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  • il y a 2 jours
La parole aux présidents de Fédération ! Aujourd'hui c'est Jacques Lajuncomme Pataut qui est l'invité de Patrick Chêne pour parler d'une Fédération qui n'a intégré les Jeux que depuis deux Olympiades : la Fédération Française de Surf. Retour sur les origines de cette discipline, ses pratiquants et sur le projet fédéral mis en place par Jacques Lajuncomme.

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Sport
Transcription
00:04Musique
00:20Bonjour à tous, merci d'être fidèles à Président, l'émission qui nous permet de mieux connaître ceux qui dirigent
00:26le sport en France.
00:26On parle souvent des champions, un peu moins des dirigeants.
00:30Aujourd'hui, nous nous intéressons à la Fédération Française de Surf avec son Président Jacques Lajencombe.
00:36Soyez le bienvenu Jacques.
00:37Vous êtes le Président de la Fédération depuis 2020.
00:41Vous avez été réélu pour un deuxième mandat, c'était en décembre 2024.
00:45Alors j'ai envie de vous demander tout simplement, qu'est-ce qui a fait cette réélection ?
00:50Quels sont les succès que vous avez remportés dans votre premier mandat pour avoir une réélection facile ?
00:57Facile, il y avait... Non mais facile, oui, parce qu'il y avait une seule liste.
01:01Pas si facile, parce qu'il fallait un taux de participation important qu'on a eu, avec 70% de
01:06participants.
01:07Ce qui veut dire que c'est un vote d'adhésion et pas un vote par défaut parce qu'il
01:12n'y a personne d'autre.
01:12D'accord.
01:13Quelles sont les actions que vous avez menées dans votre premier mandat qui font que vous êtes là aujourd'hui
01:18encore ?
01:18Je pense qu'il y en a plusieurs. Il y en a qui relèvent de l'autre performance.
01:22Par exemple, la structuration de l'équipe de France pour aller aux Jeux Olympiques, avec l'obtention d'une médaille
01:27d'or, grande première.
01:29C'était seulement la deuxième participation au jeu, et d'une médaille de bronze.
01:32Et puis il y a tout le volet sociétal, avec une grosse action qui a été développée avec Nadia Ghali,
01:38qui est vice-présidente de la Fédération, sur la mixité.
01:42Et puis bien sûr, le volet inclusif avec le parasurf.
01:46Alors, la médaille d'or, on l'a rappelé, de Kaoli Vast, la médaille de bronze de Joanne De Faye.
01:52Est-ce que ça a une importance dans un sport comme le surf ?
01:55Nous, on a une image, d'ailleurs le surf a mis très longtemps à être discipline olympique.
01:59Est-ce que ça a compté pour vous de montrer que vous avez été capable de porter votre discipline pour
02:04le grand public, finalement, avec une médaille olympique ?
02:07Ce qui a compté, alors pour le grand public, je ne sais pas.
02:09Honnêtement, on n'a pas fait de...
02:11Si on disait, ça se traduit par une flambée des licences à la Fédération française de surf, je pourrais dire
02:16oui, le grand public a été touché.
02:18Je ne crois pas.
02:19Ce que je crois, c'est que ça a installé le surf comme discipline de haut niveau, comme véritable sport,
02:26et pas seulement comme mode de vie ou pratique de loisir dans une plage.
02:31Alors, il y a une petite période d'histoire qui est intéressante à rappeler, pour ceux qui ne le savent
02:34pas.
02:35Je ne le savais pas avant la préparation de cette émission.
02:37Alors, Duke, je ne sais pas comment on prononce, Kano Mako, qui est le père du surf moderne, a présenté
02:43son souhait au CIO de voir le surf faire partie des Jeux en 1920.
02:48Donc, ça a été un long, long combat.
02:50On va rappeler qu'en 2011, lors de la sélection des clubs, des disciplines pour les Jeux de 2012, le
02:59surf était finaliste, mais n'a pas été retenu.
