- il y a 3 semaines
Dans « LCP-Lundi C'est Politique », en partenariat avec Radio Classique et Challenges, Francis Letellier reçoit la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou.
Alors que l'Assemblée nationale figure plus que jamais au coeur de la vie politique, Francis Letellier interroge chaque lundi les ténors du parlement et du gouvernement, en partenariat avec Radio Classique et Challenges.
En première partie de l'émission : un tête-à-tête avec une grande personnalité politique, pour mettre en perspective l'ouverture de la semaine parlementaire, avant les Questions au Gouvernement du mardi.
Francis Letellier est ensuite rejoint en plateau par trois chroniqueurs, journalistes politiques des rédactions de LCP, Radio Classique et Challenges, pour un échange avec l'invité.
Pour conclure l'émission, le face à face : une personnalité issue du monde culturel, économique ou social (écrivain, artiste, expert...) interpelle l'invité et réagit à ses propos.
Hugo au Perchoir, « streamer » politique et parlementaire sur Twitch, intervient également en relayant les questions de sa communauté.
Diffusée le lundi à 19h30 et rediffusée à 23h30, l'émission est également disponible en replay sur LCP.fr et la chaîne YouTube de LCP. Les moments forts seront aussi relayés sur Radio Classique et Challenges.
Alors que l'Assemblée nationale figure plus que jamais au coeur de la vie politique, Francis Letellier interroge chaque lundi les ténors du parlement et du gouvernement, en partenariat avec Radio Classique et Challenges.
En première partie de l'émission : un tête-à-tête avec une grande personnalité politique, pour mettre en perspective l'ouverture de la semaine parlementaire, avant les Questions au Gouvernement du mardi.
Francis Letellier est ensuite rejoint en plateau par trois chroniqueurs, journalistes politiques des rédactions de LCP, Radio Classique et Challenges, pour un échange avec l'invité.
Pour conclure l'émission, le face à face : une personnalité issue du monde culturel, économique ou social (écrivain, artiste, expert...) interpelle l'invité et réagit à ses propos.
Hugo au Perchoir, « streamer » politique et parlementaire sur Twitch, intervient également en relayant les questions de sa communauté.
Diffusée le lundi à 19h30 et rediffusée à 23h30, l'émission est également disponible en replay sur LCP.fr et la chaîne YouTube de LCP. Les moments forts seront aussi relayés sur Radio Classique et Challenges.
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NewsTranscription
00:00:00Face à l'augmentation des prix des carburants, le gouvernement dégaine les premières mesures.
00:00:0470 millions déjà débloqués pour aider les transporteurs, les agriculteurs, les pêcheurs.
00:00:08Des aides qui vont s'appliquer pour les semaines qui viennent sur tout le territoire,
00:00:11notamment Outre-mer, où le prix de l'essence et du gazole encadré par des arrêtés préfectoraux
00:00:15vont augmenter à partir d'après-demain 1er avril.
00:00:18Ce qui va renchérir le coût de la vie déjà élevé.
00:00:20Un dossier sur lequel la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, doit se pencher.
00:00:24Autre sujet sensible, l'avenir de la Nouvelle-Calédonie.
00:00:27Naïma Moutchou est l'invité de LCP, l'Indice et Politique.
00:00:48Bonsoir à tous et bienvenue dans l'Indice et Politique.
00:00:49Bonsoir Naïma Moutchou.
00:00:50Bonsoir.
00:00:51Merci d'être sur ce plateau.
00:00:52Face à vous et à mes côtés, Hervé Gattegnaud de Radio Classique,
00:00:55Stéphanie Despierre pour LCP, Thierry Fab pour Challenges et Hugo Couturier,
00:00:59Hugo Operchoir, sur la chaîne Twitch LCP Assemblée Nationale,
00:01:03avec sa communauté qui fera vivre le débat avec des questions, je n'en doute pas,
00:01:08et puis des interpellations à votre attention.
00:01:11On va commencer d'abord par la guerre au Moyen-Orient,
00:01:14qui est entrée aujourd'hui dans son deuxième mois.
00:01:16Et tous les regards sont tournés vers le détroit d'Hormuz,
00:01:18entre l'Iran et les Émirats Arabes Unis,
00:01:20où par où transitent les navires pétroliers.
00:01:22Depuis plusieurs semaines, le passage est bloqué,
00:01:24ce qui a immédiatement entraîné une hausse des cours du pétrole,
00:01:27avec des répercussions jusqu'à la pompe.
00:01:29États-Unis et Israël d'un côté, l'Iran de l'autre,
00:01:32multiplient les bombardements.
00:01:33Les sites pétroliers sont particulièrement visés.
00:01:35Ce matin, par exemple, la raffinerie d'Haïfa en Israël a été touchée par des tirs.
00:01:40On le sait, Naïma Moutchou,
00:01:41la flambée des prix de l'essence et du gazole, ça concerne les Français tous les jours.
00:01:45Plus 30% en un mois.
00:01:46Est-ce que vous diriez qu'aujourd'hui,
00:01:48c'est vraiment le sujet numéro un du gouvernement ?
00:01:50Oui, c'est le cas.
00:01:52Oui, c'est le cas, parce que je peux vous dire
00:01:54que le gouvernement suit la situation de très près,
00:01:57heure par heure, quasiment.
00:01:58C'est un sujet qui est particulièrement sensible.
00:02:01Dans un contexte de crise internationale,
00:02:03on doit protéger les Français
00:02:05et on doit essayer, effectivement,
00:02:06de faire en sorte que ça ne devienne pas
00:02:08un sujet d'angoisse au quotidien.
00:02:10Et donc, il faut rassurer.
00:02:11Et on est en mesure de le faire, d'abord en disant
00:02:13que nous sécurisons les approvisionnements
00:02:16et donc il n'y a pas de risque de pénurie.
00:02:17C'est important de le rappeler précisément.
00:02:20Et puis, c'est vrai qu'il y a des tensions sur les prix,
00:02:23mais vous le savez, le gouvernement vient de faire
00:02:24une première série d'annonces
00:02:26pour les secteurs qui sont particulièrement exposés
00:02:29avec une aide de 70 millions d'euros.
00:02:31Vous savez aussi que quand vous faites des annonces comme ça,
00:02:33il y en a qui se sentent oubliés.
00:02:34Prenons les infirmières, par exemple,
00:02:36tous ceux qui doivent prendre la route.
00:02:37Donc, ça veut dire aussi qu'il pourrait y avoir des rallonges,
00:02:40ce qui n'a pas été exclu, d'ailleurs,
00:02:41par le ministre des Transports
00:02:42ou le ministre de l'Emploi ce matin
00:02:44qui dit qu'il pourrait y avoir du chômage partiel.
00:02:46Donc, ça n'est que le début.
00:02:48Ça n'est que le début,
00:02:49dans la mesure où nous nous adaptons, évidemment.
00:02:52C'est un conflit qui peut durer dans le temps
00:02:55et donc il y aura des mesures adaptées
00:02:57au fur et à mesure de ce temps.
00:02:59Là, il y a d'abord une première réponse qui est immédiate.
00:03:00Disons que nous soutenons les secteurs les plus exposés
00:03:03dont nous savons que s'ils sont particulièrement atteints,
00:03:06c'est toute l'économie qui tombe.
00:03:07Donc, les pêcheurs, les agriculteurs, les transporteurs.
00:03:10Et pour le reste, nous regardons ce qui se passe en permanence.
00:03:14Il va falloir aller vite, je pense.
00:03:15Parce que les infirmières, par exemple,
00:03:16on entend des témoignages infirmières qui disent
00:03:18dans ce cas-là, nous, on ne se déplace plus.
00:03:19C'est la santé, là, pour le coup.
00:03:21Absolument.
00:03:21Et c'est bien ce que je veux vous dire.
00:03:23Et c'est ce qu'a dit d'ailleurs le Premier ministre lui-même.
00:03:25Il a dit que cette première série de réponses,
00:03:27elle n'était pas pour solde de tout compte.
00:03:29Et donc, nous nous adapterons au fur et à mesure de la situation.
00:03:32Ce que nous disons, simplement...
00:03:35Il y aura de l'argent pour ça.
00:03:36C'est ça, le sujet.
00:03:37Ce que nous disons en parallèle,
00:03:39c'est qu'il y a un contexte budgétaire
00:03:41et les Français le connaissent.
00:03:42C'est le poids de la dette.
00:03:43Et puis, il y a le budget qui a été voté.
00:03:44À peine voté, il faudrait déjà le revoir.
00:03:46Absolument.
00:03:47Et tout ça, c'est même concret.
00:03:48Quand on parle de poids de la dette,
00:03:50quand on dit qu'on va aggraver la dette en dépensant davantage,
00:03:53on va dire par là que demain,
00:03:54on auberge notre capacité à investir dans l'école,
00:03:57dans l'hôpital, dans la sécurité,
00:03:58dans les services publics en général.
00:03:59Donc, il faudra faire des économies ailleurs.
00:04:01Et donc, à chaque fois, en tout cas,
00:04:02qu'on dépensera un euro pour venir en soutien,
00:04:05il faudra que ce soit utile et efficace.
00:04:06Et donc, je veux dire,
00:04:07les slogans qui consistent à dire
00:04:09on va dépenser des milliards,
00:04:10il suffit d'appuyer sur le bouton,
00:04:11tout ça, c'est irresponsable.
00:04:14Ou tout ça, c'est du mensonge.
00:04:15On le fera utilement,
00:04:17mais il faudra que ce soit soutenable dans la durée,
00:04:19compte tenu, encore une fois,
00:04:20de notre situation budgétaire.
00:04:21Alors, le gouvernement n'a pas annoncé,
00:04:23en revanche, de mesures spécifiques
00:04:24pour l'outre-mer.
00:04:26Est-ce que ça va venir ?
00:04:27Alors, nous sommes évidemment très attentifs
00:04:29à ce qui se passe,
00:04:30à ce qui va se passer dans les Outre-mer,
00:04:32parce que le système est un peu différent.
00:04:33Notamment à partir du 1er avril.
00:04:34Absolument.
00:04:34Les préfets qui gèrent les prix des carburants
00:04:38disent que ça va augmenter,
00:04:39ça va même flamber, Outre-mer.
00:04:41Est-ce qu'il va y avoir des mesures prises ?
00:04:42Oui, c'est une réalité, d'abord,
00:04:44parce que les prix vont augmenter.
00:04:47Ils augmentent avec retard,
00:04:48parce que dans les Outre-mer,
00:04:50dans les départements,
00:04:51les régions d'Outre-mer,
00:04:52le système est un peu différent.
00:04:53Vous avez des prix encadrés, réglementés.
00:04:55On calcule un prix en fonction
00:04:58du prix du mois d'avant.
00:04:59Ce sont les préfets, effectivement,
00:05:01qui opèrent cette réglementation.
00:05:03Donc, il y a un décalage dans le temps.
00:05:04Et c'est tous les premiers du mois.
00:05:06Demain, on est le 1er avril.
00:05:07C'est à partir de demain
00:05:08que les prix seront augmentés.
00:05:09De combien ?
00:05:10Quelle est l'augmentation attendue ?
00:05:12Ce sera une augmentation
00:05:14un peu moins importante
00:05:16que ce qu'il y a en Hexagone.
00:05:17C'est-à-dire que le prix du pétrole,
00:05:18le prix qui se répercute
00:05:21sur le sans-plomb et le gazole,
00:05:23sera un peu moins supérieur
00:05:25à ce qui se pratique ici.
00:05:26C'est plus de 30% en un mois,
00:05:28en métropole.
00:05:29Donc là, ce sera plutôt quoi ?
00:05:30C'est-à-dire qu'on n'aura pas
00:05:32les prix qu'on a aujourd'hui en Hexagone.
00:05:33On est à quoi ?
00:05:341,82 ?
00:05:362, ça dépasse 2 partout.
00:05:381,97, là, et 2,17.
00:05:40Ça dépasse 2 partout.
00:05:41Ça dépend des régions.
00:05:42Mais en moyenne,
00:05:44ce sera un peu inférieur en moyenne,
00:05:45là encore, dans les territoires ultramarins.
00:05:48C'est-à-dire que ce sera inférieur
00:05:48à 2 euros, vous pensez ?
00:05:50Ce sera, pour les prix à partir de demain,
00:05:53ce sera un peu inférieur à 2 euros.
00:05:55Un petit peu inférieur à 2 euros.
00:05:58Que ce soit l'essence ou le gazole ?
00:05:59Absolument.
00:06:00Donc les mesures générales
00:06:01qui ont été annoncées par le gouvernement,
00:06:04ces premières réponses,
00:06:05cette enveloppe de 70 millions,
00:06:06elle a évidemment vocation
00:06:07à s'appliquer aussi dans ces territoires.
00:06:09Ensuite, nous suivrons la situation de près.
00:06:11Et là encore, nous nous adapterons
00:06:14en fonction de ces augmentations.
00:06:15Moi, je suis très vigilante.
00:06:17Je ne vous le cache pas
00:06:18parce que je sais ce que ça pèse.
00:06:20Vous avez parlé de la vie chère tout à l'heure
00:06:22en introduisant cette émission.
00:06:23Oui, c'est-à-dire qu'en plus
00:06:25de la hausse du carburant,
00:06:26il y a tout le reste.
00:06:27Il y a le transport qu'on paye,
00:06:28il y a le ticket de caisse,
00:06:29il y a tous ces sujets qui s'agglomèrent.
00:06:31Donc il y a une vigilance particulière.
00:06:33Et s'il faut d'autres mesures de soutien,
00:06:34alors évidemment, j'irai le plaider
00:06:36avec le Premier ministre,
00:06:37avec la ministre de l'Énergie,
00:06:38la ministre de l'Économie,
00:06:39eh bien, nous serons au rendez-vous.
00:06:41Mais ça rentrera dans le plan national d'aide
00:06:43et ce ne seront pas des mesures à part.
00:06:45Ce sera dans le plan national.
00:06:46Il y a d'abord le plan national
00:06:47qui est en train de se décliner.
00:06:49S'il y a la nécessité d'avoir
00:06:50un plan plus local...
00:06:52Pour les Outre-mer ?
00:06:52Ça n'est jamais...
00:06:53Aucune réponse n'est exclue.
00:06:55Encore une fois, nous allons nous adapter
00:06:56aux répercussions.
00:06:56S'il y a besoin d'un plan pour les Outre-mer,
00:06:57il y aura...
00:06:59Si nécessité il y a, encore une fois,
00:07:00nous n'excluons aucune piste
00:07:02et nous serons pragmatiques.
00:07:03Vous disiez tout à l'heure
00:07:04qu'il n'y a aucun risque d'approvisionnement
00:07:06dans les territoires d'Outre-mer.
00:07:08C'est sûr et certain.
00:07:08Au moment où je vous parle,
00:07:09il n'y en a pas.
00:07:10C'est quelque chose, encore,
00:07:11que nous serions
00:07:12parce que nous sommes très dépendants
00:07:13de ce qui se passe
00:07:14dans le fameux détroit d'Ormousse.
00:07:17La configuration était un peu particulière
00:07:19pour les Outre-mer.
