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#UCL #LigueDesChampions #ChampionsLeague

Catégorie

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Sport
Transcription
00:03Votre prénom Kefren évoque l'Egypte ancienne.
00:06Sur un terrain, est-ce que vous voyez comme l'architecte qui dessine le jeu
00:09ou comme le rempart infranchissable d'une pyramide ?
00:12Tout ce que je peux dire, c'est que j'ai un très beau prénom.
00:14C'est vraiment une belle histoire.
00:15Ce merveilleux club qu'est la Juventus doit jouer comme un joueur fort.
00:18Kefren Thuram, finalement, il est aussi capable de jouer comme Yildiz.
00:22J'aimerais bien marquer un peu plus.
00:24Mon père a apporté le brassard, donc je suis encore plus fier de passer après lui dans ce club.
00:29Est-ce que vous avez un rêve ?
00:31Le rêve, ce serait de gagner une Coupe du Monde avec mon frère.
00:35Tu es ok, Kefren ? Comment es-t-il ?
00:37Bien, ça va.
00:38Tu parles italiano, adesso.
00:40Le français, c'est mieux. Le français, c'est toujours mieux.
00:42De toute façon, vous parliez déjà italien avant de signer à la Juve.
00:45Oui, ça va, je me débrouillais. Je me débrouillais pas mal, je comprenais.
00:49Je me suis perfectionné avant d'ici.
00:51Alors, on rappelle quand même que vous êtes né en Italie.
00:53Tout le monde ne le sait pas.
00:54Vous êtes né en Italie seulement trois mois avant que votre père ne signe à la Juve.
00:57Est-ce que finalement, vous avez l'impression que votre signature ici, 23 ans plus tard,
01:01c'est une façon de clore un chapitre que le destin avait commencé à écrire dès votre naissance ?
01:07Je ne suis pas sûr que ce soit le destin, mais c'est une belle histoire en tout cas.
01:11C'est vraiment une belle histoire.
01:13C'est vrai que la Juve avait essayé de me faire signer après mes années de formation à Monaco.
01:20Mais j'avais fait le choix avec mon père de signer à Nice pour avoir un peu plus de temps
01:25de jeu,
01:25pour gagner en expérience.
01:28Et après de belles années à Nice, j'ai pu signer dans ce merveilleux club qu'est la Juventus,
01:34dans ce grand club.
01:34Donc, je ne sais pas ce que c'est la destinée, mais je dirais que c'est beaucoup de travail.
01:38Beaucoup de travail en tout cas.
01:39Et vous l'avez dit, c'est une belle histoire aussi.
01:40On a des photos de vous petit en 2005 après le Scudetto avec votre papa au Salio della Alpi.
01:46Est-ce que vous avez reparlé un petit peu de tous ces souvenirs, de ces histoires incroyables,
01:51lorsque vous avez signé ici, justement ?
01:52Oui, bien sûr.
01:53J'en ai parlé avec mon père, j'en ai parlé avec mon frère.
01:58Parce que Marcus aussi est sur les photos.
01:59Oui, parce qu'il est sur les photos.
02:00Je me rappelle du moment, même si j'étais petit, c'était un bon moment.
02:05Mon père avait gagné le Scudetto, c'était la fête, c'était une belle journée.
02:11Donc, franchement, c'est incroyable de vivre ces moments-là.
02:13C'est incroyable d'avoir pu signer à la Juve.
02:17C'est une très belle histoire.
02:18Et quelle a été sa réaction quand vous lui avez dit,
02:20là, c'est bon, cette fois, j'y signe pour de bon ?
02:23Moi, il n'était pas surpris.
02:25Parce que quand on est à Nice, la Juve vient nous chercher.
02:29C'est rare qu'on puisse dire non.
02:32Surtout que j'avais gagné en expérience.
02:33Donc, j'étais plus ce jeune enfant de 17 ans qui va partir à l'étranger.
02:38J'étais quand même plus âgé.
02:40Et non, c'était une décision assez facile.
02:42Il était très fier.
02:44Et en plus, vous rejoignez Marcus dans le même pays, en Italie.
02:48Qu'est-ce que ça fait de jouer contre son frère au moins deux fois par saison ?
02:51Et en plus, c'est Juve Inter quand même. C'est le derby d'Italie.
02:53C'est magnifique. Franchement, c'est magnifique.
02:55Parce qu'on avait l'habitude de jouer contre dans le jardin.
02:58Et maintenant, on joue contre dans le plus grand match italien, le derby d'Italie.
03:04Donc, franchement, c'est que des bons moments.
03:07Et je pense que ce sera encore plus appréciable quand on aura fini notre carrière.
03:13Pour l'instant, on est deux ans, donc peut-être qu'on ne se rend pas vraiment compte.
