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00:00Nous serons très naïfs si nous pensions que ça se limiterait à cela.
00:05Nous souhaitons tous que ça n'aille pas plus loin que ça.
00:11Mais nous devons être pessimistes, voir les choses de la manière la plus lucide et la plus réaliste possible.
00:21Des frappes ont été opérées, une réaction s'est déclenchée.
00:24Qui peut entraîner d'autres réactions avec d'autres acteurs qui vont entrer dans le conflit.
00:32Et peut-être des ramifications qui dépasseront cette partie du monde.
00:37C'est déplorable parce qu'à la base nous sommes dans une situation depuis un an maintenant.
00:46Non, nous sommes dans une situation de remplacement du contrat social mondial par un retour à l'état de nature.
00:56De liquidation du droit international.
00:59Où un pays peut se donner le droit à tout moment de kidnapper des présidents, de s'attaquer à d
01:06'autres pays, d'asphyxier des pays pour annoncer en prendre possession pacifiquement plus tard.
01:11Un pays sans résolution ni mandat des Nations Unies peut décider de frapper d'autres pays, de tuer, d'assassiner,
01:22il faut le dire tel quel, leurs dirigeants.
01:24Ceci est extrêmement grave. Et tout l'équilibre du monde qui a été conçu sur ces 45 dernières années, voire
01:31ces 50 dernières années, s'en trouve compromis.
01:34C'est déplorable, il faut le condamner.
01:36Je me permettrai de présenter toutes nos condoléances à la famille et au peuple des dirigeants qui ont été assassinés,
01:46les dirigeants iraniens qui ont été assassinés.
01:49Et souhaiter que ce conflit trouve une fin rapide pour le bien du monde.
01:54Il nous faut mesurer toutes les conséquences de ce conflit qui dépassent de simples aspects militaires.
02:01Nous savons tous qu'aujourd'hui, le trafic autour du détroit d'Hormuz est compromis.
02:07Et nous savons que minimum 40% ou 30% du pétrole mondial, des hydrocarbures mondiales, passent par ce détroit.
02:17Les impacts sur le plan économique pour tous les pays, dont le Sénégal, dont la consommation en produits pétroliers dépendent
02:25de ces trafics-là,
02:27les conséquences sont très importantes.
02:29Les conséquences de manière générale sur l'économie du monde seront très importantes,
02:34avec des impacts sur la mobilité des capitaux, sur l'investissement et les répercussions sur tous les autres produits de
02:40consommation.
02:41Parce que vous savez que tout tourne à partir de ces produits d'hydrocarbures, pratiquement les industries, l'économie, tout.
02:51Et donc, même les produits de consommation courante, notamment les produits alimentaires, les dents alimentaires, tous les autres produits, s
02:59'en trouveront impactés.
03:00Et tout ça, par une décision unilatérale d'un pays tout puissant soit-il, de déclencher une guerre, de frapper
03:09d'autres pays, et c'est réplorable.
03:12Mais nous devons faire une analyse géopolitique de ces situations.
03:16Ce ne sont pas des situations fortuites.
03:19Pas plus tard qu'avant-hier, à l'Assemblée, je vous ai parlé du piège de Thucydide.
03:23Je vous en parle depuis pas mal de temps.
03:25Je voudrais que nous soyons tous bien conscients de la situation.
03:30Nous savons des puissances émergentes, regroupées autour des BRICS, avec la Chine comme un pays moteur,
03:41qui aujourd'hui, quoi qu'on dise sur le plan économique, sur le plan technologique,
03:45et certainement de plus en plus sur le plan militaire, sont en train, non seulement de rattraper tout le retard,
03:50mais de prendre le dessus sur le vieux monde occidental, avec en tête de fil les États-Unis d'Amérique.
03:57Et tout ce que vous voyez, c'est des réactions de ce pôle, et particulièrement des États-Unis,
04:03qui ont peur de perdre cette primauté qu'ils ont eue pendant longtemps,
04:10cette domination écrasante sur tout le reste du monde.
