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  • il y a 5 jours
Retrouvez le replay de la chronique Pourquoi ? de l'Équipe de Greg du 09/04/2026.

Catégorie

🥇
Sport
Transcription
00:04Bonsoir Romain !
00:05Bonsoir Romain !
00:07Romain, il est pas à vous cette surcheville ?
00:09Bah si, j'ai de l'acheter !
00:09Il y a ta carouse d'action, allez on enchaîne !
00:12Bon j'ai décidé de renommer le PSG aujourd'hui, on va passer de PSG à PLS, pour Position Latérale
00:18de Sécurité.
00:19Bah oui, parce que Mendes et Hakimi ce sont des latéraux de sécurité, et on va leur rendre hommage aujourd
00:24'hui,
00:24on va vous montrer pourquoi le Marocain et le Portugais révolutionnent le poste de latéral,
00:28et puis parce que je suis un immense faillot évidemment, j'ai choisi de m'appuyer sur les deux Bordelais,
00:33les deux légendaires Bordelais, Benoît Trémoulinas et Mathieu Chalmé, pour parler des latéraux parisiennes.
00:38Ça c'est très bien, alors hier soir ils ont encore crevé l'écran.
00:40Comme souvent d'ailleurs, surtout en Ligue des Champions, ce sont des hommes de grands rendez-vous eux aussi,
00:46et notre expert du poste, Benoît Trémoulinas justement, et bien il a apprécié ça.
00:50On est toujours impressionné par le match des deux latéraux parisiens, à chaque match.
00:54En fait on se dit, on se demande à chaque fois qu'est-ce qu'ils vont nous importer,
00:58et en fait on est toujours surpris par l'intensité qu'ils mettent, par le volume des jeux qu'ils
01:03ont à chaque match.
01:05Donc oui, c'est assez bluffant.
01:08Bluffant, et la première chose qui nous bluffe bien évidemment, c'est le rapport offensif,
01:12parce qu'on aime le spectacle.
01:14Alors pour l'anecdote, j'ai appelé Manuel Amoros ce matin, je lui ai parlé des deux joueurs,
01:17alors il ne pouvait pas trop nous répondre, mais il nous a dit, mais c'est des attaquants ça.
01:20Il n'a pas tort.
01:21Il fait très bien Manuel Amoros.
01:22Bien sûr, en tout cas il était occupé, mais on l'embrasse quand même.
01:25Mais effectivement il n'a pas tort, parce qu'ils ont de vrais stats offensives les deux joueurs.
01:28Hakimi a marqué une fois en Ligue des Champions cette année,
01:30mais il est surtout l'un des meilleurs passeurs de la compétition.
01:33Mendès contribue aussi, deux buts, deux passes D.
01:35Et puis l'année dernière évidemment, ils avaient été ultra décisifs dans la campagne victorieuse du PSG.
01:40Alors Mathieu Chalmé, lui il est dit tir en blague sur l'apport offensif des deux joueurs.
01:44On a affaire à des latéraux d'une modernité rare.
01:48Mendès et Hakimi pourraient jouer numéro 10 dans n'importe quel club de Ligue 1.
01:52Ils ont une capacité offensive exceptionnelle,
01:55ils ont une liberté d'expression exceptionnelle laissée par le coach.
01:58Ils savent tout faire offensivement,
02:00ils peuvent très bien se retrouver et lier à faire une passe décisive,
02:03qu'à pouvoir marquer.
02:04Ils peuvent un centrer pour la réception de l'autre,
02:08ils peuvent se retrouver au milieu de terrain à faire des passes avec les milieux
02:11ou même voir trouver les attaquants, voir des passes décisives.
02:14Bon, ils sont surtout devenus, grâce à Louis Enrique, notamment capables de tout sur un terrain.
02:17Oui, ce sont des joueurs polyvalents, complets, que l'on voit dans toutes les phases de jeu.
02:22Ce ne sont pas les seuls d'ailleurs dans le collectif parisien.
