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Du lundi au vendredi à 23h, Olivier Benkemoun revient sur la journée d'infos et de débats traités sur l'antenne de CNEWS dans #lemeilleurdelinfo

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00:00:01Bonsoir à tous, soyez les bienvenus en direct sur CNews, nous sommes ensemble pendant deux heures pour débriefer l'actualité
00:00:06avec ce soir Mémona Interman, Vincent Roy, Amine Elbailly et Rodolphe Karte.
00:00:10Bonsoir à tous les quatre, on va parler évidemment longuement du meeting de Jean-Luc Mélenchon parce qu'il y
00:00:15a beaucoup de choses à dire.
00:00:16On a appris beaucoup de choses ce soir dans le meeting très long de Jean-Luc Mélenchon, c'est un
00:00:22homme qui, disons-le, transpirait la haine ce soir à Lyon.
00:00:25Moi c'est ce que j'ai retenu, on en a parlé un peu avant de prendre l'antenne, vous
00:00:29m'avez dit ce que vous aviez retenu de ce meeting, on va en parler évidemment.
00:00:33Ce sera juste après l'essentiel de l'info avec Audrey Berthaud. Bonsoir Audrey.
00:00:41Bonsoir Yohann, bonsoir à tous. L'Elysée a annoncé la nouvelle composition du gouvernement.
00:00:45Le député Jean-Didier Berger est nommé ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur.
00:00:50Catherine Pégard entre au ministère de la Culture à la place de Rachida Dati.
00:00:54La porte-parole du gouvernement, Maude Bréjon, devient ministre délégué chargé de l'énergie.
00:00:59Camille Gaillard-Mignier est nommée ministre déléguée à l'Autonomie et aux personnes handicapées.
00:01:05Enfin, Sabrina Roubache devient ministre de l'Enseignement et de la Formation Professionnelle.
00:01:10Le procès de Samuel Paty. Les avocats de la famille demandent justice pour l'enseignant qu'ils décrivent comme mort
00:01:16pour la laïcité et la liberté d'expression.
00:01:18Depuis fin janvier, quatre hommes sont jugés en appel devant la Cour d'assises spéciales de Paris pour leur implication
00:01:24dans cet acte terroriste.
00:01:27Un beau bénéfice, celui de la SNCF. Le groupe a engrangé 1,8 milliard d'euros de bénéfices nets l
00:01:33'an passé.
00:01:34C'est la cinquième année de résultats positifs d'affilée pour l'entreprise ferroviaire qui peut ainsi financer des travaux
00:01:40de modernisation de son réseau vieillissant.
00:01:43Le président ukrainien évoque une prochaine réunion entre son pays, la Russie et les Etats-Unis.
00:01:48Elle devrait avoir lieu début mars aux Émirats arabes unis.
00:01:51Volodymyr Zelensky estime que les discussions du jour à Genève avec les Américains ont permis de progresser.
00:01:57Et enfin, en Suède, un drone a été neutralisé alors qu'il se dirigeait vers le porte-avions Charles de
00:02:03Gaulle.
00:02:03Le drone a été intercepté à environ 10 km du port après avoir participé à l'exercice majeur Orion 26.
00:02:10Le navire doit participer à plusieurs exercices en mer Baltique et au large de la Norvège.
00:02:15Et puis les suites de l'affaire Epstein.
00:02:17Hillary Clinton a témoigné à huis clos devant une commission d'enquête parlementaire.
00:02:22L'ex-chef de la diplomatie américaine demande que Donald Trump témoigne lui aussi sous serment sur ses liens passés
00:02:28avec le criminel sexuel.
00:02:29Demain, ce sera au tour de son mari, Bill Clinton, d'être entendu.
00:02:34Merci beaucoup Audrey.
00:02:35On vous retrouve à minuit pour un nouveau point complet sur l'actualité.
00:02:38Meeting fleuve de Jean-Luc Mélenchon ce soir à Lyon.
00:02:41Deux semaines après la mort de Quentin.
00:02:43Et c'est évidemment une provocation du leader de la France insoumise de tenir un meeting à Lyon.
00:02:47Deux semaines seulement après la mort de ce jeune Quentin.
00:02:50On va y revenir dans un instant.
00:02:53Avant cela, Rodolphe Cartes, je me tourne vers vous parce que vous avez écrit un livre sur Jean-Luc Mélenchon.
00:02:56Un livre qui s'intitule « Mélenchon, le bruit et la fureur ».
00:03:00Je l'ai dit en introduction avant l'information d'Audrey Berthaud.
00:03:03J'ai trouvé que c'est un leader de la France insoumise plus haineux que jamais que nous avons vu
00:03:08ce soir à Lyon.
00:03:09On va entendre Jean-Luc Mélenchon évidemment à plusieurs reprises dans un instant.
00:03:14Avant cela, qu'est-ce que vous retenez de ce meeting ?
00:03:16Qu'est-ce que vous avez pensé de Jean-Luc Mélenchon ?
00:03:18Oui, très offensif, très vindicatif.
00:03:21D'ailleurs, le titre « Le bruit et la fureur », c'est justement l'expression qu'on a donnée
00:03:25à Jean-Luc Mélenchon
00:03:26à partir du moment où il avait quitté le Parti Socialiste, donc en 2008.
00:03:29Et c'est vrai que là, moi j'ai retrouvé, parce que j'ai analysé beaucoup de ses discours depuis
00:03:35des décennies,
00:03:36et là on retrouve cette énergie.
00:03:38Oui, alors moi je pensais justement qu'il débuterait sa campagne présidentielle un peu plus tard.
00:03:46Jean-Luc Mélenchon, bon politicien, sait saisir l'occasion et il a saisi l'occasion.
00:03:50Et moi ce qui m'a aussi surtout impressionné, c'est ce sentiment de toute puissance, d'impunité
00:03:54sur les lieux quasiment du crime, en tout cas de Quentin, quelques jours après ce drame.
00:04:01Et là on le voit confiant, offensif, mais c'est vraiment ça en fait.
00:04:04Il n'était absolument pas sur une posture défensive, a essayé de trouver des arguments.
00:04:08Non, il est déjà dans l'inversion accusatoire, mais même au-delà, il accuse directement dorénavant.
00:04:14On peut faire une équivalence, je pense, avec la commission d'enquête qu'on avait eue
00:04:17sur les liens entre la France insoumise et l'islamophobie, enfin en tout cas et les islamistes.
00:04:22Ça avait été déjà, comment dire, le premier meeting de campagne de Jean-Luc Mélenchon.
00:04:26Il avait retourné, il accusait d'ailleurs les autres députés en disant que justement c'était de leur faute,
00:04:31la montée de l'islamophobie, etc.
00:04:33Et aujourd'hui on l'a retrouvée dans une dynamique comme ça offensive.
00:04:37Et oui, ça nous, comme on dit, ça va nous donner quelques indications pour 2027.
00:04:41On sent qu'il y a une montée en grade.
00:04:43Il y a vraiment cette volonté de conflictualiser et de monter à chaque fois d'un cran en plus justement
00:04:48pour accentuer les notions de conflictualité.
00:04:50Et là on l'a vraiment vu, j'ai envie de dire, dans le milieu où il est le meilleur,
00:04:55c'est-à-dire seul, face à son public, un public complètement galvanisé à chaque fois qu'il y avait
00:04:59une déparole.
00:04:59On va entendre les participants à ce meeting.
00:05:02Le public répondait directement.
