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  • il y a 1 semaine
Retrouvez le replay de la chronique Pourquoi ? de l'Équipe de Greg du 25/03/2026.

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Sport
Transcription
00:02Bonsoir Théolique, bienvenue !
00:30La reprise d'Henri en quart de finale de la Coupe du Monde 2006, c'est évidemment la première étoile
00:35à domicile. Après ça, on pourrait mourir tranquille.
00:39Et puis c'est un autre quart de finale de Coupe du Monde de légende en 86 dans la moiteur
00:43de Guadalajara. C'est aussi l'acte de naissance du roi Pelé.
00:47Bref, c'est un peu de tout ça qui fait sa légende. Alors, session nostalgie, Greg, France-Brésil, pourquoi c
00:54'est le match mythique par excellence ?
00:56Voilà, avec les plumes. Bon, ce n'est pas qu'une question de victoire ou de défaite, j'imagine Théo.
01:01Ce sont les scénarios qui forgent aussi la légende de cet affrontement.
01:05D'abord, il y a le terrain d'expression. Souvent, la Coupe du Monde, c'est évidemment sans égal. Les
01:09Bleus et le Brésil se sont affrontés dans quatre éditions différentes.
01:13Le pic, c'est évidemment le 12 juillet 98, une finale de Coupe du Monde à la maison face à
01:18un Brésil tenant du titre aux 4 étoiles avec une star, Ronaldo, dont on n'est pas sûr avant le
01:22match s'il jouera ou pas.
01:23Jérôme Bureau, alors directeur de la rédaction de l'équipe, nous raconte cette journée si particulière.
01:29Bon, ça met un contexte dramatique supplémentaire. Donc, il y a en fait, il y a tout. L'enjeu, l
01:35'émotion, le prestige.
01:38Tout le monde se disait, c'est l'équipe. Si tu l'abats, ça veut dire que tu mérites d
01:43'être chanteur du monde.
01:43C'est une sorte de prédestination, un destin glorieux quand ça se termine par France-Brésil.
01:48Une destinée, un souvenir qu'on n'a pas encore complètement digéré au Brésil malgré les 28 années qui se
01:54sont passées, selon Eric Frosio, notre correspondant à Rio.
01:59Non, non, non, il ne sera jamais soldé, je pense. Ils l'ont vraiment toujours en travers de la gorge.
02:03Les deux buts de Zidane de la tête, ils ne se l'expliquent toujours pas.
02:06Il y a la crise épineptique de Ronaldo en amont de la finale qui les a traumatisés.
02:13Et puis, il y a ce 3-0 qui a été vécu comme une véritable humiliation au Stade de France.
02:19Donc, je dirais qu'il n'a toujours pas été digéré.
02:2312 ans plus tôt, en 1986, le terrain avait été défriché dans la chaleur, la moiteur de la gala.
02:29Si, mon petit bonhomme.
02:30La France de Platini, championne d'Europe en titre, affronte en quart de finale le Brésil de Socrates.
02:35Des bleus qui ont grandi avec l'ombre d'un Brésil parfait en 1970.
02:39C'est important car cela illustre le poids de la Célessao, de l'image.
02:43Comme nous le raconte un des protagonistes de l'époque, Luis Fernandez, désormais consultant pour nos confrères de Binsport.
02:49Ça se joue à Guadalajara.
02:51Et Guadalajara, c'est un stade, on va dire, tout en jaune.
02:56Tout le monde rêve de les voir jouer, puis rêve de les voir s'exprimer.
03:01Mais nous, on a envie aussi de jouer un grand match, de réaliser quelque chose de fort vis-à-vis
03:05de...
03:06Quand on voit cette ambiance, c'est quelque chose, on va dire, d'exceptionnel à vivre.
03:11Ce France-Brésil 86, c'est de l'aveu de tous un sommet du jeu.
03:16Malgré les conditions difficiles, c'est longtemps resté la référence.
03:19L'ouverture du score brésilienne, l'égalisation de Platini, le pénalty de Zico arrêté par Bats.
03:23Puis la délivrance au tir au but signé Luis Fernandez.
03:26Un scénario dingue, magnifié par la qualité de l'adversaire.
