00:00Une mauvaise surprise, c'est en ces termes qu'Emmanuel Macron a réagi face à l'annonce d'Ursula von
00:05der Leyen,
00:06la présidente de la Commission européenne qui s'est exprimée pour lancer l'application de façon provisoire
00:11de l'accord de libre-échange avec plusieurs pays d'Amérique latine,
00:14et ce pourtant malgré les réserves exprimées par la France.
00:16Mayalen Trémolet.
00:17Oui, sans détour, Emmanuel Macron cible le Parlement européen, témoigne de son étonnement
00:22à l'issue d'une rencontre avec le Premier ministre slovène.
00:25La Commission européenne a fait le choix unilatéral d'appliquer provisoirement l'accord avec le Mercosur,
00:31alors même que le Parlement européen ne l'a pas voté.
00:33C'est une grande responsabilité vis-à-vis des agriculteurs,
00:37pour lesquels les Européens n'ont pas encore apporté la visibilité nécessaire.
00:41Pour la France, c'est une surprise et une mauvaise surprise.
00:45Et pour le Parlement européen, c'est une mauvaise manière.
00:47Il faut dire qu'en refusant d'attendre le vote du Parlement,
00:50Ursula von der Leyen impose son calendrier au reste de l'Europe
00:53sans consulter les autres opposants à cet accord,
00:56comme la Pologne par exemple, l'Irlande ou encore l'Autriche.
00:59De son côté, Annie Gennevar, la ministre française de l'Agriculture,
01:03se fait l'écho du président,
01:05regrette une décision très préjudiciable au regard de l'esprit des institutions européennes.
01:10Et sans surprise, les syndicats agricoles condamnent à l'unanimité un déni de démocratie.
01:14Merci.
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