03:16Mais quand on aura fini, on verra que ce qu'on fait, c'est quelque chose de grand quand même.
03:21Et vous avez fait quelque chose de grand, justement.
03:24Vous avez marqué tous les deux l'un contre l'autre.
03:25Ce n'est pas arrivé à tout le monde.
03:27Il y a eu les premières signées récemment, mais franchement, ça arrive très, très rarement.
03:30Et d'ailleurs, on a un gros plan de votre papa qui n'est pas forcément heureux sur le but
03:34de Marcus,
03:34mais qui est heureux sur votre but. Vous confirmez ou pas ?
03:36Non, c'est vrai que quand j'ai vu mon frère marqué,
03:43franchement, j'ai une sensation comme de revanche un peu.
03:46Parce qu'en plus, les gens ne l'ont pas vu, mais je le connais.
03:49Et par son regard, j'ai vu qu'il me chambrait un peu.
03:53Et comme je suis le petit frère, j'ai ce truc de revanche,
03:58je ne vais pas laisser le grand frère gagner.
04:00Donc non, c'était vraiment très beau de marquer.
04:03Non, la réaction de papa, c'est plus que je pense qu'il est surpris.
04:07Je pense qu'il se dit, mais ce n'est pas possible.
04:09Le grand il marque, le petit il marque. C'est incroyable.
04:13En tout cas, c'était une sacrée belle histoire.
04:15Et ça prouve aussi que vous écrivez cette belle histoire depuis quelques temps.
04:19Maintenant, c'est votre deuxième saison de la Juve.
04:20Il y a eu trois entraîneurs différents.
04:22Dans tous les cas, vous êtes titulaire.
04:24Est-ce que vous avez vraiment l'impression de franchir un palier depuis un petit moment ?
04:27C'est vrai qu'il y a eu des changements d'entraîneurs
04:31qui, je pense qu'ils me servent dans ma carrière.
04:33Parce que chaque entraîneur m'apporte ce qu'il a à m'apporter.
04:37Ça me permet aussi de m'adapter et de toujours essayer de faire voir que je mérite de jouer,
04:45de toujours travailler et surtout de connaître mes qualités, même si les entraîneurs changent.
04:51Et du coup, on peut dire qu'en quelque sorte, j'ai franchi un cap et j'essaie toujours de
04:57progresser.
04:58Comme je le dis à chaque fois, entraînement après entraînement, match après match.
05:01Donc, c'est une bonne chose.
05:03À la Juve, il y a aussi cette culture des grands milieux de terrain.
05:06On ne va pas tous les citer parce que sinon, ça fait un kilomètre.
05:09Mais par contre, on peut citer deux milieux français récents qui se sont imposés
05:12alors qu'ils n'étaient pas forcément ultra connus.
05:14Alors, le premier, c'est Paul Pogba, inconnu au bataillon, devenu un des meilleurs joueurs du monde.
05:17Et Rabiot, certes, il était connu, mais il est vraiment devenu une machine par la suite,
05:20grâce à son passage à la Juve.
05:22Est-ce que vous avez ce ressenti, vous ?
05:25Je ne vais pas me comparer.
05:26Mais vous sentez que vous deveniez une machine à ce niveau-là ?
05:29Non, bien sûr, parce que je pense qu'on l'a souvent entendu, mais le travail n'est pas le
05:34même.
05:35Le travail n'est pas le même, je pense que ce soit en France ou en Italie,
05:38et encore plus dans un club comme la Juve, qui est réputé pour faire travailler les joueurs très durs.
05:47Et donc, comme je dis, je ne vais pas me comparer à eux, mais Pogba, ça a toujours été un
05:50exemple.
05:51Ça a été mon joueur préféré depuis que je suis petit, j'ai toujours regardé ses vidéos.
05:57Et Adrien, on sait le joueur que c'est.
06:00Comme vous l'avez dit, c'est une machine.
06:02Ici, on l'appelle le caval, le cheval.
06:05C'est quelqu'un qui court énormément, qui se projette très bien.
06:08Donc, on peut dire que c'est deux exemples.
06:10Et c'est deux joueurs que j'ai toujours regardés en étant plus jeune.
06:14J'allais vous parler de la Ligue 1 à un moment donné, mais on peut en parler maintenant.
06:17Vous sentez qu'il y a une grosse différence au niveau du travail avec la Serie A ?
06:22Dans le club où je suis, oui. Il y a une différence par rapport au travail.
06:28Après, au niveau du championnat, je pense que c'est plus au niveau tactique qu'il y a une différence.
06:32Mais je dirais que la plus grande différence que j'ai sentie, c'est que quand on est à Nice,
06:37on ne doit pas forcément gagner tous les week-ends.
