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  • il y a 2 jours
Tous les mardis, de 16h30 à 17h, LCP-Assemblée nationale prolonge la séance des Questions au Gouvernement en invitant des députés pour analyser les échanges intervenus dans l'hémicycle.

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Transcription
00:00Voilà donc pour cette séance de questions au gouvernement, c'est parti maintenant pour le débrief avec nos invités.
00:07Je vous présente Benjamin Lucas-Lundi, bonjour, député du groupe écologiste, élu des Yvelines, et Loïc Kervran, bonjour.
00:14Bonjour.
00:14Député du groupe Horizon, élu du Cher, c'est bien ça ?
00:17Tout à fait.
00:18Voilà. Et pour commencer, on va prendre la direction de la salle des 4 colonnes avec vous Marion Becker.
00:22Alors Marion, vous étiez dans l'hémicycle, dans les tribunes, on va dire, pour suivre cette séance de questions au
00:27gouvernement.
00:27Qu'est-ce que vous en avez retenu ?
00:29Eh bien Clément, aujourd'hui, l'hémicycle s'est échauffé au moment de la question d'Éric Coquerel sur les
00:34propos racistes à l'encontre du maire de Saint-Denis, Bali, Bakayoko.
00:38Le député a interpellé le gouvernement par ces mots, je cite, la honte, puis vous a alimenté la campagne raciste,
00:46et ce sous les applaudissements des insoumis et les huées du bloc central.
00:50Ces mots, Clément, ont électrisé l'hémicycle.
00:53Des propos immédiatement dénoncés par le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, qui a accusé Éric Coquerel de lui faire
01:00un procès d'entention.
01:01Le ministre qui a par ailleurs dénoncé ses propos racistes à l'encontre du maire de Saint-Denis.
01:07Et puis, à noter signe de cette tension, le Premier ministre qui répondait à une autre question quelques minutes plus
01:15tard, Sébastien Lecornu, a accusé les propos d'Éric Coquerel de participer à la banalisation du mal.
01:24Merci à vous Marion Becker, en direct de la salle des 4 colonnes, et c'est effectivement le sujet qui
01:29a animé cette séance de questions au gouvernement.
01:30Il y a eu plusieurs questions d'ailleurs posées sur ce sujet, et vu que le président du groupe GDR,
01:35Stéphane Peux, a interpellé le gouvernement là-dessus,
01:37et bien c'est le Premier ministre en personne, Sébastien Lecornu, qui lui a répondu. On va écouter un extrait
01:42de sa réponse.
01:43Et dès lors qu'il aura porté plainte, monsieur le président Stéphane Peux, je demanderai au préfet de Seine-Saint
01:48-Denis de se constituer parti civil à ses côtés,
01:51car une fois de plus, le racisme n'est pas une opinion, et donc c'est à la justice de
01:56dire le droit, et non pas au gouvernement, cela va s'en dire,
01:59et c'est à l'autorité judiciaire, le parquet puis le siège, d'établir les faits.
02:04Mais de cela aussi, le maire est un agent de l'État, et donc lui aussi doit veiller au respect
02:09du droit dans la commune,
02:09et ça, c'est évidemment pas la réponse à votre... Ce n'est pas la réponse au président Peux,
02:15mais au député Coquerel tout à l'heure, qui a tenté de faire croire qu'il y aurait une suspicion
02:20de racisme de la part du gouvernement de la République,
02:23et non, ce n'est pas vrai, on ne peut pas dire cela, c'est un mensonge, et vous participez
02:27justement, en disant cela, à la banalisation du mal.
02:31Et cette banalisation du mal et du racisme doit être combattue avec la même force et sans relâche.
02:38Benjamin Lucalendi, c'est une réponse en deux temps de la part du Premier ministre.
02:41D'un côté, le préfet, l'État, va se tenir aux côtés du maire s'il décide de déposer plainte
02:46contre CNews.
02:48Et puis il y a aussi l'autre côté de la réponse du Premier ministre, qui là, dit non, on
02:52ne peut pas dire que l'État est raciste
02:54quand il dit au maire qu'il doit respecter le droit. Comment vous réagissez à cela ?
02:59Je trouve que M. Lecornu, qu'on nous présente depuis des mois comme quelqu'un de pondéré, de modéré, de
03:06rassembleur,
03:06a perdu ses nerfs et a fait une forme de misérable récupération politicienne d'un sujet sur lequel nous devrions
03:11être unanimes
03:12à condamner le racisme qui s'est installé dans ce pays.
03:15C'est-à-dire que sa condamnation n'était pas assez franche à vos yeux ?
03:16Non seulement sa condamnation, elle est tardive, sa condamnation n'est effectivement pas assez franche.
03:20Il cherche d'ailleurs des excuses, des circonvolutions.
03:23Voilà, on pouvait dire les choses beaucoup plus nettement et beaucoup plus clairement qu'il ne l'a fait.
03:27Et ensuite, il renvoie le débat politique sur la gauche.
03:30Et on l'a vu d'ailleurs pendant toute cette campagne des municipales.
03:32Alors oui, il y a aujourd'hui un racisme d'atmosphère qui a été installé, qui ne vient pas de
03:35nulle part.
03:36Il y a eu une offensive des médias du groupe Bolloré.
03:38On a vu CNews, première chaîne raciste de France, mener une offensive indigne, abjecte, contre M. Bagayoko,
03:43mais pas seulement, contre tout un tas d'élus, élus de nos quartiers populaires notamment, mais pas seulement.
03:48Et puis, ça ne vient pas de nulle part.
03:49La loi immigration, elle vient d'où ?
03:51Le fait qu'on ait repris dans la loi le programme de Jean-Marie Le Pen, qu'on ait agité
03:55ces thèmes-là.
03:56Que pendant toute la campagne des élections municipales, la droite macroniste ait couru après l'extrême droite sur ces thèmes.
04:00Qu'elle ait inversé, finalement, l'arc républicain contre la gauche.
04:04Qu'elle ait glorifié un militant néo-nazi, M. De Ranque.
04:06Bref, tout ça a contribué à créer un climat qui est nauséabond et qui est dangereux.
04:10Le Premier ministre aurait dû reconnaître cette responsabilité et nous inciter à faire bloc pour combattre le racisme, les discriminations,
04:16la négrophobie, l'islamophobie qui se manifestent à l'égard d'élus de la République.
04:19Loïc Hervan, votre regard à vous sur cette réponse du Premier ministre ?
04:22Je crois qu'à la fois le Premier ministre, mais aussi le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez,
04:27ils ont eu tous les deux une réponse qui est très républicaine.
04:29Moi, je trouve qu'il y a beaucoup d'excès dans ce que dit mon collègue.
04:32En réalité, tous les deux, ils ont eu la réponse que devait avoir la République, en condamnant ses propos,
04:37en disant que le racisme n'était pas une opinion, mais un délit.
04:41Et c'est ça qu'il faut entendre aussi.
04:43Et moi, ce que je regrette, c'est qu'à force de dire que...
04:45Laurent Nunez parlait effectivement de propos ignobles et inacceptables tenus sur l'antenne de CNews.
04:49Et à force de mettre, comme certains font à gauche, tout sur le même plan,
04:52de dire que maintenant tout le monde en France est raciste, que le gouvernement est raciste, etc.,
04:56à force de crier au loup, on ne voit plus les vrais racistes,
04:59qui sont ceux qui se sont exprimés contre le maire de Saint-Denis, par exemple.
05:03Et je crois que ça, à la fin, ça fait du mal à notre démocratie.
05:07Il ne faut pas tout confondre.
05:08On ne peut pas dire que le gouvernement est raciste.
05:10On ne peut pas crier au loup comme ça, sans arrêt.
05:12Donc il n'y a pas de racisme d'État pour vous ?
05:14Il n'y a pas de racisme d'État.
05:15Il n'y a pas de racisme d'État.
05:17Le ministre de l'Intérieur a rappelé, dans la première question au début,
05:21il a eu des propos très fermes.
05:22Il a dit que l'État était en train d'analyser et poursuivrait les propos
05:26s'il s'était confirmé qu'ils avaient un caractère raciste, etc.
05:30Donc la réponse de l'État, elle est là.
05:32Il n'y a pas de racisme d'État.
05:33Benjamin Lucas, lundi, qu'est-ce que vous répondez à Loïc Kervan ?
05:37Parce qu'on a l'impression que c'est un peu un débat de sourds.
05:40Vous n'arrivez pas à échanger là-dessus ?
05:43Il y a quelque chose de terrible.
05:44Il y a un racisme systémique dans la société.
05:46Il faut le reconnaître.
05:47Il faut en prendre acte parce que c'est ce qui se passe aujourd'hui dans la société.