03:31Ils nous ont mis un but d'anthologie, un but magnifique dans sa préparation, dans sa conception.
03:38Il n'y a que les Brésiliens qui peuvent nous réaliser ce genre d'exercice.
03:42Même à la fin du match, on a même été dans leur vestiaire pour encore leur serrer la main
03:47et pour leur dire bravo, félicitations.
03:49Et puis tu élimines le Brésil.
03:51C'est magnifique, c'est quelque chose qu'on ne peut pas oublier.
03:55Je ne peux pas oublier, c'est encore le plus beau match de foot que j'ai vu de ma
03:57vie.
03:58Alors bien sûr, j'étais gamin.
03:59Et forcément, c'est France-Brésil parle au plus grand nombre.
04:03Oui, c'est le match rassembleur par excellence.
04:06Alors parfois, on l'a vu, porté par l'importance sportive.
04:09Mais regardez les chiffres.
04:10Plus de 20 millions de téléspectateurs en 1998.
04:12Bon, ça c'est logique.
04:13Près de 18 millions pour le quart de finale en 2006.
04:16Et même les matchs amicaux cartonnent.
04:196 millions et demi il y a 11 ans, comme exemple.
04:22C'est plutôt pas mal.
04:23On ne voit plus trop ces chiffres.
04:25Ça descend de plus en plus.
04:28Bon, ça marche aussi parce que c'est France-Brésil, la promesse, Théo, de voir des stars.
04:32C'est le rendez-vous des artistes.
04:34Une scène à leur mesure.
04:35Un certain Pelé, il capta toute la lumière.
04:37Comme nous le racontent Stéphane Cassier et Tristan Scoui pour l'équipe Explore.
04:42C'est lors de la Coupe du Monde 1958 en Suède que la légende prend forme.
04:46Pour la demi-finale, les Brésiliens sont opposés à la France de Fontaine, Copa et Piantoni.
04:52En seconde période, un jeune numéro 10 inscrit un triplé qui parachève la victoire 5 buts à 2 de la
04:58Séléçao.
04:59Le monde découvre Pelé.
05:02Ce qu'il a fait ce jour-là m'a dégoûté du foot et m'a donné envie de raccrocher
05:05les crampons.
05:08C'est Paris Match qui le couronne en roi du Brésil en premier.
05:12Un surnom qui lui collera à la peau et sera repris dans le monde entier.
05:16Pendant la Coupe du Monde 1958, là où on l'a nommé le roi Pelé, c'était la presse française.
05:21Alors il a le plus gros souvenir de la France.
05:23On a ça aussi.
05:25Oui, on a ça.
05:26Pelé en 58.
05:27Donc Platini en 86, vous allez me dire, il en manque un.
05:30Zizou.
05:30Le seul, l'unique.
05:31Zinedine Zidane, les Brésiliens l'ont sûrement maudit pour plusieurs générations.
05:34En cause, ces deux démonstrations, le doublé en 98 en finale.
05:38Et pourtant, ça n'avait pas suffi pour avoir ce fameux 10 dans l'équipe à l'époque.
05:42C'est vrai que c'est la coute à l'hypence.
05:47Clairement, la finale de Zinedine Zidane en 1998 est un sujet de débat qu'on a encore entre nous.
05:52Alors évidemment, il faut se souvenir de l'urgence dans laquelle on a fait ce journal.
05:55Donc forcément, les notes se sont faites très rapidement.
05:57Mais je sais que je regrette qu'on ne soit pas montré plus haut pour Zidane.
06:01Il y a aussi eu l'une de ses plus belles performances dans le jeu.
06:04Huit ans plus tard, à 34 ans, Raymond Domenech sur le banc des Bleus à Francfort ce soir-là se
06:09souvient.
06:10C'est vrai que Zidane a fait quelque chose de particulier dans ce match-là.
06:17Quand on m'en parle, je lui dis oui, c'est bien, mais j'englobe l'ensemble de l'équipe
06:21dans cette performance.
06:22Tout le monde a été au top.
06:24Au bout de 5-6 minutes, je sais que je me suis retourné vers Pierre Manco et je lui ai
06:28dit, on a gagné.