06:40Mais quand on est à la Juif, il faut gagner tous les matchs.
06:42Que ce soit contre le dernier, que ce soit contre le premier.
06:45Au milieu du classement, il faut gagner parce qu'on a des objectifs très hauts.
06:49Donc, c'est plus ça qui a changé, cette mentalité-là qui a changé.
06:53Et le fameux travail invisible aussi, on présume, qui change. Vous avez dû vous adapter là aussi ?
06:58Oui, bien sûr. Je suis dans un vestiaire avec des grands joueurs.
07:03Donc, il faut essayer d'être au point sur chaque détail, essayer de bien se sentir physiquement,
07:09essayer de bien se sentir mentalement pour être prêt à répondre à la concurrence et être prêt à jouer le
07:16plus de matchs possible.
07:17Est-ce que vous avez le sentiment d'être devenu plus fort dans le duel, à la fois défensivement et
07:20offensivement ?
07:21On vous attaquait, récupérait des ballons, mais aussi dribblait, avec des rushs également vers l'avant.
07:27En fait, vous êtes complet ?
07:29Bien sûr que je suis devenu un joueur plus complet.
07:34C'est vrai que surtout en arrivant à la Juve, j'ai compris l'importance de défendre, l'importance de
07:38défendre en équipe.
07:39C'est quelque chose qui me plaît beaucoup, parce que j'ai souvent été vu par ce que je faisais
07:45avec le ballon.
07:46C'est vrai que maintenant, on arrive à voir un peu plus que je fais sans ballon.
07:50Et à la fin, le plus important, c'est que je pense qu'on fait sans ballon.
07:54Même quand ce soit en phase offensive, comment on va se placer sans ballon va déterminer l'action qu'on
08:00va pouvoir faire.
08:01Et défensivement encore plus, sans ballon, être bien positionné, essayer de rattraper les coups,
08:06ou de bien être positionné pour arrêter les attaques de l'adversaire.
08:11Et un joueur comme Locatelli à vos côtés, qui est le capitaine, qui a beaucoup d'expérience et qui est
08:16très fort son ballon,
08:17ça vous a permis de passer un cap aussi ?
08:19Oui, bien sûr. D'arriver ici et de jouer avec un joueur comme ça, c'est...
08:23Franchement, pour moi, c'est quelque chose de très bien, parce que c'est un exemple déjà par le travail.
08:28C'est quelqu'un de très sérieux, c'est le capitaine, c'est celui qui essaie de nous faire comprendre
08:37ce que c'est d'être à la juve.
08:39Et quand je suis arrivé, j'étais déjà très proche de lui. Franchement, il m'a très bien accueilli.
08:43On est resté souvent ensemble. Donc, ouais, de travailler à ses côtés, d'essayer de prendre ce qu'il fait
08:48de bien,
08:48comme vous l'avez dit, tacler et défendre. Et après, moi, j'essaie d'apporter ce que peut-être il
08:54a un peu moins à la partie offensive.
08:56Donc, ouais, franchement, c'est... Je suis très content d'être avec lui ici.
09:00Et Luciano Spalletti, comment il est avec vous ? On sait qu'il a ce côté un peu paternel.
09:04Mais en même temps, quelle science tactique aussi de sa part ?
09:06Ouais, franchement, c'est... Je pense que c'est l'entraîneur le plus expérimenté que j'ai eu depuis que
09:10j'ai commencé ma carrière.
09:14Il arrive à me faire comprendre des choses, franchement, en très peu de mots. C'est un entraîneur qui attend
09:19beaucoup de moi.
09:20Comme il me l'a dit, comme il me dit souvent, je suis un joueur fort. Donc, je dois me
09:23comporter comme un joueur fort.
09:25Je dois jouer comme un joueur fort. Et c'est ça qu'il essaie de me faire comprendre au quotidien.
09:30Et non, franchement, c'est que du bonheur de l'avoir comme entraîneur.
09:33Vous parliez de jeu avec et sans ballon. Votre prénom, Kefren, évoque l'Égypte ancienne et la grandeur des bâtisseurs.
09:40Donc, sur un terrain, est-ce que vous voyez comme l'architecte qui dessine le jeu ou comme le rempart
09:44infranchissable d'une pyramide ?
09:46Je ne sais pas. Je ne sais pas. En tout cas, tout ce que je peux dire, c'est que
09:52j'ai un très beau prénom.
09:53Je remercie mes parents déjà pour ce prénom. Et non, j'essaie d'être un joueur complet.
09:59J'essaie de respecter le jeu. Quand il faut défendre, il faut défendre. Et quand il faut attaquer, il faut
10:07attaquer. C'est le joueur que j'ai envie d'être.
