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  • il y a 11 minutes
Complices à la ville comme à la scène, Isabelle Mergault et Laurent Ruquier ne se sont pas quittés pendant plus de 30 ans. L'animateur des Grosses Têtes rend hommage à la "femme la plus drôle et la plus fragile" qu'il a jamais rencontrée.
Regardez L'invité de RTL Soir avec Vincent Parizot du 20 mars 2026.

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Transcription
00:01L'invité d'RTL Soir
00:03Une première citation pour...
00:04Sacha Guitry !
00:08Non, aujourd'hui il n'y aura pas de Sacha Guitry, je préfère prévenir...
00:10Très bien, mal ce monde, celle-là.
00:12On va manger pendant ce temps-là les autres.
00:14Les chouquettes !
00:18Mais le pire c'est que c'est vrai !
00:19Un chouchon, pomme !
00:20C'est un chouchon !
00:23On ne pouvait pas prendre le croissant, non, il a pris le chouchon !
00:26Malgré l'émotion qu'on ressent tous, on rit quand même.
00:30Bonsoir Laurent Ruquier.
00:32Bonsoir, mais oui parce que Isabelle avait un tel esprit de répartie
00:38que même si on se moquait évidemment de sa prononciation parfois,
00:43ce n'était pas l'essentiel de son talent, elle n'aurait pu avoir que ça,
00:46mais elle avait un tel humour, une telle répartie, un tel talent d'écriture
00:51qu'elle savait répondre à toutes les attaques mieux que quiconque.
00:56Alors évidemment, ce petit défaut faisait qu'elle est devenue vite
01:00la voix, on va dire, féminine, peut-être la plus connue de Hertel
01:03depuis la fin des années 80, parce que moi, la première fois que j'entends
01:08Isabelle Mergot et que je mets même un nom sur cette voix,
01:11c'est aux grosses têtes de Philippe Bouvard, évidemment,
01:13quand il l'engage à la fin des années 80.
01:16Et tout de suite, je me dis, il me l'a faux, il me l'a faux, il me l
01:18'a faux.
01:20Et ça n'a pas cessé depuis.
01:22Je disais tout à l'heure, Laurent, que toute la famille Hertel a le cœur lourd,
01:26mais vous étiez plus qu'un ami, donc on imagine votre douleur.
01:31On est sous le choc parce qu'on ne savait pas qu'elle était malade.
01:34C'est tellement brutal.
01:35Vous, elle vous avait confié sa maladie ?
01:37Nous étions peu à le savoir parce qu'elle ne souhaitait pas que ça se sache.
01:41D'abord parce qu'elle espérait s'en sortir dans un premier temps,
01:45et donc elle n'avait pas forcément envie que ça se sache.
01:47Elle est même revenue aux grosses têtes une fois ou deux,
01:50alors qu'elle avait déjà une fois été opérée.
01:53Mais après, ça ne s'est pas forcément arrangé.
01:59Mais voilà, elle avait espoir, on avait espoir,
02:03moins ces derniers temps forcément.
02:07Mais oui, c'est un choc.
02:10Vous étiez très, très proche d'elle.
02:12Je ne dévoile pas un secret.
02:13Je ne saurais même pas par quoi commencer de vous raconter.
02:17Commencez peut-être par cette soirée un peu agitée
02:20où vous l'avez demandé en mariage.
02:24Ça, c'est parce que sûrement on avait bu l'un et l'autre.
02:26On a voyagé ensemble, on a fait une cure tous les deux
02:31dans un centre de jeûne où on a jeûné ensemble pendant 15 jours.
02:37Elle avait d'ailleurs, hélas, terminé l'hôpital.
02:39Il avait fallu que j'aille la chercher à l'hôpital en Allemagne.
02:42Elle me disait, les Allemands ne sont pas gentils avec moi.
02:46On était repartis à travers Chorne.
02:48On avait fui la clinique tous les deux.
02:50Tu ne peux même pas savoir.
