00:00L'Orient ce coup-ci, j'ai une émotion énorme en réalité et je suis ému pour de vrai et
00:08j'ai l'habitude de dire que c'est en faisant n'importe quoi qu'on devient n'importe qui,
00:11je regarde la caméra, mais je crois qu'aujourd'hui, mais depuis 2002 en fait, depuis le 11 mai 2002,
00:18c'est en faisant n'importe quoi qu'on devient l'Orienté.
00:22Vous avez misé sur l'Orient, mais vous n'aviez pas le maillot de Bastia.
00:27Effectivement, en 2002, je n'avais pas les moyens, donc j'ai misé sur l'Orient et il se trouve
00:33que ça s'est bien passé.
00:34Alors, je dois te dire, c'est que si Bastia l'avait remporté, je crois que j'aurais tenté en
00:38retournant le maillot, comme si je l'avais échangé.
00:40Mais bon, j'étais heureux évidemment que mon pari déjà soit réussi et que le deuxième d'envahir le stade
00:47et tout avec la coupe le soit aussi.
00:48Tu es allé la voir la Coupe de France que tu as gagnée avec l'Orient ou ils n'ont
00:51pas montré encore ?
00:52Elle est où ?
00:53Elle est là-bas.
00:54Elle est où là-bas ?
00:54Ah, il y a une copine, mais elle est plus petite, non ?
00:58Ah, ok.
00:59Non, ce n'est pas la vraie.
01:01Qu'est-ce que ça vous a fait de jouer sur le terrain au couloir de l'Orient ?
01:04Ça m'a fait mal parce que j'ai plus 20 ans.
01:07J'avais 26 ans, je crois.
01:12Bon, là, j'ai le double.
01:13Donc, je ne cours plus, mais je me suis rendu compte que plus personne ne court ou presque.
01:18Donc, ça m'a rassuré.
01:20Il y en a qui se sont pétés aussi.
01:21Et en vrai, moi, le temps où je suis rentré, je crois qu'il y a eu un partout.
01:25Dans mon temps de jeu.
01:26Non, mais on se rassure comme on peut.
01:28Non, mais évidemment, je suis fier d'Archeville, Poussa, Fenduno, Croupi, Malme.
01:31Je suis heureux, évidemment.
01:32Et encore une fois, tu t'es imposté sur le terrain puisque tu as fait le 12e année.
01:34Alors, j'ai imposé qu'on soit un peu plus puisqu'en France, franchement.
01:38On est du tout, il est de Montpellier.
01:39Il est du tout, il est du tout, il est du tout.
01:40Bah oui, c'est impossible.
01:42Le mec, il s'entraîne tous les jours.
01:44Voilà.
01:44Et je crois qu'à l'Orient, s'ils avaient le niveau avant, peut-être un peu.
01:47Aujourd'hui.
01:48Mais bon, évidemment, ils ont le cœur et moi, je suis heureux.
01:50Et je te dis, je suis l'orienté.
01:52Je vais te dire un truc fou.
01:54Non, je ne vais pas le dire.
01:56Je n'ai pas le dit.
01:57En tout cas.
01:58Mais tu avais une petite culture football, non ?
02:00Il me semble que tu étais passé par Montpellier en tant que vrais joueurs, jeunes peut-être.
02:04Oui, à l'époque, j'avais un niveau DH, mais pas le niveau des mecs qu'on a vu aujourd
02:09'hui.
02:10Et tu as vu en face l'équipe des héros, là.
02:13D'où ils tombent derrière, j'en parlais.
02:14Van Buiten, Bras Toré.
02:16Qu'est-ce que tu veux faire, quoi ?
02:17Et ça ne rigolait pas.
02:18Ah, il ne rigolait pas vraiment.
02:19Il ne rigolait pas, bon.
02:21Mais bon, voilà, moi, j'ai rigolé.
02:23Je me suis amusé.
02:23Je suis fier d'être en Bretagne aussi.
02:26Et j'ai ramené le soleil de Montpellier.
02:28Et c'est une journée.
02:29Et je ne dis pas ça parce que c'est un interview et pour faire l'intéressant.
02:32Je le pense vraiment, que je ne m'oublierai pas.
02:34J'ai été ému en arrivant par ce qui s'est passé.
02:38Là, il est d'honneur et tout.
02:39J'avais l'impression d'être un joueur de l'équipe.
02:42C'est l'Orient, pour de vrai.
02:43Alors, quelque part, j'ai gagné la Coupe de France.
02:45Ce n'est pas faux.
02:46Mais, ouais, c'est un rêve d'enfant que j'ai réalisé il y a plus de 20 ans maintenant.
02:50Et aujourd'hui, voilà, il y a un week-end qui me dit, Rémi, tu veux rentrer ?
02:55Non, mais tu parles de moi, là.
02:57C'est énorme.
02:58Voilà, donc, ça m'a fait plaisir.
02:59Et c'était un moment.
03:00Merci pour cette vie, l'Orient.
03:01Merci, merci, merci.
03:02Merci à toi.
03:03Merci à toi.
Commentaires