00:00Regarde comment je fais, moi.
00:01Oh, c'est hyper facile.
00:01Bah ouais, c'est facile.
00:03J'ai l'habitude, hein.
00:04Je le sens qu'il passe mieux.
00:06Bah ouais.
00:07Mais il est tout violé, ça, le mal.
00:08Ouais.
00:09C'est un peu mal.
00:11On va sûrement fonctionner à la fin, mais c'est pas grave.
00:13Je t'en fais rien.
00:15Le ministre m'a demandé de créer une brigade spéciale des meilleures Îles-de-France.
00:19La police.
00:20Lâche.
00:2180.
00:22Oh non, en plus, j'aime pas le nom.
00:23Chaque personnage, quand mĂŞme, de cette brigade, on a tous un peu d'empathie pour eux.
00:27Ils sont tous, voilĂ , ils sont pas genre que cons et drĂ´les, quoi.
00:30C'est qu'on voit tous, ils ont tous une petite faille qu'on voit très vite chez eux et
00:36qui nous touche.
00:37Vous en étiez où de l'enquête sur le trafic d'héroïne ?
00:40Tous mes dealers me disent que tu prends 20% de la recette.
00:44Vous avez pas des procès-verbaux d'interrogatoire, des saisies ?
00:47Oh, oh, on baisse le chauffage, Guylou, d'accord ?
00:49Guylaine.
00:49Il y a un patron, hein.
00:50Il y a un coq dans un poulailler, il y en a pas deux.
00:52Les inspirations des films de Delon, plus de donneurs, parce que Belmando, pas trop,
00:56mais ils sont inregardables aujourd'hui.
00:58Mais ils sont très premier degré, en fait.
01:00Et je pense que c'était vraiment le premier degré qui a été notre équilibre, en fait.
01:04C'est-Ă -dire, on n'a pas besoin de trop en faire, en fait.
01:07L'époque, elle parle d'elle-même.
01:09Mais les décors, les costumes, les trucs, tout, ouais, les musiques.
01:12Je pense que leur rencontre Ă leurs deux personnages, elle dit beaucoup de choses, sans trop, voilĂ ,
01:17elle est elle, elle prend sur elle, elle prend son souffle, bonjour, Guylaine, une seconde cocotte.
01:22Tu comprends ce qu'on dit, lĂ ?
01:23Il ne la prend mĂŞme pas en compte, quoi.
01:26Donc, du coup, il n'y a pas besoin de trop en rajouter.
01:28Le premier truc que tu m'as dit, tu m'as dit, mais il ne faut pas essayer de chercher...
01:32Déjà , il y a tellement d'accessoires, il y a tellement d'artifices, que si on surjoue le truc, ça
01:36devient...
01:37Le danger, c'était que, c'est vrai qu'Audrey en fasse des caisses, quoi.
01:44Ce qui était drôle, c'est que, justement, c'est ce premier degré qui rend les situations absurdes,
01:50et qui rend les personnages touchants, et qui les rend drĂ´les.
01:53Mais quand on...
01:54Dès qu'on essayait de forcer un peu le trait, ça ne marchait pas, en fait.
01:56C'est vrai, en plus.
01:57Des fois, on le fait toujours pour...
01:59Bah oui, parce que c'est jouissé, on aime bien aussi en rajouter.
02:02Pas François, surtout.
02:04VoilĂ , on aime les cabotiner.
02:05Ah, bah, comme François mort.
02:07J'ai été beaucoup coupé, en montage.
02:10Bien heureux, j'ai voulu envoyer un jour, c'est trop mal Ă l'aise.
02:13C'est une honte.
02:15C'est tout ce qu'il ne faut pas faire.
02:17Il montre ça à des écoles de cinéma.
02:19C'est incroyable.
02:20Moi et Brahim, on a été convoqués, en plein maquillage, je peux te voir, deux minutes.
02:26Je sais, qu'est-ce qui se passe encore ?
02:27Et puis il est venu nous dire qu'il fallait qu'on arrĂŞte de rigoler entre les prises
02:31parce qu'on arrive avec des demi-sourires et des trucs
02:34et les deux qui me disent je ne peux jamais me servir du début
02:35et c'est con, il faut rester quand même un peu concentré
02:38et tout, il va parler pendant 20 minutes
02:40puis je vais chez Audrey et je dis
02:41il t'a appelé JB, il me dit non je fais
02:43Je t'ai fait engueuler quoi
02:45Ouais ouais vraiment
02:47Après j'étais tout malheureux toute la journée
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