00:00Faisons un détour par Washington. Nous nous attendons la présidente de l'Assemblée nationale française.
00:05Bonjour Yael Braun-Pivet. Merci d'être avec nous.
00:07Prends quelques minutes avec vous. Soyez la bienvenue sur BFM TV.
00:11Votre déplacement à Washington était prévu de longue date à l'occasion de la journée des droits de la femme.
00:16Néanmoins, vous êtes une voix et pas des moindres de la France.
00:20La France qui, à l'instant, annonce déployer un porte-hélicoptère amphibie en Méditerranée,
00:25alors que le porte-avions français Charles de Gaulle est arrivé aujourd'hui, cet après-midi, en Méditerranée.
00:30La position de la France dans cette guerre qui en est à son septième jour, comment la résumeriez-vous en
00:37cette fin d'après-midi ?
00:42Alors, effectivement, je suis à Washington pour un déplacement prévu de longue date
00:47en marge des célébrations du 70e anniversaire de la Commission des droits des femmes à New York.
00:54J'avais prévu de rencontrer mon homologue, le speaker Mike Johnson.
00:59Et effectivement, avec cette actualité, cet entretien était encore plus important.
01:04La position de la France, elle est celle qu'a exprimé le président de la République.
01:09Je pense que notre rôle, c'est d'éviter l'escalade, de protéger nos ressortissants,
01:15de protéger nos intérêts et de faire en sorte qu'effectivement,
01:19les pays avec lesquels nous sommes alliés ne subissent pas des dommages importants ou des dommages collatéraux.
01:26Et c'est la raison pour laquelle nous sommes extrêmement inquiets pour le Liban, pour le peuple libanais.
01:32Et les images que vous avez montrées, que je n'ai pas vues, mais j'ai entendues,
01:38montrent à quel point cette préoccupation est réaliste.
01:43Et il faut absolument que nous puissions amorcer une désescalade au Liban et ailleurs.
01:49Sur la situation des Français, Yael Bonne-Pivet, qui sont présents dans les pays impliqués directement ou indirectement dans cette
01:57guerre,
01:57assurez-vous que la France, aujourd'hui, fait tout pour leur venir en aide, quelle que soit la forme de
02:04cette assistance ?
02:08Alors la France est toujours là pour ses ressortissants.
02:11C'est le principe intangible qui guide notre pays.
02:15Nous protégeons et nous assistons les ressortissants français où qu'ils se trouvent sur le globe.
02:21Nous sommes d'abord extrêmement préoccupés par la situation de Jacques Paris et de Cécile Collère,
02:27qui sont toujours là-bas à l'ambassade de France en Iran.
02:31Et nous espérons pouvoir les rapatrier le plus vite possible.
02:34Et nous ne cessons pas notre mobilisation.
02:36Mais au-delà d'eux, effectivement, nous devons assurer la protection de l'ensemble des ressortissants français où qu'ils
02:42se trouvent.
02:43Il y a des opérations de rapatriement qui sont en place.
02:48Bien évidemment, tous nos compatriotes qui résident sur place ne sont pas dans les mêmes situations.
02:54Donc ils sont priorisés en fonction de leurs souhaits, de leur fragilité.
02:58Et le Quai d'Orsay a l'habitude de ce type d'opération,
03:02même si là, il s'agit d'une opération, bien sûr, qui concerne beaucoup plus de compatriotes.
03:08Mais en tout cas, la France est toujours à l'écoute, là présente,
03:13pour assurer leur protection et permettre, quand ils le souhaitent, leur rapatriement sur le territoire national.
03:20Vous êtes aux États-Unis, actuellement à Washington, Yael Brown-Pivet.
03:24Le président des États-Unis, il y a quelques instants, disait vouloir un dirigeant juste et équitable pour l'Iran,
03:30ne se disant pas opposé au passage à un dirigeant religieux.
03:32Trump, qui un peu plus tôt dans la journée, a dit que la guerre contre l'Iran durerait jusqu'à
03:36la capitulation totale,
03:39indiquant qu'il entendait s'impliquer à la fois dans le choix des futurs dirigeants de l'Iran,
03:43dans la reconstruction future du pays.
03:46Comment jugez-vous la position de Trump ?
03:52Ce qui est sûr, c'est que c'est au peuple iranien de décider de son destin et de choisir
03:58le moment venu,
03:59par des élections libres, les dirigeants qui vont pouvoir conduire la destinée du pays.
04:05Aujourd'hui, malheureusement, nous n'en sommes pas là.
04:08Donc il y a ces opérations militaires.
04:11J'espère, et nous espérons tous, qu'elles pourront cesser le plus rapidement possible,
04:16compte tenu du risque d'embrasement régional qui existe et que l'on voit sous nos yeux.
04:24Maintenant, il faut que les Iraniens puissent se choisir un dirigeant.
04:29Et donc maintenant, et c'est un petit peu le sens de ces derniers jours,
04:34mais de ces dernières semaines, de ces derniers mois,
04:35le peuple iranien a montré son aspiration à un changement de régime
04:39par différentes manifestations dont les dernières ont été réprimées avec une violence inouïe.
04:45Donc le peuple iranien doit pouvoir conduire son destin sereinement
04:50et en étant libre de choisir ses dirigeants.
04:54Et donc ça n'est pas des puissances étrangères de choisir ceux qui vont diriger un pays.
05:00Maintenant, il faut que ce puisse se faire dans un cadre respectueux,
05:04respectueux de nos règles, nos règles internationales et nos règles démocratiques.
05:09Et donc il faut maintenant appeler à cela,
05:12avoir des solutions qui puissent être réalisées dans le dialogue,
05:16dans le respect du droit.
05:17Et c'est le peuple iranien qui doit en premier pouvoir retrouver la maîtrise de son destin.
05:25Merci.
05:25Merci.
05:25Merci.
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