00:07:21Mais au moment où je vous parle,
00:07:23il n'y a pas ce risque de pénurie,
00:07:25ce qui est une bonne nouvelle.
00:07:26Mais encore une fois,
00:07:27on regarde de près
00:07:28et quasiment toutes les heures
00:07:30ce qui est en train de se passer.
00:07:31Vous parliez de la vie chère.
00:07:32C'est un sujet de préoccupation,
00:07:33notamment aux Antilles,
00:07:33où il y a eu des révoltes
00:07:35et des émeutes autour de la vie chère.
00:07:37Est-ce que vous craignez
00:07:38que la situation autour des prix
00:07:39et des carburants
00:07:40ne rallume cette contestation sociale ?
00:07:43Alors, moi, je suis en lien
00:07:44avec, évidemment, les préfets,
00:07:46avec les élus,
00:07:47avec les acteurs économiques,
00:07:49le monde associatif,
00:07:50précisément pour d'abord
00:07:51prendre la température,
00:07:53pour être en lien vraiment
00:07:54avec le terrain,
00:07:55en proximité.
00:07:56Là, il n'y a pas de tension.
00:07:57Et justement pour apporter...
00:08:00Pardon ?
00:08:00Il n'y a pas de tension actuellement
00:08:02liée justement
00:08:02à cette crainte de vie chère ?
00:08:04Il y a des interrogations,
00:08:05il y a des questionnements.
00:08:05Nous y répondons
00:08:06avec ces premières mesures.
00:08:08Mais moi, je reste très attentive
00:08:09parce que cette problématique
00:08:10de la vie chère,
00:08:12d'abord, elle est ancienne
00:08:13et elle est très ancrée
00:08:14dans les territoires.
00:08:14Et donc, effectivement,
00:08:15quand vous payez déjà
00:08:16votre panier de course
00:08:17plus cher que dans l'Hexagone,
00:08:19ça n'est pas normal,
00:08:20c'est d'ailleurs inacceptable,
00:08:21se rajoute maintenant
00:08:22la question du carburant.
00:08:23Voilà pourquoi je suis très attentive.
00:08:25Je continue à déployer
00:08:26des mesures sur la vie chère.
00:08:28Il y a un projet de loi
00:08:29qui a été adopté par le Sénat.
00:08:31Il le sera par l'Assemblée nationale.
00:08:32Nous voulons amplifier les mouvements.
00:08:34Il y a ce que je fais sur le terrain.
00:08:36J'ai signé avec un certain nombre
00:08:37de distributeurs
00:08:38et dernièrement en Guyane
00:08:40un pacte qui permet
00:08:41de stabiliser les prix.
00:08:43Vous voyez ?
00:08:43En dépit de l'inflation,
00:08:44en dépit de ce qui se passe,
00:08:45on bloque un certain nombre
00:08:46de prix sur les produits essentiels,
00:08:49sur un certain nombre
00:08:49de prestations de services.
00:08:50Je pense aux voitures,
00:08:51les réparations de voitures.
00:08:52Ça, c'est un sujet récurrent
00:08:53dans les Outre-mer.
00:08:55Et puis, j'essaie de me projeter
00:08:56là encore sur ce que nous pouvons faire
00:08:58pour la suite
00:08:59de manière plus durable.
00:09:00Il y a la réponse à court terme,
00:09:01mais il y a aussi
00:09:02la question économique.
00:09:03Elle est centrale
00:09:03dans les territoires
00:09:04outre-marins.
00:09:04Il faudra s'attaquer au monopole.
00:09:06Ça fait partie du texte
00:09:08Vichère.
00:09:09Il y a une première partie
00:09:10de la réponse, effectivement,
00:09:11sur ce sujet,
00:09:12qui est la possibilité
00:09:13de pouvoir développer
00:09:14les économies locales
00:09:15et, effectivement,
00:09:16de ne pas avoir toujours
00:09:17les mêmes grands acteurs,
00:09:19une forme de concentration
00:09:21des prix.
00:09:21Mais il n'y a pas que ça.
00:09:22Il y a encore d'autres dispositifs.
00:09:24J'ai confié une mission
00:09:26à un député,
00:09:26Giovanni Mugliel,
00:09:27sur le prix des billets d'avion.
00:09:29On est en plein dedans
00:09:30avec la hausse de carburant.
00:09:31C'est un sujet d'actualité.
00:09:32Oui, c'est vrai.
00:09:33Effectivement,
00:09:33je n'avais pas pensé
00:09:34à cette question
00:09:34parce qu'effectivement,
00:09:35ça risque de renchérir
00:09:36le prix du kérosène.
00:09:37Ça pourrait empêcher aussi
00:09:38certaines personnes
00:09:39de se déplacer.
00:09:40Exactement.
00:09:40C'était déjà un sujet,
00:09:42le prix des billets d'avion.
00:09:42Là, ça l'est encore plus.
00:09:43Ça coûte cher,
00:09:44mais là, ça l'est encore davantage.
00:09:45Donc, il pourrait y avoir
00:09:46des aides, là aussi,
00:09:47au secteur aérien
00:09:47s'il y a besoin.
00:09:48Je veux en tout cas
00:09:49qu'il y ait des réponses
00:09:49sur ce sujet
00:09:50que nous pourrions intégrer
00:09:51d'ailleurs dans ce texte,
00:09:52dans ce projet de loi à venir.
00:09:53On va parler maintenant
00:09:54de l'avenir de la Nouvelle-Calédonie
00:09:55qui n'est toujours pas réglé.
00:09:56Déjà, presque trois ans
00:09:58que ça dure.
00:09:58En tout cas, là,
00:09:59sur les derniers sujets,
00:10:00j'allais dire,
00:10:01parce que sinon,
00:10:01ça fait des décennies.
00:10:02Normalement, en juillet,
00:10:03devrait avoir lieu
00:10:04un référendum
00:10:05sur l'avenir de l'archipel
00:10:06et la création
00:10:07d'un État de la Nouvelle-Calédonie.
00:10:08Mais le projet bute
00:10:10sur ceux qui pourraient voter.
00:10:12Tous les Nouvelle-Calédoniens
00:10:13ou seulement ceux installés
00:10:14depuis 1998,
00:10:15comme le prévoit la loi aujourd'hui,
00:10:17c'est bien l'enjeu.
00:10:17Hervé.
00:10:19Bonsoir.
00:10:20Le Premier ministre,
00:10:21Sébastien Lecornu,
00:10:22annonce que des compromis
00:10:24sont possibles sur ce texte.
00:10:25Texte qui a été rejeté
00:10:27en commission au Sénat
00:10:29avec un vote
00:10:30du Rassemblement national
00:10:31et de la gauche.
00:10:33Est-ce que vous pouvez
00:10:35nous en dire un peu plus
00:10:36sur ces éventuelles pistes
00:10:37de compromis ?
00:10:39Alors, vous savez,
00:10:40la question qui se pose
00:10:41aujourd'hui aux députés,
00:10:42puisque la balle est dans leur camp,
00:10:43elle est assez simple.
00:10:44La Nouvelle-Calédonite
00:10:46a un moment charnière,
00:10:48un tournant de son histoire.
00:10:49Et la question, elle est simple.
00:10:50C'est est-ce qu'on aide
00:10:51le territoire à se relever
00:10:53ou est-ce qu'on le laisse péricliter ?
00:10:54En fait, c'est ça.
00:10:55Il y a un compromis politique
00:10:56aujourd'hui qui est sur la table,
00:10:57qui est le fruit du travail
00:10:59des partenaires calédoniens eux-mêmes.
00:11:01Ce n'est pas l'État
00:11:01qui, depuis Paris, a imposé.
00:11:03Ce sont les partenaires calédoniens.
00:11:04Mais ce compromis a été rejeté
00:11:06par les sénateurs en commission.
00:11:08Alors, ce compromis, d'abord,
00:11:10il a été signé
00:11:11par toutes les forces politiques
00:11:12calédoniennes il y a moins d'un an.
00:11:14Puis, le FLNKS indépendantiste
00:11:17décide de retirer sa signature.
00:11:19Mais cinq forces politiques
00:11:21sur six calédoniennes
00:11:22continuent de le soutenir,
00:11:23continuent de le porter.
00:11:24Ce texte, il a été adopté
00:11:26au Sénat, d'abord,
00:11:28avec une abstention des socialistes
00:11:29qui ont posé un certain nombre
00:11:31de sujets sur la table,
00:11:32en disant qu'il a vocation
00:11:33encore à être amélioré
00:11:34et ce sera au tour des députés
00:11:36de l'Assemblée nationale
00:11:37de se prononcer.
00:11:38Donc, je pose la question
00:11:39aux députés.
00:11:41Qu'est-ce que vous souhaitez faire ?
00:11:42Attendre ?
00:11:43On sait que l'immobilisme,
00:11:45c'est la pire stratégie
00:11:47pour la Calédonie,
00:11:48qui est en spirale de récession.
00:11:49C'est 15 points de PIB en moins.
00:11:50C'est faramineux.
00:11:5215 points de PIB.
00:11:53Le compromis, il est tout à fait possible.
00:11:55Il y a des amendements
00:11:55qui ont été déposés.
00:11:56Non, mais c'est le premier ministre
00:11:57qui a dit, nous,
00:11:57on pourrait faire des compromis aussi.
00:11:58On pourrait avancer.
00:11:59C'est bien ça.
00:12:00Sur quoi le gouvernement
00:12:01pourrait avancer ou changer ?
00:12:02Alors, d'abord,
00:12:03pour qu'on puisse le faire,
00:12:04il faut qu'un débat s'enclenche
00:12:05à l'Assemblée nationale.
00:12:07J'espère qu'il aura lieu,
00:12:08puisque une motion de rejet
00:12:10a été déposée sur le texte.
00:12:11Premier obstacle.
00:12:12Si vous dites à l'avance
00:12:13quels sont les compromis possibles,
00:12:14ça peut aider le débat.
00:12:15Ce sera le fruit de la discussion.
00:12:17Il y a des amendements
00:12:18qui ont été déposés,
00:12:20notamment par le groupe socialiste
00:12:21qui a travaillé sur des éléments de fond
00:12:23liés à l'accord de Bougival.
00:12:26Eh bien, ayons cette discussion
00:12:27et voyons où nous pouvons converger
00:12:29pour améliorer, sécuriser le texte
00:12:32pour permettre son adoption.
00:12:33Sur la motion de rejet
00:12:34qui pourrait bien être adoptée,
00:12:37parce qu'il y a une majorité
00:12:38à l'Assemblée
00:12:38pour adopter cette motion de rejet.
00:12:39C'est toujours un risque.
00:12:41Dans ce cas-là, ça s'arrête ?
00:12:42Tout s'arrête ?
00:12:42C'est toujours un risque.
00:12:43Je vais vous dire,
00:12:44ce serait grave.
00:12:45Ça voudrait dire que pour la première fois
00:12:47sur un texte calédonien,
00:12:49les responsables politiques nationaux
00:12:51ne se positionnent pas
00:12:52vis-à-vis des Calédoniens.
00:12:53C'est-à-dire qu'ils disent
00:12:54aux Calédoniens,
00:12:55circuler, il n'y a rien à voir.
00:12:56C'est un territoire qui va très mal.
00:12:57Mais la conséquence, ce serait quoi ?
00:12:58Tout s'arrête.
00:12:59Une motion de rejet, effectivement.
00:13:01Le texte repart au Sénat.
00:13:03Le texte repart au Sénat.
00:13:04Nous avons eu une échéance
00:13:06d'élections provinciales
00:13:07à venir fixée par le Conseil constitutionnel
00:13:09à 5 juin.
00:13:10Accord électoral gelé.
00:13:12Ça ouvre aussi la question
00:13:13des tensions éventuelles
00:13:14sur le territoire.
00:13:16Tout ça n'est pas anodin.
00:13:18Pardon d'insister,
00:13:19mais on ne vous a toujours pas entendu
00:13:20sur les compromis possibles.
00:13:22Qu'est-ce que le gouvernement
00:13:23peut concéder
00:13:24à ceux qui, pour l'instant,
00:13:25refusent ce texte ?
00:13:27D'abord,
00:13:28les compromis,
00:13:29ils ont été écrits
00:13:30dans l'accord de Bougival.
00:13:32Bougival, c'est un compromis.
00:13:33Oui.
00:13:33C'est un compromis des indépendantistes.
00:13:34Le Premier ministre, quand il parle de compromis,
00:13:36parle de compromis supplémentaires.
00:13:37Le compromis, il a d'abord été forgé
00:13:40à travers cet accord de Bougival.
00:13:42C'est d'abord des concessions faites
00:13:43par les deux camps,
00:13:45indépendantistes et non-indépendantistes.
00:13:47La deuxième partie de la réponse.
00:13:49Encore une fois,
00:13:50ma porte est ouverte
00:13:51à améliorer le texte.
00:13:53Il y a des amendements
00:13:53qui ont été déposés.
00:13:54Moi, je ne demande
00:13:55qu'à avoir la discussion.
00:13:56Donc, vous prenez
00:13:57d'éventuelles propositions
00:13:58des groupes parlementaires,
00:14:00mais le gouvernement
00:14:00ne propose pas lui-même
00:14:01de compromis, si je vous entends bien.
00:14:04Comment est-ce qu'on arrive
00:14:06à avancer
00:14:07quand on parle
00:14:07de l'avenir institutionnel
00:14:08des Calédoniens ?
00:14:09Ce n'est pas à l'État
00:14:10d'écrire histoire.
00:14:12Ça, ce n'est pas vrai.
00:14:12On ferait fausse route
00:14:13et vous seriez les premiers
00:14:14à dire que c'est Paris qui impose.
00:14:16Ce sont les Calédoniens
00:14:17qui ont pris la plume.
00:14:18Ce sont les forces politiques
00:14:18calédoniennes.
00:14:19Encore une fois,
00:14:20vous avez dans Bougival
00:14:20des indépendantistes,
00:14:22des non-indépendantistes,
00:14:23des centristes
00:14:24et des progressistes.
00:14:25Qu'est-ce qu'on fait ?
00:14:26On ne peut pas balayer ça
00:14:27d'un revers de main.
00:14:28Sinon, quoi ?
00:14:29Je poserai la question
00:14:29aux députés.
00:14:30Si ce n'est pas Bougival,
00:14:32si ce n'est pas ce processus
00:14:33qui souffre d'un compromis,
00:14:34alors quoi ?
00:14:35Rien ?
00:14:35Le vide politique ?
00:14:36Vous dites qu'ils prendraient
00:14:37la responsabilité
00:14:38de mettre les néo-calédoniens
00:14:39dans une situation difficile.
00:14:43Demain, s'il n'y a pas Bougival,
00:14:44alors oui, je le dis,
00:14:45nous prendrions
00:14:47les Calédoniens
00:14:48en otage
00:14:49de questions
00:14:50qui seraient en fait
00:14:50des questions purement parisiennes.
00:14:52Parce que le compromis,
00:14:53encore une fois,
00:14:53il est là.
00:14:54Il y a une partie
00:14:55qui a décidé
00:14:56de ne pas participer
00:14:57aux discussions.
00:14:58Personne n'a le monopole
00:14:59de la discussion.
00:15:01Est-ce qu'il faut que le Premier ministre...
