00:00Le but de guerre premier, c'est bien sûr le démantèlement du programme nucléaire iranien,
00:04comme on l'a vu, également le désarmement plus généralisé de l'Iran,
00:10et puis également le fait que l'Iran coupe ses liens avec ses courroies de transmission,
00:14notamment le Hezbollah, les outils pas actionnés.
00:17Mais on est plutôt aujourd'hui sur une fuite en avant de l'Iran,
00:20puisque l'Iran est en train aujourd'hui de retrouver d'autres courroies de transmission,
00:23Bahreïn, sur lesquelles il y a quand même un soupçon notamment
00:25de réveiller la révolte d'une population qui est à 65% chiite,
00:29et également sur tout l'Irak.
00:31Rappelons que les Etats-Unis viennent de recommander, de demander à tous leurs citoyens de quitter l'Irak.
00:37L'Irak, peuplé quand même à 65% de chiites,
00:42où on sait où l'action des services de renseignement de Téhéran est très importante.
00:47Là aussi c'est un pays qui est infiltré à tous les niveaux de l'État,
00:51l'armée, les ministres, on l'a vu avec le drame notamment,
00:54la mort d'un Français et 5 autres Français blessés.
00:57L'Iran, au contraire...
00:57Et on va reparler bien sûr du Français décédé.
00:59Et en effet, il y a également cette question avec les proxys,
01:02qui doit être abordée, et on voit mal l'Iran joue dans la position où il est,
01:07abandonné au contraire, si l'Iran est à la recherche de nouvelles courroies de transmission.
01:11Les proxys qui restent forts, et j'en veux pour preuve,
01:15ces attaques directes, dit le Hezbollah, ces dernières heures,
01:19entre les forces de Tsaal et ce proxy pro-iranien situé au sud du Liban.
01:26Économiquement, l'opération est un gouffre, François Constantini, pour les États-Unis.
01:30La première semaine de guerre, d'après la presse américaine, a coûté plus de 11 milliards de dollars.
01:36Plus le temps passe, plus la pression va s'accentuer sur le chef d'État américain.
01:40Alors oui, on est à peu près 11 milliards, c'est à peu près ça,
01:42puisqu'on parle d'un peu plus d'un milliard par jour à peu près de dépenses.
01:45Il ne faut quand même pas oublier que Donald Trump est tenu par plusieurs échéances,
01:51celle du constitutionnel américain, mais également celle du budget.
01:54Rappelons quand même qu'il a besoin, d'une part, vraiment d'une...
01:57Alors, pas d'une coopération, mais du moins d'un laissez-passer démocrate.
02:01On sait aujourd'hui, contrairement à ce qui a été historiquement,
02:03on avait un parti démocrate assez consensuel, historiquement,
02:07notamment sur les engagements américains, y compris le soutien à Israël.
02:10Aujourd'hui, on a une gauchisation totale du parti démocrate, on l'a vu,
02:13lors du discours sur l'État de l'Union, ils ne se sont même pas levés,
02:17pourceler notamment des victimes américaines.
02:21Trump les a pris à partie.
02:23Donc il y avait vraiment une fracture politique américaine.
02:26On disait que républicains, démocrates, c'était un petit peu la même chose.
02:28Là, Donald Trump va faire part, doit faire face à une véritable adversité,
02:33avec en plus l'échéance budgétaire qui va se poser,
02:36puisque Donald Trump va demander notamment des crédits supplémentaires au Congrès,
02:40en sachant que dans huit mois, les échanges de militaire risquent d'être véritablement décisives.
02:48Et c'est de plus en plus difficile de dire à quel moment et selon quelle réussite de guerre
02:56Donald Trump pourra déclarer, nous avons gagné ce conflit.
03:01Il déclara, vous savez, souvent les présidents américains,
03:04que ce soit en Irak ou en Afghanistan, sont allés sur un porte-avions
03:06et ont déclaré la fin du conflit, mais ils ont déclaré la fin du conflit
03:09quand l'adversaire a déposé les armes, c'est tout.
03:12Souvenez-vous, d'ailleurs, c'était le symbole, la reddition japonaise
03:14sur le cuirassé américain,
03:18parce que les militaires japonais étaient venus déposer le sabre, les armes.
03:22Là, il faudrait que l'Iran déclare véritablement qu'ils arrêtent la guerre
03:25et qu'ils se rendent.
03:26On ne les voit pas.
03:27Et ce n'est pas le sens des dernières déclarations.
03:28On ne les voit pas, justement, aujourd'hui, déposer les armes.
03:30Sous-titrage Société Radio-Canada
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