05:50Ce racisme, il est entretenu par les chaînes de télévision
05:53qui ne sont pas suffisamment combattues aujourd'hui par la puissance publique.
05:56CNews et M. Bolloré peuvent continuer à faire ce qu'ils veulent en France.
05:58Le gouvernement ne fait rien contre cela.
06:00Il y a un double standard insupportable.
06:01Il y a le droit.
06:03Quand le Premier ministre fait référence aux propos tenus par le maire
06:05vis-à-vis des fonctionnaires de la ville de Saint-Denis,
06:08le Premier ministre est là pour rappeler le droit.
06:10Rappelons ce qui s'est passé dans cette polémique.
06:12Vous avez une polémique agitée par la fachosphère et par CNews
06:15qui fait dire au maire de Saint-Denis ce qu'il n'a pas dit.
06:17Le maire de Saint-Denis dit
06:18« Je veux appliquer mon programme et je demande aux agents municipaux
06:20d'appliquer le programme pour lequel j'ai été élu. »
06:22C'est la base dans une démocratie.
06:23Quand vous votez pour des gens, c'est pour qu'ils appliquent leur programme,
06:25pour qu'ils mettent en oeuvre leurs propositions,
06:27pour qu'ils agissent au service du bien commun
06:30dans le respect des électrices et des électeurs
06:32qui les ont élus.
06:32Et M. le maire de Saint-Denis a été élu largement dans sa commune.
06:36Regardez le double standard.
06:37On a tout de suite un courrier du ministre de l'Intérieur,
06:40un courrier du ministre des Comptes Publics.
06:42Vous avez des maires Rassemblement National
06:44qui décrochent des drapeaux,
06:45qui se comportent comme des sagouins dans leur mairie.
06:47Et là, il n'y a rien.
06:48Le gouvernement se contente de quelques tweets.
06:49Je vois là un double standard qui ne vient pas de nulle part,
06:52qui vient d'une campagne qui a été menée
06:53pendant des mois pendant ces élections municipales
06:55où on a voulu inverser, créer un front républicain contre la gauche
06:58qui s'est vu dans les urnes.
06:59D'ailleurs, vous avez des maires aujourd'hui
07:00qui sont élus par des coalitions électorales
07:02qui vont du centre-droite jusqu'à la droite extrême de M. Zemmour.
07:05Et le gouvernement a contribué à orchestrer ça.
07:07Je prends les propos de Mme Berger.
07:08Je prends un certain nombre de propos aujourd'hui
07:10de membres éminents de ce gouvernement
07:11qui appellent en réalité à ce qu'on désigne pudiquement
07:14sous le terme d'union des droites,
07:15qui est en réalité un alignement de la droite jadis modérée
07:18sur l'extrême droite.
07:18C'est extrêmement dangereux et inquiétant.
07:20Un mot peut-être du climat politique global
07:22de ces élections municipales.
07:23Il n'y a pas de quoi en être fier, a dit en gros Sébastien Lecornu,
07:26au-delà de ce qui s'est passé vis-à-vis du maire de Saint-Denis.
07:29Comment vous jugez les choses ?
07:30Il y a eu des incidents un peu partout en France,
07:33des maires battus qui ont été parfois un peu bousculés,
07:37qui ont été insultés, voire humiliés.
07:39Oui, il y a deux choses.
07:40D'abord, la campagne elle-même, moi, je trouve,
07:42elle a été extrêmement violente, extrêmement difficile,
07:46extrêmement agressive dans beaucoup de territoires
07:47et je crois que ça a fatigué beaucoup de nos compatriotes.
07:50Et puis, il y a eu les scènes qu'on a vues, effectivement,
07:53au moment des passations de pouvoir, des maires, etc.
07:55Et moi, je vais vous dire,
07:56moi, je viens d'une circonscription rurale du centre de la France
07:59et que ces images-là, ces images-là,
08:01elles font monter l'extrême droite
08:03parce que ça donne cette impression
08:04qu'il y a des gens qui ne respectent pas la République
08:08et que finalement, en République,
08:10on peut violenter, agresser verbalement un élu sortant
08:15et ne pas respecter ce moment qui est très républicain,
08:17ce moment qui est très démocratique
08:19où quelqu'un perd et y passe la main.
08:21Pardon, mon cher collègue,
08:22mais qui a fait monter cette tension et cette violence
08:23dans la campagne électorale ?
08:25Ceux qui ont passé matin, midi et soir
08:27à expliquer qu'une partie de la gauche
08:28n'était pas républicaine,
08:29à expliquer qu'il ne fallait pas construire d'alliances
08:30et de rassemblement de la gauche,
08:31à stigmatiser, à injurier,
08:33notamment les listes insoumises,
08:34mais pas seulement,
08:35puisqu'on voit bien qu'après,
08:35ce sont aussi les écologistes
08:37qui ont pris la balle perdue,
08:38puis parfois même des socialistes
08:39que vous avez,
08:40vous personnellement,
08:41je ne sais pas ce que vous avez déclaré
08:42pendant la campagne municipale,
08:43mais traité de tous les noms.
08:44Ceux qui ont expliqué finalement
08:45que l'extra-droite était plus respectable,
08:47plus fréquentable qu'une partie de la gauche.
08:49Ceux qui ont accusé de communautarisme,
08:50de clientélisme,
08:51sans fondement,
08:52sans preuve des élus,
08:53du simple fait de la couleur de leur peau
08:54et du simple fait de leur étiquette politique.
08:55C'est ça qui a fait monter de l'attention
08:56et celles et ceux qui ne sont pas capables
08:58de reconnaître aujourd'hui
08:59qu'il s'est passé dans un certain nombre de villes
09:00un moment citoyen
09:01de réveil d'un certain nombre de quartiers populaires
09:03que vous regardez,
09:04là encore une fois,
09:05pas vous personnellement,
09:05mais votre famille politique,
09:06avec mépris,
09:07avec condescendance
09:08et parfois, pour certains,
09:09avec une pointe de néocolonialisme.
09:10Mais le moment citoyen
09:11et le réveil,
09:12ce n'est pas d'insulter le maire sortant,
09:14ce n'est pas de perturber
09:15sa passation de pouvoir.
09:16C'est passé à un moment citoyen.
09:17Mais c'est la signalisation
09:18d'une partie de la gauche
09:19qui a pu déclencher aussi
09:20des réactions de violence peut-être.
09:23Je crois qu'il y a à l'extrême gauche
09:25comme à l'extrême droite,
09:29des gens qui ont des comportements
09:31violents et parfois racistes.
09:32Moi, je déteste autant
09:33l'extrême droite
09:34et son apologie
09:36d'une France qui n'existe plus,
09:38d'une France un peu fantasmée,
09:39que les gens qui nous disent
09:40qu'il faut une nouvelle France.
09:42Mais en fait,
09:43ce qui compte,
09:43et le ministre de l'Intérieur
09:44l'a très bien dit,
09:45c'est la France d'aujourd'hui,
09:46elle est diverse.
09:48Heureusement,
09:48elle amène des gens de couleur,
09:50des gens qui sont issus
09:51de l'immigration,
09:52des gens qui ont
09:53telle et telle confession.
09:55Heureusement qu'elle amène
09:56tous ces gens
09:56à des postes de responsabilité,
09:58qu'elle les élit
09:59au poste de maire.
10:00Ça, c'est une belle France.
10:01Il n'y a pas besoin
10:02de voir ni la France d'avant
10:03ni la France d'après.
10:06Je suis au côté de la salle
10:06des 4 colonnes,
10:07je suis désolé,
10:08parce qu'on a un autre invité
10:09à entendre le vote,
10:11Stéphanie Despierre.
10:12Il s'agit d'Alexis Corbière.
10:13Alexis Corbière, bonjour.
10:14Vous avez interrogé le gouvernement
10:16sur les fermetures de classes.
10:18Est-ce que la réponse
10:19vous a convaincu ?
10:21Non, c'est une réponse
10:21de notaire.
10:22Je ne l'ai aucun mépris
10:23pour les notaires,
10:24mais comptable.
10:25On a une école aujourd'hui
10:26qui est en danger,
10:26qui en plus est fortement
10:27concurrencée aussi
10:28par l'école privée,
10:29avec des phénomènes
10:30que j'appelle
10:30de séparatisme scolaire.
10:31On voit bien les catégories
10:32sociales les plus favorisées
10:33mettent les enfants dans le privé.
10:34L'école publique se dégrade.
10:35Moi, je suis un élue
10:36de Saint-Saint-Denis.
10:37Il y a des investissements
10:38en moins dans Saint-Saint-Denis.
10:39Et la rentrée prochaine,
10:40au nom d'une baisse démographique,
10:42mais dois-je rappeler
10:42qu'on est quand même
10:44le pays d'Europe
10:44qui a le plus d'élèves par classe,
10:4625 en moyenne,
10:47alors que c'est 21
10:48dans le reste de l'Europe.
