00:00Jusqu'à 20h, c'est Ivan sur Fun Radio.
00:03Vous êtes les bienvenus sur Fun Radio.
00:05Alors là, je crois que je regarde un petit peu, on a 4 ans plus ou moins.
00:10Ah oui, c'est clair.
00:11Un grand maximum.
00:12Parce qu'on reçoit un invité aujourd'hui, je suis tellement content.
00:15Cette personne a versé mon enfance.
00:17La mienne aussi.
00:18Est-ce que ce n'est pas un peu notre papa à tous ?
00:21Ah si, clairement.
00:22On l'accueille dans le studio et je veux qu'on l'accueille très bien.
00:25Jean-Marc Anthony Kabea est avec nous.
00:28Merci.
00:30Alors on est tellement heureux de t'accueillir sur Fun Radio.
00:33Parce que tu as bercé l'enfance de tellement de gens.
00:37Je ne sais pas si tu t'en rends compte.
00:39C'est difficile en fait de s'en rendre compte.
00:42Mais voilà, on me l'a dit et j'essaye.
00:45Ok.
00:46Alors parce qu'il y en a qui nous écoutent et qui nous disent
00:48Ah bon ?
00:49Mais c'est qui ?
00:51Ah bah, on va vous faire écouter.
00:53Un jour vous serez la mère de son.
00:56C'est incroyable.
01:00C'est toi qui est en train de chanter cette chanson et ce générique culte de Pokémon.
01:07C'est juste dingue.
01:08Alors évidemment, t'imagines, on a un milliard de questions pour savoir comment dans ta carrière
01:13t'en es arrivé à faire quelque chose de si dingue, de si iconique.
01:18Tu es belge ?
01:19Oui.
01:20Attends, non mais juste ça, pardon.
01:22Oui, ça c'est un générique de fou.
01:23Pourquoi est-ce que tout au long de ma vie, je n'ai pas été au courant de ton nom
01:25?
01:26Mais oui, c'est ça.
01:27Le générique de Pokémon, c'est belge.
01:30C'est belge.
01:30Est-ce que tu peux me raconter l'histoire autour de ça ?
01:32Comment tu t'es retrouvé à faire le générique de Pokémon ?
01:35Est-ce que c'était par hasard aussi ?
01:37On a le temps là ?
01:38On a tout le temps qu'il faut.
01:40Cette histoire-là, j'ai 5 heures si tu veux.
01:44Mais en fait, j'étais en studio, au studio Dame Blanc justement, et je travaillais sur mon propre album.
01:50Et en fait, ce qui se passait, c'était que parfois, plutôt que d'être payé pour les génériques que
01:54je faisais,
01:55j'avais un crédit d'heure pour enregistrer mes trucs.
01:58Et donc là, il me restait une heure de crédit et j'avais pour 6 heures de travail.
02:03J'étais en mode, on y va, on travaille, on arrache.
02:06Et il y avait eu une audition pour Pokémon.
02:08Mais Pokémon, ça n'existait pas.
02:10Parce que c'était vraiment pour la première saison, etc.
02:13Donc on aurait mis audition Kraboucha ou n'importe quoi, ça aurait été pareil.
02:17Tu ne savais pas du tout ce que c'était ?
02:18Je ne savais pas du tout.
02:19Et en fait, je passe devant, je vois, mais ça ne m'intéresse pas.
02:23J'ai un album à faire, à terminer, etc.
02:25Donc voilà, je travaille.
02:27Et je suis dans ma petite alcôve, en fait.
02:28Il y a une petite lumière rouge qu'on allume pour expliquer qu'en fait, on travaille.
02:32Donc il ne faut pas rentrer.
02:33Et en général, il n'y a personne qui rentre.
02:34Sauf le patron.
02:36Normal.
02:36Et la porte, elle s'ouvre, mais ce n'est pas le patron.
02:39Mais c'est un gars qui, tu vois, il a les attitudes du patron.
02:43On sent, c'est quelqu'un d'important, etc.
02:44Et il est à l'aise, il est chez lui.
02:46Du coup, je ne lui dis pas, mais sors.
02:49Je suis occupé, en fait.
02:51Donc je dis, qu'est-ce que je peux faire pour vous ?
02:53Et il me parle, mais il a un accent québécois.
02:56Il fait une audition Pokémon.
02:57Et en fait, il ne te trouve pas.
02:59Et alors, il me demande, je peux écouter ce que tu fais ?
03:02Moi, je regarde l'heure.
03:05Ouais, voilà.
03:06J'ai qu'une heure de crédit.
03:07Là, écoute, ça m'embête un petit peu, mais tiens.
