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  • il y a 2 jours
À LA UNE / Pétrole, gaz, fret maritime... Menaces sur l'économie française

La guerre au Moyen-Orient, qui a débuté samedi 28 février, par des frappes israélo-américaines massives suivies par la riposte de Téhéran, fait redouter une perturbation de l'économie mondiale. De fait, une grande partie des enjeux économiques mondiaux se jouent au niveau du détroit d'Ormuz. Cette route maritime stratégique désormais bloquée, l'acheminement de matières premières est à l'arrêt. Or, un quart du pétrole mondial et un cinquième du gaz naturel liquéfié y transitent. Ces perturbations se ressentent déjà sur les prix : le prix du gaz européen a bondi, atteignant 59,950 euros le mégawattheure, un niveau inédit depuis février 2023. L'économiste Anne-Sophie Alsif évoque des répercussions sur l'inflation : « s'il y a une tension sur le gaz et le pétrole, l'inflation en France pourra atteindre 2% », alors que cette dernière est actuellement de 1%. Le blocage du détroit perturbe aussi la navigation de nombreux navires dans la zone : lundi 2 mars, au moins 167 navires étaient ainsi bloqués, dont 60 porte-conteneurs contenant des marchandises. De nombreux autres produits risquent eux aussi de se trouver impactés, tels que les engrais et le plastique. Pour Paul Chollet, économiste : « l'impact du conflit iranien sur le quotidien des Français dépendra en réalité largement de son intensité, mais surtout de sa durée ». La guerre au Moyen-Orient pourrait-elle générer un choc économique mondial ?

Invités :

- David Rigoulet-Roze, rédacteur en chef de la revue « Orients Stratégiques »,
- Aurore Lalucq, eurodéputée « Place Publique », Présidente de la commission des affaires économiques au Parlement européen,
- Nicolas Goldberg, responsable du pôle énergie du think-tank « Terra Nova ».

Chroniques :
« La petite histoire dans la grande » par Anna Cabana
« Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello

LA QUESTION QUI FÂCHE / École : le privé va-t-il détrôner le public ?

Selon une étude publiée le mardi 3 mars 2026 par l'Institut des politiques publiques, entre 2016 et 2024, le nombre d'élèves de CP a baissé 24% dans le public, contre 4% dans le privé. En 14 ans, le nombre de naissances a diminué de 32% et cette baisse de la natalité affecte de façon beaucoup plus significative l'enseignement public que le privé. À Paris, la part des élèves de sixième scolarisés dans l'enseignement privé pourrait ainsi atteindre 50% à l'horizon 2035, contre 38,7% en 2025. Or, pour les auteurs de l'étude, cette ruée vers le privé risque d'accentuer la ségrégation sociale : à Paris en 2024, 55% des élèves de 6e étaient issus de milieux sociaux très aisés. La proportion pourrait atteindre 72% en 2035. Pour enrayer la dynamique du privé, l'Institut des Politiques Publiques plaide pour des suppressions de classes dans le privé et une révision des modalités de répartition des financements publics alloués au privé. L'enseignement privé supplantera-t-il le public et comment expliquer ce phé

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00:00:05Musique
00:00:23Bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque Voix Compte.
00:00:26On est ensemble pour une heure de débat, de décryptage en direct.
00:00:30Je vous présente notre équipe de choc ce soir, Anna Cabana et Olivier Ravanello.
00:00:33Bonsoir à tous les deux, vous allez bien ?
00:00:34Mais très, quand on est avec vous.
00:00:36Eh bien c'est parti pour le sommaire.
00:00:37À la une ce soir, une guerre qui va nous coûter cher.
00:00:41Pétrole, gaz, transport de marchandises, ce sont les grands équilibres de l'économie mondiale qui sont en jeu,
00:00:46avec des répercussions très concrètes dans notre vie quotidienne.
00:00:49On en débat ce soir avec Aurore Laluc.
00:00:52Bonsoir, vous êtes eurodéputée, place publique et présidente de la Commission des Affaires Économiques du Parlement européen.
00:00:57David Rigou les Roses, bonsoir.
00:00:59Bonsoir.
00:00:59Directeur de la revue Orient Stratégique et chercheur à l'Institut Français d'Analyse Stratégique.
00:01:04Et Nicolas Goldberg, bonsoir.
00:01:06Bonsoir.
00:01:06Vous êtes expert énergie au think tank Terra Nova.
00:01:09Et Columbus Consulting, oui.
00:01:11Également.
00:01:12Anna, qu'est-ce qui a accroché votre regard dans l'actu de cette semaine ?
00:01:15J'ai envie de vous raconter une petite histoire dans la grande.
00:01:18La petite histoire, c'est celle des influenceurs français de Dubaï qui sont pris dans la tourmente de la grande
00:01:23histoire, la guerre.
00:01:24On a hâte de voir cela.
00:01:25Et Olivier, quelle est votre histoire du jour ?
00:01:27Je vous parlerai d'une arme qui est peut-être sous-évaluée dans la capacité du régime iranien à résister.
00:01:34C'est celle des martyres et de la martyrologie qui est exaltée depuis très longtemps dans ce pays.
00:01:39Autre ambiance.
00:01:40Autre ambiance.
00:01:40Dans la deuxième partie de chaque voie qu'on place à la question qui fâche, l'enseignement privé va-t
00:01:46-il détrôner le public ?
00:01:47Il pourrait en tout cas devenir majoritaire d'ici quelques années à Paris ainsi que dans certaines grandes villes.
00:01:53Alors l'État doit-il mieux encadrer la croissance du privé ?
00:01:56On en débattra avec Rodrigo Arenas, député LFI et ancien président de la FCPE.
00:02:01Chantal Desbarrières, directrice diocésaine des Hauts-de-Seine.
00:02:05Et Pierre Merle qui est sociologue spécialiste des questions scolaires et des politiques éducatives.
00:02:09Et puis cette émission c'est avant tout la vôtre.
00:02:12Alors n'hésitez pas à interpeller nos invités, à leur poser vos questions en flashant le QR code qui devrait
00:02:18s'afficher en bas de votre écran, qui s'affiche à l'instant en bas de votre écran.
00:02:22Enfin ne ratez pas notre journal de campagne, la campagne des municipales.
00:02:25Et oui le premier tour c'est dans moins de deux semaines maintenant, ce sera avec Marco Pommier.
00:02:29Voilà pour le menu, installez-vous confortablement, c'est parti pour chaque voix compte.
00:02:41C'est une guerre qui peut paraître lointaine, mais qui va très vite avoir des conséquences concrètes sur la vie
00:02:47des Français.
00:02:47Car la guerre en Iran n'est pas seulement en train de bouleverser les équilibres géopolitiques de la région,
00:02:52elle risque de déséquilibrer des pans entiers de notre économie.
00:02:55On voit cela plus en détail avec Valérie Brochard.
00:03:03Depuis ce matin, l'Iran affirme avoir touché un pétrolier américain dans le nord du golfe Persique.
00:03:10Pas de confirmation côté américain, mais un événement suffisant pour faire trembler les marchés du monde entier.
00:03:17Depuis le début du conflit, le détroit d'Hormuz est paralysé avec plus de 200 navires bloqués
00:03:23et même plusieurs bâtiments endommagés par des projectiles dans la zone.
00:03:2720% du pétrole mondial et du gaz naturel liquéfié sont actuellement immobilisés.
00:03:33Ce qui réduit l'offre disponible à court terme, augmente le coût du transport
00:03:38et rajoute une prime de risque géopolitique sur les marchés.
00:03:41Résultat, les prix augmentent.
00:03:44Mais pour le ministre de l'économie ici en France, pas de panique.
00:03:47L'exposition directe de l'économie française à la région est au fond assez peu importante.
00:03:52L'essentiel de nos approvisements énergétiques viennent d'ailleurs.
00:03:56Le marché du gaz au niveau international est évidemment beaucoup plus tendu que le marché du pétrole.
00:04:03Là encore, pas en Europe.
00:04:05Le gaz qui vient en France vient essentiellement de Norvège, des Etats-Unis ou d'Algérie.
00:04:10D'après les relevés du ministère de l'économie, les prix des carburants ont augmenté de quelques centimes
00:04:15depuis le début du conflit.
00:04:17Le litre de 100 plombs 95 se vante en moyenne 1,77 euros, soit 5 centimes de plus qu'avant
00:04:24les premières frappes en Iran.
00:04:26Une hausse jugée normale dans la mesure de l'évolution des prix du pétrole sur les marchés internationaux.
00:04:32En parallèle, le ministre de l'économie a demandé à la répression des fraudes de multiplier les contrôles dans les
00:04:39stations-services
00:04:40pour vérifier que les distributeurs ne profitent pas de la situation pour augmenter les prix.
00:04:46Un soupçon que le PDG de la coopérative U ne supporte pas.
00:04:51Le grand gagnant dans cette affaire, c'est qui ?
00:04:53C'est l'Etat.
00:04:54Plus de 51% du prix que vous payez à la pompe part directement dans les poches de l'Etat.
00:04:59L'essentiel du prix du carburant, ce n'est pas la marge du distributeur comme on peut l'imaginer,
00:05:05comme on l'entend de temps en temps actuellement, ce sont les taxes.
00:05:07Mais l'effet économique ne se limite pas au prix de l'essence.
00:05:10Lorsque le baril devient plus cher, c'est toute l'économie qui peut être touchée progressivement.
00:05:15Les secteurs énergivores comme la distribution, l'agriculture ou l'industrie peuvent répercuter le coût de l'énergie
00:05:21sur les prix de nombreux produits et mécaniquement alimenter l'inflation.
00:05:26Nicolas Goldberg, est-ce que vous partagez l'optimisme du ministre de l'économie
00:05:30ou est-ce que vous pensez qu'on n'est qu'au début d'un processus qui risque d'aller
00:05:34très loin, une flambée des cours ?
00:05:36Je n'aurais pas dit l'optimisme, j'aurais plutôt dit la prudence.
00:05:39C'est-à-dire que là, il y a un impact, il est visible.
00:05:41Sur le pétrole, c'est 5 centimes sur le litre.
00:05:465 centimes sur le litre, c'est 3-4 euros sur un plein.
00:05:50Voilà, donc ça reste pour l'instant un impact raisonnable.
00:05:52Le vrai risque, il est sur les prix du gaz parce qu'on avait un prix du gaz début janvier
00:05:58qui était à 28 euros du mégawatt-heure.
00:06:00Il est monté jusqu'à un peu plus de 55.
00:06:03Donc, on a quasiment un doublement des prix du gaz par rapport au début de l'année.
00:06:07Et c'est là le vrai risque. Pourquoi ?
00:06:09Parce que le gaz, c'est l'énergie de l'industrie.
00:06:11Donc, il y a un problème de compétitivité.
00:06:14C'est aussi une matière.
00:06:15C'est utilisé pour la production d'ammoniaque et d'engrais.
00:06:18Et en Europe, on a des stockages gaz qui sont assez vides.
00:06:22C'est-à-dire qu'il va falloir les remplir toute l'année.
00:06:25Alors là, on sort de l'hiver puisque l'hiver gazier se termine début avril.
00:06:30Donc, on a un petit peu de chance dans le malheur.
00:06:32C'est que ça va augmenter à un moment où la période de chauffe se termine.
00:06:37Mais l'hiver a de ça d'un peu pénible qui revient chaque année.
00:06:40Et donc, la question, c'est est-ce qu'on arrivera à remplir les stockages gaz à un prix raisonnable
00:06:45d'ici novembre ?
00:06:46Combien ça va nous coûter en novembre ?
00:06:48Il n'y a pas un risque de sécurité d'approvisionnement.
00:06:50Mais là, il y a un vrai risque prix et un vrai risque compétitivité pour l'industrie.
00:06:53C'était la question que j'allais vous poser.
00:06:54Parce que Roland Descure, il dit qu'il n'y a pas de risque pour nous parce qu'on s
00:06:56'approvisionne ailleurs.
00:06:57Mais les cours, ils sont mondiaux. La flambée, elle est mondiale.
00:06:59Alors, il n'y a pas un risque de sécurité d'approvisionnement.
00:07:02C'est-à-dire que les volumes, on les aura.
00:07:04La question, c'est à quel prix ?
00:07:07En fait, en 2022, les cours s'étaient envolés.
00:07:10On avait un gaz à 350 euros du mégawatt-heure, ce qui était démentiel.
00:07:14Ce qui est six fois plus que ce qu'on a actuellement parce qu'il y avait une question de
00:07:19sécurité d'approvisionnement.
00:07:20Là, on est à un niveau qui est élevé, qui est historiquement élevé.
00:07:25Mais il n'y a pas un risque de ne plus être approvisionné en gaz.
00:07:28Et là-dessus, le ministre s'est voulu quand même assez rassurant.
00:07:30Et là, je partage son analyse.
00:07:32David Rigou, les roses, on a bien compris que le nœud du problème, c'est ce détroit d'Hormuz qui
00:07:36est verrouillé par l'Iran.
00:07:38Il y a cet objectif affiché par les États-Unis, mais aussi par Emmanuel Macron,
00:07:41qu'il a annoncé lors de son allocution, de sécuriser ce détroit en escortant peut-être les navires pétroliers.
00:07:49Vous pensez que l'Iran va laisser faire en quelque sorte, qu'il va rester les bras croisés ?
00:07:53C'est une arme de Téhéran de toute façon, parce qu'il y a une fuite en avant et le
00:07:58blocage du détroit
00:07:59qui a souvent été avancé par les autorités iraniennes sans être mis en application.
00:08:04Là, il l'est.
00:08:05Et il l'est, on voit les effets immédiats, de toute façon.
00:08:08Et quand bien même il y aurait effectivement une coalition maritime de sécurisation,
00:08:13comme il y a pu y avoir en Mers-Rouges, avec la coalition Inspide, etc.,
00:08:19le problème, il est qu'il y aura une insécurité qui sera maintenue.
00:08:23Elle est d'autant plus maintenue que la région du Golfe, à l'intérieur,
00:08:27elle est sous le monopole maritime des gardiens de la Révolution,
00:08:29qui fonctionnent avec des navettes très rapides.
00:08:32Il n'y aura pas de combat naval.
00:08:35Mais il y a une insécurité structurelle qui peut être entretenue, évidemment,
00:08:38parce qu'ils peuvent viser des pétroliers, ils l'ont fait.
00:08:41Et puis les armateurs et les assureurs seront confrontés, effectivement,
00:08:45à ce sentiment d'insécurité qui n'est pas qu'un sentiment, évidemment.
