Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 6 heures
Retrouvez le replay du débat de l'Équipe du Soir du 03/03/2026.

Catégorie

🥇
Sport
Transcription
00:00Sur le foot moderne, Rude Gullit, le ballon d'or 1987, n'a pas mâché ses mots envers le football
00:07actuel.
00:08Écoutez ce qu'il a dit, il était remonté le Néerlandais.
00:14J'ai décidé d'arrêter de regarder le football. C'est devenu absolument horrible.
00:18J'ai regardé Arsenal-Chelsea, quel match atroce !
00:23Je vois des joueurs essayer d'obtenir des corners, essayer d'avoir des touches,
00:26des ramasseurs de balles prêts à donner des serviettes aux joueurs.
00:29J'attends des joueurs qui oseront à nouveau affronter les défenseurs, comme Lamine Yamal.
00:35La joie me manque, je n'aime plus le foot.
00:37Tout le monde exécute des tâches sur le terrain.
00:39Où sont les dribbleurs ? Où sont les joueurs avec des couilles ?
00:42Il n'y a que des passes et encore des passes.
00:46On remercie Lucas Blanchard qui a traduit cette interview de Rude Gullit.
00:49Si c'est les serviettes données par les ramasseurs qui dégènent,
00:52il peut se remater la finale de la canne parce que là, c'est les ramasseurs qui piquent les serviettes.
00:56Mais visiblement, il y a d'autres choses qui le dérangent.
00:58Fred, alors, est-ce que vous êtes d'accord ou non avec Rude Gullit ?
01:02Autour de la table, tout le monde m'a dit non.
01:04Le président était plutôt d'accord avec Rude Gullit.
01:07Il va essayer de vous convaincre.
01:09Il aura une minute présidentielle pour retourner son public.
01:13On va mettre quand même un petit filtre sur les matchs parce qu'on fait un voyage dans le temps.
01:16Vous allez défendre le foot dans le temps.
01:19Voilà, petit fit vintage.
01:20Allez-y, Ludo.
01:21Non, mais je ne vais pas vous raconter de ça.
01:23Moi, ma naissance footballistique, elle arrive au milieu des années 90 avec l'avènement du Paris Saint-Germain et ce
01:30match contre le Real Madrid.
01:31Il y a aussi l'Olympique de Marseille avec ce match géantissime contre le Milan AC.
01:36Moi, mes idoles de jeunesse, c'est Waddle.
01:37C'est aussi la Coupe du Monde 94 avec l'avènement des numéros 10, Roberto Baggio, Giorgi Adji, Risto Stoikov,
01:45j'en passe et des meilleurs.
01:47Donc, voilà, moi, j'ai une vision du jeu sur la complémentarité entre les joueurs et sur la version plutôt
01:53technique.
01:53Alors que maintenant, on est plutôt dans la sur-athlétisation.
01:56Il faut toujours aller plus vite, plus haut, plus fort.
01:58Et c'est vrai que techniquement, on a perdu cette magie que pouvait apporter justement le jeu en triangle.
02:04Vous parliez de Phil Jackson tout à l'heure, le Masterson.
02:07C'est lui qui a apporté la tactique en triangle avec Michael Jordan qui était, lui, un individualiste mais qui
02:11a réussi à l'intégrer dans un collectif qui a fait rêver des millions et des millions de personnes.
02:17Donc, voilà, oui, ce foot me manque parce qu'il y a moins cette approche technique créative et j'en
02:24suis désolé comme Ruth Gullit.
02:26Voilà une minute présidentielle concoctée par Ludovic Aubragniak.
02:29Si vous avez été convaincu par le président de l'équipe du soir, vous allez voter sur le compte X.
02:33Est-ce que vous avez convaincu le plateau de l'équipe du soir qui est redoutable tout de même ?
02:38Allez, petite...
02:39J'ai mis un peu d'émotion.
02:40Ah ben si bien, c'est important l'émotion.
02:43Fred ?
02:43J'apprécie Ludo mais non, non, je suis convaincu.