00:15:02À partir du moment
00:15:02où la porte
00:15:03est restée ouverte,
00:15:05il y avait matière
00:15:06à pouvoir avancer.
00:15:07Est-ce qu'on va bloquer
00:15:08tout un territoire
00:15:09parce que le FLNKS
00:15:10a décidé de ne pas être là ?
00:15:11Est-ce qu'il faut
00:15:11que le Premier ministre
00:15:12prenne fortement position
00:15:13dans l'hémicycle ?
00:15:15C'est un peu la tradition
00:15:16que les Premiers ministres
00:15:16s'occupent eux-mêmes
00:15:17de ce dossier.
00:15:19Alors, il y a ça.
00:15:20D'abord,
00:15:20le Premier ministre
00:15:21est très engagé
00:15:22sur la question.
00:15:23Il est à l'origine
00:15:24du pacte de refondation
00:15:25économique et sociale
00:15:26qui est un engagement économique
00:15:27inédit pour le territoire.
00:15:28Mais tout ça,
00:15:28c'était avant la période
00:15:29de blocage que nous connaissons.
00:15:30C'est en train de se décliner.
00:15:31Maintenant.
00:15:32Est-ce que ce serait utile
00:15:33que maintenant,
00:15:34il prenne position ?
00:15:35Il s'est exprimé au Sénat.
00:15:36Il a dit la position
00:15:37qui était la nôtre,
00:15:38qui est celle du gouvernement
00:15:39et que je porte aussi.
00:15:40Et donc, l'implication
00:15:42du Premier ministre,
00:15:43elle est réelle.
00:15:44Mais, encore une fois,
00:15:46les parlementaires
00:15:47ne peuvent pas
00:15:48se défausser
00:15:49de leurs responsabilités.
00:15:50Ils ne peuvent pas dire
00:15:51nous sommes,
00:15:52en quelque sorte,
00:15:53les greffiers
00:15:54des compromis trouvés
00:15:55par la Calédonie
00:15:56et on en a un.
00:15:58Et en même temps,
00:15:58de dire,
00:15:58finalement,
00:15:59on n'en veut pas
00:15:59et donc quoi ?
00:16:02Il n'y a rien d'autre.
00:16:03Il n'y a rien.
00:16:03Vous parlez de responsabilité,
00:16:04mais parlons de la responsabilité
00:16:05du Premier ministre.
00:16:06Est-ce qu'il pourrait envisager
00:16:07un 49.3 sur ce texte-là
00:16:09si vous dites
00:16:09qu'il n'y a pas
00:16:10d'autres solutions ?
00:16:11Non.
00:16:13Non.
00:16:13Il n'y aura pas de 49.3
00:16:16sur ce texte.
00:16:17Ce n'est pas du tout
00:16:18l'état d'esprit
00:16:18qui anime le Premier ministre
00:16:20ni le gouvernement.
00:16:22Encore une fois,
00:16:23l'équation,
00:16:23elle est claire.
00:16:24Il y a un processus politique
00:16:26qui s'est enclenché,
00:16:27qui est important,
00:16:28qui est le fruit de moi
00:16:29de discussion,
00:16:30qui en plus est démocratique,
00:16:32bougivale.
00:16:33À un moment donné,
00:16:34ce sont les Calédoniens
00:16:35qui diront
00:16:36s'ils en veulent ou pas.
00:16:37Tout ça,
00:16:37c'est sous réserve
00:16:38de l'accord des Calédoniens.
00:16:39C'est ce qu'on propose
00:16:40au Parlement.
00:16:41Et le débat va donc...
00:16:42Vous laissez la parole
00:16:42aux néo-calédoniens.
00:16:44Le débat va donc avoir lieu
00:16:45à l'Assemblée
00:16:46à partir de mercredi.
00:16:47Trois jours de discussion prévues.
00:16:48Si la motion de rejet
00:16:49n'est pas adoptée
00:16:51d'entrée de jeu,
00:16:51il y a plus de 3 000 amendements.
00:16:53Est-ce que vous prévoyez
00:16:54éventuellement si besoin
00:16:55de donner plus de temps
00:16:56au débat parlementaire ?
00:16:58Alors,
00:16:58nous nous adapterons
00:16:59en fonction de la situation.
00:17:01Je sais trop bien
00:17:01comment ça peut se passer
00:17:03à l'Assemblée nationale
00:17:04pour avoir été moi-même
00:17:04de l'autre côté
00:17:05et avoir présidé
00:17:06des séances d'obstruction.
00:17:08Parce que c'est ça...
00:17:08Vous craignez l'obstruction ?
00:17:09On va écouter vraisemblablement
00:17:11parce que c'est un secret
00:17:12de polichinelle.
00:17:13Plus de 3 000 amendements
00:17:14dont une bonne partie
00:17:15qui sont des amendements
00:17:17de pure rédaction
00:17:17pour perdre du temps.
00:17:19De la part de qui ?
00:17:19Pour perdre du temps
00:17:20de la part de la France insoumise.
00:17:22Et en partie,
00:17:23me semble-t-il,
00:17:24du député Emmanuel Djibaou
00:17:27qui en a déposé,
00:17:28si je ne me trompe pas,
00:17:29un peu plus de 1 000
00:17:29de son côté.
00:17:31Bon, écoutez,
00:17:32tout ça est extrêmement grave.
00:17:33C'est la première fois
00:17:34que nous ne pourrions pas
00:17:35aller au bout
00:17:35de l'examen d'un texte
00:17:36qui concerne l'avenir
00:17:38de 300 000 personnes,
00:17:39encore une fois.
00:17:40Ce n'est pas une question
00:17:40partisane ici.
00:17:41Ce que vous dites aux députés,
00:17:43c'est voter cet accord
00:17:44et laisser ensuite
00:17:45les Calédoniens
00:17:46choisir leur avenir.
00:17:47Moi, je dis aux députés
00:17:48regarder ce que propose Bougival.
00:17:51Sortez des postures,
00:17:52parlons de fond.
00:17:53Mais on n'a même pas
00:17:53encore eu cet examen de fond.
00:17:55Un des points crucials
00:17:56du débat,
00:17:57c'est le corps électoral.
00:17:58Pour l'instant,
00:17:59seules les personnes
00:18:00installées sur le caillou
00:18:00avant 1998 votent.
00:18:03Là, dans la réforme,
00:18:04vous voulez élargir
00:18:05ce corps électoral
00:18:05à tous ceux qui sont nés
00:18:06en Nouvelle-Calédonie
00:18:07aux résidents depuis 15 ans.
00:18:09Les indépendantistes sont contre.
00:18:11Est-ce que vous parliez
00:18:12d'avancée,
00:18:12de discussion,
00:18:13de compromis ?
00:18:14Est-ce que pour faciliter
00:18:15la discussion,
00:18:16le corps électoral
00:18:17peut encore être modifié ?
00:18:18Alors, moi,
00:18:19ce n'est pas ce que j'ai entendu
00:18:20les discussions que j'ai eues
00:18:20avec l'ensemble des acteurs,
00:18:22y compris le FLNKS.
00:18:24Le corps électoral
00:18:25dans Bougival,
00:18:27c'est le fruit
00:18:27d'un compromis,
00:18:28encore une fois.
00:18:29On décide de dégeler
00:18:30le corps électoral
00:18:31plus tard,
00:18:32en contrepartie
00:18:33du transfert
00:18:34des compétences régaliennes.
00:18:35Voyez ?
00:18:36C'est un équilibre
00:18:37qui a été trouvé
00:18:37par les partenaires calédoniens.
00:18:38Donc on ne touche pas à ça.
00:18:39Mais attendez,
00:18:40alors encore une fois,
00:18:41si les partenaires calédoniens
00:18:43dans un consensus
00:18:44veulent rouvrir cette discussion,
00:18:46ce n'est pas moi
00:18:47qui vais bloquer,
00:18:47moi je les accompagne
00:18:48dans ce processus.
00:18:49Ma méthode,
00:18:49c'est celle du dialogue,
00:18:50c'est celle de l'échange,
00:18:51c'est le cadre
00:18:52que j'essaye de sécuriser.
00:18:54C'est une question
00:18:55qui leur appartient.
00:18:57Ce n'est pas
00:18:57ce qui m'est renvoyée aujourd'hui.
00:18:59Absolument pas.
00:19:00Hugo ?
00:19:01Oui, Madame la ministre,
00:19:02est-ce que aussi
00:19:03le problème de cette situation,
00:19:04le vert dans la pomme
00:19:05de la crise actuelle,
00:19:06c'est le maintien
00:19:07en décembre 2021
00:19:08du troisième référendum
00:19:09prévu dans le cadre
00:19:10des accords de Nouméa
00:19:11alors que les indépendantistes
00:19:13en avaient demandé
00:19:13le report suite
00:19:14à une période de deuil
00:19:15liée au Covid.
00:19:16Le boycott avait engendré
00:19:17une victoire du nom
00:19:18à 96%.
00:19:18Est-ce que c'était
00:19:19une erreur du chef de l'État
00:19:20de maintenir malgré
00:19:21la situation locale
00:19:22ce référendum
00:19:22qui a ensuite potentiellement
00:19:24envenimé les choses ?
00:19:25Non, ça n'est pas le sujet
00:19:26parce que,
00:19:27encore une fois,
00:19:28Bougival
00:19:30a permis justement
00:19:31de remettre tout le monde
00:19:32autour de la table.
00:19:35Les six forces politiques
00:19:36ont décidé de se reparler
00:19:38après ces événements,
00:19:39après un certain nombre
00:19:40de tensions.
00:19:41Donc Bougival
00:19:41avait réussi cet exercice
00:19:42et tout en ne niant pas
00:19:45ce qui s'est passé,
00:19:46chacun a souhaité avancer.
00:19:48Donc, ce moment,
00:19:49il allait exister,
00:19:50ce moment d'unanimité
00:19:51plus que de consensus.
00:19:52C'est fini ?
00:19:53Cette exception
00:19:54du corps électoral gelé,
00:19:57comment on arrive
00:19:58à le justifier
00:19:59dans une république
00:20:00une et indivisible ?
00:20:01Vous voyez bien
00:20:02qu'on a du mal
00:20:03à le justifier.
00:20:04On voit bien
00:20:05combien le sujet
00:20:06est explosif
00:20:07et inflammable.
00:20:08Alors, évidemment,
00:20:09c'est l'histoire
00:20:10de ce territoire particulier.
00:20:12Comme ça,
00:20:12que ça a été pensé.
00:20:14Et on sait
00:20:15qu'il faudra
00:20:16une manœuvre constitutionnelle.
00:20:20on y est arrivé
00:20:21avec Bougival.
00:20:22C'est ça qui est intéressant.
00:20:23C'est qu'on avait
00:20:23ce degré de maturité politique
00:20:25qui a permis de dire
00:20:26très bien,
00:20:28on accepte pour les uns
00:20:29de commencer
00:20:30à transmettre
00:20:31les compétences
00:20:32régaliennes,
00:20:33c'est-à-dire souveraines,
00:20:34la justice,
00:20:34la sécurité,
00:20:35la monnaie,
00:20:36en échange
00:20:37d'un dégel du corps électoral
00:20:38pour que chaque Calédonien
00:20:39puisse voter,
00:20:40puisse lui aussi décider
00:20:41de l'avenir du territoire.
00:20:43C'est cet équilibre
00:20:44qui est important.
00:20:46C'est cet équilibre
00:20:47que je veux amener aussi
00:20:48les députés
00:20:49sur lesquels je souhaiterais
00:20:49qu'ils se prononcent.
00:20:51Et donc, vous voyez,
00:20:52on avait réussi
00:20:53à amener cette discussion.
00:20:56Je ne voudrais pas
00:20:56qu'on se braque uniquement
00:20:57sur cette question
00:20:58du dégel du corps électoral.
00:20:59– J'aimerais bien
00:21:00qu'on reparle
00:21:01des élections,
00:21:02notamment des élections récentes,
00:21:03municipales.
00:21:04Quelle est votre interprétation
00:21:06sur ce qui s'est passé
00:21:06en Nouvelle-Calédonie ?
00:21:07On a le sentiment
00:21:08d'une radicalisation,
00:21:09notamment radicalisation
00:21:11du côté des loyalistes
00:21:12qui ont emporté
00:21:14le grand Nouméa.
00:21:15Mais il y a aussi
00:21:15des communes
00:21:16qui ont été gagnées
00:21:17par les indépendantistes
00:21:19et le FLNKS.
00:21:20Est-ce que vous sentez
00:21:21cette radicalisation
00:21:22dans les urnes ?
00:21:23– Et une défaite
00:21:23d'Alcide Ponga.
00:21:24– Après, chacune.
00:21:25– Alors,
00:21:27les équilibres généraux
00:21:29ont été à peu près tenus
00:21:30dans ces élections,
00:21:31à peu près,
00:21:32quand on regarde au global.
00:21:34On avait beaucoup dit
00:21:35que l'Unipalika sortirait,
00:21:36l'Unipalika,
00:21:37donc cette frange indépendantiste
00:21:38signataire de Bougival,
00:21:39sortirait très affaiblie.
00:21:40Ce n'est pas le cas.
00:21:41Ce n'est absolument pas le cas.
00:21:43Ils sont allés à la conquête
00:21:44eux aussi.
00:21:45Et donc,
00:21:45on voit qu'entre l'Unipalika
00:21:47et le FLNKS,
00:21:48ça se maintient globalement.
00:21:50Est-ce qu'il y a l'expression
00:21:51d'une forme de radicalité ?
00:21:52Je vais vous dire,
00:21:52la Calédonie n'échappe pas
00:21:54au contexte général,
00:21:56politique,
00:21:56y compris national,
00:21:57de ce qu'on voit,
00:21:58de ce qu'on a vu
00:21:59dans ces élections municipales,
00:22:00c'est-à-dire une poussée
00:22:01aussi des extrêmes.
00:22:03Voilà,
00:22:03la Calédonie ne fait pas
00:22:04tout à fait exception à ça,
00:22:06même si, encore une fois,
00:22:07j'assiste vraiment
00:22:07sur des équilibres généraux
00:22:09néanmoins qui se sont maintenus.
00:22:10D'accord,
00:22:10ce n'est pas plus fort qu'ailleurs.
00:22:12Ça ne l'est pas.
00:22:12D'accord.
00:22:13Un point sur les élections,
00:22:14vous le mentionnez tout à l'heure,
00:22:15il y a des élections provinciales
00:22:16qui sont prévues en juin.
00:22:18Est-ce que ce calendrier
00:22:20ne risque pas de se télescoper
00:22:21si la loi tarde à être adoptée ?
00:22:25Alors,
00:22:26non pas...
00:22:27Qu'est-ce qui va se passer
00:22:28avec ces élections ?
00:22:29Elles vont être reportées ?
00:22:29Alors, ça dépend.
00:22:30Si le projet de loi constitutionnelle
00:22:31est adopté,
00:22:32alors les élections provinciales
00:22:33sont prolongées,
00:22:35prorogées,
00:22:35à décembre.