06:30C'est peut-être le match le plus abouti que j'ai eu à diriger parce que tout ce qui
06:38allait se passer, tout ce qu'on avait préparé, s'est déroulé exactement comme on l'a voulu.
06:43En fait, le Brésil a ses traumatismes face à l'équipe de France et cela se voit quand ça compte.
06:48Le paroxysme, c'est justement ce 1er juillet 2006.
06:51On a regardé leurs matchs, on a regardé ce qu'ils faisaient, on avait vu le potentiel qu'ils avaient.
06:56On a été surpris quand on a vu la composition de l'équipe.
07:01Moi, ça m'a renforcé dans l'idée qu'en fait, ils avaient plus peur de nous que nous deux.
07:05Ils avaient pris des précautions, ils avaient gardé des attaquants sur le banc, ils n'avaient pas à jouer.
07:09Oui, ils avaient joué petit bras.
07:13France-Brésil, c'est aussi d'autres gros moments, peut-être plus légers, mais dont on se souvient.
07:17Oui, ce n'est pas un hasard que la Fédération Française de Football ait choisi le Brésil comme adversaire pour
07:21fêter ses 100 ans.
07:22C'était en mai 2004 et on se souvient de ses maillots magnifiques.
07:25Bon, ça transpirait pas mal à l'intérieur, si bien qu'on est revenu aux tenues normales en seconde période.
07:29En seconde période marquée par la vitesse de notre Bernard Mendi national.
07:34On se souvient tous de ce grand pont mythique sur Roberto Carlos, le latéral gauche,
07:38qui a marqué le plus beau but sans doute de l'histoire des France-Brésil.
07:42Souvenez-vous, ce coup franc de l'extérieur du pied, c'était en 1997 au tournoi de France, un an
07:46avant la Coupe du Monde.
07:48Bon, et dans tout ça, ce France-Brésil demain, il a vraiment la même salaire ?
07:51Oui, 11 ans quand même qu'on ne sait pas jouer.
07:53D'ailleurs, le Brésil rencontre peu de sélections européennes.
07:56C'est donc un petit événement en soi.
07:58Et puis surtout, on a de la mémoire au Brésil, surtout quand on parle de l'équipe de France à
08:02l'approche d'un mondial.
08:04C'est la bête noire du Brésil en Coupe du Monde.
08:06Ça, c'est toujours évidemment les défaites qui sont restées en travers de la gorge des Brésiliens.
08:10Et puis surtout, ils veulent se mesurer à un des favoris de la Coupe du Monde.
08:14Donc les supporters, ils se disent que c'est le moment ou jamais de montrer que le Brésil est redevenu
08:19une nation puissante du football mondial.
08:22Et voilà, rien de mieux qu'un affrontement contre l'équipe de France pour le démontrer.
08:27Pas si amical que ça, donc le match de demain.
08:29Et puis après tous les débats animés de ces derniers jours, il fait bon de retrouver cette petite Madeleine de
08:34Proust que sont ces France-Brésil.
08:35Merci Théo.
08:36Bienvenue à Corentin Roland qui vous a aidé.
08:38Baptiste Wauquiez également pour ce pourquoi c'est la team pourquoi du soir.
08:41Je pourrais presque vous demander quel est votre France-Brésil préféré.
08:44Parce que ça se trouve, on n'aura pas tous la même réponse.
08:46Je sais que Jérôme, quand je lui ai dit que moi, le Guadalajara de France 86...
08:50Vas-y, mon petit bonhomme, commentaire, Thierry Roland, Fernandez qui met ce tir au but,
08:54Batz, Caret, le pénalty physique.
08:55Marco, Platini qui rate, Julio César qui terre sur le but.
08:59Le but de Carreca.
08:59Carreca qui met un but fou.
09:01D'ailleurs, moi, tout part de presque de là, j'ai envie de vous dire aussi.
09:03Quand on est gamin dans la cour d'école et qu'on se fait deux équipes,
09:06tu dis rarement, bon allez, t'es la France, t'es l'Allemagne.
09:08Ou tu vois, non, c'est France-Brésil, de toujours.
09:10Ou alors, bon...
09:10Non mais c'est vrai, tu vois, c'est France-Brésil déjà en soi.
09:14Le nom, depuis qu'on est gamin, ça nous fait rêver.