02:47Pas Fred.
02:48Nabil ?
02:48Disons en partie et c'était aussi en partie avec Ruth Gullit.
02:52Donc je suis...
02:53Voilà.
02:53Donc en partie.
02:54En partie.
02:55Voilà.
02:55C'est pas non, c'est pas oui, c'est en partie.
02:58Jérôme ?
02:58J'aime Ludo.
02:59Mais non.
03:02Etienne ?
03:03Là où j'ai fait chier le plus, c'est de savoir si j'aime Ludo.
03:07Mais là où j'ai zéro doute, c'est qu'il ne m'a pas convaincu du tout.
03:10Je sais que je suis vraiment Ludo.
03:12Je garde les négatifs.
03:15Je vous ai convaincu ou pas ?
03:16Moi, je suis plutôt d'accord avec vous.
03:18Mais pour des raisons d'enfance en fait.
03:20Parce que j'aime le foot des années 2000.
03:21Et parfois le foot actuel me désenchante un petit peu.
03:26En partie.
03:27Allez-y, Nabil.
03:28Oui, en partie.
03:29Parce que le football est vu presque prévisible aujourd'hui.
03:32Soit vous êtes en transition, soit vous êtes en possession.
03:35Et vous avez une forme de rationalité qui est demandée aux joueurs.
03:39Avec presque une mécanique qu'on retrouve quasiment dans tous les matchs.
03:42C'est pour ça que les datas ont pris une importance disproportionnée.
03:46C'est pour ça qu'aussi certains joueurs ne rentrent plus dans les plans.
03:49Parce qu'ils ne correspondent pas à des tâches qu'on demande.
03:53Et c'est vrai qu'il y a moins de liberté qui est donnée.
03:56Notamment sur les prises de risques individuelles.
04:00Bon, t'es pas d'accord Etienne, on ne peut pas parler.
04:02Et bien justement, les désaccords vont se poursuivre dans l'équipe du soir.
04:05Une petite page de publicité.
04:07Et on revient.
04:08T'es sauvé par la pub.
04:09Je vais continuer, je vais continuer.
04:10Tu sais quoi, je change de fil.
04:20De retour pour la suite de l'équipe du soir.
04:22Toujours en compagnie de Ludovic Aubragniak, de Fred Verdier, de Nabil Djélid, de Jérôme Alonso, de Etienne Moitier.
04:27Aux infos, c'est Léna Mounier.
04:28On parlait de ce débat passionnant du foot moderne versus cet ému avant.
04:32C'est une phrase qu'on entend depuis longtemps.
04:34C'est le Ballon d'Or 87 rue de Bullitt qui en a parlé.
04:36Mais on va retourner à Barcelone.
04:38L'élimination du Barça face à l'Atletico.
04:41Puisque Treci Rodrigo, qui suit le FC Barcelone pour le journal de l'équipe,
04:45a eu la chance d'assister à cette rencontre.
04:47Bonsoir Treci.
04:48Merci d'être avec nous en direct dans l'équipe du soir.
04:51Racontez-nous un peu, peut-être, ce qu'on n'a pas vu à la télé sur les coulisses de
04:55cette non-Romontada.
04:59Bonsoir Giovanni.
05:01Ce qu'on n'a pas vu, c'est que beaucoup de joueurs du Barça ont suivi le match cramé.
05:05Et c'est peu de le dire.
05:06On a vu un Pedri exceptionnel, mais qui n'a pas voulu sortir.
05:10Antifique lui a demandé s'il voulait sortir.
05:12Et Pedri ne voulait pas laisser ses coéquipiers vers la 75e minute.
05:15Il a dit non, non, non, je veux rester.
05:17Mais à chaque temps mort, il s'est tiré.
05:19Il n'en pouvait plus.
05:20Et c'était vraiment très difficile de le voir comme ça.
05:22Il s'est vraiment sacrifié.
05:24Sinon, ce qu'on n'a pas vu, c'est que le public n'y a plus jusqu'au bout.