00:05:03Mais Mona Interman, vous avez évidemment, vous aussi, suivi ce meeting de Jean-Luc Mélenchon.
00:05:07Est-ce qu'on peut dire que, puisque Jean-Luc Mélenchon est acculé,
00:05:11l'affaire Quentin, de toute façon, lui pose un énorme problème à plusieurs titres et on va l'évoquer.
00:05:17Mais est-ce qu'on peut dire que Jean-Luc Mélenchon, face à cette situation,
00:05:20est en train, encore une nouvelle fois, de se radicaliser ?
00:05:23Écoutez, il n'a pas pu éluder, bien évidemment, le crime qui s'est passé dans cette ville
00:05:28où il a osé quand même y retourner exactement 15 jours après.
00:05:31On a senti l'embarras.
00:05:32Si on le suit depuis des années, on sent que cette affaire est quand même un boulet.
00:05:37Il n'empêche, on a vu ce soir un Mélenchon, le retour, on pourrait intituler ça de cette façon-là,
00:05:43se drapant dans les grands idéaux de la République, prenant son public totalement à témoin,
00:05:50disant que la gauche, c'est lui, c'est eux, c'est cette gauche-là, très radicale,
00:05:56très réactionnaire d'une certaine façon, qui ira au combat.
00:05:58C'est Mélenchon, 2027 déjà, en se présentant comme une victime.
00:06:02Et ensuite, un homme tellement magnanime, puisqu'il a rappelé qu'il avait été attaqué il y a quelques années
00:06:08et que lui avait su pardonner.
00:06:11Il joue terriblement, très très fort, le théâtre en plein.
00:06:15Oui, donc ce qu'il sous-entendait, en fait, et je l'ai compris un peu comme vous,
00:06:18c'est finalement, est-ce qu'on ne peut pas pardonner au meurtrier de Quentin ?
00:06:22C'était ça le sous-texte aussi du discours de Jean-Luc Mélenchon.
00:06:24Bien entendu, très habile, mais est-ce que ça va fonctionner ?
00:06:27Vincent Roy.
00:06:28Il y a quelque chose de très puissant chez Jean-Luc Mélenchon.
00:06:30Je crois que c'est le seul homme politique capable de jouer sur des affects,
00:06:34avec son public.
00:06:35C'est-à-dire qu'il va d'abord fouiller des bas instincts.
00:06:41Quand vous dites, il y a un discours haineux, ça ressort de cela.
00:06:44Il va fouiller dans les bas instincts, est capable de jouer avec les affects,
00:06:49et reprend des références historiques très claires.
00:06:53Jean-Luc Mélenchon est quelqu'un qui sait très bien ce qu'a été la Révolution française,
00:06:59et il sait très bien que la Révolution, en France, ça n'est qu'un conflit de légitimité.
00:07:04C'est-à-dire un conflit de légitimité, et je m'explique.
00:07:07La légitimité, la légalité, le jeu de paume, la rue, la Bastille.
00:07:12Deux manières de prendre le pouvoir.
00:07:14Ou le jeu de paume, ou la Bastille.
00:07:16C'est-à-dire la rue.
00:07:17Lui, il a fait son choix.
00:07:18Clairement, il a fait son choix.
00:07:19Lui joue la rue.
00:07:20Et c'est vrai que moi, je trouve que depuis le drame qui a laissé Quentin à terre,
00:07:29il est de plus en plus radical.
00:07:32Oui, il est gêné par la situation, mais il tape de plus en plus fort.
00:07:37Ça, c'est tout à fait remarquable.
00:07:38Et le discours qu'on a entendu ce soir est un discours de campagne pour 2027.
00:07:43Il y a moi, la gauche, je suis le patron, c'est moi à gauche,
00:07:49et il y a le reste.
00:07:51Donc, ou vous voulez les fachos, c'est ainsi qu'il a l'écrit,
00:07:54ou vous me voulez moi, vous voulez Robespierre.
00:07:58Et je rejoue la terreur, avec une différence, c'est que ça reste quand même un Lambertiste,
00:08:05ça reste quand même un Trotskiste.
00:08:07Il tape sur ce qu'il appelle la bourgeoisie de robe.
00:08:10Il a employé cette expression, c'est-à-dire une bourgeoisie qui finalement ne lui convient pas,
00:08:15car pour lui, c'est une bourgeoisie molle,
00:08:18qui au dernier moment ralliera davantage M. Bardella, s'il est au deuxième tour, que lui.
00:08:24Donc, ce n'est pas là-dessus qu'il… ce n'est pas son segment.
00:08:28Amin Albaï, je vais vous faire réagir sur un terme en particulier,
00:08:31qui était ce soir au cœur du meeting de Jean-Luc Mélenchon.
00:08:34Et on va entendre tout de suite le leader de la France insoumise.
00:08:37Le terme le plus employé par Jean-Luc Mélenchon ce soir, c'est « résistance ».
00:08:41« Résistance, on ne crie pas mon nom, je n'existe pas vraiment,
00:08:49je suis un programme, je suis vous tous, alors criez ceux qui vous amènent ici, résistance ! »
00:08:59« Résistance, nous sommes tous antifascistes, dites des choses qui ont un sens et un contenu,
00:09:09nous ne sommes pas des admirateurs, nous sommes des acteurs, nous sommes des intervenants,
00:09:16nous sortons nos mains et nous allons changer le monde à main nue ! »
00:09:24« Nous allons changer le monde à main nue », ça peut vouloir dire beaucoup de choses, cette phrase-là.
00:09:28« Nous allons changer le monde à main nue ».
00:09:29« Résistance », là aussi ça pose une question, la résistance jusqu'où ?
00:09:34Parce qu'au nom de la résistance, au nom de la résistance contre le fascisme,
00:09:37on peut aller jusqu'où ? On peut tout se permettre au nom de la résistance ?
00:09:40– Ces mots ne sont pas anodins, ils ont d'abord été réfléchis,
00:09:45ils ont été travaillés, ils ont été discutés aussi avec ce que la classe politique peut appeler la meute,
00:09:51et puis ils ont été prononcés.
00:09:54Ils ont été prononcés parce que Jean-Luc Mélenchon a intégré tous les codes culturels,
00:09:58tous les poncifs de l'extrême droite identitaire qui existait en 2002.
00:10:04Et aujourd'hui, il y a désormais 20 ans, les Français marchaient dans la rue
00:10:09parce qu'ils ne voulaient pas de Jean-Marie Le Pen face à Jacques Chirac.
00:10:13Le nouveau Jean-Marie Le Pen s'appelle Jean-Luc Mélenchon.
00:10:16Il s'appelle Jean-Luc Mélenchon par les anathèmes, par les anaphores, par le choix des mots,
00:10:23mais aussi parce que deux semaines seulement après l'assassinat de ce jeune Quentin,
00:10:31et à quelques jours même et à quelques heures de l'enterrement de ce jeune Quentin,
00:10:36Jean-Luc Mélenchon vient d'enterrer aussi ce que les Français avaient jadis,
00:10:41c'est-à-dire une certaine idée de la gauche.
00:10:42Cette gauche-là n'existe plus.
00:10:44– Il est devenu le diable de la République.
00:10:45– Il est devenu le diable de la République, mais il vient aussi ce soir,
00:10:49et je rejoins ce qu'a dit Vincent, il vient ce soir aussi de dessiner
00:10:52les traits d'une vraie résistance, c'est celle du bloc populaire,
00:10:57face au bloc populiste qu'incarne Jean-Luc Mélenchon.
