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  • il y a 4 jours
Télématin reçoit l'acteur François Berléand à l'occasion de la nouvelle série de france 2 "Phoenix", un thriller écologique et palpitant.

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Transcription
00:00Oui, parce qu'il fait un peu partie de notre patrimoine culturel, comédien devenu star sur le tard.
00:05Il enchaîne depuis plus de 25 ans les succès.
00:07Les choristes, c'est lui.
00:08Le transporteur, c'est lui.
00:10Ne le dit à personne, c'est lui.
00:12Et Phénix, la nouvelle série de France 2, c'est bientôt lui aussi.
00:16L'infatigable François Berléand est dans Télématin.
00:19Bonjour François Berléand.
00:24Vous entrez sur la douce voie de Kate Power.
00:27C'est vous qui l'avez choisi.
00:29Absolument.
00:29Alors dites-nous pourquoi ?
00:31Eh bien parce que c'est quand même la chanson, une des chansons les plus connues du monde et qu
00:36'on ne reconnaît pas.
00:37On ne l'écoute pas suffisamment ?
00:39Non, non, mais parce qu'on ne la reconnaît pas, parce que c'est Satisfaction des Rolling Stones.
00:44Ah, c'est Satisfaction !
00:47Absolument, elle est réinterprétée par elle et il n'y a jamais le refrain, c'est pour ça qu'on
00:50ne se souvient pas.
00:51Eh bien, ça donne envie presque de chouchoter.
00:53Absolument.
00:54Pour accompagner cette musique.
00:55On va remonter un peu le son parce qu'avant de parler de la nouvelle série de France Télévisions Phénix,
01:00thriller écologique où on ne décolle pas du canapé du début à la fin, c'est l'interview Encore un
01:05matin.
01:07Et question courte, réponse courte, pour connaître vos habitudes au réveil, cher François Berléand.
01:13Alors l'heure du réveil ce matin ?
01:15L'heure du réveil, c'est 8h moins de quart, oui.
01:19Et l'heure du coucher ?
01:20Ce soir, ce sera très tard.
01:23Sur une échelle de 1 à 10, c'était dur à quel point de s'élever ce matin ?
01:27Alors, à vrai dire, c'était assez dur parce que c'était des marteaux qui m'ont réveillé.
01:32Donc on est 9-10, quoi.
01:34Du coup, l'humeur du jour ?
01:36Non, toujours bonne humeur.
01:37Votre première pensée, elle était pour qui ce matin, au réveil ?
01:41Eh bien, contre les envoyés qui...
01:44Donc j'ai ouvert ma première boîte brée, voilà.
01:47Dans le même temps, je me lève tôt, donc tout va bien.
01:50Ça va.
01:51Le premier message que vous avez lu ou envoyé ce matin ?
01:54Aucun.
01:55Ah si, quand est-ce qu'il arrive le taxi ?
01:56Parce que le taxi n'était pas là.
01:58Combien de cafés avant de pouvoir vous parler le matin ?
02:01Alors, normalement, c'est trois doubles expressions.
02:04Qu'est-ce que vous avez chanté sous la douche ce matin ?
02:07Alors, je prends mes douches la veille au...
02:10Soir, bac.
02:11Qu'est-ce que vous avez chanté sous la douche hier soir ?
02:14Je ne souffle pas.
02:15Non, non, je...
02:16Je me dis où est le savon.
02:17Où est le savon ?
02:19Je viens de mettre le savon.
02:21Le réveil a sonné, c'est l'heure de parler de Phénix, la nouvelle série événement de France 2.
02:26Un thriller haletant, déjà dispo d'ailleurs, sur la plateforme de France.tv, sur France 2, à partir de mercredi
02:33prochain.
02:33Et un sujet plus que jamais d'actualité, l'écologie, l'inaction climatique des puissants.
02:39Est-ce que c'est d'abord ça qui vous a séduit, le message politique ?
02:44Oui, mais c'est surtout le scénario, à vrai dire.
02:47C'est-à-dire la façon dont sont imbriquées toutes les scènes.
02:54C'est-à-dire que, dès le début, on est sur le qui-vive, parce qu'il va y avoir
03:00des enfants qui vont être kidnappés,
03:02enfin, des adolescents qui vont être kidnappés.
03:05Et c'est-à-dire que les méchants, en fin de compte, sont des gentils, quoi.
03:10Et les gentils sont des méchants.
03:12C'est ça qui est en fait.
03:13C'est tout le propos de cette série.
03:15Justement, je complète, si vous me permettez, le titre, pour que tout le monde comprenne.
03:19Vous, vous jouez le professeur Jean Abel.