02:24On a parlé de Zaire Emery tout à l'heure par exemple.
02:26Mais regardez, Opta nous a fourni des classements parmi les défenseurs ou pistons en Europe cette saison.
02:30Hakimi et Mendès sont présents dans le top 3 de catégories très différentes.
02:34Les tirs cadrés, les dribbles, les passes dans le dernier tiers, c'est assez varié.
02:37En fait, ils correspondent au rêve de Louis Enrique, un rêve que l'Espagnol évoquait la semaine dernière.
02:44Mon rêve, c'est de trouver 20 joueurs qui peuvent jouer partout.
02:50Et pour ça, tout doit être généré.
02:52Généré par rapport à ce que normalement les joueurs préfèrent jouer dans une position.
02:58Nous nous sommes des latérales, nous nous sommes des alliés, nous nous sommes des numéro 9,
03:02Nuno Mendes Potoba, Nuno Mendes Mungardian, que l'on a 3 de très haut niveau.
03:08Tu peux imaginer l'entraîneur adversaire, quand il voit l'alignation, il joue partout.
03:14Alors, l'entraîneur parisien, il applique ça dans son travail.
03:17D'ailleurs, Giovanni vous l'expliquera juste après.
03:19Grosso modo, en fait, il dit à ses joueurs, vous n'évoluez pas à tel poste, vous évoluez dans telle
03:24zone.
03:24Mais on en reparlera juste après avec Gio.
03:27Mais alors, ce qui est bien par rapport à ces zones, c'est que le Marocain et le Portugais,
03:30eh bien, ils ont les capacités physiques pour en couvrir beaucoup des zones.
03:33Ça, c'est une infographie dans le journal L'Équipe aujourd'hui.
03:35Ils touchent des ballons partout sur le terrain.
03:37Et ça marche tout ça, même s'il a fallu s'adapter.
03:39On écoute Achraf Hakimi dans le podcast The Bridge.
03:44Grâce à Louis-Henrique, il m'a fait ouvrir ma vision dans le terrain,
03:49de voir comment je peux évolutionner dans le terrain
03:52et de voir des choses que je suis capable de faire.
03:55Mais avant, je ne savais pas si j'étais prêt ou pas, ou comment je vais faire.
03:58Il en était là, le premier jour, il t'a dit, sorti à trois.
04:01Et tu dis quoi ? Sorti à trois ?
04:02Tu dis, ah, ça me met toi à l'intérieur.
04:03Et je dis, moi, je suis la tête.
04:05Je suis dans le couloir.
04:07Moi, c'est attaque défense comme ça.
04:09Je dis, non, non, reste comme ça et tout fait.
04:11Et après, j'ai compris, il m'a montré des vidéos.
04:13Il m'a montré des choses et je dis, ah ouais.
04:15Et l'une des clés de cette révolution, c'est qu'ils évoluent aussi beaucoup
04:17à l'intérieur du jeu, ce qu'il disait, là.
04:20C'est ça, fini, en fait, le latéral, on va dire, dans le cliché,
04:22qui fait les allers-retours sur son côté, le long de la ligne de touche.
04:25C'est plus complexe que ça, maintenant.
04:27Alors, Louis-Henriquet n'a pas tout inventé non plus.
04:29Pep Guardiola le faisait aussi avec ses équipes.
04:32Mais encore une fois, l'Espagnol a créé un modèle très, très efficace.
04:34Là, vous voyez la position initiale des joueurs parisiens au début du match,
04:38la compo, quoi.
04:39Et à la fin de la rencontre, ça donne ça.
04:40On voit Hakimi, numéro 2, et Mendes, numéro 25,
04:43qui ont une position moyenne qui est plus centrée, plus à l'intérieur.
04:46Et ça, c'est assez contre nature pour un latéral de formation.
04:50Pourquoi je dis que c'est compliqué d'être dans le cœur du jeu lorsqu'on est latéral ?
04:53C'est parce qu'on a toujours, lorsqu'on est latéral, on a toujours le jeu face à vous.