10:49Et on pourrait profiter
10:49de cette baisse démographique
10:50pour un peu corriger,
10:52créer des brigades
10:52de remplacement.
10:53Et là, il y a
10:543 250 suppressions de postes
10:56dans le public.
10:57C'est 4 000 en tout
10:58avec le privé
10:58qui frappent alors
10:59centres urbains
11:00comme villages, etc.
11:01Et qui va détériorer
11:02les conditions de travail.
11:04Pour vous, la démographie,
11:05ce n'est pas un argument.
11:06Le ministre vous a répondu
11:07et vous a dit
11:07depuis 2017,
11:08on a perdu 600 000 élèves
11:10dans le premier degré
11:11et on a créé
11:1116 500 postes.
11:14Je peux lui répondre
11:14à ce que l'école publique
11:15va mieux.
11:15On a toujours les enseignants
11:16les moins bien payés.
11:17On a toujours
11:17une concentration de difficultés.
11:19Je parle là
11:19comme élu de Saint-Saint-Denis.
11:21On a quand même
11:21des niveaux de classe
11:22particulièrement élevés.
11:23On a des effets d'optique
11:25dus aussi,
11:25on se souvient,
11:26à des divisions de classe
11:28qui ont été mises en place
11:29à l'époque.
11:30C'était par M. Blanquer.
11:31Mais je veux dire,
11:32regardons la réalité.
11:33Je sais que votre chaîne
11:34le fait ou d'autres.
11:35Dans les quartiers populaires,
11:36ce n'est pas vrai
11:36que l'école publique
11:37déborde de moyens.
11:38On a mis en place
11:38des politiques inclusives.
11:39J'applaudis.
11:40Mais il y a 13% des enfants
11:41qui bénéficient
11:42d'un dispositif
11:43qui devraient leur donner droit
11:44à avoir un soutien
11:45qui n'y ont pas droit par exemple.
11:46On a des AESH,
11:47ces personnels
11:48qui sont très précarisés.
11:49C'est ce que j'appelle
11:50la réponse de notaire.
11:51Alors qu'on pourrait avoir
11:52une opportunité
11:53du fait de cette baisse
11:54d'améliorer,
11:55ils profitent pour dégrader.
11:56Merci beaucoup.
11:57Et merci à vous Stéphanie Despierres.
11:58Loïc Avran,
11:59la question d'Alexis Corbière
12:00est portée sur les fermetures
12:01de classes en Seine-Saint-Denis.
12:03Mais les zones rurales
12:04sont toutes aussi concernées
12:05par cette baisse
12:05de la démographie.
12:06c'était le choix
12:07du groupe Horizon
12:08de poser une question là-dessus
12:10aussi et de contester
12:11la politique gouvernementale
12:12parce que la réalité,
12:13c'est que c'est une gestion
12:13à la petite semaine
12:15que fait le gouvernement.
12:16Donc vous êtes d'accord
12:16avec Alexis Corbière ?
12:17Je suis d'accord avec lui.
12:18C'est une gestion
12:19à la petite semaine
12:20de l'avenir de nos enfants
12:21et de l'avenir de nos territoires.
12:22Moi, j'ai encore 14 fermetures
12:24qui sont prévues
12:25par l'éducation nationale
12:26sur ma circonscription
12:27et des fermetures absurdes.
12:29J'ai des communes
12:29qui ont investi
12:302,4 millions d'euros
12:32il y a 3 ans
12:32pour refaire l'école
12:33avec l'accord
12:34de l'éducation nationale
12:35à 7 classes.
12:36Ils ont fermé déjà une classe
12:37il y a 2 ans.
12:38Ils en referment une là.
12:39Mais c'est un gaspillage
12:40d'argent public.
12:41C'est incroyable.
12:42Mais c'est-à-dire
12:43qu'il faut faire quoi ?
12:44Il faut réduire
12:45le nombre d'élèves par classe
12:46pour mieux les prendre en charge
12:48et assumer de dépenser
12:49du coup davantage d'argent
12:50pour l'éducation ?
12:51Mais oui, et il faut surtout
12:52avoir de la concertation
12:53avec les élus.
12:54Il n'y a aucune concertation
12:55avec les élus.
12:56Tout est géré
12:56d'une année sur l'autre,
12:57d'un mois à l'autre.
12:59Ça fait des années
13:00et c'était le sens
13:01de notre question
13:01qu'on nous promet
13:02un peu de visibilité aussi.
13:04Les élus locaux, les maires,
13:05eux, ils doivent organiser
13:06les transports scolaires,
13:07savoir s'il y a la cantine
13:08à organiser ou pas
13:09pour la rentrée prochaine.
13:10On ne peut pas fonctionner
13:11comme ça,
13:11on ne peut pas continuer
13:11à fonctionner comme ça.
13:12Benjamin Lucas,
13:13je vous vois hocher de la tête.
13:13Vous êtes d'accord
13:14avec Loïc Herbron ?
13:15Bien sûr.
13:15J'ai presque envie
13:16de faire une proposition
13:17à mon collègue.
13:17C'est parce qu'on considère,
13:18je pense, vous et moi,
13:19que l'école de la République
13:20est indispensable
13:21pour tout l'édifice républicain
13:23et en réalité démocratique.
13:24Il n'y a pas de pays
13:25qui tient debout,
13:25il n'y a pas de République
13:26qui tient debout sans l'école.
13:27Peut-être pourrions-nous ensemble
13:28déposer une motion de censure
13:29pour faire tomber ce gouvernement
13:29et l'obliger à revenir
13:30sur ces propositions
13:31de fermeture de classes
13:32pour imposer un moratoire
13:33sur les fermetures de classes
13:34qu'on arrête dans nos territoires,
13:36quartiers populaires et ruralités.
13:38Moi, j'ai une circonscription
13:39très diverse
13:40du point de vue des territoires
13:41et des sociologies.
13:42On doit arrêter le massacre.
13:44On a aujourd'hui
13:45une éducation nationale
13:46des enseignantes et des enseignants
13:47des personnels éducatifs
13:48en souffrance.
13:49On a des familles
13:49qui sont inquiètes,
13:50qui sont angoissées.
13:51Il faut remettre à plat
13:52la question éducative.
13:53Il y a la question des moyens.
13:54Il y a la question aussi
13:55de la disproportion de moyens
13:56entre le public et le privé.
13:58et l'avantage qui est donné
13:59aujourd'hui au privé
14:00par rapport au public.
14:01Il y a la question fondamentale
14:03aussi de la façon
14:03dont on organise l'école,
14:04le temps scolaire.
14:05Tout ça ne peut pas se faire
14:06avec une baisse des moyens
14:07et avec Alexis Corbière
14:08parlait de notaire,
14:08moi je dirais,
14:09de tableur Excel.
14:10On n'a pas un ministre
14:10de l'éducation nationale,
14:11on a un tableur Excel.
14:12Donc c'est sympathique.
14:13Il vient nous expliquer,
14:14vous savez,
14:14il y a une telle déconnexion.
14:16On dit au ministre,
14:16ça ne va pas,
14:17ça craque de partout
14:18dans l'école de la République.
14:19Et il nous dit,
14:19oui, mais la moyenne est bonne,
14:20les chiffres par rapport
14:21à je ne sais qu'à
14:22l'autre pays européen,
14:23c'est bon.
14:23Mais en fait, non.
14:24Ce qu'on vit sur le terrain,
14:25tous, comme élus,
14:26comme parents,
14:27comme enseignants,
14:28ce qu'on vit tous,
14:28c'est que l'école aujourd'hui,
14:29elle craque
14:30et que donc on ne peut pas
14:31se comporter en petit expert comptable
14:32de l'éducation nationale.
14:34On va passer à notre troisième thème
14:36qui a animé cette séance
14:37de questions au gouvernement,
14:38celui de la flambée
14:39des prix de l'essence
14:40liée évidemment à cette guerre
14:42contre l'Iran
14:42déclenchée par Donald Trump.
14:44On va écouter un extrait
14:45de la réponse de Maude Bréjean,
14:46la porte-parole du gouvernement
14:47qui a été interpellé
14:48par Sylvie Bonnet
14:49de la droite républicaine.
14:51Vous le savez,
14:52on a d'abord aidé
14:54les urgences
14:55qui ont été face à nous,
14:56les agriculteurs,
14:57les pêcheurs
14:57pour qui il n'était plus rentable
14:59d'aller en mer,
15:00les transporteurs
15:01qui étaient confrontés
15:02à des réelles difficultés.