05:27Très sincèrement, on en a appelé à l'âme de la Romontada,
05:29contre le PSG, toute la semaine,
05:31pour essayer de mettre tout le monde dans le fou,
05:34essayer de motiver tout le monde.
05:35Mais cette Romontada n'a pas eu lieu.
05:37Mais en tout cas, la grosse prestation du Barça est quand même à retenir.
05:40C'est un match où le Barça n'a pas encaissé ses buts.
05:42Donc ça veut dire que le Barça est capable de ne pas encaisser ses buts dans un match.
05:45Ce n'est pas toujours ce qu'on dit.
05:46Et une grosse prestation aussi de Marc Bernal,
05:49que vous ne connaissez peut-être pas.
05:50Mais Marc Bernal, c'est encore un joueur de la Masia,
05:53un milieu de terrain exceptionnel,
05:55qui en type qu'il adore.
05:56Il a été longtemps blessé.
05:57Mais on en entendra vite trop parler,
05:59puisqu'il va continuer à jouer et à être titulaire dans cette équipe,
06:02puisque France de Jong est blessé.
06:04Prospect exceptionnel, Marc Bernal.
06:06Et juste, Trécy, vous avez fait les conférences de presse ou la zone mixte.
06:09Je ne sais pas.
06:10Est-ce qu'il y a une déclaration qui vous a marquée ?
06:12Et est-ce que vous avez, par le plus grand des hasards,
06:15des nouvelles de Jules Koundé,
06:16qui est sorti touché au Mollet,
06:18ou pas encore, c'est trop tôt ?
06:22Alors, les joueurs de l'Atletico ne sont pas encore tous sortis.
06:24On attend Antoine Griezmann.
06:25Donc, pour l'instant, je ne veux pas vous dire
06:28comment les joueurs de l'Atletico ont vécu cette qualification.
06:31En ce qui concerne Jules Koundé,
06:33il n'y a pas d'inquiétude en ce qui concerne son état de santé.
06:36On a tout puissé, il a tout puissé, il s'est arrêté.
06:39Il a demandé le changement.
06:40Mais j'ai discuté avec certaines personnes du Barça.
06:42Et pour l'instant, son état de santé ne suscite pas d'inquiétude.
06:45C'est une petite élongation, visiblement.
06:47Mais il y aura des tests qui seront effectués.
06:49Ça risque peut-être d'être juste pour le rassemblement de l'équipe de France,
06:52peut-être deux semaines, quelque chose comme ça.
06:54Mais on attend plus de nouvelles demain.
06:56Merci beaucoup, Trécy, en direct de Barcelone.
06:59Si jamais il se passe quoi que ce soit avec Antoine Griezmann,
07:01vous rappelez Émile Gillet en régie.
07:03Et puis, on vous reprendra dans l'émission.
07:05Peut-être à tout à l'heure.
07:06Des nouvelles donc rassurantes en l'état pour Jules Koundé.
07:09On revient à notre thématique précédente.
07:11Le football d'avant était-il mieux ?
07:12C'est ce qu'a dit notamment Ruth Gullit.
07:15On a entendu Ludo Bragnac qui a fait une minute pour convaincre.
07:18On a entendu Nabil Djélit.
07:21On vous redonnera la parole.
07:21Vous avez un coup de gueule à pousser contre Pep Guardiola.
07:24Je le sais.
07:25Jérôme !
07:26Est-ce que c'était mieux avant le football ?
07:28C'est la phrase de Ruth Gullit qui me gêne.
07:30C'est horrible maintenant.
07:32C'est plus ça qui me gêne.
07:34J'adore le football d'avant.
07:36Je viens de là.
07:37J'ai eu la chance la semaine dernière de passer une heure avec Dominique Rocheteau.
07:40Est-ce que vous savez ce que représente Dominique Rocheteau pour les gens de la génération ?
07:44Exceptionnel.
07:44C'est une légende absolue.
07:47L'ange vert, les cheveux.
