00:00Oui, si j'en juge par les résultats qu'on a, même s'ils sont loin d'être définitifs, oui,
00:06de toute façon je serai élu.
00:07Or, à quel niveau ? Moins de 60 ou peut-être même plus de 60% des voix ?
00:13Oui, je crois que c'est à peu près la fourchette. Enfin, en tout cas, vous avez compris que c
00:18'est une vraie satisfaction pour moi
00:20et pour la façon dont on a ici de faire de la politique, pour la façon dont on a ici
00:25de s'occuper de nos concitoyens.
00:27Bref, c'est une vraie confirmation de 12 ans de gestion. Alors, il y a une dimension évidemment locale.
00:33Je suis un maire qui est ce qu'il est, qui est proche déjà. Et puis, il y a peut
00:38-être une dimension nationale à tirer de ça.
00:40Je vous rappelle que pour la première fois, j'avais une liste du Rassemblement National face à moi,
00:46trois listes de gauche et puis une liste du Rassemblement National, qui fait moins de 10%.
00:52J'ai envie de lui dire, ça lui apprendra à venir se présenter dans une terre comme Béziers,
00:58en croyant que parce que tu fais un score national important, ça se répercute immédiatement au niveau local.
01:04Et non, la personnalité des gens, ça veut dire quelque chose.
01:07Le bilan qui est le nôtre, ça veut dire quelque chose.
01:10Et la politique politicienne, c'en est une autre.
01:13Je pense que ça dessine la possibilité au niveau national d'imaginer une alternative entre toute une partie du centre
01:21et de la droite
01:22qui est macroniste et le Rassemblement National. Il y a peut-être là quelque chose à inventer.
01:27Robert Ménard, effectivement, ce candidat RN face à vous, c'était une mauvaise manière que vous a fait le Rassemblement
01:33National.
01:34Au plan national, on le voit en revanche, que le RN et les filles enregistrent des scores en très nette
01:41progression.
01:41Encore une fois, c'est le tour de chauffe, je dirais, de la présidentielle de 2027 pour vous, Robert Ménard
01:47?
01:51Écoutez, c'est ce qui m'inquiète.
01:53Je n'ai juste pas envie de me retrouver devant l'alternative Rassemblement National, la France Insoumise.
01:58Je pense qu'on peut imaginer au niveau national quelque chose d'autre qui soit à la fois quelque chose
02:05qui prenne en compte les préoccupations,
02:08que ce soit à Bézé ou dans toute la France, des Français. C'est quoi ? La question de l
02:13'immigration, la question de la sécurité, la question de l'identité,
02:17mais qui nous évite les âneries, les bêtises, pour ne pas être plus durs, sur les questions sociales, les questions
02:24économiques,
02:25qui expliquent que sur la scène internationale, on préfère l'Ukraine à la Russie de M. Poutine.
02:32C'est ça. Et qu'ils ne soient pas anti-européens primaires. Moi, chez moi, l'Europe, elle est un
02:37vrai problème,
02:38mais elle est aussi, même sur le terrain de la viticulture, par exemple, une réponse positive.
02:43Donc, est-ce qu'on ne pourrait pas imaginer, inventer, comment vous dire, des gens qui ont envie de rompre
02:49avec la politique telle qu'elle se fait,
02:51mais qui ne vous donnent pas dans la démagogie, dans des propos qui sont des slogans et qui ne tiennent
02:56jamais compte de la vraie réalité,
02:57c'est-à-dire la réalité des gens ?
02:59Robert Ménard, quand vous entendez Manuel Bompard, ce soir, appeler à un front antifasciste,
03:05quand vous entendez Marine Tondelier dire qu'il faut faire barrage à la droite et à l'extrême droite, ça
03:11vous inquiète ?
03:15Écoutez, ça ne m'inquiète pas. Je suis abassourdi de leur position.
03:19Mais ils détestent ce pays. Ils sont prêts à tout pour gagner à toutes les bassesses.
03:25Vous vous doutez bien qu'entre le Rassemblement national et la France insoumise, si j'étais contraint de faire ce
03:31choix,
03:32je choisirais bien entendu le Rassemblement national.
03:35Je pense qu'il faut inventer une autre réponse à la gauche que le Rassemblement national, mais il n'y
03:40a pas photo.
03:41Ce n'est pas la même chose. D'un côté, vous avez un parti qui a rompu, je parle du
03:45Rassemblement national,
03:46avec tout un passé qui était un passé dont ni vous ni moi ne voulons,
03:51et de l'autre côté, un parti qui s'appelle la France insoumise, qui est un parti passionnément antisémite,
03:58comme dirait Raphaël Antoven, qui est un parti qui défend chaque fois l'étranger par rapport à la France,
04:06qui préfère aller voyous à la police, bref, qui est tout ce qu'on déteste, et en tout cas tout
04:11ce que je déteste.
04:12Sous-titrage Société Radio-Canada
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