00:00Bien sûr, je partage les préoccupations des agriculteurs qui sont confrontés à un double effet, l'augmentation du gasoil non
00:10routier et celui des engrais qui pèsent très lourdement sur la trésorerie des exploitations.
00:18Donc nous avons pris des mesures. D'abord, je voudrais dire que dans le budget de l'année 2026, l
00:26'affaiblissement de la fiscalité du GNR, c'est 1,3 milliard d'allégement fiscal sur le gasoil non routier.
00:35Nous y avons ajouté des mesures budgétaires supplémentaires la semaine dernière, vous le savez, si bien que l'État ne
00:44met pas un centime d'euros dans sa poche sur la fiscalité agricole, la fiscalité du carburant agricole.
00:51Donc l'effort est réel, mais évidemment, ça n'éteint pas l'augmentation du GNR qui va peser sur des
01:02exploitations qui sont déjà fragilisées, notamment dans le monde céréalier.
01:07Vous savez que les prix, les cours mondiaux sont bas, les coûts de production augmentent, donc on est face à
01:13un défi considérable.
01:15Défi considérable pour les agriculteurs eux-mêmes qui perdent de l'argent en produisant et défi considérable pour l'État
01:25aussi, puisque les engagements financiers pour compenser la totalité de cette hausse seraient considérables également.
01:35Donc ce que l'on peut dire à date, c'est que pas de fiscalité sur le GNR, pas un
01:43centime de la part de l'État sur la fiscalité du carburant agricole.
01:48Sur les engrais, je me bats à Bruxelles et j'ai rallié une majorité d'États membres autour de l
01:54'idée que dans cette période de guerre, car le monde est en guerre,
01:59il faut suspendre l'application de la taxe carbone le temps du conflit parce qu'on ne peut pas subir
02:04deux chocs aussi violents que l'augmentation des engrais et l'augmentation du GNR.
02:09Sous-titrage Société Radio-Canada
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