03:01Donc, ça a commencé en 1920 et on a réussi en 2020, donc 100 ans plus tard, ce qui a
03:08été quand même quelque chose d'assez formidable.
03:10Est-ce que ces deux médailles aux Jeux olympiques vous ont incité à renforcer le côté haute performance et d
03:18'avoir un objectif Los Angeles ?
03:20Alors, moi, personnellement, Los Angeles, pour le surf, ça me fait un peu plus rêver que Paris.
03:23Oui, donc, je pense que c'est vraiment une ville où vous devez performer.
03:28En tout cas, vous allez avoir des conditions assez exceptionnelles.
03:30Alors, peut-être une petite remarque juste avant, c'est que Tahiti, c'est loin, mais Tahiti, c'était chez
03:37nous.
03:37Bien sûr, bien sûr.
03:39Avec des grands spécialistes de la vague.
03:40Et quand, en 2022, la Fédération décide de recruter Jérémy Flores pour encadrer l'équipe de France, pour devenir le
03:46manager,
03:48on fait exactement ce qu'il faut pour avoir le meilleur spécialiste de ces vagues, puisqu'il connaît chaque patate
03:53de corail.
03:55Tu disais juste qu'on dit Paris 2024, donc c'est vrai que Tahiti, c'est chez nous, évidemment.
03:59Et d'ailleurs, ça a été très réussi, le surf à Tahiti.
04:03Oui, carrément. Et Los Angeles, les conditions vont être très différentes.
04:05D'abord, on va jouer contre les Américains chez eux.
04:08Ça, ça peut compter. Ça peut vraiment compter.
04:12Mais, d'un autre côté, on a renforcé l'encadrement de l'équipe de France.
04:17On a recruté un nouveau DTN, qui est un spécialiste de la haute performance,
04:21en la personne de Cédric Leroy, qui était l'entraîneur de Charlene Picon pendant des années.
04:25Donc, il connaît parfaitement bien les dispositifs à mettre en place.
04:29Et on a renforcé autour de Jérémy Flores la présence de grands surfers.
04:32Je pense à Joanne Durue, qui était capitaine de l'équipe de France à Paris 2024.
04:37Je pense à Paulinado, qui est une grande, grande championne.
04:41Et ces trois personnes, entre Jérémy, Joanne Durue et Paulinado,
04:47vont vraiment apporter de la légitimité et l'envie de gagner.
04:50Jacques Lajencombe, vous avez un avantage extraordinaire avec votre discipline.
04:54Nous, on est en train de le voir à l'image.
04:55C'est que c'est extraordinairement spectaculaire et télégénique.
04:58C'est vrai que, bon, j'ai rien contre le tir ou contre, je ne sais pas,
05:01mais c'est vrai que quand on montre une illustration de tir,
05:04ce n'est pas une illustration de surf.
05:06Et vous avez cette chance inouïe d'être, j'allais dire, dans l'air du temps en plus,
05:11cette proximité de la nature.
05:13Comment vous le vivez-vous en tant que président, dans votre action politique,
05:17ce côté environnemental du surf ?
05:21La Fédération est en train de renforcer le volet surf durable
05:24avec une élue qui est dédiée à ça, qui est une femme, Pascale Foscave,
05:28qui est une océanographe, spécialiste des grands mammifères marins, etc.
05:33Et donc, c'était vraiment, si je peux dire, un regret de mon premier mandat.
05:37C'est-à-dire qu'on n'a pas vraiment travaillé à cet axe-là.
05:39Et aujourd'hui, vous avez raison, le surf est adossé à l'idée de la nature,
05:44à la préservation de la nature.
05:45Et en quelque sorte, à une évolution dans la nature.
05:48Ce qui fait qu'on dit, oui, je fais du surf, et qu'est-ce que…
05:50Ça m'apporte de bien-être, en bien-être.