03:11Tu fais premier couplet, refrain, et puis j'arrête.
03:13Après, c'est nouveau, deuxième couplet, refrain, etc.
03:15Puis le gars, il dit, non, non, mais va jusqu'au bout que je vois comment tu t'envoles.
03:19C'était ça, c'était ton album à toi ?
03:23Donc il écoute tes chansons.
03:24Alors, il écoute, puis il commence à me dire, ouais, c'est bien, t'as un timbre intéressant, etc.
03:30Bla, bla, bla, bla, bla, bla.
03:31Moi, je vois l'heure.
03:32Et puis, ok, mais il faut que je continue à travailler.
03:34Et puis il dit, ah, mais ça t'intéresse pas de faire l'audition ?
03:36Et moi, je dis, je vais lui dire oui.
03:38Comme ça, il va partir, je vais pouvoir continuer à travailler.
03:41Donc je lui dis oui, mais il part pas, il s'installe.
03:45Il m'explique les Pokémon, parce que forcément, ça n'existait pas encore.
03:49Si, il ne met pas en version animée, il va voir le Big Boss,
03:52et lui demande en fait qui je suis, qu'est-ce que je fais, etc.
03:55Et le Big Boss, il l'a fait écouter, et il a dit, bon, on va le prendre lui.
03:59Ah ok, il a écouté tes autres génériques alors.
04:01Et donc, t'as pas dû passer l'audition au final ?
04:02J'ai pas dû passer l'audition.
04:04Ah, c'est dingue !
04:04Ah, c'est ouf.
04:05Donc t'as juste été au bon endroit, au bon moment.
04:07Quand est-ce que c'est le moment, la première fois,
04:09où tu découvres l'image, ta voix, et le dessin animé après ?
04:15On a fait une petite fête.
04:16Une fois que tout était fini, avec les comédiens de doublage,
04:19on a fait une petite fête, et ça c'était super sympa.
04:21Et c'est rare en fait, en général, qu'on fasse ça.
04:23Mais voilà, on l'a fait, c'était cool, etc.
04:25Et puis après, chacun est parti de son côté, chacun a fait sa vie, etc.
04:29Et puis tout d'un coup, ça sort à la télé, et puis voilà, je vois le truc.
04:33Et puis je ne me rends pas compte de l'effet de l'impact.
04:37Exactement, en fait.
04:38Et en fait, je me rends compte de l'impact à un moment où...
04:41Et en fait, je ne me rends pas vraiment compte.
04:42C'est en 2016.
04:45En 2016 ?
04:48Donc depuis les années 90 où ça a commencé, jusqu'en 2016,
04:51tu ne t'étais jamais vraiment rendu compte de l'impact énorme que c'était ?
04:54Non.
04:56Je savais qu'effectivement, il y avait plusieurs saisons,
04:59puisque j'ai fait les dix premières, etc.
05:01Et quand chaque fois, on m'a appelé pour le faire, etc.
05:02Donc je me disais, la prochaine saison, l'année prochaine,
05:06on va encore m'appeler pour ça, etc.
05:08Donc c'est bien, ça continue, c'est chouette.
05:09Mais en fait, je ne savais pas.
05:11Je ne connaissais personne avec qui je pouvais voir...
05:15Tiens, mais effectivement, il se passait un truc, et tout.
05:18Et donc, j'avais ma vie, je faisais ma vie, etc.
05:21Et donc, oui, non, je ne savais pas.
05:22Et donc, à partir de 2016, il s'est passé un truc qui a fait que tu t'en es
05:25rendu compte, c'est ça ?
05:26C'est une copine, en fait.
05:27Elle m'envoie...
05:28Il y avait une page Facebook...
05:30Ah, attends, tu sais quoi ?
05:31Oui.
05:32Je vais mettre un petit peu de suspense, tu vas nous raconter ça dans un instant.
05:34D'accord.
05:35Tu restes avec nous.
05:36Jean-Marc-Antony Kabea est notre invité aujourd'hui.
05:38La discussion est passionnante.
05:39On est trop content que tu sois là aujourd'hui pour nous raconter tout ce qui a bercé notre enfance.
05:43On a encore d'autres questions.
05:44Dans un instant, on va parler justement de pourquoi est-ce que les génériques nous marquent autant.
05:48Pourquoi est-ce qu'on est autant attaché aux génériques avec Sarah ?
05:51Et on fera un blind test aussi tout à l'heure sur les génériques de dessin animé.
05:54Oh !
05:56Très premier degré là-dessus.
05:57Scott nous a préparé tout ça.
05:58Vous restez à l'écoute de Fun Radio.
05:59On vient juste après ça.
06:00Merci.
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