00:00Je l'ai vu pleurer deux fois.
00:02La première fois, c'est quand il est revenu.
00:04Parce qu'il a été président du club de Brive, de rugby.
00:07Qui les a amenés avec l'équipe, parce que c'est pas lui,
00:10mais c'est toute l'équipe qu'il avait structurée.
00:13Champion du Manoir et champion d'Europe en 1997.
00:17Ça a été magique.
00:18À partir de là, bien sûr, des melons se sont montés.
00:22Mon père est resté à son niveau.
00:23Il n'a pas pris de salaire, d'ailleurs, je crois.
00:24Le seul truc qu'il s'est fait offrir, c'est le voyage pour aller voir la finale.
00:28En Angleterre.
00:28Et là, il s'est mis à pleurer.
00:30Non, c'est pas là.
00:30C'est quand ils l'ont viré du club comme une merde.
00:35Il est revenu quelques années plus tard parce que c'est un passionné.
00:38Et ils l'ont rejeté encore.
00:41Là, c'est quand il est rentré de là, je l'ai vu triste.
00:43Et j'ai vu des petites larmes.
00:45Donc ça, c'était la première fois.
00:46Et la deuxième fois, c'est quand il a voulu monter son parti.
00:50Par contre, cette fois-ci, qui s'appelait le Dard.
00:52Ça a été au respect à la dignité, qui colle à ce qu'il défend maintenant.
00:56De toute façon, ça ne changera pas.
00:57Et qu'il était allé, je crois, sur Carcassonne, rencontrer des gens.
01:00Et qu'il avait vu, en fait, en vrai, un petit peu la misère dans laquelle les gens étaient vraiment,
01:07vraiment...
01:07Et ça l'a beaucoup touché.
01:08Et humainement, ça l'a beaucoup touché.
01:11Et quand il est venu m'en reparler après, il m'a dit, voilà, c'est pas versé à chaud
01:15de l'arme, tu vois.
01:15Mais je voyais qu'il avait les yeux mouillés.
01:17Une mouillée.
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