10:10On parle beaucoup de vous dans le jeu, justement, avec et sans ballon. On parle peut-être moins des dribbles,
10:15quand même.
10:15Parce que pourtant, on en a vu quelques-uns contre Galatasaray. Il y en a eu contre la Roma. Et
10:20puis moi, j'ai évidemment en tête le but marqué contre Empoli en Coupe d'Italie.
10:24Avec Efren Thuram, finalement, il est aussi capable de jouer comme Yildiz.
10:29Je ne veux pas comme Yildiz, mais non. Oui, j'ai ce dribble en moi. Après, j'ai toujours…
10:34Est-ce que c'est inné, ça, justement ?
10:36Je ne sais pas si c'est inné, mais depuis que je suis jeune, je joue quand même dans les
10:38postes offensifs.
10:39J'ai toujours joué numéro 10. J'ai déjà joué lié gauche. Mes premières rentrées en pro, je me rappelle
10:45contre Guingamp.
10:45Jardim m'a fait rentrer en pointe. Donc, j'ai toujours eu l'habitude de jouer dans les postes offensifs.
10:53C'est-à-dire d'essayer d'avoir un peu de créativité.
10:55C'est vrai que le but contre Empoli, ça montre un peu ce que je peux faire à certains moments.
11:01Et donc, il faut maintenant peut-être marquer plus de buts. Vous êtes impliqué sur 6 buts.
11:04Cela dit, toutes compétitions confondues.
11:07Est-ce que vous vous dites que ce n'est peut-être pas mieux d'essayer de marquer plus pour
11:10vraiment franchir un cap et devenir un joueur top élite ?
11:13Vous avez marqué deux fois. Oui, deux fois, c'est pas…
11:16Est-ce que c'est là où il faut aller chercher le petit plus encore ?
11:20Non, c'est vrai que j'aimerais bien marquer un peu plus. J'aimerais bien faire plus de passes décides.
11:26Mais pour vous dire, en ce moment, en tout cas, ce que je me dis, c'est qu'il faut
11:31que j'essaie de comprendre comment marquer,
11:33comment arriver dans ces situations. Et après, le but arrivera.
11:37En fait, je travaille beaucoup déjà avec un adjoint. On regarde le positionnement qu'un milieu de terrain peut avoir
11:44pour marquer des buts.
11:45Je pense que c'est ça le plus important, d'être bien positionné, d'avoir cette intelligence dans le déplacement
11:50offensif pour aller marquer.
11:52Et après, les buts vont venir. Mais quand j'étais à Nice, j'étais plus le joueur, il faut que
11:57je marque.
11:57Mais je ne me disais pas comment est-ce que je vais marquer.
12:00Donc maintenant, j'ai plus cette réflexion de savoir où me positionner et d'essayer de conclure les actions.
12:07Comme justement, le lob, ou plutôt la tentative de lob contre Galatasaray, ça vous a hanté à cette action ?
12:12Vous l'avez revu depuis ? Il y a aussi les larmes juste après votre soutien.
12:15Non, je l'ai revu plusieurs fois, je l'ai revu plusieurs fois.
12:17Et c'est vrai que je me pose la question, est-ce que j'aurais dû lober, peut-être frapper
12:21au premier, entre les jambes.
12:23Mais après, ça fait partie du sport de, des fois échouer.
12:28Et c'est vrai que non, j'étais un peu tendu quand je suis sorti parce que j'avais, c
12:33'était un match très important.
12:34J'avais à cœur de marquer, d'aider l'équipe.
12:39Mais ouais, ce qu'on a pu voir, les images qu'on a pu voir, c'est plus le Kefren
12:42petit.
12:43Kefren qui n'aime vraiment pas perdre, Kefren qui, quand il rate quelque chose, il a les larmes qui viennent
12:49directement.
12:49Et en grandissant, j'ai su contrôler cette partie de moi.
12:53Mais c'est vrai que dans les moments tendus comme ça, c'est plus le petit Kefren qui est sorti
12:58avec ses larmes et cette rage.
13:00Et les regrets, puisque derrière la Juve a été éliminée, comment on explique justement cette différence de visage entre le
13:06match allé où vous en prenez 5 et le retour où on se dit « Ah, vous allez en mettre
13:094 ».
13:10En match allé, je pense qu'on avait bien commencé le match.
13:14Après, on a eu ce fait de jeu, on prend un rouge.
13:18Et je pense qu'on aurait dû mieux gérer ce rouge parce que ça arrive de prendre un rouge.
13:23Il y a rouge au retour aussi ?
13:24Voilà. Et en fait, on aurait dû mieux le gérer en tant qu'équipe.
13:27Et aussi se dire qu'on est à l'extérieur, il ne faut pas en prendre 5.