15:03Pour autant,
15:04toutes ces aides nécessaires
15:05n'épuisent pas
15:06la question des travailleurs
15:08qui roulent beaucoup
15:09et vous l'avez dit
15:10à juste titre,
15:12on pense aux infirmières,
15:13on pense aux aides-soignantes
15:15et des aides
15:16dédiées,
15:17spécifiques,
15:18ciblées,
15:19bornées dans le temps
15:20sont actuellement à l'étude.
15:22Alors avant d'avoir
15:23vos positions à vous
15:24sur comment atténuer
15:26l'impact de ce choc pétrolier,
15:27on va voir
15:28les positions
15:28du Rassemblement National
15:30avec votre invitée,
15:31Stéphanie Despierre.
15:33Alors Clément,
15:34c'est Marion
15:34qui vous répond.
15:36Je suis effectivement
15:37avec Jean-Philippe Tanguy.
15:38Vous avez entendu
15:39la ministre
15:40sur ces aides
15:41ciblées,
15:42ces aides spécifiques
15:43et l'électrification.
15:44Est-ce qu'elle répond
15:45en partie aux attentes
15:46de certains professionnels
15:47de santé ?
15:48Est-ce un premier pas
15:49que la ministre,
15:50que le gouvernement
15:51fait vers vos demandes
15:52d'aide justement
15:53face à la hausse
15:54des carburants ?
15:54Absolument pas,
15:55on n'est pas du tout
15:56dans l'échelle
15:57des mesures nécessaires.
15:58Le choc pétrolier
15:59actuel,
16:00c'est déjà 0,3 point
16:01de PIB
16:03de richesse
16:03qui va partir
16:04dans la nature
16:05parce qu'ils n'ont pas
16:06pris les mesures nécessaires.
16:06Donc la seule façon
16:08de conjurer ce choc,
16:10c'est de baisser les taxes
16:11c'est d'envoyer un signal
16:12économique très fort
16:13aux ménages
16:13et aux entreprises
16:14et par ailleurs
16:15il y a comme la libération
16:16des stocks
16:16qui pose un vrai problème
16:18en particulier
16:18pour les professionnels
16:19parce qu'il est très facile
16:19d'utiliser les stocks
16:21pour les pêcheurs,
16:22les agriculteurs,
16:23le BTP,
16:24le transport routier,
16:24tout ça est très facile.
16:26La réalité c'est que le gouvernement
16:27ne veut pas intervenir
16:27contre le lobby pétrolier.
16:29Vous entendez aussi
16:30cette réponse du gouvernement,
16:31ces stocks,
16:32ce sont des stocks stratégiques
16:33qui doivent servir
16:33en cas d'urgence.
16:35Est-ce qu'on est là aujourd'hui
16:36dans une situation
16:36d'urgence pour les Français ?
16:38Bien sûr qu'on est
16:39dans une situation d'urgence
16:39les Françaises et les Français
16:40ont déjà payé le choc
16:42de l'inflation
16:43après le Covid
16:43et après l'Ukraine.
16:44La consommation est très fragile,
16:46les entreprises sont déjà fragiles
16:47dans le transport,
16:48dans la pêche,
16:49l'agriculture,
16:49évidemment le BTP aussi.
16:51Donc le gouvernement
16:51n'a même pas conscience
16:52de l'état de fragilité
16:54dans lequel il a mis le pays
16:55et c'est pour ça
16:55qu'il est dans le déni aussi.
16:56Il ne veut pas intervenir
16:57parce qu'il ne veut pas voir
16:58son propre bilan
16:58qui est désastreux
16:59et ça me désole
17:01de devoir le dire.
17:02Merci à vous.
17:02Merci Jean-Philippe Tanguy.
17:04Merci à vous Marion Becker.
17:05Loïc Kervan,
17:06vous connaissez bien
17:07les questions de défense.
17:08Quand on parle
17:09de stocks stratégiques,
17:10c'est destiné à quoi ?
17:11Est-ce qu'on peut les utiliser
17:12dans le contexte actuel
17:13comme le réclame
17:14le Rassemblement national ?
17:15Non mais là,
17:15le gouvernement a raison
17:16d'avoir libéré
17:17une petite partie
17:18mais de garder l'essentiel
17:19parce qu'on voit bien
17:20que dans l'environnement mondial,
17:22ça serait irresponsable
17:23de ne plus avoir
17:24de stocks stratégiques
17:25en ce moment.
17:26En plus,
17:26on ne sait pas
17:26combien de temps
17:27la réalité,
17:28la crise va durer.
17:29Après, moi,
17:29ce qui m'intéresse
17:30c'est que Maude Bréjean
17:31a dit
17:31la réponse du gouvernement
17:32jusqu'à maintenant,
17:33ça n'épuise pas le sujet.
17:34Eh bien, heureusement
17:35parce qu'il reste
17:36beaucoup de sujets
17:36à traiter.
17:37Lesquels ?
17:38Le bâtiment,
17:39les travaux publics,
17:41les agriculteurs,
17:42les 4 centimes,
17:432 centimes,
17:44ils ont pris 70 centimes
17:45d'augmentation
17:46sur le GNR.
17:47On ne peut pas
17:47se satisfaire.
17:48Le gaz routier ?
17:49Voilà,
17:50le carburant
17:50qui est utilisé,
17:51en fait,
17:52qui porte le nom
17:53de GNR,
17:54qui est utilisé
17:54par les agriculteurs
17:55dans leurs engins agricoles.
17:57On ne peut pas
17:57se satisfaire
17:58du niveau de réponse
17:59actuel du gouvernement.
18:00C'est insuffisant.
18:02Il faut des mesures ciblées
18:04sont à l'étude,
18:05a dit Maude Bréjean.
18:05Il faut des mesures ciblées
18:06pour quoi,
18:07pour qui ?
18:07Parce qu'en fait,
18:08il y a plein de professions
18:08qui sont concernées.
18:09On peut parler des infirmières
18:10qui vont à domicile.
18:12Beaucoup de gens ont besoin
18:13de leur voiture au quotidien.
18:15Oui.
18:15Ils ne peuvent pas faire sans.
18:16Oui.
18:17Et moi,
18:17j'aurais rêvé
18:18qu'on ait fait
18:18pendant le budget
18:19les efforts financiers,
18:22budgétaires nécessaires
18:22pour avoir de la marge
18:24de manœuvre
18:24pour traiter
18:26ce genre de crise.
18:27En réalité,
18:27là,
18:27on est aussi
18:29l'accord de coût
18:29parce qu'on n'a plus
18:30une marche
18:30parce qu'on n'a pas
18:31fait les efforts avant.
18:32C'est ça qui est dommage.
18:34Benjamin-Luc Alain dit,
18:34c'est quoi la position
18:35des écologistes là-dessus ?
18:36Parce que là,
18:36on parle de pétrole.
18:37Vous n'êtes pas favorable
18:38au pétrole.
18:39Donc,
18:39qu'est-ce qu'il faut faire
18:40pour ces automobilistes
18:41qui dépendent aujourd'hui
18:42de voitures thermiques ?
18:43Non,
18:43mais d'ailleurs,
18:43on ne sortira pas
18:44de la dépendance au pétrole
18:45cette semaine.
18:46Donc,
18:46les gens qui vont déposer
18:47leurs enfants à l'école
18:48cette semaine,
18:48qui vont aller au travail
18:49cette semaine,
18:50dans les mois et les années
18:50qui viennent,
18:51ont besoin de mettre
18:52du carburant dans la voiture.
18:53Donc,
18:53votre position,
18:53elle n'est pas dogmatique
18:55en la matière,
18:56si je puis dire.
18:56Il y a une palette
18:58de réponses.
18:59D'abord,
18:59il y a les réponses d'urgence.
19:00Vous savez qu'on a défendu
19:01dans le programme
19:01du Nouveau Front Populaire
19:02le blocage des prix.
19:04Il y a aujourd'hui
19:04des super profits.
19:06Il y a des gens
19:06qui s'enrichissent de la crise.
19:07Le lobby pétrolier
19:08s'enrichit pendant la crise.
19:10Total Energy,
19:10qui par ailleurs
19:12pactise avec M. Trump
19:13pour arrêter
19:13la transition écologique
19:14et stopper les projets
19:15d'éoliens offshore,
19:16se fait de l'argent,
19:17s'enrichit
19:18et ses actionnaires
19:19avec lui
19:19sur le dos de la crise.
19:20Donc,
19:20il y a les réponses d'urgence
19:21pour bloquer les prix,
19:22pour assurer rapidement
19:24une baisse des prix
19:25à la pompe
19:25parce que ça devient
19:26pas,
19:27c'est devenu insupportable,
19:29étouffant pour les Français
19:29et les Français,
19:30encore une fois,
19:30qui travaillent,
19:31qui déposent leurs enfants
19:32à l'école.