00:08:48Est-ce qu'il y a une autre option pour acheminer le pétrole dans le reste du monde ?
00:08:53Est-ce qu'il y a des infrastructures qui permettent peut-être de l'amener vers la mer Rouge
00:08:57pour contourner Hormuz ?
00:08:58Une partie, oui.
00:08:59En Arabie, il y a effectivement un pipe qui va directement, mais pas tout.
00:09:02De toute façon, il y a 20 millions de barils qui passent par là.
00:09:05Et puis c'est le gaz, puisqu'on parlait du gaz.
00:09:08Le Qatar a coupé, n'exporte plus le gaz, justement, du fait de cette insécurité.
00:09:14Donc il y aura un effet à terme qui ne sera pas, on ne fera pas l'économie,
00:09:18dans tous les sens du terme, de cette rupture, non pas d'approvisionnement,
00:09:21mais de sécurité des flux.
00:09:23Olivier ?
00:09:24Il y a une question qui nous est posée par un téléspectateur qui s'appelle Marc
00:09:27et qui demande pourquoi est-ce que le prix de l'essence augmente immédiatement,
00:09:30alors qu'il y a quand même des réserves.
00:09:32Pourquoi ces réserves ne font pas un effet tampon ?
00:09:34Parce que les réserves, il faut bien les remplir.
00:09:36C'est-à-dire que vous videz les réserves à un moment, vous les remplissez.
00:09:39Mais aussi vite que ça ?
00:09:40Est-ce qu'elles ne servent pas à amortir ça, normalement ?
00:09:42Ça ne sert pas à amortir les prix, les réserves.
00:09:44Les réserves, ça sert à amortir les chocs de sécurité d'approvisionnement.
00:09:48Or, là, on est face à un effet prix qui est limité, comme on l'a dit,
00:09:53entre 3 et 4 euros sur un plein, plus qu'un choc de sécurité d'approvisionnement.
00:09:58Donc, on ne mobilise pas les réserves.
00:10:00Ou alors, si on les mobilise, c'est pour, derrière, les re-remplir au même prix.
00:10:03Donc, c'est pour ça que ça se répercute immédiatement.
00:10:05Aurore Laluc, vous êtes économiste, mais alors vous êtes aussi eurodéputée.
00:10:08Et là, c'est à la femme politique que je m'adresse.
00:10:10Est-ce que vous soutenez Emmanuel Macron quand il dit
00:10:12que nos forces doivent intervenir pour sécuriser Hormuz ?
00:10:15Il faut le faire, c'est important pour l'économie mondiale ?
00:10:18C'est important, mais je crois que c'est très important aussi,
00:10:21c'est d'avoir un discours rassurant et rationnel
00:10:24dans un moment où on est habitué à faire du commentaire sur du commentaire.
00:10:29Là, je crois que, je me dis qu'il faut un peu rassurer quand même
00:10:31les téléspectateurs qui ont vécu le Covid,
00:10:33qui ont vécu l'invasion de l'Ukraine
00:10:35et qui, maintenant, voient cette nouvelle guerre.
00:10:38Il y a ce qu'on sait et il y a ce qu'on ne sait pas.
00:10:42Ce qu'on sait, ça vient d'être parfaitement décrit à l'instant,
00:10:45c'est-à-dire qu'il y a un choc gazier
00:10:47qu'on est en train de surveiller comme le lait sur le feu.
00:10:50Mais aussi, il faut regarder toutes nos forces actuellement.
00:10:53On voit que les marchés ont réagi,
00:10:55mais en fait, c'est normal.
00:10:56L'inverse aurait été étonnant,
00:10:58mais pour l'instant, tout tient.
00:11:00Ça tient dans le domaine des marchés financiers,
00:11:02ça tient dans le domaine de l'assurance,
00:11:04ça tient dans le domaine de l'approvisionnement.
00:11:06L'assurance, j'aimerais vous entendre là-dessus,
00:11:08mais je vous laisse continuer.
00:11:09Vous pourrez m'entendre là-dessus.
00:11:11Mais pour l'instant, ça tient.
00:11:12La grosse incertitude qu'on a maintenant,
00:11:15et on n'a pas la main là-dessus,
00:11:16parce que c'est un choc extérieur qui nous arrive,
00:11:19c'est la durée du conflit.
00:11:20Et c'est là où il va falloir être très solidaire.
00:11:23Et c'est là où, par exemple,
00:11:24les propos que j'ai pu entendre tout à l'heure
00:11:26en disant que l'État va se faire de l'argent
00:11:28sur l'augmentation de la hausse...
00:11:31Non, il faut être sérieux là-dessus.
00:11:33C'est-à-dire que s'il y a une crise,
00:11:35et pour l'instant, encore une fois, il n'y en a pas,
00:11:37c'est un choc que nous traversons,
00:11:40mais nous avons traversé bien plus compliqué
00:11:41ces dernières années, sincèrement.
00:11:43Pour l'instant, l'État ne va absolument pas se faire
00:11:47de l'argent sur ce genre de choses.
00:11:49S'il y a une crise, ça va coûter de l'argent à l'État.
00:11:52C'est plutôt l'inverse.
00:11:53Donc attention aux propos des uns et des autres.
00:11:56On est dans un moment où il ne faut pas avoir
00:11:58de propos autoréalisateurs comme ça,
00:12:00ni un peu outrancier.
00:12:02Il faut garder son calme.
00:12:03Encore une fois, l'Union européenne a vécu
00:12:05la crise du Covid, l'invasion,
00:12:07le choc de l'invasion de l'Ukraine par la Russie.
00:12:10On a réussi à faire face.
00:12:12Là, maintenant, on réussit à faire face encore.
00:12:14La Banque centrale européenne suit toute la situation
00:12:18au jour le jour, et il y aura bientôt
00:12:19un conseil des gouverneurs, d'ailleurs.
00:12:22On va regarder s'il y a un risque sur l'inflation.
00:12:24On va regarder s'il y a un risque plus général,
00:12:27d'ailleurs, sur un ensemble de prix
00:12:28qui ne correspond pas à la politique monétaire.
00:12:30Et puis, il faut savoir qu'il y a un phare
00:12:33dans la tempête et qu'il y a des gens
00:12:34qui ne bougeront pas et qui garderont la ligne.
00:12:36Alors, sur la question des assurances,
00:12:38alors peut-être vous, d'abord, Nicolas Godbert,
00:12:40parce que c'est un peu plus votre domaine,
00:12:41on va dire, mais on voit que les assureurs
00:12:45refusent de couvrir le risque aujourd'hui
00:12:46pour ces super-tankers bloqués à Hormuz.
00:12:49Donc, c'est bien beau de vouloir sécuriser le détroit,
00:12:51mais si les navires ne sont pas assurés,
00:12:53les armateurs ne vont sans doute pas les laisser partir.
00:12:55C'est pour ça qu'en fait, on a un risque pris là-dedans.
00:12:59C'est que, de toute façon, quoi qu'il se passe,
00:13:00les primes d'assurance vont augmenter.
00:13:03Et donc, ça, ça se retrouve dans le produit final à la fin.
00:13:08Mais ça, ça va concerner surtout le pétrole.
00:13:11Pour le gaz, le sujet qu'on a,
00:13:13c'est que, de toute façon, il n'y a pas d'autre route.
00:13:16Donc, ça doit passer par ce détroit.
00:13:19Donc là, en fait, au-delà des primes d'assurance,
00:13:22le problème, c'est que c'est un choc négatif d'offres,
00:13:26d'où le fait que les prix augmentent.
00:13:29Et ça, ça aura probablement,
00:13:31alors attention, je suis prudent,
00:13:33comme l'a dit Mme Lalluc,
00:13:35ça aura probablement un effet sur l'inflation.
00:13:38Donc, c'est pour ça que, moi aussi,
00:13:39quand j'entends que l'État va s'en mettre plein les poches,
00:13:42je trouve ça irréaliste comme propos.
00:13:46Oui, il y aura peut-être des effets positifs à certains endroits,
00:13:48mais il faut bien voir que...
00:13:49Il y a de l'effet global sur l'ensemble de la conjoncture économique
00:13:52et donc les recettes fiscales, il va être négatif.
00:13:53Oui, puisque quand il y a de l'inflation,
00:13:56il y a quand même un certain nombre de prestations sociales
00:13:58et de pensions qui sont indexées sur l'inflation,
00:14:00donc ça coûte plus cher à l'État.
00:14:03Et puis, d'un point de vue économique,
00:14:04il faudra chiffrer,
00:14:06mais ça aura peut-être un effet sur quelques dixièmes de PIB.
00:14:10Et ça, c'est négatif pour l'État.
00:14:11Donc, il faut arrêter de dire que, dans cette crise,
00:14:14l'État va s'en mettre plein les poches.
00:14:16Ça me paraît vraiment irréaliste.
00:14:17On va repartir du côté du Golfe, si vous voulez bien,
00:14:20avec vous, David Rivouleros,
00:14:21parce que c'est toute l'économie des pays du Golfe,
00:14:23des monarchies pétrolières qui est paralysée, là, aujourd'hui.
00:14:26Est-ce qu'elles peuvent rester sans rien faire,
00:14:28sans rien dire, longtemps comme ça ?
00:14:30Est-ce qu'elles vont faire pression sur les États-Unis
00:14:33ou peut-être hausser le ton face à l'Iran ?
00:14:36À quoi faut-il s'attendre ?
00:14:37Le calcul de Téhéran, probablement,
00:14:39c'est un calcul erroné, en réalité,
00:14:41mais il a été de penser qu'en visant les pétro-monarchies,
00:14:44notamment, pas Israël.
00:14:47Israël, c'est autre chose, mais les pétro-monarchies,
00:14:49il y aurait, de la part de ces pétro-monarchies,
00:14:51une réaction, justement, comme vous dites,
00:14:53qui les pousserait à prendre des distances
00:14:55par rapport à l'agenda militaire américain.
00:14:57Et donc, pour, effectivement,
00:15:00essayer d'arrêter le processus militaire.
00:15:03Mais, en réalité, c'est l'inverse qui s'est produit,
00:15:05parce que c'est un choc pour eux,
00:15:06dans la psyché de ces pays, de ces pétro-monarchies.
00:15:09On le verra, d'ailleurs, avec la culture des influenceurs,
00:15:12etc., tout à l'heure.
00:15:13Mais c'était l'idée que c'était un havre de paix
00:15:17et qu'il n'y avait pas plus sécurisé sur la planète
00:15:19que ces États comme Dubaï, etc.
00:15:23Et ce n'est pas le cas.
00:15:24Le réveil est difficile.
00:15:25Et donc, aujourd'hui, ces États serrent les rangs,
00:15:28justement, au sein du CCG,
00:15:31envisagent une réponse possiblement connue.
00:15:32Alors, le CCG, il faut nous...
00:15:33Conseil de coopération du Golfe,
00:15:35qui est l'organisation régionale
00:15:36qui regroupe ces pétro-monarchies, justement.
00:15:39Et avec l'idée, éventuellement,
00:15:40d'une réplique, effectivement, concertée
00:15:43avec le soutien de la puissance américaine.
00:15:45Donc, de toute façon,
00:15:46ça aura un impact à long terme.
00:15:48Parce que c'est tout le modèle, en fait,
00:15:50de société, de ces pétro-monarchies
00:15:52qui est aujourd'hui remis en cause.
00:15:54Oui.
00:15:55Parce que ces pays vont aussi avoir
00:15:56des problèmes d'approvisionnement.
00:15:58Bien sûr.
00:15:58Ils sont très opulents,
00:15:59mais ils ne produisent rien.
00:16:00Donc, ils importent tout.
00:16:02Alimentaires, notamment, par exemple.
00:16:04Nicolas Godberg,
00:16:04on parle beaucoup du pétrole et du gaz.
00:16:06Ce sont aussi toutes les industries
00:16:07qui sont liées à ces énergies
00:16:09qui vont en prendre un coup, si je puis dire.
00:16:11Ça concerne quoi ?
00:16:11On parle du plastique, des engrais.
00:16:13Qu'est-ce qui va se passer, concrètement, là ?
00:16:16En fait, ce qui est venu à l'idée de tout le monde,
00:16:18en premier, quand on a parlé du détroit d'Hormuz
00:16:20et du blocage,
00:16:21c'est, certes, le gaz et le pétrole,
00:16:23mais aussi tout ce qui est méthanol,
00:16:25engrais et autres matières premières
00:16:28qui alimentent l'industrie.
00:16:30Alors, ensuite, il faut regarder
00:16:31quelles industries ça alimente.
00:16:33Et en fait, c'est surtout la Chine
00:16:35qui va être bloquée là-dedans,
00:16:38puisqu'elle est très cliente
00:16:40de tout ce qui est produit en Iran.
00:16:43Et en fait, ça s'accumule aussi
00:16:45avec un précédent choc,
00:16:46ce qui a été celui du Venezuela,
00:16:48puisque le Venezuela écoulait son pétrole
00:16:50sous sanction en Chine.
00:16:54Donc là, pour la Chine,
00:16:55ça commence à faire beaucoup.
00:16:57C'est-à-dire qu'il y a eu...
00:16:58Et on les entend peu ?
00:16:59On les a entendus râler un peu.
00:17:02Et il y a, il me semble,
00:17:03un sommet avec Donald Trump
00:17:06d'ici une ou deux semaines.
00:17:07Je prédis que ça va être
00:17:09un petit peu tendu.
00:17:10Parce qu'il y a eu le Venezuela.
00:17:12Bon, c'était une petite partie
00:17:13du pétrole de la Chine,
00:17:15mais c'est du pétrole à bon prix.
00:17:17Là, il y a l'Iran,
00:17:18où il y a le pétrole, le gaz,
00:17:19mais il y a aussi
00:17:19toutes ces matières premières.
00:17:20Donc ça, ça va toucher
00:17:21l'industrie chinoise.
00:17:22Sur la question des engrais,
00:17:23alors, l'allu,
00:17:24qui est un vrai sujet
00:17:24pour les agriculteurs français
00:17:25et européens,
00:17:26parce qu'ils étaient déjà mis
00:17:27à rude épreuve
00:17:28avec les tensions liées
00:17:29à la guerre en Ukraine,
00:17:29parce qu'une grande partie
00:17:30des engrais azotés,
00:17:31ils viennent de Russie.
00:17:33Là, les cours vont augmenter,
00:17:34forcément.
00:17:34Est-ce qu'il n'y a pas
00:17:35un geste à faire
00:17:36de la part de l'Union européenne
00:17:37sur la fameuse taxe carbone
00:17:39aux frontières ?