09:16Et c'est vrai que 86, en fait, il me touche plus parce que 98, il est presque trop facile.
09:24En gros, le match, il est plié assez vite.
09:26Le Brésil, il ne fait pas un grand match du tout.
09:28On a l'arrêt de Barthel.
09:29Oui, mais là, vous avez le triomphe.
09:32Ça dépasse même l'adversaire.
09:33Mais dans mes émotions, je pense que c'est un débat hyper perso.
09:35Sur nos émotions, est-ce que ça va ?
09:38Mais moi, 86, m'a apporté beaucoup plus d'émotions que...
09:41J'ai beaucoup crié en 90 de joie, de bonheur du monde.
09:44Mais en termes d'intensité...
09:46En 86, on est des jeunes hommes.
09:49Vous aviez déjà 25 ans.
09:5186, malheureusement.
09:52Mais c'est une émotion, voilà, il y a tout.
09:56Il jouait le basse, l'arrêt de basse sur le pénalty.
09:58Il y a tout dans ce match.
10:00Il y a absolument tout dans ce match.
10:01Et pour moi, c'est effectivement un de mes sommets, all time, tous matchs confondus.
10:05Pour les plus jeunes, là, on parle comme de quinquas ou presque quinquas.
10:08Ce qui concerne les souvenirs, allez voir, il y a des images.
10:11Vous allez voir ça aujourd'hui.
10:12Le match complet existe.
10:15C'est un truc de dingue.
10:17Et on nous dit souvent, le foot, il allait moins vite.
10:19C'est vrai, ça allait moins vite.
10:20Mais comme vous le dites, ça ne sort pas.
10:22Techniquement, c'était extraordinaire.
10:24Et puis après, c'est France-Brésil, ils ont tous été très techniques, finalement.
10:272006, Raymond a raison.
10:29C'est un chef-d'oeuvre.
10:31Et c'est la seule passe des cibles de Zidane pour Henry.
10:33Oui, il y a plein d'histoires.
10:34Juste pour 86, il faut juste resituer.
10:36Il joue à midi, sous un cagnière pas possible, mais en altitude.
10:39Évidemment que tu n'as pas la même intensité qu'au niveau du sol à 21 heures.
10:43Mais 2006, oui, tu as la petite histoire dans la grande.
10:48C'est-à-dire que chaque match peut être le dernier de Zidane.
10:50Et Zidane retrouve le Brésil, lui peut-être le plus brésilien de l'histoire des joueurs français.
10:57Et d'ailleurs, on voyait, c'est incroyable cette image quand on la revoit encore,
11:00dans le couloir, ils sont tous, parce qu'ils se connaissent tous les mecs,
11:03ils sont tous en train de se checker, de se demander les nouvelles.
11:06Alors toi, ton gosse, macha.
11:06Ils sont tous potes, en fait, les Français et les Brésiliens.
11:09Tu n'as pas du tout l'impression que tu vas jouer un quart de finale au sommet de Coupe
11:14du Monde
11:15entre les deux derniers champions du monde.
11:17Et ça devient un match où il n'y a que du jeu.
11:19Un petit peu comme en 86.
11:20C'est que du foot.
11:21D'ailleurs, Louis raconte l'anecdote.
11:23Après le match, ils sont allés voir les Brésiliens pour se féliciter.
11:26Parce qu'en fait, en gros, ils parlent le même football.
11:28C'était les Brésiliens d'Europe.
11:29Et c'est vrai qu'il y a toujours eu ce truc-là que tu n'as pas, par exemple,
11:32avec les France-Allemagne, où il y a une histoire qui est différente,
11:34ou même les France-Italie.
11:35L'image avant France-Italie dans le couloir,
11:38là, il n'y a pas d'embrassade.
11:39Pourtant, ils se connaissent tous.
11:40Mais il n'y a pas le même rapport.
11:41C'est beaucoup plus dur.
11:42Et avec les Brésiliens, toujours eu un côté un peu joyeux
11:44qui était communicatif.
11:47Évidemment, vous avez vécu la Coupe du Monde ou pas ?
11:49Ah, laquelle ?
11:50Quand même.
11:51Non, mais je ne sais pas.