00:11:01Et donc la seule question qui doit se poser face à cela,
00:11:04c'est quelle place demain va jouer cette gauche républicaine
00:11:07qui s'est alliée avec des alliances contre nature.
00:11:10Rappelons quand même que le parti socialiste, les écologistes
00:11:15et tous les partis de gauche se sont alliés avec la France insoumise
00:11:18aux élections législatives.
00:11:20Que vont faire ces partis demain ?
00:11:21Est-ce qu'ils vont assumer aujourd'hui cet héritage-là ?
00:11:25Parce que ces partis de gouvernement, dits de gouvernement,
00:11:29doivent assumer aussi la responsabilité du discours Mélenchon.
00:11:31Si on en est là aujourd'hui, c'est parce qu'ils ont joué ce rôle
00:11:34aux dernières élections législatives.
00:11:35– Mais Mona Interman.
00:11:36– Je trouve que cet extrait que vous avez passé est très symptomatique.
00:11:38Et d'ailleurs, moi j'ai observé qu'il a cité une figure
00:11:42pour faire face et dire, regardez, aujourd'hui, nous sommes les résistants,
00:11:47comme De Gaulle a résisté aux fascistes.
00:11:49C'était incroyable de convoquer la figure de De Gaulle
00:11:52au cours de ce meeting.
00:11:55– Parce que justement, on l'a vu aujourd'hui, ce discours,
00:11:58comment dire, c'était un discours aussi pour les municipales.
00:12:01Il s'adressait à un public urbain relativement blanc.
00:12:04D'ailleurs, il suffit de voir quand même l'agora qu'il y avait.
00:12:07C'est un public vraiment urbain, de petits professeurs.
00:12:10On sait que c'est une partie de l'électorat mélenchoniste.
00:12:13Mais comme vous dites très bien, quand il parle de la résistance de De Gaulle,
00:12:16là, à mon avis, il s'adresse à une autre partie de l'électorat
00:12:19qu'il veut viser, notamment pour 2027.
00:12:21C'est celle des abstentionnistes.
00:12:22C'est celui des abstentionnistes.
00:12:23Et là, c'est intéressant parce que Jean-Luc Mélenchon,
00:12:26aujourd'hui, si on prend sa meilleure campagne qu'il a faite,
00:12:28à mon avis, c'est celle de 2017.
00:12:30C'était vraiment un moment, c'est vrai, de ferveur populaire.
00:12:32Il était plutôt sur une ligne, on va dire, souveraino-populiste.
00:12:35Par exemple, on avait changé, on chantait la Marseillaise
00:12:39au lieu de l'International.
00:12:40On mettait un peu plus de drapeaux bleu-blanc-rouge
00:12:42et un peu moins de drapeaux rouges.
00:12:43Quasiment aucun drapeau français.
00:12:44Voilà, exactement.
00:12:45Et là, il est obligé de jouer un peu sur les deux échelles
00:12:50parce qu'aujourd'hui, il s'adresse plutôt à la gauche.
00:12:53Il veut être le centre de gravité de la gauche.
00:12:55C'est lui qui donne les bons points et les mauvais points à la gauche.
00:12:58C'est pour ça qu'une partie du Parti socialiste est soumise.
00:13:00Et aussi une partie des écologistes et aussi une partie des communistes.
00:13:03Changer le monde à main nue.
00:13:04Oui, mais là...
00:13:05Et là, il réouvre en fait sur une logique populiste anti-système
00:13:09parce que Jean-Luc Mélenchon, comment dire,
00:13:11il a été ravi que le RN quelque part se normalise,
00:13:14dit que le RN est en train de devenir un parti comme les autres.
00:13:17Aujourd'hui, si vous voulez un changement et une rupture,
00:13:19comme vous l'avez très bien dit, une vraie rupture,
00:13:22eh bien, votez pour moi.
00:13:23Vous aurez la rupture antifasciste et la rupture contre le système.
00:13:26Donc, c'est intéressant qu'il joue sur ces deux jambes.
00:13:28Jean-Luc Mélenchon qui évidemment est revenu sur le drame
00:13:31qui s'est joué à Lyon il y a deux semaines,
00:13:33la mort de Quentin.
00:13:34Écoutez en quels termes il parle de ce qui s'est passé.
00:13:39Un traquenard a été tendu par une bande de provocateurs,
00:13:43en l'occurrence des provocatrices,
00:13:45qui voulaient un incident pour que surgissent des gens armés,
00:13:48casqués, cagoulés, masqués,
00:13:50pour qu'il y ait une bagarre entre des services d'ordre.
00:13:53Et ils sont tombés sur la jeune garde.
00:13:55Et c'est à nous qu'on demande des comptes.
00:13:58Vincent Roy,
00:13:59ça n'est pas du tout ce qu'a dit le procureur de la République de Lyon.
00:14:03Si on reprend la conférence du procureur de la République,
00:14:07il dit exactement l'inverse.
00:14:08Il dit mais il n'y a pas eu de traquenard.
00:14:10Il dit il n'y a pas eu de rix.
00:14:12Il dit ce sont les militants de la jeune garde
00:14:16qui ont attaqué et lynché Quentin.
00:14:20Il est en train de réécrire l'histoire.
00:14:22Il falsifie l'histoire.
00:14:24Oui, mais ça,
00:14:27écoutez, si vous reprenez l'histoire des grands tribuns,
00:14:30ils sont absolument capables de vous persuader du contraire du réel.
00:14:35M. Mélenchon se moque absolument du réel.
00:14:38Ce n'est pas son problème.
00:14:39Le problème, c'est qu'il impose une vision,
00:14:42une vision du monde,
00:14:43une vision résistante des Français.
00:14:48Ce mot de résistance, on peut rester dessus.
00:14:51résistance au capitalisme,
00:14:53résistance à tout ce qu'il appelle fasciste,
00:14:55c'est-à-dire à tout ce qui est à droite de lui.
00:14:57Tout ce qui n'est pas avec lui.
00:14:58Tout ce qui n'est pas avec lui.
00:15:00Il y a une formule célèbre de Mussolini là-dessus
00:15:02qui dit tout ce qui n'est pas avec nous est contre nous.
00:15:05Mélenchon dit ça avec d'autres termes,
00:15:07mais c'est exactement ça.
00:15:09Et donc, on peut, dans cette mesure,
00:15:12aller raconter l'inverse de ce qui s'est passé.
00:15:14Ça n'est pas le problème.
00:15:16On se pose en victime.
00:15:17Je suis attaqué.
00:15:18Je suis attaqué tout le temps.
00:15:20Raphaël Arnaud n'était pas là,
00:15:21mais il a été terriblement attaqué.
00:15:24On nous demande de faire en sorte
00:15:26que Raphaël Arnaud ne puisse plus avoir droit de citer
00:15:28à l'Assemblée nationale.
00:15:30Nous sommes attaqués.
00:15:31On n'arrête pas de m'attaquer.
00:15:32On nous a attaqués.
00:15:33C'est assez clair dans son discours.
00:15:37Rodolphe Kert, il y a aussi une stratégie
00:15:39de saturation de l'espace médiatique
00:15:41de la part de Jean-Luc Mélenchon.
00:15:42Ça, c'est important et il faut le souligner.
00:15:44Oui, oui.
00:15:44Vous avez oublié aussi un mythe anti-impérialiste.
00:15:48On l'a connu au moment du palestinisme.
00:15:49C'est vraiment les deux mythes mobilisateurs de Mélenchon,
00:15:51le palestinisme et l'antifasciste.