04:58Et là, ce que là, on se retrouve à l'intérieur, au cœur du jeu,
05:03eh bien, en par moments, on se retrouve dos au jeu.
05:06Et dos au jeu, c'est complètement différent.
05:07C'est-à-dire que, techniquement, il faut maîtriser le contrôle orienté,
05:12comme le fait très bien Vitinha et Nels, Mendes et Hakimi.
05:16On se suit s'adapter à ça et le font très bien.
05:20C'est pour ça qu'ils disent qu'aujourd'hui, c'est très fort de leur part
05:22d'être bons dans le cœur du jeu et dans leur couloir.
05:26Et Mathieu Chalmel nous le disait aussi, d'ailleurs,
05:28ça ne lui arrivait quasiment jamais à l'époque, en fait,
05:30de se retrouver, on va dire, à l'intérieur comme ça.
05:33C'est vraiment ce qu'on appelle le football moderne.
05:35Après, ça ne les empêche pas, les latéraux parisiens,
05:37d'avoir progressé défensivement.
05:39Il y a beaucoup, beaucoup moins de largesses et d'erreurs.
05:41On vous a mis une stade chacun.
05:42Les ballons récupérés de Mendes, cette saison en C1, il est dans le top 5.
05:45Les duels gagnés par Hakimi, deux tiers de ces duels, c'est beaucoup.
05:49Et puis évidemment, la solidité pour un défenseur, ça reste la base.
05:53C'est qu'ils sont rarement prêts à défaut défensivement.
05:55Ça reste des défenseurs.
05:57Paris jouerait à trois derrière avec deux pistons,
06:00avec Hakimi et Mendes, on serait moins surpris.
06:02Et là, le fait de jouer à quatre,
06:04tactiquement, c'est déjà très fort de réaliser ce qu'ils font,
06:08le Paris Saint-Germain, pour pas que les latéraux soient pris trop à défaut.
06:12Mais eux, au incontraint, je trouve que c'est des très bons défenseurs
06:16et que, malgré tout ça, ils laissent peu d'espace dans leur couloir,
06:20même si c'est bien couvert quand ils ne sont pas là.
06:23Est-ce qu'on a déjà connu ça dans le foot ?
06:25C'est un bon débat.
06:25On pourra y réfléchir.
06:27Après, est-ce qu'il y a déjà eu une paire de latéraux comme ça,
06:28qui évolue à un tel niveau ?
06:30En tout cas, nous, on a une idée.
06:32Parce que s'il y a un modèle pour Hakimi et Mendes,
06:34c'est un joueur qui est avec nous régulièrement sur ce plateau.
06:37C'est Benoît Trémoulinas, époque Girondins de Bordeaux.
06:40Et en fait, il a modernisé aussi ce poste-là en Ligue 1 à l'époque.
06:44Et c'était quelqu'un d'ultra-offensif qui était capable de répéter les efforts.
06:48Il a vraiment aussi développé ce poste-là
06:52en montrant qu'on pouvait apporter offensivement,
06:56faire beaucoup de passes décides dans une saison,
06:57tout en étant costaud dans son couloir.
06:59Laurent Blanc avait conscience de mes forces et de mes faiblesse.
07:03C'est-à-dire, c'est vrai que défensivement, j'étais pas non plus très tranchant, on va dire.
07:09Mais par contre, offensivement, il savait très bien que je pouvais apporter quelque chose de plus.
07:12Et donc, il me disait, t'as le coffre, t'as le gros volume de jeu.
07:17N'hésite pas à monter, à centrer et n'hésite pas surtout à répéter les efforts.
07:22Voilà, Laurent Blanc est donc le maître à penser de Luis Enrique
07:25et Benoît Trémoulinas, inspiré Achraf Hakimi et Nuno Mendes.
07:28Amen.
07:29Ce qui est sûr, c'est que ces deux joueurs constituent peut-être le point fort
07:32de ce Paris Saint-Germain dominant
07:34et lancé à la conquête d'un doublé en Ligue des Champions.