13:32Peut-être qu'on va perdre, peut-être qu'on va faire un match nul, mais il faut essayer de
13:36minimiser les dégâts.
13:37Et je pense qu'on n'a pas eu cette réflexion en tant que groupe.
13:41Et au retour, on savait qu'il fallait gagner, on savait qu'il fallait mettre 3 buts.
13:46Donc quoi qu'il arrive, on n'a pas le droit de lâcher.
13:48Même si on prend rouge, même s'il y a des faits de jeu, on ne peut pas lâcher.
13:51On doit toujours aller de l'avant et c'est ce qu'on a bien fait au match retour.
13:54Le problème, c'est que justement, il y a souvent ces deux visages qu'on voit cette saison.
13:58Il y a deux matchs contre l'Inter avant le rouge de Pierre, vous êtes presque meilleur.
14:02Il y a le match contre la Roma, la remontada, le retour contre Galatasaray, le 3-0 contre NAP.
14:06Donc on se dit, waouh, cette juve a quelque chose.
14:09Et puis à la fin, on se dit, mince, pas de Ligue des champions, pas de coupe et 5e au
14:12classement.
14:12Donc comment on explique cette disparité ?
14:14C'est compliqué à expliquer, mais après, on peut retenir le positif en disant qu'on est un groupe qui
14:22a quand même le mental,
14:23qui a du caractère et qui ne lâche pas.
14:27Et je pense que sur cette fin de saison, sur ces matchs qui restent, on doit être conscient qu'on
14:33doit absolument aller en Ligue des champions
14:34et qu'on doit atteindre nos objectifs, donc être concentré sur tous les petits détails qu'il y aura dans
14:42chaque match.
14:43Et là, ce sont les leaders qui doivent prendre la parole.
14:45Est-ce que c'est votre cas ? Est-ce que vous avez pris la parole justement après le match
14:47contre Galatasaray ?
14:48On sait que vous êtes maintenant influent dans le vestiaire.
14:50Non, après Galatasaray, franchement, personne qui a pris la parole.
14:53Après un match comme ça, on est tous déçus.
14:59On réfléchit forcément à ce qui s'est passé pendant le match.
15:03Bon, après, on fait chacun nos soins, on passe à autre chose.
15:06Mais après un match comme Galatasaray, non.
15:08Mais la plupart du temps, j'essaie de prendre la parole, que ce soit avant les matchs ou à l
15:14'entraînement.
15:15Après, je pense que chacun doit être un leader comme il le sent et par rapport à sa personnalité.
15:20Je ne vais pas être le même leader que Locatelli.
15:23Je suis un autre leader, peut-être qui essaie de plus se rassembler,
15:28peut-être par le rire ou par aller parler individuellement, savoir comment ils se sentent.
15:34Donc, ouais, j'essaie d'avoir ce rôle de leader dans l'équipe.
15:38Oui, parce que vous êtes le capitaine numéro 4 de la Juve, donc vous avez déjà porté le brassard.
15:42Qu'est-ce que ça fait déjà d'être capitaine dans un club comme la Juve, une institution mondiale ?
15:46Je suis très fier. Franchement très fier que le coach et les coachs qui sont passés par là
15:52ont vu cette qualité en moi, qui m'ont choisi comme le quatrième capitaine de la Juve.
15:57C'est quelque chose de grand.
15:59Mon père a apporté le brassard, donc je suis encore plus fier de passer après lui dans ce club
16:04et de pouvoir avoir, entre guillemets, le même rôle qu'il a eu.
16:10Comme j'ai dit, j'essaie d'être un leader, j'essaie d'apporter ce que je peux apporter à
16:14l'équipe.
16:15Vous parlez de votre papa, évidemment.
16:17La première fois que vous avez été capitaine, c'est dans le derby de Turin, fin novembre.
16:22On nous a dit que votre père était très ému, très fier de vous voir avec le brassard.
16:26Est-ce que vous l'avez vu au téléphone après ? Est-ce que vous en avez parlé ?
16:28Je ne sais pas s'il était au match. Je pense qu'il était au match.
16:31Je pense qu'il était au match.
16:32Je ne l'ai pas eu directement, mais...
16:33Non, mais moi, si je me rappelle bien, il était au match quand j'ai été capitaine.
16:37Et il m'a dit qu'il était fier après...
16:41Je ne l'ai pas vu directement, j'étais sur le terrain.
16:43Mais après le match, il m'a dit qu'il était fier, qu'il était content.
16:47C'est vrai que c'est quelque chose qui me suit depuis que je suis jeune.
16:52Les coachs, je vois souvent moi un leader.
16:54Quand j'étais à Nice aussi, j'étais le troisième capitaine ma dernière année.