00:17:40Est-ce qu'on ne peut pas
00:17:40la suspendre sur ce point précis ?
00:17:44Trois points.
00:17:45Premièrement,
00:17:45tout ça est beaucoup trop tôt.
00:17:47C'est-à-dire que là,
00:17:48encore une fois,
00:17:48on a besoin de savoir
00:17:49ce qui va vraiment se passer.
00:17:51Je le répète,
00:17:52ça a commencé ce conflit
00:17:54il y a à peine une semaine.
00:17:56Et on est en train déjà
00:17:57de se dire qu'il faut revoir
00:17:58toute la fiscalité,
00:17:59revoir tout un tas de législation,
00:18:00etc.
00:18:02Dans les moments de crise,
00:18:03la première chose à faire,
00:18:04c'est réfléchir.
00:18:04La deuxième chose à faire,
00:18:05c'est réfléchir.
00:18:06La troisième chose à faire,
00:18:06c'est réfléchir.
00:18:07Mais il ne faut surtout pas
00:18:08prendre de décisions précipitées.
00:18:10Donc, on va voir ce qu'il se passe.
00:18:12Et l'Union européenne
00:18:13agira en son conséquence.
00:18:14Donc, ce n'est pas exclu,
00:18:15mais ce n'est pas tout de suite.
00:18:17Deux éléments.
00:18:18Le premier,
00:18:19c'est sur la question
00:18:20qui vient d'être évoquée,
00:18:21qui est la Chine
00:18:22et plus largement l'Asie, en fait.
00:18:24C'est de là d'où provient
00:18:25aussi une partie de l'incertitude
00:18:26parce qu'effectivement,
00:18:27tout un tas de pays
00:18:28sont très dépendants
00:18:29des pays qui sont aujourd'hui
00:18:31touchés par ce conflit.
00:18:32Donc, une partie de l'incertitude
00:18:33qu'on pourra avoir
00:18:34dans le domaine des marchés financiers,
00:18:36dans le domaine économique,
00:18:37viendra de l'Asie.
00:18:38Ensuite,
00:18:39les moments de crise
00:18:39sont un moment aussi
00:18:40où il faut réfléchir
00:18:41à certaines leçons.
00:18:44Moi, c'est mon deuxième mandat.
00:18:47Le mandat précédent
00:18:48était celui du Green Deal,
00:18:50de l'indépendance énergétique,
00:18:51du fait de développer
00:18:52les renouvelables.
00:18:53Pourquoi ?
00:18:54Parce qu'on n'a toujours
00:18:55pas de pétrole en Europe.
00:18:56Et je crois qu'on est en train
00:18:57de le redécouvrir.
00:18:59Et en fait,
00:19:01ce Green Deal
00:19:02a été très attaqué
00:19:03ces derniers temps,
00:19:04très attaqué
00:19:04par l'extrême droite,
00:19:06très attaqué
00:19:06par une partie de la droite
00:19:07qui a dit
00:19:07que c'était un combat
00:19:08derrière garde,
00:19:09que ça nous coûtait
00:19:10en compétitivité, etc.
00:19:12On va voir,
00:19:13si jamais on a
00:19:13un choc gazier
00:19:14qui dure,
00:19:15ce que ça va nous coûter
00:19:17en termes de compétitivité.
00:19:18Donc là aussi,
00:19:19il y a des leçons
00:19:19à garder.
00:19:20Il faut vraiment
00:19:21que la question
00:19:22du développement
00:19:24du nucléaire
00:19:25et des renouvelables
00:19:26soit au cœur
00:19:27aujourd'hui
00:19:28de nos préoccupations
00:19:29pour qu'on puisse
00:19:30être souverain.
00:19:32Vraiment,
00:19:32c'est essentiel aujourd'hui
00:19:33dans un moment
00:19:34où les blocs
00:19:34se sont reformés
00:19:35et notre ancien allié
00:19:38américain
00:19:38a des décisions
00:19:40pour le moins
00:19:41étonnantes.
00:19:42Alors on va s'éloigner
00:19:43de cette région du Golfe
00:19:44pour voir un peu
00:19:45comment tout cela
00:19:45est vécu par les Français,
00:19:47notamment par les automobilistes
00:19:49et les clients
00:19:49des supermarchés.
00:19:50Katia Gilder
00:19:51est allée les rencontrer.
00:19:57Pas de pénurie
00:19:58ni de fil d'attente
00:19:59pour l'instant
00:19:59dans cette station
00:20:00de la banlieue parisienne
00:20:01mais les automobilistes
00:20:03préfèrent anticiper.
00:20:05J'ai fait le plein
00:20:07avant-hier,
00:20:08il était à 1,62
00:20:09et là,
00:20:10à 3-4 jours,
00:20:11on est passé à 1,92.
00:20:13Ce chauffeur de taxi
00:20:14redoute
00:20:15une flambée des prix
00:20:16à la pompe
00:20:16dans les prochains jours.
00:20:17Les répercussions
00:20:18vont être pénibles
00:20:21pendant les semaines
00:20:22à venir
00:20:23et peut-être
00:20:24les mois à venir
00:20:24si le conflit
00:20:26continue.
00:20:27Au-delà du prix
00:20:27de l'essence,
00:20:28la menace
00:20:29d'une baisse
00:20:29du pouvoir d'achat
00:20:30préoccupe les clients.
00:20:32On ne sait pas
00:20:32comment,
00:20:33si on va continuer
00:20:34à arriver à payer
00:20:34les choses,
00:20:35c'est vrai que du coup
00:20:36ça crée des embêtements
00:20:37aussi après
00:20:38par la suite.
00:20:38Chaque année,
00:20:39il y a une hausse
00:20:40de carburant,
00:20:41donc ça fait déjà,
00:20:43depuis 4 ans maintenant
00:20:44et juste avant moi
00:20:45j'exerçais le métier
00:20:46de VTC
00:20:47et ça a eu
00:20:48des répercussions
00:20:49justement par rapport
00:20:50à mon métier.
00:20:51Justement c'est pour ça
00:20:52que j'ai dû changer
00:20:53de métier
00:20:53parce qu'on n'arrivait
00:20:54pas justement à vivre.
00:20:55Plus que le prix du panier,
00:20:57c'est avant tout
00:20:58le risque d'escalade,
00:20:59de conflits généralisés
00:21:01qui inquiète.
00:21:02C'est quelque chose
00:21:04auquel on ne s'attendait pas.
00:21:05On ne s'attendait pas
00:21:06à ce que ça arrive
00:21:07déjà dans un contexte
00:21:08où c'est assez tendu
00:21:09en Ukraine,
00:21:10dans d'autres pays.
00:21:11Moi je vais être retraitée
00:21:12donc ce n'est pas
00:21:13tellement inquiétant
00:21:14pour moi
00:21:15mais je crois
00:21:16que pour la génération
00:21:17à venir
00:21:17c'est vraiment
00:21:18très préoccupant
00:21:19cette situation
00:21:20où les dirigeants
00:21:22se croient le monde
00:21:23comme ça
00:21:24en jouant finalement
00:21:26au monopolie
00:21:26ou aux échecs.
00:21:28Bien sûr que c'est inquiétant
00:21:29mais il ne faut pas
00:21:30non plus tomber
00:21:31dans la sinistrose
00:21:33pour garder le moral
00:21:36et se dire
00:21:37que ça va s'arranger.
00:21:39Car plus la guerre
00:21:40sera longue,
00:21:41plus les Français
00:21:42risquent d'être touchés
00:21:43dans leur quotidien.
00:21:45Nicolas Golbert,
00:21:46il y a ceux
00:21:46qui sont inquiets
00:21:47de cette guerre,
00:21:49de la situation globale
00:21:50on va dire sécuritaire
00:21:51dans le monde aujourd'hui
00:21:52et puis il y a quand même
00:21:52aussi ce chauffeur de taxi
00:21:54qui dit
00:21:54ben moi ça a augmenté
00:21:55de 30 centimes
00:21:56le prix à la pompe.
00:21:59C'est quoi ?
00:21:59C'est une mauvaise perception
00:22:01des choses ?
00:22:01Ou il invente ça ?
00:22:03Je ne peux pas
00:22:04porter de jugement
00:22:05sur cette personne
00:22:06mais moi j'ai quelque chose
00:22:07à vous dire.
00:22:07C'est que si le prix
00:22:08à la pompe
00:22:09chez votre pompiste
00:22:10a augmenté de 30 centimes
00:22:11le problème
00:22:12ce n'est pas l'Iran
00:22:13c'est votre pompiste.
00:22:14Oui mais alors
00:22:14est-ce qu'il n'y a pas
00:22:15un sujet du côté des pompistes ?
00:22:16Parce qu'on sait
00:22:17que les tensions
00:22:18sur le marché du pétrole
00:22:19elles n'ont pas débuté samedi.
00:22:21Ça a débuté depuis déjà
00:22:22pas mal de jours.
00:22:23On a vu l'armada américaine
00:22:24se rapprocher de l'Iran.
00:22:25On a vu les cours
00:22:26qui ont commencé
00:22:26un peu à augmenter.
00:22:27Est-ce que ça a été répercuté
00:22:29de façon excessive
00:22:30dans les prix à la pompe ?
00:22:3230 centimes
00:22:32vous imaginez ?
00:22:34On a une téléspectatrice
00:22:36qui dit à peu près
00:22:36la même chose
00:22:37qui nous a envoyé
00:22:37sa question.
00:22:38Dans ce cas-là
00:22:38je vous le dis
00:22:39le problème
00:22:39ce n'est pas l'Iran
00:22:40c'est le pompiste
00:22:41et c'est aussi pour ça
00:22:42qu'il ne faut pas paniquer
00:22:43parce qu'il y a effectivement
00:22:46toujours les profiteurs
00:22:47de chocs
00:22:48les profiteurs de crise
00:22:49qui se disent
00:22:50que justement
00:22:50les gens vont paniquer
00:22:51et ils vont tous
00:22:52faire la queue
00:22:53à la pompe
00:22:53et donc c'est peut-être
00:22:54la bonne occasion
00:22:54de mettre 30 centimes
00:22:56de plus
00:22:57et c'est pour ça
00:22:58que la pression des fraudes
00:22:59a été mobilisée
00:23:00parce que là
00:23:01je suis désolé
00:23:02on n'a pas un choc
00:23:03qui nous fait gagner
00:23:0430 centimes
00:23:05à la pompe
00:23:06ça c'est la première chose.
00:23:07Donc les contrôles
00:23:08annoncés par le gouvernement
00:23:09visent à empêcher cela
00:23:10mais ils ont vraiment
00:23:10les moyens de le faire ?
00:23:11Ils ont les moyens
00:23:12de le faire
00:23:12et les moyens
00:23:14de prendre des sanctions
00:23:16mais moi je vous dis
00:23:17surtout
00:23:18en tant que consommateur
00:23:19si vous voyez
00:23:19plus 30 centimes
00:23:20sur le prix
00:23:22à la pompe
00:23:23faites jouer la concurrence
00:23:24et vous ne faites pas avoir
00:23:26et ne cédez pas
00:23:27à la panique
00:23:27comme on a dit là
00:23:28ça a commencé
00:23:29il y a une semaine
00:23:30pour l'instant
00:23:30il y a un choc de prix
00:23:32on n'est pas dans
00:23:32une grande crise
00:23:33donc essayons
00:23:35de garder la tête
00:23:36sur les épaules
00:23:37et il y a autre chose
00:23:38qu'on a entendu
00:23:39dans ce reportage
00:23:40c'est qu'on a toujours
00:23:41l'impression
00:23:41et là effectivement
00:23:42c'est une impression
00:23:43que le prix à la pompe
00:23:45ne fait qu'augmenter
00:23:46aujourd'hui
00:23:47il est plus bas
00:23:48qu'à l'époque
00:23:49des gilets jaunes
00:23:50en euro courant
00:23:51c'est-à-dire qu'à l'époque
00:23:52des gilets jaunes
00:23:52c'était 1,8, 1,9
00:23:54à la pompe
00:23:55là on est plutôt
00:23:56autour de 1,8, 1,7
00:23:58donc c'est plus bas
00:23:597 ans plus tard
00:24:00donc sans compter
00:24:01l'inflation
00:24:02et sans compter
00:24:03qu'il y a eu
00:24:03la gare de prix
00:24:04donc non
00:24:05il ne faut pas dire
00:24:06que le prix du carburant
00:24:06ne fait qu'augmenter
00:24:07il y a des moments
00:24:08où ça baisse
00:24:09alors on a vu
00:24:09que les représentants
00:24:10des distributeurs
00:24:11de carburant
00:24:11ont été reçus
00:24:12aujourd'hui
00:24:12par le gouvernement
00:24:13et puis il y a
00:24:14les oppositions politiques
00:24:16qui se réveillent également
00:24:17je vous propose
00:24:18d'écouter à la fois
00:24:19Jordan Bardella
00:24:19le président du rassemblement
00:24:20national
00:24:21et Eric Coquerel
00:24:22le président LFI
00:24:22de la commission des finances
00:24:23à l'assemblée
00:24:24et à partir du moment
00:24:25où les prix du pétrole
00:24:26augmentent
00:24:27évidemment que l'état
00:24:27va voir ses rentrées fiscales
00:24:29augmenter
00:24:30or dans la période actuelle
00:24:31l'état ne peut pas
00:24:32s'enrichir sur le dos
00:24:33de la crise
00:24:33et c'est la raison
00:24:34pour laquelle
00:24:34nous appelons le gouvernement
00:24:35à protéger les français
00:24:37et à anticiper des mécanismes
00:24:38sur le plan fiscal
00:24:40notamment
00:24:40qui puissent permettre
00:24:40à nos compatriotes
00:24:41de continuer d'utiliser
00:24:43leurs voitures
00:24:43de régler leurs factures
00:24:45d'électricité
00:24:45sans subir les conséquences
00:24:47collatérales
00:24:48de cette guerre
00:24:49qui risque effectivement
00:24:50de durer un certain temps
00:24:51la question du carburant
00:24:52rentre dans le pouvoir d'achat
00:24:53des français
00:24:54de manière importante
00:24:55y compris souvent
00:24:55les français
00:24:56les plus défavorisés
00:24:57et donc je pense
00:24:58qu'il faut réfléchir
00:24:58à un blocage des prix
00:25:00un blocage des prix
00:25:00oui un blocage des prix
00:25:01de façon à ce que
00:25:02justement
00:25:05quelque part
00:25:05on n'aille pas
00:25:06vers cette augmentation
00:25:07parce qu'une fois
00:25:08qu'on y sera
00:25:08ça sera trop tard
00:25:09alors Aurore Laluc
00:25:10on a d'un côté
00:25:11on va dire
00:25:12Jordan Bardella
00:25:12qui lui réclame
00:25:13un peu le retour
00:25:14de ce qu'on avait appelé
00:25:14à l'époque
00:25:15la TIPP flottante
00:25:16la taxe sur les produits pétroliers
00:25:17qui pouvait varier
00:25:18en fonction du cours du pétrole
00:25:20et puis Eric Coquel
00:25:20qui dit
00:25:21il faut juste bloquer les prix
00:25:22c'est simple
00:25:23je pense qu'il faut
00:25:24surtout se taire
00:25:25si je peux me permettre
00:25:26je suis désolée
00:25:26d'être un petit peu brutale
00:25:27mais il n'y a pas un geste
00:25:28à faire quand même
00:25:29pour le pouvoir d'achat
00:25:29des français
00:25:30on vient de faire
00:25:31toute une analyse
00:25:32de la situation
00:25:32on est en train de se dire
00:25:33que pour l'instant
00:25:34la hausse
00:25:35elle est relativement faible
00:25:38dans un moment
00:25:39où le pétrole
00:25:40n'était pas très haut
00:25:41d'accord
00:25:41donc pour l'instant
00:25:43les prévisions
00:25:44que nous avions
00:25:44ce week-end
00:25:45c'était un baril
00:25:46qui allait aller
00:25:47autour de 80 à 90 dollars
00:25:49c'est ce qui est en train
00:25:50de se passer
00:25:50maintenant je vais vous dire
00:25:52dans les moments graves
00:25:54comme celui-ci
00:25:55que nous traversons
00:25:56qui est un moment politique
00:25:58géopolitique
00:25:58éminemment important
00:26:00je pense qu'il est
00:26:01important
00:26:02de se faire discret
00:26:03important de regarder
00:26:04ce qui se passe
00:26:05nous au niveau européen
00:26:07et les dirigeants européens
00:26:08sont dans une perspective
00:26:09
00:26:10wait and see
00:26:11on regarde
00:26:12on voit
00:26:13on analyse
00:26:13on analyse
00:26:17mais je vous assure
00:26:17que gérer la banque centrale européenne
00:26:19en ce moment
00:26:20c'est autre chose
00:26:20que faire des petites phrases
00:26:21comme Jordan Bardella
00:26:22c'est autre chose
00:26:23les responsabilités
00:26:24c'est pas les mêmes
00:26:25donc arrêtons les petites phrases
00:26:27le concours l'épine
00:26:28de la meilleure mesure
00:26:29alors qu'on ne sait
00:26:30même pas encore
00:26:31ce qui va exactement
00:26:32se passer
00:26:33si cette crise doit durer
00:26:35je vous assure
00:26:36qu'il y aura des mesures
00:26:37à prendre
00:26:38et je vous assure
00:26:39qu'elles seront prises
00:26:40ces mesures
00:26:40mais là
00:26:42franchement
00:26:42dans le moment actuel
00:26:43parler de contrôle des prix
00:26:45de taxes
00:26:45de dire que l'état
00:26:46ça va s'enrégir
00:26:47je vous assure
00:26:48c'est profondément irresponsable
00:26:49David Regoulet Rose
00:26:51ces questions
00:26:51de pouvoir d'achat
00:26:52et d'inflation
00:26:53vont sans doute aussi
00:26:54concerner l'opinion publique américaine
00:26:56peut-être dans une moindre mesure
00:26:58est-ce que l'Iran
00:26:59mise là-dessus
00:27:00pour faire fléchir
00:27:01Donald Trump ?