07:37Il ne reste plus qu'à trouver un surnom à cette doublette.
07:39Pourquoi pas Haki Mendes ou Nuno Mendes, je vous laisse choisir.
07:42Merci beaucoup Romain Aron, qui était avec vous aujourd'hui.
07:45Victor Coudreau, qu'on salue, Baptiste Vautier, évidemment.
07:48Bon, on cherchait le coup des défenseurs.
07:52Alors, ceux qui nous viennent, les latéraux, c'est Alves, c'est Cafou, c'est Roberto Carlos.
07:56Ça a été Leonardo, une coupe du monde aussi.
07:58Marcelo, voilà.
07:59Mais c'est plus des ailiers dans mon esprit que des joueurs qui peuvent jouer aux militaires.
08:02On oublie un important, c'est Alexander Arnold.
08:05De son vivant.
08:06Pour moi, quand il est dans le champion d'Angleterre, c'est lui qui est le précurseur.
08:12Ah oui ?
08:12Dans la façon dont il jouait, dans la façon dont il avait cette facilité
08:18de prendre ses côtés, la facilité dans le jeu à l'intérieur, la qualité de passe.
08:24Alors, il marquait peut-être moins de buts, mais dans la qualité de la dernière passe,
08:28il était très très fort.
08:29Défensivement, il était moins bon qu'eux.
08:31Défensivement, il était moins bon qu'eux.
08:33Pardon ?
08:33Défensivement, il était moins bon qu'eux.
08:34Je ne suis pas convaincu de ça.
08:35Il était grosse faille défensive.
08:37Je ne suis pas convaincu de ça.
08:37Il prenait le vent dans le dos quand même.
08:39Et bien dans la sélection, après, il jouait au milieu avec l'Angleterre.
08:41En tout cas, dans le jeu offensif, c'était lui, pour moi, le précurseur.
08:45C'est lui qui a lancé un petit peu la nouvelle forme.
08:49Après, c'est vrai qu'il y a eu les joueurs comme lui.
08:52Il y a eu des joueurs sous Guardiola qui sont revenus dans l'axe.
08:54Il y a eu les précurseurs.
08:55Il y a eu vraiment un changement de vision avec, en effet, les Brésiliens.
08:58Et peut-être qu'on peut dire que Nuno et Achraf n'ont même pas le même talent pur
09:02que les Brésiliens qu'on cite.
09:03Mais en revanche, c'est des joueurs beaucoup plus complets.
09:05Et ça, c'est vrai que la réinterprétation du poste, elle est extraordinaire.
09:08Franchement, si on se rappelle Nuno Mendes, il y a encore quelques mois
09:12quand Luis Enrique le mettait, que c'était le troisième défenseur
09:14qu'Achraf y partait devant, qu'il était derrière, on disait...
09:17Il voulait lui apprendre à défendre.
09:18Il nous l'a expliqué après.
09:19Il a dit, il faut que tu progresses en défense, tu ne vas jouer qu'en défense.
09:21Et maintenant, il met tous les génies en sourdine, en silencieux.
09:24Ce que je veux dire, c'est qu'il a mis à mal.
09:25Il l'a pris, il l'a mis dans sa poche.
09:27L'année dernière, Salah, qui était candidat pour le ballon d'or,
09:29hop, dans l'autre poche.
09:30Mais c'est extraordinaire la manière dont il arrive à tous les mettre sur mute.
09:33C'est-à-dire que même quand il se fait dribbler, il est capable de revenir sur eux.
09:35Donc c'est quand même plus pratique.
09:36Et en plus, pendant les débuts, depuis cette saison,
09:37il a encore évolué la réinterprétation du poste.
09:39Pour moi, c'est un vrai marque-page dans l'histoire du football,
09:42ce qu'est en train de faire Luis Enrique avec ses deux latéraux.
09:45Mais Joey, vous deviez nous expliquer là.
09:46Romain nous a dit, vous allez nous expliquer ce qu'il travaille à l'entraînement, c'est ça ?