05:53Mais bien sûr, il faut qu'on rende ce volet-là par des actions de protection de la nature.
05:57On est vraiment en train de les…
05:58Quelles actions, alors ? Quelles pistes pour l'instant ?
06:01Pour l'instant, on est en train de réfléchir, je vous l'ai dit,
06:05on est en train de réfléchir à une sanctuarisation des vagues.
06:09Je voudrais que les vagues soient reconnues comme équipements sportifs
06:12et soient protégées à ce titre.
06:13Alors, il y a des dispositifs européens qui le permettent,
06:16et on est en train de travailler sur ce sujet-là.
06:19En relation, d'ailleurs, avec nos amis de la Fédération canarienne de surf,
06:22qui, eux, ont déjà obtenu la reconnaissance et la sanctuarisation de vagues aux Canaries.
06:26Comment protège-t-on une vague ?
06:29Ah ben, par exemple, en empêchant la construction de digues.
06:32Vous voyez ?
06:33Ça, je suis biarro, donc j'ai le souvenir de vagues qui ont disparu,
06:36que ce soit à Anglettes, que ce soit à Biarritz,
06:39par des constructions, des évolutions du littoral.
06:41Donc, il faut faire…
06:43Si on dit « la vague, c'est un équipement sportif »,
06:47alors la vague, c'est comme un stade, vous voyez ?
06:48Personne ne va construire quoi que ce soit dans un stade.
06:52Voilà une des premières actions.
06:53Et puis, après, on a des opérations de sensibilisation
06:56qu'on ne mène pas nous, la fédération en direct,
06:59mais en s'appuyant sur des associations qui savent faire.
07:04C'est compliqué, ça, la Fédération française de surf.
07:06Ah oui, certes, on a deux médailles.
07:08Oui, on a un sport qui est super, avec de belles images.
07:10Oui, on a la nature.
07:11Oui, on a plein de choses qui font rêver.
07:13Mais la réalité, aussi, c'est que c'est une fédération très peu staffée.
07:17On a…
07:18Peu de moyens.
07:19Oui, on a peu de moyens.
07:20C'est un partenaire principal, un partenaire majeur,
07:24et on le remercie beaucoup.
07:25Je ne sais pas si je peux le nommer.
07:27Bien sûr.
07:28Oui, c'est Banque Populaire, donc je tiens à remercier…
07:30Vous savez, les grandes entreprises qui font du bien au sport,
07:32on n'a pas de raison de les cacher.
07:33Oui, et un autre partenaire qui est l'Agence nationale du sport.
07:36Et vraiment, heureusement qu'on a ces deux partenaires-là.
07:39Parce que c'est très, très compliqué.
07:40Vous voyez, vous regardez la télévision, j'imagine que vous la regardez.
07:43Ça m'arrive.
07:44Ça vous arrive.
07:44Eh bien, moi, j'observe que dans plein de publicités,
07:48dans plein de séries télévisées, il y a toujours une planche de surf qui traîne.
07:51Ça ne veut pas dire pour autant que ceux qui utilisent le surf pour son image
07:54se tournent vers la Fédération pour l'aider, justement,
07:57à apporter des messages de protection de l'environnement,
07:59à apporter des messages d'inclusion pour les personnes en situation de handicap,
08:04de mixité pour la participation des femmes.
08:06Là, je suis un peu révolté parce que c'est un grand désert, quand même, dans ce domaine.
08:11C'est bien que vous ayez l'occasion de le dire ici, en tout cas.
08:13Ah, si vous parlez de médaille olympique, là, il y a du monde.
08:16Si vous dites, eh bien, là, on va développer un programme pour faire surfer des femmes,
08:22pour avoir des femmes dirigeantes, vous savez qu'avec la parité...
08:25Vous avez mis la parité dans votre comité ?
