- il y a 11 heures
Un rendez-vous 100% politique présenté par Gauthier Le Bret du lundi au jeudi de 21h à 23h.
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00:00:00Voilà pour ce long format absolument exceptionnel. Bienvenue dans la Nouvelle France de LFI pour bien comprendre ce qui se
00:00:07cache derrière ce concept de Nouvelle France.
00:00:09On est donc allé à Saint-Denis, vous l'avez vu, on est allé à la Courneuve, à Roubaix, à
00:00:13Creil, des villes qui ont basculé du côté de la France insoumise.
00:00:17Et on va s'interroger ce soir pendant une heure et demie pour faire le diagnostic de cette Nouvelle France
00:00:22avec Eric Tegner, avec Sabrina Medjeber.
00:00:25Bonsoir à tous les deux, avec Fergan Asiari. Bonsoir à vous Fergan, vous êtes l'auteur, je le rappelle, d
00:00:30'un livre aux éditions de La Cité, L'Islam.
00:00:34Donc ça c'était un autre livre, Les écologistes contre la modernité, mais celui qui nous intéresse ce soir c
00:00:37'est L'Islam contre la modernité.
00:00:39Beaucoup de gens qui sont contre la modernité.
00:00:41Oui, Jules Torres et Amine Elbaï et puis Rodolphe IV nous rejoindra à 22h, lui qui a écrit Mélenchon, Le
00:00:47bruit et la fureur.
00:00:49Alors Fergan, je vais commencer avec vous. Qu'est-ce que vous retenez de ce long format sur la Nouvelle
00:00:54France et qu'est-ce qui se cache derrière ce concept de Nouvelle France ?
00:00:58Le concept de Nouvelle France a été explicité par le nouveau maire de Saint-Denis qui a révélé qu'il
00:01:04se situait en totale rupture avec la tradition française et républicaine dans la manière de définir son socle électoral.
00:01:09On se souvient que lorsqu'il a été interviewé par Apolline de Malherbe, il définissait la Nouvelle France en disant
00:01:16que ce sont les héritiers de l'immigration, point, à l'exclusion de toute autre catégorie.
00:01:22Donc il définit la Nouvelle France sur une base ethnique, sur une base raciale, donc une racialisation du corps électoral
00:01:30français en totale rupture avec la tradition républicaine
00:01:33qui se veut être une tradition qui considère le citoyen comme étant un être doué de sa propre raison indépendamment
00:01:40de sa propre appartenance communautaire.
00:01:42Et donc on est en totale rupture en effet avec deux siècles d'anthropologie politique française où l'on définissait
00:01:47le citoyen en fonction de son appartenance à la communauté nationale avant toute chose,
00:01:52indépendamment de ses origines, là où on va exacerber les origines ethniques et culturelles des nouveaux arrivants
00:02:00en faisant passer l'appartenance à la nation française au second plan, au mieux.
00:02:05Amine Elbaï, c'est ce que disait Fergan, c'est-à-dire que ceux qui ont inventé ce concept de
00:02:10racisé, ceux qui ont l'obsession de la couleur de peau, de la confession, de l'origine,
00:02:16c'est la France insoumise et c'est ce qu'on a vu dans ce long format à des fins
00:02:19électoralistes notamment.
00:02:21On va revoir l'extrait où le maire de Saint-Denis se rend à la célébration de la fin de
00:02:26l'Aïd alors qu'il vient d'être élu maire.
00:02:27Il y a une volonté électoraliste évidemment dans ce déplacement.
00:02:31Oui, vous savez, le concept de Nouvelle-France de Jean-Luc Mélenchon et à travers les images que nous avons
00:02:36vues ce soir,
00:02:37il y a plus qu'une méconnaissance, il y a une rupture et une trahison profonde avec les principes même
00:02:42de la République.
00:02:43Moi ce soir, je me sens trahi. Je me sens profondément trahi dans ce que je suis, dans mon identité,
00:02:49dans mes convictions, dans mes origines par Jean-Luc Mélenchon.
00:02:51Pourquoi ? Parce qu'en réalité, ce concept de Nouvelle-France, dont Jean-Luc Mélenchon vante un prétendu héritage, ne
00:03:00profite à personne.
00:03:01Ce n'est pas un héritage, c'est un assemblage, une juxtaposition de communautés, de cultures, mais qui ne profite
00:03:08à personne.
00:03:09C'est l'inverse même de la République.
00:03:11Vous savez, moi qui suis issu de l'immigration, pendant 30 ans, nos parents et nos grands-parents nous ont
00:03:17dit
00:03:17« Vous allez devoir aller à l'école de la République, vous allez devoir travailler deux fois plus, vous faire
00:03:22discret, pour vous intégrer dans la République, pour appartenir à ce destin commun ».
00:03:28Et elle est là, aujourd'hui, la rupture avec Jean-Luc Mélenchon.
00:03:31C'est que Jean-Luc Mélenchon vous dit « Vous venez en France et vous venez comme vous êtes. Vous
00:03:36ne vous adaptez pas à ce socle. Vous ne partagez rien.
00:03:40On vous parle à vous en fonction de votre couleur de peau, en fonction de votre communauté. »
00:03:43Pire que tout, Gauthier, pire que tout, dans cette assignation identitaire, vous ne pouvez jamais en sortir.
00:03:49Parce que quand vous êtes comme moi, avec deux origines différentes, vous savez, je suis né en France, j'ai
00:03:55grandi en France et mes parents sont issus de l'Algérie,
00:03:58et bien quand vous dites à Jean-Luc Mélenchon que vous n'êtes pas d'accord avec ces principes, vous
00:04:02êtes insulté d'arabe de service.
00:04:03Vous êtes insulté d'arabe de service, donc vous êtes toujours renvoyé à votre assignation et à votre appartenance communautaire.
00:04:09C'est-à-dire que vous ne pouvez jamais sortir de cette appartenance communautaire.
00:04:12L'écart du corps de 100% frontière de Jordan Florentin se sont fait traiter de noir de service à
00:04:17Saint-Denis le week-end dernier.
00:04:18D'ailleurs, je voulais m'arrêter là-dessus. On en parlait en regardant le long format.
00:04:22Quand vous témoignez Amine, quand vous témoignez Sabrina, il y a des conséquences très dures.
00:04:27C'est pour vous que c'est le plus dur.
00:04:29On en parle aussi avec Rachel Kahn qui se fait très véhément attaquer sur les réseaux sociaux,
00:04:36qui est victime de racisme, d'antisémitisme, parce qu'elle est sur les plateaux de CNews pour dénoncer l'islam
00:04:42politique.
00:04:42Vous dénoncez vous-même l'islam politique, ça a des conséquences.
00:04:45Vous l'avez dit, vous êtes traité d'arabe de service, qui est une insulte raciste que personne ne dénoncera.
00:04:49Que personne ne dénoncera. Et là, vous n'avez pas d'association droit domiste ou antiraciste qui va venir vous
00:04:54épauler.
00:04:55Mais les conséquences, elles sont terribles. Elles sont également familiales. Elles sont sociales. Elles sont économiques.
00:05:01Certains vont même aller contacter vos amis ou contacter vos employeurs pour dire, mais vous travaillez avec lui, franchement, il
00:05:08fait honte à la communauté.
00:05:09C'est-à-dire que les gens s'identifient d'abord, dans ce concept de Nouvelle-France, à leur communauté,
00:05:14c'est-à-dire à leur assignation identitaire assignée par M. Mélenchon, plus qu'à la France. C'est ça
00:05:19l'inverse de la République.
00:05:19Alors, je vais vous remontrer, et je vous donnerai évidemment la parole à tous, l'extrait. Donc, le maire de
00:05:24Saint-Denis, vous savez, a été élu dès le premier tour.
00:05:26Et l'un de ses premiers déplacements, c'est donc dans ce stade géant, où à l'occasion, il a
00:05:32été loué pour célébrer la fin de l'Aïd,
00:05:33puisqu'il n'y a pas assez de mosquées. Donc, les croyants, les fidèles se retrouvent sur ce terrain de
00:05:39stade,
00:05:40qui sert normalement à faire du sport, terrain de football, voilà, pour prier et pour célébrer la fin de l
00:05:46'Aïd. Vous voyez cet extrait.
00:05:50À Saint-Denis, ce vendredi 20 mars,
00:05:56des milliers de musulmans se sont levés tôt pour célébrer l'Aïd El-Fitr, la fête marquant la fin du
00:06:01mois de Ramadan.
00:06:04Face à l'affluence, certaines mosquées ont rapidement atteint leur capacité maximale.
00:06:09Alors, comme chaque année, de nombreux fidèles se sont rassemblés à l'extérieur, notamment sur la pelouse du stade de
00:06:15l'Aune, à deux pas du stade de France.
00:06:16Une célébration en présence d'un invité de marque, Bali Bagayoko, le tout nouveau maire de Saint-Denis, éludé le
00:06:23premier tour.
00:06:29Le nouvel édile est venu à la rencontre de ses administrés de confession musulmane.
00:06:34Qu'est-ce que vous retenez de ce long format, Éric Tegner ?
00:06:36Déjà, je trouve que ce long format est absolument passionnant parce qu'il permet vraiment de documenter une réalité.
00:06:41Ensuite, je pense qu'on ne connaît pas encore assez bien, on a du mal encore à cerner le phénomène
00:06:46Bali Bagayoko.
00:06:47Je trouve, par exemple, que Bali Bagayoko est beaucoup moins caricatural, paradoxalement, que Jean-Luc Mélenchon.
00:06:52Il a une stratégie non pas de populisme, de rupture avec un système.
00:06:56Il n'est pas en train de nous parler de Sixième République en permanence.
00:06:58Bali Bagayoko, par exemple, dans ses premiers interviews, expliquait qu'il refusait le terme racisé.
00:07:03Et il essaye de s'inscrire, pardonnez-moi, mais dans un cadre républicain, avec le drapeau français,
00:07:07avec un ensemble de tournures qui pourraient être dans le carnet de Jules Torres.
00:07:10Et beaucoup plus fin, cortiqué et intelligent que bon nombre de députés à la FIF.
00:07:15Tout à fait. Et c'est là où, en fait, on semble surpris.
00:07:18Et pourquoi ? Parce que Bali Bagayoko n'est que le résultat, aujourd'hui, de 20 années, finalement, de politique,
00:07:24de la part des socialistes, de politique par rapport au gouvernement.
00:07:27Et finalement, tout ça semble assez logique.
00:07:29Le pari de Bali Bagayoko, c'est qu'avec les lois actuelles de la République,
00:07:32avec l'État de droit, etc., de toute façon, cette société musulmane qui est en France aujourd'hui,
00:07:37qui est extrêmement présente, qui est mobilisée, a le droit d'être représentée.
00:07:41Vous savez, il a été élu au premier tour.
00:07:43C'est immense. Et donc, il va s'appuyer sur cette légitimité.
00:07:45Ce qui fait que, malheureusement, je crains que d'ici 10, 10 ans, peut-être 15 ans,
00:07:50on va assister à une véritable guerre identitaire.
00:07:52Parce que ce qu'il est en train de dire, dans le fond, c'est quoi ?
00:07:54C'est que les musulmans qu'il va croiser lors de la fête de l'Aïd,
00:07:57eh bien, ils sont bien plus présents dans les mosquées que, par exemple,
00:07:59les catholiques ne le sont, finalement, dans les églises.
00:08:02Et donc, on se retrouve avec cette situation où même les socialistes,
00:08:05ils ont perdu, finalement, quelque chose qu'ils ont eu même créé.
00:08:08Sabrina, qu'est-ce que vous retenez de ce long format ?
00:08:11Et est-ce que vous avez le sentiment que ceux qui luttent contre la France insoumise,
00:08:17l'islam politique, une immigration qui n'est pas contrôlée,
00:08:22l'antisémitisme, ne sont pas en train de gagner,
00:08:25mais plutôt en train de perdre face, justement, à tout ce qu'on a vu dans le long format ?
00:08:29Est-ce que ce n'est pas perdu ?
00:08:31Alors, c'est perdu dans certains territoires.
00:08:34En tout cas, ça va être très, très dur de regagner la bataille culturelle,
00:08:37c'est-à-dire celle d'une francité politique, comme le disait tout à l'heure Fergan,
00:08:41et non ethnique, une francité, justement, qui n'efface pas les origines,
00:08:46mais qui les rend non essentielles,
00:08:48et non pas, justement, le parti de Jean-Luc Mélenchon
00:08:50et le pari très conflictuel, précisément, de produire une sous-citoyenneté,
00:08:56de fabriquer un sujet ethno-religieux administré.
00:08:59Donc, il a bien compris que la captation du vote musulman
00:09:02allait, justement, asseoir son projet politique
00:09:06par le poids, non seulement, de la démographie,
00:09:08par le poids des logements sociaux,
00:09:09par le poids de l'immigration à contrôler,
00:09:12par le poids de la politique de la ville,
00:09:14par le poids de la dépense sociale,
00:09:15par le poids, en réalité, de tout ce qui s'est maillé
00:09:19depuis plus de 40 ans, à travers, également, un discours.
00:09:22Je rappelle que ce que l'on voit aujourd'hui
00:09:24n'est que le résultat d'une stratégie qui a été, par exemple,
00:09:28indiquée dans deux notes de Justin Sang Terra Nova,
00:09:31puisqu'il n'y en a pas eu qu'une, il y en a eu deux.
00:09:32La première, c'était en mai 2011, pour une citoyenneté musulmane inclusive.
00:09:37Et la seconde, un mois plus tard,
00:09:39quelle stratégie électorale pour la gauche en 2012 ?
00:09:42Donc, vous avez 40 ans de politique de la ville
00:09:45qui, à travers l'immigration, le logement social,
00:09:47a fabriqué des contre-sociétés dissonantes
00:09:50avec, précisément, la citoyenneté française.
00:09:53Vous avez, de l'autre côté, un discours politique,
00:09:55une réflexion de fond qui tend à, justement,
00:09:58enfin, en tout cas, qui tend la gauche
00:09:59a opté pour un nouvel électorat.
00:10:01Et on le voit très bien, puisque Jean-Luc Mélenchon
00:10:03a réussi le pari et le parti
00:10:05de fédérer la jeunesse urbaine diplômée,
00:10:08les quartiers prioritaires de la ville
00:10:11où il y a une forte concentration musulmane,
00:10:14et, bien sûr, les bourgeois
00:10:15des centres-villes des grandes métropoles.
00:10:17Et Sabrina, comme Amine a dit
00:10:19que c'était très compliqué,
00:10:20enfin, qu'il y avait des conséquences
00:10:21à lutter contre l'islam politique,
00:10:23Amine a été sous protection policière,
00:10:24vous avez dû déménager de Roubaix,
00:10:26vous étiez encore insultée dans la rue
00:10:28l'autre jour, vous avez participé,
00:10:30je rappelle, à ce documentaire d'M6
00:10:31sur la montée de l'islam politique à Roubaix,
00:10:33ce n'est pas sans conséquences.
00:10:35Je voulais savoir pour vous, Sabrina.
00:10:37Alors, justement, le constat que je fais,
00:10:39c'est qu'il y a deux accueils aujourd'hui,
00:10:40c'est en tout cas ce que j'observe
00:10:40dans leur discours,
00:10:41c'est-à-dire que, d'une part,
00:10:42vous avez les enfants issus de l'immigration
00:10:43qui sont profondément français,
00:10:45français,
00:10:46qui luttent pour la défense
00:10:48de l'identité française.
00:10:49Vous avez donc ce corps social-là,
00:10:52qui est ostracisé par la France insoumise,
00:10:54parce que, précisément,
00:10:55dans la logique clannique
00:10:56de la composition de leur électorat,
00:10:58il est inenvisageable, justement,
00:11:00de les penser comme des citoyens
00:11:02à part entière.
00:11:02Tout à l'heure, vous parliez
00:11:03de la contingence citoyenne
00:11:04qui est au-dessus de l'identité
00:11:06et de la religiosité.
00:11:08Absolument.
00:11:08Et si vous n'avez pas le bon discours
00:11:09par rapport à la bonne couleur de peau,
00:11:10vous êtes très attaqué.
00:11:12La fameuse assignation identitaire,
00:11:14ethnique et religieuse.
