- il y a 2 jours
Bonjour DICI, c’est le rendez-vous info en direct pour démarrer la journée avec un tour de l’actualité locale, la météo, les conditions de circulation et un journal dédié à la métropole. Au sommaire : 176 participants au Rallye de Haute-Provence. Hameau isolé à Bayons, la galère des habitants. Ganagobie : à 66 ans, il vit dans sa voiture.
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00:08Générique
00:09...
00:17Bonjour et bienvenue sur BFM d'ici.
00:19Très très heureux de vous retrouver en ce lundi matin.
00:22J'espère que vous avez passé un excellent week-end.
00:24Et voici les titres de ce lundi 9 mars.
00:26Un isolement qui s'éternise dans les Alpes de Haute-Provence.
00:31Près d'un mois après un important déboulement,
00:33trois familles du hameau d'Esperon l'a bâti sur la commune de Bayon
00:36restent totalement coupées du monde.
00:38Nous nous sommes rendus sur place.
00:40Une situation de grande précarité à Ghanagobi.
00:44Un artiste sculpteur de 66 ans est contraint de vivre dans son véhicule
00:48depuis plusieurs mois suite à son expulsion de l'atelier qui l'occupait.
00:52Et puis du sport mécanique pour terminer
00:54avec le succès de la 36e édition du rallye de Haute-Provence.
00:58Près de 180 équipables se sont affrontés ce week-end
01:01sous les routes techniques du département.
01:03...
01:07Mais l'actualité de ce lundi, c'est d'abord l'ouverture du compteur
01:10pour l'équipe de France au jeu paralympique de Milan-Cortina.
01:13Avec deux superbes médailles d'argent décrochées en descente ce samedi
01:17par deux de nos hauts alpins.
01:19Honneur d'abord à la skieuse des Hautes-Alpes, Aurélie Richard.
01:23Originaire de Seillac, la jeune femme de 20 ans a brillé pour ses tout premiers jeux
01:27s'inclinant uniquement face à la Suédoise Ebba Arsjo.
01:30A noter qu'elle s'élancera de nouveau ce matin à 9h50 pour l'épreuve du Super-G.
01:35Un écran géant a d'ailleurs été installé à la salle des fêtes de Seillac pour la soutenir.
01:40Et c'est une performance imitée quelques instants plus tard ce samedi par Arthur Beauchet.
01:45Le skieur Haut-Alpes s'est offert l'argent sur une piste étofane particulièrement exigeante
01:50en termes de mouvement de terrain à seulement 61 centièmes de l'or.
01:55Et retour dans notre région avec cette situation devenue extrêmement complexe
01:59pour trois familles à Bayon.
02:00Depuis le 12 février dernier, le hameau d'Esparon-Lawati est coupé du monde.
02:05La seule route permettant l'accès au village s'est littéralement effondrée
02:09sous l'effet des fortes pluies et de la fonte des neiges.
02:11Un enclavement qui complique lourdement le quotidien de ses habitants
02:15parmi lesquels se trouvent des boulangers et un éleveur.
02:18Le point sur place avec Julie Marfin.
02:21Depuis que la route s'est effondrée, la commune de Bayon a mis en œuvre plusieurs solutions
02:26pour faciliter les déplacements des habitants.
02:28On a mis une voiture à leur disposition de ce côté-là de la route
02:32et on a réouvert une piste qui était très enneigée, une piste forestière,
02:38pas pour qu'il puisse circuler librement parce que malgré tout c'est encore difficile,
02:43il y a encore de la glace, etc.
02:44Mais pour permettre l'accès des secours si nécessaire.
02:46Donc depuis, il circule comme ça, en jonglant un petit peu avec des voitures des deux côtés.
02:52Nadine habite à Esparon-la-Batsi depuis plus de dix ans.
02:56Son quotidien a été complètement bouleversé par l'effondrement de la route.
03:00Il faut descendre pour faire les courses, après il faut faire la manutention pour passer d'une voiture à l
03:04'autre.
03:04Et bon, quand on est jeune, ce n'est pas un problème, mais moi franchement, c'est un peu un
03:07problème pour moi.