02:53Il sait tellement de choses.
02:54Quand même, avant tout, oui, je veux dire,
02:57c'est parce qu'il faut aussi citer Philippe Bouvard
03:02parce que c'est vrai que c'est quand même lui qui l'a peut-être amené
03:06par Gérard Juniot ou je ne sais quelle autre grosse tête à l'époque
03:09qu'il a fait.
03:11Parce qu'elle avait fait des petits rôles au cinéma, prof avant tout.
03:16Mais son ascension a été telle qu'elle est devenue une reine du théâtre,
03:19du boulevard, une réalisatrice.
03:22Elle a un César pour son premier film.
03:24Elle avait un tel caractère et elle n'aimait pas la reconnaissance.
03:28C'est pour ça que moi, je ne vais pas aller sur tous les plateaux
03:30et je le fais parce que c'est RTL et c'est vous.
03:32Mais autrement, elle n'aurait pas envie qu'on parle tant qu'un peu.
03:37Elle avait tous ces talents dont vous parlez.
03:39Elle disait qu'elle ne s'aimait pas en tant qu'actrice.
03:41C'est vrai, ça ?
03:44Oui, sûrement.
03:44Et puis, elle a préféré écrire et être derrière la caméra.
03:49Elle avait arrêté.
03:50Elle est revenue devant la caméra pour Gérard Juniot,
03:53une fois, il n'y a pas si longtemps.
03:55Mais voilà, elle a réussi.
03:58Du coup, elle n'avait même pas venu chercher son César.
03:59C'est ça.
04:00On en parlait avec Gérard Juniot tout à l'heure dans le journal.
04:03Par pudeur, vous pensez ?
04:06Par pudeur et aussi peut-être un peu par...
04:08Parce qu'elle estimait que le métier l'avait toujours aimé.
04:14Et que ça allait bien comme ça.
04:16Son film, elle l'avait fait.
04:17Je pense qu'elle était très heureuse d'avoir ce César.
04:20Mais elle ne pensait pas qu'elle avait à remercier qui que ce soit dans ce genre de soirée.
04:24Le personnage d'Isabelle Mergaud, en tout cas, celui que les auditeurs d'RTL connaissent à travers les grosses têtes,
04:30c'est un personnage atypique.
04:31Dire qu'elle était entière, franche, directe, cache, c'est peut-être être en dessous de la réalité.
04:37C'était ça aussi, Isabelle, dans la vraie vie ?
04:40Bien sûr, mais c'est aussi ça qui était chouette.
04:43C'est qu'au moins, elle était sincère.
04:45Elle ne se forçait pas à aimer qui que ce soit.
04:48Mais elle pouvait aussi changer d'avis.
04:51C'est quelqu'un de formidable pour ça.
04:55Quand on lui parlait, et moi, je pouvais lui parler, je savais aussi lui parler,
04:59elle était capable de dire « Ah oui, tu as raison ! » et de changer d'avis.
05:02Parce que c'est vrai que parfois, elle pouvait dire
05:03« Ah non, je ne veux pas être avec un tel ou une telle dans l'émission. »
05:06Je dis « Mais tu as peur, Isabelle, c'est parce que tu… »
05:08Et on passait un moment au téléphone.
05:11Elle me disait « Bon, tu as raison, je vais essayer. »
05:13Et puis voilà.
05:14Il fallait juste savoir lui parler.
05:16Isabelle, c'était un cœur en or, un cœur en or dans la vie.
05:19Simplement, effectivement, il fallait avoir la clé du coffre-fort.
05:23Ce n'était pas…
05:25Mais je suis un peu comme elle.
05:27On n'est pas si facile que ça d'accès.
05:29Donc, c'est aussi pour ça que je crois qu'on se reconnaissait
05:31et qu'on s'aimait beaucoup en dehors des plateaux,
05:36même si on s'est fâchés dix fois, réconciliés dix fois.
05:38Mais enfin, jamais très longtemps.
05:39C'est ça, les grandes amitiés.