00:11:16Donc, si vous sortez,
00:11:17vous extirpez de ce carcan,
00:11:18eh bien, vous êtes un traître,
00:11:20vous devenez un traître,
00:11:21donc une espèce de victime expiatoire,
00:11:23expiatoire, d'une part,
00:11:24et d'autre part,
00:11:25ce que j'observe,
00:11:26c'est que cette nouvelle France,
00:11:27qu'appelle Jean-Luc Mélenchon
00:11:29de ses voeux,
00:11:29est une France qui,
00:11:30aujourd'hui,
00:11:30est en train de se radicaliser,
00:11:32est en train de se singulariser
00:11:34par rapport à la gauche.
00:11:35Parce que j'entends quand même
00:11:35M. Ali Diwara
00:11:37accuser la gauche traditionnelle,
00:11:39la gauche sécularisée,
00:11:40la gauche laïque,
00:11:41la gauche de SOS racisme,
00:11:42la gauche qui lutte
00:11:43contre les discriminations,
00:11:44aujourd'hui,
00:11:45d'avoir, justement,
00:11:46ou en tout cas précisément,
00:11:48arrivé à ce que la nouvelle France
00:11:50ne soit plus la France de gauche,
00:11:52mais bien la France
00:11:53d'une extrême gauche racialiste,
00:11:54islamiste, antisémite,
00:11:56homophobe et sexiste.
00:11:58Sabrina disait
00:11:58que c'est foutu
00:11:59dans certaines villes de France.
00:12:00C'est le sentiment qu'on a
00:12:02en regardant le long format.
00:12:04Quand je dis c'est foutu,
00:12:05c'est foutu pour ceux
00:12:06qui veulent faire reculer
00:12:07l'antisémitisme,
00:12:08c'est foutu pour ceux
00:12:08qui veulent faire reculer
00:12:10l'islamisme,
00:12:11qui est évidemment lié
00:12:11à l'antisémitisme,
00:12:12qui est lié à l'homophobie,
00:12:14on va le voir dans un instant.
00:12:15Et c'est évidemment
00:12:17cette alliance
00:12:18qui n'aurait jamais dû voir le jour
00:12:19entre wokisme et islam politique
00:12:21qui est absolument surprenante
00:12:22et qui a permis à la France insoumise
00:12:24de faire un certain nombre de voix
00:12:25dans les différentes élections
00:12:26qui viennent de s'écouler.
00:12:28C'est foutu pour ceux
00:12:29qui veulent lutter
00:12:29contre une immigration
00:12:31non contrôlée,
00:12:32même contre le narcotrafic,
00:12:33puisqu'on l'a vu dans le long format,
00:12:35on désarme une partie de la police,
00:12:37il y a des alliances,
00:12:38pourquoi pas,
00:12:39c'est ce qu'on dit
00:12:40le canard enchaîné,
00:12:41c'est ce qu'on dit
00:12:41l'express et les policiers
00:12:43de Saint-Denis.
00:12:44Donc pour tous ces Français-là
00:12:45qui veulent lutter
00:12:46contre les mots
00:12:47que je viens de citer,
00:12:50ce n'est pas gagné.
00:12:51Non, ce n'est pas gagné.
00:12:52Ce documentaire
00:12:52ne va sans doute pas
00:12:54leur faire plaisir.
00:12:55C'est-à-dire que
00:12:56quand on voit en effet
00:12:57ce qui se passe
00:12:57dans un certain nombre de quartiers,
00:12:59ce n'est pas Sabrina Medjaber seulement
00:13:00qui dit que c'est foutu
00:13:01dans un certain nombre de villes.
00:13:03Moi, je me souviens
00:13:03du maire du Blanc-Bénil
00:13:04qui a dit
00:13:04non pas la ville est foutue,
00:13:06il a dit
00:13:06le département est foutu,
00:13:07le département de la Seine-Saint-Denis
00:13:09est foutu.
00:13:10Alors, on pourrait lui opposer
00:13:11que lors des dernières élections municipales,
00:13:13les deux seules villes
00:13:13qui étaient contrôlées
00:13:14par la France Insoumise,
00:13:15eh bien, ils les ont perdues.
00:13:16Donc, on pourrait dire
00:13:17qu'il y a un bilan
00:13:18mais ce n'est absolument pas
00:13:19les mêmes villes.
00:13:19C'est dans l'Hérault et dans le Nord
00:13:20avec des populations
00:13:21qui sont absolument différentes.
00:13:23Là, la France Insoumise,
00:13:23les villes qu'ils ont gagnées
00:13:24et c'est ça qui est intéressant.
00:13:26Ce sont des villes
00:13:27où il y a une forte concentration
00:13:29évidemment de l'immigration,
00:13:30une forte concentration
00:13:31de l'islamisation
00:13:32et ce n'est absolument pas
00:13:33les mêmes villes.
00:13:33Et c'est vrai qu'on a le sentiment
00:13:34qu'une fois que ces villes sont prises,
00:13:36eh bien, on ne pourra jamais plus
00:13:37les récupérer.
00:13:38Et le sujet, c'est
00:13:40quel récit on apporte
00:13:40à tout cela ?
00:13:41Parce que j'entendais,
00:13:42j'étais un petit peu
00:13:42en désaccord avec Amine
00:13:43quand il disait que
00:13:44la nouvelle France
00:13:45de Jean-Luc Mélenchon,
00:13:45finalement, c'était
00:13:46venez comme vous êtes.
00:13:47Ce n'est pas vrai.
00:13:48La France venez comme vous êtes,
00:13:49c'est le discours
00:13:50qu'on entend dans des élites
00:13:51depuis 40 ans.
00:13:52Celui de Jean-Luc Mélenchon,
00:13:53c'est venez parce que vous êtes.
00:13:54C'est parce que vous êtes musulmans,
00:13:56parce que vous êtes noirs et arabes.
00:13:57Ce n'est pas évidemment mes propos.
00:13:58C'est les propos, par exemple,
00:13:59d'Éric Coquerel
00:14:00qui disait qu'il fallait des mères
00:14:01noires et arabes.
00:14:02C'est les propos d'Ali Duhara
00:14:03qui disait qu'il fallait
00:14:03des mères qui soient racisées.
00:14:05Donc c'est ça, cette Française.
00:14:06Venez parce que vous êtes,
00:14:07parce que vous êtes une différence.
00:14:09Et c'est là où il y a
00:14:09une différence fondamentale
00:14:10avec le discours de la gauche
00:14:11depuis 40 ans
00:14:12qui nous disait
00:14:12l'article 1 de la Constitution
00:14:13c'est une république
00:14:14une, indivisible, laïque et démocratique.
00:14:16Il n'y a plus rien de tout ça
00:14:17à la France insoumise.
00:14:18C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:14:19le seul discours,
00:14:19c'est une république
00:14:20qui soit séparatiste
00:14:21et une république
00:14:21qui soit communautariste.
00:14:23La nouveauté
00:14:23de ces élections municipales
00:14:24c'est qu'on a banalisé
00:14:25et accepté le communautarisme.
00:14:27Alors un deuxième extrait
00:14:28sur l'alliance
00:14:29entre le wokisme
00:14:31et l'islam politique
00:14:32voulue par la France insoumise
00:14:33et on voit
00:14:34que ça ne marche pas.
00:14:35À Saint-Denis,
00:14:36vous allez voir cet extrait,
00:14:38il y a un homme
00:14:38habitant de Saint-Denis
00:14:39qui s'oppose
00:14:40à l'un des points
00:14:40du programme de Bali Bagayoko,
00:14:42l'ouverture d'un premier centre
00:14:44LGBT QIA+,
00:14:45donc dans cette ville.
00:14:48Et il est contre.
00:14:49Il est contre
00:14:49parce qu'il dit
00:14:50que ce n'est pas nos valeurs.
00:14:51Vous allez voir.
00:15:03Il a dit dans son programme
00:15:10qu'il allait aider
00:15:11les LGBT.
00:15:12Est-ce que c'est bien ça ?
00:15:14Là, c'est pas bien.
00:15:15Pourquoi ?
00:15:15Nous, les musulmans,
00:15:18on n'aime pas ça
00:15:19parce qu'on est des musulmans,
00:15:20c'est haram.
00:15:22Jamais on vit
00:15:22avec des gens
00:15:24comme ça.
00:15:26C'est déjà
00:15:29interdit
00:15:29normalement
00:15:30pour nous.
00:15:30Mais on est en France.
00:15:31En France, c'est autorisé.
00:15:32Mais malgré
00:15:33qu'on est en France,
00:15:33nous, on fait
00:15:34la religion musulmane.
00:15:36Vous voyez que cette alliance
00:15:37entre le wokisme
00:15:38et l'islam politique
00:15:38a ses limites.
00:15:40Fergan ?
00:15:40Elle a ses limites,
00:15:41en effet.
00:15:41Et c'est l'occasion
00:15:42de revenir sur la fameuse note
00:15:43Terra Nova
00:15:43que Sabrina a citée
00:15:44tout à l'heure.
00:15:45Cette note,
00:15:45on l'a oubliée
00:15:46parce qu'on a oublié
00:15:48que Jean-Luc Mélenchon
00:15:48n'a absolument rien inventé.
00:15:49il ne fait que mettre
00:15:51en oeuvre une stratégie
00:15:52qui avait été esquissée
00:15:53en effet par toutes sortes
00:15:54une constellation de think tanks
00:15:56qui étaient à l'époque
00:15:57affiliées au Parti Socialiste.
00:15:58Et cette note de Terra Nova,
00:16:00qu'est-ce qu'elle disait
00:16:00à l'époque en 2011 ?
00:16:01Elle disait
00:16:02que le vote ouvrier,
00:16:04on l'a perdu.
00:16:05Mais c'est pas grave.
00:16:06On va se rabattre
00:16:07sur une nouvelle
00:16:07coalition électorale.
00:16:09Cette coalition électorale,
00:16:10elle est composée
00:16:11des jeunes,
00:16:12des femmes,
00:16:13des diplômés,
00:16:14des urbains,
00:16:14ainsi que des minorités
00:16:16issues de l'immigration,
00:16:17lesquelles sont
00:16:18de moins en moins
00:16:19issues du continent européen
00:16:21et de plus en plus
00:16:22issues du monde
00:16:23arabo-musulman.
00:16:24C'était comme ça
00:16:25que la note présentait
00:16:26les choses,
00:16:27étant entendu que
00:16:28les minorités
00:16:29issues du monde
00:16:30arabo-musulman
00:16:30constituent,
00:16:31selon la note,
00:16:32encore une fois,
00:16:33la composante démographique
00:16:35qui connaît
00:16:35la plus forte expansion
00:16:37dans l'électorat
00:16:37de la gauche française.
00:16:39Voilà ce que disait
00:16:40la note Terra Nova.
00:16:41Alors juste ici,
00:16:42c'est un constat sociologique
00:16:43qui est tout à fait valide,
00:16:44là où il y avait
00:16:45un gros mensonge
00:16:45dans cette note.
00:16:46C'est que cette note
00:16:47disait que cette nouvelle
00:16:48coalition électorale
00:16:50était avant tout
00:16:51unifiée
00:16:52par ses valeurs
00:16:54progressistes.
00:16:55C'est comme ça
00:16:56que les choses
00:16:56étaient présentées.
00:16:58Cette France
00:16:58est unifiée
00:17:00par ses valeurs
00:17:01progressistes,
00:17:02soi-disant,
00:17:02gros mensonge en effet,
00:17:04puisque les Français
00:17:05issus de l'immigration
00:17:06notamment arabo-musulmane
00:17:07sont en réalité
00:17:08constituent
00:17:09la composante électorale
00:17:10la plus réactionnaire,
00:17:12la plus conservatrice
00:17:14du spectre politique français.
00:17:17Ces personnes-là
00:17:18feraient passer
00:17:19Charles Maurras
00:17:20pour un disciple
00:17:21de mai 68.
00:17:22La réalité,
00:17:22c'est celle-ci.
00:17:24A la fois parce qu'elle
00:17:25est beaucoup plus perméable
00:17:26à des valeurs sexistes,
00:17:28beaucoup plus perméable
00:17:28à des valeurs antisémites,
00:17:29beaucoup plus perméable
00:17:30à des valeurs homophobes.
00:17:31Lorsque vous prenez
00:17:32les différentes enquêtes
00:17:33d'opinion
00:17:33que l'on fait en France
00:17:35depuis 30 ans,
00:17:37on montre effectivement
00:17:37que les Français
00:17:39de culture
00:17:40et de confession musulmane
00:17:41hélas,
00:17:42sont beaucoup plus perméables
00:17:43à des préjugés homophobes.
00:17:45Plus de deux musulmans,
00:17:45près de deux musulmans
00:17:46sur trois,
00:17:47jugent que l'homosexualité
00:17:49est une perversion
00:17:50contre 15% des catholiques,
00:17:5210% des incroyants.
00:17:54Plus d'un musulman
00:17:55sur deux considère
00:17:56que les femmes
00:17:56doivent obéir
00:17:57à leur mari
00:17:57contre 5%
00:17:58de la population
00:17:59totale en France.
00:18:00Ce sont les chiffres
00:18:01d'Akim Al-Karoui.
00:18:02Plus d'un musulman
00:18:03sur deux jugent
00:18:04que les juifs
00:18:04ont trop de pouvoir
00:18:05dans la politique,
00:18:06l'économie
00:18:07et les médias
00:18:07contre un quart,
00:18:08un cinquième de la population.
00:18:09Ce sont les chiffres
00:18:10de la Fondapol.
00:18:11Donc cette idée
00:18:11que cette coalition électorale
00:18:15serait au service
00:18:16de valeurs progressistes
00:18:17est un mensonge grossier.
00:18:18Amine,
00:18:19la question c'est
00:18:20à quel moment
00:18:21ça va rompre ?
00:18:22Est-ce qu'un jour
00:18:22l'alliance woke
00:18:24islam politique
00:18:25va rompre ?
00:18:26La rupture,
00:18:26elle a déjà eu lieu.
00:18:28Pas dans les urnes ?
00:18:29Pas dans les urnes,
00:18:29mais elle a déjà eu lieu
00:18:31sur le plan sociétal.
00:18:32En réalité,
00:18:33le projet de Nouvelle France
00:18:34de Jean-Luc Mélenchon
00:18:36n'est que la reprise,
00:18:37n'est qu'une adhésion
00:18:38à une rupture
00:18:38qui a déjà eu lieu
00:18:39dans la société.
00:18:40L'islam aujourd'hui
00:18:41de France
00:18:42vit en totale l'autarcie
00:18:43et en totale rupture
00:18:44avec la société française.
00:18:46Cette rupture,
00:18:46elle est d'abord verticale.
00:18:47On ne le retrouve pas seulement
00:18:48au sein de l'islam de France,
00:18:49mais en particulier
00:18:50dans l'islam de France.
00:18:51C'est-à-dire que vous avez
00:18:52aujourd'hui un grand nombre
00:18:52de musulmans
00:18:53qui considèrent que la loi naturelle,
00:18:55la loi divine,
00:18:57prédomine sur la loi de la République.
00:18:58C'est une rupture verticale.
00:19:00Et vous avez une rupture
00:19:01aujourd'hui qui est horizontale.
00:19:03Et cette rupture horizontale,
00:19:05tout simplement,
00:19:06c'est que vous avez aujourd'hui
00:19:07les musulmans de France
00:19:09qui sont animés
00:19:11par un certain nombre d'islamistes,
00:19:12qui conduisent
00:19:13les politiques culturelles
00:19:15de ce pays
00:19:16et qui estiment
00:19:17que les musulmans
00:19:20ne doivent rien
00:19:21à ce pays
00:19:21qui a tout renoncé.
00:19:23Ce pays qui a renoncé
00:19:24à 2000 ans d'histoire chrétienne,
00:19:26à sa culture,
00:19:26à ses églises,
00:19:27à son patrimoine,
00:19:28etc.
00:19:29où vous avez
00:19:30en fait un double sentiment.
00:19:31D'abord,
00:19:32un sentiment d'appartenance.
00:19:33Ce sentiment
00:19:34de faire ouba,
00:19:35c'est-à-dire
00:19:36de vivre dans cet état-nation
00:19:37entre musulmans,
00:19:39dans son quartier,
00:19:40avec sa boucherie halal,
00:19:41avec son kebab,
00:19:43avec sa boulangerie,
00:19:44avec ses propres solidarités locales
00:19:47et ses stratégies
00:19:47d'auto-organisation.
00:19:48Et un sentiment
00:19:49de marginalisation
00:19:50qui est,
00:19:51cette fois-ci,
00:19:52auto-alimenté
00:19:53par la France insoumise
00:19:54et par l'islam politique
00:19:55avec ce discours
00:19:58d'islamophobie d'État,
00:19:59de racisme perpétuel
00:20:01et de rejet.