00:15:53Pour revenir à ce que vous dites, Johan,
00:15:55oui, moi, je suis toujours halluciné
00:15:57à quel point la grosse bertha médiatique,
00:15:59une fois qu'elle se met en marche,
00:16:00elle est puissante.
00:16:01On l'a vu sur les médias de services publics.
00:16:03On l'a vu sur les réseaux sociaux.
00:16:05On l'a vu sur, on va dire,
00:16:07les réseaux de communication type Twitch,
00:16:09les plateformes Internet.
00:16:10À quel point ils ont réussi à mettre en place des universitaires ?
00:16:13C'est vraiment tous ces bastions de l'antifascisme institutionnel
00:16:17où on retrouve les services publics,
00:16:19l'université, les écoles, etc.
00:16:21Et là, ils ont une capacité de mobilisation.
00:16:23Il ne faut absolument pas sous-estimer aussi,
00:16:25je pense, la structure et la logistique
00:16:28et à quel point la France insoumise
00:16:29a été justement en avance sur tous les autres partis politiques en France,
00:16:33sur les stratégies numériques.
00:16:34C'est quelque chose sur lequel ils ont investi
00:16:36bien avant les autres.
00:16:37Et aujourd'hui, on voit à quel point
00:16:38ils sont capables de mobiliser.
00:16:40Et d'ailleurs, cette histoire, à mon avis,
00:16:41elle est tout à fait intéressante
00:16:42parce qu'on se rend compte
00:16:43que tel universitaire a eu des liens
00:16:45avec la France insoumise
00:16:46ou même parfois avec la jeune garde.
00:16:48Ça, c'est des choses sur lesquelles
00:16:49on avait très peu enquêté en réalité,
00:16:51à droite ou même au centre.
00:16:53Et en fait, on se rend compte que les ramifications,
00:16:54comme vous l'avez très bien dit,
00:16:56en bon trotskiste,
00:16:56Jean-Luc Mélenchon a réussi
00:16:57à placer des sous-marins un petit peu partout.
00:17:00Et notamment aussi dans les autres partis de gauche.
00:17:02J'ai eu quelques remontées là-dessus.
00:17:04Mais il a liquidé tous ceux qui réfléchissent
00:17:06dans ce parti.
00:17:07Mais surtout les partis de jeunesse.
00:17:08Et ça, c'est très important.
00:17:10Vous verrez dans les mois à venir.
00:17:11Ça s'appelle le noyautage.
00:17:13Voilà, c'est ça.
00:17:13Le noyautage.
00:17:14Ils noyautent bien.
00:17:15La falsification du récit,
00:17:17la réécriture de l'histoire,
00:17:19la saturation de l'espace médiatique.
00:17:21Le coup d'écran permet.
00:17:22Est-ce que ça fonctionne auprès des militants ?
00:17:24On les a interrogés.
00:17:25Notre équipe à Lyon a interrogé
00:17:28les militants de la France insoumise
00:17:29pour voir ce qu'ils pensent
00:17:31et comment est-ce qu'ils analysent
00:17:32le meurtre de Quentin ?
00:17:34Écoutez, c'est éloquent.
00:17:37Jean-Luc Mélenchon ne soutient pas
00:17:39la jeune garde.
00:17:40La jeune garde a été dissoute.
00:17:42Donc à partir de là,
00:17:44ce qui assure la sécurité
00:17:45des meetings de Jean-Luc Mélenchon,
00:17:47c'est juste le servisant
00:17:48de la France insoumise.
00:17:50L'antifascisme, il faut le soutenir.
00:17:52Sinon, on laisse la place au fascisme.
00:17:54C'est aussi simple que ça.
00:17:56Dans le droit,
00:17:57seul un individu peut être condamné
00:17:59pour ses propres actes.
00:18:02Tout un groupe ne peut pas être condamné
00:18:05pour les actes de quelqu'un d'autre
00:18:07auxquels ils ne sont pas responsables.
00:18:09C'est-à-dire qu'on est contre le fascisme.
00:18:12Ces gens-là, les jeunes gardes,
00:18:14enfin je veux dire,
00:18:15les fascistes sont agressifs ici.
00:18:17La jeune garde,
00:18:18c'est pour protéger les gens.
00:18:20Amine Elbaï,
00:18:21la jeune garde,
00:18:22c'est pour protéger les gens.
00:18:24La jeune garde n'existe même plus.
00:18:25Elle a été dissoute.
00:18:27Le fascisme est à nos portes.
00:18:28Le cerveau des militants
00:18:30de la France insoumise,
00:18:31Jean-Luc Mélenchon,
00:18:32a réussi à les lobotomiser.
00:18:34Oh, c'est fascinant.
00:18:36La jeune garde dissoute,
00:18:37donc elle n'existe plus.
00:18:38Alors que l'intérêt d'un arrêté de dissolution,
00:18:42c'est justement de pouvoir punir
00:18:44et poursuivre pénalement sa reconstitution.
00:18:47C'est-à-dire poursuivre la reconstitution
00:18:50des ligues dissoutes.
00:18:51Sauf qu'aujourd'hui,
00:18:52on voit bien que Jean-Luc Mélenchon
00:18:54a réussi quelque chose de tout aussi fascinant.
00:18:56C'est effectivement de pouvoir faire dicter
00:18:58tout et son contraire de la part de ses militants.
00:19:02Et surtout, je vois en là
00:19:04une façon pour Jean-Luc Mélenchon
00:19:06de mieux s'attaquer,
00:19:07de mieux s'attaquer aux médias
00:19:08et de mieux s'attaquer à CNews,
00:19:10parce que CNews est aujourd'hui
00:19:11la seule chaîne de ce pays
00:19:13à pouvoir décortiquer
00:19:14et démontrer au mieux
00:19:16ce qu'est la réalité de la France insoumise.
00:19:17Parce que la réalité dans tout cela,
00:19:19et le procureur de la République de Lyon
00:19:20l'a très bien rappelé,
00:19:21c'est qu'il y a des collaborateurs
00:19:23de M. Raphaël Arnaud,
00:19:24qui aujourd'hui sont mis en examen
00:19:26et en détention provisoire,
00:19:27pour avoir participé aujourd'hui
00:19:29au meurtre de ce jeune Quentin D.
00:19:32Mais les militants de la France insoumise
00:19:33vous disent
00:19:34qu'ils n'ont rien à voir avec nous.
00:19:36Ils n'ont rien à voir avec nous.
00:19:37Et la jeune garde a été dissoute.
00:19:39Donc quand on entend ça,
00:19:40on se dit
00:19:41la stratégie de Jean-Luc Mélenchon,
00:19:42elle fonctionne au moins en partie.
00:19:44Non seulement la jeune garde
00:19:45a été dissoute sur le papier,
00:19:47mais dans les faits,
00:19:48on a bien insisté,
00:19:49une reconstitution de la jeune garde.
00:19:51Il y a en tout cas une enquête
00:19:52pour reconstitution de l'église.
00:19:56Et qui est une infraction pénale.
00:19:57Tous les témoignages semblent aujourd'hui
00:20:00pouvoir se tourner en ce sens-là.
00:20:02Et donc l'autre réalité,
00:20:04c'est est-ce que,
00:20:05et c'est une question que je pose personnellement,
00:20:08est-ce que oui ou non aujourd'hui,
00:20:10des jeunes de la jeune garde
00:20:11assurent le service de sécurité intérieure
00:20:14de la France insoumise ?