09:49En gros, les joueurs du Paris Saint-Germain, ils n'ont pas de poste.
09:53Ils ont des zones.
09:54Et en fait, sur tout le process qu'a mis en place Luis Enrique,
09:58je me souviens un soir avoir poussé un coup de gueule.
10:01C'était un match à Auxerre.
10:02Vous vous souvenez quand Donovan Léon avait 10 dans l'équipe ?
10:05Nono Mendes avait joué 80 minutes en poste de numéro 9
10:09à faire des appels dans l'axe.
10:11Je n'avais rien compris.
10:12D'ailleurs, j'avais un peu bossé.
10:13On m'avait expliqué le pourquoi du comment.
10:15Et en fait, il se trouve que sur les matchs de Ligue 1,
10:18sans faire offense, parfois, il y a des joueurs qui sont dans des zones
10:20où on ne comprend pas toujours.
10:21Ils s'entraînent, quoi.
10:22Parce qu'en fait, ils doivent apprendre à avoir plusieurs zones
10:25selon un code couleur.
10:26Par exemple, Ashraf Hakimi et Warren Zahemri
10:29n'occupent pas le poste de latéral droit et de milieu de terrain,
10:31mais des zones.
10:32Et c'est un mouvement perpétuel.
10:34C'est pour ça que je suis un peu sceptique sur le côté.
10:36Ils ont énormément progressé défensivement.
10:38Je trouve que cette équipe parisienne est tellement forte
10:41à défendre ensemble que les joueurs sont moins exposés.
10:45Vous voulez dire que, par exemple, sur le match contre Liverpool hier,
10:47quand on voit la heatmap, l'endroit où ils déplacent,
10:50en gros, je gématise.
10:51Luce Enrique leur dit, même si maintenant,
10:53ils savent ce qu'ils ont à faire,
10:54zone bleue, zone rouge.
10:55C'est là où vous allez être 90% du match.
10:57En gros, oui.
10:57Par exemple, la zone bleue, ça pourrait être le troisième axial gauche.
11:01Quand Nuno Mendes prend la position d'Elié gauche,
11:04Vitinha, tu prends cette zone-là.
11:06Et on ne travaille pas en poste, en fait.
11:08C'est vraiment un mouvement perpétuel.
11:09C'est une qualité intrinsèque.
11:09Je ne peux pas dire qu'elles n'ont pas évolué.
11:11Nuno Mendes, je ne te parlez vraiment.
11:13Confrontation, il y a mal.
11:14On a les genoux qui tremblent un peu.
11:16Tu as raison, mais je pense qu'ils progressent, c'est sûr,
11:20mais ils sont aussi aidés par la qualité du pressing du PSG.
11:23Il y a ça, et puis il y a aussi un phénomène qui est extraordinaire au PSG,
11:25c'est la compensation.
11:27Parce que s'ils peuvent se permettre de faire ces actions-là,
11:30d'ailleurs, la première action du match hier soir,
11:32c'est un appel de Hakimi,
11:36qui part complètement sur le côté gauche.
11:38La première action, rappelez-vous,
11:39un ballon en profondeur.
11:40Mais tout de suite, il y a une compensation
11:42qui est faite sur le système défensif.
11:46C'est pour ça qu'ils progressent.
11:48Parce qu'ils savent automatiquement...
11:50Il y a moins de mise en danger parce qu'ils attaquent.
11:52En fait, un latéral, quand il montait,
11:53on disait derrière, ça créait de l'espace,
11:54pas avec le PSG.
11:55Non, parce qu'il y a des compensations.
11:57Et les compensations sont hyper respectées.
11:59On ne le voit pas souvent dans le milieu de terrain.
12:01Alors, quand on fait les zones,
12:03là, on fait les zones Mendes et Hakimi,
12:05parce que c'est le sujet,
12:05mais quand tu prends les zones du milieu de terrain
12:08que sont Vitinia, Jauneves et le petit Zeyrebride,
12:12eh bien, regarde, tu vas voir.