16:57J'arrive à la Juve, ma deuxième année, je suis dans les capitaines.
17:00Donc c'est une qualité que j'ai et que j'essaie d'améliorer chaque année.
17:06Et pour que le public nous comprenne bien, être capitaine à la Juve, ce n'est pas rien.
17:10Est-ce que, petit quiz, vous connaissez les Français qui ont été capitaines à la Juve ?
17:14Alors, pas numéro un comme le cas Telly, mais qui ont été au moins capitaines pendant un match.
17:17Vous en avez cité un, évidemment.
17:19Et à mon père ?
17:20Voilà.
17:20Donc il y en a deux autres.
17:21J'ai déjà vu Trézé Gueye ?
17:22Oui.
17:25Après, j'aurais envie de dire...
17:27Je disais Deschamps.
17:29Même pas.
17:30Même pas.
17:31Rabiel a déjà été.
17:32Rabiel, c'est ça.
17:33Adriel a déjà été.
17:34Donc votre papa, Trézé Gueye et Rabiel.
17:36Vous êtes le quatrième seulement.
17:37Il n'y a pas eu Zidane.
17:38Il n'y a pas eu Platini.
17:39Il n'y a pas eu Deschamps.
17:40Donc, ça prouve bien que c'est quand même très rare.
17:42Non, c'est vrai que c'est rare.
17:44Je suis content d'entendre ça.
17:46Je suis content d'un peu de ça.
17:47Non, comme je l'ai dit, je suis content d'être l'un des capitaines.
17:52C'est une fierté.
17:54Vous avez parlé aussi de rassembler par le sourire.
17:56On vous a vu célébrer contre le Benchica, contre le Napoli d'une certaine manière,
18:00avec McKennie, avec Kaloulou, avec Yldiz, David.
18:03Il y a une petite bande comme ça, un petit crew à part.
18:07Non, je trouve ça bien.
18:08Je trouve que ça rassemble le groupe de faire des célébrations.
18:11Et ça nous donne envie de marquer.
18:13Ça nous donne envie de célébrer ensemble.
18:16Donc, je pense que c'est important de faire des petites célébrations à certains moments.
18:21Ce sont les joueurs avec qui vous entendez le mieux, les plus jeunes.
18:25Oui, après, je m'entends bien.
18:27Franchement, comme vous l'avez dit, il y a Yldiz, Pierre, Kaloulou,
18:32Weston, Lloyd, Kelly.
18:34Non, je m'entends bien avec eux.
18:35Il y a aussi Locatelli, Machia Perrine.
18:37Franchement, on a un bon groupe.
18:39Franchement, on a un groupe sain.
18:41On s'entend bien, on s'entend bien.
18:43On va parler maintenant de l'équipe de France.
18:44Vous m'arrêtez si je me trompe, mais on a l'impression,
18:46c'est pas le cas en Italie, qu'en France, vous êtes un peu sous-coté.
18:49Est-ce que c'est dû au fait que vous êtes le fils de Lilian, le frère de Marcus
18:53et qu'il y a beaucoup, beaucoup de monde dans l'équipe de France et au milieu de terrain ?
18:56Sous-côté, je ne me pose pas cette question si je suis sous-côté ou pas vraiment.
19:02Ça me fait rire parce que j'entends souvent que Manu connaît, il est sous-côté aussi.
19:06C'est vrai aussi.
19:06J'entends souvent que Manu connaît, il est sous-côté.
19:08Alors, vous êtes deux monstres, mais…
19:09Ouais, mais je ne pourrais pas vous dire si je suis sous-côté.
19:15Il y a des très bons milieux de terrain en équipe de France, il y a une concurrence rude.
19:20Et je trouve que c'est très bien d'avoir cette concurrence.
19:22Ça pousse à toujours travailler plus, toujours vouloir faire plus, être plus performant.
19:28Donc, je trouve que c'est une bonne chose, en tout cas pour moi.
19:31Et par rapport à mon père et mon frère, non, je ne pense pas que les gens regardent.
19:37Je pense que mon frère a eu ce regard-là par rapport à mon père parce que c'est le
19:41premier qui est arrivé.
19:42Donc, je pense que c'était un peu plus difficile pour lui.
19:44On l'a souvent comparé à mon père.
19:47En plus, ils n'ont pas…
19:48Enfin, au premier abord, quand on les voit comme ça, on peut penser qu'ils n'ont pas le même
19:51caractère
19:51parce qu'il y en a un qui est plus souriant que l'autre.
19:54Mais au final, quand on les connaît bien, on voit qu'ils ont à peu près le même caractère.
19:57Donc, je pense que c'est plus mon frère qui a subi ces…
20:01Comment je peux dire ?
20:02Ouais, ces choses-là.