08:27Oui, non, on l'avait, mais ça a été le travail de plusieurs années,
08:30notamment, je vous l'ai dit tout à l'heure, de Mme Galli,
08:32qui a organisé, dans le cadre du club, des 300 femmes dirigeantes,
08:37qui a organisé des actions, qui a travaillé avec d'autres fédérations,
08:40ce qui fait que le jour où il a fallu faire une liste avec 28 candidats,
08:43dont 14 femmes, ça a été un peu plus simple.
08:46Mais on a une échéance qui nous attend très bientôt,
08:48c'est la parité dans les organes déconcentrés.
08:51Et là, ça va être peut-être un peu plus sportif.
08:53Donc, on travaille le sujet pour arriver à proposer des femmes dirigeantes.
08:58Et on a, dans le cadre de la mixité, aujourd'hui,
09:01une action avec la Fédération Sénégalaise de Surf,
09:04qui est un partenaire depuis 2022 de la Fédération Française de Surf,
09:08où, à l'occasion des Jeux de la Jeunesse,
09:09on va développer une mallette,
09:12une mallette spécifiquement pour le surf féminin,
09:15avec des savoir-faire.
09:17On va faire des échanges d'entraîneurs,
09:19on va faire des échanges de bonnes pratiques.
09:21Et la remise de la mallette se fera pendant les Jeux de la Jeunesse à Dakar.
09:26Énorme succès des Jeux paralympiques 2024, on le rappelle évidemment.
09:30En quoi le handisurf, le parasurf,
09:33trouve sa place dans ce qui est en train de,
09:35heureusement, prendre une très très bonne dimension ?
09:38Ah ben, je vais vous parler d'une autre déception,
09:40c'est que le parasurf n'est pas paralympique.
09:43Ça a été vécu difficilement,
09:45notamment Jean-Marc Saint-Jour,
09:47qui est chez nous l'animateur principal,
09:50pas du runique, mais principal du parasurf.
09:52Alors, je sais qu'on a traité ce sujet à vos marques,
09:54qui est l'émission du handisport,
09:57qui manquait dans le paysage médiatique,
09:59et qui est présente ici, dans le sport en France.
10:02Chez nous, c'est assez simple.
10:04On a des actions qui sont portées,
10:06qui sont déléguées, j'allais dire,
10:08à l'association nationale handisurf,
10:10qui sont des actions de développement,
10:12pour inclure dans les clubs le maximum possible
10:15de personnes en situation de handicap.
10:16Quand je dis club, je devrais étendre aussi
10:18aux structures marchandes, aux structures privées,
10:20les écoles de surf,
10:21qui ont également, à travers la délivrance d'un label handisurf,
10:26comme marqueurs de leur volonté,
10:28comme marqueurs de leur engagement,
10:29qui ont la possibilité de se former
10:31à l'accueil des personnes en situation de handicap,
10:33et en recevant le maximum.
10:35Et puis, il y a l'autre volet,
10:36qui est l'équipe de France,
10:37avec des stages et avec des championnats du monde.
10:40Et là, au championnat du monde,
10:41on rafle tout de ces dernières années.
10:43Donc, oui, c'est un grand plaisir.
10:45S'il y avait des Jeux paralympiques,
10:47je suis bien persuadé qu'on aurait des médailles d'or.
10:49Mais en nombre même.
10:51Quels sont vos prochains défis ?
10:53Bon, il y a les Jeux de 2028,
10:55évidemment, je le disais,
10:56Los Angeles, aller chercher les Américains chez eux
10:58dans des vagues qui sont assez célèbres aussi.
11:01Quels sont, là, demain, par exemple, ce soir,
11:04vous rentrez dans votre fédération,
11:06quels sont les grands défis qui vous attendent ?
11:09J'ai un défi qui est d'ordre interne,
11:10qui est de faire travailler dans une fédération
11:13de taille modeste, en nombre,
11:15mais de faire travailler ensemble des gens.