00:20:02Et donc,
00:20:03elle est là aujourd'hui,
00:20:04cette rupture.
00:20:04Cette rupture-là,
00:20:05vous savez,
00:20:06cette rupture-là,
00:20:07moi j'en veux terriblement
00:20:07aux partis de gouvernement,
00:20:08la droite et la gauche.
00:20:09Parce qu'à l'époque,
00:20:10les services de renseignement
00:20:13travaillaient avec les frères musulmans
00:20:14qui avaient acheté
00:20:15un degré d'acceptabilité
00:20:16et d'honorabilité
00:20:17en disant
00:20:18lutter contre les salafistes
00:20:19et lutter contre les diadistes,
00:20:20c'est eux.
00:20:20Et une fois qu'ils ont pu
00:20:21s'asseoir à la table
00:20:22de la République,
00:20:23c'est eux qui ont pris
00:20:24le pouvoir aujourd'hui
00:20:24dans les conseils municipaux
00:20:25avec la France insoumise.
00:20:26Et demain,
00:20:27la France insoumise
00:20:28se fera manger
00:20:29comme les islamistes
00:20:30ont déjà mangé
00:20:31une partie de leurs
00:20:33co-religionnaires.
00:20:34Et à ce moment-là,
00:20:34il sera trop tard
00:20:35pour récupérer la République.
00:20:36Il y a l'alliance
00:20:36avec l'islam politique.
00:20:38Ils ont invité
00:20:39ces CIF,
00:20:40ces héritiers
00:20:41à l'Assemblée nationale,
00:20:42le FPLP,
00:20:43Elias de Zelen.
00:20:44Est-ce qu'il y a
00:20:44l'alliance avec
00:20:45les narcotrafiquants ?
00:20:46C'est la question
00:20:46qu'on va poser.
00:20:47Et l'une des premières
00:20:48mesures du maire de Saint-Denis,
00:20:49c'est de désarmer
00:20:50une partie
00:20:51de sa police municipale
00:20:52en leur enlevant
00:20:54le LBD.
00:20:55Et puis,
00:20:55il avait parlé
00:20:55d'une phase
00:20:56de désarmement.
00:20:57Et je le répète,
00:20:59Canard Enchaîné,
00:20:59Express,
00:21:00des policiers
00:21:01qui ont témoigné
00:21:01sur ces news
00:21:02ont dit qu'il y a eu
00:21:03un lien entre son élection
00:21:04et les narcotrafiquants.
00:21:05Je ne parle même pas
00:21:06de l'UPS
00:21:07qui a démissionné
00:21:08parce qu'elle a vu
00:21:08le commanditaire
00:21:09de son agression
00:21:11visiblement
00:21:11en pleine discussion,
00:21:14franche et camarade
00:21:15avec le maire
00:21:16Bali Bagayoko.
00:21:17Vous voyez cet extrait
00:21:18sur la police
00:21:20municipale de Saint-Denis.
00:21:22Nous avons suivi
00:21:23Pierre et Geoffray,
00:21:24policiers municipaux
00:21:25à Saint-Denis.
00:21:25Au cours d'une patrouille
00:21:27en civile,
00:21:27ils nous amènent
00:21:28dans l'un des quartiers
00:21:28les plus sensibles
00:21:29de la ville.
00:21:31Là, on va arriver
00:21:31sur un quartier
00:21:32assez sensible
00:21:33sur Saint-Denis.
00:21:33C'est la cité
00:21:34des Francs-Moisins.
00:21:35C'est une grosse plaque
00:21:36tournante au niveau
00:21:36de la vente
00:21:37de produits stupéfiants.
00:21:38Ils sont tous là.
00:21:40Ils sont là.
00:21:43Là, c'est tous les individus
00:21:44qui s'adonnent
00:21:44à la vente
00:21:45de produits stupéfiants.
00:21:46Comme vous avez pu voir,
00:21:46il y avait les guetteurs
00:21:47qui sont juste devant
00:21:48et après,
00:21:48ils dirigent les clients
00:21:49à l'intérieur de la cité
00:21:50pour qu'ils puissent
00:21:50aller acheter
00:21:51leurs produits stupéfiants.
00:21:54On sait que là,
00:21:54il ne faut pas traîner.
00:21:55Ils décrivent
00:21:56des conditions de travail
00:21:57particulièrement tendues
00:21:58dans une des communes
00:21:59les plus insécures de France
00:22:00où l'on recense en moyenne
00:22:01quatre agressions
00:22:01pour 1000 habitants
00:22:02chaque année.
00:22:03Tous les jours,
00:22:03on est pris à partie
00:22:04parce qu'ils ne veulent pas
00:22:05nous voir dans certains endroits
00:22:07où ils s'adonnent
00:22:07à la vente
00:22:08de produits stupéfiants
00:22:09ou les ventes
00:22:11de cigarettes
00:22:11de contrebande.
00:22:14Sur le terrain,
00:22:14dans des zones marquées
00:22:15par le trafic de drogue.
00:22:17Ils affirment également
00:22:18avoir observé
00:22:19durant la campagne
00:22:19la présence de la liste insoumise
00:22:21venue encourager
00:22:22certains jeunes à voter.
00:22:24Les filles,
00:22:25principalement,
00:22:26vont dans les quartiers
00:22:27un petit peu sensibles
00:22:28et vont chercher
00:22:31de l'électorat.
00:22:32Dans les municipales,
00:22:33ils allaient pas mal
00:22:33dans les quartiers
00:22:34et qu'ils allaient
00:22:35parler aux jeunes
00:22:36en mettant en avant
00:22:39qu'ils vont retrouver
00:22:40plus une police de proximité
00:22:41comme ils disent
00:22:42en nous désarmant.
00:22:43Donc c'est avec ces propos-là
00:22:44qu'ils viennent chercher
00:22:45des électorats.
00:22:46L'alliance LFI
00:22:48islam politique,
00:22:49elle est documentée,
00:22:50elle s'est faite face caméra,
00:22:51elle est très claire.
00:22:52L'alliance LFI
00:22:53narcotrafic,
00:22:54elle est encore
00:22:55avec un point d'interrogation.
00:22:56Il y a le canard enchaîné,
00:22:57il y a l'express,
00:22:58il y a des policiers
00:22:59qui témoignent
00:23:00et puis il y a
00:23:00le désarmement
00:23:00de la police municipale
00:23:01en partie,
00:23:02il y a la désinstallation
00:23:04des caméras de vidéosurveillance
00:23:05qui doit leur faire plaisir.
00:23:06On parlera de Roubaix
00:23:06dans un instant
00:23:07avec des mesures
00:23:07qui ont été prises
00:23:08et qui vont nous être expliquées
00:23:09par Amine Elbailly.
00:23:10Mais voilà,
00:23:11le point d'interrogation
00:23:12va peut-être s'effacer
00:23:13au bout d'un moment.
00:23:14C'est sûr,
00:23:14Gauthier,
00:23:14j'ai une question pour vous.
00:23:16Lorsque,
00:23:16lors d'une campagne électorale,
00:23:17vous proposez
00:23:18de débrancher les caméras,
00:23:19vous savez,
00:23:20une caméra en moins,
00:23:22c'est un point de deal en plus.
00:23:23Lorsque,
00:23:23dans vos propositions,
00:23:24vous proposez
00:23:25de désarmer la police
00:23:26et que c'est le premier symbole
00:23:27que vous envoyez d'ailleurs
00:23:28en étant élu,
00:23:30lorsque vous donnez
00:23:31comme consigne
00:23:32et vous le garantissez
00:23:32lors des élections municipales
00:23:34qu'il ne faut plus
00:23:35que la police municipale
00:23:36s'occupe de la question
00:23:37du narcotrafic,
00:23:38qu'il ne faut plus
00:23:39qu'elle intervienne,
00:23:40qu'il ne faut plus
00:23:40tout cela,
00:23:41qu'elle doit se contenter
00:23:42de se balader dans les rues.
00:23:43Est-ce que vous avez vraiment besoin
00:23:44d'aller voir un narcotrafiquant
00:23:45et de faire un deal avec lui ?
00:23:46Le deal,
00:23:47il a été fait publiquement.
00:23:48Moi,
00:23:48je n'ai pas besoin d'enquêtes
00:23:49qui vont prouver
00:23:50qu'il est ami avec tel ou un tel.
00:23:52Aujourd'hui,
00:23:52vous savez,
00:23:52on est toujours sur la question
00:23:53de l'islamisme
00:23:54et du narcotrafic
00:23:55en train d'essayer
00:23:56de croire
00:23:57qu'il faut aller chercher,
00:23:58etc.
00:23:58Tout cela est fait
00:23:59au grand public
00:24:00et donc,
00:24:01c'est une certitude aujourd'hui.
00:24:02Les narcotrafiques
00:24:03n'avaient pas besoin,
00:24:04vous savez,
00:24:04d'avoir un type d'accord
00:24:05pour se mobiliser,
00:24:06aller chercher les gens
00:24:07dans les quartiers,
00:24:08dire aux grands-mères
00:24:09d'absolument aller voter,
00:24:11de faire des différentes procurations
00:24:12comme on a notamment
00:24:13dans les quartiers nord de Marseille,
00:24:14de les amener en bus
00:24:15au point de vote
00:24:16le jour du dimanche.
00:24:17On va continuer à parler
00:24:18du désarmement de la police,
00:24:19de cette alliance
00:24:20qui existe ou pas,
00:24:22vous allez me dire votre avis,
00:24:23avec les narcotrafiquants,
00:24:24du racisme anti-blanc notamment
00:24:25et puis du tout gratuit.
00:24:27Alors un maire et les filles
00:24:28arrivent,
00:24:28ils rendent tout gratuit,
00:24:29les transports, etc.
00:24:30C'est magique.
00:24:31Évidemment,
00:24:31ça va avoir des conséquences
00:24:33financières très lourdes
00:24:33pour les villes
00:24:34de la France insoumise.
00:24:35Bienvenue dans la Nouvelle France
00:24:37de LFI,
00:24:37la suite du débrief,
00:24:38c'est dans un instant.
00:24:41De retour dans 100% politique
00:24:43pour la suite de notre débrief.
00:24:45Bienvenue dans la Nouvelle France
00:24:46de LFI,
00:24:47vous avez suivi le long format,
00:24:49s'en suit donc un débat.
00:24:50Nous a rejoint Rodolphe Card,
00:24:51bonsoir Rodolphe.
00:24:52Bonsoir.
00:24:52Vous êtes auteur de Mélenchon,
00:24:54le bruit et la fureur,
00:24:56portrait au pluriel
00:24:57d'un révolutionnaire
00:24:58aux éditions
00:24:59La Nouvelle Librairie.
00:25:00On va continuer le débat
00:25:01dans un instant,
00:25:02mais pour l'heure,
00:25:02à 22h,
00:25:03c'est le journal
00:25:03d'Isabelle Piboulot.
00:25:04Bonsoir Isabelle.
00:25:07Bonsoir Gauthier,
00:25:08bonsoir à tous.
00:25:09À la Une,
00:25:09après trois ans et demi
00:25:10de détention en Iran,
00:25:12Jacques Paris
00:25:13et Cécile Collère
00:25:14sont enfin libres.
00:25:15Ils passeront la nuit
00:25:16dans la capitale
00:25:17azerbaïdjanaise
00:25:18avant de rejoindre
00:25:18le sol français.
00:25:20Demain matin,
00:25:21annonce Jean-Noël Barrault,
00:25:22le chef de la diplomatie française,
00:25:24a été avisé dimanche soir.
00:25:26Une libération possible
00:25:27grâce aux efforts
00:25:28de médiation
00:25:29des autorités omanaises.
00:25:31Une journaliste américaine
00:25:32détenue en Irak,
00:25:33bientôt libérée également.
00:25:35C'est ce qu'annonce
00:25:35le groupe irakien
00:25:36Kataïb Esbola.
00:25:38Shelley Kittelson
00:25:39avait été enlevée
00:25:40fin mars.
00:25:40Sa libération aura lieu
00:25:42à condition
00:25:42qu'elle quitte immédiatement
00:25:44le pays,
00:25:45a déclaré un responsable
00:25:46de sécurité
00:25:47au sein de la milice
00:25:48soutenue par l'Iran.
00:25:49Emmanuel Macron
00:25:50convoque un conseil
00:25:51de défense
00:25:52et de sécurité nationale
00:25:53sur la situation
00:25:54en Iran
00:25:55et au Moyen-Orient.
00:25:56Il se tiendra demain
00:25:57à 8h30
00:25:58en présence
00:25:59des ministres
00:26:00irresponsables
00:26:00chargés
00:26:01des questions
00:26:01de sécurité
00:26:02alors que
00:26:03Donald Trump
00:26:04menace
00:26:04d'éradiquer
00:26:05une civilisation
00:26:06entière.
00:26:07Les propos
00:26:08du président
00:26:08américain
00:26:09inquiètent.
00:26:10L'ambassadeur iranien
00:26:11à l'ONU
00:26:12souligne
00:26:12un langage
00:26:13profondément
00:26:14irresponsable
00:26:15et alarmant.
00:26:16La Maison-Blanche
00:26:17a démenti
00:26:17envisager
00:26:18l'utilisation
00:26:18de l'arme nucléaire
00:26:20en Iran.
00:26:21Ce dernier
00:26:22se disant près
00:26:22à tous les scénarios.
00:26:24L'ultimatum
00:26:25de Donald Trump
00:26:26afin de rouvrir
00:26:27le détroit d'Hormuz
00:26:28prendra fin
00:26:29à 2h du matin
00:26:30heure française.
00:26:32Et puis dans ce contexte
00:26:33des chaînes humaines
00:26:34se sont constituées
00:26:35sur et aux abords
00:26:36des infrastructures
00:26:37énergétiques
00:26:38iraniennes.
00:26:38iraniennes
00:26:39le vice-ministre
00:26:40iranien
00:26:41de la Jeunesse
00:26:42et des Sports
00:26:42a appelé
00:26:43la population
00:26:44pro-régime
00:26:44à se mobiliser.
00:26:46Merci beaucoup
00:26:46Isabelle.
00:26:47On reprend donc
00:26:48notre débrief
00:26:48sur ce long format.
00:26:50Bienvenue
00:26:50dans la Nouvelle France
00:26:51de LFI.
00:26:52On était sur
00:26:52le désarmement
00:26:53de la police.
00:26:54Je vous proposais
00:26:54un deuxième extrait
00:26:56et puis vous allez
00:26:57me parler
00:26:57de cette alliance
00:26:59qui existe peut-être
00:27:01entre ce parti
00:27:03et les narcotrafiquants.
00:27:04À en croire
00:27:04les informations
00:27:05du canard enchaîné
00:27:07de l'Express.
00:27:08Vous comprenez
00:27:08pourquoi je prends
00:27:08tout le conditionnel
00:27:09même si vous imaginez
00:27:10le fond de ma pensée
00:27:11et des policiers
00:27:13qui ont témoigné
00:27:13anonymement
00:27:14au micro d'Amour
00:27:15Ribucot
00:27:15dans la matinale
00:27:15de CNews.
00:27:16Voyez donc
00:27:17ce deuxième extrait
00:27:18sur le désarmement
00:27:19une partie
00:27:20de désarmement
00:27:21de la police
00:27:21municipale de Saint-Denis.
00:27:23Aujourd'hui
00:27:24entre les annonces
00:27:24politiques
00:27:25et la réalité du terrain
00:27:26ces agents
00:27:27font part
00:27:27de leur inquiétude
00:27:28grandissante.
00:27:29D'aller travailler
00:27:30dans des circonstances
00:27:31comme ça
00:27:31ça ne va pas être possible.
00:27:32On sait désormais
00:27:34que la collectivité
00:27:35ne sera pas avec nous
00:27:37et sera
00:27:38avec les personnes
00:27:39qu'il y a en face
00:27:40de nous.
00:27:40Quand on entend
00:27:41qu'ils veulent
00:27:42désarmer la police
00:27:43municipale
00:27:43qu'ils veulent retirer
00:27:44les lanceurs
00:27:45de balles de défense
00:27:47pour moi
00:27:47c'est complètement
00:27:48incohérent.
00:27:49Je nous vois mal
00:27:49gérer
00:27:50une situation
00:27:51face à des tirs
00:27:53de mortiers
00:27:54sans pouvoir répondre
00:27:55en fait.
00:27:55C'est une municipalité
00:27:57qui
00:27:58entre guillemets
00:27:59est anti-police.