07:49En fait, c'est tout.
07:50C'est les cheveux surtout.
07:52Ben oui.
07:55Mais c'était exceptionnel.
07:59Il mérite ?
08:00Oui.
08:00Il va y avoir un quartier.
08:02Pour l'ensemble de son heure.
08:03Je n'ai pas de nostalgique de ce football-là et même celui d'après.
08:07Les compas mondiaux, tous les maillots, ça me ramène à plein de choses.
08:13France-Allemagne, évidemment.
08:15Mais tu ne peux pas dire que le football d'aujourd'hui est horrible.
08:19Et je reprends les mots de Ruth Gullit.
08:21Je lui rappelle quand même au passage que son grand Milan, avec Van Basten, Rischkart, Gullit,
08:26il y avait des purges sans nom aussi.
08:27Ça arrivait.
08:28Sans nom.
08:29Il y avait des matchs horribles.
08:30Donc aujourd'hui, quand je vois la finale du PSG contre l'Inter,
08:33quand je vois le Barça de Guardiola,
08:36quand je vois le Liverpool de Klopp,
08:38quand je vois...
08:38Même le Barça en demi face à l'Inter de Flick, c'était pas mal comme match.
08:41Il y a quand même eu des matchs extraordinaires.
08:43Nous avons des joueurs extraordinaires.
08:45Nous avons des très jeunes joueurs extraordinaires.
08:47Donc pour moi, il est hyper injuste de dire que le foot d'aujourd'hui est horrible.
08:52Et je reprends ces mots.
08:52Ce n'est pas vrai.
08:53C'est surtout complètement faux.
08:54Mais je vais vous voir sur quelque chose de précis, Etienne.
08:57J'aimerais qu'on fasse venir un chroniqueur de l'équipe du soir.
09:00C'est Johan Micou.
09:01Justement sur les joueurs.
09:02On a encore des joueurs formidables.
09:04C'était après un France-Espagne perdu en Ligue des Nations.
09:08Il y avait un face-à-face entre Ryan Cherki et l'ami Yamal.
09:11Et il parle de la qualité de ses joueurs.
09:12Johan, on l'écoute.
09:14Pour moi, je trouve que c'est un joueur hors norme.
09:16C'est-à-dire que ce joueur-là, tu ne l'as pas.
09:18Tu n'as pas ces joueurs-là.
09:19Parce que c'est très rare.
09:20Pour moi, c'est notre Yamal.
09:22Moi, c'est mon avis.
09:23C'est-à-dire qu'il y a un mal.
09:24Il est capable de faire comme il y a un mal, lui.
09:25Tu le mets au numéro 1 français ?
09:26Dans sa qualité de joueur.
09:27De joueur.
09:28C'est-à-dire dans sa qualité d'éliminer.
09:29De pouvoir faire des trucs.
09:31Là, pas ce qu'il fait à Dembélé.
09:32Personne ne sait le faire.
09:33Le pouvoir qu'il faut faire.
09:33Personne ne sait le faire.
09:34Yamal sait faire ça.
09:35Lui, il...
09:36Alors, il dit en sous-texte...
09:40Fred, on vous entend.
09:41Désolé.
09:41Moi, la limite de vous tente.
09:42Ce n'est pas grave.
09:43Oui, mais ce n'est pas grave.
09:44On reste dans le thème.
09:45Oui, mais c'est juste pour la compréhension des gens devant leur place de télévision.
09:49Simplement, il parle de Yamal, de Cherki, de la classe, de la catégorie des joueurs.
09:52Est-ce que vous trouvez que par rapport au foot d'antan, il y a un déclin de ça ?
09:56Des joueurs du calibre, de Yamal ?
09:59On vient d'avoir ce soir un match du Barça.
10:02Oui, mais c'est Yamal.
10:02Mais là, Yamal, c'est aussi Pedri, c'est aussi Rafinha.
10:07Rafinha fait des choses exceptionnelles.
10:09C'est tellement ridicule.