00:22:36C'était l'idée
00:22:37pour les partenaires calédoniens
00:22:38de se dire
00:22:39on va d'abord laisser se dérouler
00:22:40tout le processus,
00:22:41on va se donner du temps,
00:22:42le projet de loi constitutionnelle,
00:22:43la grande loi organique
00:22:44qui dessine les institutions
00:22:46de la Nouvelle-Calédonie
00:22:47pour demain
00:22:48et puis on procédera
00:22:49in fine
00:22:49à ces élections provinciales.
00:22:51Si le projet de loi
00:22:52n'est pas adopté,
00:22:53on en revient
00:22:54à la décision du Conseil constitutionnel.
00:22:55Mais ça,
00:22:56on va le savoir au dernier moment.
00:22:57C'est-à-dire que les électeurs
00:22:58et les candidats
00:22:59vont le savoir au dernier moment.
00:23:00Ils sont suspendus
00:23:01à un calendrier
00:23:02qui les dépasse
00:23:02pour organiser des élections locales.
00:23:04Au dernier moment, non.
00:23:05On va le savoir normalement
00:23:06dans les prochains jours
00:23:07puisque c'est le projet
00:23:08de loi constitutionnelle
00:23:09qui, adopté pro-roge à décembre,
00:23:12pas adopté,
00:23:12ramène les élections à juin.
00:23:14Donc tout est dans les délais.
00:23:15Il n'y a pas de problème de délais.
00:23:16Tout est dans les délais
00:23:17et nous serons en capacité,
00:23:18si c'est en juin,
00:23:20à les organiser
00:23:20sur le plan matériel.
00:23:21Ça, c'est la responsabilité de l'État
00:23:23mais nous prenons
00:23:24notre part de travail là-dessus.
00:23:25Alors vous disiez
00:23:26que vous souhaitiez parler du fond.
00:23:28Effectivement,
00:23:29moi j'aimerais bien
00:23:29vous questionner à nouveau
00:23:30sur les accords
00:23:31Bougival,
00:23:32Élysée Oudino,
00:23:34sur ce que ça signifie vraiment
00:23:35parce que quand on lit cet accord,
00:23:37on parle d'État
00:23:37de Nouvelle-Calédonie,
00:23:38de nationalité calédonienne,
00:23:40de transfert de prérogatives
00:23:42très importantes,
00:23:43régaliennes,
00:23:44sur les affaires étrangères.
00:23:46Qu'est-ce que ça signifie en fait ?
00:23:48Est-ce que pour vous,
00:23:49c'est le premier pas
00:23:49de l'indépendance ?
00:23:51Non, pas du tout.
00:23:52Non, c'est pas comme ça.
00:23:53D'ailleurs,
00:23:53c'est parce qu'on vous lue,
00:23:54les partenaires,
00:23:55et ça n'est pas écrit non plus
00:23:56de cette manière.
00:23:58L'accord de Bougival,
00:23:59c'est d'abord,
00:23:59première chose,
00:24:00sortir du référendum binaire.
00:24:02Les partenaires calédoniens
00:24:04se sont entendus pour dire
00:24:05les référendums
00:24:06nous ont fait beaucoup de mal.
00:24:07Ça a clivé les camps,
00:24:08ça a clivé les populations,
00:24:10et même après trois référendums
00:24:12qui ont dit non
00:24:12à l'indépendance,
00:24:14regardez,
00:24:14la situation n'est pas résolue.
00:24:16Donc,
00:24:17comment on sort
00:24:17des référendums binaires ?
00:24:18Eh bien,
00:24:18on innove.
00:24:20Parce que le droit
00:24:20à l'autodétermination,
00:24:22il est fondamental.
00:24:22Alors,
00:24:23comment on l'écrit ?
00:24:24Les partenaires,
00:24:25on dit
00:24:26transfert de souveraineté,
00:24:27plutôt que de dire
00:24:28on va décider
00:24:28par un coup près,
00:24:29oui ou non
00:24:30à l'indépendance,
00:24:31on va,
00:24:32dans le temps,
00:24:33permettre à la Calédonie
00:24:34de récupérer
00:24:35des compétences
00:24:36de souveraineté.
00:24:38Donc,
00:24:38vous l'avez dit,
00:24:40c'est,
00:24:40alors la compétence internationale,
00:24:42ça c'est déjà écrit,
00:24:43mais plus précisément
00:24:44la justice,
00:24:45la sécurité.
00:24:46Ça ressemble
00:24:46à l'indépendance.
00:24:48c'est ça,
00:24:48ça y ressemble.
00:24:49Alors,
00:24:50d'abord,
00:24:51tout ceci...
00:24:52Aucun autre territoire
00:24:52en France n'a ça.
00:24:54Ah,
00:24:54mais vous savez,
00:24:54la Nouvelle-Calédonie,
00:24:56c'est une exception.
00:24:57Vous comprenez
00:24:57que ça pose question,
00:24:58on se dit,
00:24:58c'est effectivement
00:24:59le début de l'indépendance.
00:24:59Mais ça fait longtemps
00:25:00que la Calédonie pose question,
00:25:02puisque vous le savez,
00:25:03nous ne faisons qu'innover.
00:25:05Les accords de Matignon
00:25:06ou Lino à l'époque
00:25:07innovaient,
00:25:08les accords de Nouméa
00:25:09ont innové
00:25:09avec ces trois référendums.
00:25:10Nous innovons
00:25:11encore une fois.
00:25:12Pourquoi ?
00:25:12Mais nous n'avons pas
00:25:13d'autre choix.
00:25:15le compromis calédonien,
00:25:17c'est quoi ?
00:25:17Ces grands accords
00:25:18que je viens de citer
00:25:19et auxquels j'ajoute
00:25:20l'accord de Bougival.
00:25:21C'est à chaque fois
00:25:22notre capacité
00:25:23à faire que des aspirations
00:25:24totalement contradictoires
00:25:25puissent vivre ensemble
00:25:26entre ceux qui ne veulent pas
00:25:27être indépendants
00:25:28et ceux qui veulent être indépendants.
00:25:30Et donc,
00:25:31ça donne effectivement
00:25:31ces situations
00:25:32un peu sui-généris.
00:25:33Ça ressemblera à quoi ?
00:25:34Un État calédonien
00:25:35dans la République française ?
00:25:36Mais ça,
00:25:36c'est au partenaire
00:25:37de le dire
00:25:38parce que,
00:25:39d'abord,
00:25:39je dis,
00:25:40tout ça est encadré.
00:25:40Il y a des majorités,
00:25:42des majorités qualifiées,
00:25:43d'abord,
00:25:45pour permettre
00:25:46qu'une résolution
00:25:46sur un transfert de compétences
00:25:47peut voir le jour.
00:25:48Ensuite,
00:25:48vous avez tout un travail
00:25:49qui s'engage
00:25:50entre l'État
00:25:50et la Nouvelle-Calédonie.
00:25:52Et enfin,
00:25:53les Calédoniens
00:25:54seront systématiquement
00:25:55consultés
00:25:56pour savoir
00:25:56s'ils veulent
00:25:57qu'une compétence
00:25:57soit transférée ou pas.
00:25:59Ça se fait progressivement
00:26:01dans le temps.
00:26:01Ça permet au territoire
00:26:02de s'adapter.
00:26:03Il y a une autre exception.
00:26:03Vous citiez le mot exception
00:26:05pour les néo-calédoniens.
00:26:06La Nouvelle-Calédonie
00:26:07a son équipe de football.
00:26:09Cette équipe de football
00:26:10a disputé récemment
00:26:11les barrages éliminatoires
00:26:13pour la future
00:26:14Coupe du Monde de football.
00:26:16Elle a été éliminée.
00:26:18Cette équipe concourt
00:26:19sous son propre maillot,
00:26:20sous ses propres couleurs.
00:26:21Ses joueurs
00:26:21refusent ostensiblement
00:26:23d'honorer
00:26:23l'hymne national
00:26:24de la France,
00:26:25la Marseillaise.
00:26:27Et si cette équipe
00:26:28s'était qualifiée,
00:26:29ce qui n'est pas le cas,
00:26:30elle aurait pu
00:26:30se retrouver
00:26:31dans le même tournoi final.
00:26:33Autrement dit,
00:26:34il y aurait pu y avoir
00:26:34deux équipes françaises
00:26:36dans cette Coupe du Monde de football.
00:26:37Est-ce que ça ne veut pas dire,
00:26:39pour prolonger la question de Thierry,
00:26:40que dans les faits,
00:26:41la Nouvelle-Calédonie,
00:26:42ça n'est plus déjà
00:26:44tout à fait la France ?
00:26:46Non, ça ne veut pas dire ça.
00:26:47C'est un peu différent
00:26:48parce que sportivement,
00:26:50ça peut exister aussi
00:26:51dans un certain nombre
00:26:52d'autres territoires.
00:26:53Je trouve aussi
00:26:53que c'est une curiosité.
00:26:54Ça peut exister,
00:26:55mais pour la France jusqu'ici,
00:26:56ça ne peut jamais être le cas.
00:26:57Mais c'est une curiosité,
00:26:58vous avez raison.
00:26:59Mais maintenant, c'est là.
00:27:00Et donc, j'ai envie de dire
00:27:01que sportivement,
00:27:02et parce qu'on aime
00:27:03beaucoup le football,
00:27:04on aurait été amené
00:27:06aussi à encourager
00:27:07cette équipe
00:27:08de Nouvelle-Calédonie.
00:27:09Il pourrait y avoir
00:27:10une équipe de Corse
00:27:10à la Coupe du Monde
00:27:11de football.
00:27:13Je ne sais pas
00:27:13s'il y a une demande
00:27:14faite en ce sens.
00:27:16Si les Corses nous écoutent,
00:27:17ils vont peut-être avoir
00:27:18l'idée de Martinique.
00:27:20Ou de Martinique.
00:27:20Mais ce ne sera pas clair.
00:27:20Et parlons pas des Bretons,
00:27:21on ouvre tout.
00:27:23Bon, en tout cas,
00:27:25il y a un autre dossier
00:27:25auquel s'attaque
00:27:26le gouvernement Outre-mer,
00:27:27c'est la lutte
00:27:27contre les narcotrafiques.
00:27:29Emmanuel Macron a prévu
00:27:30de se rendre à Tidi
00:27:30dans les prochains mois
00:27:31aux Antilles pour faire le point.
00:27:33Et en janvier,
00:27:33il avait demandé
00:27:34un plan d'urgence.
00:27:35En février,
00:27:36vous aviez déclaré, vous,
00:27:37qu'un plan à grande échelle
00:27:38de lutte contre le narcotrafique
00:27:39allait être mis en place
00:27:41et l'heure de faire le point.
00:27:42C'est Fanny.
00:27:43Alors, on en est où
00:27:44ce plan en préparation ?
00:27:46Quand est-ce qu'il sera présenté ?
00:27:47Écoutez, nous sommes
00:27:49en plein travail
00:27:49avec le ministre de l'Intérieur
00:27:52Laurent Nunez
00:27:52avec un plan particulièrement
00:27:54ambitieux
00:27:54pour répondre
00:27:56à cette réalité,
00:27:57à ce grand fléau
00:27:57qui est celui
00:27:58de la lutte contre
00:27:58le narcotrafique
00:28:00dans les Antilles.
00:28:02Je l'avais expliqué,
00:28:03nous procédons
00:28:04à un changement d'échelle.
00:28:05Il ne s'agit pas
00:28:06de venir avec
00:28:07des mesures par à coup.
00:28:08C'est un grand plan.
00:28:09En termes de moyens aussi ?
00:28:10Oui, non, mais évidemment,
00:28:12parce que si nous construisons
00:28:13ce plan,
00:28:14c'est pour qu'il soit mis en œuvre.
00:28:15Et donc...
00:28:16Alors, c'est un plan,
00:28:16mais il y a quoi dedans ?
00:28:17Sur quoi on avance ?
00:28:18Il y a des mesures
00:28:19qui vont consister
00:28:19à renforcer les personnels
00:28:20parce qu'on a besoin de monde
00:28:21dans les ports,
00:28:22dans les aéroports,
00:28:23aux douanes
00:28:24pour contrôler
00:28:25l'entrée et la sortie
00:28:25parce que l'objectif,
00:28:27c'est de faire en sorte
00:28:28que nous puissions stopper
00:28:30ce à quoi nous sommes confrontés,
00:28:32c'est-à-dire
00:28:33à cette circulation
00:28:34de tonnes et de tonnes
00:28:35de cocaïne,
00:28:37donc renforcement de personnel,
00:28:39renforcement aussi
00:28:40de moyens matériels
00:28:41de type drone,
00:28:42scanner,
00:28:43tout ce qui permet là encore
00:28:44d'avoir une vue
00:28:45très immédiate
00:28:46de ceux qui entrent
00:28:48éventuellement
00:28:48ou de ceux qui passent
00:28:49autour en zone de transit
00:28:51de ces territoires,
00:28:52donc toutes ces questions
00:28:53de moyens,
00:28:54effectivement,
00:28:55elles sont déjà
00:28:55sur la table.
00:28:57Ce ne sera pas
00:28:58une difficulté
00:28:59parce que notre ambition,
00:29:01elle est claire.
00:29:02Il faut absolument
00:29:03juguler ce sujet.
00:29:04C'est une question,
00:29:05c'est de la criminalité organisée,
00:29:07ça tue les gens
00:29:07tous les jours.
00:29:08Vous avez des chiffres
00:29:09de narcomicides
00:29:10en Martinique
00:29:11et en Guadeloupe,
00:29:12on parle beaucoup
00:29:12de Marseille,
00:29:13mais c'est les mêmes
00:29:14en Martinique
00:29:15et en Guadeloupe
00:29:16pour une population
00:29:17inférieure à Marseille.
00:29:18Ces renforts,
00:29:19ce sera pour quand ?
00:29:19Ces renforts
00:29:20de moyens
00:29:21et de personnel ?
00:29:22Alors,
00:29:22nous continuons
00:29:23à construire ce plan.
00:29:26Pourquoi c'est long ?
00:29:26Pourquoi c'est compliqué ?
00:29:27Nous avons pour objectif
00:29:29à cet été
00:29:30de pouvoir oeuvrer,
00:29:33commencer à mettre
00:29:34en forme
00:29:35sur le terrain
00:29:35ces personnels,
00:29:37ces moyens matériels.
00:29:38pour qu'ils puissent
00:29:40se décliner progressivement,
00:29:41couplés à tout
00:29:42ce qui existe déjà
00:29:43par ailleurs.
00:29:44C'est une échéance
00:29:45qui n'est pas
00:29:45au caland grec.
00:29:46Toujours à propos
00:29:47du narcotrafic,
00:29:48Gérald Darmanin
00:29:48s'était engagé
00:29:49à ouvrir une prison
00:29:50avec un quartier
00:29:50de haute sécurité
00:29:51en Guyane,
00:29:52à Saint-Laurent-du-Maroni.
00:29:53Quand est-ce qu'elle sera prête ?
00:29:54Elle est prévue,
00:29:55si je ne me trompe pas,
00:29:56pour 2029,
00:29:57cette prison.
00:30:002029.
00:30:00Je vais dire,
00:30:01ça recule,
00:30:01parce que quand on lisait
00:30:02les...