00:20:15Parce que c'est aussi une question
00:20:15que l'on peut se poser
00:20:16dans la mesure où
00:20:17il n'y a plus d'entités juridiques reconnues,
00:20:20puisque l'arrêté est exécuté.
00:20:22Est-ce qu'aujourd'hui,
00:20:23ces membres ont été intégrés
00:20:24ou incorporés
00:20:25dans des factions subalternes
00:20:28de la France insoumise ?
00:20:29C'est une question
00:20:29que peuvent se poser ce soir les Français.
00:20:32Et vous avez vu comment
00:20:33M. Mélenchon
00:20:37a divisé ses marionnettes.
00:20:40Rima Hassan sert à quelque chose.
00:20:42Elle est dans un créneau particulier.
00:20:46Elle a son public.
00:20:48Jean-Luc Mélenchon d'ailleurs
00:20:49a fait applaudir longuement ce soir
00:20:51Rima Hassan lors de son meeting.
00:20:52Souvenez-vous qu'il a dit il y a peu...
00:20:53C'est Sajal Dark à lui.
00:20:55Il a dit il y a peu
00:20:56que Rima Hassan
00:20:57était un modèle
00:20:58pour les jeunes femmes françaises.
00:20:59Il l'a dit dans un précédent discours.
00:21:01Rima Hassan parle
00:21:02à une partie de son électorat.
00:21:04Vous avez d'autres personnes
00:21:07qui vont parler
00:21:08à d'autres parties de son électorat.
00:21:09Il a créé des marionnettes,
00:21:11M. Mélenchon.
00:21:11Il s'en sert,
00:21:12il les active.
00:21:13Dès lors qu'il a besoin
00:21:14de les activer,
00:21:15il les retire un petit peu du débat.
00:21:16Dès lors, parfois,
00:21:17il en exclut une.
00:21:18Quand la marionnette
00:21:19commence à prendre trop de place,
00:21:20il comprend trop de place
00:21:21parce qu'il veut rester le chef.
00:21:23Tout ça est très habile.
00:21:25Et le travail de terrain
00:21:26qu'il a mené
00:21:27depuis des années maintenant
00:21:29est un travail payant.
00:21:32N'allons pas minimiser
00:21:35M. Mélenchon
00:21:36en disant
00:21:37« Oh là là,
00:21:38M. Mélenchon
00:21:38n'accédera jamais au pouvoir ».
00:21:40Peut-être.
00:21:41On n'en sait rien.
00:21:42C'est trop tôt.
00:21:43En tous les cas,
00:21:43il a fait un vrai travail.
00:21:44On va marquer une courte pause.
00:21:45On va se retrouver
00:21:46pour la deuxième partie
00:21:47de cette émission.
00:21:48On reviendra évidemment
00:21:49sur la provocation
00:21:50qu'a constitué ce soir
00:21:51le meeting de Jean-Luc Mélenchon
00:21:52à Lyon,
00:21:53deux semaines seulement
00:21:53après la mort de Quentin.
00:21:55On évoquera également
00:21:55ce communiqué absolument hallucinant
00:21:58du syndicat de la magistrature
00:22:00qui regrette
00:22:01que les digues
00:22:02contre le fascisme
00:22:03soient en train
00:22:04de céder
00:22:05dans le pays.
00:22:06On en parle dans un instant.
00:22:07A tout de suite.
00:22:08hallucinant.
00:22:12De retour en direct
00:22:13sur CNews,
00:22:14toujours avec Mémona Interman,
00:22:15Amine Elbaï,
00:22:16Rodolphe Karte
00:22:17et Vincent Roy,
00:22:18toujours pour commenter
00:22:19le meeting de Jean-Luc Mélenchon
00:22:21qui a eu lieu ce soir à Lyon.
00:22:22Vous me disiez,
00:22:23Vincent Roy,
00:22:24c'est vrai qu'on entend beaucoup
00:22:25dans l'espace médiatique
00:22:26que la mort de Quentin
00:22:27a été un point de bascule politique.
00:22:30Et vous disiez,
00:22:30après avoir entendu
00:22:31Jean-Luc Mélenchon ce soir
00:22:33qui, rappelons-le,
00:22:33a parlé très très très longuement
00:22:34face à un public
00:22:36qui était clairement très acquis
00:22:37et même galvanisé.
00:22:39Vous disiez,
00:22:39moi je n'ai pas le sentiment
00:22:40que la mort de Quentin
00:22:41soit un point de bascule.
00:22:42Non, parce que je pense
00:22:43que la base
00:22:46Mélenchoniste,
00:22:46pour utiliser un terme
00:22:47qu'il nous l'a dit ce soir,
00:22:49qu'il n'aime pas,
00:22:51que la base Mélenchoniste
00:22:53est invariante
00:22:54et que
00:22:57en enfonçant le clou
00:22:58comme ça à chaque fois
00:22:59par le biais de l'invention
00:23:00d'un récit,
00:23:02il ne fait que la conforter.
00:23:04Donc, moi je crois
00:23:05que ça n'est pas
00:23:06un point de bascule
00:23:08politique.
00:23:09C'est un,
00:23:10sans doute que c'est
00:23:11un point de bascule moral,
00:23:13ça, si l'on veut,
00:23:14puisque on a,
00:23:16durant cette semaine,
00:23:17on a vu qu'on piétinait
00:23:18même jusqu'à la mémoire
00:23:20des morts, quoi,
00:23:21en leur inventant
00:23:22des passions.
00:23:23Jean-Luc Mélenchon a redit
00:23:24ce soir que Quentin
00:23:25était un fasciste,
00:23:26c'était un nazi,
00:23:27un néo-nazis,
00:23:28voilà.
00:23:28Donc là,
00:23:29on a dépassé
00:23:30toute barrière morale,
00:23:31ce qui ne m'étonne pas du tout
00:23:32parce que je n'ai jamais cru
00:23:33que morale et politique
00:23:34faisaient bon ménage.
00:23:35Surtout à l'extrême-gauche.
00:23:36Surtout à l'extrême-gauche.
00:23:37J'ai très vite compris
00:23:38que ça n'avait rien à voir.
00:23:39Mais je crois que
00:23:41de point de bascule,
00:23:43hélas,
00:23:44il n'y a pas.
00:23:45Alors,
00:23:45attendez,
00:23:46on va voir dans les urnes,
00:23:47il faut être prudent
00:23:47quand je dis cela.
00:23:48Peut-être que les Français
00:23:50vont se manifester
00:23:52et qu'on va sentir quelque chose.
00:23:53Mais pour l'instant,
00:23:55moi,
00:23:55je n'ai pas senti
00:23:56de point de bascule politique
00:23:58et au contraire,
00:23:59je trouve Mélenchon
00:24:00encore plus offensif
00:24:01qu'avant,
00:24:02confortant sa base
00:24:03d'une manière.
00:24:04À mon avis,
00:24:05c'était plus dispersé.
00:24:06On a souvent dit
00:24:07que par exemple
00:24:07au Rassemblement National,
00:24:09il y avait une base
00:24:09qui était sûre,
00:24:10qui était solide,
00:24:11etc.
00:24:11Je crois que Mélenchon
00:24:12a réussi cela
00:24:13et que d'une certaine façon,
00:24:17la mort de Quentin
00:24:18a, je le répète,
00:24:20resserré les rangs
00:24:21car il se pose en victime.
00:24:22Amin,
00:24:22vous êtes d'accord avec ça ?