11:52Vous faites si jeune.
11:53J'avais 9 ans.
11:53Non, elle l'a.
11:54J'avais 9 ans, mais j'ai un rapport très intime à ce match-là.
11:58Parce que, de par ma famille, j'avais un terreau très fertile
12:03à l'amour du football, mais je n'avais pas accroché
12:04jusqu'à ces 9 ans-là, jusqu'à ce match-là,
12:07qui est entré dans mon cœur, qui a été un déclic absolu
12:09et qui avait fait germer la passion du ballon rond.
12:12C'était magnifique.
12:13Je me suis baignée avec mon frère dans une fontaine.
12:15J'ai un rapport à ce match qui est profondément intime
12:18parce que j'ai basculé.
12:19J'ai voulu que ma vie colle et se greffe au football
12:22de par ce match-là.
12:23J'avais 9 ans et j'ai compris pourquoi mes frères,
12:25j'ai compris pourquoi mon père, j'ai compris pourquoi on pleurait.
12:27Moi, j'ai pleuré devant ce match-là.
12:30J'étais maquillée aux couleurs des bleus.
12:33J'ai aimé ce match aussi parce qu'il a fait basculer
12:36pour la France.
12:38Je pense qu'il y a un avant, un après aussi sur le plan sociétal.
12:40Cette génération black, blanc, beurre,
12:42la diversité portée en triomphe.
12:44Je pense que l'explosion des licences,
12:47l'explosion des Isous dans les maternités,
12:49ça dit beaucoup de choses de ce que le France-Brésil
12:51est entré dans le cœur des Français.
12:53Le mien, évidemment, mais je pense que c'est
12:55un dénominateur commun de beaucoup de Français.
12:56Des Français et des Françaises.
12:58L'ensemble des Français, en fait.
13:00Et il y a eu beaucoup de petites filles comme moi
13:03qui ont découvert le foot
13:05ce soir-là et c'est exceptionnel.
13:06Et les stades derrière étaient beaucoup plus féminins aussi.
13:10L'ambiance dans les années 80-90,
13:12le stade, c'est pas pareil.
13:13C'est plus entre nous.
13:15Et c'est vrai qu'après, il y a beaucoup plus de femmes
13:17qui sont allées au stade et ça fait du bien aussi à l'atmosphère générale.
13:19Et en parlant de l'explosion des Isous
13:21après le 98, il y a une superbe anecdote
13:23justement de la part de notre correspondant à Rio,
13:27Eric Frosio,
13:28qui nous dit qu'il y a 711 Zidane au Brésil.
13:31C'est un papier à retrouver sur le site l'équipe.
13:34Et parmi eux, il allait interviewer un certain Enzo Zidane.
13:37Son père, qui a choisi le nom,
13:38avait une idée bien précise en tête à la maternité.
13:41Regardez.
13:41À sa naissance, et comme c'était un garçon,
13:44ma femme m'a laissé choisir le nom.
13:45Comme je n'avais jamais digéré les deux buts de Zidane en 98,
13:49je voulais que mon fils nous venge
13:51et nous rende un jour la ville du monde.
13:53Je voulais que mon Zidane offre le mondial au Brésil.
13:57Écoutez la suite de l'anecdote, c'est encore plus fou.
13:59Je voulais l'appeler Zinedine Everton Zidane,
14:01parce que lui s'appelle Everton, le papa.
14:03Mais ma femme a quand même eu son mot à dire.
14:05Elle aimait bien Enzo,
14:06le prénom du fils d'un couple de célébrités de l'époque.
14:09J'ai dit OK.
14:09Et c'est après qu'on a su que c'était le nom du fils aîné de Zidane.
14:14Alors vous allez me dire,
14:14c'est peut-être un peu l'alambiqué tout ça,
14:15mais c'est très drôle.
14:16Et son fils explique que même si Zizou reste la bête noire absolue au Brésil,
14:22il est tellement respecté que jamais personne ne l'a charrié,
14:25critiqué pour son nom.
14:27Alors malheureusement pour lui et son père,
14:29il ne fera pas carrière dans le football,
14:31ce Enzo Zidane.
14:32Peut-être son petit frère qui lui s'appelle Eric Van Basten.
14:36Il a tout tenté !