10:12Je ne sais même pas pourquoi on fait un débat là-dessus.
10:14C'est-à-dire que des joueurs, des joueurs, il y en a.
10:16Parce que lui, il nous parle de cette époque-là, donc celle qui est la sienne.
10:20Mais je veux dire, depuis, il y a eu des joueurs exceptionnels qui ont marqué l'histoire du football.
10:24Et si on prend le football en lui-même, l'idée même de dire qu'il était plus technique avant,
10:29mais c'est une aberration.
10:31Je veux dire, moi, pour le coup, je suis le plus vieux sur le plateau.
10:35Tu m'as pas mal fait remarquer la présentation ce soir ?
10:37Ceux fois.
10:38Et donc, des matchs, des matchs avec des joueurs en bois.
10:42Moi, quand je vois aujourd'hui des matchs de Ligue 1, que je vois des défenseurs centraux,
10:46d'une équipe de bas de classement de Ligue 1 qui sont capables de faire des transversales de 40 mètres,
10:51mais ça n'existait pas dans le football d'avant.
10:54Quand on voit sur les systèmes, Jérôme a raison, moi, je voyais des équipes qui ne mettaient que des bus.
10:59Elles ne savaient même pas essayer d'avoir la même idée de faire autre chose que ça.
11:04Quand je vois aujourd'hui des équipes dans un championnat, qui est un championnat moyen, qui est la Ligue 1,
11:10jouer, repartir de derrière, avoir des systèmes de jeu, tout ça, c'est intéressant.
11:14Et c'est plus intéressant que ce qu'il y avait avant.
11:17On continue le débat dans quelques instants.
11:19Ça va être passionnant.
11:20On va entendre Fred, on va entendre Ludo.
11:21Et on aura le coup de gueule de Nabil Jélit sur la légende.
11:24Pec voir du là.
11:36De retour pour la suite de l'équipe du soir.
11:38On est toujours avec Ludo, Fred, Nabil, Jérôme et Étienne.
11:41Aux infos, Léna est restée.
11:42On est très content.
11:43Je ne bouge pas une oreille, Jérôme.
11:45Exactement, dans quelques instants, il y aura le Minuit Info.
11:47On parlera aussi de vélo.
11:48Parce que vous savez, le nouveau phénomène du cyclisme français.
11:52Paul Sexas n'est pas encore sûr de faire le Tour de France.
11:54On aura Pierre Roland dans quelques instants pour nous parler de ça.
11:58Mais on continue ce débat.
11:59Foot d'avant, foot actuel.
12:00C'est un face-à-face lancé par le Ballon d'Or 87.
12:05Rude, Gullit, Nabil.
12:07Vous vouliez pousser un coup de gueule ?
12:08Non, mais je ne serais peut-être pas jusqu'à pousser un coup de gueule.
12:10Finalement, j'ai l'impression que vous êtes un peu d'accord avec Ludo et Rude Gullit, en fait.
12:13Je suis d'accord avec Ludo, oui.
12:15C'est-à-dire que vous n'avez pas ?
12:17Oui, que je n'ai pas, oui.
12:18La chemise trop serrée.
12:20Non, mais après, il faut toujours apporter un peu de nuanche.
12:23Mais c'est vrai que Guardiola et son obsession du contrôle,
12:26ça incarne quand même une forme de chiaticu du football.
12:29Je suis désolé.
12:29Quand il parlait de football horrible, de passe latérale,
12:33c'est aussi ce football hand, quelque part, ce football de système.
12:37Et à un moment, le football, c'est au footballeur.
12:38Moi, je me faisais quand même une réflexion par rapport au débat.
12:42J'entends qu'il y a toujours des artistes.
12:43Mais pourquoi je prends mon téléphone et pourquoi je prends mon ordinateur
12:47et je passe mon temps à regarder des compilations ?
12:50Je ne veux pas faire le Radio Nostalgie ou quoi que ce soit.
12:53Je passe mon temps à regarder des vidéos de Maradona, de Ribéry, même récemment,
12:57de compiles de joueurs d'un autre temps.