00:24:23Non,
00:24:23je ne suis totalement
00:24:25pas de cet avis
00:24:26et je vais vous dire pourquoi,
00:24:27Vincent.
00:24:28Allons-y.
00:24:28Parce que
00:24:31la capacité
00:24:32et la mesure
00:24:33de la force
00:24:34d'un responsable politique,
00:24:36c'est sa capacité
00:24:36à maîtriser
00:24:38sa base militante,
00:24:39à leur donner des directives.
00:24:41Je crois qu'aujourd'hui,
00:24:42nous sommes arrivés
00:24:43à un stade politique
00:24:43où Jean-Luc Mélenchon
00:24:44ne contrôle même plus
00:24:45sa base politique.
00:24:47Où aujourd'hui,
00:24:48des groupuscules
00:24:49d'ultra-gauche
00:24:50et d'extrême-gauche
00:24:51se sont affiliés
00:24:52à la France insoumise,
00:24:54ont repris le pouvoir,
00:24:54sont même,
00:24:55pour certains,
00:24:56représentés au Parlement.
00:24:57Et je crois
00:24:59très sincèrement
00:25:00que le point de bascule politique
00:25:02se trouve exactement là.
00:25:04C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:25:05on ne crache pas seulement
00:25:06sur la mémoire
00:25:07des vivants,
00:25:09mais aussi sur la mémoire
00:25:10des ombres.
00:25:10Et qu'aujourd'hui,
00:25:12quand Jean-Luc Mélenchon
00:25:13crache sur la mémoire
00:25:14d'un mort,
00:25:15il donne en réalité
00:25:16pour consigne
00:25:17à sa base militante
00:25:18d'aller encore plus loin.
00:25:20Il a rendu ce soir
00:25:21hommage à Lyon
00:25:22aux influenceurs politiques,
00:25:25aux militants politiques
00:25:26déguisés en journalistes de gauche,
00:25:28y compris d'ailleurs
00:25:29sur un certain nombre
00:25:30de plateaux du service public,
00:25:31à aller encore plus loin
00:25:32dans leur engagement militant.
00:25:34Donc,
00:25:34je crois que
00:25:35le point de bascule,
00:25:37Jean-Luc Mélenchon,
00:25:38il est en train de l'atteindre.
00:25:39Il est en train de l'atteindre
00:25:40par le coup d'éclat permanent,
00:25:42par la radicalisation constante
00:25:44et par le sentiment
00:25:45de toute confiance
00:25:47et d'impunité totale.
00:25:49Il est là,
00:25:49le point de bascule politique.
00:25:50Alors,
00:25:51on l'a dit,
00:25:51meeting de Jean-Luc Mélenchon
00:25:53à Lyon,
00:25:54la ville où Quentin
00:25:55a été tué
00:25:56il y a seulement
00:25:57deux semaines.
00:25:57Ça a beaucoup fait réagir,
00:25:59notamment François Puponi
00:26:00qui a été l'invité
00:26:01de Laurence Ferrari
00:26:01dans Punchline.
00:26:02Écoutez ce qu'il en disait.
00:26:04C'était prévu de longue date.
00:26:05C'est le summum de l'indécence.
00:26:06En plus,
00:26:07on sait très bien
00:26:07qu'il ne va pas y aller
00:26:08ni pour présenter
00:26:09les convainances à la famille
00:26:10ni pour s'excuser.
00:26:11Il a une part de responsabilité.
00:26:13Il y va
00:26:13pour remettre de l'huile sur le feu.
00:26:15C'est ce qu'ils font
00:26:15depuis une semaine,
00:26:17enfin,
00:26:17les 15 jours
00:26:18on a depuis la mort de Quentin.
00:26:19C'est de dire
00:26:20que c'est les autres
00:26:20qui sont méchants.
00:26:21On n'a fait que se défendre.
00:26:23Raphaël Arnaud n'a rien à voir.
00:26:24Nous, on n'a rien à voir.
00:26:25Les journalistes sont des nazis.
00:26:27Quentin était néo-nazi.
00:26:29Quentin était néo-nazi
00:26:29et antisémite
00:26:30dans certains cas.
00:26:31On voit toute la polémique
00:26:32qu'ils sont en train de développer
00:26:34pour essayer de se défendre.
00:26:35Alors, Rodolphe Carte,
00:26:36est-ce que vous avez senti
00:26:38ce soir dans le meeting
00:26:39de Jean-Luc Mélenchon
00:26:39qu'il y avait une volonté
00:26:40de sa part
00:26:41de jeter à nouveau
00:26:42de l'huile sur le feu ?
00:26:43En tout cas,
00:26:43on s'est rendu compte
00:26:44que tous ces allumages
00:26:46de contre-feu
00:26:47qu'on a eus justement
00:26:48au cours de ces derniers jours
00:26:49a quand même fait
00:26:50que Jean-Luc Mélenchon
00:26:50est arrivé en conquérant,
00:26:52excusez-moi,
00:26:53dans la capitale de Gaulle.
00:26:54Il était en Nouveau-César.
00:26:55Pardonnez-moi
00:26:56une métaphore un peu historique
00:26:58mais moi,
00:26:58je l'ai trouvé conquérant.
00:26:59Il était offensif.
00:27:00Je l'ai dit juste avant.
00:27:02Moi, je pense aussi
00:27:03que ce point de bascule
00:27:03a été largement justement
00:27:05compensé avec l'allumage
00:27:07de tous ces contre-feu.
00:27:08Pourtant,
00:27:08c'était quand même
00:27:09une parenthèse
00:27:09qui s'ouvrait pour,
00:27:10excusez-moi l'expression,
00:27:11mettre la tête sous l'eau
00:27:12du candidat Mélenchon.
00:27:13Une partie de la gauche
00:27:15a essayé de le faire
00:27:16mais très vite,
00:27:16on a vu que l'emballement
00:27:18de la machine médiatique,
00:27:19tout ce réseau d'universitaires,
00:27:21du service public,
00:27:22pas tout le service public,
00:27:23en tout cas une partie
00:27:24des intervenants
00:27:24qui ont fait monter
00:27:25des personnes parfois douteuses
00:27:27sur leurs liens aussi
00:27:28justement là-dessus.
00:27:29Et une partie de ces intervenants
00:27:30est acquis à la cause
00:27:31de Jean-Luc Mélenchon ?
00:27:32Justement,
00:27:33on s'est rendu compte
00:27:34à quel point,
00:27:34encore une fois de plus,
00:27:35Jean-Luc Mélenchon
00:27:36est arrivé en force
00:27:38dans un meeting comme ça
00:27:39qui lui était complètement dévolu.
00:27:41Donc oui,
00:27:41moi je pense aussi
00:27:42que ce point de bascule
00:27:43pouvait arriver,
00:27:44occasion ratée,
00:27:45parce qu'on l'a vu,
00:27:46encore une fois de plus,
00:27:48la gauche,
00:27:49au sens large,
00:27:49quand elle se met en branle
00:27:50et quand elle s'active justement
00:27:52pour faire émettre
00:27:54un autre récit justement,
00:27:55là ils sont imbattables.
00:27:56Enfin, pour l'instant,
00:27:57ils sont très forts.
00:27:58Parce qu'au-delà
00:28:00de tout ce qui peut arriver,
00:28:02Jean-Luc Mélenchon,
00:28:03il a une particularité
00:28:04par rapport
00:28:05à tous les autres candidats,
00:28:07c'est qu'il présente
00:28:08une vision,
00:28:09une vision de l'avenir,
00:28:10une vision de la France,
00:28:12une vision,
00:28:13tout court,
00:28:13il a...