14:40Jean-Michel Gullit qui arrive derrière.
14:43Et donc je vous invite à lire ce papier qui est vraiment super d'Eric.
14:46C'est génial.
14:47Ah non mais là, il y aura des bappés et tout, c'est génial.
14:50Pierre, vous êtes, je le disais en début d'émission,
14:52directeur des rédactions de SoFoot.
14:54J'ai été un peu mercantile, pardon,
14:55mais ça fait cliquer, ça fait vendre en France-Brésil,
14:57les stars brésiliennes aussi,
14:58c'est quelque chose qui attire, vous le voyez ça ?
15:00Bah oui, toujours un peu de l'équipe de France en général.
15:02Déjà il y a une appétence particulière
15:04et forcément un match contre le Brésil,
15:06un peu moins peut-être en ce moment quand même,
15:08parce que l'équipe du Brésil est moins...
15:10Moins sexy.
15:11Moins sexy, voilà on va dire ça comme ça.
15:13Quand nous on a connu des Brésils des années 90-2000
15:16avec des stars absolument partout,
15:17des packs offensifs avec les stars
15:20qu'on a vues tout à l'heure dans le jeu notamment,
15:22c'est plus compliqué aujourd'hui de s'enflammer
15:24sur l'attaque du Brésil que ça l'a été avant.
15:26Oui mais ça dépasse le maillot jaune.
15:28Évidemment.
15:28Moi je suis d'accord avec ça.
15:29C'est l'équivalent de France All Black en rugby.
15:33Aujourd'hui l'affiche la plus relevée,
15:34ce serait plutôt l'Afrique du Sud.
15:35Mais c'est pas celle qui va rassembler le plus de monde.
15:37Tu mets France-Nouvelle-Zélande,
15:38peu importe que la Nouvelle-Zélande soit un peu moins bonne,
15:41et bien ça va être comme le Brésil,
15:42c'est cette espèce de truc magique quoi.
15:43Mais vous avez des gains vous sur les réseaux sociaux.
15:46Le maillot, je vous fais toute votre pub.
15:49Ce soir c'est cadeau.
15:50Ça va tomate, oignon, ce samouraï.
15:52Ça va pas côté un peu.
15:53Le maillot jaune du Brésil,
15:55il participe à leur légende.
15:57Dans Olivier Tom, le dessin animé avec lequel beaucoup ont grandi,
15:59ils veulent jouer au Brésil.
16:01C'est le coach brésilien, il y a ça.
16:03Je vois parmi les maillots les plus contrefaits,
16:05il y a notamment celui de Ronaldo que tu vois derrière.
16:07Il est tellement contrefait que même les joueurs pro,
16:09je ne sais pas si je te dis Benzema,
16:10qui peut largement s'acheter un maillot de Ronaldo,
16:12ils ont tous défauts.
16:13Et quand tu vois au Brésil,
16:14j'ai un journaliste qui revient du Brésil,
16:16il m'a dit là sur la plage,
16:18en ce moment la folie c'est ce maillot-là
16:19ou celui de 2002, tu vois.
16:21Ils achètent tous ce maillot-là à 10 balles, 15 balles.
16:24Ils achètent tout ça.
16:25C'est le maillot qui les a marqués
16:26parce qu'il a été porté par les joueurs qu'on a dit.
16:28C'est une donne au football, à la joie là-dedans.
16:31C'est le soleil, c'est le brésil, c'est la danse, c'est les champs.
16:33Notamment sur le match de 1986 dont vous avez parlé,
16:36la lumière est le maillot jaune brésilien
16:38et le maillot bleu français qui est magnifique.
16:41Mais qui est très beau avec les blancs.
16:42Il est magnifique.
16:43Et en fait, tout ça, cette espèce de lumière de Guadalajara,
16:46ça fait tout est magique, c'est de l'or.
16:47Vous avez été lumineux comme les lumières de Guadalajara.
16:49Bravo Théo, merci Théo pour ce qu'on voit.
16:52Dans un instant,
16:53il se plonge dans ce match-là
16:55parce que comment Dembélé doit enfin nous enflammer en bleu
16:58et ça commence demain pour le Ballon d'Or.
17:00A tout de suite.
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