00:27:02de toute façon
00:27:03l'Iran avait annoncé
00:27:04que ce serait un outil
00:27:05parmi d'autres
00:27:06dans la panoplie
00:27:07de sa réplique
00:27:08et donc oui
00:27:09l'idée
00:27:09c'est de faire payer
00:27:10au sens propre
00:27:11comme au sens figuré
00:27:12ce qui est reçu
00:27:14comme une agression
00:27:15et en l'occurrence
00:27:16dans la logique asymétrique
00:27:19de la stratégie iranienne
00:27:20il y a effectivement
00:27:21indirectement
00:27:21de peser sur l'économie
00:27:23parce que la question
00:27:24de l'inflation
00:27:24dans le débat politique
00:27:25aux Etats-Unis
00:27:26elle est très présente
00:27:27aujourd'hui
00:27:28elle est présente en Europe
00:27:28et elle est présente
00:27:29aux Etats-Unis
00:27:29d'autant plus
00:27:30que le président
00:27:30Donald Trump
00:27:31en avait fait
00:27:31un cheval de bataille
00:27:32c'est-à-dire
00:27:33il avait annoncé
00:27:34que justement
00:27:35il réduirait l'inflation
00:27:36pour augmenter
00:27:37le pouvoir d'achat
00:27:38de consommateurs américains
00:27:39c'est pas vraiment
00:27:40ce qui s'est fait
00:27:42et ça risque
00:27:42de ne pas être le cas
00:27:43à brève échéance
00:27:44or il y a la perspective
00:27:45des mi-termes en novembre
00:27:46donc c'est très embêtant
00:27:48évidemment à gérer
00:27:49et sans parler
00:27:51du fait qu'il y a
00:27:51une fracture
00:27:52au sein de sa base MAGA
00:27:53sur le plan politique
00:27:54et pas seulement économique
00:27:55là pour le coup
00:27:56parce que le consommateur
00:27:57c'est le consommateur américain
00:27:58mais dans la base MAGA
00:27:59c'est effectivement
00:28:01des fractures
00:28:02par rapport
00:28:04au choix
00:28:05de la guerre
00:28:06qui a été fait
00:28:08donc oui
00:28:09c'est une période
00:28:10de turbulence
00:28:11qui s'annonce
00:28:12pour Donald Trump
00:28:14qui s'inscrit aussi
00:28:15dans un climat délétère
00:28:16avec l'affaire Einstein
00:28:17etc
00:28:17donc c'est très compliqué
00:28:20effectivement
00:28:20de prévoir
00:28:22ce qui peut advenir
00:28:23mais ça sera évidemment
00:28:24pas sans conséquence
00:28:25en quelques mots
00:28:26on n'a pas évoqué
00:28:28ce qu'on appelle
00:28:28le fret aérien
00:28:29le transport de marchandises
00:28:31par avion
00:28:31est-ce que les pays du Golfe
00:28:33sont une plateforme
00:28:34de transit importante
00:28:35pour ça ou pas ?
00:28:36c'est plutôt passagers
00:28:36parce que c'était
00:28:38des hubs de transport
00:28:38de passagers
00:28:39comme Dubaï
00:28:40et c'était pas spécialement
00:28:41uniquement pour aller
00:28:42dans ces pays
00:28:43c'était de transit
00:28:44pour aller en Asie
00:28:45etc
00:28:45donc c'est plutôt
00:28:47je parle sous le contrôle
00:28:48de mes collègues
00:28:50mais c'est effectivement
00:28:52plutôt ça
00:28:52parce que
00:28:53au niveau commercial
00:28:54c'est le fret maritime
00:28:55essentiellement
00:28:56alors ces avions
00:28:57cloués sol
00:28:57on va en parler
00:28:58justement
00:28:59sous l'angle
00:29:00que vous évoquiez
00:29:01à l'instant
00:29:01c'est la petite histoire
00:29:03dans la grande
00:29:04d'Anna Cabana
00:29:09et donc Anna
00:29:09cette histoire
00:29:11cette petite histoire
00:29:12dans la grande
00:29:12ce soir
00:29:12c'est celle
00:29:13des influenceurs français
00:29:14à Dubaï
00:29:14qui sont pris
00:29:15dans une grande histoire
00:29:17la grande histoire
00:29:17de la guerre
00:29:18Clément
00:29:19la post-modernité
00:29:21nous offre parfois
00:29:22une actualité
00:29:23pleine de fables
00:29:24depuis plusieurs années
00:29:25on est sommés
00:29:26tous
00:29:26de nous extasier
00:29:27devant l'émergence
00:29:28de Dubaï
00:29:29ces villas construites
00:29:30en gagnant sur la mer
00:29:31ces immeubles
00:29:31qui défilent climat
00:29:32ces influenceurs
00:29:33qui nous font
00:29:34des leçons
00:29:35sur la réussite
00:29:36les influenceurs
00:29:37par principe
00:29:38ils ne sont jamais
00:29:39coincés
00:29:39car ils sont
00:29:40à la mode
00:29:41et voilà
00:29:41que depuis
00:29:42que l'Iran frappe
00:29:43ils sont coincés
00:29:44dans le réel
00:29:44adieu les stories
00:29:45bonjour
00:29:46l'histoire
00:29:47avec une majuscule
00:29:48vous avez remarqué
00:29:49que leurs récits
00:29:50prennent un ton
00:29:51une tournure inhabituelle
00:29:52entre deux photos
00:29:53de brunch couleur sable
00:29:54et trois vidéos
00:29:55de piscine à débordement
00:29:56et bien surgissent
00:29:57des phrases
00:29:58qu'aucun community manager
00:29:59n'aurait jamais imaginé
00:30:01dans une charte éditoriale
00:30:02je cite
00:30:03j'ai les boules
00:30:04au ventre
00:30:05j'ai peur
00:30:06je vous demande
00:30:07de prier pour nous
00:30:08ça ce sont les mots
00:30:10parmi le torrent de mots
00:30:11qu'elle a posté
00:30:12sur ses réseaux
00:30:12de Maëva Guénam
00:30:13l'influenceuse
00:30:14aux 3 millions d'abonnés
00:30:15sur Instagram
00:30:16et 4 millions
00:30:17sur TikTok
00:30:18j'aimerais qu'on la regarde
00:30:42on va regarder une autre
00:30:46Camilla
00:30:46Camilla
00:30:47on regarde
00:30:48je pense qu'il est en train
00:30:49de se passer des choses
00:30:50très graves ici
00:30:51dans les émirats
00:30:52on a entendu une grosse
00:30:53détonation à la maison
00:30:53il est monté dans la douche
00:30:54il m'a dit
00:30:55c'est quoi ce bruit
00:30:56je sais pas
00:30:57je sais pas
00:30:58c'est pas la télé
00:30:59c'est pas les enfants
00:31:00on comprend pas
00:31:01en fait Abu Dhabi
00:31:02est en train d'être bombardé
00:31:05je sais pas en fait
00:31:05je suis choquée
00:31:06de ce qui se passe
00:31:06je vous assure
00:31:07je suis choquée
00:31:07de ce qui se passe
00:31:08parce que pour moi
00:31:08un bombardement
00:31:09c'est une guerre
00:31:10comment c'est possible
00:31:11qu'Abu Dhabi
00:31:13soit bombardé
00:31:13aussi proche d'ici
00:31:14de chez nous
00:31:15je suis choquée
00:31:18et ça commence même
00:31:19à m'angoisser
00:31:22alors on voit
00:31:23en quelque sorte
00:31:23qu'on est passé
00:31:24si vous le permettez
00:31:25du bling bling
00:31:26au bang bang
00:31:27et pourtant
00:31:28Dubaï avait été choisie
00:31:29précisément
00:31:30pour éviter
00:31:30ce genre de désagrément
00:31:31bah oui
00:31:32ville mirage
00:31:33pensée comme une parenthèse
00:31:34au fond
00:31:34or et au dessus du réel
00:31:35elle offrait
00:31:36l'illusion parfaite
00:31:37le soleil permanent
00:31:38la fiscalité légère
00:31:39les conflits lointains
00:31:40le monde pouvait bien brûler
00:31:42mais ailleurs
00:31:43ici le smoothie
00:31:44restait photogénique
00:31:45et soudain
00:31:46comme une ironie
00:31:47un peu cosmique
00:31:48le réel frappe
00:31:48à la porte vitrée
00:31:50des résidences de luxe
00:31:51sans prévenir TikTok
00:31:52et alors en coeur
00:31:53les influenceurs français
00:31:54ont supplié
00:31:55on est français
00:31:56la France
00:31:57protégez nous
00:31:58on regarde
00:31:59on est des français
00:32:01la France
00:32:02protégez nous
00:32:03je me suis chiée dessus
00:32:05ça va ou pas
00:32:06je crier comme une hystérique
00:32:07on a tous nos passeports
00:32:08ici dans mon TTR
00:32:11non mais on sait jamais
00:32:12et parce qu'il faut faire
00:32:13il faut être
00:32:14je sais pas moi
00:32:15il faut
00:32:15si jamais
00:32:15près de châle
00:32:16il y a une grande guerre
00:32:17alors ça c'était
00:32:18vous l'avez reconnu
00:32:19donc Maëva Guénam
00:32:20la même
00:32:20avec son passeport français
00:32:22en sécurité
00:32:23la scène
00:32:24Clément
00:32:25elle est presque
00:32:26philosophique
00:32:27vous arrivez donc
00:32:28à en tirer une leçon
00:32:28philosophique
00:32:29mais il le faut
00:32:30est-ce que ceux
00:32:30qui vivaient dans un univers
00:32:31où tout événement
00:32:32devait être monétisable
00:32:34découvrent une situation
00:32:34qui ne l'est pas
00:32:35le marketing d'influence
00:32:37atteint ici
00:32:38sa limite
00:32:39métaphysique
00:32:40certains événements
00:32:41refusent obstinément
00:32:42de devenir du contenu
00:32:44et les conseils de maquillage
00:32:46vont devoir évoluer
00:32:47vers des recommandations
00:32:48de camouflage
00:32:49il faut savoir que le contraste
00:32:51amuse beaucoup internet
00:32:52les commentaires aussi
00:32:53entre compassion
00:32:54et malice
00:32:55pour ne pas dire plus
00:32:56on rappelle gentiment
00:32:57que l'exil fiscal
00:32:59n'incluait pas
00:32:59l'assurance anti-histoire
00:33:01que vivre dans un hub mondial
00:33:03c'est aussi accepter
00:33:04d'habiter le monde réel
00:33:06et que la neutralité géographique
00:33:08est une fiction fragile
00:33:09parce que même
00:33:10les piscines sur le toit
00:33:12n'échappent pas
00:33:12entièrement
00:33:13à la géographie
00:33:14arrêtez d'emmerder
00:33:16les ambassades
00:33:16leur demande un internaute
00:33:18après avoir constaté
00:33:19que beaucoup
00:33:19se rappelaient à ce moment
00:33:20bien qu'ils avaient
00:33:21une mère patrie
00:33:22un peu vieillotte
00:33:23certes
00:33:24mais si rassurante
00:33:25quand les temps
00:33:26deviennent angoissants
00:33:27on sent quand même
00:33:28Anna
00:33:29que vous-même
00:33:29vous contenez un peu
00:33:30votre ironie
00:33:31et vos sarcasmes
00:33:31je vous le confirme Clément
00:33:33parce qu'il serait trop facile
00:33:34de se moquer seulement
00:33:36ces influenceurs
00:33:37vivent à leur manière
00:33:38une expérience
00:33:39très moderne
00:33:40la chute brutale
00:33:42de l'illusion
00:33:42d'un monde
00:33:43sans tragédie
00:33:44pendant des années
00:33:45ils ont incarné
00:33:46une époque persuadée
00:33:47que au fond
00:33:48tout pouvait devenir
00:33:49léger
00:33:49esthétique
00:33:51optimisé
00:33:52or voici
00:33:53que surgit
00:33:54ce que les anciens
00:33:54appelaient simplement
00:33:55le destin
00:33:57imprévisible
