.
03:51Donc les PFAS en faisaient partie.
03:52Aujourd'hui, on parle de certains seuils, c'est pour ça qu'on a voulu en avoir le cœur net
03:55et faire des tests complémentaires quand le sujet a popé.
03:59Vous avez choisi de devenir une marque certifiée Bicorp,
04:04choisie et c'est en même temps un défi à relever, d'une certaine façon.
04:07C'est compliqué ?
04:08Oui, c'est compliqué, surtout qu'on était la première marque à être de culottes Montreuil
04:14à être certifié Bicorp, c'est un audit qui est très rigoureux,
04:16qui nous a pris beaucoup de temps.
04:17On est une petite équipe, aujourd'hui on est 15,
04:19mais à l'époque je pense qu'on était encore 5 dans l'équipe,
04:21donc ça nous a pris beaucoup de temps.
04:23Et puis ça demande un engagement de tous nos partenaires,
04:25puisque c'est vraiment toute la chaîne de valeur qu'on va venir regarder.
04:28Pour nous, c'était aussi un objectif d'avoir une roadmap
04:30et une certaine ligne d'horizon de comment on voulait faire grandir la marque.
04:35On sait qu'on est sur des produits lavables et réutilisables,
04:38mais notre engagement écologique, il allait plus loin,
04:42que ce soit sur les fournisseurs avec qui on a travaillé,
04:45tout le transit de nos matières, le packaging qu'on allait avoir.
04:48Et donc ça, c'était important de pouvoir le mesurer sur des socles très...
04:53C'est un outil de progression aussi, parce qu'il faut améliorer la note.
04:57Sinon on perd sa certification, donc il faut pouvoir l'améliorer.
05:00Cette année, on est en recertification Bicorp.
05:03Vous avez identifié les leviers sur lesquels travailler pour améliorer la note ?
05:07Oui, il y a toute la partie fin de vie de nos produits.
05:10On sait qu'aujourd'hui, un produit va être utilisé 5 ans,
05:13mais qu'est-ce qu'on en fait après ?
05:14Donc on travaille aujourd'hui avec des organismes sur le don,
05:18sur toute la partie upcycling de la filière textile,
05:22qui est un gros sujet et qui n'est pas simple.
05:24L'engagement de nos fournisseurs, diminuer les déchets,
05:27toute la partie matière, optimiser nos plans de couple, etc.
05:30pour jeter moins de matière.
05:32Donc oui, il y a pas mal de choses sur lesquelles on travaille.
05:34Merci beaucoup Marine Vandenbuche et bon vent à Smoon.
05:38Voilà, c'est la fin de ce Smart Impact.
05:40Merci à toutes et à tous de votre fidélité.
05:42A très vite sur la chaîne des audacieuses et des audacieux.
05:45Salut !
05:47Sous-titrage Société Radio-Canada
05:51Sous-titrage Société Radio-Canada
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