11:17Aujourd'hui, comme toutes les fédérations,
11:19on a des cadres d'État,
11:20on a des élus et on a des salariés.
11:22Et ça, ça ne peut pas être trois fédérations dans une.
11:24Ça doit être une fédération
11:26avec différents regards, différentes composantes,
11:28des gens qui vont intervenir à leur degré de responsabilité,
11:30mais qui vont travailler ensemble sur des sujets.
11:33Vous voyez, ça, c'est déjà un gros...
11:34C'est des râches, ça.
11:35Ça, c'est déjà un objectif important.
11:38Le message a dû passer pour vos équipes, là, je pense.
11:41Oui, c'est ça.
11:42Et j'ai un autre défi,
11:44qui est le fait que la Fédération française de surf
11:46évolue dans un environnement très anglo-saxon
11:49et qu'aujourd'hui, la Fédération française de surf
11:51est très engagée sur la francophonie sportive.
11:54D'accord.
11:54On a créé avec le Sénégal
11:56l'Union francophone de surf.
11:58Aujourd'hui, dedans, on a le Liban,
12:00on a Maurice, on a Tahiti,
12:02on a la Côte d'Ivoire,
12:03on a le Sénégal, bien sûr, d'autres pays.
12:05Et ce sont des axes de rayonnement.
12:07Et ça, il faut se mettre en tête,
12:10je pense, et j'essaie de le partager
12:11avec les pays partenaires de la francophonie sportive,
12:14que notre zone d'influence ne peut que s'agrandir
12:17et on peut peser sur des décisions.
12:20Typiquement, aujourd'hui, la Fédération internationale
12:22nous parle en anglais et nous parle en espagnol.
12:26Pourquoi l'anglais ?
12:27Parce que c'est tellement facile.
12:29Ils sont à Los Angeles,
12:30donc ils parlent en anglais.
12:31Le président est argentin,
12:33donc ils nous parlent en espagnol.
12:34Et quand je leur dis,
12:35mais la deuxième langue de la...
12:37Enfin, pas la deuxième langue,
12:38l'autre langue de l'olympisme, c'est le français.
12:40La langue historique.
12:41La langue historique,
12:42il faudrait commencer à nous parler aussi en français.
12:44Et prendre en compte le bloc français
12:45et prendre en compte le surf africain.
12:47qui est un espace de développement extraordinaire
12:50pour notre discipline,
12:51avec des vrais talents.
12:53Des gens qui, au naturel,
12:54sont surfés très bien.
12:56Je le vois avec le travail qu'on fait avec le Sénégal,
12:58avec la Côte d'Ivoire.
12:59On a réuni en Afrique du Sud,
13:01en décembre 2025,
13:03pour la troisième fois,
13:04des groupes de jeunes francophones,
13:05avec des groupes de jeunes de l'océan Indien,
13:07pour travailler ensemble
13:08sur une compétition amicale,
13:10mais sur un sujet
13:12qui est au-delà de la compétition,
13:14qui est la fraternité dans le surf,
13:15et qui est un message de paix par le surf.
13:19Merci en tout cas pour tous ces beaux messages.
13:21On va faire un petit salut
13:25à nos amis libanais,
13:26puisque nous avons parlé,
13:27c'est vraiment une période très particulière et douloureuse.
13:30Et puis, moi, j'ai beaucoup aimé
13:31la relation à la vague,
13:34de vouloir sacraliser cette vague.
13:36Je trouve ça très beau.
13:37Et je vous souhaite donc beaucoup de réussite
13:38dans ces projets.
13:40Merci Jacques Lajuncombe,
13:42président de la Fédération française de surf depuis 2020.
13:44À très vite,
13:45pour une nouvelle édition de Président.
13:58Sous-titrage Société Radio-Canada
13:59Sous-titrage Société Radio-Canada
14:03Sous-titrage Société Radio-Canada
14:04Sous-titrage Société Radio-Canada
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