03:21L'histoire est la suivante.
03:22Un groupe de jeunes activistes qui s'appelle Phénix, donc, kidnappent simultanément
03:25les enfants des dirigeants des plus grandes entreprises européennes,
03:28qui, eux, sont réunis à Annecy pour un colloque, un forum.
03:31L'objectif des kidnappeurs, c'est d'énoncer l'empreinte carbone de ces grands groupes
03:35et, surtout, forcer ces grands groupes à tenir leurs promesses.
03:39On regarde la bande-annonce et on en parle juste après.
03:44Chaque génération se croit vouée à refaire le monde.
03:46Peu importe ce qu'il veut faire de nous, c'est nous qui choisissons.
03:49On compte faire quoi, maintenant ?
03:51Les quatre plus grosses entreprises du continent
03:54qui sont aussi parmi les principaux émetteurs de ces deux.
04:00C'est avec Kichou, ma mère, elle a plein d'argent.
04:01C'est beaucoup plus important.
04:03C'est à vous que j'adresse notre message.
04:05Vous prenez notre planète droit dans le mur.
04:07Et c'est terminé.
04:07Il vous suffit de transférer l'argent et on épargnera vos enfants.
04:11Il est hors de question de négocier avec ces terroristes.
04:14Si on veut récupérer l'argent, il faut qu'ils nous prennent au sérieux.
04:16Ne doutez jamais qu'un petit groupe d'individus puisse changer le monde.
04:22Elle est bien cette phrase.
04:23Ne doutez jamais qu'un petit groupe d'individus puisse changer le monde.
04:27Vous le pensez, vous, dans la vraie vie ?
04:30Oui, parce que ça a toujours fonctionné comme ça.
04:33En 2026, surtout, on se sent écrasé par les mauvaises nouvelles toute la journée.
04:37On peut encore changer les choses ?
04:38Oui, c'est un petit groupe qui fait ça.
04:40C'est quand même Trump, c'est Poutine d'un côté, Trump de l'autre.
04:43C'est un tout petit noyau qui change le monde.
04:45Plus que jamais d'actualité.
04:46Ah oui, plus que jamais.
04:47Et la série, on le disait, on l'effleurait, pose une question passionnante et qui traverse les époques.
04:52C'est, la fin justifie-t-elle les moyens ?
04:53Est-ce qu'il faut basculer dans l'illégalité pour défendre une cause juste ?
04:59Qu'est-ce que vous en pensez, vous, François ?
05:00Est-ce que vous avez déjà basculé dans l'illégalité pour défendre une cause juste ?
05:04Moi, jamais.
05:05Mais vos personnages ?
05:08Non, non, vos personnages non plus dans le film.
05:10Non, non.
05:12L'illégalité, elle est où ?
05:13La vérité, elle est où ?
05:15Quels sont les bons ? Quels sont les méchants ?
05:16Ça dépend de quel côté on est.
05:19Mais c'est vrai que l'illégalité de Trump, c'est énorme.
05:23Le droit international, il bafoue le droit international.
05:25Est-ce que c'est pour une bonne cause ?
05:27On peut penser que oui, mais en même temps, non.
05:31Mais c'est toujours un petit groupe d'individus qui peut changer.
05:32Ce qui est très intéressant dans la série, c'est que vous, votre personnage, il est professeur,
05:36donc il dit des choses très fortes, et c'est son étudiant qui entend vos propos
05:41et qui se dit, moi, je ne vais pas rester que derrière ma table, je vais agir.
05:45Voilà, moi, je vais changer le monde.
05:48Et c'est ce qu'il se passe.
05:49Non, mais ce qu'il y a, c'est que quand j'ai lu le scénario,
05:51vous savez, moi, je reçois pas mal de scénarios.
05:54En général, je lis, puis je m'ennuie assez vite, souvent.
05:58Pas souvent, pas tout le temps, mais souvent.
06:00Et là, il se trouve qu'il y avait six épisodes et que je les ai lus les ans à
06:05la suite.
06:05Une traite.
06:06Je vous laisse avoir la suite, je vous laisse avoir la suite.
06:08Et j'ai appelé le réalisateur, Franck Brett, qui est vraiment formidable.
06:13Et je lui ai dit, écoute, si tu arrives à faire la même chose que ce qui est écrit,
06:18ça va être...
06:19On en sera bien partis.
06:21Juste avant de basculer sur les images d'archives de Benoît,
06:24il y a une odeur, je ne sais pas si vous la sentez.
06:26Mais ça sent bon.
06:27Mais ça sent très bon.
06:28Et on va le constater en images.