00:30:03On a regardé les dossiers,
00:30:04ça devait être 2027,
00:30:05depuis 2028.
00:30:06Bon, maintenant,
00:30:06c'est 2029.
00:30:08Des constructions
00:30:09d'établissements
00:30:10pénitentiaires,
00:30:10et je le déplore,
00:30:11c'est particulièrement long.
00:30:13Particulièrement long.
00:30:13Non, mais peut-être
00:30:14que l'annonce a été
00:30:14trop rapidement faite,
00:30:15parce que je vous dis,
00:30:16c'était 2027,
00:30:16puis 2028,
00:30:17et vous nous dites
00:30:17maintenant 2029.
00:30:18Oui, mais parce que
00:30:19c'est très long
00:30:19à décliner,
00:30:20entre la recherche
00:30:21du terrain,
00:30:22toutes les autorisations...
00:30:23Vous avez la garantie
00:30:24à franchir...
00:30:24Vous avez la garantie
00:30:25des financements
00:30:26pour cette prison ?
00:30:27Tout ça a été arbitré,
00:30:28c'est-à-dire
00:30:29que la construction
00:30:29de la prison elle-même
00:30:30a été arbitrée,
00:30:31c'est une nécessité
00:30:31pour le territoire.
00:30:32On vient de parler
00:30:33de la lutte contre
00:30:33le narcotrafic.
00:30:34Nous avons besoin
00:30:35de places supplémentaires.
00:30:37Ce n'est pas que
00:30:38le narcotrafic,
00:30:39mais enfin,
00:30:39c'est quand même
00:30:39une donnée importante,
00:30:41et donc, oui,
00:30:43c'est d'actualité,
00:30:43c'est toujours d'actualité,
00:30:44même si le calendrier
00:30:45a un peu glissé,
00:30:47mais ce n'est pas
00:30:47la première fois
00:30:48pour ce type
00:30:49de projet colossal.
00:30:50Hervé ?
00:30:51Le garde des Sourds,
00:30:52encore lui,
00:30:52vient d'adresser
00:30:54au parquet
00:30:55une circulaire
00:30:56de politique pénale
00:30:57dont l'objectif affiché
00:30:59est de lutter,
00:31:00je le cite,
00:31:01contre les formes
00:31:02de délinquance
00:31:03impactant spécifiquement
00:31:04les Outre-mer.
00:31:05Le texte,
00:31:06dans le détail,
00:31:07vise les atteintes
00:31:08à la probité
00:31:09et les atteintes
00:31:10à l'environnement.
00:31:11Est-ce que,
00:31:11réellement,
00:31:12il y a des délits
00:31:13spécifiquement ultramarins ?
00:31:15Est-ce que cette formulation
00:31:16n'est pas un peu discutable ?
00:31:18Alors,
00:31:19je n'avais pas connaissance
00:31:19de cette circulaire,
00:31:21mais j'en comprends le sens.
00:31:24Ce sont des territoires
00:31:25particuliers,
00:31:26d'abord dans les environnements.
00:31:28Pour les atteintes
00:31:28à la probité,
00:31:29il y a des microclimats ?
00:31:31Non,
00:31:31ce n'est pas tant
00:31:32qu'il y a des microclimats
00:31:33qu'ils s'inscrivent aussi
00:31:35dans des régions.
00:31:36Quand vous êtes en Guyane,
00:31:37vous êtes en Amérique du Sud,
00:31:38donc il y a des sujets
00:31:39qui se posent un peu différemment
00:31:41de ce qui se passe
00:31:41dans l'Hexagone.
00:31:43Toujours pour parler
00:31:43de la Guyane,
00:31:44il y a la forêt amazonienne,
00:31:45c'est 80% du territoire.
00:31:47Les questions écologiques,
00:31:48elles se pensent
00:31:49un peu différemment.
00:31:50Et donc,
00:31:50je comprends le sens
00:31:51de cette circulaire.
00:31:52J'en prendrai connaissance
00:31:53dans le détail,
00:31:55mais je peux comprendre
00:31:57ce qu'a voulu dire
00:31:57le garde des Sceaux.
00:31:59La lutte contre la délinquance
00:32:00outre-mer,
00:32:01ce n'est pas essentiellement
00:32:02une question de moyens ?
00:32:04Alors,
00:32:04d'abord,
00:32:05c'est une question d'adaptation,
00:32:06c'est-à-dire qu'on ne peut pas
00:32:08penser cette lutte
00:32:09contre la délinquance
00:32:10comme on le fait ici.
00:32:11Vous avez, encore une fois,
00:32:12des contextes régionaux
00:32:12tout à fait différents.
00:32:13Vous savez,
00:32:14dans les Antilles,
00:32:15par exemple,
00:32:15la circulation d'armes,
00:32:18on serait particulièrement choqués,
00:32:20les Français hexagonaux
00:32:22seraient particulièrement choqués,
00:32:23s'ils devaient être confrontés
00:32:24aux mêmes défis.
00:32:26Donc,
00:32:26on doit d'abord
00:32:27la penser différemment.
00:32:28Une question d'adaptation,
00:32:30ce n'est pas
00:32:30que ce soit pire
00:32:31ou que ce soit plus révoltant,
00:32:33c'est juste qu'il faut
00:32:34qu'on y apporte
00:32:34des réponses très spécifiques.
00:32:36Oui.
00:32:38À propos des hydrocarbures,
00:32:40on change de sujet.
00:32:41Le Sénat a voté fin janvier
00:32:42une proposition de loi
00:32:43qui lève les interdictions
00:32:45qui avaient été posées
00:32:45par la loi Hulot
00:32:47en 2017
00:32:47sur la recherche
00:32:48et sur l'exploitation
00:32:49des hydrocarbures
00:32:51dans les territoires
00:32:52outre-mer.
00:32:53Vous avez soutenu ce texte,
00:32:55mais finalement,
00:32:57après opposition
00:32:58de votre collègue,
00:32:59ministre de la Transition écologique,
00:33:01Monique Barbu,
00:33:03un arbitrage
00:33:04du Premier ministre
00:33:05vous a donné tort,
00:33:06semble-t-il,
00:33:07et donc finalement,
00:33:07la position
00:33:09du gouvernement,
00:33:10ça a été
00:33:11de s'opposer
00:33:12à ce texte.
00:33:13Je voudrais savoir
00:33:13si vous avez toujours,
00:33:15vous,
00:33:15la même position,
00:33:17autrement dit,
00:33:17est-ce que vous continuez,
00:33:19vous,
00:33:19à soutenir ce texte ?
00:33:22Vous me connaissez,
00:33:24je ne suis pas du genre
00:33:25à me défausser
00:33:27ou à pratiquer
00:33:27la langue de bois,
00:33:28moi je continue
00:33:28d'y être favorable,
00:33:30mais je suis solidaire
00:33:32de la position
00:33:32du gouvernement.
00:33:33Ça,
00:33:33c'est pas hyper clair.
00:33:35Oui,
00:33:35mais si,
00:33:35parce que ce qui m'importe,
00:33:37moi ce n'est pas
00:33:38le développement
00:33:38des hydrocarbures
00:33:39pour développer
00:33:40les hydrocarbures,
00:33:40moi ce qui m'intéresse
00:33:41c'est le développement
00:33:41du territoire.
00:33:42Il se trouve que
00:33:43les hydrocarbures
00:33:43sont un moyen.
00:33:45Bon,
00:33:45on a eu des débats
00:33:47en interne
00:33:47et c'est plutôt sain
00:33:48et puis encore une fois...
00:33:50Donc je croyais que ce débat
00:33:51avait été tranché
00:33:51par le Premier ministre,
00:33:52visiblement ça n'est pas le cas.
00:33:53S'il a été tranché,
00:33:54je suis favorable
00:33:56à la décision,
00:33:58mais je n'ai pas changé
00:33:59d'avis à titre personnel.
00:34:01Donc il n'y aura pas
00:34:01de recherche d'hydrocarbures
00:34:02pour l'instant ?
00:34:03Moi j'ai tourné la page,
00:34:04ce qui m'intéresse encore une fois
00:34:06c'est ce qu'on peut faire
00:34:06pour les Guyanais
00:34:07et les Guyanaises.
00:34:08Donc je travaille
00:34:08avec la ministre de l'écologie
00:34:09parce que ce qui m'intéresse
00:34:10c'est qu'il y ait autre chose,
00:34:12c'est que je puisse dire
00:34:14au Guyanais,
00:34:15ce ne sera pas
00:34:16les hydrocarbures
00:34:16mais sur l'or,
00:34:18sur le bois,
00:34:18sur la filière pêche.
00:34:19On peut avancer
00:34:20et donc on peut développer
00:34:22et on peut vous offrir
00:34:22des perspectives.
00:34:24Vous risquez d'avoir
00:34:25les mêmes obstacles
00:34:26de la ministre de l'Environnement
00:34:27qui va dire attention
00:34:27l'or c'est les orpailleurs
00:34:28d'expulsion des rivières.
00:34:31Justement non.
00:34:32Le fait d'avoir fermé
00:34:33la porte aux hydrocarbures
00:34:34ça nous permet de dire
00:34:36sur d'autres filières
00:34:37qui existent sur le territoire
00:34:38qu'est-ce qu'on fait ?
00:34:39On a tranché
00:34:39et donc avec la ministre
00:34:40nous y travaillons.
00:34:42Travaillons à la manière
00:34:43dont on peut développer
00:34:44encore davantage
00:34:45la filière orpaillage légale
00:34:47lutte contre l'orpaillage illégal
00:34:48et c'est vraiment
00:34:49un enjeu majeur
00:34:50pour le territoire
00:34:50mais aussi la filière bois
00:34:52avec la forêt amazonienne
00:34:53évidemment
00:34:53qui nous entoure
00:34:55et la pêche
00:34:56pas oublié
00:34:56qu'on a aussi
00:34:57quelques pêcheurs
00:34:58en Guyane
00:34:59et que voilà
00:34:59c'est la combinaison
00:35:00de tout ça
00:35:00qui va permettre
00:35:01de répondre
00:35:02à la question centrale
00:35:03de l'économie
00:35:04et de compenser
00:35:05l'abandon
00:35:06des recherches
00:35:06d'hydrocarbures.
00:35:07C'est une réponse
00:35:08c'est une autre réponse.
00:35:09Juste d'un mot
00:35:10sur les hydrocarbures
00:35:11le projet est abandonné
00:35:13ou il va revenir
00:35:14à l'Assemblée ?
00:35:15Alors c'était
00:35:16une initiative parlementaire
00:35:17déjà
00:35:17c'est le sénateur
00:35:19naturel
00:35:19c'est le sénateur patient
00:35:21pardon
00:35:21qui l'avait déposé
00:35:23après c'est l'Assemblée nationale
00:35:24Donc ça a été voté
00:35:25vous le savez
00:35:25il y a un calendrier ?
00:35:26C'est l'Assemblée nationale
00:35:27qui décidera
00:35:28de l'inscrire ou pas
00:35:28mais je n'ai pas entendu dire
00:35:29qu'il y avait eu
00:35:30des velléités.
00:35:32Thierry ?
00:35:32Alors on passe à Mayotte
00:35:33à Mayotte
00:35:34où donc à Chalange
00:35:35on est allé faire
00:35:36un reportage
00:35:37un an après
00:35:37le cyclone Chido
00:35:38pour se rendre compte
00:35:39de l'état de la reconstruction
00:35:40alors effectivement
00:35:41ça avance
00:35:42mais on a été vraiment
00:35:43atterré de l'état
00:35:44du système éducatif
00:35:46et sanitaire
00:35:46en fait c'est les deux
00:35:47les deux secteurs
00:35:49qui nous ont assez choqué
00:35:50où on manque de tout
00:35:52et j'aurais aimé avoir
00:35:53un votre diagnostic
00:35:55sur ces deux aspects
00:35:56de la santé et de l'éducation
00:35:57où en est-on à Mayotte
00:35:58est-ce que vous avez
00:36:00décidé
00:36:00ou vous allez lancer
00:36:01de nouvelles mesures
00:36:02de nouveaux moyens
00:36:03pour faire face
00:36:04aux urgences
00:36:05qui s'accumulent ?
00:36:07Oui
00:36:07j'étais moi-même
00:36:08à Mayotte
00:36:10pour les un an
00:36:11du cyclone Chido
00:36:12donc c'était au mois de décembre
00:36:13j'ai vu moi aussi
00:36:14qu'il y avait des cicatrices
00:36:16encore sur le territoire
00:36:18il y a beaucoup de difficultés
00:36:20il reste des choses à faire
00:36:21mais j'ai vu aussi
00:36:21que le pays
00:36:22n'était pas à l'arrêt
00:36:23il y a des chantiers
00:36:24très structurants
00:36:25qui sortent de terre
00:36:25je pense à l'usine
00:36:27de dessalement
00:36:28Ironie Bay
00:36:28on ne l'a pas abordé
00:36:29vous ne l'avez pas abordé
00:36:30mais la question de l'eau
00:36:31elle est fondamentale
00:36:32il y a des projets de logement
00:36:33il y a la gestion des déchets
00:36:35sur les deux sujets
00:36:35que vous avez abordés
00:36:36qui sont fondamentaux
00:36:37la question de l'école
00:36:38il y avait des difficultés
00:36:40avant Chido déjà
00:36:41elles ont été exacerbées
00:36:42évidemment
00:36:43après le passage
00:36:44de la tempête
00:36:44enfin du cyclone
00:36:46nous y répondons
00:36:48moi j'ai dit aux maires
00:36:49parce que c'est leur compétence
00:36:51je souhaite vous accompagner
00:36:53en expertise
00:36:54en ingénierie
00:36:55si vous le souhaitez
00:36:55pour vous aider justement
00:36:57à faire sortir ces écoles
00:36:57c'est le moyen de l'état
00:36:58santé et éducation
00:36:59c'est quand même le moyen
00:36:59oui mais on y arrive
00:37:00on y arrive
00:37:02quand j'étais sur place
00:37:02j'ai signé une convention
00:37:04avec les maires
00:37:05avec quelques maires
00:37:06ça en a amené d'autres
00:37:07d'ailleurs par la suite
00:37:09pour les aider
00:37:10pour les accompagner
00:37:11dans ces projets
00:37:13pour construire
00:37:14des écoles supplémentaires
00:37:15on en a besoin
00:37:15compte tenu de la pression
00:37:16démographique
00:37:17et vous voyez
00:37:18ça se fait
00:37:18c'est un travail collectif
00:37:19l'état ne pourra pas le faire
00:37:21tout seul
00:37:21on investit 4 milliards d'euros
00:37:22pour la reconstruction
00:37:24mais c'est la mise en oeuvre
00:37:25qui va compter
00:37:25c'est pas les 4 milliards
00:37:26inscrits quelque part
00:37:27on a besoin
00:37:28que ça puisse prendre forme
00:37:29matériellement
00:37:29et pour ça
00:37:30on a besoin des élus
00:37:31donc on est prêt
00:37:32à les accompagner
00:37:33sur la santé
00:37:34c'est pareil
00:37:35pour donner naissance
00:37:37pour donner corps
00:37:37à ce centre hospitalier
00:37:39dont le territoire
00:37:39a besoin
00:37:40mais on a besoin
00:37:41de faire ce travail
00:37:42avec les maires
00:37:43avec le département
00:37:44autre point important
00:37:45il y a une proposition de loi
00:37:46qui a été promulguée
00:37:47il y a presque un an
00:37:48à Mayotte
00:37:49et qui a durci
00:37:50le droit du sol
00:37:51c'est pas très connu
00:37:52mais en fait
00:37:53le droit du sol
00:37:53n'est pas le même
00:37:54à Mayotte
00:37:54qu'ailleurs dans la République française
00:37:56est-ce que
00:37:57vous pouvez tirer
00:37:58un premier bilan
00:37:59de cette nouvelle loi
00:38:00qui visait visiblement
00:38:01à lutter contre l'immigration clandestine
00:38:03est-ce que
00:38:04est-ce que
00:38:06c'est probant
00:38:07est-ce qu'on a eu raison
00:38:08de durcir le droit du sol
00:38:10alors la réponse
00:38:10c'est oui d'abord
00:38:11est-ce qu'on a eu raison
00:38:12je le dis
00:38:12sans embâche
00:38:13on a eu raison
00:38:14il faut se rendre compte
00:38:15de la pression démographique
00:38:16aujourd'hui à Mayotte
00:38:17mais est-ce que ça a baissé
00:38:19depuis un an
00:38:19est-ce que ça a baissé depuis un an
00:38:20et des conséquences
00:38:21pour le territoire
00:38:23moi je vous le dis
00:38:23comme je pense
00:38:25c'est une forme
00:38:25de suspension
00:38:26c'est une forme
00:38:27de restriction
00:38:28du droit du sol
00:38:29qui a été votée
00:38:30moi je suis
00:38:30pour aller plus loin
00:38:32moi je suis pour un minima
00:38:33suspendre
00:38:34le droit du sol
00:38:35oui carrément
00:38:36au moins le temps
00:38:36de la reconstruction
00:38:38mais oui
00:38:38mais c'est un sujet
00:38:39de cohésion
00:38:39donc on ne connaît pas la fin
00:38:42donc ça peut être
00:38:42pour très longtemps
00:38:43cette suspension
00:38:43du droit du sol
00:38:44alors on peut
00:38:45tout à fait l'organiser
00:38:46c'est-à-dire que
00:38:47pour les 4-5 prochaines années
00:38:49qui sont
00:38:50disons le temps
00:38:51de la programmation
00:38:51de la reconstruction
00:38:52sur le plan budgétaire
00:38:54suspendre le droit du sol
00:38:55vous poussez cette idée
00:38:57de quelle façon ?