05:40Mon destin a été trop liés depuis 1995.
05:44Rendez-vous compte, on a même fait les news ensemble sur TF1 avec Isabelle,
05:47la fameuse émission qui n'a duré que cinq jours sur TF1.
05:50Et il y était déjà, Isabelle.
05:51Puis après, elle est repartie chez Philippe.
05:53Elle a fait des verres.
05:54Elle vous a fait des infidélités, finalement.
05:57C'est une grande histoire d'amour.
05:59J'imagine, Laurent, que vous pensez fort à sa fille adoptive.
06:05Bien sûr, bien sûr.
06:06Parce qu'il y a ça aussi, c'est un cœur honneur dans sa vie privée.
06:10Je ne suis pas sûr qu'elle aimerait qu'on en parle tant que ça.
06:13Mais en tout cas, oui, bien sûr, c'est quelqu'un qui n'était pas que rire.
06:19C'était une femme fragile et généreuse.
06:22Vous lui préparez un bel hommage, je le sais,
06:24à une émission des grosses têtes pour elle lundi à 15h30.
06:27Oui, on va essayer de...
06:28Je voudrais vous demander,
06:29qui est-ce qui va s'écrier Sacha Guitry, maintenant ?
06:32On pensera forcément à elle,
06:34à chaque fois que vous ferez une de ses citations.
06:36Elle sera là.
06:36D'abord, la chance qu'on a avec la radio,
06:39quand on fait nos métiers,
06:41et on le voit, par exemple, avec Pierre Bénichoux,
06:43qui nous manque aussi,
06:44c'est que les best-ofs permettent que les copains et les amis
06:47soient toujours là.
06:50Ça, c'est une première chose.
06:52Et puis, forcément, même si ce n'est pas elle qui dit Sacha Guitry,
06:56qu'à chaque fois que quelqu'un dira à Sacha Guitry,
06:58on ne pourra que penser à elle.
07:01Et on pense fort, évidemment, à vous,
07:04à tous ceux qui l'ont aimée,
07:06et Dieu sait que...
07:07Sous ses proches.
07:08Et le public, peut-être qu'elle ne se rendait pas con.
07:10À quel point ?
07:11Je pense qu'elle serait surprise.
07:13Elle aurait été étonnée.
07:14Écoutez, dès RTL midi,
07:17dès l'annonce de sa disparition,
07:18le nombre d'appels pour dire à quel point les gens
07:22avaient le cœur gros.
07:24Voilà, tout simplement.
07:25Elle ne mesurait pas sa popularité.
07:26Elle ne la mesurait pas.
07:28Elle n'avait pas, justement, la grosse tête,
07:30même si c'était la reine des grosses têtes
07:31depuis 30 ans presque.
07:33Elle n'avait pas la grosse tête.
07:35Elle n'était pas facile d'accès,
07:36mais ce n'était pas une raison de grosse tête.
07:38C'était juste qu'elle était méfiante.
07:41Mais elle n'avait pas la grosse tête.
07:43Merci beaucoup, Laurent Ruquier,
07:45d'avoir évoqué ce soir sur RTL.
07:49Et je sais que c'est difficile pour vous
07:51puisque vous étiez tellement lié.
07:52Votre amie, et ce n'est pas un terme comme ça,
07:56votre amie avec un grand A,
07:57qui était Isabelle Mergaux.
07:58Merci d'avoir fait cette vidéo pour nous ce soir.
08:01Il est 7h20, on va marquer une courte pause.
08:05Dans un instant, on va se laisser tenter
08:06par le saut Hermès.
08:08S'il sera question d'équitation.
08:10On va aussi faire un petit tour du côté de Valsenie.
08:14Retrouvez notre ami Laurent Gérard
08:16pour un week-end de rire, de chansons,
08:19et pas seulement.
08:20Et puis, vous le savez, le vendredi soir sur RTL,
08:22vous avez droit à votre zappeur.
08:24A tout de suite.
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