00:33:58non sponsorisé
00:33:59impossible
00:34:00à retoucher
00:34:01et tandis que
00:34:02certains cherchent
00:34:03encore le meilleur angle
00:34:04pour filmer
00:34:05un ciel traversé
00:34:06d'avions militaires
00:34:07il y a une vérité
00:34:08simple qui réapparaît
00:34:09il existe des moments
00:34:10où l'on cesse
00:34:11d'être une marque
00:34:12personnelle
00:34:13pour redevenir
00:34:14simplement
00:34:14un être humain
00:34:15regardant l'horizon
00:34:17espérant
00:34:18que tout cela
00:34:18s'arrête bientôt
00:34:19sans filtre
00:34:20sans musique d'ambiance
00:34:22sans lien affilié
00:34:23cherchant
00:34:24la paix
00:34:25et l'amour
00:34:26mais sans like
00:34:27mais des like
00:34:28c'est peut-être vous
00:34:28qui allez en recevoir
00:34:29pour cette chronique
00:34:30Anna
00:34:30je vous en remercie
00:34:31cher Clément
00:34:33je vous ai vu réagir
00:34:34tous les trois
00:34:34peut-être d'un mot
00:34:35Aurore Laluc
00:34:36ça vous inspire quoi
00:34:36cette chronique
00:34:37l'Union Européenne
00:34:38c'est bien
00:34:38le vieux continent
00:34:40la France et l'Europe
00:34:40le vieux continent
00:34:41voilà
00:34:42le monde est bienvenu
00:34:43pour y revenir
00:34:43merci à tous les trois
00:34:45d'être venus débattre
00:34:46sur le plateau
00:34:47de chaque voix compte
00:34:48dans un instant
00:34:48la question qui fâche
00:34:50l'enseignement privé
00:34:51va-t-il détrôner
00:34:52le public
00:34:52notamment dans les grandes villes
00:34:54mais d'abord
00:34:55c'est la chronique
00:34:56quelle histoire
00:34:57d'Olivier Ravanello
00:35:05Alors on reste dans
00:35:06la même région Olivier
00:35:07mais on change un peu
00:35:07d'ambiance
00:35:08on va parler du régime
00:35:09iranien
00:35:10alors on explique souvent
00:35:10que la structure
00:35:12du régime iranien
00:35:12explique sa résilience
00:35:13mais il y a peut-être
00:35:14un autre facteur
00:35:15que cultive ce régime
00:35:16depuis 40 ans
00:35:17oui la capacité
00:35:18à endurer
00:35:20dans ce régime
00:35:21il y a l'idée
00:35:21que si l'on souffre
00:35:23si on est bombardé
00:35:25si des missiles pleuvent
00:35:26en fait ça donne
00:35:27presque du sens
00:35:28à cette révolution
00:35:29ça la justifie presque
00:35:30ça montre à quel point
00:35:31elle est singulière
00:35:33à quel point elle dérange
00:35:34et pour cela
00:35:34le régime a développé
00:35:36le culte du martyr
00:35:37du sacrifice
00:35:38ceux qui sont morts
00:35:39pour la cause
00:35:40de la révolution islamique
00:35:41sont littéralement adulés
00:35:42leur funéraille
00:35:43vous le voyez
00:35:44sur ces images par exemple
00:35:45donne lieu à des parades
00:35:47où les cercueils
00:35:48sont exhibés
00:35:49comme les portraits
00:35:49de ceux qui sont morts
00:35:51les portraits
00:35:51de ces chaïds
00:35:52vont ensuite
00:35:53se retrouver
00:35:54sur les murs
00:35:55dans les rues
00:35:55sur des fresques
00:35:56qui sont peintes
00:35:57et où assez souvent
00:35:58on voit leur visage
00:35:59mélangé à des missiles
00:36:00israéliens
00:36:01c'est une véritable politique
00:36:03de la part du régime
00:36:04qui est menée
00:36:04parce que ces familles
00:36:06de martyrs
00:36:06sont accompagnées
00:36:08aidées financièrement
00:36:09on trouve des emplois
00:36:10dans les administrations
00:36:11pour leurs proches
00:36:12il y a même une fondation
00:36:13qui est dédiée
00:36:14à leur soutien
00:36:16et par leur mort
00:36:17ces martyrs
00:36:18donnent une sorte
00:36:19de statut
00:36:19d'intouchable
00:36:20à tous ceux
00:36:21qui sont autour d'eux
00:36:22et ce qui crée
00:36:23un socle
00:36:23assez solide
00:36:25pour permettre
00:36:26au régime
00:36:26encore de résister
00:36:27et alors
00:36:27est-ce que c'est propre
00:36:28à l'Iran ?
00:36:30non
00:36:30cette martyrologie
00:36:31vous la retrouvez
00:36:32dans tous les pays
00:36:32qui récemment
00:36:34ont été influencés
00:36:35par l'Iran
00:36:35vous l'avez évidemment
00:36:37dans la bande de Gaza
00:36:38avec le Hamas
00:36:39mais aussi au Liban
00:36:40avec le Hezbollah
00:36:41si vous regardez
00:36:42ces défilés
00:36:43de jeunes combattants
00:36:45qui appartiennent
00:36:45à la branche armée
00:36:47du Hezbollah
00:36:47et bien
00:36:47vous voyez que
00:36:48quand ils défilent
00:36:49ce qu'ils scandent
00:36:50c'est qu'ils sont prêts
00:36:51à mourir
00:36:52souvent vous avez
00:36:53des défilés militaires
00:36:54où on promet à l'ennemi
00:36:55d'être tué
00:36:56jusqu'au dernier
00:36:56eux c'est bien
00:36:57le sacrifice
00:36:58qui apparaît
00:36:59comme étant en fait
00:37:00une fin en soi
00:37:01et quelle est l'origine
00:37:02de ce culte du martyre ?
00:37:03alors encore
00:37:04on parle d'un mythe
00:37:06qui est utilisé
00:37:07politiquement
00:37:08et ce mythe
00:37:09et bien
00:37:09il trouve ses origines
00:37:10à la guerre
00:37:11Iran-Irak
00:37:12dans les années 80
00:37:13où l'Iran
00:37:13est complètement submergé
00:37:15militairement
00:37:16par l'Irak
00:37:17et au début
00:37:19d'une bataille
00:37:19où des divisions
00:37:21de blindés irakiens
00:37:23se pointent
00:37:24à l'horizon
00:37:24et bien
00:37:25l'Iran
00:37:26qui ne sait pas
00:37:27comment faire face
00:37:27voit se lever
00:37:28un jeune homme
00:37:29de 13 ans
00:37:30qui va
00:37:31prendre une ceinture
00:37:33de grenade
00:37:33se la mettre
00:37:34autour de la taille
00:37:35et puis
00:37:35aller en direction
00:37:36de ses blindés
00:37:38pour passer
00:37:39entre les chenilles
00:37:40d'un blindé
00:37:40et se faire exploser
00:37:41c'est un des premiers
00:37:42attentats suicides
00:37:43de l'ère
00:37:45moderne
00:37:45ça va stupéfier
00:37:46tout le monde
00:37:47sur le champ
00:37:47de bataille
00:37:47ça va donner
00:37:48au régime
00:37:49une arme nouvelle
00:37:49à laquelle
00:37:50il n'avait pas
00:37:51imaginé
00:37:51et d'ailleurs
00:37:52l'ayatollah Roménie
00:37:53aura ses mots
00:37:54quelques jours plus tard
00:37:55notre guide
00:37:56dit-il
00:37:56ce n'est pas moi
00:37:57c'est lui
00:37:57c'est cet enfant
00:37:58de 13 ans
00:37:59qui s'est jeté
00:37:59sous un char
00:38:00il en fait
00:38:01un modèle
00:38:02pour l'ensemble
00:38:02de la nation
00:38:03son portrait
00:38:04va être exhibé
00:38:05un peu partout
00:38:06dans le pays
00:38:06des statues
00:38:07vont être érigées
00:38:08à son effigie
00:38:09et dans la foulée
00:38:10le Hezbollah
00:38:11au Liban
00:38:11va faire la même chose
00:38:12créer des cohortes
00:38:14de chahides
00:38:15de candidats
00:38:16aux attentats suicides
00:38:17et ce qu'il faut
00:38:18quand même bien
00:38:18se remémorer
00:38:19c'est que dans
00:38:19les années 80
00:38:20l'attentat suicide
00:38:21qui aujourd'hui
00:38:22est devenu
00:38:22une sorte
00:38:22de réflexe
00:38:24dans le combat
00:38:25islamiste
00:38:25ne l'est pas du tout
00:38:26à cette époque
00:38:27le FPLP
00:38:28ou le FATA
00:38:30n'ont pas recours
00:38:31à cet attentat suicide
00:38:32alors ce ressort
00:38:33il fonctionne
00:38:34d'autant mieux
00:38:35en Iran
00:38:36qu'il va chercher
00:38:37dans l'histoire
00:38:38du chiisme
00:38:39un épisode
00:38:40qui est un épisode
00:38:41fondateur
00:38:42quand le prophète Hussein
00:38:43va à la rencontre
00:38:44des autres sunnites
00:38:46qui lui demandent
00:38:46de se soumettre
00:38:47il refuse
00:38:48il y va avec l'ensemble
00:38:49de ses proches
00:38:49il sait
00:38:50qu'il va se faire massacrer
00:38:52mais il y va quand même
00:38:53ce martyre
00:38:54il est célébré
00:38:56chaque année
00:38:56dans une fête
00:38:58qui s'appelle
00:38:58la Shura
00:38:58où les fidèles
00:39:01se recouvrent de sang
00:39:02ou du sang d'animal
00:39:03ou parfois
00:39:04s'entaillent eux-mêmes
00:39:05un petit peu
00:39:05pour revivre
00:39:07ce martyre
00:39:08et tout ça
00:39:09quand même
00:39:09nous montre
00:39:10que même si ce régime
00:39:12est militairement
00:39:13complètement dépassé
00:39:14par ce qu'il se passe
00:39:15il y a encore en lui
00:39:17une capacité de résilience
00:39:18chez un socle
00:39:19d'une population
00:39:20qu'on peut estimer
00:39:21peut-être à 15 ou 20%
00:39:23mais qui est prête
00:39:24encore à endurer
00:39:25très longtemps
00:39:25les frappes américaines
00:39:26Merci à vous
00:39:27Olivier Ravanello
00:39:29c'est l'heure
00:39:29de la question
00:39:30qui fâche à présent
00:39:39Il y aura bientôt
00:39:40plus d'élèves
00:39:41de sixième
00:39:41scolarisés dans le privé
00:39:42que dans le public
00:39:43à Paris
00:39:43et c'est une tendance
00:39:44qu'on retrouve
00:39:45dans la plupart
00:39:46des grandes villes
00:39:47de France
00:39:48alors l'enseignement privé
00:39:49va-t-il détrôner le public
00:39:51et surtout
00:39:51avec quelles conséquences
00:39:52c'est notre question
00:39:53qui fâche ce soir
00:39:54et on est en débat
00:39:54avec Rodrigo Arenas
00:39:56bonsoir
00:39:57vous êtes député LFI
00:39:58et ancien président
00:39:59de la FCPE
00:40:00c'est donc la principale
00:40:01fédération de parents
00:40:02d'élèves du public
00:40:03Chantal Desbarrières
00:40:04bonsoir
00:40:05vous êtes directrice
00:40:06diocésaine des Hauts-de-Seine
00:40:07et Pierre Merle
00:40:09bonsoir
00:40:09sociologue
00:40:10spécialiste des questions scolaires
00:40:12et des politiques éducatives
00:40:13et vous avez publié
00:40:13il y a quelques mois
00:40:14l'enseignement privé
00:40:15aux éditions de La Découverte
00:40:17alors que dit précisément
00:40:19cette étude
00:40:20que je viens de vous citer
00:40:21de l'Institut des politiques publiques
00:40:23on voit cela en détail
00:40:24avec Thibaut Enoch
00:40:29Ce soir
00:40:30la question qui fâche
00:40:31s'est posée
00:40:32depuis le fond de la classe
00:40:33l'école publique
00:40:35est-elle en train
00:40:36de décrocher
00:40:36face à l'école privée ?