00:28:15C'est une vision
00:28:15quand même très accrochée
00:28:16au passé.
00:28:17Je ne qualifie militant,
00:28:18je ne qualifie pas la vision.
00:28:20Je suis d'accord avec vous.
00:28:22Je ne qualifie pas la vision.
00:28:22Même si c'est une vision
00:28:23qui est une vision
00:28:24détestable,
00:28:26il y a une vision.
00:28:27Il y a une vision.
00:28:27Ce qui n'est pas le cas
00:28:28de tous les partis.
00:28:29Et ailleurs,
00:28:30je suis désolé,
00:28:31vous ne retrouviez pas
00:28:32cette vision.
00:28:33Jean-Luc Mélenchon
00:28:34est quelqu'un qui,
00:28:35sur un certain nombre
00:28:36de militants,
00:28:37va susciter,
00:28:38grâce à cette vision,
00:28:39va susciter un espoir.
00:28:40Vous l'appelez comme vous voulez.
00:28:41Le grand soir,
00:28:42pas le grand soir,
00:28:43la résistance.
00:28:44Il emploie des mots
00:28:46qui résonnent
00:28:47dans l'imaginaire français.
00:28:48Et c'est le seul
00:28:49à proposer aujourd'hui
00:28:51une vision.
00:28:52Moi, ce qui m'intéresse
00:28:53ce soir,
00:28:54volonté de remettre
00:28:55de l'huile sur le feu
00:28:55ou pas,
00:28:56et est-ce que Jean-Luc Mélenchon
00:28:57a marqué des points
00:29:00ce soir ?
00:29:00Mais il n'a pas marqué
00:29:01des points.
00:29:01Il a simplement marqué
00:29:02une méthode.
00:29:03C'est la méthode
00:29:04du coup d'éclat permanent
00:29:05qui lui permet
00:29:06de rebondir tout le temps.
00:29:08Aussi bien il sait
00:29:09qu'il a pertinemment
00:29:10perdu la séquence
00:29:11sur Quentin,
00:29:12qu'est-ce qu'on fait ?
00:29:13On retourne,
00:29:14on met de l'huile
00:29:15sur le feu
00:29:15et on peut rebondir
00:29:16à ses propres propos.
00:29:18Et ça lui permet
00:29:18de se renouveler
00:29:19en permanence.
00:29:20Ça lui permet
00:29:20d'aller encore plus loin.
00:29:21Ça veut dire que
00:29:22certains militants
00:29:23de la France insoumise,
00:29:24ceux qui étaient galvanisés
00:29:25ce soir par le meeting
00:29:26de Jean-Luc Mélenchon,
00:29:27ces militants-là
00:29:28n'en ont rien à faire
00:29:29de la mort de Quentin ?
00:29:30Mais ils s'en moquent
00:29:32royalement.
00:29:32C'est pire que ça.
00:29:35Permettez-moi.
00:29:35C'est pire que ça.
00:29:36C'est effrayant
00:29:37ce que vous dites.
00:29:38Pardonnez-moi,
00:29:38mais ça veut dire
00:29:39qu'une partie des personnes
00:29:40qui étaient dans la salle
00:29:44si c'est vraiment
00:29:45ce que vous dites.
00:29:45Mais c'est pire que ça.
00:29:46À partir du moment
00:29:47où vous désignez
00:29:49l'adversaire
00:29:50comme étant néo-nazi,
00:29:52l'adversaire
00:29:53se doit de mourir.
00:29:54Qu'est-ce qu'un bon néo-nazi ?
00:29:56C'est un néo-nazi mort.
00:29:58Absolument.
00:29:58C'est très cynique
00:30:00dans le fonctionnement.
00:30:01Même là.
00:30:02Moi, je crois que
00:30:03par rapport à ces militants
00:30:04de la salle,
00:30:05il a réussi à se justifier,
00:30:07à les conforter
00:30:07dans l'idée
00:30:08qu'ils ont raison,
00:30:09les victimes, c'est nous,
00:30:11nous sommes des antifascistes
00:30:12et en face,
00:30:12il y a en effet
00:30:13un ennemi à détruire.
00:30:14Ensuite, il faudra voir
00:30:15quand même,
00:30:16il faut donner un petit peu
00:30:17de temps au temps
00:30:17comme disait François Mitterrand.
00:30:19C'est peut-être un peu tôt
00:30:20pour savoir comment
00:30:21l'opinion va réagir.
00:30:22Car je ne pense pas non plus
00:30:24qu'en France,
00:30:25qui est un pays,
00:30:25comme disait Mitterrand,
00:30:27qui se vit politiquement
00:30:28au centre,
00:30:29je ne peux pas imaginer
00:30:30que ce pays-là,
00:30:31la France,
00:30:33oublie ce qui s'est passé
00:30:34il y a 15 jours.
00:30:35On a beau mettre
00:30:36des étiquettes
00:30:36de néo-nazi,
00:30:38de fasciste,
00:30:40de nationaliste,
00:30:41d'identitaire,
00:30:41mais ce qui s'est passé
00:30:42avec un groupe
00:30:43qui s'appelle
00:30:44la Jeune Garde,
00:30:45qui est un groupe armé,
00:30:46qui me rappelle
00:30:47les groupes armés
00:30:48qui s'entraînaient
00:30:48en RDA
00:30:49ou en Libye,
00:30:50etc.
00:30:50pour aller faire
00:30:51des détournements d'avions
00:30:52ou taper sur les gens,
00:30:54ce n'est pas possible
00:30:54que la France oublie ça.
00:30:56Il faudra voir
00:30:56comment les gens réagissent.
00:30:57Attendons un peu,
00:30:58c'est un peu tôt.
00:30:59Qui les confrontait
00:31:00sa base ?
00:31:00Rien de nouveau.
00:31:01Toutes les semaines précédentes,
00:31:02les deux semaines,
00:31:03on a entendu
00:31:03les teasings de ce soir.
00:31:05Ce soir,
00:31:05il a joué la pièce de théâtre.
00:31:06Et puis en face,
00:31:07que fait la gauche
00:31:09disons sociale,
00:31:10démocrate,
00:31:11les sociotraîtres
00:31:12comme les appellent
00:31:13les trotskistes ?
00:31:14Que fait cette gauche-là ?
00:31:15Comment réagit-elle ?
00:31:17On a compris ce soir
00:31:19également dans le meeting
00:31:20de Jean-Luc Mélenchon
00:31:21et ça va être comme ça
00:31:21jusqu'à 2027.
00:31:23La fracture
00:31:24qu'il va vouloir mettre en place,
00:31:25c'est
00:31:26il y a les fascistes
00:31:27et il y a nous
00:31:29les antifascistes.
00:31:30Il y a le eux et le nous.
00:31:31Exactement.
00:31:32Il y a les fascistes
00:31:33et il y a les antifascistes.
00:31:34Il veut diviser la société
00:31:35en deux clans.
00:31:36Écoutez ce qu'en disait
00:31:37aujourd'hui Manuel Valls.
00:31:41L'ultra-gauche,
00:31:42l'extrême-gauche,
00:31:42Jean-Luc Mélenchon
00:31:43et ses amis
00:31:44essaient de nous faire croire
00:31:45que le débat aujourd'hui
00:31:46c'est entre le fascisme
00:31:48et l'antifascisme.