00:38:59alors d'abord
00:39:00vous voyez
00:39:00je la pose sur la table
00:39:01aujourd'hui
00:39:02je dis
00:39:02il faut suspendre
00:39:03le droit du sol
00:39:03le temps de la reconstruction
00:39:04un minimum
00:39:05parce que sinon
00:39:05vous ne verrez pas
00:39:06les résultats
00:39:06de la reconstruction
00:39:07vous ne pouvez pas
00:39:08construire des écoles
00:39:08construire des services publics
00:39:10alors que la pression
00:39:11augmente de jour en jour
00:39:12et quand je dis la pression
00:39:13c'est tous les jours
00:39:14des quoi ça quoi ça
00:39:15qui accostent
00:39:17sur les plages
00:39:17depuis un an
00:39:18il n'y a pas eu
00:39:19il n'y a pas eu moins
00:39:20avec un taux d'immigration
00:39:21illégal
00:39:22alors je n'ai pas les chiffres
00:39:23à ce stade
00:39:24mais ce n'est pas flagrant
00:39:25pardon je n'ai pas les chiffres
00:39:26non mais ce n'est pas flagrant
00:39:26visiblement il y a toujours
00:39:28mais ce que je peux vous dire
00:39:29c'est que la problématique
00:39:30n'a pas disparu
00:39:31alors on renforce les moyens
00:39:32avec le ministre de l'intérieur
00:39:34d'ailleurs on va continuer
00:39:35avec des actions
00:39:35coup de poing
00:39:36sur l'habitat illégal
00:39:38par exemple
00:39:39on aura des annonces
00:39:40à faire
00:39:41mais pour moi
00:39:41ça n'est pas suffisant
00:39:42est-ce que vous avez
00:39:43l'appui du premier ministre
00:39:44sur cette suspension
00:39:45du droit du sol
00:39:46non parce que je ne lui ai pas
00:39:47encore soumis ce sujet
00:39:48pour ne rien vous cacher
00:39:49c'est un scoop
00:39:50d'accord
00:39:50je l'ai évoqué
00:39:51je l'ai évoqué très rapidement
00:39:53d'abord avec le ministre
00:39:53de l'intérieur
00:39:54parce qu'il est en charge
00:39:56et puis nous verrons
00:39:57où les débats nous mènent
00:39:58en tout cas ce qui est certain
00:39:59c'est que sur la question
00:40:00de l'immigration illégale
00:40:01il faudra apporter
00:40:02d'autres réponses
00:40:04parce que le territoire
00:40:05en a besoin
00:40:06enfin les maorais
00:40:07et les maoraises
00:40:08vivent dans des conditions
00:40:09particulièrement difficiles
00:40:10et je vais vous dire
00:40:11ce n'est pas non plus
00:40:12à notre honneur
00:40:13de faire que des migrants
00:40:14illégaux vivent
00:40:15dans les conditions
00:40:16dans lesquelles ils vivent
00:40:16aujourd'hui
00:40:16Hugo
00:40:17parce que là maintenant
00:40:18on va parler de Saint-Pierre-et-Miquelon
00:40:20si j'ai bien compris
00:40:20alors changement de l'attitude
00:40:22tout ce qu'on veut
00:40:23mais c'est aussi votre domaine
00:40:24oui non
00:40:25il y a trois ans
00:40:26votre prédécesseur
00:40:27Jean-François Caranco
00:40:28est alerté sur
00:40:29le futur de l'archipel
00:40:31puisque la démographie
00:40:32est extrêmement mauvaise
00:40:34et même avec le réchauffement climatique
00:40:35l'île va en partie déménager
00:40:38les habitations vont
00:40:39le village va être déplacé
00:40:41comment vous travaillez
00:40:42justement pour l'avenir
00:40:44notamment de Miquelon
00:40:45qui est un des territoires français
00:40:46les plus menacés actuellement
00:40:47vous avez raison
00:40:48il y a d'abord des questions
00:40:50climatiques très directes
00:40:52vous avez pour la première fois
00:40:54au monde
00:40:54un déplacement de village
00:40:55pour répondre à la montée des eaux
00:40:58sur le territoire
00:40:58et donc c'est tout à fait
00:41:00spectaculaire
00:41:00c'est le premier enjeu
00:41:01le deuxième effectivement
00:41:02c'est le maintien de la population
00:41:03sur le territoire
00:41:05j'ai rencontré les deux maires
00:41:06avant les élections municipales
00:41:09nous avons échangé
00:41:10sur les projets
00:41:10notamment sur les projets
00:41:11qu'ils portent
00:41:12parce qu'ils sont les mieux placés
00:41:13c'est pas moi
00:41:14qui vais imposer
00:41:15les solutions
00:41:16en revanche
00:41:17on a la capacité
00:41:17de les soutenir
00:41:18pour développer
00:41:19l'attractivité
00:41:20de ce territoire
00:41:21et donc
00:41:21on y travaille
00:41:22les élections municipales
00:41:24ont eu lieu
00:41:25on va pouvoir reprendre
00:41:26ce dialogue
00:41:27il y a des sujets
00:41:28aujourd'hui
00:41:29qui sont sur la table
00:41:30on va les arbitrer
00:41:30ils ont besoin de soutien financier
00:41:33par ailleurs
00:41:34voilà
00:41:34et donc
00:41:35la discussion
00:41:36elle se poursuit
00:41:37mais ça a déjà été entamé
00:41:38il y a quelques mois déjà
00:41:40et rapidement
00:41:40le budget prévu
00:41:41du déplacement du village
00:41:42on sait combien ça va coûter
00:41:43ou pas ?
00:41:44alors je n'ai pas le montant
00:41:46exactement
00:41:46mais je pourrais vous donner
00:41:49une fourchette probablement
00:41:50vous parliez des municipales
00:41:51c'est encore assez frais
00:41:52il y a eu à la réunion
00:41:53quelque chose qui s'est passé
00:41:54il y a eu une percée de la gauche
00:41:56avec des victoires
00:41:56notamment d'une ou deux mairies
00:41:57je crois de la France Insoumise
00:41:59et Erika Barreg
00:41:59qui a été ministre des Outre-mer
00:42:01avant vous
00:42:02a été élue dans l'une des communes
00:42:04et elle dit que
00:42:05s'il y a eu ce mouvement
00:42:07c'est parce que
00:42:08les Outre-mer sont oubliés
00:42:09on nous entend
00:42:10mais on ne nous écoute pas
00:42:12dit-elle
00:42:12qu'est-ce que vous lui répondez ?
00:42:13alors je ne suis pas tout à fait d'accord
00:42:14avec son analyse
00:42:16d'abord je crois que c'est la victoire
00:42:17des élus locaux
00:42:19de ceux qui sont ancrés
00:42:20qui font le travail au quotidien
00:42:22parce que
00:42:23sur les 24 communes
00:42:24et les 24 maires
00:42:25vous en avez une très grande majorité
00:42:28qui sont des maires sortants
00:42:30et une très grande majorité
00:42:31aussi réélu au premier tour
00:42:32donc moi je félicite plutôt
00:42:34l'action locale
00:42:35de ceux qui ont été élus
00:42:36ou réélus
00:42:37ensuite
00:42:39on sait que la majorité
00:42:40des communes
00:42:41tente plutôt à gauche
00:42:43donc ce n'est pas un mouvement nouveau
00:42:44et puis
00:42:45moi je ne peux pas en tirer
00:42:46des conséquences nationales
00:42:48non
00:42:48elle a dit simplement
00:42:49c'est parce qu'on ne nous écoute pas
00:42:50c'est une alerte sociale
00:42:53il y avait
00:42:53alors
00:42:53je vois qu'il y avait
00:42:54trois députés de gauche
00:42:55qui étaient engagés
00:42:57dans ces élections
00:42:58GDR et LFI
00:42:59communiste et LFI
00:43:00qui ne sont pas arrivés en tête
00:43:02vous voyez l'analyse
00:43:03n'est pas tout à fait bonne
00:43:03sinon ils seraient probablement
00:43:05arrivés
00:43:05ils auraient fait de meilleurs scores
00:43:07non moi j'ai envie de rendre
00:43:09à Erika Barrette
00:43:10ce qui lui appartient
00:43:11c'est qu'elle a eu une action
00:43:12visible
00:43:13dans sa commune
00:43:14et que c'est finalement
00:43:15l'expression
00:43:15de l'action utile
00:43:17qu'elle a menée
00:43:18auprès des habitants
00:43:19alors on va parler
00:43:20des réactions
00:43:21qui se multiplient
00:43:21aujourd'hui encore
00:43:22après les propos
00:43:22visant le nouveau maire
00:43:23et les filles de Saint-Denis
00:43:24Bali Bagayoko
00:43:26à qui il a été prêté
00:43:27des propos inexacts
00:43:28sur la ville des Noirs
00:43:29alors qu'il avait dit
00:43:30que c'était la ville des Rois
00:43:31puis sur ses origines
00:43:33il s'est exprimé ce matin
00:43:34sur France Inter
00:43:35Que ça soit sur la chaîne CNews
00:43:37c'est pas étonnant
00:43:38parce que ce sont
00:43:39des récidivistes
00:43:40en ces termes là
00:43:42que les deux protagonistes
00:43:43qui ont été cités
00:43:44récidivistes à nouveau
00:43:45parce que c'est pas
00:43:46la première fois
00:43:46qu'ils agissent de la sorte
00:43:47mais ce qui est plus scandaleux
00:43:49c'est qu'au moment
00:43:50où ça se fait
00:43:51il n'y a aucune condamnation
00:43:52à un niveau
00:43:53qui doit être le nôtre
00:43:54c'est à dire
00:43:55au niveau y compris
00:43:55de l'Elysée
00:43:56pour justement
00:43:58porter la grandeur
00:43:58de ce qu'est la France
00:43:59qui a toujours été
00:44:01au premier de cordée
00:44:02contre les propos racistes
00:44:04Alors depuis
00:44:05l'Elysée a fait savoir
00:44:06par un communiqué
00:44:06d'Emmanuel Macron
00:44:07qu'il condamnait
00:44:08toute forme de racisme
00:44:09vous-même
00:44:09vous avez été cible
00:44:11d'insultes racistes
00:44:13même sur les réseaux sociaux
00:44:15et vous avez porté plainte
00:44:16est-ce que vous comprenez
00:44:18le maire de Saint-Denis
00:44:19qui appelle d'ailleurs
00:44:19à une manifestation
00:44:20contre le racisme samedi
00:44:21est-ce que vous le soutenez ?
00:44:23Alors moi je vais être très claire
00:44:25on peut avoir
00:44:26tous les désaccords politiques
00:44:27du monde
00:44:28c'est sûr que vous en avez avec lui
00:44:29et j'en ai avec les filles
00:44:30je ne m'en cache pas
00:44:31en revanche
00:44:33les injures à caractère raciste
00:44:36les sous-entendus raciaux
00:44:37le vocabulaire
00:44:38qui a été employé
00:44:39tout ça c'est inacceptable
00:44:41voilà
00:44:42Mais comment vous l'expliquez ?
00:44:43Pourquoi on en est arrivé là
00:44:43en France ?
00:44:44Mais il y a une forme
00:44:45de banalisation
00:44:46A cause de qui ?
00:44:47Et de la part de qui ?
00:44:48Mais le racisme
00:44:50ça vient d'où ?
00:44:52C'est vieux comme le monde
00:44:54malheureusement
00:44:54c'est le rapport à l'autre
00:44:56c'est la défiance
00:44:56qu'on peut avoir
00:44:57tout ça étant nourri aussi
00:44:58par certains responsables politiques
00:45:03extrêmes
00:45:03et je parle des deux extrêmes
00:45:04vous aviez dit tout à l'heure
00:45:06que j'étais moi-même victime
00:45:07d'insultes à caractère raciste
00:45:09elles viennent aussi
00:45:09de l'extrême gauche
00:45:10la rame de service par exemple
00:45:12je suis aussi victime
00:45:13Mais il y a aussi
00:45:14l'extrême droite ou pas ?
00:45:15Mais oui
00:45:15Vous ne vous la citez pas
00:45:17c'est pour ça que je vous pose la question
00:45:17Oui oui aussi
00:45:18mais je mets en garde
00:45:21tous les responsables politiques
00:45:24vis-à-vis des discours
00:45:25qu'ils sont
00:45:26qu'ils tiennent eux-mêmes
00:45:28ils sont entendus
00:45:29il y a une partie de la jeunesse
00:45:30notamment
00:45:32qui est très sensible à ça
00:45:33et donc
00:45:35quand on tient ce genre de propos
00:45:36comme ceux que j'ai entendus
00:45:37vis-à-vis du maire de Saint-Denis
00:45:38c'est une faute grave
00:45:40quand on parle de Nouvelle-France
00:45:41c'est aussi une faute grave
00:45:43Ça c'est Jean-Luc Mélenchon
00:45:44C'est M. Mélenchon
00:45:45C'est M. Mélenchon
00:45:46ou de Français
00:45:47de tout blanc tout moche
00:45:48mais ça aussi
00:45:49c'est pas admissible
00:45:50parce que vous alimentez
00:45:51encore une fois
00:45:52le cuivage entre les populations
00:45:54Vous pensez qu'il y a du racisme anti-blanc ?
