00:00Ce qui est surtout intéressant de constater, c'est qu'il y a eu une guerre psychologique importante qui a
00:04été menée avec beaucoup de bluffs du côté et une préparation pour des opérations hybrides et des opérations cyber et
00:14des opérations psychologiques.
00:15Donc c'est une guerre qui ne va pas être que faite de frappe. Il fallait du temps pour préparer
00:21tout ça et on a attendu pendant des semaines. Les négociations permettaient à chaque camp d'essayer de gagner du
00:28temps et de berner l'autre.
00:30Et en fait, la coordination avec Israël a été avérée, elle a été préparée. Il y a eu le voyage
00:36de Netanyahou. Tout cela est assez logique d'un point de vue de la préparation, d'un point de vue
00:45opération.
00:45Il ne pouvait pas se faire d'emblée puisque, je le répète, il y avait beaucoup d'opérations de renseignements
00:50et de guerres hybrides et de sabotages qui ont été préparés.
00:55Il ne pouvait pas se faire très très rapidement et il fallait coordonner avec Israël qui devait frapper le premier.
01:03On voit maintenant l'Iran qui annonce répondre fermement, je cite, aux frappes américaines et israéliennes. C'est une information
01:09du ministère des Affaires étrangères.
01:11On a vu aussi des frappes au Koweït, au Bahreïn, à Abu Dhabi ou encore à Jérusalem.
01:15Est-ce que la crainte, forcément, c'est celle d'un embrasement généralisé de la région ? Qu'est-ce
01:20que vous pensez de cette hypothèse ? Est-ce que c'est cela vers lequel on se dirige ?
01:26Je ne crois pas en embrasement puisque, déjà en juin dernier, l'Iran n'avait pas pu arrêter aucun missile.
01:34Tous les radars avaient été désactivés, endommagés.
01:37Toute la défense anti-aérienne a été absolument impossible et ça ne s'est pas beaucoup amélioré, malgré les livraisons
01:44d'antimissiles chinois, équivalents à peu près chinois du S-300 russe.
01:50Mais malgré tout cela, l'Iran n'a aucune capacité d'accepter. Elle peut frapper. Et c'est ça la
01:56clé du problème, c'est que l'Iran ne voulait pas négocier sur le balistique.
02:00En fait, ce régime préfère être frappé que de céder parce qu'il parie sur le fait qu'être bombardé
02:07va resserrer les liens.
02:08C'est un pari risqué. Le pari de M. Trump est risqué aussi d'annoncer un changement de régime, on
02:13n'est pas sûr, mais le régime, un opposant iranien sur Radio-G disait très lucidement
02:19que le régime préférait être frappé que de céder parce qu'il pense qu'il va survivre à des frappes.
02:26Vous savez que récemment, tous les leaders iraniens ont nommé leurs remplaçants
02:30et leurs remplaçants. La Rijani a été nommée comme intérim pratiquement officiel du guide suprême et chaque passe d'arrange,
02:40chaque général, chaque responsable
02:42a nommé leurs remplaçants de son remplaçant. Et donc, ça montre bien que l'Iran n'a pas été si
02:47surpris que ça. Ils ne sont pas stupides.
02:49Ils savaient très bien qu'il y avait un risque de se faire frapper. Mais le régime préfère être frappé
02:55qu'une négociation.
02:57Je pense que M. Trump était sincère dans sa volonté de deal, mais l'Iran n'avait aucun intérêt à
03:03ce deal. Il préfère être frappé pour que sa prophétie
03:07redevienne réalisatrice. Nous avons des ennemis, le petit et le grand Satan, qui nous frappent et c'est notre raison
03:13d'être que de résister à tout cela.
03:14Et on a enfin la déclaration de Yalatollah Sistani en Irak, qui est une des plus hautes autorités chiites, qui,
03:21bien que critiquant le vilain,
03:22L'idéologie, vous savez, de Khomeini et de Khamenei a appelé tous les chiites du monde à se solidariser et
03:30à faire des représailles
03:32si le guide suprême était tué. Donc, si vous voulez, il y a toute une tentative de ce régime d
03:42'essayer de mobiliser tous ces proxys
03:44et tous les chiites de la région, mais ce n'est pas du tout acquis et ça ne sera pas
03:48un embrasement général.
03:49Il y aura des représailles peut-être de certains proxys. Mais enfin, pour conclure, les proxys étaient très affaiblis depuis
03:56le 7 octobre,
03:57qui était une erreur tactique de la part de l'Iran, d'avoir cru que l'opération serait plus ou
04:03moins limitée.
04:03Ça a été bien fait. Et ça a permis à Israël d'endommager les proxys, notamment le Hamas et le
04:09Hezbollah,
04:10ce qui était une opération préalable nécessaire avant de frapper l'Iran.
04:14Parce que tant que l'Iran avait des proxys en bonne santé, ça faisait 3, 4 ou 5 fronts.
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