20:04Moi, c'est un peu plus facile pour moi.
20:07J'ai vu ce que mon père a fait, j'ai vu ce que mon frère a fait.
20:09Je suis le dernier qui arrive.
20:10J'essaie de prendre des deux, ce qu'ils ont fait de bien et j'essaie de tracer ma route.
20:18Mais sous-côté, je ne pourrais pas vous dire.
20:21C'est à vous de me dire sous-côté.
20:22Pour moi, oui.
20:24En tout cas, en France.
20:25En revanche, vous, vous apportez vos qualités au groupe France.
20:28Qu'est-ce qu'il vous demande, Didier Deschamps, justement, lorsqu'il vous appelle à Clairefontaine ?
20:32Qu'est-ce qu'il vous demande au niveau de vos qualités à apporter sur le terrain, notamment ?
20:37La rigueur tactique, peut-être ?
20:38Oui, mais des choses simples.
20:41Surtout de jouer comme je sais, de jouer comme je joue en club, d'être discipliné défensivement et d'apporter
20:48ce que je peux faire offensivement quand je suis sur le terrain.
20:51Donc, franchement, des choses très simples de jouer comme je sais.
20:57Il vous parle de la Juve un peu, Deschamps ? On sait qu'il est amoureux du club.
21:00Souvent, oui.
21:01Souvent, on parle de la Juve.
21:02Ça se voit qu'il est très attaché à ce club.
21:05Alors, on l'a dit, le milieu de l'équipe de France est peut-être le plus dense du monde.
21:08Je ne sais pas ce que vous en pensez.
21:09Et est-ce que ça vous oblige à apporter quelque chose de différent ou d'avoir une identité peut-être
21:15plus différente que celle des autres ?
21:17Des Tchouamini, des Rabiot ?
21:18Oui, bien sûr que c'est un milieu très dense.
21:22Et comme je l'ai dit, la concurrence est rude, mais je pense que c'est une bonne chose.
21:25La concurrence, ça permet d'élever son niveau.
21:29Et après, comme je le dis souvent, je ne suis pas le même joueur qu'Aurélien.
21:34Je ne suis pas le même joueur qu'Adrien.
21:36Donc, j'essaie de jouer mon football.
21:39J'essaie de jouer avec mes qualités.
21:42Et pour l'instant, ça fonctionne plutôt bien.
21:44Vous avez été titulé en l'équipe de France en octobre et en novembre.
21:47Vous avez même failli marquer.
21:48C'est un CSE finalement.
21:50Est-ce que vous vous dites que par rapport à ce que vous êtes capable d'apporter à la fois
21:53défensivement et offensivement,
21:54ça peut être un plus dans la course finale ?
21:56Oui, bien sûr.
21:57Après, quand on est un joueur français, on rêve tous d'aller à la Coupe du Monde.
22:02Et je travaille tous les jours pour ça.
22:05J'essaie d'être performant dans mon club pour ça, parce que c'est aussi un objectif de fin de
22:11saison.
22:12Après, bien sûr, c'est le sélectionneur qui fait son choix.
22:15Mais comme je l'ai dit, je pense qu'on est tous différents au milieu de terrain.
22:19Chacun apporte ce qu'il a apporté.
22:21Moi, j'ai mes qualités.
22:23On verra où ça va me mener.
22:25Le milieu de terrain, ça a été un choix logique de par le fait que vous ne vouliez pas forcément
22:30faire la même chose que papa ?
22:32Non, logique.
22:33Sachant que Marcus a choisi l'opposattaquant.
22:35Logique dans le sens où mon frère attaquait sur moi, donc je défendais sur lui et moi j'attaquais sur
22:42mon père.
22:43Donc je suis un peu au milieu.
22:45Quand je n'étais pas là, mon frère ne faisait qu'attaquer sur mon père.
22:48Enfin, mon père n'avait pas attaqué sur mon frère.
22:50Donc ça s'est fait, je pense, comme ça.
22:53J'étais un peu au milieu.
22:54Des fois, je défendais.
22:55Des fois, j'attaquais aussi avec ma personnalité.
22:57Depuis que je suis jeune, j'ai toujours aimé faire des pas.
23:00J'ai toujours aimé être au cœur du jeu.
23:03J'ai toujours aimé toucher des ballons.
23:04Donc ça a été plutôt logique.
23:08Plusieurs fois homme du match cette saison avec la Juve.
23:10Je lisais tout à l'heure que vous étiez le deuxième meilleur milieu de Serie A en termes de progression
23:14balle au pied.
23:15Est-ce que vous avez senti le regard changer chez vos adversaires ?
23:18Oui, par rapport à la saison dernière, oui.
23:21C'est vrai qu'ils me connaissent un peu mieux.
