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  • il y a 14 heures
La guerre faisant rage en Iran et dans l'ensemble du Moyen-Orient entre dans son septième jour ce vendredi 6 mars alors que d'importantes frappes ont touché le sud du Liban et Téhéran dans la nuit. Emmanuel Macron "reste mobilisé" et suit la situation dans la région selon la présidence française. La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, en déplacement à Washington, était sur BFMTV pour évoquer la situation.

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Transcription
00:00Faisons un détour par Washington. Nous nous attendons la présidente de l'Assemblée nationale française.
00:05Bonjour Yael Braun-Pivet. Merci d'être avec nous.
00:07Prends quelques minutes avec vous. Soyez la bienvenue sur BFM TV.
00:11Votre déplacement à Washington était prévu de longue date à l'occasion de la journée des droits de la femme.
00:16Néanmoins, vous êtes une voix et pas des moindres de la France.
00:20La France qui, à l'instant, annonce déployer un porte-hélicoptère amphibie en Méditerranée,
00:25alors que le porte-avions français Charles de Gaulle est arrivé aujourd'hui, cet après-midi, en Méditerranée.
00:30La position de la France dans cette guerre qui en est à son septième jour, comment la résumeriez-vous en
00:37cette fin d'après-midi ?
00:42Alors, effectivement, je suis à Washington pour un déplacement prévu de longue date
00:47en marge des célébrations du 70e anniversaire de la Commission des droits des femmes à New York.
00:54J'avais prévu de rencontrer mon homologue, le speaker Mike Johnson.
00:59Et effectivement, avec cette actualité, cet entretien était encore plus important.
01:04La position de la France, elle est celle qu'a exprimé le président de la République.
01:09Je pense que notre rôle, c'est d'éviter l'escalade, de protéger nos ressortissants,
01:15de protéger nos intérêts et de faire en sorte qu'effectivement,
01:19les pays avec lesquels nous sommes alliés ne subissent pas des dommages importants ou des dommages collatéraux.
01:26Et c'est la raison pour laquelle nous sommes extrêmement inquiets pour le Liban, pour le peuple libanais.
01:32Et les images que vous avez montrées, que je n'ai pas vues, mais j'ai entendues,
01:38montrent à quel point cette préoccupation est réaliste.
01:43Et il faut absolument que nous puissions amorcer une désescalade au Liban et ailleurs.
01:49Sur la situation des Français, Yael Bonne-Pivet, qui sont présents dans les pays impliqués directement ou indirectement dans cette
01:57guerre,
01:57assurez-vous que la France, aujourd'hui, fait tout pour leur venir en aide, quelle que soit la forme de
02:04cette assistance ?
02:08Alors la France est toujours là pour ses ressortissants.
02:11C'est le principe intangible qui guide notre pays.
02:15Nous protégeons et nous assistons les ressortissants français où qu'ils se trouvent sur le globe.
02:21Nous sommes d'abord extrêmement préoccupés par la situation de Jacques Paris et de Cécile Collère,
02:27qui sont toujours là-bas à l'ambassade de France en Iran.
02:31Et nous espérons pouvoir les rapatrier le plus vite possible.
02:34Et nous ne cessons pas notre mobilisation.
02:36Mais au-delà d'eux, effectivement, nous devons assurer la protection de l'ensemble des ressortissants français où qu'ils
02:42se trouvent.
02:43Il y a des opérations de rapatriement qui sont en place.
02:48Bien évidemment, tous nos compatriotes qui résident sur place ne sont pas dans les mêmes situations.
02:54Donc ils sont priorisés en fonction de leurs souhaits, de leur fragilité.
02:58Et le Quai d'Orsay a l'habitude de ce type d'opération,
03:02même si là, il s'agit d'une opération, bien sûr, qui concerne beaucoup plus de compatriotes.
03:08Mais en tout cas, la France est toujours à l'écoute, là présente,
03:13pour assurer leur protection et permettre, quand ils le souhaitent, leur rapatriement sur le territoire national.
03:20Vous êtes aux États-Unis, actuellement à Washington, Yael Brown-Pivet.
03:24Le président des États-Unis, il y a quelques instants, disait vouloir un dirigeant juste et équitable pour l'Iran,
03:30ne se disant pas opposé au passage à un dirigeant religieux.
03:32Trump, qui un peu plus tôt dans la journée, a dit que la guerre contre l'Iran durerait jusqu'à
03:36la capitulation totale,
03:39indiquant qu'il entendait s'impliquer à la fois dans le choix des futurs dirigeants de l'Iran,
03:43dans la reconstruction future du pays.
03:46Comment jugez-vous la position de Trump ?
03:52Ce qui est sûr, c'est que c'est au peuple iranien de décider de son destin et de choisir
03:58le moment venu,
03:59par des élections libres, les dirigeants qui vont pouvoir conduire la destinée du pays.
04:05Aujourd'hui, malheureusement, nous n'en sommes pas là.
04:08Donc il y a ces opérations militaires.
04:11J'espère, et nous espérons tous, qu'elles pourront cesser le plus rapidement possible,
04:16compte tenu du risque d'embrasement régional qui existe et que l'on voit sous nos yeux.
04:24Maintenant, il faut que les Iraniens puissent se choisir un dirigeant.
04:29Et donc maintenant, et c'est un petit peu le sens de ces derniers jours,
04:34mais de ces dernières semaines, de ces derniers mois,
04:35le peuple iranien a montré son aspiration à un changement de régime
04:39par différentes manifestations dont les dernières ont été réprimées avec une violence inouïe.
04:45Donc le peuple iranien doit pouvoir conduire son destin sereinement
04:50et en étant libre de choisir ses dirigeants.
04:54Et donc ça n'est pas des puissances étrangères de choisir ceux qui vont diriger un pays.
05:00Maintenant, il faut que ce puisse se faire dans un cadre respectueux,
05:04respectueux de nos règles, nos règles internationales et nos règles démocratiques.
05:09Et donc il faut maintenant appeler à cela,
05:12avoir des solutions qui puissent être réalisées dans le dialogue,
05:16dans le respect du droit.
05:17Et c'est le peuple iranien qui doit en premier pouvoir retrouver la maîtrise de son destin.
05:25Merci.
05:25Merci.
05:25Merci.
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