04:12Et si vous voyez bien la carte des interventions, il s'agit de freiner et d'expulser une puissance comme
04:19la Chine,
04:19de l'Amérique du Sud d'abord, d'où ce qui s'est passé au Venezuela, ce qui se passe
04:24actuellement à Cuba,
04:25ce qui risque de se passer ailleurs, ailleurs, puisque la Colombie a été menacée également,
04:30c'est ce qui se passe actuellement au Moyen-Orient, où il faut couper effectivement toutes les connexions
04:37de ces pays avec la Chine, avec la Russie, et peut-être avec d'autres pays des BRICS,
04:43et le rapprochement en produits d'hydrocarbures.
04:47C'est l'Europe ne posant pas de problème fondamental, puisque l'Europe est une satellite,
04:52est un satellite du moins des États-Unis, dans ce bloc occidental.
04:57Tout ce qui se passe est une tentative d'isolement d'une puissance montante
05:02et de pouvoir après se consacrer particulièrement à cette puissance,
05:05soit dans le cadre d'une guerre commerciale, si c'est heureux si ça se limitait à cela,
05:10nous ne souhaiterons pas que ça aille beaucoup plus loin pour des puissances dotées d'arsenars nucléaires
05:15et maîtrisant des technologies de plus en plus extrêmement sophistiquées.
05:20Nous sommes dans ce contexte géopolitique bien particulier,
05:24cuide de l'Afrique, parce qu'on a parlé de l'Europe, on a parlé de l'Amérique, on a
05:28parlé de l'Asie,
05:29et comme d'habitude, il est très difficile de parler de l'Afrique,
05:32puisque les Africains n'ont jamais pris leur responsabilité pour comprendre les enjeux
05:37et comprendre qu'ils n'ont pas d'amis, ils n'ont pas de parents,
05:40et qu'ils doivent compter sur eux-mêmes, par les réformes qu'il faut,
05:46par le règlement d'un certain nombre de contentions, de conflits inutiles,
05:50par la stabilité, mais surtout par le travail, se mettre au travail.
05:54Nous sommes le continent qui ne glisse pratiquement pas sur la carte géopolitique,
06:00mais qui semble être la seule à l'ignorer.
06:02Et nous sommes là encore dans des débats secondaires qui n'apportent rien au monde,
06:06qui n'apportent rien à l'Afrique, qui n'apportent rien à nos pays plus individuellement.
06:11Cette Afrique-là, qui n'est jamais sortie sous le joug de la colonisation,
06:15parce que ce qu'elle joue actuellement, c'est une forme de réitération
06:21par certains empires de volonté coloniale.
06:25La colonisation, elle n'est pas seulement physique,
06:27même si ici on est sur le terrain physique,
06:30elle a aussi cette possibilité d'imposer ses vues, ses désitérata à tout le monde,
06:36et continuer à dominer le monde, à le contrôler,
06:41et à ne prendre les autres comme des vassaux ou des satellites.
06:45Ça, c'est une forme de colonisation.
06:47L'Afrique n'est jamais sortie de cette colonisation.
06:49Et je m'en veux pour preuve que ce que les documents appellent la néocolonisation,
06:53par les monnaies coloniales, par le pillage des ressources naturelles,
06:59mais également par la dette injuste imposée à l'Afrique,
07:03les conditions extrêmement délicates d'accès à ces crédits,
07:07et tout ce que ça fait porter comme poids à l'Afrique.
07:11L'Afrique n'est jamais sortie de cela.
07:13Et les vrais combats, ils sont là, et c'est ça notre combat.
07:18Malheureusement, quelquefois, nous avons, moi personnellement,
07:22j'ai l'impression d'être assez isolé dans ce combat,
07:25y compris ici, dans notre pays au Sénégal,
07:27et maintenant qu'on est au pouvoir.
07:29Et c'est ces enjeux-là que nous devons comprendre,
07:31que je veux que chaque militant et chaque militante comprennent,
07:34que notre combat dépasse les débats futurs et inutiles
07:39sur des combines et des manipulations politiciennes.
07:42Boki, à du nabbi, djaga swona.
07:47Nous n'yons pas de comprément.
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