23:23Ils savent que je suis un joueur qui aime bien percuter, qui aime bien me projeter.
23:28Donc oui, ça a changé.
23:30Après, ça me plaît.
23:31Ça veut dire que je suis en train de faire des bonnes choses, que je suis performant.
23:36Après, j'ai toujours eu cette qualité.
23:39Je pense qu'elle me suivra tout au long de ma carrière.
23:41En tout cas, j'essaierai de l'améliorer tout au long de ma carrière.
23:44Les objectifs de fin de saison, on les connaît.
23:47Top 4 et Coupe du Monde.
23:48Exactement.
23:48On ne se trompe pas ?
23:49On n'avait pas prévu d'aller en vacances ?
23:51Non.
23:51Ou alors aux Etats-Unis ?
23:53Ce ne sera pas des vacances.
23:54Exactement, ce ne sera pas des vacances.
23:56Non, oui, c'est ça.
23:57Est-ce que vous avez un rêve dans le football ?
24:01Un rêve dans le football ?
24:05Gagner des titres, mais après, je ne sais pas si c'est un rêve.
24:09Non, je ne pourrais pas vous dire…
24:10Enfin, choisir une Ligue des champions, une Coupe du Monde, un Ballon d'or…
24:14Est-ce que vous vous êtes dit, petit, là, c'est ce que je veux absolument ?
24:19Non, peut-être le rêve.
24:21Le rêve, ce serait de gagner une Coupe du Monde avec mon frère.
24:24Oui.
24:24Ce serait…
24:25Oui, ce serait un rêve.
24:27Ce serait, je pense, la plus belle chose qui pourrait m'arriver, de la gagner avec lui.
24:32En 2026, peut-être.
24:34Ce serait top.
24:35Un dernier petit mot sur une histoire un peu plus sombre,
24:38l'histoire entre Vinicius et Epresciani,
24:40qui a malheureusement une fois de plus entaché le football.
24:43On sait que votre père prend régulièrement la parole à ce sujet.
24:46Vous, Kefren, quel est votre point de vue à ce niveau-là ?
24:50Qu'est-ce que vous voudriez changer, en fait, pour que ça cesse une bonne fois pour toutes ?
24:57Si j'avais la réponse…
24:59Comment déjà vous vivez tous ces épisodes ?
25:01Non, c'est difficile en tant que jeune garçon noir.
25:05C'est difficile qu'en 2026, on peut toujours être attaqué par rapport à sa couleur de peau.
25:12Vinicius a été attaqué, c'est comme si on m'attaquait moi.
25:15Parce que je me disais, ah ben, ça aurait pu être moi.
25:17Et tout ça parce que je suis noir.
25:20C'est plus de l'incompréhension.
25:23Mais je pense que tout ça passe par l'éducation.
25:27Je pense qu'il faut éduquer les jeunes, les moins jeunes.
25:30Savoir qu'on a un monde avec beaucoup de diversité et c'est ça qui fait la beauté de notre
25:36monde.
25:37Après, je n'ai pas la réponse pour arrêter ça.
25:39Je n'ai pas la réponse pour arrêter ça dans les stades, pour arrêter ça dans le monde dans lequel
25:43on vit, dans la rue.
25:44Mais je trouve que c'est triste d'être en 2026 et d'en être encore là.
25:54Et quitter la pelouse, ça peut être une solution ? On se rappelle de Mike Mignon il y a deux
25:58ans à Oudiné.
26:00Ouais, quitter la pelouse, ça peut être une solution.
26:02Mais c'est plus pénaliser ceux qui ont ce comportement-là.
26:06Parce que c'est vrai que quitter la pelouse, ça peut être une solution.
26:09Mais moi, j'ai envie de jouer au foot à la fin de la journée.
26:11Je suis joueur de foot, je fais mon métier et j'aime bien ce que je fais.
26:15Donc, il faudrait plus avoir des sanctions pour ceux qui ont ce comportement-là.
26:22Parce que là, je suis aussi en train de me pénaliser en sortant du terrain.
26:25Je peux me dire, pourquoi c'est à moi de sortir du terrain ? C'est à lui de sortir
26:29du stade.
26:31Après, sortir du terrain, ça peut être une bonne chose pour faire comprendre qu'au bout d'un moment,
26:35il faut arrêter des bêtises, il faut passer aux choses sérieuses et il faut vraiment pénaliser.
26:41On espère que ça changera évidemment un jour. Merci beaucoup.
26:44Kéfrin, merci mille.
26:46Merci.
26:47Et puis, bonne fin de saison avec la Juve et l'équipe de France, on vous souhaite le meilleur.
26:52Merci beaucoup.
26:55Merci beaucoup Kéfrin.
26:56Merci, merci à vous.
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