00:28:00Voilà
00:28:00municipalité anti-police
00:28:02d'ailleurs
00:28:02il y a des policiers
00:28:03qui ont voulu partir
00:28:03les policiers municipaux
00:28:05certains ont même
00:28:05candidaté à Nice
00:28:06Saint-Éric Ciotti
00:28:07l'a dit
00:28:07Jules Thorez
00:28:08donc les policiers
00:28:09municipaux de Saint-Denis
00:28:10quelques heures
00:28:10après l'élection
00:28:11du maire de Saint-Denis
00:28:12et l'annonce
00:28:13du retrait du LBD
00:28:14lanceur de balles de défense
00:28:15ils ont voulu
00:28:16tout simplement partir.
00:28:17Oui bien sûr
00:28:17parce qu'il y a des accusations
00:28:18extrêmement fortes
00:28:19aujourd'hui
00:28:19entre un certain nombre
00:28:20de villes
00:28:20qui sont dirigées
00:28:21par la France insoumise
00:28:22et les narcotrafiquants
00:28:23vous avez cité
00:28:24un certain nombre
00:28:24et c'est vrai qu'aujourd'hui
00:28:25il n'y a pas de lien
00:28:26extrêmement établi
00:28:27aujourd'hui
00:28:28il n'y a pas une commission
00:28:28d'enquête
00:28:29qui par exemple
00:28:29a dit
00:28:29il n'y a pas de condamnation
00:28:31judiciaire
00:28:32mais il y a des accusations
00:28:33contrairement par exemple
00:28:34à certains pays
00:28:35qui sont des narco-états
00:28:36comme la Colombie
00:28:37ou le Pérou
00:28:37qui ont eu
00:28:38les sentiers lumineux
00:28:39au Pérou
00:28:39ou par exemple
00:28:40les FARC en Colombie
00:28:41qui étaient avec
00:28:43les narcotrafiquants
00:28:44mais ce n'était pas
00:28:44tout à fait la même chose
00:28:45après
00:28:45vu la pente
00:28:46que prend la France
00:28:47en termes de mexicanisation
00:28:49du pays
00:28:50c'est sûr qu'on pourrait
00:28:50bientôt être un narco-état
00:28:52on a déjà des narco-villes
00:28:52avec des quartiers
00:28:53comme Marseille
00:28:54où aujourd'hui
00:28:54c'est le narcotrafic
00:28:55qui contrôle
00:28:56et puis il pourrait
00:28:56y avoir des narco-partis
00:28:57c'est l'expression
00:28:58qu'a utilisé
00:28:59vous savez la semaine dernière
00:28:59Marion Maréchal
00:29:00lorsqu'elle parlait
00:29:01de la garde à vue
00:29:02de madame Rima Hassan
00:29:03et c'est vrai
00:29:03que quand vous regardez
00:29:04aujourd'hui
00:29:04il n'y a qu'un parti
00:29:06qui a une sorte de proximité
00:29:07ou en tout cas
00:29:08qui a des propositions
00:29:09qui font sourire
00:29:10les narcotrafiquants
00:29:10c'est le seul groupe
00:29:11la France Insoumise
00:29:12qui a voté
00:29:13à l'Assemblée Nationale
00:29:13contre la loi
00:29:14sur le narcotrafic
00:29:15c'est Sébastien Delogu
00:29:16qui veut rendre légal
00:29:18le cannabis
00:29:18pourquoi ?
00:29:19il ne dit pas
00:29:19pour qu'on puisse
00:29:21fumer le cannabis
00:29:21non non
00:29:22pour que les vendeurs
00:29:22notamment à Marseille
00:29:23puissent devenir
00:29:24des vendeurs légaux
00:29:25administrés
00:29:26et payés par l'Etat
00:29:26il a parlé de la DZ
00:29:28à Marseille
00:29:29il a dit
00:29:30c'est la DZ
00:29:31l'Algérie
00:29:32évidemment on ne peut pas
00:29:33ne pas penser
00:29:33à la DZ Mafia
00:29:34la DZ Mafia
00:29:34qui veut dire Zazaïr
00:29:35et qui veut dire Algérie
00:29:37en arabe
00:29:40la France Insoumise
00:29:41dont tout le monde
00:29:41est un parti anti-police
00:29:42mais un parti qui est
00:29:43très clément
00:29:43très clément
00:29:44avec les narcotrafiquants
00:29:45parti anti-police
00:29:46Rodolphe Quart
00:29:47oui ça fait partie
00:29:48aujourd'hui
00:29:48d'une des
00:29:49on va dire
00:29:50des pieds
00:29:50ou en tout cas
00:29:51un des socles
00:29:51le fameux mythe antifasciste
00:29:53et le mythe antifasciste
00:29:54on le sait
00:29:54il revient souvent
00:29:55sur cette notion
00:29:56d'état policier
00:29:57mais d'état aussi raciste
00:29:58où il y a toujours
00:29:59une attaque constante
00:30:00on revient sur le désarmement
00:30:02bien évidemment
00:30:03et puis ne pas oublier
00:30:04qu'à chaque fois
00:30:05la police
00:30:05c'est le bras armé
00:30:06de la bourgeoisie
00:30:07de la bourgeoisie
00:30:07qui se défend
00:30:08c'est le logiciel gauchiste
00:30:09justement qu'on retrouve
00:30:11à chaque fois
00:30:11moi ce qui m'a beaucoup
00:30:12intéressé aussi
00:30:13dans le meeting de Saint-Denis
00:30:14qu'on a largement couvert
00:30:16c'était à quel point
00:30:16il y avait un côté militant
00:30:18c'était vraiment
00:30:19pour le coup
00:30:19très militant
00:30:20avec des partis
00:30:21il y avait des drapeaux
00:30:22de partis comme
00:30:23Révolution Permanente
00:30:24des partis comme le NPA
00:30:25qui sont des partis
00:30:26encore à gauche
00:30:27de la France Insoumise
00:30:28il faut encore rappeler
00:30:29qu'il y a des partis
00:30:30plein de petits groupuscules
00:30:31qui sont encore
00:30:32à côté de la gauche
00:30:33et aussi mentionner
00:30:34là on peut revenir aussi
00:30:35au moment de l'affaire
00:30:36Quentin de Ranque
00:30:37où là le mythe antifasciste
00:30:38où on essaye de recréer
00:30:39un peu une hybridation
00:30:42on va dire
00:30:42un peu comme le mouvement
00:30:43antifasciste des années 30
00:30:44justement
00:30:44c'est vraiment l'idéal
00:30:46dans lequel baigne
00:30:46aujourd'hui une partie
00:30:47de la France Insoumise
00:30:48et bien il y a cette volonté
00:30:49de faire le lien
00:30:49entre une autodéfense populaire
00:30:52moi ce qui était intéressant
00:30:53dans ce reportage
00:30:54c'est ce que dit
00:30:54le policier dit
00:30:55un environnement hostile
00:30:56ça aussi c'est très important
00:30:58des fois c'est pas
00:30:59des affrontements directs
00:31:00c'est comment dire
00:31:01des locaux
00:31:02qui vont empêcher la police
00:31:04de bien faire leur métier
00:31:05par des petits empêchements
00:31:07on a souvent des images
00:31:08comme ça
00:31:08vous voyez
00:31:09ils arrivent dans une banlieue
00:31:10et là vous voyez
00:31:11une partie des jeunes
00:31:12par exemple
00:31:12qui vont se mettre
00:31:12sur leur chemin
00:31:13qui vont mettre une voiture
00:31:14une poubelle etc
00:31:15ça c'est des petits empêchements
00:31:17et ça rend un environnement
00:31:18hostile justement
00:31:18à l'action politique
00:31:19vous vouliez nous parler
00:31:20d'une décision prise par le maire
00:31:22de Roubaix
00:31:22David Guiraud
00:31:23David Guiraud
00:31:24d'ailleurs on le disait
00:31:24Amine
00:31:25qui doit être un peu blessé
00:31:26dans son orgueil
00:31:27de se faire voler la vedette
00:31:28par Bali Bagayoko
00:31:29il n'a même pas été félicité
00:31:31par Rima Hassan
00:31:31parce qu'elle n'a mis
00:31:33que les maires LFI
00:31:34d'ailleurs c'est d'un racisme total
00:31:36très ancienne France
00:31:36de couleur noire
00:31:38et elle n'a pas mis
00:31:38David Guiraud
00:31:39parce qu'il est blanc
00:31:40c'est quand même très curieux
00:31:41de faire ça
00:31:42mais c'est pour refermer
00:31:43la parenthèse
00:31:44mais il ne doit pas être très content
00:31:44de s'être fait voler la vedette
00:31:45il s'est fait voler la vedette
00:31:47et vous avez raison de souligner
00:31:49d'ailleurs tout le monde
00:31:50a oublié
00:31:51effectivement
00:31:52David Guiraud
00:31:53il a quitté l'Assemblée nationale
00:31:55il est devenu maire de Roubaix
00:31:56et puis finalement
00:31:56on n'en parle plus
00:31:57puisque Bali Bagayoko
00:31:58a repris la vedette
00:31:59Rima Hassan
00:32:00avait mis en avant
00:32:01effectivement d'autres élus
00:32:02sur les réseaux sociaux
00:32:04ça a été le cas également
00:32:06de certains députés
00:32:06de la France Insoumise
00:32:07on ne met en avant
00:32:08que les parisiens
00:32:08donc clairement
00:32:09David Guiraud
00:32:10est exclu du débat politique
00:32:11mais pas David Guiraud
00:32:12parce qu'il est blanc
00:32:13sur la photo
00:32:14on peut le suggérer
00:32:15on peut le suggérer
00:32:15je crois pouvoir le suggérer
00:32:18tout du moins
00:32:18effectivement
00:32:19il n'est pas sur la photo
00:32:19parce que
00:32:20la France Insoumise
00:32:21voulait montrer
00:32:22effectivement
00:32:23un certain nombre
00:32:23de maires noires
00:32:25c'est la deuxième plus grande ville
00:32:27prise par la France Insoumise
00:32:28selon toute logique
00:32:29il aurait dû avoir
00:32:30monsieur Bali Bagayoko
00:32:31et ensuite David Guiraud
00:32:32pour Roubaix
00:32:33c'est la deuxième ville
00:32:33qu'ils ont pris
00:32:34vous comprenez
00:32:35que ça n'arrange pas
00:32:36le narratif
00:32:37j'entends bien
00:32:38et puis
00:32:39et donc un exemple à Roubaix
00:32:40un exemple à Roubaix précis
00:32:42justement sur
00:32:42le narcotrafic
00:32:44sur le narcotrafic
00:32:45le soir de l'élection
00:32:46de David Guiraud
00:32:47et bien sur le perron
00:32:48de la mairie
00:32:49il a annoncé
00:32:50dans son discours
00:32:51qu'il mettait fin
00:32:52au projet de rénovation urbaine
00:32:53l'ANRU
00:32:54la politique de la ville
00:32:55dans le quartier d'Alma
00:32:56qui est le premier quartier
00:32:57l'une des premières
00:32:59plaques tournantes
00:33:00de la drogue
00:33:00et du narcotrafic
00:33:01dans le département du Nord
00:33:02et donc
00:33:03les premières personnes
00:33:04contentes
00:33:05de l'arrêt
00:33:06de ces démolitions
00:33:07à l'Alma
00:33:07c'est évidemment
00:33:08les narcotrafiquants
00:33:09puisqu'il y a
00:33:10à peu près
00:33:1110 points de deal
00:33:12dans le quartier de l'Alma
00:33:13et alors que
00:33:15tous les habitants
00:33:15demandaient de casser
00:33:16de démolir
00:33:17ces tours
00:33:17qui avaient été imaginés
00:33:19dans les années 70
00:33:20par les architectes communistes
00:33:21on imaginait déjà
00:33:22le bonheur à l'époque
00:33:23et aujourd'hui
00:33:24et bien effectivement
00:33:25David Guiraud est revenu sur ça
00:33:26il a trahi en réalité
00:33:27le vote populaire
00:33:28et le vote des ouvriers
00:33:29pour offrir
00:33:30sur un plateau en or
00:33:32et bien effectivement
00:33:33les petits trafics
00:33:36des trafiquants
00:33:36et c'est pas tout
00:33:37parce qu'en haut des bâtiments
00:33:38vous aviez des dalles
00:33:39et des briques
00:33:40et lorsque les policiers
00:33:42passent dans la rue d'Alma
00:33:43et bien vous avez des trafiquants
00:33:44qui jettent des pavés
00:33:46sur les véhicules de police
00:33:47et donc effectivement
00:33:49David Guiraud
00:33:50il souhaite ne pas détruire
00:33:52et donc maintenir
00:33:53la situation à l'état
00:33:54je vais vous montrer une photo
00:33:55pour revenir sur la définition
00:33:56de Nouvelle-France
00:33:57avant de parler du racisme anti-blanc
00:33:59ma Nouvelle-France
00:34:00c'est Sébastien Delogu
00:34:01qui embrasse les mains
00:34:03lors de la manifestation de Saint-Denis
00:34:04d'une femme qui est voilée
00:34:05donc c'est la promotion du voile
00:34:06c'est le maire Balibagayoko
00:34:07de Saint-Denis
00:34:08Sabrina Medjéber
00:34:09qui dit que c'est la France
00:34:10issue de l'immigration
00:34:11c'est eux qui le disent
00:34:12c'est eux qui le mettent en avant
00:34:13donc la Nouvelle-France
00:34:15que dit cette photo
00:34:16si ce n'est qu'il semblerait
00:34:19qu'il y a un tri
00:34:19entre ceux qui ont le droit
00:34:21de faire partie de la Nouvelle-France
00:34:22et ceux qui n'y ont pas droit
00:34:23et d'ailleurs c'était intéressant
00:34:24de souligner que Louis Boyard
00:34:25n'avait pas du tout
00:34:26la même définition de la Nouvelle-France
00:34:28comme par crainte
00:34:29de ne pas pouvoir en faire partie
00:34:30il a dit que c'était quelque chose
00:34:30de beaucoup plus
00:34:31un sujet de société
00:34:33enfin il était plus
00:34:34si vous voulez
00:34:35sur la pauvreté
00:34:36que sur les couches sociales
00:34:39plus que sur la promotion du voile
00:34:42ou sur les français
00:34:43issus de l'immigration
00:34:44mais c'est très clairement
00:34:45Sébastien Delogu
00:34:46qui le dit dans ce tweet
00:34:47ce qu'est la Nouvelle-France
00:34:48qui la compose
00:34:49oui et bien c'est ce que disait
00:34:51madame Rima Hassan
00:34:52je la cite devant
00:34:53une madame Mathilde Panot
00:34:54médusée
00:34:55lors d'un sitting
00:34:56elle dit la chose suivante
00:34:58l'antiracisme a besoin
00:35:00de voix et de visages incarnés
00:35:03pas de porte-parole
00:35:04éloigné de sa réalité
00:35:05le plan du porte-parole
00:35:07là nous l'avons révolu
00:35:08bien sûr
00:35:08car tout ce qui est fait
00:35:09sans nous
00:35:09est fait contre nous
00:35:11la révolution dévoire toujours
00:35:12ses enfants
00:35:12exactement
00:35:12ils ne seront jamais passés
00:35:14dans la logique
00:35:14effectivement de l'agitation
00:35:16des passions identitaires
00:35:17dans la logique
00:35:19où précisément
00:35:19vous parliez tout à l'heure
00:35:21de la police
00:35:23comme étant perçue
00:35:24comme une force d'occupation
00:35:26illégitime
00:35:27parce que l'état
00:35:28qui est censé être
00:35:28un tiers séparateur
00:35:29entre la violence
00:35:31de ces quartiers
00:35:31et la protection
00:35:32des citoyens
00:35:34qui n'intervient plus
00:35:35malheureusement
00:35:36dans ces quartiers
00:35:36parce que ce que
00:35:37l'état aujourd'hui
00:35:38refuse de voir
00:35:39c'est que c'est la fin
00:35:40d'état-nation
00:35:41c'est la fin du contrat social
00:35:42dans certains quartiers
00:35:43il s'agit aujourd'hui
00:35:44de nouvelles suzerainetés
00:35:46qui apparaissent
00:35:47il s'agit aujourd'hui
00:35:48d'une nouvelle
00:35:49autodétermination
00:35:49de peuples
00:35:50dans ces quartiers
00:35:51qui apparaissent
00:35:51il s'agit aujourd'hui
00:35:52d'une mécanique
00:35:53qui est à l'oeuvre
00:35:54de la constitution
00:35:55d'identité
00:35:57infranationale
00:35:58qui considère
00:35:59justement
00:35:59l'état français
00:36:00encore une fois
00:36:01comme un rival
00:36:02d'ailleurs la France
00:36:03insoumise
00:36:04utilise parfaitement
00:36:05la rhétorique
00:36:06indigéniste
00:36:07et décoloniale
00:36:08pour
00:36:10labourer les consciences
00:36:11dans ce sens-là
00:36:12c'est ce qui explique
00:36:13aujourd'hui
00:36:14que les policiers
00:36:15soient chassés
00:36:15comparativement
00:36:16à ce que vous nous avez montré
00:36:17c'est ce qui explique
00:36:18également
00:36:18la raison pour laquelle
00:36:19monsieur Delogu
00:36:20embrasse une femme voilée
00:36:22parce qu'aujourd'hui
00:36:23la nouvelle légitimité
00:36:24de la France
00:36:25c'est celle
00:36:26de cette fameuse
00:36:27convergence des luttes
00:36:28qui en réalité
00:36:28est tout sauf son contraire
00:36:30Fergan
00:36:30que dit cette photo
00:36:31que dit cette photo
00:36:32et que dit
00:36:34la définition
00:36:34que donne
00:36:35la France insoumise
00:36:36à la nouvelle France
00:36:37il y a un tri
00:36:37qui s'opère
00:36:38visiblement
00:36:38entre les français
00:36:39qui s'opère
00:36:40et qui a encore une fois