00:40:38Réponse du maître
00:40:39ou plutôt de l'Institut
00:40:41des politiques publiques
00:40:42oui
00:40:42une étude
00:40:43publiée hier
00:40:44trace de drôles
00:40:45de courbes au tableau
00:40:46à Paris
00:40:47la part d'élèves
00:40:48dans l'enseignement privé
00:40:49en sixième
00:40:50pourrait ainsi passer
00:40:51de 38%
00:40:52l'an dernier
00:40:52à 49%
00:40:54dans dix ans
00:40:55pour le CP
00:40:56la hausse serait encore plus rapide
00:40:58dans les cinq prochaines années
00:41:00en cause
00:41:01un effet domino
00:41:02la baisse de la natalité
00:41:04entraîne des fermetures de classes
00:41:06mais celles-ci sont beaucoup plus nombreuses
00:41:08dans le public
00:41:09que dans le privé
00:41:09où la demande ne cesse de croître
00:41:11dépassant largement l'offre
00:41:13un phénomène
00:41:14longtemps tabou
00:41:15mais aujourd'hui
00:41:16beaucoup plus assumé
00:41:17moi aussi
00:41:18moi aussi j'ai mis mes filles
00:41:19dans le privé
00:41:20alors que je suis le fruit
00:41:21de la méritocratie républicaine
00:41:22et un fervent défenseur du public
00:41:24oui mais voilà
00:41:25on a des convictions
00:41:26puis un jour
00:41:27on a des enfants
00:41:28et là
00:41:29on veut le meilleur pour eux
00:41:30un choix aussi revendiqué
00:41:31il y a deux ans
00:41:32par la ministre de l'éducation
00:41:33Amélie Oudea Castera
00:41:35créant la polémique
00:41:36motif invoqué
00:41:37l'absentéisme
00:41:38dans le public
00:41:39à un moment
00:41:40on en a eu marre
00:41:41comme des centaines
00:41:42de milliers de familles
00:41:43qui à un moment
00:41:44ont fait un choix
00:41:44voilà
00:41:45d'aller chercher
00:41:46une solution différente
00:41:47Résultat
00:41:48une amplification
00:41:49de la ségrégation sociale
00:41:50selon les auteurs
00:41:51de l'étude
00:41:52car les établissements privés
00:41:53attirent les élèves
00:41:54issus des milieux
00:41:55les plus favorisés
00:41:56au détriment
00:41:56des classes populaires
00:41:58une tendance
00:41:59qui devrait aussi
00:41:59s'accentuer
00:42:00selon les projections
00:42:01les élèves
00:42:02de milieux très favorisés
00:42:03occupant presque
00:42:05trois quarts des bancs
00:42:06d'ici dix ans
00:42:07un constat
00:42:08dénoncé à gauche
00:42:09avec la question
00:42:10du financement
00:42:11de l'école privée
00:42:12sous contrat
00:42:12aujourd'hui
00:42:13assurée à 75%
00:42:15par l'Etat
00:42:15Une anomalie
00:42:16la France
00:42:17est le seul pays
00:42:17du monde
00:42:18à ainsi subventionner
00:42:19sur fonds publics
00:42:20aussi massivement
00:42:20une école privée
00:42:22sous contrat
00:42:22qui contribue
00:42:23de façon décisive
00:42:24au creusement
00:42:25des inégalités
00:42:25Pour réduire
00:42:26ces inégalités
00:42:27les auteurs
00:42:28de l'étude
00:42:28recommandent
00:42:29de contraindre
00:42:29les établissements
00:42:30sous contrat
00:42:31à fermer plus de classes
00:42:32alors la question
00:42:34qui fâche
00:42:34ce soir
00:42:34est la suivante
00:42:35le privé
00:42:36va-t-il
00:42:37détrôner le public
00:42:39Alors pour commencer
00:42:40j'aimerais savoir
00:42:41Rodrigo Arenas
00:42:42et vous aussi
00:42:42Chantal Dédbarrière
00:42:43si vous êtes d'accord
00:42:44sur ce diagnostic
00:42:45qui est fait par cette étude
00:42:46sur le fait
00:42:47pour résumer
00:42:48que c'est l'enseignement
00:42:50du public
00:42:50qui fait le plus d'efforts
00:42:51pour s'adapter
00:42:51à la baisse de la natalité
00:42:53comparé à l'enseignement privé
00:42:54on commence peut-être
00:42:55par vous
00:42:56Merci pour cette question
00:42:59il faut savoir
00:43:00que dans l'enseignement privé
00:43:01je vais parler essentiellement
00:43:02de l'enseignement privé
00:43:04catholique
00:43:04sous contrat
00:43:05associé à l'Etat
00:43:05par contrat
00:43:06nous avons aussi
00:43:07une baisse des effectifs
00:43:08qui est de l'ordre
00:43:09de 11 180 élèves
00:43:12cette année
00:43:13soit environ
00:43:14moins 0,54%
00:43:15C'est dit dans l'étude
00:43:17mais j'ai fait mon petit calcul
00:43:18en prenant les chiffres
00:43:19de l'étude
00:43:19mais les effectifs de CP
00:43:20entre 2016 et 2024
00:43:22ils ont baissé
00:43:236 fois plus
00:43:24dans le public
00:43:24que dans le privé
00:43:26Dans les chiffres
00:43:27effectivement
00:43:28sur l'école
00:43:29au niveau de l'école
00:43:30la baisse
00:43:31au collège aussi
00:43:32la baisse est moindre
00:43:33au niveau de l'école
00:43:34au niveau du collège
00:43:36la baisse est moindre
00:43:37au niveau du lycée
00:43:38la progression
00:43:39qui est aussi en progression
00:43:40dans le public
00:43:41est légèrement supérieure
00:43:42la question
00:43:43oui c'est vrai
00:43:44qu'il y a ces chiffres
00:43:44ils parlent
00:43:45les chiffres parlent
00:43:46la réalité
00:43:47c'est aussi que
00:43:48nous sommes associés
00:43:49à l'Etat par contrat
00:43:50cette association
00:43:51à l'Etat par contrat
00:43:52nous souhaitons la vivre
00:43:53pleinement
00:43:53et donc
00:43:54que nous puissions avoir
00:43:55aussi la possibilité
00:43:57de dire aux familles
00:43:59vous avez la liberté
00:44:01de ce choix
00:44:01et c'est ça je crois
00:44:03le cœur de la question
00:44:04n'est pas tant de savoir
00:44:05si
00:44:08une partie de l'enseignement
00:44:10et je redis que nous sommes
00:44:11associés à l'Etat par contrat
00:44:12et que ces engagements
00:44:13nous les tenons fermement
00:44:14nous y sommes absolument
00:44:18absolument associés
00:44:19donc
00:44:20à partir de là
00:44:21oui effectivement
00:44:22il y a une demande
00:44:24de nos familles
00:44:24qui valorisent
00:44:26qui légitiment
00:44:28et qui reconnaissent
00:44:29ce qui est proposé
00:44:30dans l'enseignement privé
00:44:31Rodrigo Aranas
00:44:32sur cette étude
00:44:33vous en retenez quoi ?
00:44:35D'abord
00:44:36cette étude
00:44:38corrobore
00:44:38une étude
00:44:39que nous avons fait
00:44:40avec la FCPE
00:44:40en 2020
00:44:41dans laquelle
00:44:42les motivations
00:44:43de scolarisation
00:44:44des enfants dans le privé
00:44:45par les parents
00:44:46relevaient davantage
00:44:47de stratégies individuelles
00:44:48plutôt que d'efforts collectifs
00:44:50vers des valeurs républicaines
00:44:52que maintenant
00:44:52tout le monde connaît
00:44:53en France
00:44:54et pas seulement
00:44:55la laïcité
00:44:55donc à partir de là
00:44:57oui il y a une réalité
00:44:58où les parents
00:44:59pensent bien faire
00:45:00d'ailleurs la journaliste
00:45:02Isabelle Saporta
00:45:03dit clairement
00:45:03que le statut qui est là
00:45:04elle le doit à l'école publique
00:45:05mais que pour ses enfants
00:45:06et bien elle souhaite faire autrement
00:45:07parce qu'elle aussi a cédé
00:45:08comme plein de parents
00:45:09à cette idée
00:45:10qu'on réussit mieux
00:45:11dans le privé
00:45:11que dans le public
00:45:12ce qui est faux
00:45:13structurellement
00:45:14on réussit mieux
00:45:15de façon massive
00:45:15dans le public
00:45:16on amène une classe d'âge
00:45:17plus importante
00:45:18vers la réussite académique
00:45:19que dans le privé
00:45:20pour deux raisons
00:45:20d'abord parce qu'il y a
00:45:22beaucoup plus d'élèves
00:45:23dans le public
00:45:23contrairement à la structuration
00:45:26en termes de pourcentage
00:45:27des effectifs
00:45:28que dans le privé
00:45:29et aussi parce que
00:45:30l'école publique
00:45:30accepte tous les élèves
00:45:31il n'y a pas
00:45:32au niveau du collège
00:45:33au niveau du CILI notamment
00:45:34les élèves qui sont
00:45:35des mauvais résultats
00:45:36qui n'ont pas les bons comportements
00:45:37ou qui aussi
00:45:38qui sont à besoin particulier
00:45:39à Paris
00:45:39vous avez 10% des élèves
00:45:40qui sont à besoin particulier
00:45:42qui sont dans le privé
00:45:42et 90% dans le public
00:45:44sans avoir les moyens
00:45:45d'accompagner ces enfants-là
00:45:46notamment en termes d'AESH
00:45:47donc c'est des chiffres
00:45:48qui sont un peu en trompe-l'oeil
00:45:49parce que vous l'avez dit
00:45:50vous-même
00:45:50il y a davantage de fermeture
00:45:52dans le public
00:45:53et il n'y a pas
00:45:54le même effort de fermeture
00:45:54dans le privé
00:45:55donc l'épilibre est rompu
00:45:56et moi je suis d'accord
00:45:57avec madame
00:45:58il y a l'enseignement libre
00:46:00en France
00:46:00mais c'est un choix confessionnel
00:46:02et là nous sommes
00:46:03dans un choix
00:46:03d'évitement scolaire
00:46:04d'entre-soi
00:46:05et de réseaucratie
00:46:06et ça ce n'est pas acceptable
00:46:07d'ailleurs
00:46:07Oudea Castera le dit elle-même
00:46:09quand elle met ses enfants
00:46:10à l'école Stanislas
00:46:11et je ne reviendrai pas
00:46:12sur les polémiques
00:46:12qui l'accompagnent
00:46:13c'est parce qu'elle parle
00:46:15de l'école littrée
00:46:15en sens des absences non remplacées
00:46:16alors que dans cette école
00:46:22c'était le lendemain
00:46:25de sa nomination
00:46:25elle a été nommée
00:46:26le 11 janvier 2024
00:46:27le 12 janvier
00:46:28elle fait cette déclaration
00:46:29en parlant de ce paquet d'heures
00:46:30qui n'était pas sérieusement remplacé
00:46:33et elle est virée du ministère
00:46:35parce que c'était fou
00:46:3527 jours après
00:46:36c'est-à-dire que
00:46:37c'est important
00:46:39de situer ces phrases
00:46:42dans le contexte
00:46:43extraordinairement polémique
00:46:44parce que c'était
00:46:44C'est un sujet très sensible
00:46:46ce qui m'avait permis
00:46:46de la qualifier
00:46:47comme ministre de l'enseignement privé
00:46:48ce qui n'avait pas permis
00:46:49d'entendre une ministre
00:46:50de l'éducation nationale
00:46:51venir dire ça
00:46:52le lendemain de son arrivée
00:46:54et sa nomination
00:46:54Pierre Merle
00:46:55vous avez vous-même
00:46:56travaillé depuis longtemps
00:46:57sur ces questions-là
00:46:58en tant que sociologue
00:46:59vous vous êtes penché
00:47:00notamment sur l'enseignement
00:47:01du privé
00:47:01ça vous surprend ou pas
00:47:03ce qu'on voit dans cette étude ?
00:47:04Non pas du tout
00:47:04et en fait
00:47:05les raisons sont assez simples
00:47:07d'abord il y a des raisons
00:47:08structurelles
00:47:08sur l'offre du privé
00:47:10l'offre du privé
00:47:11c'est désintéressé en fait
00:47:13par exemple des élèves
00:47:14en situation de handicap
00:47:16le privé représente
00:47:17à peu près 20%
00:47:18des élèves scolarité
00:47:18seulement 10%
00:47:19des élèves
00:47:20en situation de handicap
00:47:21pour les élèves
00:47:22qui sont scolarisés en SECPA
00:47:23qui sont les sections
00:47:25qui scolarisent
00:47:25les élèves
00:47:26le plus en difficulté
00:47:27seulement 6%
00:47:28des SECPA
00:47:29sont dans le privé
00:47:30tout le reste
00:47:31est dans le public
00:47:31donc le privé
00:47:33n'a pas pris en compte
00:47:36ce type de demande
00:47:37parce que finalement
00:47:38ce type de demande
00:47:39ne l'intéresse pas
00:47:40alors même que c'est
00:47:41dans ses statuts
00:47:41de scolariser
00:47:42les plus pauvres
00:47:43et de façon plus générale
00:47:44si on regarde
00:47:45l'évolution
00:47:45de la part des élèves
00:47:47favorisés
00:47:47scolarisés
00:47:48depuis 20 ans
00:47:48dans le privé
00:47:49elle n'a cessé
00:47:50d'augmenter
00:47:50donc on voit bien
00:47:51qu'il y a des choix
00:47:52qui sont structurels
00:47:53et qui s'expliquent
00:47:54comment
00:47:55est-ce que l'enseignement
00:47:56public n'est pas aussi
00:47:56en cause ?