06:29Loïc est en train de préparer, avec notre chef,
06:33la recette de la truite à l'ail des ours.
06:36On va rejoindre dans un...
06:36C'est ça, Mathias ?
06:38Elle ne va pas être sèche, celle-là.
06:41François ?
06:41Je ne mange pas.
06:42Avant midi, je ne mange pas.
06:43Ah, c'est vrai ?
06:44Moi, c'est que des doubles expressos, des doubles...
06:46On peut vous faire un petit doggie bag et on vous le prépare pour midi.
06:49En attendant, on remonte le temps avec vous, Benoît, et avec vous, François,
06:53parce qu'on a envie d'en apprendre un peu plus sur notre invité.
06:56Oui, et je suis donc allé dans les archives télé pour retrouver votre parcours,
06:59parce qu'avant le cinéma et les séries, il y a eu le théâtre.
07:04Et notamment avec le grand metteur en scène, Daniel Benoît.
07:07Et Daniel Benoît avait mis en scène un hamlet pour le Festival de Sainte,
07:12diffusé sur FR3.
07:14J'ai retrouvé les images.
07:15Regardez.
07:17Pourquoi fabriquent-on tant de canons ?
07:18Pourquoi tous ces achats d'armes à l'étranger ?
07:20Pourquoi les chantiers navals travaillent-ils avec tant de fébrilité ?
07:23Quel danger nous menace pour qu'on épuise ainsi jour et nuit nos ouvriers ?
07:26Qui peut me le dire ?
07:28Moi.
07:30Du moins.
07:33Voici les bruits qui courent.
07:36Vous étiez Reynaldo dans cette...
07:38J'étais Reynaldo, Marcellus, Osric.
07:40J'avais trois rôles.
07:42Mais c'était votre première époque, puisqu'avec Benoît, vous faisiez partie de sa troupe.
07:46Qu'est-ce que vous avez gardé de cette période-là ?
07:50Eh bien, il y a une réplique dans Hamlet, qui est, je pense, la pire.
07:54C'est que quelque chose est pourri dans le royaume du Danemark.
07:57Comment on dit cette réplique-là, quand on est jeune ?
08:00Ce n'est pas facile.
08:01Allez-y.
08:02Non, mais voilà, je viens de le dire.
08:05Je viens de le dire, je ne dirai pas une seconde fois.
08:06Non, non, non, je viens de le dire.
08:08Non, mais c'était bon, parce qu'il y a un spectre qui arrive, c'est au début de la
08:10pièce.
08:11Le spectre arrive, il s'en va, et là, Marcellus dit quelque chose est pourri dans le royaume du Danemark.
08:17François, qu'est-ce que ça vous fait de revoir ces images ?
08:20Eh bien, je me dis que j'ai beaucoup vieilli depuis.
08:23Mûris.
08:24Oui, mûris, c'est gentil.
08:26Oui, j'ai mûri, voilà, c'est ça.
08:28Disons que j'ai mûri.
08:28À l'époque, vous étiez dans le théâtre public, le théâtre subventionné,
08:31mais vous rêviez d'un autre théâtre, et notamment devant votre idole, Michel Serrault.
08:38Et vous allez voir plusieurs fois la cage au folle.
08:40J'ai retrouvé des images de Michel Serrault dans la cage au folle en 1973.
08:44Regardez.
08:45Arrivez, arrivez un peu ici, ma petite, ah non !
08:47C'est vrai que, monsieur Georges, vous règle vos gestes pour le tableau de la reine de Broadway.
08:51Est-ce que vous faites n'importe quoi maintenant, hein ?
08:53Allez, dépêchons-nous !
08:54Non, alors allons-y, allons-y, quand je vois ça, mais que je le vois vite !
08:56Alors, on dit que tu vas prendre au début de Stranger in the Night.
08:59Oui ?
08:59Mon manteau, je vois.
09:00Mais tu vas pas roubter ton manteau.
09:01Mais je ne peux pas répéter.
09:02Mais mon cher Edmond, mais tu as le viande au corps.
09:06Tu ne pouvais pas t'apercevoir que tu avais un besoin de raccord dans l'après-midi, non ?
09:09Il faut qu'il fasse ça au dernier moment, disons !
09:11Oh là là, tu sais, vraiment, tu sais, tu sais, tu sais.
09:13Oh, voilà !
09:15Ah, le play-back !
09:16Oh, tout, alors !
09:17Le play-back !
09:22Vous rêviez de rôles comme celui-là ?
09:25Ah, oui.
09:26Vous avez joué la grande zazade ?
09:27Oui, oui, oui, j'aurais aimé.