00:45:56C'est ce que vous essayez de dire ?
00:45:58Oui parce que je l'ai combattu aussi
00:45:59J'ai été avocate bénévole
00:46:00parce que je suis avocate de métier
00:46:02à la LICRA
00:46:02et j'ai combattu
00:46:04toutes les formes de racisme
00:46:05toutes
00:46:05et il y en a partout
00:46:07Il y a propos raciste et racisme
00:46:09Est-ce qu'il y a du racisme systémique
00:46:11contre les personnes blanches ?
00:46:12Il n'y a pas de racisme systémique
00:46:13tout court
00:46:14ça n'existe pas
00:46:16systémique
00:46:16systémique ça voudrait dire
00:46:17qu'il y a un système
00:46:18non
00:46:19il y a des cas de racisme
00:46:21et il faut le dénoncer
00:46:22à chaque fois que ça existe
00:46:23mais il n'y a pas un système raciste
00:46:25dans notre pays
00:46:26ça c'est pas vrai
00:46:27enfin je veux dire
00:46:28non
00:46:28on reste
00:46:29on reste un grand pays
00:46:30avec des discriminations
00:46:33et il faut lutter contre
00:46:34évidemment
00:46:35mais il n'y a pas ce système
00:46:36que certains
00:46:37effectivement
00:46:38et dont certains
00:46:39je dirais même
00:46:40se servent aujourd'hui
00:46:41pour alimenter aussi
00:46:42une politique électoraliste
00:46:43Alors on va parler de politique
00:46:44maintenant
00:46:45la présidentielle qui approche
00:46:47et vous avez signé
00:46:48une tribune
00:46:48qui a fait
00:46:49du bruit
00:46:50et qui a été remarquée
00:46:52par Hervé
00:46:52Vous avez donc signé
00:46:53en effet ce week-end
00:46:55une tribune
00:46:55parmi 95 personnalités
00:46:58de la droite
00:46:58et du centre
00:46:59pour appeler
00:46:59à une candidature unique
00:47:01de ce qu'on appelle encore
00:47:02le bloc central
00:47:03à la future élection présidentielle
00:47:05vous êtes membre d'Horizon
00:47:07le parti d'Edouard Philippe
00:47:09est-ce que cette tribune
00:47:10ça n'est pas
00:47:11une manœuvre
00:47:12pour appeler
00:47:13le plus grand nombre
00:47:14possible
00:47:15de personnes
00:47:16et d'électeurs
00:47:17de ce bloc central
00:47:18à soutenir
00:47:20et à se rallier
00:47:20à la candidature
00:47:21d'Edouard Philippe
00:47:23Alors
00:47:23moi j'ai signé
00:47:24cette tribune
00:47:25par conviction
00:47:27parce que
00:47:28si on est dispersé
00:47:29demain
00:47:29on perd
00:47:31Certes
00:47:31Ah bah oui
00:47:32c'est une donnée importante
00:47:33comprenez que dans le contexte
00:47:34ça veut dire
00:47:35Jordan Bardella
00:47:36Marine Le Pen
00:47:36ou Jean-Luc Mélenchon
00:47:37Bon bah j'aimerais bien
00:47:38qu'il y ait une autre voie
00:47:40possible
00:47:41Alors je ne cache pas
00:47:42ma préférence
00:47:43je soutiens depuis toujours
00:47:45puisque je suis
00:47:47historiquement horizon
00:47:49la candidature
00:47:49d'Edouard Philippe
00:47:50parce que je le connais
00:47:51c'est quelqu'un de solide
00:47:52c'est quelqu'un qui incarne
00:47:53c'est quelqu'un qui a l'expérience
00:47:55par ailleurs
00:47:55des grandes responsabilités
00:47:57c'est quelqu'un aussi
00:47:58qui a cette qualité
00:47:59de la vérité
00:47:59des propos qui sont tenus
00:48:00pour moi
00:48:01il est l'homme de la situation
00:48:02mais il faudra
00:48:04que j'aille convaincre
00:48:05la tribune
00:48:06ne suffira pas à ça
00:48:07mais ce qui est certain
00:48:08c'est que si on part
00:48:09des ordonnées
00:48:10je veux dire
00:48:11on peut tout de suite signer
00:48:12pour donner les clés
00:48:12à quelqu'un d'autre
00:48:13comment on fait pour désigner
00:48:14ce candidat unique
00:48:15dans votre idéal
00:48:16est-ce qu'il faut
00:48:17une primaire
00:48:18est-ce qu'il faut
00:48:19un accord
00:48:19entre partis politiques
00:48:21comment on fait
00:48:22moi je ne suis pas favorable
00:48:23à la primaire
00:48:24je trouve qu'elle donne
00:48:25un spectacle politique
00:48:26qui n'est pas au niveau
00:48:27et d'ailleurs
00:48:27quand vous avez des candidatures
00:48:29qui s'opposent
00:48:29en général
00:48:30vous avez du mal après
00:48:31à rabibocher les équipes
00:48:33en quelque sorte
00:48:34moi je préférerais
00:48:35qu'on fasse
00:48:36pardon mais comme des grands
00:48:37c'est à dire
00:48:37qu'on s'assoit autour
00:48:38d'une table
00:48:38et qu'on discute
00:48:40que les chefs à plumes
00:48:41en quelque sorte
00:48:42puissent se parler
00:48:43et se mettre d'accord
00:48:44parce que ce n'est pas
00:48:46les questions personnelles
00:48:46c'est l'avenir du pays
00:48:47qui se joue
00:48:48vous croyez vraiment
00:48:49qu'ils vont se mettre d'accord
00:48:49si Gabriel Attal
00:48:50Bruno Retailleau
00:48:51Edouard Philippe
00:48:52imaginons
00:48:52sont autour d'une table
00:48:53je ne suis pas sûr du résultat
00:48:55où il faudra des heures
00:48:56l'enjeu nous dépasse
00:48:57l'enjeu nous dépasse
00:48:58c'est l'avenir du pays
00:48:59encore une fois
00:49:00ce n'est pas des questions d'égo
00:49:01on n'est pas là
00:49:01à jouer au tiers fait
00:49:02et à se demander
00:49:04qui va gagner un point
00:49:05ou un demi-point
00:49:05il y a un calendrier idéal
00:49:06pour vous
00:49:07il faut avoir un candidat
00:49:08quand
00:49:09s'il y a un candidat unique
00:49:10Gérard Larcher a dit novembre
00:49:11ça me paraît
00:49:12ça me paraît
00:49:13novembre pour choisir le candidat
00:49:15novembre c'est pas trop tard
00:49:17novembre ça ne me paraît pas trop tard
00:49:18en tout cas ça donne le temps
00:49:20de s'organiser
00:49:21Stéphanie
00:49:22avec cette tribune
00:49:23vous vouliez simplifier
00:49:24la situation
00:49:25avant la présidentielle
00:49:26en appelant un seul candidat
00:49:27mais à l'arrivée
00:49:28en fait
00:49:28elle souligne quand même
00:49:29les divergences
00:49:30car par exemple
00:49:31tous les ministres
00:49:32n'ont pas signé
00:49:32tout le bloc central
00:49:33tous les parlementaires
00:49:34du bloc central
00:49:35plus les républicains
00:49:36n'ont pas signé
00:49:36donc est-ce que vous avez raté
00:49:37votre coup ?
00:49:39d'abord ça mérite
00:49:40de poser le sujet
00:49:41sur la table
00:49:42et personne n'en est surpris
00:49:44moi ça fait longtemps
00:49:45que j'appelle au rassemblement
00:49:46de la droite et du centre
00:49:46il me semble que c'est la manière
00:49:47la plus naturelle
00:49:48que tout le monde n'a pas signé
00:49:49c'est la manière
00:49:49c'est vrai
00:49:50la plus naturelle
00:49:50pour la droite française
00:49:52que j'essaye aussi de porter
00:49:54ou la droite républicaine
00:49:56de porter un projet
00:49:58alors tout le monde
00:49:59n'a pas signé
00:50:00je ne sais pas si tout le monde
00:50:00a été consulté d'abord
00:50:03mais notre ambition
00:50:06quels que soient les courants
00:50:07modem
00:50:08horizon
00:50:08renaissance
00:50:10LR
00:50:10c'est quand même à la fin
00:50:12que ce soit nos valeurs
00:50:13qui l'emportent
00:50:14sur les extrêmes
00:50:15donc ça c'est déjà
00:50:16un dénominateur commun important
00:50:18mais dans les signataires
00:50:19ça va donc des macronistes
00:50:20jusqu'aux républicains
00:50:21est-ce que vous imaginez
00:50:22vous soutenir Bruno Retailleau
00:50:24si c'est lui qui sort du processus
00:50:26ou le renvoqué
00:50:27je suis là encore
00:50:28je ne suis pas dans le casting
00:50:30ou dans les scénarios
00:50:31j'ai un candidat aujourd'hui
00:50:33mais vous voyez bien
00:50:33que le problème
00:50:34c'est qu'il y a beaucoup
00:50:34de monde au casting
00:50:35il me paraît non seulement
00:50:36le mieux placé
00:50:37mais le plus adapté
00:50:38le plus en capacité
00:50:39de rassembler
00:50:40pour être exemple
00:50:40donc en gros
00:50:40c'est Edouard Philippe
00:50:41ou personne
00:50:42là avec cette tribune
00:50:43vous appelez
00:50:43tous les autres
00:50:44à se mettre derrière
00:50:45Edouard Philippe
00:50:45alors j'appelle effectivement
00:50:48à se mettre derrière
00:50:49Edouard Philippe
00:50:50qui est le plus en capacité
00:50:51de l'emporter
00:50:52face aux extrêmes
00:50:54qui est le plus
00:50:55en capacité
00:50:56d'être au barycentre
00:50:57puisqu'on dit souvent
00:50:59est-ce qu'on voit
00:51:00Bruno Retailleau
00:51:01voter Gabriel Attal
00:51:02ou Gabriel Attal
00:51:03voter Bruno Retailleau
00:51:04bon bah
00:51:05alors est-ce qu'on voit
00:51:06l'un et l'autre
00:51:06voter Edouard Philippe
00:51:07on a compris ça
00:51:08mais vous voulez un candidat unique
00:51:10si finalement
00:51:10il y en a un
00:51:11qui n'est pas Edouard Philippe
00:51:12est-ce que vous êtes prête
00:51:13oui ou non
00:51:14à le soutenir
00:51:14je prendrai mes responsabilités
00:51:16donc même si c'est Bruno Retailleau
00:51:17par exemple
00:51:18moi je ne suis pas dans la posture
00:51:19moi je ferai gagner nos idées
00:51:20je ferai gagner encore une fois
00:51:22les valeurs qui sont les miennes
00:51:23j'en ai quelques-unes
00:51:24le travail
00:51:25le mérite
00:51:26la solidarité
00:51:27la discipline
00:51:27le respect des règles
00:51:28bon bah voilà
00:51:29c'est la famille
00:51:30de la droite et du centre
00:51:31et c'est pas ailleurs
00:51:31alors justement
00:51:33Edouard Philippe doit présenter
00:51:34bientôt son programme
00:51:35qu'il promet
00:51:36comme massif
00:51:37alors je crois que vous êtes
00:51:38en charge du pôle ID
00:51:39chez Horizon
00:51:40donc vous avez dû participer
00:51:41à ce programme
00:51:42la question qu'on se pose
00:51:43est-ce qu'il osera
00:51:45annoncer du sang et des larmes
00:51:46puisqu'il a déjà
00:51:48dans plusieurs interviews
00:51:49notamment à Charlonche
00:51:50il s'est déjà exprimé
00:51:51pour par exemple
00:51:51un allongement de l'âge légal
00:51:53à la retraite
00:51:53il avait même dit
00:51:54qu'on pouvait aller
00:51:54jusqu'à 67 ans
00:51:55est-ce qu'il doit le dire
00:51:57ou est-ce que dire
00:51:58annoncer du sang et des larmes
00:52:00ça risque d'être
00:52:00contre-productif
00:52:01électoralement
00:52:02alors moi je n'ai rien
00:52:03à dévoiler
00:52:04sur le plan programmatique
00:52:07puisque vous avez évoqué
00:52:07la question des retraites
00:52:10Edouard Philippe
00:52:11ne se cachera pas
00:52:12et il ne cachera rien
00:52:13de la vérité
00:52:14de la situation du pays
00:52:15donc il dira les choses
00:52:17il fera les constats
00:52:18qui s'imposent
00:52:19parfois ça amène
00:52:20de la dureté
00:52:21effectivement je veux dire
00:52:22on ne peut pas nier
00:52:23qu'on a un modèle social
00:52:24qui ne fonctionne pas
00:52:24par exemple
00:52:25est-ce qu'on peut gagner
00:52:26les élections
00:52:26en promettant
00:52:28est-ce qu'on peut gagner
00:52:29les élections
00:52:29en étant aussi pessimiste
00:52:32sur les retraites
00:52:33et le budget
00:52:33alors c'est pas être pessimiste
00:52:35détrompez-vous
00:52:35d'abord c'est être lucide
00:52:37sur la situation
00:52:37c'est ne pas mentir aux Français
00:52:39c'est les regarder dans les yeux
00:52:40et lui dire
00:52:40écoutez sur un certain nombre
00:52:41de sujets
00:52:42il y a des transformations
00:52:43qui sont indispensables
00:52:44mais ça veut dire quoi
00:52:45ça veut dire qu'en même temps
00:52:46qu'on accepte
00:52:47la situation
00:52:48et ses difficultés
00:52:49c'est redonner de l'espoir
00:52:50c'est de dire qu'il y a
00:52:51des voies de passage
00:52:52il y a des sorties
00:52:52il y a des solutions
00:52:53c'est ça le projet
00:52:53qu'on veut porter
00:52:54c'est pas du sang et des larmes
00:52:55circuler il n'y a rien à voir
00:52:56c'est de dire
00:52:57attendez
00:52:58il y a des difficultés
00:52:59parfois elles sont importantes
00:53:01dans le contexte international
00:53:02nous ne sommes pas aidés
00:53:03mais
00:53:03j'ai un certain nombre
00:53:04de solutions
00:53:05à vous proposer
00:53:06et je vous demande
00:53:06de les trancher
00:53:07et le projet politique
00:53:09qui est le mien
00:53:09c'est de vous redonner
00:53:10l'espoir
00:53:10de la perspective
00:53:11pour vous et vos enfants
00:53:12c'est ça le message
00:53:13Naïma Moutchou
00:53:14on va parler maintenant
00:53:14d'intelligence artificielle
00:53:15avec vous
00:53:16parce que même si vous n'avez été
00:53:17chargé d'intelligence artificielle
00:53:18et numérique
00:53:18dans un gouvernement
00:53:19que très éphémèrement
00:53:205 ou 6 jours
00:53:21c'est un sujet qui vous intéresse
00:53:22malgré tout
00:53:23c'est pour ça que
00:53:24dans un instant
00:53:25notre invité
00:53:26Gilles Babinet
00:53:27va venir face à vous
