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  • il y a 6 mois
Le réalisateur, Elie Chouraqui, parle de l’annonce de la mort d’Ali Khamenei : «On est peut-être passés à côté d’une apocalypse».

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Transcription
00:00Ils sont perdus parce que comment voulez-vous avoir pendant des mois, des années soutenu les ayatollahs d'une certaine
00:10façon en soutenant le Hamas, le Hezbollah, les Houthis, en disant que les Israéliens étaient des envahisseurs et qu'ils
00:19étaient des colonialistes,
00:20alors que tout d'un coup ils se retrouvent face à une vérité, une absolue vérité, qui est qu'en
00:25fait le peuple qui veut se libérer d'une oppression est le peuple contre lequel ils ont lutté.
00:35Même moi j'ai du mal à l'exprimer tellement les choses deviennent compliquées pour eux.
00:40Il y a aujourd'hui un monde malheureusement qui est assez simple à définir et qu'il faudrait que les
00:46artistes et les gens de gauche comprennent définitivement,
00:49c'est qu'il y a un monde, le monde qui prévoit le futur et le monde qui s'enferme
00:56dans le passé, dans un passé de violence et de mort.
01:01Je parle du futur parce que vous savez, je pense à notre président et je me dis que gouverner c
01:07'est prévoir.
01:08Que se serait-il passé s'il n'y avait pas eu ces bombardements dans les jours d'hier et
01:15d'aujourd'hui et peut-être dans les semaines qui viennent ?
01:17Que serait devenu le régime des Ayatollahs ? Est-ce qu'il aurait pu avoir une bombe atomique ? Que
01:23serait-il passé dans quelques années ?
01:25Est-ce qu'ils auraient bombardé les États-Unis, l'Europe, Israël bien évidemment avec une arme atomique ?
01:31Donc en fait peut-être qu'aujourd'hui on est en train de passer à côté d'un apocalypse.
01:37Et j'aurais aimé que notre président de la République et que les Européens, même en général, s'en rendent
01:42compte en même temps peut-être que les Israéliens et en même temps que les Américains.
01:47Et on reparlera des mots du président de la République hier, de cette impuissance française à peser dans la diplomatie
01:54mondiale.
01:54Élie, encore un mot peut-être ? Je vous lisais il y a quelques jours dans les colonnes du JDD,
01:59vous avez écrit une tribune, vous vous adressiez encore une fois aux artistes français.
02:04Je cite un extrait.
02:06« Je sais que pour vous, tout ce qui n'est pas islam est colonial. Je sais même que certains
02:11d'entre vous préfèrent les ayatollahs aux curés, les mollahs aux prêtres. »
02:15Fin de citation.
02:16Une indignation à géométrie variable en fait, Élie, c'est même milieu qui se montre, et là encore vous l
02:22'expliquez dans votre chronique, dans votre tribune, très mobilisée en revanche lorsqu'il s'agit de la cause palestinienne.
02:31Et on a perdu Élie Chouraki qu'on essaiera de retrouver dans quelques instants.
02:35Mais c'est intéressant, en effet, ce deux poids, deux mesures, Jean-Christophe Gallien, du monde culturel ou politique parfois
02:42à gauche que l'on peut constater.
02:44Alors on a vu tardivement quand même une petite inclination pro-diaspora, Iran du peuple,
02:52parce que notamment dans la cérémonie qui était diffusée sur cette antenne et sur le groupe Canal, les Césars,
02:59qui rassemblent quand même dans le cinéma, on a quand même des positions assez souvent très politiquement organisées.
03:05Et là, il y a eu quand même une prise de parole qui a été assez forte, une salle qui
03:08a été un peu timide dans la réception,
03:09mais après quelques récits piondières qui ont appelé aussi à l'Iran.
03:13Donc je pense qu'il y avait un mouvement qui se passait quand même ces derniers jours.
03:16Ce n'était pas le cas ces derniers mois, mais en tout cas c'était au moins arrivé maintenant.
03:19Elie, qu'on a retrouvé l'Iran avec les derniers mots, on vous a perdu un court instant.
03:22Je disais pour résumer, ce monde culturel qui ne se tient pas toujours du bon côté de l'histoire.
03:28Oui, parce que vous savez, il ne faut pas donner trop d'importance au monde culturel, surtout aujourd'hui.
03:33Je pense qu'ils sont dépassés par ce qui se passe.
03:35Je pense qu'ils n'ont pas de réflexion réelle sur ce qui se passe.
03:38Ils n'ont pas de vision à long terme sur ce qui se passe.
03:41Ils réagissent comme ça en fonction de ce que disent certains dirigeants de gauche ou d'extrême gauche
03:47en se disant qu'ils sont du beau côté, mais en fait ils se trompent.
03:50Ils se trompent parce que par manque d'analyse, et c'est ce que j'ai voulu dire dans mon
03:54papier,
03:54c'est-à-dire qu'ils se trompent parce qu'ils ne réfléchissent pas.
03:57Pardon d'être aussi paternaliste.
03:59Enfin, j'ai souvent un peu plus de bouteilles que tous ceux qui étaient l'autre soir au César
04:06et qui ont sifflé par exemple Brigitte Bardot.
04:09Ils n'ont pas une réflexion réelle.
04:11Je me permets de le dire, allez-y.
04:13Pardonnez-moi, Eli, pardonnez-moi.
04:14Pardon ?
04:15Pardonnez-moi, j'apportais un commentaire pas forcément nécessaire.
04:18Allez-y, excusez-moi.
04:20Non, non, vous avez raison, c'est totalement indigne parce que
04:24quelque soit ce qu'on peut penser de la vie en pilier politique d'une femme comme Bardot,
04:28c'est un grand personnage français et un grand personnage du cinéma.
04:33Donc je dis voilà, ne leur racontons pas l'importance qu'ils ne méritent pas.
04:37Je n'ai pas entendu un homme de cinéma, une femme de cinéma, une actrice, un acteur
04:44et même la prix Nobel de littérature qui était la première à lancer des anastèmes qu'on d'Israël.
04:52Je n'ai pas entendu un raisonnement structuré venant de leur part.
04:56Donc si vous voulez, je n'y fais plus attention.
04:58Ce qui me met un peu en marge d'ailleurs de mon métier, mais je préfère être en marge qu
05:02'aveugle.
05:07Merci.
05:08Merci.
05:08Merci.
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