12:13Tu vas voir les compensations qui sont faites.
12:15Et on ne le voit pas toujours.
12:17Mais ils sont toujours là.
12:18Et c'est ça, la force du PSG.
12:19Johan, je vous regarde depuis tout à l'heure.
12:20Vous écoutez.
12:21Passionnant.
12:22Vous avez vu ça.
12:23J'ai l'impression que ça vous plaît bien,
12:24ce qui se passe là.
12:24En fait, c'est extraordinaire
12:25parce que c'est la liberté, la révolution
12:26et ce n'est pas l'anarchie.
12:28Hier soir, c'est quasiment philosophique, cette histoire.
12:30Et hier soir, par exemple,
12:31combien de fois j'ai dit à l'antenne,
12:32mais c'est, regardez, Benoît,
12:33les copains en plateau,
12:35eh bien, il y avait Hakimi et Nounomenes.
12:37Ils étaient neufs.
12:37Ils jouaient dans la surface de réparation.
12:39Ils étaient en position numéro 9,
12:40en position numéro 9,5.
12:41Parfois même,
12:42Palin qui était à gauche,
12:43il passe à droite.
12:44En fait, ils gambattent sur tout le terrain.
12:46Donc forcément, tu es imprenable
12:47parce que les joueurs,
12:48même en zone, en individuel,
12:49tu ne peux pas.
12:50Et c'est extraordinaire.
12:51Mais le nombre de fois
12:52où ils sont avant-centre,
12:53ils sont vraiment même plus hauts
12:54que Denbele,
12:55ils sont plus hauts.
12:56Et ce que je trouve extraordinaire,
12:56c'est que moi,
12:57j'ai vraiment grandi avec Cafou,
12:58notamment avec l'immense Milan AC.
12:59Mais Cafou, effectivement,
13:00c'était un rôle de piston-précurseur
13:03extraordinaire.
13:04Mais il n'était pas avant-centre.
13:06C'était le cas chez Schenko
13:06qui était avant-centre.
13:07Il n'était pas...
13:08Il ne changeait pas de côté.
13:10Et là, c'était...
13:11Oui, je n'hésite...
13:12Encore une fois,
13:13on en revient toujours pareil.
13:14Il y a une sorte de révolution du football.
13:15Un football total revisité,
13:17réinventé.
13:18Je trouve que c'est le football total.
13:19Et puis, ça y rébrique
13:19aussi fort arrière latéral
13:21que milieu de terrain.
13:22Et c'est extraordinaire
13:23parce que oui,
13:23ça te change le foot, en fait.
13:24ça te change même la manière,
13:26à mon avis,
13:27mais d'autres équipes
13:28vont se lancer.
13:29Ça, c'est sûr.
13:30On va assister à des nouveaux
13:31systèmes à tactique.
13:32Mais ça, c'est la force du PSG
13:33parce que le PSG,
13:34un entraîneur
13:35qui est tout le temps
13:35dans la recherche,
13:37qui est tout le temps
13:37d'essayer de trouver
13:38des nouveaux systèmes, etc.
13:40C'est un rat de laboratoire.
13:41Et il a quand même
13:44un groupe
13:45qui est absolument exceptionnel.
13:47Parce qu'il a un groupe
13:49qui est hyper réceptif.
13:51Vous n'avez pas des...
13:51Mais il les a choisis pour ça.
13:53Il a pris de talent.
13:54Jeune et modulable
13:55et modulable.
13:56Greg, je suis totalement
13:56d'accord avec toi.
13:57Mais c'est ça
13:58qui est extraordinaire.
13:59Et c'est pour cette force
14:00magnifique.
14:02Regardez aujourd'hui
14:03quand on parle
14:03de mercato du PSG, Olivier.
14:05On ne cherche plus tellement
14:05des joueurs dans des places.
14:06On se dit, ce gars-là,
14:08il est capable
14:08d'être Enrique compatible.
14:09C'est ça.
14:10Même nous, on a changé.
14:11Enfin, j'imagine.