00:36:41été assumé
00:36:42par les principaux
00:36:43responsables
00:36:43de la France insoumise
00:36:44qui assume
00:36:45de définir
00:36:45effectivement le pays
00:36:46sur une base ethnique
00:36:47et raciale
00:36:48en excluant
00:36:49au passage
00:36:50de la francité
00:36:50tous ceux
00:36:51dont le crime
00:36:52finalement est d'avoir
00:36:53été là avant
00:36:54et d'avoir contribué
00:36:55à bâtir le pays
00:36:56et les institutions
00:36:57dont profitent
00:36:58ces nouveaux arrivants
00:37:00qui peinent d'ailleurs
00:37:00à tirer les bonnes conclusions
00:37:01de leur présence
00:37:02sur le sol français
00:37:03c'est-à-dire que
00:37:04ces gens qui ne cessent
00:37:05de qualifier la France
00:37:06de pays racistes
00:37:08coloniales
00:37:09sont bien en peine
00:37:10de nous expliquer
00:37:11pourquoi tant de gens
00:37:12risquent leur vie
00:37:14en traversant
00:37:15la Méditerranée
00:37:15pour rejoindre
00:37:16ce pays raciste
00:37:18se pourrait-il
00:37:18que la France
00:37:20ait en réalité
00:37:20réussi à bâtir
00:37:22une société
00:37:22beaucoup plus inclusive
00:37:23beaucoup plus égalitaire
00:37:24que les pays africains
00:37:26que beaucoup de gens
00:37:27ont quittés
00:37:28pour rejoindre
00:37:29un modèle
00:37:29beaucoup plus satisfaisant
00:37:31et d'ailleurs
00:37:31arrêtons-nous
00:37:32sur la notion
00:37:32de nouvelle France
00:37:33en quoi cette France
00:37:34est-elle nouvelle
00:37:35au juste
00:37:36parce que s'il s'agit
00:37:37simplement
00:37:37de célébrer
00:37:38l'arrivée
00:37:39aux responsabilités
00:37:40de gens
00:37:41issus
00:37:41de la diversité
00:37:43comme on les appelle
00:37:43la France n'a pas attendu
00:37:45ces gens-là
00:37:46pour effectivement
00:37:47mettre en avant
00:37:48des patriotes
00:37:49qui sont issus
00:37:51de la diversité
00:37:52je pense par exemple
00:37:53à Aimé Césaire
00:37:54je pense à Gaston Monerville
00:37:55qui fut quand même
00:37:56président du Sénat
00:37:57troisième personnage
00:37:59de l'État français
00:38:01et donc quand on entend
00:38:02ces gens-là
00:38:03c'est comme si
00:38:03ces personnalités
00:38:04n'avaient jamais existé
00:38:06c'est-à-dire que
00:38:06tout d'un coup
00:38:07sont rayés
00:38:07de la mémoire
00:38:09du pays
00:38:09par cette gauche
00:38:10racialiste
00:38:11et revancharde
00:38:12tous ces Français
00:38:13de couleur
00:38:14sans doute parce qu'ils étaient
00:38:15beaucoup trop français
00:38:16selon eux
00:38:17beaucoup trop patriotes
00:38:18par exemple
00:38:18Gaston Monerville
00:38:20ne parlait pas
00:38:21de remplacer
00:38:22la France d'hier
00:38:23il parlait
00:38:24de s'y agréger
00:38:25c'est un patriote
00:38:26qui disait que
00:38:27c'est à la France
00:38:28qu'il doit sa liberté
00:38:30et en effet
00:38:31tous ces gens
00:38:32qui exaltent
00:38:33leurs origines
00:38:35étrangères
00:38:35comme une espèce
00:38:36de brevet
00:38:36de supériorité
00:38:37pour donner des leçons
00:38:38d'antiracisme
00:38:40à la vieille France
00:38:40se gardent bien
00:38:41de rappeler que
00:38:42l'antiracisme
00:38:43en tant qu'idéologie
00:38:43cette belle idée
00:38:44qui exalte l'égalité
00:38:45entre les êtres humains
00:38:46ce n'est pas une idée
00:38:47qui est née
00:38:48dans les ruelles
00:38:48de Tombouctou
00:38:49pardon
00:38:49cette idée-là
00:38:50elle est née
00:38:51en Europe
00:38:52ce sont les sociétés
00:38:54européennes
00:38:54qui ont inventé
00:38:55le principe
00:38:56d'égalité
00:38:57entre les êtres humains
00:38:58et ces gens-là
00:38:59qui ne vivent que
00:39:00par la mémoire
00:39:01de la revanche coloniale
00:39:02oublient quand même
00:39:03que lorsque la France
00:39:04par exemple
00:39:04s'approprie
00:39:05lorsque les Européens
00:39:07pénètrent le continent africain
00:39:08ils sont confrontés
00:39:10à des sociétés
00:39:11qui sont inégalitaires
00:39:13qui sont hiérarchisées
00:39:14qui sont pour la plupart
00:39:16d'entre elles
00:39:17esclavagistes
00:39:17qui pratiquent l'esclavage
00:39:19en des proportions
00:39:19bien plus élevées
00:39:20que celles
00:39:21qu'on le retrouvait
00:39:21par exemple
00:39:22dans les Amériques
00:39:22en Afrique de l'Ouest
00:39:24en Afrique occidentale
00:39:25la proportion d'esclaves
00:39:26à la fin du 19ème siècle
00:39:27était entre 30 et 50%
00:39:30de la population totale
00:39:31et spoiler
00:39:32ce ne sont pas
00:39:33les souverains locaux
00:39:34qui ont aboli
00:39:35l'esclavage
00:39:36ce sont les Français
00:39:38ce sont les Européens
00:39:39c'est elle
00:39:40qui a exporté
00:39:42l'idée d'égalité
00:39:43entre les êtres humains
00:39:44et certainement pas
00:39:45les cultures locales
00:39:47Rodolphe
00:39:47que dit cette photo
00:39:48postée par Sébastien Delogu ?
00:39:49Moi je pense que
00:39:50sur le concept
00:39:51de Nouvelle France
00:39:52si on veut le combattre
00:39:53qu'on est dans l'ordre
00:39:54des idéologies
00:39:55ou en tout cas
00:39:55des constructions sémantiques
00:39:56des mythes politiques
00:39:58je pense qu'on a toujours
00:39:59un train de retard
00:40:00et qu'on part
00:40:00avec un désavantage
00:40:01c'est qu'il y a toujours
00:40:03un sous-bassement
00:40:04à la Nouvelle France
00:40:05moi qui ai pas mal analysé
00:40:06le discours de Jean-Luc Mélenchon
00:40:07dès le départ
00:40:08Jean-Luc Mélenchon
00:40:09fonde son discours
00:40:10sur le fait
00:40:10et cette vérité
00:40:12pseudo-historique
00:40:13que la France
00:40:13est une terre d'immigration
00:40:14il faut aussi combattre
00:40:16toujours à la racine
00:40:16le problème
00:40:17c'est ce postulat
00:40:20que la France
00:40:21est une terre d'immigration
00:40:22qu'il faut combattre
00:40:23historiquement
00:40:23il faut le démontrer
00:40:25que justement
00:40:26les grandes vagues
00:40:26d'immigration
00:40:27qu'on va connaître
00:40:28en France
00:40:28à partir du 19ème siècle
00:40:30et c'est des vagues
00:40:31d'immigration
00:40:31intra-européenne
00:40:32c'est les fameux Italiens
00:40:34les Polonais
00:40:34etc.
00:40:35d'ailleurs Pierre Milza
00:40:37professeur de Sciences Po
00:40:38à Sciences Po
00:40:39avait montré que
00:40:40sur les 3,5 millions
00:40:41d'Italiens
00:40:42qui étaient venus en France
00:40:43seuls 1,3 millions
00:40:44étaient restés
00:40:45on était dans une immigration
00:40:47de travail
00:40:47à l'époque
00:40:48les Italiens venaient
00:40:49ils travaillaient
00:40:50sans leur famille
00:40:52mais par contre
00:40:53on a un véritable
00:40:54ou en tout cas
00:40:54on a un véritable changement
00:40:55de la nature de l'immigration
00:40:56à partir des années 70-80
00:40:58parce que là
00:40:59on a le regroupement familial
00:41:00en 1976
00:41:01et à partir de ce moment-là
00:41:02j'ai une immigration
00:41:03voilà exactement
00:41:04à partir d'une immigration
00:41:05intra-européenne
00:41:06à l'époque
00:41:07on avait eu aussi
00:41:08à ce moment-là
00:41:08les Espagnols
00:41:09et les Portugais
00:41:10on est passé à une immigration
00:41:11extra-européenne
00:41:12et qui avait vision
00:41:13ou en tout cas
00:41:14qui avait visé
00:41:15à rester définitivement
00:41:16sur le territoire
00:41:17avec les familles
00:41:17on a complètement changé
00:41:19dans la nature de l'immigration
00:41:20c'est pour ça que ce concept
00:41:21de nouvelle France
00:41:22Jean-Luc Mélenchon
00:41:22il connaît aussi bien
00:41:23l'évolution des courbes démographiques
00:41:24qu'un Éric Zemmour par exemple
00:41:26il sait ce vers quoi va la France
00:41:27il sait ce vers quoi
00:41:28celui qui souhaite
00:41:28le grand remplacement
00:41:31c'est Jean-Luc Mélenchon
00:41:32et celui qui le craint
00:41:33c'est Éric Zemmour
00:41:34mais ils sont d'accord
00:41:34sur le constat
00:41:35mais par contre
00:41:36ils disent la même chose
00:41:36le constat nous met quand même
00:41:38au défi
00:41:38il nous dit
00:41:39qui sommes-nous
00:41:40qu'est-ce que la France
00:41:41souvent
00:41:42j'aime bien mentionner
00:41:43le livre de Samuel Huntington
00:41:44on le connaît tous
00:41:45pour le choc des civilisations
00:41:46mais il a fait un livre
00:41:46beaucoup plus intéressant
00:41:47qui sommes-nous exactement
00:41:48en 2004
00:41:49où il disait
00:41:50le jour où la population
00:41:51wasp blanche américaine
00:41:54deviendra en minorité
00:41:55alors eux ils ont plutôt
00:41:57un souci d'immigration
00:41:58ou une bascule démographique
00:41:59avec les hispaniques
00:42:00ça nous pose question aussi
00:42:01en tant que France
00:42:02Jean-Luc Mélenchon
00:42:03pose des questions légitimes
00:42:04alors vous faites la transition
00:42:05puisque le racisme anti-blanc
00:42:06ça va être la une
00:42:07du JD News de demain
00:42:09Jules Torres
00:42:09on va voir cette une
00:42:10avec évidemment
00:42:11en une
00:42:12la citation
00:42:13de Jean-Luc Mélenchon
00:42:15tout blanc tout moche
00:42:16le racisme anti-blanc
00:42:17agression
00:42:17insulte
00:42:18harcèlement
00:42:19l'enquête interdite
00:42:20qu'est-ce qu'on va pouvoir lire
00:42:21dans les colonnes du JD News
00:42:23demain
00:42:23en kiosque
00:42:24et qu'est-ce que ça dit
00:42:25de la France insoumise
00:42:26et on va voir ensuite
00:42:26un extrait
00:42:27de ce long format
00:42:27sur le racisme anti-blanc
00:42:28comme on l'a dit
00:42:29c'est l'enquête interdite
00:42:30sur un mot
00:42:31qui était complètement tabou
00:42:32et celui qui signe
00:42:33c'est François Bousquet
00:42:34qui est le spécialiste
00:42:35de cette question-là
00:42:36et qui a beaucoup remué
00:42:37ces dix dernières années
00:42:38pour qu'on parle
00:42:39de ce sujet-là
00:42:40et on a pris
00:42:40un exemple extrêmement précis
00:42:42on ne l'a fait pas pour rien
00:42:43cette enquête
00:42:43c'est parce qu'il y a eu
00:42:44un sondage récemment
00:42:45qui disait qu'il y avait
00:42:46quasiment sept Français sur dix
00:42:47qui considéraient
00:42:48que le racisme anti-blanc
00:42:49existait
00:42:50et c'est vrai que
00:42:50quand on débat
00:42:51alors c'est peut-être pas le cas
00:42:52sur ce plateau
00:42:52mais dans d'autres plateaux
00:42:53et notamment sur les ondes
00:42:54de l'audiovisuel public
00:42:55vous parlez de racisme anti-blanc
00:42:56c'est-à-dire que là directement
00:42:57il y a des poils
00:42:58qui s'évrisent
00:42:58et il y a des journalistes
00:43:00qui sont stupéfaites
00:43:01parce qu'ils considèrent
00:43:01que ça n'existe pas
00:43:02parce que le racisme
00:43:03n'est que systémique
00:43:04mais qu'il ne peut pas être raciste
00:43:05on se souvient par exemple
00:43:06de Jean-Michel Apathy
00:43:07qui est un éditorialiste
00:43:08qui est bien connu
00:43:09qui est sur un grand groupe
00:43:10qui vous disait
00:43:11que bon bah
00:43:11sale blanche finalement
00:43:12c'était pas vraiment
00:43:13une insulte raciste
00:43:14donc on s'est intéressé
00:43:15à tout cela
00:43:16et on a vu que bon
00:43:16il y avait des premières condamnations
00:43:18contrairement à ce qu'on nous dirait
00:43:19régulièrement
00:43:20c'est-à-dire qu'on dit toujours
00:43:21ça ne peut pas exister
00:43:22il n'y a pas de condamnations
00:43:22si il y a eu des condamnations
00:43:24ça existe
00:43:24vous le découvrez
00:43:25dans cette enquête
00:43:26et puis surtout
00:43:26ce qui moi
00:43:27m'est le plus intéressé
00:43:28c'est sur les jeunes
00:43:29c'est les jeunes aujourd'hui
00:43:30qui considèrent aujourd'hui
00:43:30que le racisme anti-blanc
00:43:32il existe
00:43:32il y a les 18-24 ans
00:43:34qui vous disent
00:43:34mais c'est normal
00:43:34parce qu'ils le vivent
00:43:36ils le vivent dans les transports
00:43:37ils les vivent dans le sport
00:43:38ils le vivent à l'école
00:43:39ils le vivent partout
00:43:40on voit aujourd'hui
00:43:41qu'il y a une partition de la société
00:43:42une archipélisation de la société
00:43:44et c'est ce qu'on dit finalement
00:43:45depuis une heure
00:43:45c'est qu'elle se fait
00:43:46au nom de la culture
00:43:47de la religion
00:43:47et bien souvent
00:43:48et malheureusement
00:43:48au nom de la couleur de peau
00:43:49tout blanc tout moche
00:43:51c'est passé
00:43:52comme disent les jeunes justement
00:43:53crème
00:43:54Eric Tegner
00:43:55c'est-à-dire que c'est passé
00:43:55sans polémique
00:43:57comme la journaliste de BFM
00:43:59projetée sur les barrières
00:44:01par le service d'ordre de LFI
00:44:02samedi
00:44:02comme l'exfiltration
00:44:04des journalistes
00:44:04de 100% frontières
00:44:05comme les journalistes de BFM
00:44:07pris pour cible
00:44:08devant le QG de François Picmal
00:44:09à Toulouse
00:44:10le soir du second tour
00:44:11tout ça
00:44:12ça passe
00:44:14relativement bien
00:44:14relativement sereinement
00:44:15dans le débat public
00:44:16oui mais c'est pas surprenant
00:44:17parce qu'on n'a jamais accepté
00:44:19que dans le débat public
00:44:20on puisse utiliser
00:44:21ce terme de blanc
00:44:22donc le racisme anti-blanc
00:44:23n'existe pas
00:44:24c'est-à-dire que
00:44:24on voit des responsables politiques
00:44:26qui vont parler des noirs
00:44:27des arabes
00:44:28pour parler du racisme
00:44:29contre ces personnes
00:44:30en revanche
00:44:30encore la vice-présidente
00:44:31de l'Assemblée nationale
00:44:32bien sûr
00:44:32oui mais c'est parce que
00:44:33ça vient de très loin
00:44:34je veux dire
00:44:34il y a la phrase qui était prêtée
00:44:36rappelez-vous
00:44:36au général de Gaulle
00:44:37je me souviens de Nadine Morano
00:44:39pour citer une politique
00:44:40de droite classique
00:44:41et républicaine
00:44:42qui l'utilisait
00:44:43en disant que la France
00:44:44était un pays aux racines chrétiennes
00:44:45et de couleur blanche
00:44:46c'est-à-dire qu'à l'époque là
00:44:47ça avait extrêmement choqué
00:44:49une partie de la classe politique
00:44:51parce qu'elle essayait
00:44:52d'expliquer ce fait
00:44:53mais si on ne peut pas
00:44:55expliquer ce fait
00:44:56on ne peut pas expliquer
00:44:57aujourd'hui
00:44:57qu'il y a du racisme anti-blanc
00:44:59mais je veux dire
00:44:59le jour où on le reconnaîtra
00:45:00le racisme anti-blanc
00:45:01c'est le jour où les blancs
00:45:02deviendront minoritaires
00:45:03ce jour-là
00:45:03en tant que minorité
00:45:05ils auront le droit
00:45:05de le revendiquer
00:45:06et je vais vous dire
00:45:07c'est le cas dans certaines écoles
00:45:08dans certains quartiers
00:45:09oui mais il faut attendre
00:45:10disons une dizaine d'années
00:45:11avant qu'on arrive
00:45:12sur ce point-là
00:45:13parce que pour l'instant
00:45:14il faut laisser la conquête
00:45:16de la part d'une population
00:45:17d'origine immigrée
00:45:19notamment dans certaines villes
00:45:20moi je vais vous dire une chose
00:45:21l'élection de Bali Bagayoko
00:45:23ça ne me choque pas du tout
00:45:24pourquoi ?