03:08Voilà, on a les livraisons qui ne peuvent pas se faire, on ne peut pas avoir de mazout.
03:12Émilie et son père possèdent une ferme de 600 brebis.
03:15Chaque jour est un véritable défi à relever pour continuer leur activité économique.
03:20Nous, on est arrivés à cours de céréales, notamment, à cours d'alimentation pour les chiens aussi.
03:26Donc pour l'alimentation des chiens, c'est des palettes de croquettes.
03:29Les personnes qui sont présentes sur le chantier nous ont aidés à faire passer toutes les palettes, toutes les croquettes,
03:35etc.
03:36Et en revanche, pour les céréales, par contre, on a été obligés de faire le tour par la piste.
03:40Et là, ça a été une grosse journée de travail parce qu'on a été obligés de mettre les chaînes
03:43au tracteur,
03:43de les enlever pour pouvoir prendre la route.
03:45Et de les remettre ensuite.
03:46Et en dehors de ça, c'est aussi extrêmement dangereux parce qu'il y a 4 km de glace vive.
03:51En fait, c'est dangereux.
03:53Si le tracteur décroche, on est foutu.
03:56Donc voilà, on a pris des risques pour pouvoir continuer à vivre.
03:59Un nouveau pont va être construit à côté de la route qui s'est effondrée.
04:03Le chantier devrait se terminer d'ici deux mois environ.
04:06Plus au sud, maintenant, à Guenagobi, l'impasse pour un habitant historique de la commune.
04:11Âgé de 66 ans, Cassiane Colodige, un artiste sculpteur installé dans le village depuis les années 90, vit aujourd'hui
04:18dans une extrême précarité.
04:20Expulsé de son atelier à l'automne dernier, à la suite de difficultés financières et de problèmes de santé,
04:26l'homme a établi domicile dans sa voiture stationnée sur l'une de ses propres œuvres en marbre.
04:32Si la municipalité assure lui avoir proposé des solutions de relogement, l'artiste les a refusées, les jugeant trop éloigné.
04:39Le reportage d'Amélie Descher.
04:41Le chiffre là en haut, c'est 92.
04:43Ça correspond aux 92 jours de ma mise en expulsion de mon atelier et 92 jours passés dehors.
04:52Dehors, avec plus précisément sa voiture comme lieu de vie.
04:55Les premiers deux mois passés à côté de mon atelier, parce que j'avais la wifi encore, j'avais tout
05:03ça,
05:04ça s'est passé tant bien que mal, c'était pénible, c'était pénible, mais c'était viable.
05:11Là, depuis le 30 décembre, là j'ai failli mourir, vraiment.
05:17J'étais en stade d'hypothermie totale, vraiment.
05:20Depuis son expulsion le 30 octobre dernier, ce sculpteur a décidé d'établir domicile sur l'une de ses œuvres.
05:26J'ai la propriété intellectuelle et artistique de l'œuvre qui est derrière.
05:31À cela, la préfecture lui répond.
05:33L'occupation privative du domaine public ou d'un terrain sans titre ne constitue pas un droit.
05:38Des échanges ont d'ailleurs eu lieu avec Madame la maire de Ganagobi,
05:41afin de rappeler le cadre juridique applicable,
05:43tant en matière d'occupation de l'espace public que de mobilisation du contingent préfectoral pour le logement social.
05:49La maire de Ganagobi n'a pas souhaité répondre à nos questions,
05:52mais indique que la mairie a fait tout son possible pour régler cette histoire.
05:56Des solutions de relogement ont pourtant été proposées,
05:59mais pour Cassiane, elle reste trop éloignée de son marbre.
06:02Un point de blocage qui, pour l'instant, ne permet pas de sortir de l'impasse.
06:07Ce week-end était également marqué par la journée internationale des droits de la femme,
06:12célébrée ce dimanche 8 mars, une date symbolique qui a donné lieu à plusieurs initiatives de sensibilisation.
06:18Un hôpital de Manosque, la CGT, a notamment organisé vendredi un temps d'échange convivial lors d'un déjeuner.