00:47:57Peut-être
00:47:58dans ce qu'il propose
00:47:59et ce qu'il offre
00:47:59aujourd'hui aux parents
00:48:01effectivement
00:48:02les résultats
00:48:03du public
00:48:05si on s'en tient
00:48:06au taux brut
00:48:09au brevet de collège
00:48:10ou au bac
00:48:11sont meilleurs
00:48:12tout simplement
00:48:13sont moins bons
00:48:14tout simplement
00:48:14parce qu'en fait
00:48:15ils scolarisent
00:48:16beaucoup plus
00:48:17d'élèves en difficulté scolaire
00:48:18donc il faudrait
00:48:19que la concurrence
00:48:19soit égale
00:48:20et puis je dirais
00:48:21encore un point
00:48:22très important
00:48:23sur l'évolution
00:48:23si vous prenez
00:48:25par exemple
00:48:25le premier quinquennat
00:48:27d'Emmanuel Macron
00:48:282017-2022
00:48:30création
00:48:31augmentation
00:48:32du nombre
00:48:32de postes
00:48:33dans le privé
00:48:344500
00:48:35variation
00:48:35du nombre
00:48:36de postes
00:48:36d'enseignants
00:48:37dans le public
00:48:38moins 17000
00:48:39évidemment
00:48:40quand vous augmentez
00:48:41le nombre
00:48:41de postes
00:48:41dans le privé
00:48:42les ouvertures
00:48:44de classe
00:48:45sont possibles
00:48:46et quand vous diminuez
00:48:47le nombre
00:48:48de postes
00:48:48dans le public
00:48:49il y a fermeture
00:48:49de classe
00:48:50donc c'est
00:48:50un choix politique
00:48:52qui a été fait
00:48:52à ce moment-là
00:48:53Chantal
00:48:54répondez
00:48:55à tout ce qui a été
00:48:56dit là
00:48:56parce que c'est vrai
00:48:57que c'est une mise
00:48:57en cause aussi
00:48:58du fonctionnement
00:48:59de l'enseignement privé
00:49:01je crois qu'il est
00:49:02très important
00:49:02d'entendre
00:49:03notre volonté
00:49:04notre volonté
00:49:05elle est extrêmement claire
00:49:06c'est d'accueillir
00:49:08parce que ça correspond
00:49:09à notre vocation
00:49:09évangélique
00:49:10ça correspond au coeur
00:49:11de notre
00:49:12de nos statuts
00:49:14absolument
00:49:15d'accueillir
00:49:16tout le monde
00:49:17sans distinction
00:49:18pourquoi cet écart
00:49:19par exemple
00:49:19dans l'accueil
00:49:20des enfants
00:49:20en situation
00:49:21de handicap
00:49:21je voudrais vous répondre
00:49:23sur la question
00:49:25il y a aussi
00:49:25des secpas
00:49:26chez nous
00:49:26et nous y tenons
00:49:27j'ai des demandes
00:49:29je vais vous donner
00:49:30un exemple
00:49:31là actuellement
00:49:32il y a des demandes
00:49:32d'ouverture
00:49:33de micro lycées
00:49:34micro collèges
00:49:34qui sont pour les besoins
00:49:36spécifiques
00:49:37de jeunes en souffrance
00:49:38de situation mentale
00:49:39ça ne nous est pas
00:49:40forcément fait
00:49:40il y a cette volonté
00:49:41profonde
00:49:42peut-être qu'il y avait
00:49:43des choses
00:49:43il y a quelques années
00:49:44ce qui m'importe
00:49:45aujourd'hui
00:49:45je crois c'est de parler
00:49:47ce qui est mis en place
00:49:48aujourd'hui
00:49:48la volonté
00:49:50aujourd'hui manifeste
00:49:51et manifestée
00:49:52de l'enseignement catholique
00:49:54pourquoi cet écart
00:49:55parce qu'il est exact
00:49:56les chiffres parlent
00:49:57une fois encore
00:49:57parce qu'aussi
00:49:59les moyens
00:49:59ne sont pas les mêmes
00:50:01dans les chiffres
00:50:03dont je dispose
00:50:05un élève
00:50:06le coût d'un élève
00:50:07à l'année
00:50:08dans l'enseignement public
00:50:10c'est
00:50:10allez
00:50:11environ 9800 euros
00:50:12par an
00:50:14pour l'État
00:50:15à savoir
00:50:16l'État
00:50:16et les collectivités
00:50:17confondues
00:50:18le coût d'un élève
00:50:19dans le privé
00:50:20je finis
00:50:21c'est 5300 et quelques
00:50:23donc on ne peut pas dire
00:50:24que l'État finance
00:50:25à 75%
00:50:27etc
00:50:27ce que je veux dire aussi
00:50:29c'est que
00:50:30nous avons besoin
00:50:32d'être accompagnés
00:50:34notre volonté
00:50:34elle est là
00:50:35dans les Hauts-de-Seine
00:50:36par exemple
00:50:37il se trouve
00:50:37que j'ai l'honneur
00:50:37d'accompagner
00:50:38l'ensemble des établissements
00:50:39des Hauts-de-Seine
00:50:40nous avons anticipé
00:50:42nous allons plus loin
00:50:43que ce qui est demandé
00:50:44dans le protocole
00:50:45de 2023
00:50:46qui a été signé
00:50:47avec le ministre
00:50:48Papendiaï
00:50:49à l'époque
00:50:49où il devait y avoir
00:50:5050% des établissements
00:50:52à l'aune de 2028
00:50:53qui devaient proposer
00:50:55la contribution
00:50:56différenciée des familles
00:50:57donc en gros
00:50:58des frais de scolarité
00:50:59qui baissent
00:51:00pour les familles
00:51:00modestes
00:51:01absolument
00:51:02et bien
00:51:03nous avons mis en place
00:51:04pour septembre
00:51:052026
00:51:06pour l'ensemble
00:51:07de nos établissements
00:51:08des Hauts-de-Seine
00:51:09la contribution
00:51:10différenciée
00:51:10ce que je veux dire
00:51:11c'est qu'il y a cette volonté
00:51:12tant que la restauration
00:51:14il y a aussi une question
00:51:15des moyens
00:51:16qui sont donnés
00:51:16pour que nos familles
00:51:17puissent venir
00:51:18nous avons cette volonté
00:51:19et nous mettons tout en place
00:51:21pour les accueillir
00:51:21il faut que la restauration
00:51:23qui est de l'ordre
00:51:24parfois très très faible
00:51:25dans le public
00:51:26de l'ordre de 10 centimes
00:51:27chez nous
00:51:28c'est en moyenne nationale
00:51:29de l'ordre de 6 euros
00:51:30par repas
00:51:31par repas bien sûr
00:51:32et bien
00:51:33parfois un petit peu plus
00:51:34bien sûr que ça coûte
00:51:35encore beaucoup plus cher
00:51:37il faut que
00:51:38la collectivité
00:51:39puisse accompagner
00:51:40de la même façon
00:51:41la restauration
00:51:42qui est encore plus importante
00:51:43que les contributions
00:51:44des familles
00:51:44il y a aussi quand même
00:51:45un sujet de barrière
00:51:47à l'entrée financière
00:51:48vous avez combien
00:51:48d'établissements privés
00:51:49dans le 93
00:51:50et combien dans le 92
00:51:52l'un étant un département
00:51:53très défavorisé
00:51:54et l'autre
00:51:55pour le moins très aisé
00:51:57je ne saurais pas
00:51:58vous donner le chiffre
00:51:59du 93
00:51:59excusez-moi
00:52:00dans le 92
00:52:01nous en avons 72
00:52:02et oui
00:52:04parce que c'est
00:52:05un département
00:52:06où les gens
00:52:07ont plutôt des moyens
00:52:08ce que je veux dire
00:52:09c'est que
00:52:10la barrière
00:52:11la barrière
00:52:12du fait que la scolarité
00:52:13soit payante
00:52:14pour entrer dans le privé
00:52:16fait que
00:52:17c'est pour ça
00:52:17que nous voulons
00:52:18la supprimer
00:52:18cette barrière
00:52:19nous sommes d'accord
00:52:20sur un certain nombre
00:52:21de constats
00:52:22et sur le besoin
00:52:23de pouvoir accompagner
00:52:24davantage les familles
00:52:25donc bien sûr
00:52:26que cette barrière
00:52:26nous souhaitons
00:52:27la supprimer
00:52:28après historiquement
00:52:29pourquoi il y a un certain
00:52:30nombre d'établissements
00:52:31en 92
00:52:31aussi il y a un moment
00:52:32alors il faut
00:52:3392 était
00:52:33moins privilégié
00:52:35qu'aujourd'hui
00:52:35Rodrigo Arenas
00:52:36d'abord
00:52:36et Pierre Merle
00:52:37ensuite
00:52:37je vous ai vu
00:52:38réagir tous les deux
00:52:38sur le coût
00:52:39entre guillemets
00:52:40pour l'état
00:52:40de la prise en charge
00:52:41des élèves
00:52:41entre le public
00:52:42et le privé
00:52:43d'abord encore là
00:52:44c'est en trompe l'oeil
00:52:45parce que par exemple
00:52:46vous prenez
00:52:46les deux établissements
00:52:47d'excellence parisienne
00:52:48que sont Henri IV
00:52:49et Louis-le-Grand
00:52:50c'est un établissement
00:52:51dans lequel
00:52:51les frais d'enseignement
00:52:52sont plus chers
00:52:53pourquoi ?
00:52:53parce que vous avez
00:52:53davantage de professeurs
00:53:01à notamment accéder
00:53:02à ce qu'on appelle
00:53:03la méritocratie républicaine
00:53:04à travers la recherche
00:53:05de l'élitisme républicain
00:53:06et c'est là
00:53:07que nous avons un biais
00:53:07parce que vous ne pouvez pas
00:53:08par volonté politique
00:53:11encourager des établissements
00:53:12où les parents
00:53:13scolarisent les enfants
00:53:14non pas pour des raisons
00:53:15confessionnelles
00:53:15ce que je respecte
00:53:16mais pour des raisons
00:53:17de méritocratie
00:53:18et d'entre-soi
00:53:18et de réseocratie
00:53:19à la même hauteur
00:53:20que des établissements
00:53:21qui sont universalistes
00:53:23humanistes et laïcs
00:53:23je pense qu'il y a un moment donné
00:53:25on ne peut pas encourager ça
00:53:26donc nous avons une opportunité
00:53:27en ce moment en France
00:53:28liée à la baisse de natalité
00:53:29d'améliorer les conditions d'accueil
00:53:31dans les écoles publiques
00:53:32en s'appuyant justement
00:53:33sur cette baisse démocratique
00:53:34pour encourager
00:53:35la baisse des effectifs
00:53:36dans les classes
00:53:36et ce n'est pas le choix
00:53:37que fait ce gouvernement
00:53:38au contraire
00:53:38il utilise
00:53:39il y a quand même
00:53:39un gros écart
00:53:40sur les effectifs
00:53:41aujourd'hui
00:53:42il y a un gros écart
00:53:43sur les effectifs moyens
00:53:44entre une classe dans le privé
00:53:45et une classe dans le public
00:53:46et ça ne suffit pas
00:53:47à convaincre les parents
00:53:48de familles aisées
00:53:50vous avez par exemple
00:53:51dans les enseignements
00:53:53professionnels
00:53:53des effectifs
00:53:54qui dépassent
00:53:55les 35 élèves par classe
00:53:56et des établissements
00:53:57où vous avez
00:53:57un accompagnement spécifique
00:53:58sur des filières particulières
00:54:00où vous avez des effectifs
00:54:01à 19 élèves par classe
00:54:02ça a été par exemple
00:54:03le dédoublement des effectifs
00:54:04mais encore une fois
00:54:05ce n'est pas la même mission
00:54:06de l'école privée
00:54:07que l'école publique
00:54:08nous avons un écart
00:54:09universaliste
00:54:09sans tri à l'entrée
00:54:10ni tri sociale
00:54:11ni tri de conditions
00:54:12donc à ce titre là
00:54:13pardonnez-moi madame
00:54:14mais on ne peut pas traiter
00:54:15de la même façon
00:54:15des établissements
00:54:16qui ne font pas le même rôle
00:54:17dans l'école de la République
00:54:19sans remettre en cause
00:54:20le choix
00:54:21d'aller dans le privé
00:54:22pour des raisons confessionnelles
00:54:23Pierre Merle
00:54:23j'aimerais vous entendre
00:54:24sur qu'est-ce qui détermine
00:54:25le choix des parents
00:54:26des familles aisées
00:54:27à mettre leurs enfants
00:54:28plutôt dans le privé
00:54:29que dans le public
00:54:30est-ce que c'est une question
00:54:31de confession religieuse
00:54:33est-ce que c'est une question
00:54:33de résultat des établissements
00:54:35de résultat scolaire
00:54:37de présence des enseignants
00:54:39qu'est-ce qui joue avant tout ?
00:54:40Alors il y a plusieurs facteurs
00:54:41évidemment
00:54:42qui sont à prendre en compte
00:54:44je crois qu'il y a une image
00:54:47des établissements privés
00:54:49qui tient tout simplement
00:54:50au meilleur résultat brut
00:54:51c'est-à-dire que les parents
00:54:52c'est un point essentiel
00:54:55qui tient aux meilleurs
00:54:56résultats bruts
00:54:57c'est-à-dire qu'effectivement
00:54:58si on compare les taux
00:54:59de réussite au brevet
00:55:00ou au bac
00:55:01ils sont meilleurs
00:55:01mais en fait
00:55:02quand on fait des calculs
00:55:04c'est-à-dire qu'on compare
00:55:05à catégories socioprofessionnelles
00:55:07identiques
00:55:07on s'aperçoit que le privé
00:55:08a des résultats identiques
00:55:09voire même
00:55:10dans la dernière étude PISA
00:55:11des résultats
00:55:12qui sont inférieurs
00:55:15au public
00:55:15donc en fait
00:55:16c'est assez trompeur
00:55:17c'est un effet de réputation
00:55:18et je dirais
00:55:19qu'il est largement propagé
00:55:21par l'enseignement catholique
00:55:23en disant
00:55:23qu'eux accompagnent les élèves
00:55:24mais si on regarde par exemple
00:55:25les élèves qui sont scolarisés
00:55:26en sixième
00:55:27en public et en privé
00:55:28petit à petit
00:55:29le privé
00:55:29ne reprend pas
00:55:30un certain nombre d'élèves
00:55:31il a moins
00:55:32si on suit une cohorte
00:55:33il a le moins d'élèves
00:55:34à la fin
00:55:34et ces élèves qui s'en vont
00:55:36ou qui ne sont pas réinscrits
00:55:37il faut dire les choses
00:55:38comme elles sont
00:55:38parce que les résultats
00:55:39sont trop faibles
00:55:40ou parce qu'ils ont
00:55:40des comportements indisciplinés
00:55:42le public les reprend
00:55:43et donc évidemment
00:55:44il y a une charge en plus
00:55:45pour le public
00:55:46et un allégement
00:55:47pour le privé
00:55:47après c'est un peu logique
00:55:49qu'on arrive à de meilleurs résultats
00:55:50j'ai plein de questions
00:55:54vous avez vu dans le sujet
00:55:55de Thibault Hénoc
00:55:56la courbe
00:55:56et à quel point
00:55:58ça va s'aggraver
00:55:59comment lutter contre cela ?
00:56:02alors après
00:56:03c'est la question
00:56:04du vivre ensemble
00:56:04qui se pose
00:56:05et on sait en plus
00:56:06que réduire
00:56:08cette ségrégation sociale
00:56:09aboutit à réduire
00:56:11les stéréotypes sociaux
00:56:12les stéréotypes raciaux
00:56:13donc il y a quelque chose
00:56:14de tout à fait important
00:56:15comment réduire ?