00:45:25parce qu'à un moment donné
00:45:26pardonnez-moi
00:45:26mais ce n'est pas une immigration
00:45:28qui a voté pour Bali Bagayoko
00:45:29ce sont des gens
00:45:30qui n'ont même pas été
00:45:31pour une grande partie naturalisés
00:45:33ce sont des gens
00:45:34qui sont nés en France
00:45:35qui ont attendu
00:45:36les 18 ans
00:45:37pour pouvoir voter
00:45:38ça veut dire qu'on est
00:45:39sur une immigration
00:45:39qui date d'il y a
00:45:40une quarantaine d'années
00:45:41donc c'est cela
00:45:42et en effet
00:45:43cette partie de la population
00:45:44qui se reconnaît
00:45:45à travers un fait identitaire
00:45:46ce n'est pas de la faute
00:45:47uniquement de Jean-Luc Mélenchon
00:45:48avait besoin
00:45:50d'un représentant
00:45:51qui était de couleur noire
00:45:53et qui était de culture musulmane
00:45:54c'est ça la réalité
00:45:55et aujourd'hui
00:45:56une fois qu'il y a
00:45:57certaines villes
00:45:57qui ont été conquises
00:45:58sur ce fait-là
00:45:59l'étape d'après
00:46:00c'est de dire
00:46:01à un moment la France
00:46:02finalement
00:46:02sera raciste
00:46:04jusqu'au jour
00:46:04où on aura un président noir
00:46:06ou arabe
00:46:07ou un président musulman
00:46:08et ce jour-là
00:46:09on arrivera à accepter
00:46:10la diversité
00:46:12à parler du racisme anti-blanc
00:46:13c'est ça l'énorme problème
00:46:14dans lequel on est aujourd'hui
00:46:16et donc c'est la raison
00:46:17pour laquelle
00:46:17moi j'ai l'impression
00:46:18quand même
00:46:18qu'un certain nombre
00:46:19de responsables politiques
00:46:20notamment la droite classique
00:46:22ou du centre
00:46:22ont l'impression
00:46:23de découvrir des populations
00:46:24aujourd'hui
00:46:24ont l'impression
00:46:25d'être étonné
00:46:26que Balik Baye Aoko
00:46:27soit élu
00:46:28au premier tour
00:46:29mais pardonnez-moi
00:46:29c'est eux qui ont souhaité
00:46:31ces éléments-là
00:46:31parce qu'au contraire
00:46:32je pense que c'était eux
00:46:33les premiers racistes
00:46:34c'était eux les premiers
00:46:35j'ai envie de dire
00:46:36si on peut utiliser l'expression
00:46:37islamophobes
00:46:38parce qu'ils pensaient
00:46:39que finalement
00:46:39si on donnait à ces populations
00:46:41ce qu'on voulait
00:46:42si on faisait du clientélisme
00:46:43ils finiraient par accepter
00:46:45et on a méprisé le fait
00:46:46que la culture identitaire
00:46:48s'oppose aujourd'hui
00:46:49pour terminer
00:46:49en France
00:46:50on assiste tout simplement
00:46:51à un combat civilisationnel
00:46:52où habituellement
00:46:54ce type de combat civilisationnel
00:46:55existait sur des continents différents
00:46:57et on retrouve aujourd'hui
00:46:58dans notre pays
00:46:59et on est désarçonnés
00:47:00qui fait de la couleur de peau
00:47:01un sujet
00:47:02c'est la France insoumise
00:47:03ah oui bien sûr
00:47:03c'est à dire que c'est la France insoumise
00:47:05oui mais elle le fait
00:47:05parce qu'elle profite du débat
00:47:06le sujet
00:47:07c'est pas la couleur de peau
00:47:08de Balik Baye Aoko
00:47:09le sujet
00:47:10c'est le programme
00:47:11qu'il va mettre en place
00:47:12à Saint-Denis
00:47:13de désarmement
00:47:14de police municipale
00:47:16de liens supposés
00:47:18ou avérés
00:47:19avec
00:47:22les narcotrafiquants
00:47:23et au-delà de Balik Baye Aoko
00:47:25d'ailleurs c'est le cas à Roubaix aussi
00:47:26on en a parlé
00:47:28avec Amine
00:47:29le sujet c'est pas
00:47:30la couleur de peau
00:47:31du maire de Saint-Denis
00:47:31ceux qui en ont fait un sujet
00:47:32c'est justement
00:47:34LFI
00:47:34avec Raima Hassan
00:47:36qui ne met que les maires
00:47:38LFI de couleur noire
00:47:40sur Twitter
00:47:41et qui ne met pas le portrait
00:47:42de David Guiraud
00:47:43parce qu'il est blanc
00:47:43oui ça a fonctionné
00:47:44mais il ne faut pas
00:47:46se tromper
00:47:47non mais il y a une adhésion
00:47:48d'une partie de la population
00:47:49c'est à dire qu'aujourd'hui
00:47:50c'est ce que je dis au début
00:47:51sur Balik Baye Aoko
00:47:52et je n'ai pas l'impression
00:47:53de le caricaturer
00:47:54qu'il est totalement
00:47:55dans une démarche républicaine
00:47:56dans une démarche démocratique
00:47:58il est aujourd'hui
00:47:59je pense d'ailleurs
00:47:59dans sa république
00:48:00je pense qu'ils vont bien
00:48:02gérer leur ville
00:48:03il faut rappeler
00:48:03que Balik Baye Aoko
00:48:04vient d'une formation communiste
00:48:06où les communistes
00:48:07ils ont gardé leur ville
00:48:07pendant plus d'une cinquantaine d'années
00:48:09donc il ne faut pas
00:48:10là-dessus les décliger
00:48:11oui mais le sujet
00:48:12ne doit jamais être
00:48:13la couleur de peau
00:48:13c'est LFI
00:48:14qui en a fait le sujet
00:48:15je ne suis pas d'accord
00:48:16avec Eric Nagnet
00:48:17pardon
00:48:18Tecner
00:48:18excuse moi je sais
00:48:19quand il dit
00:48:20que M. Bakayoko
00:48:23quand il dit
00:48:24que M. Bakayoko
00:48:25est dans une logique républicaine
00:48:26non
00:48:26dès lors qu'il définit
00:48:27son sort électoral
00:48:28sur une base ethnique
00:48:29et raciale
00:48:30en disant
00:48:30que la nouvelle France
00:48:31ce sont les héritiers
00:48:32de l'immigration
00:48:33point à l'exclusion
00:48:34de toutes les autres catégories
00:48:35qui étaient là avant
00:48:36il n'est pas dans une logique républicaine
00:48:38et c'est encore eux
00:48:38qui l'ont dit
00:48:39c'est lui qui l'a dit ça
00:48:40il est dans une sociabilité
00:48:41qui est ethnique
00:48:42et raciale
00:48:43et qui va à rebours
00:48:44de la tradition française
00:48:45et en effet
00:48:46ce qu'il faut interroger
00:48:47c'est que cette stratégie
00:48:48elle fonctionne
00:48:49sur le plan électoral
00:48:51c'est à dire que les électeurs
00:48:52donnent leur consentement
00:48:53à cette vision racialiste
00:48:55et tribale
00:48:56du corps électoral
00:48:58et là
00:48:58effectivement
00:48:59c'est là où on se souvient
00:49:00que cet idéal
00:49:01d'un régime républicain
00:49:03où l'individu
00:49:05est considéré
00:49:06en tant que tel
00:49:07indépendamment
00:49:08de son appartenance sociale
00:49:09et communautaire
00:49:09c'est le fruit
00:49:10d'un processus
00:49:11anthropologique
00:49:12qui ne va absolument
00:49:13pas de soi
00:49:13et qui n'est absolument
00:49:14pas acquis
00:49:15dans un certain nombre
00:49:16de cultures
00:49:17où par définition
00:49:18on a du mal
00:49:19effectivement
00:49:19à considérer l'individu
00:49:20en dehors de son appartenance
00:49:22on va se trouver
00:49:22dans un instant
00:49:23et on va justement
00:49:23parler du racisme
00:49:25anti-blanc
00:49:25et de l'extrait
00:49:26qu'on a vu
00:49:27dans le long format
00:49:28de la population
00:49:29de Saint-Denis
00:49:29qui est contente
00:49:30de son nouveau maire
00:49:30et puis du tout gratuit
00:49:32quand un maire et l'enf
00:49:33y arrivent
00:49:33tout est gratuit
00:49:34et vous allez voir
00:49:34à l'Assemblée nationale
00:49:36Sébastien Lecornu
00:49:36s'en est prêt
00:49:37à Mathilde Panot
00:49:38aujourd'hui
00:49:38à tout de suite
00:49:42Tour dans 100% politique
00:49:43on débriefe le long format
00:49:44Bienvenue dans la Nouvelle France
00:49:46de LFI
00:49:46Quel est le programme
00:49:47qui se cache derrière ?
00:49:49Alors on en parlait
00:49:49du racisme anti-blanc
00:49:50qui sera à la une
00:49:51du GD News
00:49:51que représente Jules Thorez
00:49:52sur ce plateau demain
00:49:53dans cette séquence
00:49:55de ce long format
00:49:56signé Guillaume Janton
00:49:56Ali Duara
00:49:57le nouveau maire
00:49:58de la Courneuve
00:49:58est au centre des débats
00:49:59après ses prises de position
00:50:01discutables
00:50:01concernant les personnes
00:50:02de couleur blanche
00:50:03au sein de son équipe municipale
00:50:04Voyez cet extrait
00:50:06Juste après sa victoire
00:50:07Ali Duara
00:50:08prononce un discours
00:50:09de paix et d'union
00:50:27Pourtant
00:50:27certaines de ses prises
00:50:28d'opposition passées
00:50:29viennent nuancer ce discours
00:50:31Sur ses réseaux sociaux
00:50:32il a interpellé
00:50:33des responsables politiques
00:50:34de gauche
00:50:35en les désignant explicitement
00:50:36par leur couleur de peau
00:50:43Mais ce n'est pas tout
00:50:44dans une interview
00:50:45Ali Duara
00:50:46a également tenu
00:50:47des propos
00:50:47laissant entendre
00:50:48une forme de réticence
00:50:49à l'égard de la présence
00:50:50de personnes blanches
00:50:51au sein de sa liste électorale
00:50:52On m'a dit
00:50:52mets un blanc dans ton équipe
00:50:55si tu veux faire un score
00:50:56J'ai dit non
00:50:57c'est pas comme ça
00:50:58que ça marche
00:50:58c'est fini ça
00:50:59Je préfère perdre
00:51:015 points
00:51:0110 points
00:51:02mais rester sur
00:51:03la conviction
00:51:04Même si en s'alliant
00:51:05avec le parti communiste
00:51:06pour gagner l'élection
00:51:07il a été obligé
00:51:08de revenir sur sa position
00:51:09Ce genre de déclaration
00:51:10pourrait être qualifiée
00:51:11par certains
00:51:12de racisme anti-blanc
00:51:13Je dirais qu'il a même
00:51:14bien fallu
00:51:15qu'il y en ait un jour
00:51:16un ou une
00:51:16qui se mette debout
00:51:17sur ses pattes
00:51:18à l'autre bout
00:51:19du continent africain
00:51:20pour qu'à la fin
00:51:20ici vous soyez
00:51:21en train de faire les malins
00:51:22tout blanc
00:51:23tout moche que vous êtes
00:51:24Bon
00:51:24Racisme anti-blanc
00:51:25est-ce que c'est une réalité
00:51:26Fergan ?