13:00Tu n'agraderas pas des compiles dans 10 ans ?
13:02Il n'y a mal, mais il n'y a pas de Dembappé.
13:07Honnêtement, là, je trouve que...
13:10Je prends un exemple que j'ai bien suivi, par exemple.
13:13Mahrez, il a eu Guardiola.
13:15Mahrez, j'ai vu avec Leicester et je l'ai vu avec Manchester City.
13:18Avec Manchester City, c'est un joueur fantastique, clinique, mais un joueur de système.
13:22Et le joueur que j'ai vu avec Leicester, c'est-à-dire un joueur libre,
13:25si on me demande lequel j'ai préféré, celui de Leicester.
13:28Pourquoi ? Parce qu'il avait une liberté qu'il n'avait pas du tout avec Manchester City.
13:33Et il y avait une forme de folie qu'aujourd'hui, c'est-à-dire que tu rates deux dribbles
13:36ou trois dribbles,
13:37le premier joueur qui sort, c'est le joueur technique.
13:39Qu'est-ce que ça a à voir avec le débat sur le football d'avant et le football de
13:42maintenant ?
13:42C'est un football automatique.
13:44Et le football d'Herrera et tout ça, ça, c'était vraiment super dans les années 60.
13:49C'est vraiment le petit bout de la lorgnette que tu prends.
13:52Aujourd'hui, le football, c'est quoi ?
13:53Quand on fait des débats ici ou ailleurs, qu'est-ce que j'entends à chaque fois ?
13:56Qu'est-ce qui revient à chaque fois ?
13:57Je ne sais pas, Nabil, ne m'agressez pas, je ne le sais pas.
13:59Ah mais attention, le repli défensif, les courses à haute intensité, on n'a pas fait assez.
14:03C'est pour ça qu'il a été fait récemment.
14:04Ah les XEG, les matchs, mais moi je m'en fous des XEG, je m'en fous des courses à
14:09intensité.
14:10Si Désiré Douai, il fixe un gars, il le regarde dans les yeux, il le passe et il me fait
14:14vibrer, c'est super.
14:16Et s'il rate, je lui dis recommence.
14:17On va parler tout à l'heure.
14:18Voilà, c'est ça qu'on veut.
14:20Le problème de ça, la limite de ça, et Dieu sait encore une fois, je me répète que je suis
14:25hyper nostalgique,
14:26mais je me rappelle aussi que Maradona, la première image que j'ai de lui au Barça, il se fait
14:32casser la jambe.
14:33C'est ça aussi le foot d'avant.
14:34Désolé, tu ne peux pas dire le contraire.
14:39Je viens d'une Ligue 1 où il y avait des tueurs à gage, mais des vrais.
14:44Comment ça n'a rien à voir ?
14:45C'est le débat qu'on a, le football de l'arrivée.
14:46Je suis désolé.
14:47On va avoir un débat sur l'équipe de France.
14:50C'est toujours prévu le débat sur l'équipe de France.
14:51Je te rappelle qu'on est ensemble, alors rien ne pas m'attaquer.
14:53Discipliné ou pas.
14:54Moi, je serais discipliné.
14:55En équipe de France, dans la sélection en équipe de France, là, on parle de quels joueurs ?
15:00Des joueurs incroyables.
15:01Pas tous en même temps, les gars.
15:02Des joueurs incroyables.
15:03Désiré Douai, Mickaël Olizet.
15:06Ça, ce n'est pas des joueurs qui te font vibrer.
15:08Ça, ce n'est pas des joueurs qui ont de la créativité.
15:10Ça, ce n'est pas des joueurs qui sont incroyables.
15:11Etienne, juste par rapport à ça, on a préparé avec les copains…
15:13Et je ne parle pas de Dembélé.
15:14On a préparé avec les copains en régie sur les ballons d'or.
15:17Vous avez parlé de Baggio.
15:18On a pris l'année du ballon d'or de Roberto Baggio, l'année où il obtient le ballon d
15:22'or.