00:53:28mais tout de suite
00:53:29son portrait par Marco Pauvier
00:53:32Face à vous
00:53:33Naïma Moutchou
00:53:33un entrepreneur engagé
00:53:35et expert du digital
00:53:38ancien vice-président
00:53:39du conseil national
00:53:40du numérique
00:53:41représentant de la France
00:53:42auprès de la commission européenne
00:53:44sur le sujet
00:53:45depuis des années
00:53:46il alerte sur les bouleversements
00:53:48technologiques
00:53:49et leurs effets
00:53:50sur la société
00:53:50à commencer par
00:53:52l'intelligence artificielle
00:53:53qui transforme déjà
00:53:55l'économie
00:53:56automatisation
00:53:57gain de productivité
00:53:58mais aussi inquiétude
00:54:00sur l'emploi
00:54:00selon une étude
00:54:02de la COFAS
00:54:025 millions de postes
00:54:04seraient menacés
00:54:05en France
00:54:05d'ici 2030
00:54:06à court terme
00:54:08les métiers du design
00:54:09de la traduction
00:54:10et du code
00:54:11seraient les plus vulnérables
00:54:12selon notre invité
00:54:13Il faut avoir l'esprit
00:54:14que la destruction
00:54:15des emplois
00:54:15c'est quelque chose
00:54:16qui existe
00:54:17structurellement
00:54:18dans l'économie moderne
00:54:19depuis 200 ans
00:54:19à mon avis
00:54:20la question principale
00:54:21c'est
00:54:21est-ce que cette fois-ci
00:54:23c'est différent
00:54:23et est-ce que
00:54:24ces technologies
00:54:25peuvent devenir
00:54:26ce qu'on appelle
00:54:26exponentielles
00:54:27Autre enjeu
00:54:28l'impact de l'IA
00:54:29sur la démocratie
00:54:30d'un côté
00:54:31un outil potentiel
00:54:32pour améliorer
00:54:33la décision publique
00:54:34limiter certains biais humains
00:54:36ou favoriser
00:54:37la participation citoyenne
00:54:39de l'autre
00:54:40une menace
00:54:40à cause de la désinformation
00:54:42et des biais algorithmiques
00:54:44sur les réseaux sociaux
00:54:45Les facteurs d'inquiétude
00:54:47à l'égard de l'IA
00:54:47ils sont connus
00:54:48c'est le fait
00:54:49de créer des armées
00:54:50de bottes automatisées
00:54:52qui vont accroître
00:54:54la polarisation
00:54:55la déstabilisation
00:54:56la gérance étrangère
00:54:58Alors peut-on préserver
00:54:59la démocratie
00:55:00face à l'IA
00:55:01et s'en servir
00:55:02pour la réinventer
00:55:03et comment protéger
00:55:04les emplois
00:55:05sans freiner l'innovation
00:55:06face à vous
00:55:07Gilles Babinet
00:55:10Et nous accueillons donc
00:55:11Gilles Babinet
00:55:12sur le plateau
00:55:13de l'Indice et Politique
00:55:14je vous en prie
00:55:14venez
00:55:15je vous laisse saluer
00:55:16la ministre
00:55:18Bonsoir
00:55:18Merci d'être avec nous
00:55:20installez-vous
00:55:20tranquillement
00:55:21et confortablement
00:55:22pour pouvoir engager
00:55:23le dialogue
00:55:24avec Naïma Mouchou
00:55:26sur l'intelligence artificielle
00:55:27et notamment
00:55:28du point de vue
00:55:29de l'emploi
00:55:30Oui bonjour
00:55:30écoutez c'est un plaisir
00:55:31de faire votre connaissance
00:55:32parce que
00:55:33malheureusement
00:55:33on n'a pas pu le faire
00:55:34quand vous étiez ministre
00:55:35du numérique
00:55:36il fallait se précipiter
00:55:38pour prendre rendez-vous
00:55:39et je n'ai pas fait ça
00:55:40et c'est vrai
00:55:41que le sujet
00:55:43n'a pas disparu
00:55:44pour autant
00:55:44il est extrêmement présent
00:55:46et en particulier
00:55:48ces derniers temps
00:55:48il y a une forme
00:55:49de frénésie
00:55:51qu'on pourrait presque
00:55:51qualifier d'hystérique
00:55:52à l'égard de ce sujet
00:55:53alors c'est très alimenté
00:55:54par un narratif
00:55:56pour utiliser un mot français
00:55:57très largement
00:55:58venant d'outre-Atlantique
00:56:00là-bas
00:56:01on considère
00:56:02que c'est un débat
00:56:03qui sera probablement
00:56:04l'un des grands débats
00:56:05des mid-terms
00:56:06c'est-à-dire
00:56:06les élections
00:56:07qui ont lieu en novembre
00:56:09et très certainement
00:56:10le débat principal
00:56:12des prochaines élections
00:56:13présidentielles
00:56:14si l'on en croit
00:56:15un certain nombre
00:56:16de sondages
00:56:16qui ont été faits
00:56:17présidentielles en France
00:56:18ou aux Etats-Unis ?
00:56:19aux Etats-Unis
00:56:19en 2028
00:56:21et on peut penser
00:56:22que ça sera également
00:56:24un sujet important
00:56:25en France
00:56:26alors pourquoi est-ce
00:56:27qu'on évoque ça
00:56:28parce que je pense
00:56:29que chacun d'entre nous
00:56:30peut essayer
00:56:31ces technologies
00:56:32au travers de
00:56:33tchats GPT
00:56:35de Claude
00:56:36de Jimmy Nye
00:56:37et on voit bien
00:56:38qu'il y a quelque chose
00:56:40qui est en train de se passer
00:56:41mais plus encore
00:56:42je pense que depuis
00:56:42maintenant un an
00:56:43ce qui surprend beaucoup
00:56:44les gens
00:56:45c'est ce qu'on appelle
00:56:45l'IA agentique
00:56:46c'est-à-dire le fait
00:56:46d'automatiser des tâches
00:56:49et effectivement
00:56:50comme ça a été rappelé
00:56:52dans la vignette auparavant
00:56:53on voit un certain nombre
00:56:55de métiers
00:56:55les métiers du conseil
00:56:56les métiers du design
00:56:58les traducteurs
00:56:59les métiers du code informatique
00:57:01où là
00:57:02ce sont les protagonistes
00:57:04eux-mêmes
00:57:04qui disent
00:57:05je ne sais pas
00:57:06si j'ai encore du travail
00:57:07d'ici deux ou trois ans
00:57:09les écoles
00:57:10dans ces domaines
00:57:11recrutent sensiblement moins
00:57:12et donc il y a une inquiétude
00:57:14qui est magnifique
00:57:14Donc qu'est-ce que vous voulez
00:57:15demander à Naïma Moucho ?
00:57:16La question c'est
00:57:17puisque manifestement
00:57:19vous allez prendre part
00:57:21d'une manière ou d'une autre
00:57:22à la programmation
00:57:23d'une élection présidentielle
00:57:25c'est finalement
00:57:25quels sont les grands thèmes
00:57:27et c'est un sujet
00:57:28où effectivement
00:57:29les lois sociales
00:57:31sont extrêmement importantes
00:57:32comment est-ce qu'on va affronter ça ?
00:57:34Est-ce qu'on reforme les gens ?
00:57:35Est-ce qu'on considère
00:57:37que les enjeux de gestion
00:57:41lorsqu'on perd son emploi
00:57:42doivent être mieux couverts ?
00:57:44Comment est-ce que vous appréhendez ça ?
00:57:46Alors d'abord
00:57:47il faut s'en saisir tout court
00:57:49le président de la République
00:57:50a fait de ce sujet
00:57:50de l'intelligence artificielle
00:57:52un élément politique fondamental
00:57:54pour faire de la France
00:57:55une grande puissance souveraine
00:57:57notamment sur le plan du numérique
00:57:59mais quand vous regardez
00:58:00le reste de la classe politique
00:58:02on voit bien que le sujet
00:58:03il a quand même du mal à émerger
00:58:04ce que je peux vous dire
00:58:05c'est qu'au sein du parti Horizon
00:58:06on prend ce sujet très au sérieux
00:58:08parce que l'intelligence artificielle
00:58:11c'est un outil
00:58:12qu'il faut maîtriser
00:58:13et pas subir
00:58:14c'est un outil qui ouvre
00:58:15des potentialités extraordinaires
00:58:16mais qui ici n'est pas maîtrisé
00:58:17effectivement
00:58:18on dit c'est pour le meilleur
00:58:19mais c'est aussi pour le pire
00:58:20donc on a tout intérêt
00:58:22à structurer
00:58:23y compris sur le plan économique
00:58:24mais pas que
00:58:25un certain nombre de réponses
00:58:26c'est ce qu'on fait
00:58:27encore une fois
00:58:28au sein d'Horizon
00:58:29pour répondre
00:58:30à ces problématiques
00:58:31que vous avez énoncées
00:58:33moi j'y ai beaucoup travaillé
00:58:34notamment à partir de 2017-2018
00:58:36quand j'étais députée
00:58:38j'étais rapporteur d'une loi
00:58:39de lutte contre la désinformation
00:58:41parce que c'est aussi ça
00:58:42l'intelligence artificielle
00:58:44les réseaux sociaux
00:58:45on a parlé d'élections présidentielles
00:58:47bon on sait qu'il y aura
00:58:48des fake news
00:58:49on sait qu'il y aura
00:58:50des tentatives d'ingérence
00:58:52il faudra aussi apporter
00:58:54un certain nombre de réponses
00:58:55c'est un sujet qui vous intéresse
00:58:56ça Gilles Babini
00:58:57justement sur les conséquences
00:58:58sur l'information
00:58:58sur la démocratie
00:59:00oui on a de très grandes inquiétudes
00:59:03à avoir
00:59:03parce qu'il y a un travail
00:59:04de Paris School of Economics
00:59:08qui montre que depuis
00:59:09qu'Elon Musk a pris
00:59:10le contrôle de X
00:59:11et bien il y a une surexposition
00:59:13des contenus de droite
00:59:14et d'extrême droite
00:59:15de 40%
00:59:17et le fait de savoir
00:59:19si ça vient de la droite
00:59:20ou de la gauche
00:59:21c'est une chose
00:59:22mais surtout le sujet
00:59:24c'est qu'on est massivement
00:59:25soumis à des algorithmes
00:59:26ces algorithmes ne sont pas neutres
00:59:29et c'est un sujet
00:59:30où on peut se demander
00:59:31si la démocratie est soluble
00:59:33dans un monde d'algorithmes
00:59:35Oui c'est une vraie question
00:59:36alors je referme juste
00:59:37la parenthèse
00:59:38sur l'aspect économique
00:59:39qui est fondamental
00:59:40il ne faut pas avoir peur
00:59:41de parler IA et économie
00:59:42Maintenant parlons de démocratie
00:59:44c'est vous qui avez amené le sujet
00:59:45et effectivement
00:59:46Est-ce que ça peut percuter
00:59:47la prochaine présidentielle ?
00:59:50Bien sûr que ça peut
00:59:51puisque ça a déjà existé
00:59:52il y a déjà eu
00:59:53des tentatives d'ingérence
00:59:54ou de la désinformation
00:59:55de fausses informations
00:59:56qui avaient circulé
00:59:57en 2022
00:59:58Pourquoi la loi n'est pas appliquée ?
01:00:00On a créé différents textes
01:00:02le DSA en premier
01:00:03Digital Services Act
01:00:04qui peuvent aller
01:00:05jusqu'à des condamnations
01:00:06de l'ordre de 6%
01:00:07du chiffre d'affaires
01:00:08global de ces entreprises
01:00:09pour le moment
01:00:10il y a des enquêtes
01:00:11des enquêtes qui n'aboutissent pas
01:00:12Mais la loi n'est pas appliquée ?
01:00:13Et ce n'est pas appliqué
01:00:15C'est la France
01:00:15qui a été à l'initiative
01:00:17de toutes ces réglementations
01:00:19mais parce que
01:00:20c'est difficile à appliquer
01:00:21d'abord
01:00:22vous le savez
01:00:23il faut que toutes les conditions
01:00:24soient remplies
01:00:24ensuite sur le plan technique
01:00:26ça n'est pas rien
01:00:27c'est-à-dire qu'aujourd'hui
01:00:28autant on a évolué
01:00:30avec un parquet numérique
01:00:31avec une formation
01:00:32des magistrats
01:00:33mais enfin
01:00:34c'est long
01:00:35le temps judiciaire
01:00:36le temps de l'enquête
01:00:37le temps des enquêtes
01:00:38il est long
01:00:39quand en plus
01:00:40on s'attaque
01:00:41à des plateformes
01:00:43de type Google
01:00:44ou de type Facebook
01:00:46ou groupe Meta
01:00:47etc.
01:00:48ça prend du temps
01:00:49Un mot
01:00:50Donc il n'y a pas
01:00:50de manque d'ambition politique
01:00:52c'est juste
01:00:52qu'après sur le plan factuel
01:00:54il faut probablement
01:00:55aller plus loin
01:00:55Non je ne suis pas d'accord
01:00:57J'ai vraiment le sentiment
01:00:59qu'il y a
01:00:59une peur
01:01:00des possibles rétorsions
01:01:02de la part
01:01:02de l'administration américaine
01:01:03et en particulier
01:01:04de Donald Trump
01:01:04qui fait qu'on a peur
01:01:06de son nombre
01:01:06et qu'on refuse
01:01:08de cogner
01:01:09alors que
01:01:09l'évidence est là
01:01:10Alors pas de la part
01:01:12de la France
01:01:12encore une fois
01:01:12qui est à l'initiative
01:01:13c'est elle qui a porté
01:01:15ces sujets-là
01:01:15à première fois
01:01:16de lutte contre la désinformation
01:01:17c'est la France
01:01:18j'étais rapporteur
01:01:19le DSI
01:01:20le commissaire breton
01:01:21qui a été interdit
01:01:22de territoire américain
01:01:23là aussi
01:01:24il y a un rapport de force
01:01:26avec les américains
01:01:27et donc on essaie
01:01:28d'emmener un mouvement européen
01:01:29on a besoin
01:01:30des autres pays européens
01:01:31avec nous
01:01:31Merci Gilles Babinet
01:01:32d'être venue sur le plateau
01:01:33de LCP
01:01:34l'indice est politique
01:01:34Merci Naïma Moutchou
01:01:35d'avoir répondu
01:01:36à toutes nos questions
01:01:36qui sont importantes
01:01:37sur l'avenir des Outre-mer
01:01:39pas de lundi c'est politique
01:01:40lundi prochain c'est férié
01:01:42à bientôt donc
01:01:43bonne semaine d'ici là
01:01:43merci
01:01:54Sous-titrage Société Radio-Canada
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