06:25L'objectif de cette rencontre, informer les salariés du centre hospitalier sur leurs droits
06:29et aborder la question persistante des inégalités dans le monde du travail.
06:33Laurie Charrier s'y est rendue.
06:35Le matin, à l'hôpital, les équipes de jour et de nuit se relaient.
06:39Alors, quoi de plus simple pour discuter des droits des femmes que de se retrouver autour d'un petit déjeuner
06:44?
06:44Nos aînés se sont déjà battus, mais je pense que oui, il y a encore beaucoup de progrès à faire.
06:48Et au sein de l'hôpital, ressentez-vous des inégalités entre les hommes et les femmes ?
06:52Je ne vais pas vous dire oui, en effet, ou non, parce que ce serait peut-être juste mon impression
06:57personnelle
06:58et pas ce qu'ils relatent en réalité, en fait.
07:02Pourtant, les chiffres parlent.
07:0381% des postes au centre hospitalier intercommunal sont occupés par des femmes,
07:07mais ce sont des hommes qui occupent 70% des postes concernant la direction.
07:11On l'explique par un plafond de verre qui empêche les femmes d'avoir des ambitions professionnelles.
07:16Alors, c'est quelque chose d'inconscient, mais qui est quelque chose de réel.
07:21Sur nos salaires, on a des grilles statutaires qui font qu'a priori, l'égalité salariale devrait être respectée.
07:28Mais on remarque qu'il y a des femmes soignantes qui ont dû interrompre leur carrière pour des raisons de
07:33maternité.
07:34Et au final, on s'aperçoit qu'à un moment donné dans la carrière, l'avancement n'est pas le
07:38même.
07:38Pour tenter de réduire ces inégalités, la CGT propose d'organiser des ateliers
07:43avec les centres d'information sur les droits des femmes et des familles
07:45pour permettre aux femmes de revendiquer leurs ambitions professionnelles.
07:49Et toujours dans le cadre de cette mobilisation pour les droits des femmes,
07:53focus sur un secteur où elles peinent encore à s'imposer, l'agriculture.
07:57Aujourd'hui, les femmes ne représentent qu'un quart des chefs d'exploitation en France.
08:01Dans les Hautes-Alpes, au cœur d'une profession fragilisée par la baisse des revenus
08:05et les craintes liées au Mercosur, Laure Gonzales a rencontré Mélanie.
08:10Cette arboricultrice de la commune du Poète a repris l'exploitation familiale
08:14et prouve au quotidien la légitimité des femmes dans ce milieu, le portrait.
08:18On travaille chaque jour pour sortir des jolis fruits, pour que les gens prennent plaisir à les manger.
08:24Mélanie est à la tête d'une exploitation arboricole de 13 hectares.
08:29Depuis 2020, elle a officiellement repris le verger de son père et de ses grands-parents avant lui,
08:36un milieu qu'elle a toujours connu.
08:38Depuis que je suis petite, oui, je suis dans le monde agricole.
08:41Je vois mon père partir tôt le matin, parce qu'avant il avait des vaches.
08:44Je vois mes grands-pères sur les tracteurs, ma grand-mère faire les légumes, les poules, les lapins.
08:49C'est vraiment un milieu que je n'ai jamais vraiment quitté.
08:51Pourtant, elle ne s'était pas destinée à cette voie.
08:54À 25 ans, elle quitte tout pour revenir sur les terres de son enfance.
08:59J'avais fait des études dans la décoration de l'intérieur.
09:01Mais j'ai perdu mon grand-père en 2010.
09:04Et en fait, mon père, il ne voulait pas rester seul sur l'exploitation.
09:06Je pensais complètement à vendre.
09:07Et en fait, moi, perdre tout ce que mes grands-parents avaient construit pendant la guerre,
09:10c'était hors de question.
09:11Du coup, je me suis dit que j'allais venir travailler avec lui.
09:13Un métier exigeant, dans un environnement très masculin.
09:17En France, seul un quart des chefs d'exploitation sont des femmes.
09:21Mais Mélanie a su y faire sa place.