15:23Et on a fait le top 10.
15:24C'est l'année 93.
15:25Le catalogue, il faisait un peu plus vibrer.
15:27Roberto Baggio, Denis Bergkamp, Cantona, Lodrup, Barézi, Madi.
15:32On a juste pris aussi le classement 97.
15:36Premier ballon d'or de Ronaldo Phénoméno, le vrai, le brésilien.
15:41Zidane, Bergkamp, Roberto Carlos, Mathias Zahmer.
15:44Oui, justement, Zahmer, l'année d'avant, il est ballon d'or.
15:46Il ne fait rêver personne, Zahmer.
15:48Est-ce que juste en technique pure, Fred, vous ne trouvez pas qu'il y a un déclin ?
15:54Moi, j'ai plusieurs choses à dire sur d'abord l'ami Ruth Gullit.
15:57Vous ne répondez pas à la question.
15:58Il va être rude avec lui.
15:59Non, parce qu'on va d'abord commencer sur le personnage en lui-même.
16:03Que j'ai eu la chance de croiser deux fois de suite au Théâtre du Châtelet.
16:06Au moment du ballon d'or dans les coulisses.
16:07On a pu causer un peu.
16:08Et c'est marrant.
16:09Moi, je prétends déjà une chose.
16:10C'est qu'il ment dans ce qu'il dit.
16:12Il ne va plus s'arrêter de regarder des matchs.
16:14Ce n'est pas vrai.
16:15Ce n'est pas vrai.
16:15Il ne va pas s'arrêter de regarder des matchs de toute sa vie.
16:17Ou alors, il a vraiment percuté un meuble très récemment.
16:22Fred Verdier, Ruth Gullit.
16:22Il a juste...
16:23Voilà.
16:24Il s'est emmerdé.
16:25C'est en diffamation.
16:25Il s'est emmerdé devant Arsenal-Chelsea.
16:28Et le mec va nous faire croire qu'il va arrêter de regarder le foot alors que c'est sa
16:30vie depuis qu'il a trois ans.
16:31C'est faux.
16:33Déjà, une première chose.
16:34Gullit, il prétend, parce qu'il est nostalgique de l'époque où il était ballon d'or, ce qui n
16:37'est pas vraiment illogique.
16:38Je connais très peu de joueurs qui ne sont plus en activité, qui disent « j'adore ma vie aujourd
16:43'hui et je détestais quand j'étais ballon d'or et quand je gagnais l'euro 88 ».
16:47L'année 87, où il est ballon d'or, cette saison-là, la saison 87-88, c'est un club
16:53néerlandais, donc de son pays, qui gagne.
16:55Et pour moi, c'est la négation même du football.
16:58C'est le PSV Eindhoven qui ne gagne pas un match de ses cinq derniers, qui bat Bordeaux en faisant
17:03deux matchs nuls, le Real Madrid en faisant deux matchs nuls.
17:05Et ça, des matchs, Fred, des matchs pourris, il y en a dans toutes les équipes.
17:09Non, mais ce n'est pas des matchs pourris, c'est des équipes pourries qui vont quand même au bout.
17:12La question, et il y a plusieurs, je pourrais citer…
17:15Non, mais je parle même de la qualité des joueurs.
17:18Oui, mais peut-être qu'il dit ça aussi, parce qu'à mon avis, il ne regarde pas assez de
17:21matchs.
17:22À mon avis, il est là.
17:23Parce que quand tu regardes un week-end de foot, Jérôme, il faut vraiment que tu aies de la malchance
17:27terrible pour ne pas avoir dans la pêche un truc sympathique à voir,
17:31que ce soit des championnats, la boule de Siga, par exemple.
17:35Tu dois aimer la boule de Siga.
17:36Je me parle du Milan, de Richcard, de Van Basten.
17:40Rappelez-vous souvent les équipes italiennes qu'on aimait dans les années 80.
17:43Duos, vous êtes jeunes.