00:56:16et bien il faut
00:56:16des dotations différenciées
00:56:17c'est à dire
00:56:18quand les établissements
00:56:18donc vous êtes en train de dire
00:56:19il faut rouvrir la question
00:56:20du financement
00:56:21de l'école privée
00:56:22et publique
00:56:23et publique
00:56:24je pense que les mêmes règles
00:56:25doivent s'appliquer
00:56:25c'est à dire que
00:56:26quand il y a beaucoup d'enfants
00:56:27favorisés dans un établissement
00:56:29qu'ils soient publics ou privés
00:56:30les conditions de scolarisation
00:56:32et de progression
00:56:32sont meilleures
00:56:33et dans ce cas là
00:56:34il faut une dotation
00:56:35qui soit moindre
00:56:36pour donner plus
00:56:37à ceux qui ont moins
00:56:38Chantal Desbarrières
00:56:39c'est ça la vraie question
00:56:40qui fâche
00:56:41on a entendu Paul Vannier
00:56:42aussi aller sur ce terrain là
00:56:43dans le sujet
00:56:44qu'on a vu tout à l'heure
00:56:44ce serait un casus belli
00:56:46pour vous
00:56:46de rouvrir cette question là
00:56:48celle du financement
00:56:49de l'enseignement privé
00:56:50par l'Etat
00:56:51je crois que nous avons
00:56:53un fonctionnement
00:56:54qui est
00:56:54je le redis
00:56:55nous sommes associés
00:56:56à l'Etat par contrat
00:56:57la question centrale
00:56:59c'est la question
00:57:00du respect
00:57:01de la liberté
00:57:02du choix des familles
00:57:03je ne suis pas d'accord
00:57:05sur le fait
00:57:05que c'est pour des résultats scolaires
00:57:08que l'enseignement privé
00:57:10est particulièrement choisi
00:57:11peut-être que ça l'était
00:57:12les années précédentes
00:57:13je parle d'aujourd'hui
00:57:14et de demain
00:57:15aujourd'hui et demain
00:57:16le coeur de notre vocation
00:57:19c'est effectivement
00:57:20vous l'avez dit monsieur
00:57:21je suis d'accord avec vous
00:57:22c'est celui de l'accompagnement
00:57:24des élèves
00:57:24et à partir de là
00:57:25cet accompagnement des élèves
00:57:27l'accompagnement humain
00:57:28l'accompagnement académique
00:57:29l'accompagnement culturel
00:57:31l'accompagnement sportif
00:57:32c'est ça qui est au coeur
00:57:33de notre question
00:57:33est-ce que l'enseignement privé
00:57:34va faire un effort
00:57:35pour diversifier davantage
00:57:36avoir davantage
00:57:37de mixité sociale
00:57:38dans ses effectifs
00:57:39vous le redis
00:57:39le travail il est fait
00:57:41particulièrement
00:57:42depuis quelques années
00:57:43depuis la fameuse signature
00:57:45de 2023
00:57:46où nous avons
00:57:47cette volonté majeure
00:57:49donc il faut que nous puissions
00:57:51donner nous les moyens
00:57:52de pouvoir accueillir
00:57:54tous ces jeunes
00:57:55que nous attendons
00:57:56et que nous voulons accueillir
00:57:58le mot de la fin
00:57:59pour Rodrigo Arenas
00:58:00il nous reste très peu de temps
00:58:01attendez je me permets
00:58:02de terminer
00:58:02quelques mots
00:58:03je vous donne un exemple
00:58:04il est vrai que
00:58:06parfois
00:58:06nos établissements
00:58:08parce que c'est historique
00:58:09autrefois
00:58:09ils n'étaient pas
00:58:10dans des milieux défavorisés
00:58:11il y a eu une gentrification
00:58:12de certains milieux
00:58:12ils le deviennent
00:58:13créons des annexes
00:58:14là où effectivement
00:58:15il y a des milieux
00:58:16plus défavorisés
00:58:17nous avons cette volonté
00:58:18je le dis au effort
00:58:19en quelques mots
00:58:20je comprends l'offensive
00:58:23aujourd'hui
00:58:23de l'enseignement catholique
00:58:24privé
00:58:24mais l'enseignement privé
00:58:25d'une façon générale
00:58:26pour demander des moyens
00:58:26supplémentaires à l'état
00:58:27je l'entends
00:58:28mais en même temps
00:58:28il faut soumettre
00:58:29aux mêmes règles
00:58:29et vous prenez Paris
00:58:30là où je suis député
00:58:32soumettez-vous
00:58:32à la carte scolaire
00:58:33alors on ne va pas parler
00:58:34de Paris en période
00:58:35municipale
00:58:36je dis ça parce que
00:58:36on a des problèmes
00:58:37de temps de parole
00:58:38prenez la ville que vous souhaitez
00:58:39monsieur il n'y a aucun problème
00:58:39je prends Paris
00:58:40parce que je suis député
00:58:40mais on peut prendre
00:58:41n'importe quelle ville
00:58:42les établissements privés
00:58:43ne se soumettent pas
00:58:43à la carte scolaire
00:58:44ce qui veut dire que
00:58:45vous choisissez vos enfants
00:58:47non pas par rapport
00:58:48au lieu où ils habitent
00:58:48comme c'est le cas
00:58:49dans le public
00:58:49mais par rapport
00:58:50au choix d'établissement
00:58:51que vous faites
00:58:51et là dans le choix
00:58:52d'établissement que vous faites
00:58:53et bien ça ne dépend pas
00:58:54des critères de territorialisation
00:58:55et d'habitat
00:58:56mais simplement du tri
00:58:57qui sont faits par les critères
00:58:58des établissements
00:58:59qui sont différents
00:59:00on va s'arrêter là
00:59:00on est obligé
00:59:01je suis désolé
00:59:01même qu'il en prend
00:59:02même règle
00:59:03et ce n'est pas le cas
00:59:03Merci beaucoup
00:59:04à tous les trois
00:59:05d'être venus débattre
00:59:05sur ce plateau
00:59:06vous restez avec nous
00:59:07parce qu'on va passer
00:59:08à notre journal de campagne
00:59:09à présent
00:59:09la campagne des municipales
00:59:17Bonsoir Marco
00:59:17Bonsoir Clément
00:59:18Alors dans votre journal
00:59:19de campagne
00:59:20on commence par l'offensive
00:59:21de Bruno Retailleau
00:59:21contre la gauche
00:59:22Oui le président
00:59:23des Républicains
00:59:24organisait ce matin
00:59:25une conférence de presse
00:59:26au Blanc-Ménil
00:59:28en région parisienne
00:59:29pour dénoncer
00:59:30je cite
00:59:31les accords de la honte
00:59:33entre la gauche
00:59:34et les insoumis
00:59:35selon Bruno Retailleau
00:59:36il existe 112 communes
00:59:38dans lesquelles
00:59:39il y a des accords
00:59:40qui unissent
00:59:41la France insoumise
00:59:42avec au moins
00:59:43l'une des formations
00:59:44de gauche
00:59:45les socialistes
00:59:46les écologistes
00:59:47ou les communistes
00:59:47C'est une bande de tartuffes
00:59:49on est dans l'hypocrisie
00:59:52la plus totale
00:59:54soyons clairs
00:59:55ou ils revendiquent
00:59:57des accords
00:59:57alors il faut le dire clairement
01:00:00ou alors
01:00:00ils les dénoncent
01:00:01et ce que je demande
01:00:03moi
01:00:03au parti de gauche
01:00:05c'est de clarifier
01:00:07Et hier
01:00:08avant même
01:00:09cette conférence
01:00:10de presse
01:00:10le parti socialiste
01:00:12avait répondu
01:00:13aux critiques
01:00:14du président
01:00:14des Républicains
01:00:15le secrétaire national
01:00:17du PS
01:00:17a traité
01:00:18Bruno Retailleau
01:00:19de menteur
01:00:20Dans les quelques exemples
01:00:22que la presse
01:00:22essaye de faire mousser
01:00:23où il y aurait
01:00:23soi-disant des accords
01:00:24entre le PS
01:00:25et la France insoumise
01:00:26ce sont des listes citoyennes
01:00:27dans lesquelles
01:00:28il y a tous les collectifs
01:00:30de gauche
01:00:30qui sont réunis
01:00:31et qui n'ont pas été
01:00:32des listes
01:00:32qui ont été validées
01:00:33par la direction nationale
01:00:34du parti socialiste
01:00:35ce sont des listes locales
01:00:36Et le PS
01:00:37accuse à son tour
01:00:39la droite
01:00:39d'avoir parfois
01:00:40des têtes de listes
01:00:41proches du Rassemblement national
01:00:42Alors la campagne municipale
01:00:44elle est tendue au niveau national
01:00:45elle peut aussi l'être
01:00:45au niveau local
01:00:46parfois vous avez opéré
01:00:47un duel fratricide
01:00:48dans l'Orne
01:00:49Direction Sainte-Goburge
01:00:51Sainte-Colombe
01:00:52environ 1000 habitants
01:00:54dans ce village
01:00:55où Philippe Bigot
01:00:56maire depuis 30 ans
01:00:57brigue un sixième mandat
01:00:59et face à lui
01:01:00son frère
01:01:01son grand frère
01:01:02Yves Bigot
01:01:02entre les deux
01:01:03c'est pas l'amour fou
01:01:05Il y a des gens
01:01:06avec qui je ne parle pas
01:01:08il en fait partie
01:01:09On ne se parle plus
01:01:10depuis 5 ans
01:01:10donc
01:01:10ou quasiment
01:01:12donc
01:01:13je ne vais pas
01:01:14pas retourner
01:01:15si elle est terre
01:01:16On s'amuse le plateau
01:01:17Oui ça doit être sympa
01:01:18à Noël
01:01:18les repères famille
01:01:19On ne sait pas vraiment
01:01:21les raisons
01:01:21de cette brouille familiale
01:01:23mais les deux frères
01:01:24l'assurent
01:01:25c'est bien sur le bilan
01:01:26et sur les propositions
01:01:28qu'ils s'opposent
01:01:29Le bilan c'est d'abord
01:01:30d'avoir pu
01:01:32collectivement
01:01:33renforcer l'attractivité
01:01:34de notre village
01:01:35nous avons été
01:01:37labellisés
01:01:37village d'avenir
01:01:38Il faudrait plus de cohésion
01:01:41les villages alentours
01:01:43il n'y a plus de lien
01:01:46les commerçants
01:01:46on ne s'en occupe plus
01:01:48Ils vont donc s'affronter
01:01:51dans les urnes
01:01:51le 15 mars prochain
01:01:52avec une petite difficulté
01:01:54quand même
01:01:54pour les électeurs
01:01:55il n'y a que deux listes
01:01:56et deux candidats
01:01:57qui s'appellent Bigot
01:01:58attention à ne pas
01:01:59se tromper de prénom
01:02:00quand même
01:02:00Surtout qu'il y a
01:02:00un petit air de famille
01:02:01entre les deux
01:02:02quand on les voit
01:02:03ensemble
01:02:03Et puis qui dit élection
01:02:05dit slogan Marco
01:02:06et alors il y en a certains
01:02:07qui ont attiré votre attention
01:02:08Bah oui
01:02:08cet après-midi à LCP
01:02:09on a analysé
01:02:10les slogans
01:02:11des 50 478 listes
01:02:13qui prendront part
01:02:15au scrutin
01:02:15Et il y a quelques pépites
01:02:16Clément
01:02:17à Romain
01:02:18dans la Marne par exemple
01:02:19une seule liste
01:02:20et un slogan
01:02:21qu'on ne peut pas oublier
01:02:21vous le voyez
01:02:22Astérix avec les Romains
01:02:24On va maintenant
01:02:25à Guéland
01:02:26dans le Gard
01:02:27en avant
01:02:28Guéland
01:02:28Vous allez le voir
01:02:29Ça c'est pour les footballeurs
01:02:30C'est pour les footballeurs
01:02:31c'est un petit clin d'œil
01:02:32au club de football
01:02:33en avant Guingamp
01:02:34ça nous a fait sourire
01:02:35aussi
01:02:35à jouer
01:02:36dans la Vienne
01:02:38à nous
01:02:38de jouer
01:02:39et puis à
01:02:40essaigner
01:02:41dans les Vosges
01:02:42ça vaut le coup
01:02:42d'essaigner
01:02:43vous allez le voir
01:02:44on le voit
01:02:45Alors c'est facile
01:02:47mais encore
01:02:47fallait-il y penser
01:02:48je ne vais pas vous faire
01:02:50toute la liste
01:02:51une dernière pour la route
01:02:51quand même
01:02:52parce que je sais
01:02:52que vous y tenez
01:02:53Clément
01:02:53avec ce slogan
01:02:55qui date des élections
01:02:56municipales de 2020
01:02:57il y a 6 ans
01:02:58à Beson
01:02:59Beson
01:03:00de toutes nos forces
01:03:01inutile de vous expliquer
01:03:02je crois qu'on a tous compris
01:03:03On a l'image en tête
01:03:04je crois
01:03:06On termine ce journal
01:03:07à Lille
01:03:08où la campagne
01:03:08s'invite désormais
01:03:09sur les chaussettes
01:03:09Oui direction
01:03:10la plus petite boutique
01:03:12de la capitale
01:03:12des Flandres
01:03:13où une marque
01:03:14de sous-vêtements
01:03:15vend des chaussettes
01:03:16à l'effigie
01:03:17des 6 principaux candidats
01:03:19à la mairie
01:03:19et les candidats eux-mêmes
01:03:21les intéressés
01:03:21sont venus acheter leur paire
01:03:23lors d'une soirée de lancement
01:03:23il y a un mois
01:03:24Regardez
01:03:43En voilà un bon slogan aussi
01:03:45Voter c'est comme les chaussettes
01:03:47c'est utile
01:03:48et figurez-vous
01:03:49que la marque
01:03:50a aussi fait des chaussettes
01:03:51à l'effigie
01:03:52des candidats
01:03:52à la mairie de Paris
01:03:53ou à la mairie de La Rochelle
01:03:55là où la marque
01:03:56possède aussi deux boutiques
01:03:57de quoi aborder
01:03:58les municipales du pompier
01:04:00Et est-ce qu'on change
01:04:00de maire
01:04:01comme on change de chaussettes ?
01:04:03Ah bah ça
01:04:03ça dépend des personnes
01:04:04Non peut-être pas
01:04:05Merci beaucoup
01:04:06Marco Pommier
01:04:08et merci à vous
01:04:09nos invités
01:04:10de l'émission
01:04:11nos chroniqueurs
01:04:12également
01:04:12Chaque Voix Compte
01:04:14c'est terminé
01:04:14pour aujourd'hui
01:04:15Dans un instant
01:04:16un nouveau doc
01:04:17Cannabis
01:04:18un paradoxe français
01:04:19c'est dans Débat Doc
01:04:19avec Jean-Pierre Gracien
01:04:21Quant à nous
01:04:21on se retrouve demain
01:04:22à la même heure
01:04:23Bonne soirée
01:04:24Sous-titrage Société Radio-Canada
01:04:30Sous-titrage Société Radio-Canada
01:04:32Sous-titrage Société Radio-Canada
01:04:39...
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