09:24Honnêtement, une femme dans l'agricole, c'est pas que c'est mal vu, mais c'est moins vu.
09:28Aujourd'hui, moi, je suis présidente d'une COP.
09:29Et mine de rien, ils m'ont quand même élu présidente.
09:31Donc c'est que finalement, la place de la femme, elle a évolué.
09:33C'est tellement mécanisé que je peux faire autant de choses qu'un homme.
09:37Le domaine est petit, mais la coopérative lui permet d'en vivre.
09:41Moi, je trouve que ça marche plutôt pas mal.
09:42Le fait d'apporter, on est 35 producteurs, 350 hectares,
09:46on fait 11 000 tonnes par an de fruits, donc c'est pas rien.
09:48Elle a, en plus, d'autres projets pour diversifier son activité.
09:53À la récolte, on fait les vergers ouverts, c'est-à-dire deux jours de cueillette.
09:56Donc les familles, elles viennent avec leurs enfants, ce qu'on faisait pas avant.
09:59Parce que je pense qu'en tout cas, moi, en tant que productrice,
10:02il me manque ce contact avec les consommateurs.
10:05Mélanie souhaite encourager d'autres femmes et intervient dans des écoles
10:08pour partager son expérience.
10:10Elle espère que ses enfants prendront un jour la suite.
10:14Et on termine ce journal avec du sport, de la vitesse et de la précision ce week-end
10:19à l'occasion de la 36e édition du rallye de Haute-Provence.
10:24Au total, 176 équipages ont pris le départ dès samedi, dès 7h du matin
10:28pour deux jours de compétition intense.
10:31Au programme, neuf spéciales répartis sur le week-end
10:33offrant de tracés rapides et techniques typiques de notre territoire.
10:37Amélie Deschers nous embarquent au cœur de la course.
10:41Et voilà, elles sont là, le numéro 70, voiture orange.
10:45Sur la ligne d'arrivée, Elisabeth attend des nouvelles de sa fille, copilote.
10:49Mais pour le moment, la course est momentanément arrêtée, après un accident.
10:52J'étais tous en philindienne sur le plateau de Valençol.
10:56Ça fait une très belle photo d'ailleurs.
10:58Mais bon, il faut qu'il patiente, mais ça va repartir.
11:00Un peu stressé quand même, parce qu'on attend les nouvelles,
11:03on attend les départs, les arrivées.
11:05Une attente d'autant plus stressante qu'il s'agit du premier rallye de sa fille.
11:10Nous avons la voiture tricolore qui est sur la ligne pour pouvoir partir et réouvrir.
11:14Donc la spéciale.
11:15La course peut enfin reprendre.
11:17Et quelques minutes plus tard, la fameuse voiture au numéro 70 arrive enfin.
11:22C'est incroyable, franchement, c'est une expérience de dingue.
11:25En plus, j'ai une pilote d'enfer, donc c'est incroyable,
11:29mais c'est quelque chose à vivre une fois dans sa vie.
11:31Et si tout se passe pour le mieux, c'est aussi grâce à toutes celles et ceux
11:34qui travaillent dans l'ombre du rallye, avec chacun un poste bien précis.
11:38Et ici, nous avons la principale, ce qu'on appelle la principale,
11:41qui est relais par câble avec des cellules et à réflecteurs,
11:44qui, elle, prend le temps officiel qui sera donné pour le rallye.
11:48Au total, 176 équipages étaient engagés ce dimanche,
11:51avec 6 spéciales au programme.
11:55Et enfin, un mot de hockey sur glace avec l'ultime journée
11:58de la saison régulière de la Ligue Magnus,
12:00avec des fortunes diverses pour nos clubs alpins.
12:03Les remparts de Gap ont terminé sur une note positive,
12:06en s'imposant 4-1 face aux aigles de Nice.
12:08De leur côté, les Diables Rouges de Briançon
12:10se sont inclinés 4 buts à 2 sur la glace d'Angers.
12:13Place désormais aux phases finales,
12:14avec le début des play-offs et des play-downs programmés
12:17ce vendredi 13 mars.
12:19Et...
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