17:45Oui, qu'on aimait parfois détester aussi.
17:47La Juve, la Juve.
17:48Platini-Bonniec.
17:49Oui.
17:51Naples, Careca-Maradona.
17:53C'était souvent des duos, mais autour.
17:55Tu avais des charcutiers autour.
17:57Mais c'est ça la vérité.
17:58Mais si, il y avait souvent des équipes géniales, qui avaient deux ou trois joueurs fantastiques, mais autour.
18:04Oh, les gars, c'était 16 millimètres coniques.
18:06Et puis, crac !
18:06Avec Bani, Baniyana, par exemple.
18:08Et de nier ça, c'est pas possible.
18:09C'était ça le football d'avant aussi.
18:13Moi, comme tous les autres, évidemment qu'on ne dénigre pas le football d'aujourd'hui.
18:18Évidemment qu'il y a une avancée sur ce qu'est devenu le défenseur, le rôle du défenseur aujourd'hui.
18:24Mais sur la qualité pure des joueurs.
18:25Moi, le vrai décalage, et je l'ai mis dans mon argumentation, c'est qu'aujourd'hui, on joue un
18:33football délié.
18:37Les stars aujourd'hui sont des éliés.
18:39On a excentré les numéros 10.
18:40Ce qui me manque beaucoup, c'est ce qui se passait à l'intérieur du jeu, la créativité, le joueur
18:47qui allait inventer des choses.
18:48Je trouve qu'il y a des joueurs qui font des choses formidables, t'as raison.
18:51Rafinha, au lycée, tout ça, c'est des joueurs magiques.
18:53Mais quand Jordi Agi prenait le ballon, quand Denise Berkamp prenait le ballon,
18:59quand Badiou prenait le ballon, est-ce qu'il peut y avoir encore des numéros 10 ?
19:03Moi, c'est sur ça.
19:05J'en ai moins de banques aujourd'hui.
19:06Je vais te dire, mon thème là-dessus, ma nostalgie, c'est sur la perte des numéros 10.
19:11Voilà, clairement.
19:13J'ai réussi à ressentir tes idées.
19:16Mais c'est marrant, on voit les équipes types qui défilent, il y a l'Euro 2000, il y a
19:20la Coupe du Monde, Euro 2000 quand même.
19:23Il y a des joueurs.
19:24Est-ce que, Étienne, vous qui êtes le garant de l'institution, mais vous êtes le plus ancien,
19:29est-ce que forcément ce qu'on voit avec nos yeux d'enfant, ça nous rend forcément nostalgiques et pas
19:35objectifs ?
19:35Est-ce que ce n'est pas ça aussi le débat ?
19:37Mais bien sûr, parce qu'on nous a demandé, est-ce que c'était mieux avant qu'aujourd'hui ?
19:42Je l'ai dit de manière assez virulente, non, pas du tout, c'est bien mieux aujourd'hui que ça
19:46l'était avant.
19:47En revanche, si on me demande, qu'est-ce qu'ont été mes plus grandes émotions comme spectateurs de foot
19:51?
19:52Et bien, ce que j'ai répondu, comme Jérôme Alonso, comme quoi, même avec des générations d'écart, on peut
19:57être d'accord,
19:57pour moi, c'est l'épopée des Verts en 76, parce que j'ai 12 ans, il y a Dominique
20:03Rocheteau,
20:03qui est la première star comme ça du football français, qui est comme un Beatles qui arriverait dans le foot
20:08français,
20:09et ça m'a marqué, mais pourtant, avec Saint-Étienne, il y avait quelques grands joueurs, très techniques,
20:15et il y avait aussi quelques bouchées.
20:17On peut dire aussi que, par rapport à ce qu'évoque Étienne, c'est aussi sur la personnalité des personnages.
20:27Je trouve qu'on avait des personnages beaucoup plus romanesques il y a quelques années.
20:34C'est aussi un débat parfois qu'on fait dans le milieu des acteurs et des actrices en France sur
20:40les personnages.
Commentaires

Recommandations