14:12Le dépassement de fonction
14:12et l'un des critères,
14:13il l'avait dit à l'époque
14:14au Paris Saint-Germain
14:15quand il est arrivé,
14:16c'est que lui,
14:16il voit par la manière
14:18dont les joueurs
14:18peuvent se surpasser
14:19plus que leur manière
14:20d'appréhender un poste
14:22parce que de toute façon,
14:23il va réinterpréter
14:24le poste auquel
14:25le joueur régime
14:25a changé.
14:26C'est-à-dire que celui
14:26qui ne fait pas l'effort,
14:27il est dehors.
14:28Il ne vient pas.
14:28Et surtout,
14:29on leur donne la liberté
14:30et surtout,
14:30ils n'abusent pas
14:31de cette liberté
14:32et c'est gagnant-gagnant.
14:33Oui, ils sont disciplinés,
14:34vous voulez dire.
14:34Là, je vois que Hakimi,
14:35hier et Nounomédez,
14:35ils prennent un pied
14:36pas possible.
14:36Et ce qu'ils sont aussi,
14:37c'est qu'ils sont supérieurs
14:38physiquement à un moment donné.
14:39C'est en première mi-temps,
14:40je crois,
14:40on pense tous
14:41que Nounomédez va sortir.
14:42Il n'est quand même pas bien
14:42à un moment donné.
14:44On se dit ça.
14:44Et puis,
14:45dix secondes plus tard,
14:45il fait un sauvetage incroyable
14:46dans la surface de réparation,
14:47une des rares opportunités
14:48pour Liverpool.
14:49Il fait un retour.
14:50Alors, le mec,
14:5030 secondes avant,
14:51il était sur le grand cap.
14:51Hakimi, il pensait qu'il était
14:52dans le monde.
14:52Vous avez vu
14:52comment il est maintenant ?
14:53La notion la plus importante
14:55et Johan a commencé
14:57à l'effleurer,
14:58c'est le plaisir.
14:59Quand tu les vois
15:00et même la manière
15:01dont ils se parlent
15:02sur le terrain,
15:02quand il y a quelqu'un
15:03qui ne respecte pas,
15:04peu importe le statut,
15:06il se fait avoiner
15:07par son camarade
15:08parce qu'ils savent
15:08que c'est en jouant comme ça,
15:09en respectant
15:10leur logiciel de jeu
15:12qu'ils pourront,
15:12en plus de gagner,
15:14prendre un plaisir à finir
15:15et ça reste un jeu tout de même.
15:16En fait,
15:16on avait le doute,
15:17vous vous souvenez,
15:17en début de saison,
15:18on se disait,
15:19Louis-Saint-Riquet
15:19parlait de se réinventer.
15:21Il disait,
15:21refaire la même saison
15:22et vous nous l'avez dit
15:23plusieurs fois,
15:24ce serait impossible
15:24en termes de jeu,
15:25de surprise déjà,
15:26par rapport à ce que vous aviez
15:27pour les adversaires.
15:28Il a réussi de trois trucs.
15:29Oui, mais bien sûr,
15:30mais moi,
15:30ce que je trouve assez impressionnant,
15:31c'est encore la soif de gagner.
15:32Ils l'ont gardé,
15:33mais aussi l'envie
15:35de se faire mal
15:35pour les copains
15:36et ça aurait pu disparaître
15:37avec des titres.
15:38Vous voyez,
15:38ce genre de choses.
15:40Quand tu commences
15:41à être un grand club,
15:42attention,
15:43faisons référence quand même
15:44à ce qui est passé dans le passé.
15:45Oui, mais je ne pensais pas
15:46que le PSG
15:47était capable d'arriver
15:47avec ça.
15:48Tant mieux.
15:48Tout a changé au PSG,
15:50tout a changé
15:50dans l'état d'esprit.
15:52Il faut quand même dire
15:52que c'est quand même
15:57cette boutique
15:57qui a quand même
15:58secoué tout le monde
15:59et qui a tout transformé.