19:33Et puis,
19:33sur le moyen et le long terme,
19:35ce sera l'un des grands débats
19:36de l'élection présidentielle
19:37de 2027.
19:38Comment nous sortons
19:38de notre dépendance
19:39aux énergies fossiles ?
19:40Et là,
19:40le retard pris par la France
19:42ces dernières années,
19:42pas que par la France d'ailleurs,
19:44est criminel.
19:44Comment nous sortons
19:45de la dépendance
19:46au gaz de M. Poutine ?
19:47Comment nous sortons
19:48de la dépendance
19:48au pétrole
19:50qui provient
19:50de zones dans le monde
19:53qui sont aujourd'hui
19:53des zones dangereuses
19:54avec des conflits ?
19:55Vous avez raison de le dire,
19:56nos collègues ont raison de le dire.
19:56On ne sait pas
19:57combien de temps
19:57tout cela va durer.
19:58La folie belliqueuse
19:59de M. Trump
19:59et de M. Netanyahou
20:00n'a aucune limite
20:01et donc on ne sait pas
20:02combien de temps
20:03tout cela va durer.
20:04Il faut donc s'organiser,
20:05planifier une sortie
20:06de notre dépendance
20:06aux énergies fossiles.
20:09Blocage des prix
20:10dit Benjamin-Luc Elundi.
20:11Vous lui répondez quoi ?
20:13Moi, à titre personnel,
20:14je pense que nous devrions
20:15pouvoir utiliser la taxation
20:17pour que la hausse
20:18elle soit modérée finalement.
20:20Il y a un monde...
20:21Une TIPP flottante,
20:22en gros faire varier
20:23la fiscalité
20:24en fonction de l'augmentation
20:26du prix du pétrole.
20:27Oui, parce qu'il y a un monde
20:28dans lequel l'État
20:29peut ne pas renoncer
20:31aux recettes
20:32qu'il avait prévues
20:32dans le budget.
20:34Il peut même
20:34continuer à gagner un peu plus
20:36mais il peut quand même
20:37utiliser un mécanisme
20:38d'amortissement.
20:39Parce que vous le disiez
20:40à juste titre,
20:41on voit bien que
20:42chaque jour qui passe
20:43on rajoute une nouvelle profession.
20:44Je vous...
20:46Sur cette question,
20:47Daniel Labaronne
20:48qui était à votre place
20:48tout à l'heure
20:49dit oui mais le problème
20:49c'est que peut-être
20:50qu'il y aura quelques recettes
20:51fiscales en plus sur l'essence
20:52mais cette crise économique
20:54qui se profile
20:55liée à ce choc pétrolier
20:56va impacter lourdement
20:58les recettes fiscales
20:59globales de l'État.
21:00Bien sûr.
21:01Donc il y a un manque
21:01à gagner global.
21:02Bien sûr.
21:03C'est pour ça que moi
21:04je conteste absolument
21:05l'idée selon laquelle
21:06l'État serait un profiteur
21:08de crise.
21:08Mais je dis qu'il y a
21:09sans doute une marge
21:10parce que là
21:11ça devient insupportable.
21:12Moi je suis élu
21:12dans une circonscription rurale.
21:14Nous la voiture
21:15c'est tous les jours
21:16c'est pour aller à l'école
21:17comme le disait justement
21:18mon collègue
21:18mais c'est pour aller au travail
21:20tous les jours
21:20pour aller chez le médecin.
21:21Et moi je vais vous dire
21:22au fond
21:22c'est que je préférerais
21:24qu'on puisse utiliser l'argent
21:25qu'on aurait économisé
21:26dans le budget
21:27pour défendre la France
21:28qui travaille
21:28que de se retrouver
21:29dans une situation
21:30où on dit
21:31il n'y a plus d'argent
21:31on ne peut pas aider.
21:32Et sur ce que disait
21:33Benjamin Lucas
21:34Total
21:34on sait que Total
21:35a réalisé des profits records
21:37quand il y a eu
21:37une flambée aussi
21:38des prix de l'énergie
21:39au moment du déclenchement
21:40de la guerre en Ukraine.
21:42Vous attendez quoi
21:43de Total aujourd'hui ?
21:44Par exemple
21:44ils ont plafonné
21:45les prix de l'essence
21:45jusqu'à aujourd'hui
21:47ça s'arrête demain.
21:49Vous attendez un geste
21:50de la part du groupe pétrolier ?
21:51Moi je pense que Total
21:51a fait un geste important
21:52moi je vais vous dire
21:53dans ma circonscription
21:54les stations Total
21:55c'est celles qui sont
21:56où vous avez des fils
21:57de voitures interminables
21:59parce que ce sont celles
22:00qui ont les prix
22:00le plus bas
22:01alors je veux bien
22:02qu'on stigmatise
22:03une entreprise en particulier
22:04Mais ça s'arrête demain
22:05les profits de Total
22:06ne s'arrêteront pas demain
22:07le geste s'arrête demain.
22:08Ce qu'ils ont fait
22:09jusqu'à aujourd'hui
22:09et j'espère qu'ils vont
22:11le reconduire
22:12c'est plutôt exemplaire
22:13par rapport à ce que
22:14d'autres n'ont pas fait
22:16et moi c'est ce que
22:17j'observe chez moi
22:17en tout cas
22:18c'est dans ces stations
22:19Total que les gens vont
22:20parce que c'est là
22:20que c'est le moins cher
22:21c'est très basique
22:22mais c'est comme ça.
22:23J'entends ce discours
22:23sur ils ont fait un geste
22:25pardon on est parlementaire
22:26on fait la loi
22:27on incarne à notre façon
22:29l'intérêt général
22:30de la République
22:30on ne fait pas la manche
22:31auprès de Total
22:31et des pétroliers
22:32on ne vient pas faire la quête
22:33en demandant s'il vous plaît
22:34un petit geste
22:35et puis en étant dépendant
22:35de leur bon vouloir
22:36nous devons organiser
22:37planifier la protection
22:39effectivement des Françaises
22:40et des Français
22:40qui ont besoin de leur voiture
22:41pour aller travailler
22:41ou pour aller chercher un emploi
22:42pour aller déposer leurs enfants
22:44à l'école
22:44que sais-je
22:44l'usage automobile
22:46il est pluriel
22:47et il est nécessaire
22:48aujourd'hui dans beaucoup
22:49beaucoup de nos territoires
22:50et il y a matière à agir
22:51et puis évidemment
22:52il faut là agir
22:53sur les super profits
22:54les super dividendes
22:57la recette fiscale
22:58qui permet de faire fonctionner
23:00nos solidarités
23:01nos services publics
23:01je suis pour
23:02simplement
23:02l'Espagne a fait
23:03un système aujourd'hui
23:05qui a permis de baisser
23:05un certain nombre d'impôts
23:06sur l'électricité
23:07notamment au gouvernement de gauche
23:09je pense qu'on a besoin
23:09d'y réfléchir aussi
23:10je partage avec vous
23:11je pense que le blocage des prix
23:12est la mesure la plus rapide
23:13la plus efficace
23:14la plus pertinente
23:15qui permet aujourd'hui
23:16de dire aussi
23:17à un certain nombre
23:18d'intérêts particuliers
23:19de multinationales
23:20qui se font de l'argent
23:21sur le dos de la crise
23:21que tout n'est pas possible
23:22que moralement
23:23dans une période
23:23comme celle que nous vivons
23:24il faut que chacun fasse un effort
23:25et d'abord
23:26ceux qui peuvent le plus
23:27on va peut-être passer
23:28à notre dernier thème
23:30d'actualité
23:31alors qu'il n'est pas lié
23:31à cette séance de questions
23:32au gouvernement
23:32mais à ce qui va suivre
23:33sur l'antenne d'LCP
23:34dans quelques minutes
23:35dans quelques instants
23:36la commission d'enquête
23:37sur l'audiovisuel public