00:51:27C'est évidemment une réalité
00:51:28dans la mesure
00:51:29où le racisme
00:51:30est un fléau
00:51:30qui n'épargne
00:51:31aucune société
00:51:32et d'ailleurs
00:51:32ce qui m'interroge
00:51:33c'est que lorsqu'on dit
00:51:34que le racisme anti-blanc
00:51:36n'existe pas
00:51:36c'est qu'on sous-entend
00:51:37implicitement
00:51:38que certaines populations
00:51:39par définition
00:51:40ne pourraient pas
00:51:42manifester de xénophobie
00:51:43de racisme
00:51:44alors que Lévi-Strauss
00:51:45s'enseignait déjà
00:51:45que toutes les cultures
00:51:46ont été confrontées
00:51:48à un rapport
00:51:49à l'altérité
00:51:50qui serait conflictuel
00:51:51Vous savez Montaigne
00:51:52disait déjà
00:51:52chacun appelle barbarie
00:51:54ce qui n'est pas
00:51:54de son usage
00:51:55et donc aucun peuple
00:51:57aucune société
00:51:58aucune culture
00:51:58aucune civilisation
00:52:00n'a échappé au racisme
00:52:02et à la xénophobie
00:52:03les Africains
00:52:04pas plus que les Européens
00:52:06Ce qui est assez intéressant
00:52:07c'est la manière
00:52:07dont la définition même
00:52:08du racisme
00:52:09a été modifiée
00:52:10par certains courants
00:52:11indigénistes
00:52:12qui nous expliquent
00:52:12que le racisme anti-blanc
00:52:14ne peut pas exister
00:52:15par ce jeu
00:52:16le racisme serait nécessairement
00:52:18le fruit d'une domination
00:52:19coloniale
00:52:20alors là c'est intéressant
00:52:20parce qu'on sous-entend
00:52:21implicitement
00:52:22finalement que la colonisation
00:52:23aurait été un phénomène
00:52:25exclusivement européen
00:52:26et occidental
00:52:27que les Arabes
00:52:28n'ont jamais colonisé
00:52:29qui que ce soit
00:52:29que les Africains
00:52:30n'ont jamais colonisé
00:52:31qui que ce soit
00:52:32c'est-à-dire que
00:52:32avant que les Européens
00:52:34n'arrivent
00:52:34toutes ces sociétés-là
00:52:35se tenaient la main
00:52:36gentiment
00:52:37et ne se battaient pas
00:52:38ne s'asservissaient pas
00:52:40mutuellement
00:52:40or même si on prend
00:52:42cette définition en réalité
00:52:43elle est complètement viciée
00:52:44puisque en effet
00:52:45toutes les cultures
00:52:46ont pratiqué l'impérialisme
00:52:48et toutes les cultures
00:52:49ont asservi
00:52:50leurs voisins
00:52:52et donc ça ne tient pas
00:52:53cette explication
00:52:54la réalité
00:52:55c'est que ça fait 40 ans
00:52:56qu'on nous explique
00:52:57que la France
00:52:59que la patrie de Condorcet
00:53:00que la patrie
00:53:01de Victor Scholcher
00:53:03que la patrie
00:53:04du cardinal de la Vigerie
00:53:05serait aussi raciste
00:53:07et xénophobe
00:53:08que les nouveaux arrivants
00:53:11seraient de grands disciples
00:53:12d'Emile Zola
00:53:12et de Martin Luther King
00:53:14c'est là
00:53:15une inversion accusatoire
00:53:16qui je crois
00:53:17n'a que trop duré
00:53:18et ceci d'autant plus
00:53:20quand ces nouveaux arrivants
00:53:21quelquefois
00:53:24revendiquent avec fierté
00:53:25d'être originaires
00:53:26de sociétés
00:53:26qui sont bien plus racistes
00:53:28bien plus xénophobes
00:53:31bien plus tribales
00:53:32que ne le sont
00:53:32les sociétés occidentales
00:53:33et il faut le marteler ça
00:53:35les sociétés françaises
00:53:37et européennes
00:53:37comptent parmi
00:53:38les sociétés
00:53:39les moins racistes
00:53:40les moins racistes
00:53:42de la planète
00:53:43vous savez moi
00:53:44je suis totalement d'accord
00:53:45avec ce que vous dites
00:53:46j'ai l'avantage
00:53:47de pouvoir vivre
00:53:48deux mois par an
00:53:49trois mois par an
00:53:50de l'autre côté
00:53:51de la mer Méditerranée
00:53:52regardez comment les migrants
00:53:54sont traités
00:53:55là-bas
00:53:56dans ces pays
00:53:57au Maghreb
00:53:58où là-bas
00:53:59il n'y a pas
00:53:59SOS Méditerranée
00:54:01il n'y a pas
00:54:01la Ligue des Droits de l'Homme
00:54:02il n'y a pas
00:54:02toutes les associations
00:54:03de sans-papiers
00:54:04qui viennent tout de suite
00:54:05accuser la France
00:54:06de racisme
00:54:07parce que
00:54:08vous savez dans ces états
00:54:09là-bas
00:54:09où les gouvernements
00:54:11ne sont pas blancs
00:54:12les mesures drastiques
00:54:14prises contre l'immigration
00:54:15sont mille fois pires
00:54:16que ce qu'on peut observer
00:54:18en Europe
00:54:18je pense à mon ami
00:54:19Amine El Khatmi
00:54:20qui revenait sur ce plateau
00:54:22de vacances au Maroc
00:54:23et qui disait
00:54:24que la police marocaine
00:54:25en avait ras-le-bol
00:54:26des français d'origine marocaine
00:54:28qui revenaient
00:54:29et des jeunes
00:54:30je parle des jeunes
00:54:30des jeunes
00:54:32qui sont
00:54:33dans l'adolescence
00:54:35ou en début de majorité
00:54:36et qui mettaient
00:54:38une partie d'entre eux
00:54:39un bordel pas possible
00:54:41dans le pays d'origine
00:54:42de leurs parents
00:54:43il les appelle
00:54:43les French Arabrics
00:54:44c'était le témoignage
00:54:46d'Amin El Khatmi
00:54:47et j'ajouterais
00:54:48d'ailleurs à cela
00:54:49vous savez
00:54:50moi j'ai la chance
00:54:51d'aller
00:54:51et au Maroc
00:54:52et en Algérie
00:54:53et même en Tunisie
00:54:55vous savez
00:54:55aujourd'hui là-bas
00:54:56les populations
00:54:58vous disent
00:54:59mais arrêtez
00:55:00avec votre comportement
00:55:01de cinglé
00:55:01vous avez aujourd'hui
00:55:03des gens
00:55:03qui comme moi
00:55:04sont issus d'immigration
00:55:06arrivent
00:55:06chaque année
00:55:07avec vous savez
00:55:08des cadeaux
00:55:09avec parfois
00:55:10les allocations familiales
00:55:11parce que
00:55:12le change monétaire
00:55:14fait de vous
00:55:15un riche là-bas
00:55:16et bien l'image
00:55:17que renvoient
00:55:18aujourd'hui
00:55:18ces Français
00:55:19qui ne se sentent pas
00:55:20totalement Français
00:55:20mais qui ne sont pas
00:55:21non plus totalement
00:55:23acceptés
00:55:24comme Maghrébins
00:55:25ou comme Algériens
00:55:26ou comme Marocains
00:55:27ou comme Tunisiens
00:55:28et bien
00:55:28ces Français-là
00:55:30qui inspirent en réalité
00:55:30le rejet
00:55:31font la honte
00:55:32la honte
00:55:33et de la France
00:55:34et de leur pays d'origine
00:55:35alors je vais voir
00:55:36justement un nouvel extrait
00:55:37cette fois à Saint-Denis
00:55:38où la population
00:55:39sur place
00:55:40est contente
00:55:41de l'élection
00:55:41de Bali Bagayoko
00:55:43Alhamdulillah
00:55:44félicitations pour lui
00:55:45c'est quelqu'un
00:55:46de la communauté
00:55:47quelqu'un qui a gardé
00:55:48dans les CD
00:55:49donc il sait ce que c'est
00:55:49et là Alhamdulillah
00:55:50il est passé au premier tour
00:55:52très content de voir
00:55:53monsieur le maire
00:55:55il connaît bien la ville
00:55:56depuis une cinquantaine d'années
00:55:58il s'exprime bien
00:55:59vous êtes content
00:56:00qu'il ait été élu ?
00:56:01très très
00:56:03très très contente
00:56:04vous avez voté pour lui ?
00:56:07je n'ai pas la nationalité
00:56:08mais mon fils
00:56:09est parti voter pour lui
00:56:12donc on voit
00:56:13qu'il y a une
00:56:14grande mobilisation
00:56:15de la communauté musulmane
00:56:16de Saint-Denis
00:56:17pour faire élire
00:56:17Bali Bagayoko
00:56:18oui c'est très intéressant
00:56:19parce que ça montre
00:56:20que la stratégie
00:56:21de Jean-Luc Mélenchon
00:56:22fonctionne
00:56:23moi j'aimerais aller
00:56:23dans le sens
00:56:24d'Amin Elbaï
00:56:25parce que comme lui
00:56:26j'ai l'opportunité
00:56:27de me rendre en Tunisie
00:56:28cette fois-ci en reportage
00:56:29c'était début 2023
00:56:31on se souvient
00:56:32le président tunisien
00:56:33Keïs Saïd
00:56:33avait expliqué
00:56:34qu'il y avait
00:56:35un grand remplacement
00:56:36c'est-à-dire que c'est le terme
00:56:37qu'il avait utilisé
00:56:39des Tunisiens
00:56:39par les subsahariens
00:56:40donc je m'étais rendu
00:56:41en reportage
00:56:42j'étais notamment
00:56:43allé dans le quartier
00:56:44là où ils accusaient
00:56:44à cette époque-là
00:56:45les subsahariens
00:56:46d'avoir mangé des chats
00:56:47c'était une histoire
00:56:48absolument folle
00:56:49totalement teintée de racisme
00:56:51et à ce moment-là
00:56:51on avait véritablement
00:56:52assisté à une chasse au noir
00:56:54c'est-à-dire que les subsahariens
00:56:56étaient soit cachés
00:56:57dans leur maison
00:56:57on n'en voyait absolument
00:56:58plus dans les rues
00:56:59où ils étaient
00:57:00je m'y suis rendu
00:57:01devant les différentes ambassades
00:57:03les ambassades de Côte d'Ivoire
00:57:04l'ambassade du Mali
00:57:05parce qu'ils voulaient
00:57:06repartir chez eux
00:57:07il y avait des centaines
00:57:08de mètres de fil
00:57:09et lorsque je les interviewais
00:57:10à ce moment-là
00:57:11ils m'expliquaient
00:57:12que finalement
00:57:13les Tunisiens
00:57:14étaient totalement racistes
00:57:15que s'ils étaient chrétiens
00:57:16c'était encore pire
00:57:18qu'ils se faisaient exploiter
00:57:19parce qu'on les avait fait venir
00:57:20pour faire les sales boulots
00:57:21et qu'on les sous-payait
00:57:22et qu'ensuite
00:57:23on voulait les renvoyer
00:57:24chez eux
00:57:24et lorsque je les interrogeais
00:57:25en disant
00:57:26mais est-ce que vous pensez
00:57:27que la France
00:57:28est un pays raciste ?
00:57:29ils m'ont dit
00:57:29mais pas du tout
00:57:30et je vais vous dire
00:57:31dans tous mes reportages
00:57:32à travers l'Afrique
00:57:33parce que j'ai fait
00:57:33de nombreux pays
00:57:34comme la Mauritanie
00:57:35je n'ai jamais rencontré
00:57:37le moindre Africain
00:57:38qui me disait
00:57:38que la France
00:57:39était un pays raciste
00:57:40la vérité c'est qu'une fois
00:57:41que les différents migrants
00:57:43ou étrangers arrivent
00:57:44sur les territoires français
00:57:45c'est à ce moment-là
00:57:46que le discours change
00:57:47parce que les associations
00:57:48leur disent
00:57:48la police c'est raciste
00:57:49la police tue
00:57:50les politiques etc
00:57:51et là ça bascule
00:57:52il y a quand même
00:57:53un sentiment anti-français
00:57:54en Afrique
00:57:54qui est quand même assez répandu
00:57:55indépendamment du fait migratoire
00:57:57oui mais en général
00:57:58le sentiment anti-français
00:58:00en Afrique
00:58:00ce sont des Africains
00:58:01qui ne veulent pas partir en France
00:58:02c'est ce type d'Africains
00:58:04on peut penser à Kémiceba etc
00:58:06c'est ce type de logique
00:58:08ceux qui viennent
00:58:09souvent ils ont quand même
00:58:10des familles
00:58:10qui sont en France
00:58:11et ils veulent les rejoindre
00:58:11je veux voir un extrait
00:58:12sur le tout gratuit
00:58:13quand un maire
00:58:14LF il prend la ville
00:58:16il rend tout gratuit
00:58:17et évidemment
00:58:18à la fin
00:58:19d'une manière ou d'une autre
00:58:19c'est le contribuable
00:58:20qui paye
00:58:21vous voyez cet extrait
00:58:22autre engagement fort
00:58:24du programme de Bali Bagayoko
00:58:25la gratuité
00:58:26dans de nombreux domaines
00:58:27du quotidien
00:58:29fournitures scolaires
00:58:30cantines
00:58:30premier mètre cube d'eau
00:58:32transport pour certains élèves
00:58:35et même un vélo offert
00:58:36en fin de collège
00:58:37de belles promesses
00:58:39faites aux habitants
00:58:39mais reste une question centrale
00:58:41la ville
00:58:41aura-t-elle les moyens
00:58:42de ses ambitions ?
00:58:45ce qui est frappant
00:58:45dans les programmes LFI
00:58:46on a l'impression
00:58:47d'avoir des programmes
00:58:48de délai des classes
00:58:49de CP
00:58:49c'est-à-dire
00:58:50ils promettent
00:58:51plus de bonbons
00:58:51pendant les cours
00:58:52moins de travail le soir
00:58:53et plus de frites
00:58:54à la cantine
00:58:55très concrètement
00:58:56qu'est-ce que je veux dire par là
00:58:57c'est qu'en fait
00:58:57on voit le mot gratuité
00:58:59absolument partout
00:58:59et je crois que c'est un vrai mensonge
00:59:01de faire croire aux gens
00:59:03que les services
00:59:04qui sont rendus
00:59:05par telle ou telle municipalité
00:59:06sont gratuites
00:59:07c'est pas vrai
00:59:07en fait
00:59:08c'est l'usager
00:59:09qui effectivement ne paie pas
00:59:10en revanche
00:59:11c'est le contribuable qui paie
00:59:12et en fait
00:59:12dans un système équilibré
00:59:15on ne peut pas se permettre
00:59:16effectivement
00:59:16d'avoir des dépenses
00:59:17si importantes
00:59:17et de faire croire aux gens
00:59:18que tout tombe du ciel
00:59:21On n'insiste pas suffisamment
00:59:22sur ce point
00:59:23parce qu'il y a tellement
00:59:24de choses à dire
00:59:24sur la France insoumise
00:59:25le lien avec l'islam politique
00:59:27avec l'antisémitisme
00:59:28avec
00:59:30supposé
00:59:30alors on se parle
00:59:31le narcotrafic
00:59:32l'apologie du terrorisme
00:59:34puisque c'était
00:59:35Rima Hassan
00:59:36sera jugé
00:59:36la première semaine de juillet
00:59:38là-dessus
00:59:39absolument
00:59:39on ne s'arrête pas souvent
00:59:40sur leur programme économique
00:59:42et on voit
00:59:43mais c'est une hérésie totale
00:59:44c'est le vélo
00:59:46la cantine gratuite
00:59:47la cantine gratuite
00:59:48les transports en commun
00:59:50etc
00:59:50je vous rappelle
00:59:51qu'il y a 11 millions
00:59:52de français
00:59:52qui ont voté
00:59:53pour un programme
00:59:53aux élections législatives
00:59:55de 2024
00:59:55le programme de NFP
00:59:56qui créait 192 milliards
00:59:58d'impôts en plus
00:59:59donc évidemment
00:59:59que si on ouvrait le capot
01:00:00et qu'on se concentrait
01:00:01davantage
01:00:02sur les questions économiques
01:00:03que sur les questions identitaires
01:00:04on découvrait un paquet de choses
01:00:06mais vous savez
01:00:07c'est extrêmement intéressant
01:00:08parce que
01:00:08cette doctrine-là
01:00:09cette logique-là
01:00:10on la retrouve en effet
01:00:11à Saint-Denis
01:00:11avec des programmes
01:00:12qui sont évidemment
01:00:13complètement irréalisables
01:00:14normalement on vous promet
01:00:15toujours à gauche
01:00:16la gratuité dans les transports
01:00:17ça c'est la grande martingale
01:00:18on vous propose toujours cela
01:00:19donc là c'est un vélo en plus
01:00:21c'est un kit de rentrée
01:00:22c'est le premier mètre cube d'eau
01:00:24évidemment tout ça
01:00:25est infinançable
01:00:26mais normalement
01:00:27on a plutôt l'habitude
01:00:27que ce soit dans les grandes villes
01:00:29qu'il y ait ça
01:00:29notamment à Paris
01:00:30on vous promet
01:00:31Mont-Émerveille
01:00:32on promet 60 000 logements sociaux
01:00:33c'est la promesse
01:00:34de M. Emmanuel Grégoire
01:00:35ça ça coûterait 27 milliards d'euros
01:00:37on ne sait pas
01:00:37où il va aller chercher
01:00:38il n'y a pas répondu
01:00:38pendant la campagne
01:00:39là aussi c'est intéressant
01:00:40de le voir
01:00:40et puis c'est le tout gratuit partout
01:00:42à Paris c'est extrêmement simple
01:00:43on sait très bien
01:00:44où M. Grégoire
01:00:46va aller chercher l'argent
01:00:46il va aller sur la taxe foncière
01:00:48il va taxer davantage les riches
01:00:51Saint-Denis
01:00:51c'est un petit peu plus compliqué
01:00:52parce qu'il n'y a pas
01:00:53les mêmes ressources financières
01:00:54qu'à Paris
01:00:55il n'y a pas du tout
01:00:56le même nombre
01:00:57de propriétaires
01:00:58visiblement ce monsieur
01:00:59il n'est pas forcément
01:01:00pour augmenter la taxe foncière
01:01:01puisque de toute manière
01:01:01les prix sont extrêmement bas
01:01:03donc on a du mal
01:01:04à savoir comment il va faire
01:01:04moi je pense que tout ça
01:01:06finira par un grand trait
01:01:08sur le programme
01:01:09et qu'il n'y aura rien de tout ça
01:01:10c'est pas suffisamment bien
01:01:12c'est pas impossible
01:01:13en fait Jules
01:01:14je sais pas si vous avez lu
01:01:15le livre du préfet
01:01:16au moins
01:01:17bien sûr
01:01:18sur la formelle
01:01:18la métabolisation
01:01:20des quartiers prioritaires
01:01:22de la ville
01:01:22et en fait
01:01:23elle se base sur
01:01:24l'équation
01:01:25du ratio entre
01:01:27densité de la population
01:01:28et pauvreté des quartiers
01:01:30pour obtenir
01:01:31des crédits
01:01:32de l'Etat
01:01:33qui finance
01:01:34précisément
01:01:35les programmes politiques locaux
01:01:36donc il n'est pas impossible
01:01:38oui Laurent Dunez
01:01:39pourrait débloquer les fonds
01:01:40vous avez raison
01:01:40je n'ai pas lu
01:01:43mais Sabrina
01:01:44Gayoko
01:01:45est une star
01:01:46c'est une star
01:01:47ce n'est pas impossible
01:01:48mais tu sais Sabrina
01:01:49moi je n'ai pas lu
01:01:50le livre du préfet
01:01:51Michel Aubouin
01:01:52et c'est bien dommage
01:01:53par contre
01:01:53j'ai lu le programme
01:01:54de la France insoumise
01:01:55et j'ai vu la distinction
01:01:57entre le programme local
01:01:58et la petite étoile
01:01:59qui renvoyait
01:02:00vers le programme national
01:02:01oui
01:02:01et là dans le programme national
01:02:02on se rend compte
01:02:03qu'à l'échelle locale
01:02:04eh bien la France Insoumise, ce sont tout simplement les ennemis des petits propriétaires.