09:28Non, non, non, mais c'est surtout que c'était Michel Serrault, c'était la liberté absolue, quoi, sur une
09:33scène.
09:34Or, nous, quand on était subventionnés, on était rigides.
09:38Voilà, on faisait partie d'une mise en scène qui était bien définie, mais on ne devait pas en bouger.
09:42Et donc, ça, pour moi, c'était la révélation.
09:45Je l'ai vue deux fois de suite, la pièce, j'ai dit, mais moi, c'est ça que je
09:48veux faire dans ma vie, c'est pas autre chose.
09:51Et après le théâtre, il y a eu le cinéma, les séries, ou vous êtes régulièrement, pour le coup, invité
09:57sur les plateaux télé ?
09:58Oui, et les plateaux télé, j'ai retrouvé la première interview.
10:01C'est à Cannes, en 1984.
10:03Vous venez pour un film signé Marc Jolivet, et vous êtes interviewé par une future camarade de plateau, Chantal Lobby.
10:12Regardez, c'est assez foutraque.
10:14Oui, non, François, je crois que tu peux parler de ta carrière.
10:17Tu peux parler de ta carrière, s'il te plaît.
10:19Toi, il y en a, pouvoir me dire qui tu es ?
10:21Oui, moi, il y en a, pouvoir dire que j'ai fait du théâtre.
10:24Oui, toi, il y en a, faire des rôles importants ?
10:25Moi, il y en a, faire des rôles très importants, même, carrément.
10:30À Lyon, à Saint-Etienne, on était bourrés.
10:33Oui.
10:34Et on s'est rencontrés par un ami commun.
10:36On a sympathisé.
10:38Et tu as dit, toi, tu serais bien dans Socrate tout de suite ?
10:41Non, parce qu'on a fait un court-métrage avant.
10:43Vous vous souveniez de cette interview ?
10:44Non.
10:45C'était pour un film de Marc Jolivet.
10:48Oui, oui.
10:49Là aussi, vous aviez beaucoup de liberté, apparemment, jusqu'à improviser au piano.
10:53Oui, oui.
10:53Alors là, c'était un film, il n'y avait pas de son.
10:56Donc, on a dû se redoubler après.
11:00Mais ce n'est même pas post-synchronisé.
11:02C'est-à-dire qu'il n'y avait pas de lipides.
11:04Il n'y avait rien.
11:05On le trouve quelque part, ce film ?
11:07Écoutez, je crois qu'on a fait quelque chose comme 5 000 entrées.
11:11Oui, c'était plus, ça vous veut dire.
11:16Auton de mon soleil.
11:16Auton de mon soleil.
11:19Voilà, un film qui a été à Cannes, alors pas en sélection officielle.
11:22Mais malgré tout, dans une petite sélection.
11:25Il a eu son petit succès un peu pointu.
11:26Le succès de niche, comme on dit.
11:28Est-ce que vous aimez les surprises, François Berléon ?
11:31Ah bah, je n'aime que ça.
11:32Regardez celle-ci, je pense que vous allez l'aimer.
11:35Salut François, j'espère que tu vas bien.
11:37Écoute un petit message matinal pour te dire, pour te redire,
11:43à quel point j'ai adoré travailler avec toi à deux reprises.
11:47Par le bout du nez, Mathieu Delaporte, Alexandre Lapatelière,
11:50et puis l'arbre de joie à mes débuts en 2007.
11:54Voilà, écoute, c'est un bonheur de passer du temps avec toi sur scène
11:58et en dehors.
11:59D'ailleurs, à ce sujet spécial dédicace du groupe de la Blanquette.
12:05Et oui, le groupe de la Blanquette.
12:06Qu'est-ce que c'est que cette histoire de Blanquette ?
12:07Eh bien, avec Stéphane Degrote et Pierre Gagnère,
12:12on fait partie d'un petit groupe de la Blanquette
12:14où on mange une Blanquette, une fois tous les six mois,
12:17faite par l'un ou par l'autre.
12:19Ensemble.
12:19Et laquelle est la meilleure ?
12:21C'est celle de Pierre Gagnère ou celle de Pierre Gagnère ?
12:24Oui, c'est de la triche parce qu'il met de la truffe blanche dans le bas.
12:27Enfin bon.
12:29C'est un peu son métier.
12:33François Berléon, est-ce que vous avez une affinité particulière
12:37avec le titre de votre série,
12:40Phénix, réponse dans un instant,
12:42avec Julien Livage,
12:43qui va décrypter ce qui se cache derrière cet oiseau un peu spécial.
12:48On revient dans un instant, ne bougez pas.
12:50Sous-titrage Société Radio-Canada
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