23:38qui va donc auditionner
23:40trois personnalités
23:41du monde de la télé
23:42Stéphanie Despierre
23:43et alors c'est un peu surprenant
23:44peut-être
23:44pour ceux qui n'ont pas suivi
23:45les travaux dans le détail
23:46il s'agit de Michel Toriquière
23:48Jacques Cardos
23:49et Patrick Sébastien
23:50pourquoi auditionner
23:51ces trois personnalités-là
23:52alors c'est vrai
23:53que c'est assez surprenant
23:54parce que vous l'avez dit
23:55Patrick Sébastien
23:56et Michel Toriquière
23:57sont des animateurs
23:58de télévision
23:59ils animent
24:00ou ils animaient
24:01pour Patrick Sébastien
24:02des émissions
24:04de divertissement
24:05Jacques Cardos
24:05lui est plutôt
24:06un journaliste
24:07il a travaillé longtemps
24:08comme rédacteur en chef
24:09il a travaillé
24:10à complément d'enquête
24:11et lui-même l'a dit
24:12il ne comprend pas vraiment
24:13pourquoi il est auditionné
24:15avec ses deux autres personnalités
24:17puisque juste avant
24:18cette audition
24:19tout à l'heure
24:19en début d'après-midi
24:20il y avait une audition
24:21de David Pujadas
24:22et d'autres dirigeants
24:23de France Télévisions
24:24mais de dirigeants
24:25spécifiquement liés
24:26à l'information
24:27au journalisme
24:28donc on verra
24:28ce que va donner
24:29cette audition
24:30qui va commencer
24:31dans quelques minutes
24:33elle devrait durer
24:34peut-être deux heures
24:35peut-être trois heures
24:36selon la teneur des débats
24:38Merci à vous Stéphanie Despierre
24:40Benjamin Lucalindi
24:40vous êtes à la commission
24:41des affaires culturelles
24:42vous traitez des questions
24:43liées à l'audiovisuel public
24:44quel regard
24:45portez-vous sur les travaux
24:46de cette commission d'enquête
24:47qui font beaucoup
24:48beaucoup réagir
24:49notamment sur les réseaux sociaux
24:50Ce n'est pas une commission d'enquête
24:52c'est un tract ambulant
24:53contre le service public
24:54de l'audiovisuel
24:55et en réalité
24:56sans doute
24:56au service de M. Bolloré
24:58et de ses intérêts
24:58on l'a vu
24:59dans les différentes auditions
25:00et d'ailleurs
25:01le simple fait
25:02que les personnes auditionnées
25:03cet après-midi
25:03n'aient pas grand-chose
25:04à voir entre elles
25:04montre bien à la fois
25:06la volonté pour le rapporteur
25:08d'attirer la lumière
25:09et de déverser sa propagande
25:11contre le service public
25:12et puis de faire une espèce
25:13de grand n'importe quoi
25:13je pense que
25:14puisqu'on parle de l'audiovisuel public
25:16et de l'argent des français
25:16je pense que
25:17l'argent des français
25:19le travail de l'Assemblée nationale
25:20serait mieux employé
25:21à répondre aux préoccupations
25:22du quotidien
25:23y compris aux préoccupations
25:24de pluralisme dans les médias
25:25de combat contre des chaînes
25:27aujourd'hui
25:27qui sont des chaînes
25:28de propagande réactionnaire
25:29et raciste
25:29du groupe Bolloré
25:31plutôt que d'aller là
25:32faire ce qui est fait
25:33depuis quelques mois
25:34qui est assez grotesque
25:35et qui ne sert pas
25:35l'image de notre Parlement
25:37mais une commission d'enquête
25:38c'est un rapporteur
25:39en l'occurrence
25:39le député UDR Charles Lalonde
25:41mais aussi un président
25:42là il s'agit de Jérémy Patrier-Lettius
25:44du groupe Horizon
25:47comment jugez-vous
25:47la façon dont il préside les débats
25:49parce qu'à vous entendre
25:50vous ne vous appréciez pas forcément
25:51du coup
25:52oui je trouve que
25:53tout cela est assez grotesque
25:55voilà
25:56il devrait mieux cadrer les débats
25:57on va passer deux heures
25:57cet après-midi
25:58avec Patrick Sébastien
25:59à l'Assemblée nationale
25:59pour parler de l'avenir du pluralisme
26:00je n'ai rien contre Patrick Sébastien
26:01ça m'arrive même
26:03l'été en camping
26:04de chanter ses chansons
26:04mais enfin franchement
26:06il n'y a pas plus urgent à faire
26:07on parle de choc pétrolier
26:08on parle aussi de grands défis
26:09pour notre démocratie
26:09de la montée du racisme
26:10dans notre pays
26:11et on a là des gens
26:12qui décident de s'acharner
26:14sur l'audiovisuel public
26:15de façon assez gratuite
26:16on l'a vu d'ailleurs
26:16il y a eu beaucoup de polémiques
26:18et qui veulent en réalité quoi
26:19faire du buzz
26:19ce qui me fait doucement rire
26:21un peu de façon amère
26:22c'est qu'on n'arrête pas de dire
26:23qu'il y aurait une partie des élus
26:24dans cet hémicycle
26:25qui serait là pour les vidéos TikTok
26:26etc
26:26et là on a l'extrême droite
26:28et la droite radicalisées
26:29qui ne font ça que pour faire
26:34qu'en votre regard
26:35sur cette commission d'enquête
26:36sur l'audiovisuel public
26:38et la façon dont elle est présidée
26:39par Jérémy Patrielle
26:40Oui, mon collègue a beaucoup parlé
26:41du comportement du rapporteur
26:43moi je veux vraiment saluer
26:45le travail que fait le président
26:46de cette commission
26:46parce qu'il est dans un contexte
26:48extrêmement difficile
26:50extrêmement médiatique
26:51où clairement toute une partie
26:53de l'extrême droite
26:54de la classe politique
26:55essaye d'utiliser ce qui se passe
26:57dans cette commission
26:59à des fins électoralistes etc
27:01et lui il arrive à maintenir une ligne
27:03où il protège à la fois
27:05la rigueur de l'enquête
27:07qui est en train d'être menée
27:09par cette commission
27:10des auditions etc
27:11et l'image de l'Assemblée nationale
27:13parce qu'une commission d'enquête
27:15c'est pas n'importe quoi
27:16on s'adresse pas n'importe comment
27:18aux gens qu'on auditionne
27:19on ne les violente pas
27:20on ne les insulte pas
27:21et lui il arrive à marcher
27:23sur cette corde raide
27:24et je veux vraiment
27:25lui rendre hommage à lui
27:26Jérémy Patrielle Etus
27:27président de cette commission
27:28Donc vous ne partagez pas du tout
27:29le même regard
27:30elle va être utile
27:31elle va apporter quelque chose
27:32à vos yeux cette commission d'enquête
27:33vous pensez qu'il peut en sortir
27:34quelque chose de positif
27:36pour l'audiovisuel public ?
27:37Moi je crois que
27:38de manière générale
27:39la transparence
27:40le débat public
27:41faire ces débats
27:43au vu et au su de tout le monde
27:44c'est toujours bénéfique
27:45c'est toujours mieux
27:46que de continuer
27:47avec des on-dit
27:48avec des théories du complot
27:50avec des imaginations
27:51de je ne sais quoi
27:52et ce travail là
27:54il est important
27:54au moins pour ça
27:56Benjamin-Luc Alain dit
27:57une commission d'enquête
27:58à la fin
27:59elle doit voter
28:00elle doit adopter
28:01un rapport public
28:02ce sont ses conclusions
28:04il va être adopté
28:05le rapport là
28:05vous pensez ?