01:02:09À Fashuménil, où le maire de la France Insoumise a été battue...
01:02:12Quelle a été la première mesure de Balibagayoko ? Empêcher les expulsions.
01:02:16Empêcher les expulsions. Là, à Fashuménil, on a eu plus de 30% d'impôts fonciers.
01:02:21C'est-à-dire l'impôt que payent les petits propriétaires.
01:02:23Et dans le programme national de M. Mélenchon, eh bien on va plus loin.
01:02:27On va réquisitionner les biens privés vacants des petits propriétaires
01:02:33qui ne veulent pas louer parce qu'ils ont peur de retrouver leur logement dégradé
01:02:36ou parce que ce n'est pas rentable, parce qu'il y a un tas de réglementations à suivre
01:02:39et parce qu'ils sont asphyxiés avec les impôts.
01:02:42Eh bien leur objectif, c'est de réquisitionner ces logements
01:02:44pour y mettre tout le parc locatif social, les dallo,
01:02:48les gens issus du parc de l'hébergement d'urgence et toute l'immigration à contrôler.
01:02:53Donc moi je comprends que les Français ne veulent pas que leur pays devienne Saint-Denis.
01:02:55Quand on lit la note de la Fondapol, on se rend compte que les principaux occupants
01:02:59des logements sociaux sont issus de l'immigration extra-européenne.
01:03:02Donc c'est en fait une mécanique qui est à l'œuvre, qui est bien huilée
01:03:05entre l'arrivée de l'immigration massive, l'emplacement de cette immigration
01:03:08dans les logements sociaux qui forment ensuite des quartiers très communautarisés
01:03:13et donc des dix sociétés et donc finalement la disparition à la fois de l'État-providence
01:03:18parce que c'est infinançable aujourd'hui avec 3500 milliards de dettes et 40% d'actifs.
01:03:23Je ne vois pas comment on va encore financer une politique de la ville
01:03:25qui nous a coûté 117 milliards d'euros selon l'IFRAB depuis 2010
01:03:28ainsi que malheureusement la fin de l'État-nation
01:03:31puisqu'on a vu tout à l'heure avec ce qui se passait
01:03:33lié à la fonction de police qui tend à disparaître.
01:03:37Ce qui me permet de vous poser une question Sabrina pour que ça soit bien clair.
01:03:40Qui selon vous a le droit de faire partie de la Nouvelle-France ?
01:03:45Selon LFI, selon votre analyse, selon LFI, selon Bali Bagayouko,
01:03:49selon Sébastien Delogu, selon Jean-Luc Mélenchon.
01:03:52Qui a le droit de faire partie de la Nouvelle-France et qui n'en a pas le droit ?
01:03:56Alors, selon moi, ceux qui en ont le droit, ce sont ceux qui se sentent ethniquement
01:04:02ou religieusement représentés par leurs co-religionnaires.
01:04:06Je parle de ça, pourquoi ? Parce que LFI ne parle pas à des citoyens.
01:04:10LFI parle à une fiction politique qui est celle de bloc communautaire.
01:04:14Tout à l'heure, Ramin parlait de juxtaposition de communautés.
01:04:16Mélenchon a parfaitement compris cette archipélisation de la société.
01:04:21Donc, LFI parle à des blocs communautaires.
01:04:25Et donc, pour faire partie de la France insoumise...
01:04:26Il faut encore avoir le bon discours par rapport à la bonne origine.
01:04:29Alors, c'est là où ça devient très intéressant.
01:04:31Parce que si vous n'avez pas le bon discours par rapport à la bonne origine,
01:04:34avec leur assignation...
01:04:35Par rapport, effectivement, au narratif qui est imposé,
01:04:38c'est celui de la détestation de la France.
01:04:40C'est ce que Philippe de Villiers appelle l'oïcophobie.
01:04:43La haine de soi, la haine d'être chez soi.
01:04:45Pourquoi je dis ça ?
01:04:46Parce que France Fanon a développé un concept qui s'appelle celui du « native informant ».
01:04:51C'est-à-dire l'informateur indigène.
01:04:53Peu importe que vous soyez...
01:04:55Enfin, quand vous êtes issu de l'immigration et que vous défendez la France,
01:04:58que vous défendez votre patrie,
01:05:00que vous défendez sa culture, son identité, ses mœurs,
01:05:04que vous essayez, tant bien que mal, d'éviter une partition culturelle
01:05:07qui va nous coûter très cher,
01:05:08et bien là, vous devenez ce qu'on se disait tout à l'heure,
01:05:11un traître, un dissident à sa propre communauté
01:05:14parce qu'elle est fille à l'objectif d'assujettir les enfants issus de l'immigration
01:05:20à l'hyperconformité de leur communauté
01:05:23parce que ceux qui défendent la France sont traités comme des dissidents,
01:05:28comme des objectifs de la domination qu'il faut combattre,
01:05:31c'est celle du pouvoir blanc.
01:05:32C'est très important.
01:05:32Vous dites, Amine, que c'est une peine de mort sociale.
01:05:35Vous-même, vous avez été tué socialement ?
01:05:38Oui, tué socialement parce que du jour au lendemain,
01:05:40j'ai dû quitter ma famille, mes amis, mes proches,
01:05:42j'ai dû quitter mon travail, j'ai dû quitter mon logement
01:05:45et j'ai dû changer de vie du jour au lendemain
01:05:48pour sortir et pour tout simplement retrouver la liberté
01:05:52avec deux ans de protection policière.
01:05:55Rendez-vous compte que ce n'était pas évident.
01:05:57À l'époque où j'étais, j'avais à peine 26 ans.
01:05:58C'est la preuve par A plus B, vous avez dû déménager
01:06:01parce que vous n'étiez pas le bienvenu dans la Nouvelle-France de l'Éléfé
01:06:04qui est aujourd'hui Roubaix, qui est aujourd'hui Roubaix en fait partie
01:06:07et vous avez dû partir de Roubaix.
01:06:09Absolument.
01:06:09Donc vous, vous n'avez pas le droit d'être dans la Nouvelle-France.
01:06:12Qui en a le droit ?
01:06:13Alors, ceux qui ont le devoir d'y participer selon M. Mélenchon,
01:06:19c'est ceux qui effectivement mettent en avant
01:06:21et ceux qui mettent en avant leur appartenance communautaire.
01:06:25Le blanc est exclu de cette Nouvelle-France.
01:06:27Il est exclu parce que...
01:06:29Même s'il est d'extrême-gauche ?
01:06:30Mais il est exclu au même titre que nos ancêtres les Gaulois
01:06:32parce que dans la Nouvelle-France de M. Mélenchon,
01:06:35nos ancêtres les Gaulois n'existent pas.
01:06:38C'est toute une nouvelle matrice identitaire.
01:06:40Il ne va pas s'exclure lui-même, Jean-Luc Mélenchon.
01:06:42Jean-Luc Mélenchon...
01:06:43Même s'il fait partie...
01:06:44Si j'en crois, il est tout blanc du moche.
01:06:46C'est la licence que vous dites, Gauthier.
01:06:48Pas tous en même temps parce que sinon on ne comprend rien.
01:06:49Non, mais Jean-Luc Mélenchon a fabriqué à travers cette Nouvelle-France
01:06:54un assemblage de cultures.
01:06:56Lui-même d'ailleurs a tendance à dire...
01:06:58Alors effectivement, oui, bien sûr qu'il est blanc.
01:07:00Bien sûr que son discours envoie la couleur de peau.
01:07:02Mais il a surtout tendance à dire dans ses discours,
01:07:05il a tendance à renvoyer au pays où il est né, c'est-à-dire au Maroc.
01:07:08Et d'ailleurs, je me souviens d'un discours...
01:07:09Il a dit que c'était un maghrébin européen.
01:07:10Un maghrébin européen.
01:07:11Et d'ailleurs, moi je me souviens très bien...
01:07:12Vous savez, la rupture, elle avait commencé,
01:07:14mais personne n'avait commenté de cette façon-là,
01:07:16lors d'un débat ici sur CNews,
01:07:17entre Yacine Bellatar et Jean-Luc Mélenchon.
01:07:20Qu'avaient dit Yacine Bellatar...
01:07:21Et Éric Zemmour.
01:07:21Et Éric Zemmour, pardonnez-moi.
01:07:23Et qu'avaient dit Yacine Bellatar à Éric Zemmour ?
01:07:27Yacine Bellatar et Jean-Luc Mélenchon,
01:07:28peut-être qu'ils seraient d'accord sur un certain nombre de sujets.
01:07:30Mais Yacine Bellatar avait dit à Éric Zemmour...
01:07:31En tant que représentant de l'Élysée.
01:07:33Il avait dit, je suis afro-européen.
01:07:35Vous voyez, donc...
01:07:36Ça veut dire quelque chose, ça, pour un certain nombre de gens.
01:07:38Rodolphe, qui a le droit d'être dans la Nouvelle-France ?
01:07:46Jusqu'à aujourd'hui.
01:07:47Parce qu'après, on sait comment ça se passe.
01:07:49La révolution dévore toujours ses enfants.
01:07:50Je ne serais peut-être pas aussi caricatural
01:07:52sur la distinction peuple blanc contre racisé.
01:07:55Je pense que Jean-Luc Mélenchon est quand même plus subtil que ça.
01:07:58Pour moi, Jean-Luc Mélenchon, c'est vraiment un nouveau Chavez.
01:08:02Chavez, vous avez tout dans le programme de Mélenchon.
01:08:05Chavez, il comprend une chose à l'époque.
01:08:06L'ancien président du Venezuela.
01:08:08Qu'il faut mêler au social.
01:08:10Donc là, on a toutes les mesures sur le communisme, etc.
01:08:13La mise en réseau.
01:08:14C'est très important.
01:08:15Dans son dernier livre, Mélenchon, Faites Mieux 2023,
01:08:17il revient beaucoup sur le communisme des réseaux.
01:08:20L'accès à l'eau, l'accès au logement, l'accès au gaz, etc.
01:08:24Justement, au logement sociaux, ce genre de choses.
01:08:27Mais par contre, Chavez, il a mélangé au social, le religieux, la foi.
01:08:32C'est la théologie de la libération.
01:08:34On sait à quel point c'est important sur le continent sud-américain.
01:08:36Et aussi, les conflits, là, plutôt ethno-culturels.
01:08:40Hugo Chavez, il se représentait comme le représentant, justement, de l'indianité
01:08:44contre l'oligarchie majoritairement blanche d'Amérique du Sud.
01:08:48Là où, à mon avis, Jean-Luc Mélenchon est beaucoup plus subtil,
01:08:51c'est qu'il sait qu'une partie de son électorat, c'est la gauche métropolitaine.
01:08:55En voie de déclassement, par contre, c'est une petite bourgeoisie prolétarisée.
01:08:58Vous savez, c'est les petits métiers qui sont dorénavant beaucoup moins plus-values.
01:09:02Enfin, en tout cas, beaucoup moins mis en valeur.
01:09:04C'est pour ça que Jean-Luc Mélenchon, il est en réalité plutôt dans une logique de bloc contre bloc,
01:09:08c'est-à-dire bloc populaire contre bloc oligarchique élitaire.
01:09:11Fergan, en 30 secondes, qui a le droit d'en faire partie et qui n'a pas le droit d
01:09:14'en faire partie de cette nouvelle France ?
01:09:16Pour conclure, c'est vous qui avez le dernier mot.
01:09:17Je pense que ceux qui ont le droit d'en faire partie, c'est en effet tous ceux qui crachent
01:09:20leur détestation de la France,
01:09:22quel qu'il soit, donc effectivement, indépendamment de leurs origines.
01:09:25Le critère, le dénominateur commun, c'est la détestation de la France, de son histoire.
01:09:29Tous ceux, effectivement, qui rappellent les réalisations de la France
01:09:31et qui refusent de réduire l'histoire du pays à sa dimension coloniale ou je ne sais quoi.
01:09:36Et ceux qui n'ont pas le droit d'y participer, c'est en effet les Français de souche qui
01:09:41posent problème à la société,
01:09:43comme le disait M. Mélenchon.
01:09:45Les descendants de l'immigration, à la fois africaine, européenne,
01:09:48qui sont parfaitement assimilés, intégrés au pays.
01:09:51Les Juifs, évidemment, on n'a pas parlé qu'ils sont Français,
01:09:54et qui sont exclus de la francité dès lors, effectivement, que l'électorat de M. Mélenchon
01:09:59est le plus antisémite du spectre politique.
01:10:02Vous avez raison, on n'a pas parlé ce soir de l'antisémitisme,
01:10:05mais on en a parlé longuement pendant la campagne municipale,
01:10:07avec notamment des Roubaisiens qui avaient accepté de témoigner face caméra
01:10:10et qui avaient dit « j'ai voté David Guiraud parce qu'il a traité Meir Habib de Port ».
01:10:14Le même David Guiraud qui s'est retrouvé dans le rassemblement antiraciste de Saint-Denis,
01:10:17qui n'avait rien d'un rassemblement antiraciste.
01:10:19Merci à tous.
01:10:20Fergan, d'avoir été avec nous, je vais rappeler votre livre,
01:10:23« L'Islam contre la modernité ».
01:10:24Je vais rappeler le livre de Rodolphe Karte,
01:10:26Mélenchon, le bruit et la fureur.
01:10:29Je vais rappeler le J.D. News de Jules Thores
01:10:31qui sortira demain sur le racisme anti-blanc,
01:10:34tout blanc, tout moche.
01:10:35Ce sera donc à l'heure demain.
01:10:36Ce n'est pas moi, c'est ce que j'ai dit Jean-Luc Mélenchon.
01:10:38Oui, vous n'êtes pas tout blanc, tout moche, vous êtes tout blanc, tout beau.
01:10:41Merci Gautier.
01:10:42Et Amine Elbaï, Sabrina Medjeber et Eric Tegner.
01:10:45Michael Dorian, le programme du Meilleur de l'Info.
01:10:47Bonsoir Gautier, bonsoir à tous.
01:10:48On est à moins de 3 heures de la fin de l'ultimatum
01:10:50lancé par Donald Trump au régime iranien.
01:10:53Fin de cet ultimatum avec les propos de Donald Trump
01:10:56qui assure qu'une civilisation va mourir ce soir.
01:10:59Des propos qui ont énormément fait réagir,
01:11:01notamment Jean-Noël Barraud ce soir.
01:11:02Nous l'écouterons, on parlera de ses déclarations,
01:11:04les toutes dernières informations avec nos spécialistes,
01:11:07renseignements militaires, notre correspondant aux Etats-Unis.
01:11:09Et puis on parlera aussi de l'attaque.
01:11:11Aujourd'hui, la fusillade devant le consulat d'Israël à Istanbul.
01:11:15On sera avec le porte-parole de l'ambassade d'Israël en France
01:11:17pour en parler tout à l'heure.
01:11:18C'est tout de suite, c'est Michael Dorian pour Le Meilleur de l'Info.
01:11:20A demain 11h pour 100% Frontières.
01:11:23Sous-titrage Société Radio-Canada
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