16:01Et comme tout le monde
16:01adhère à son système,
16:03il n'y a aucun souci.
16:04Rappelez-vous,
16:05quand c'était le Grand Réal,
16:06il était capable
16:06de faire quand même
16:07des doublés
16:07en Ligue des Champions.
16:09Barcelone l'a fait,
16:10peut-être Liverpool,
16:11je ne sais plus,
16:12mais etc.
16:12Les grands clubs
16:13avaient toujours,
16:15l'année suivante,
16:16toujours ce désir
16:17d'aller encore faire mieux
16:18et d'être...
16:19On était tous en admiration
16:20de dire...
16:21En Barça,
16:22ils n'ont jamais fait le doublé.
16:23C'est possible.
16:25Ils ont dominé l'Europe
16:26à cette époque.
16:27Ils ont fait 2009-2011
16:29et ils ont gagné
16:31deux fois en trois ans.
16:32Maintenant,
16:32enfin,
16:33et grâce à Louis-Sinrique,
16:35il faut le reconnaître
16:35et ça,
16:36il faut que tout le monde
16:36l'admette,
16:37il nous a amené
16:38quelque chose de supérieur.
16:40Il n'est pas très critiqué.
16:42De toute façon,
16:42je pense que tout le monde
16:43est unanime pour le coup.
16:44On a vraiment vu
16:45un plateau avec...
16:45Est-ce que c'est extraordinaire ?
16:46Ça fait un an et quatre mois
16:47qu'on ne voit plus
16:47et qu'on n'entend plus Nasser.
16:48Donc bravo aussi,
16:49il a réussi.
16:50On ne parle plus des scandales.
16:51On ne parle plus d'Altani.
16:53Non, mais c'est extraordinaire
16:54quand même.
16:54Et ils ont compris
16:55quand même après dix ans.
16:56Alors,
16:56je ne sais pas si c'est eux
16:57qui ont décidé
16:58ou c'est Louis-Sinrique
16:58qui a décidé.
16:59Maintenant,
16:59vous me laissez tranquille.
17:00Mais c'est quand même incroyable.
17:01On ne parle plus du vestiaire.
17:02On ne parle plus des instances.
17:03On ne parle plus
17:04de ces dirigeants incompétents
17:05parce que bon,
17:05Nasser,
17:05je ne pense pas
17:06qu'il est devenu compétent
17:06en trois jours.
17:07Il sera toujours incompétent
17:08par rapport à la notion du football.
17:09Mais au moins,
17:09il laisse faire
17:10et il a laissé faire.
17:11C'est-à-dire qu'il le fasse
17:12parce qu'il n'était pas bien.
17:14C'est d'accord ?
17:14Ça fait un an
17:14qu'il n'a pas fait de débat
17:15sur Nasser.
17:16Non, mais de prendre du recul,
17:18il l'a compris.
17:19Après,
17:19il y a aussi quelque chose
17:21qui est indéniable
17:22dans la vie actuelle du PSG,
17:25c'est qu'il n'y a plus
17:25de lutte de pouvoir,
17:26ce qui est énormément pourri.
17:27Ni de République des joueurs.
17:28Non, mais voilà,
17:29la République des joueurs énorme.
17:31Et d'ailleurs,
17:31le dernier représentant de ça,
17:32il est parti,
17:33c'est Kylian Mbappé.
17:34Mais aussi en coulisses
17:35entre Louis Campos
17:36et Louis Saleriquet,
17:37ils travaillent en osmose.
17:38Bon, et bien, bravo.
17:39Merci pour ce pourquoi,
17:41Romain,
17:41ça a très bien pris.
17:42Dans un instant,
17:43le Barça,
17:44vous en parliez en référence,
17:46comment le Barça
17:47se saborde toujours,
17:49encore et toujours même
17:50pour Raphaël Sebaoun
17:51dans le comment.
17:51Une habitude.
17:52Une habitude
17:52et puis on reparlera du PSG
17:53lancé vers le doublé.
17:54A tout de suite.
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