28:06parce qu'on voit bien
28:07qu'il y a
28:08de grandes tensions
28:09entre les membres
28:09de la commission d'enquête
28:11je ne crois pas
28:12je ne vois pas comment
28:14il est possible
28:14d'adopter
28:15un rapport
28:17écrit par un rapporteur
28:18dont on a vu
28:19je ne remets pas en cause
28:20la présidence
28:20je n'ai pas suivi
28:21l'ensemble des auditions
28:22de cette commission
28:23mais un rapporteur
28:24dont on a vu
28:25qu'il n'était pas là
28:26pour établir
28:26je ne sais quelle vérité
28:27on a un rapporteur
28:29de cette commission
28:29qui est membre du parti
28:31de monsieur Ciotti
28:31allié de madame Le Pen
28:32et de monsieur Bardella
28:33qui est là pour suivre
28:34un agenda politique
28:36de lutte contre
28:37l'audiovisuel public
28:37pour le démanteler
28:38c'était d'ailleurs
28:39le projet de madame Dati
28:39quand elle était encore
28:41ministre de la culture
28:41avant d'être balayée
28:42aux élections municipales
28:44il y a un vieux projet
28:45finalement de la droite
28:45dans ce pays
28:46de démanteler
28:46de casser les services publics
28:47partout y compris
28:48dans l'audiovisuel public
28:49et l'extrême droite
28:49elle a une haine viscérale
28:51du service public audiovisuel
28:53de son indépendance
28:54de son pluralisme
28:55elle veut Bolloré partout
28:57elle veut CNews partout
28:58et bien ça
28:59c'est évidemment pas possible
29:00et donc je ne vois pas
29:01comment nous pourrions
29:01nous allier aux conclusions
29:02d'un rapporteur
29:03qui est un rapporteur partisan
29:05ça arrive d'être partisan
29:06à l'Assemblée Nationale
29:07mais qui est un rapporteur
29:07qui joue contre l'intérêt général
29:08et contre l'intérêt démocratique
29:09Alors un des derniers rebondissements
29:11on va dire
29:12de cette commission d'enquête
29:13sur l'audiovisuel public
29:14il y en a eu beaucoup
29:15c'est un long feuilleton
29:16il concerne l'animateur
29:18Nagui Stéphanie Despierre
29:20qui a engagé
29:21on va dire
29:21un bras de fer musclé
29:22avec le rapporteur
29:23Charles Aloncle
29:24Oui l'animateur Nagui
29:25a déposé plainte
29:27contre X
29:27pour cyberharcèlement
29:28nous en avons eu
29:29la confirmation ce matin
29:31depuis le mois de décembre
29:32il a reçu des salves
29:33de messages
29:34sur les réseaux sociaux
29:34après des propos
29:36du député Charles Aloncle
29:37l'élu UDR
29:38qui est donc le rapporteur
29:39de la commission
29:39d'enquête sur l'audiovisuel public
29:41a mis en cause
29:43Nagui
29:44en expliquant
29:44qu'il était la personne
29:45qui sur les dix dernières années
29:47s'était le plus enrichi
29:48sur l'argent public
29:49il évoquait
29:50des centaines
29:51de millions d'euros
29:52en réponse
29:54Nagui
29:54accusait le député
29:55de sous-entendu raciste
29:57bref cette histoire
29:57va donc se finir
29:59a priori
29:59au tribunal
30:00je vous rappelle
30:01que Nagui
30:01est salarié
30:02de France Inter
30:02et qu'il présente
30:03des émissions
30:04sur France Télévisions
30:05produites par une société
30:06de production
30:08la confirmation
30:09de cette plainte
30:09est donc tombée
30:10juste avant
30:11une nouvelle salve d'audition
30:13et juste avant
30:13l'audition de Nagui
30:15qui est attendue
30:15demain
30:16à 14h30
30:17à l'Assemblée nationale
30:18et vous l'aurez compris
30:19l'audition risque d'être
30:20un peu tendu
30:21on a bien compris
30:22Stéphanie Despierre
30:23Loïc Carverand
30:24ce qui se passe là
30:25entre Nagui
30:26Charles Aloncle
30:27ça vous inspire quoi ?
30:29moi de manière générale
30:30je trouve que je suis un peu
30:31navré du spectacle
30:33qui a été donné
30:34dans certaines auditions
30:35et dans certains débats
30:36autour de cette commission
30:37d'enquête
30:37parce que c'est pas le meilleur
30:39et c'est pas ce qu'on attend
30:40d'un travail
30:41qui est vraiment
30:42au coeur en plus
30:43de notre constitution
30:43des prérogatives
30:44du Parlement
30:45la commission d'enquête
30:46c'est extrêmement utile
30:48pour nous députés
30:49qui avons ce rôle
30:50de faire la loi
30:51mais aussi
30:52de contrôler
30:53les grandes politiques publiques
30:54malheureusement
30:55souvent on part
30:56dans autre chose
30:56et dans un débat
30:57qui est de mauvaise qualité
30:58qui est extrêmement partisan
30:59et qui ne vise pas
31:01à établir la vérité
31:03dans l'intérêt général
31:03des français
31:04dans la protection
31:05de l'intérêt des français
31:05mais qui vise
31:07finalement à alimenter
31:08un discours
31:09très largement populiste
31:10donc ça veut dire
31:11qu'il faut revoir
31:11un peu la façon
31:12dont se tiennent
31:13les commissions d'enquête
31:13peut-être la façon
31:14dont les droits de tirage
31:16sont exercés
31:16c'est quoi la solution
31:17pour échapper à cela
31:19pour éviter cela
31:19je crois qu'il y a
31:20un côté inéluctable
31:22qui est lié aussi
31:22à la composition
31:24actuelle
31:24de l'Assemblée
31:26et encore une fois
31:27le président
31:27de cette commission
31:28il fait le maximum
31:29pour maintenir
31:30cette ligne
31:31et essayer quand même
31:32malgré tout
31:33de tirer quelque chose
31:34d'intéressant
31:35de ces débats
31:36qui est public
31:37qui aura le mérite
31:37de poser beaucoup de questions
31:39sur les frais
31:40etc.
31:41et de donner la parole
31:42aussi
31:42la réponse
31:44apportée
31:45par France Télévisions
31:45par un certain nombre
31:46d'acteurs
31:47et tout ça
31:47garde un intérêt
31:48donc je pense
31:49qu'il faut garder
31:49le principe
31:50mais que beaucoup
31:51de choses pourraient
31:51être autorégulées
31:52par les parlementaires
31:54s'ils avaient une autre
31:54vision
31:55une autre estime
31:56de leur mandat
31:57Benjamin Lucalindy
31:58les critiques qui sont
31:59faites aujourd'hui
31:59à cette commission
32:00d'enquête
32:00sur l'audiovisuel public
32:01elles ont été faites
32:01à d'autres commissions
32:02d'enquête
32:02Loïc Carvan l'évoquait
32:04vous en pensez quoi
32:05vous ?
32:05On touche à rien
32:06on continue comme ça
32:07c'est lié à la composition
32:08de l'Assemblée
32:08ou il faut ajuster
32:09un peu les choses ?
32:10Oui moi je porte
32:11une critique politique
32:12de cette commission
32:12d'enquête
32:13je la combats
32:14je combats son rapporteur
32:15je combats la façon
32:16dont elle est organisée
32:16mais je ne nous encourage
32:18pas à changer les règles
32:19il ne reste plus
32:20beaucoup de pouvoir
32:21on ne vote plus
32:21les budgets
32:22il y a le 49-3
32:23le parlement
32:24est piétiné
32:25méprisé
32:25le résultat
32:26des élections législatives
32:27a été balayé
32:27par le président
32:28de la République
32:28il nous reste
32:29quelques pouvoirs
32:29quelques prérogatives
32:30pour exercer
32:31notre mandat
32:32dans sa plénitude
32:33et notamment
32:33le fait de pouvoir
32:34contrôler l'action
32:35des pouvoirs publics
32:35et du gouvernement
32:36que sont les commissions
32:36d'enquête
32:37après chaque électeur
32:38juge en conscience
32:39la façon dont les uns
32:40et les autres
32:41utilisent cet instrument
32:42au service
32:44des causes
32:44que nous croyons justes
32:45et au service
32:45de l'intérêt général
32:46et de sujets
32:47qui méritent
32:47que l'Assemblée nationale
32:48enquête
32:49investisse
32:50et cherche
32:51surtout à en tirer
32:51des conclusions
32:52pour améliorer
32:52le fonctionnement
32:53des pouvoirs publics
32:53c'est ça
32:54l'objet d'une commission
32:55d'enquête
32:55c'est tirer des conclusions
32:56qui permettent
32:57d'améliorer les choses
32:58je pense au contraire
32:59qu'on a besoin
32:59des commissions d'enquête
33:00qu'on a besoin
33:01de ce travail parlementaire
33:02vous savez
33:03on légifère beaucoup
33:04dans ce pays
33:04on fait la loi
33:06en permanence
33:06et puis on détricote
33:08ce qu'on a tricoté
33:08etc
33:09les commissions d'enquête
33:10c'est aussi
33:10moi j'ai été rapporteur
33:11d'une commission d'enquête
33:12sur les plans de licenciement
33:13c'est six mois de travail
33:15qui sont très intéressants
33:16sur lesquels vous avez
33:17des prérogatives
33:17et des pouvoirs
33:18qui vous permettent
33:18d'aller au fond des sujets
33:19de déterminer la vérité
33:21d'auditionner
33:22un certain nombre
33:22de personnes
33:23c'est très précieux
33:24et très important
33:25il faut les faire respecter
33:26et pour ça
33:26il faut aussi que nous-mêmes
33:27fassions en sorte
33:27qu'elles soient respectables
