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  • il y a 2 semaines

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Sport
Transcription
00:00Tu ne t'es jamais demandé combien d'entraîneurs anglais avaient déjà remporté la Première Ligue ?
00:03Cherche pas plus longtemps, il n'y en a aucun.
00:05Ok, on va mener l'enquête.
00:09Déjà, il faut savoir qu'en 1992, lorsque la Première Ligue est née,
00:12il y avait 15 entraîneurs anglais dans le championnat.
00:14Ils étaient moins de la moitié en 2007 et actuellement, ils ne sont plus que 3.
00:18Donc, premier constat, les entraîneurs anglais sont de moins en moins présents en Première Ligue.
00:22Et la tendance est la même pour les propriétaires des clubs.
00:25En 1992, la Première Ligue comptait un seul dirigeant non britannique.
00:28Ils étaient 10 fois plus en 2011 et cette année, ce sont 16 clubs qui sont possédés par des capitaux
00:33étrangers.
00:33Deux éléments qui pourraient être reliés selon un journaliste spécialisé.
00:37Je pense que le problème pour les entraîneurs anglais en ce moment,
00:40c'est qu'on a l'impression que les propriétaires des clubs anglais,
00:43qui sont eux de moins en moins anglais eux-mêmes,
00:46ils sont très impatients, ils sont moins enclins à prendre un risque sur un anglais parce que c'est un
00:50anglais.
00:51Généralement, ils essaient d'embaucher des entraîneurs confirmés.
00:54On accepte de le faire pour un Franklin Pard ou pour un Steven Gerrard
00:57parce que c'est un grand non.
00:58Ça aide à remplir le stade, à vendre des billets, etc.
01:02On préfère prendre un entraîneur qui a déjà un certain vécu ailleurs.
01:06Et donc ça aussi, ça explique pourquoi il y a très peu d'entraîneurs anglais dans le foot anglais.
01:10Ces dernières années, les clubs privilégiaient donc les entraîneurs avec une expérience internationale.
01:15Et chez les Anglais, ce n'est pas monnaie courante.
01:17À titre d'exemple, parmi les entraîneurs encore en activité,
01:19un seul a dirigé plus de 10 matchs de Ligue des Champions,
01:22c'est Frank Lampard.
01:23Et comme les joueurs d'hier sont souvent les entraîneurs de demain,
01:25le problème se situe peut-être là.
01:27En arrivant en Angleterre, c'est vrai que j'ai côtoyé beaucoup de joueurs anglais.
01:30Et quand tu discutais avec eux, ils n'avaient qu'une envie, c'était de rester chez eux.
01:33Ils n'avaient pas envie de voyager, ils n'avaient pas envie de sortir.
01:36Eux, ils disaient, pourquoi je vais partir alors que tout le monde veut venir chez moi ?
01:39Je pense que Saul Campbell, il avait des opportunités de pouvoir jouer à l'étranger.
01:43Et justement, le fait qu'ils soient anglais, qu'on vienne tous chez lui,
01:46il n'avait pas envie de tenter l'aventure.
01:48C'était une évidence de dire, bon bah en fait, non, je suis bien ici, donc je reste chez moi.
01:52Selon l'Observatoire du Football, 1 500 petits joueurs anglais se sont expatriés sur les 5 dernières années.
01:56C'est moins que le Brésil, la France et l'Argentine.
01:58Et si on enlève les transferts vers les pays du Royaume-Uni, ce chiffre chute même à 661.
02:03Les Anglais voyagent moins, mais c'est pourtant primordial pour entraîner à haut niveau, selon Robert Pires.
02:07Arsene Wenger, en partant au Japon, il sait qu'un jour ou l'autre, il va revenir en Europe.
02:11Et c'est vrai que justement, la culture japonaise, ce qu'il a vu, ce qu'il a appris, en
02:16fait, il a instauré Arsenal sur le plan respect, sur le plan diététique aussi.
02:20Au début, ça a été même compliqué de pouvoir imposer ses règles.
02:23Moi, je me suis aperçu que, en fait, quand on jouait contre les équipes anglaises où il n'y avait
02:27que des Anglais,
02:28ils étaient dépassés par rapport à ce que nous, justement, Arsenal ou les grandes équipes anglaises pouvaient faire ou produire.
02:33Ils ne comprenaient pas qu'on puisse comme ça, tactiquement, être supérieur à eux.
02:37Le fait de rester chez eux, de ne pas voyager, je pense que c'était un manque inévitable.
02:40Les coachs anglais n'ont donc accès que très rarement aux grands clubs de Première Ligue.
02:43Et pour se faire une place, ils sont obligés de briller en Championship.
02:46Ils arrivent donc en Première Ligue avec des moyens limités et peu de chances de remporter un trophée.
02:50Ce qui ne pousse pas les dirigeants de grands clubs à miser sur eux.
02:53Un constat partagé par Claude Puel.
02:55C'est difficile aux entraîneurs anglais de s'exprimer.
02:58Les postes qu'on leur propose ne sont pas dans des clubs forts.
03:02Et donc, ils ont beaucoup moins la possibilité de briller.
03:05J'ai affronté Edio.
03:07Il fait du très bon travail parce qu'il aurait mérité être entendu pour entraîner une équipe d'Angleterre.
03:12La confiance est rompue avec les entraîneurs anglais, tout simplement.
03:18Et la nomination de Thomas Toprel à la tête de la sélection nationale ne fait que confirmer ce problème.
03:22Mais les joueurs comme Bellingham ou Kane, qui réussissent parfaitement à l'étranger,
03:26sont peut-être l'avenir du coaching anglais.
03:28Mais du coup,
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