33:28on va retourner voir
33:29Stéphanie Despier
33:30parce que ces auditions
33:31ont pris un petit peu
33:32de retard
33:33à l'allumage
33:33on va dire
33:34mais il y en a d'autres
33:35Stéphanie
33:35qui sont prévues
33:36dans les jours qui viennent
33:37on est un peu
33:38dans la dernière ligne droite
33:39si on peut dire
33:40oui depuis la reprise
33:41des travaux
33:42de l'Assemblée Nationale
33:43les auditions
33:44de cette commission d'enquête
33:44ont repris
33:45et la semaine
33:45est très chargée
33:47on l'a dit
33:47audition des animateurs
33:49ou des journalistes
33:50de France Télévisions
33:51mais il y aura aussi
33:51l'audition du directeur général
33:54de TF1 cette semaine
33:55du président de Canal+,
33:56des actionnaires
33:58des propriétaires
33:58de la société MediaOne
33:59qui est une grosse société
34:00de production
34:01sur le marché
34:02de l'audiovisuel
34:04le programme
34:05est donc très chargé
34:07les travaux
34:08de la commission d'enquête
34:09le rapport en lui-même
34:10est attendu
34:10pour la fin avril
34:11les auditions
34:12devraient donc se poursuivre
34:13jusqu'à début avril
34:14peut-être la deuxième
34:16semaine d'avril
34:17au plus tard
34:17et puis je peux déjà
34:18vous dire que
34:19deux personnalités
34:20très importantes
34:21ont refusé
34:22de venir témoigner
34:23devant cette commission
34:24d'enquête
34:25il s'agit de François Hollande
34:26et de Nicolas Sarkozy
34:27qui ont décliné
34:28l'invitation
34:29merci à vous Stéphanie
34:57pendant leur fonction
34:58j'imagine qu'ils se basent
35:00là-dessus
35:01mais moi je veux redire
35:02la commission d'enquête
35:03c'est vraiment
35:03un outil indispensable
35:05de la démocratie
35:06et de la démocratie parlementaire
35:07c'est un des pouvoirs
35:09principaux
35:10qui reste encore
35:11aux députés
35:12et donc il faut
35:13défendre le principe
35:14des commissions d'enquête
35:15leur existence
35:16leur sérieux
35:17et leur respectabilité
35:19alors les arguments invoqués
35:20par François Hollande
35:21c'est effectivement
35:22l'immunité présidentielle
35:23Nicolas Sarkozy
35:24fait valoir aussi
35:25qu'il a une actualité
35:26qui l'amène ailleurs
35:28en ce moment
35:29plutôt du côté
35:30du palais de justice
35:31voilà pour les arguments
35:32pour répondre à votre question
35:34oui tout à fait
35:35j'ai bien vu
35:37les réponses
35:38simplement
35:38j'ai pas fait
35:38l'analyse juridique
35:40sur ce point
35:41mais voilà
35:42on ne choisit pas
35:44par goût
35:45de venir ou pas
35:46devant une commission
35:47d'enquête
35:47voilà on s'y présente
35:49on répond aux questions
35:50sauf cas très particuliers
35:51et là
35:52ce sont des anciens présidents
35:53on peut comprendre
35:53Benjamin-Luc Alaini
35:54sur ce sujet
35:55et plus globalement
35:56sur le choix
35:57des personnes auditionnées
35:59on va entendre
36:00par exemple
36:00Xavier Niel
36:01Mathieu Pigasse
36:01voilà c'est normal
36:03pour vous
36:03ça fait partie du job
36:05oui la commission
36:06elle doit pouvoir
36:07souverainement décider
36:08qui elle auditionne
36:09je constate
36:10qu'elle a une volonté
36:11de faire du buzz
36:12à peu de frais
36:13voilà je suis pas
36:14vraiment je le redis
36:15sans aucun jugement
36:16de valeur
36:16sur monsieur Drucker
36:17et monsieur Sébastien
36:18je suis pas certain
36:19qu'ils apportent
36:20à l'enquête
36:21parce qu'on parle
36:21comme d'une commission
36:22d'enquête
36:23sur le fonctionnement
36:23de l'audiovisuel public
36:24aujourd'hui
36:25il y a une volonté
36:26du rapporteur
36:26d'avoir son quart d'heure
36:27de célébrité aussi
36:29en profitant de gens
36:29qui sont plus célèbres
36:30que lui
36:30bon ça c'est le premier point
36:32ensuite sur les anciens
36:32présidents de la république
36:34le droit
36:34voilà le droit
36:35rien que le droit
36:37effectivement
36:37les présidents de la république
36:38n'ont pas à rendre compte
36:39dans une commission d'enquête
36:41il y a la séparation des pouvoirs
36:42il y a des règles
36:42sur ce qu'ils ont fait
36:42pendant leur mandat
36:44sauf s'ils le souhaitent
36:45qu'ils ne veuillent pas
36:46se prêter au jeu
36:47pour son langue
36:47je peux comprendre
36:48et puis quant à monsieur Sarkozy
36:49moi je considère
36:50qu'il n'a rien à faire
36:51à l'Assemblée nationale
36:52compte tenu
36:53de ce qu'il est
36:54et compte tenu du fait
36:54que c'est un délinquant
36:55multirécidiviste
36:56donc ça ne me dérange pas
36:56qu'il ne vienne pas
36:57devant une commission d'enquête
36:58on va retourner du côté
36:59de la salle des 4 colonnes
37:00pour aller voir Marion Becker
37:01vous êtes avec le député
37:03Yann Boucard
37:05effectivement Clément
37:06alors Yann Boucard
37:06vous ne faites pas partie
37:07de cette commission d'enquête
37:08sur l'audiovisuel public
37:09mais j'imagine que vous avez
37:11un regard
37:11que vous avez vu sans doute
37:13quelques-uns des échanges
37:15menés par Charles Aloncle
37:16cette commission
37:17elle est assez polémique
37:18quel est votre regard de député
37:20sur ce qui se passe en ce moment
37:21d'abord c'est une commission
37:23avec un sujet très intéressant
37:24l'audiovisuel public
37:25les moyens financiers
37:27qui sont alloués
37:28vraiment je regrette
37:28qu'elles soient détournées
37:29systématiquement autour
37:30de sujets polémiques
37:31on voit bien que le rapporteur
37:33s'en sert pour se faire
37:34une aura médiatique
37:35qui est très importante
37:36avec des questions
37:36qui sont parfois très orientées
37:38un service public
37:39qui est en permanence
37:39vilipendé
37:40alors évidemment
37:40il y a des questions
37:41à se poser
37:41notamment sur l'idéologie
37:42dominante de certaines radios
37:43je pense du service public
37:45mais dire que le service public
37:46serait totalement inutile
37:46qui pourrait être
37:47complètement privatisé
37:48à mon sens c'est une erreur
37:49et on l'a vu au moment
37:49des municipales
37:50si il y avait peu
37:51l'audiovisuel public
37:52quelle autre chaîne
37:52que France 3 en région
37:54aurait fait des débats
37:54dans chacune des villes
37:55de plus de 9000 habitants
37:56de notre territoire
37:57la réalité c'est qu'un groupe privé
37:58ne se risquerait jamais
37:59il se trompe
38:00Charles Aloncle
38:01quand il attaque
38:02justement le service public
38:04aujourd'hui
38:05mais il dit des choses vraies
38:06le problème c'est qu'il est
38:07tellement toujours
38:08dans le côté négatif
38:08sur l'audiovisuel public
38:09que ce soit la radio
38:11que ce soit sur la télévision
38:12qu'en réalité
38:13on voit bien
38:13qu'il y a un biais idéologique
38:15qui est pris
38:15vous voyez je suis sur l'antenne
38:16d'LCP aujourd'hui
38:17est-ce qu'il y a un groupe privé
38:18qui va aujourd'hui
38:18faire vivre le débat parlementaire
38:20qui va couvrir l'actualité parlementaire
38:21évidemment non
38:22parce que ça ne peut pas être rentable
38:23uniquement grâce à la publicité
38:25donc évidemment
38:25qu'on a besoin
38:26d'un audiovisuel public
38:27peut-être qu'il doit être resserré
38:29peut-être qu'il y a des questions
38:29à se poser
38:30et là-dessus
38:31moi par exemple
38:31je suis très favorable
38:32à la suppression de la chaîne France Info
38:33pour la remplacer par France 24
38:35parce qu'on a déjà suffisamment
38:36de chaînes d'information
38:36mais on ne peut pas jeter
38:37en permanence
38:38le bébé avec l'eau du bain
38:40comme il s'est fait
38:40dans cette commission
38:41Si je vous entends bien
38:42aujourd'hui
38:43toutes ces questions
38:44elles sont biaisées
38:45par le débat
38:46qui est en train de se tenir
38:47dans cette commission
38:48sur l'audiovisuel public
38:49Oui parce qu'en réalité
38:50à mon sens
38:51le rapporteur fait exactement
38:52l'inverse de ce que fait la gauche
38:53la gauche trouve tout formidable
38:54parce qu'évidemment
38:55l'idéologie dominante
38:56notamment si vous écoutez
38:56France Inter
38:57elle n'est clairement pas droite
38:58ça je reconnais à Charles L'Oncle
38:59qu'il a raison là-dessus
39:00mais de systématiquement
39:02dénigrer l'audiovisuel public
39:03comme il le fait
39:04je pense que ça desserre
39:05totalement la cause
39:05qu'il prétend défendre
39:06Merci à vous
39:07Merci Yann Bucard
39:09Merci à vous Marion Becker
39:10et les auditions débutent
39:12à l'instant
39:12on se rend donc
39:13dans cette commission d'enquête
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