00:31:49Évidemment,
00:31:50du coup,
00:31:50aucun débat n'est possible.
00:31:51Où vous êtes avec eux,
00:31:53Jean-Luc Mélenchon,
00:31:54ou vous êtes avec les fascistes,
00:31:56c'est-à-dire
00:31:57Bardella,
00:31:58Le Pen
00:31:58et tous les autres
00:31:59d'une certaine manière.
00:31:59C'est une vision
00:32:00qui consiste à désigner,
00:32:02mais ça c'est le populisme,
00:32:04c'est le pire du populisme,
00:32:05populiste,
00:32:07antisémite
00:32:08et violente
00:32:09sont la marque
00:32:10de Jean-Luc Mélenchon
00:32:11et de l'EFI.
00:32:11C'est pour ça que je n'ai jamais pu
00:32:12comprendre comment on pouvait
00:32:13envisager la moindre alliance
00:32:16à tous les niveaux,
00:32:17au niveau des municipales
00:32:17comme au niveau national.
00:32:18Il n'y a pas que le scénario.
00:32:20Moi, j'ai dit souvent
00:32:21sur ce plateau
00:32:22que Jean-Luc Mélenchon
00:32:23représentait à mon sens
00:32:24le plus grand danger politique
00:32:25qui est connu de notre pays
00:32:26depuis la fin
00:32:27de la Seconde Guerre mondiale.
00:32:28Mais je constate
00:32:29que Manuel Valls
00:32:30dit à peu près
00:32:31la même chose.
00:32:32Il dit la même chose.
00:32:33Alors, là où je rejoindrai
00:32:35M. Valls,
00:32:36c'est que dans cette parenthèse
00:32:37qu'on vient de connaître
00:32:38avec le meurtre de Quentin,
00:32:40il a consolidé sa base,
00:32:42on va dire,
00:32:42antifasciste
00:32:43de gauche radicale,
00:32:44d'accord,
00:32:44dont acte.
00:32:45Il avait déjà consolidé
00:32:46une partie de cet électorat
00:32:47au moment de la Palestine.
00:32:49Ça, c'était le fameux
00:32:50électorat des banlieues.
00:32:51Mais comme je l'ai dit
00:32:51au début de notre émission,
00:32:53il y a un troisième électorat
00:32:54que Jean-Luc Mélenchon
00:32:55devra essayer,
00:32:57en tout cas,
00:32:57de conquérir pour les élections.
00:32:59C'est l'électorat populiste.
00:33:00C'est pour ça que je ne qualifierais pas,
00:33:02par contre,
00:33:02comme M. Valls,
00:33:03de parenthèse populiste.
00:33:04Là, on est dans une parenthèse
00:33:06antifasciste.
00:33:06Il reprend les évocations
00:33:08d'une gauche traditionnelle,
00:33:11révolutionnaire.
00:33:11On va critiquer les sociotraîtres,
00:33:13comme vous le dites très bien.
00:33:14Là, c'est la gauche
00:33:15de rupture conventionnelle.
00:33:16Il va essayer de capitaliser
00:33:18sur cet électorat
00:33:19et notamment de gratter
00:33:20un petit peu sur EELV
00:33:21et les communistes.
00:33:22Et ensuite,
00:33:23le troisième électorat
00:33:24qu'il lui faudra pour 2027,
00:33:25c'est pour ça que pour les municipales,
00:33:27je pense qu'il va quand même
00:33:27un peu en pâtir.
00:33:28Parce qu'il y a quand même
00:33:29une partie de l'électorat
00:33:31qui va voter au municipal
00:33:32qui est plutôt âgée,
00:33:34en tout cas,
00:33:34plutôt plus bourgeois.
00:33:36Mais par contre,
00:33:37là, la prévision vient
00:33:39pour 2027,
00:33:39c'est qu'il devra aller chercher
00:33:40un nouvel électorat.
00:33:41Et là, vous aurez vraiment
00:33:42les trois électorats
00:33:44pour accéder au second tour.
00:33:46Les quartiers populaires,
00:33:47une partie de la gauche radicale
00:33:49et une partie des abstentionnistes.
00:33:50Et là, il doit trouver
00:33:51le moment opportun
00:33:53pour aller séduire cet électorat.
00:33:55Pour l'instant,
00:33:55il n'est pas encore venu.
00:33:56Est-ce que ça va venir ?
00:33:56Vous parlez des abstentionnistes.
00:33:58Voilà.
00:33:58Et peut-être qu'il va reprendre,
00:33:59vous savez,
00:34:00les accents de 2017
00:34:00en parlant de l'oligarchie.
00:34:02Ce que vous nous dites,
00:34:03c'est qu'en essayant
00:34:04de diviser la société en deux,
00:34:06les fascistes et les antifascistes,
00:34:07il veut faire venir à lui
00:34:08les abstentionnistes.
00:34:09Oui, mais en fait,
00:34:10à chaque fois que vous avez
00:34:11un moment comme ça,
00:34:12un événement politique,
00:34:13Jean-Luc Mélenchon
00:34:14met la barricade.
00:34:15Quand on l'a eu, par exemple,
00:34:16au moment de la Palestine,
00:34:17c'est toi, vous êtes un génocidaire,
00:34:18soit vous êtes du côté
00:34:19des Palestiniens.
00:34:20C'est lui qui détermine
00:34:21la barricade.
00:34:21Et ça, c'est tout son intérêt
00:34:23à chaque fois,
00:34:23de mettre la barricade
00:34:24où il le veut,
00:34:24parce que c'est soit
00:34:25vous êtes avec nous,
00:34:25soit contre nous.
00:34:26Mais est-ce que vous vous rendez compte
00:34:28à quel point
00:34:28cette stratégie est dangereuse ?
00:34:31Mais oui, mais...
00:34:32Non, mais s'il dit
00:34:34il y a les fascistes
00:34:35et nous les antifascistes,
00:34:37s'il poursuit cette stratégie
00:34:39jusqu'en 2027,
00:34:40il y aura d'autres morts
00:34:42dans les rues de France.
00:34:43C'est une certitude.
00:34:44C'est quasiment écrit.
00:34:45Mais on connaît assez d'histoires,
00:34:47et l'histoire française notamment,
00:34:48pour savoir que la terreur
00:34:49est une période terrible.
00:34:51C'est ce qu'il vous propose.
00:34:52Amine.
00:34:53Aujourd'hui,
00:34:54si on en est là aujourd'hui,
00:34:55c'est parce que,
00:34:56évidemment,
00:34:57je crois que le président
00:34:57de la République,
00:34:58Emmanuel Macron,
00:34:58a contribué aussi à cela,
00:35:00c'est-à-dire à l'effacement
00:35:00des partis de gouvernement,
00:35:01à l'effacement de la gauche,
00:35:03à l'effacement de la droite,
00:35:04pour arriver en 2027
00:35:06à un affrontement
00:35:07entre le bloc populaire,
00:35:08incarné par Marine Le Pen,
00:35:10Jordan Bardella,
00:35:11et le bloc populiste,
00:35:12incarné tout simplement
00:35:13par Jean-Luc Mélenchon
00:35:15et ses afféodés.
00:35:17Donc,
00:35:17on est aujourd'hui
00:35:17sur une logique de confrontation.
00:35:19La deuxième chose,
00:35:20c'est qu'en réalité,
00:35:21les partis centristes
00:35:23et la gauche dite de gouvernement,
00:35:25le parti socialiste,
00:35:27est coincé,
00:35:28finalement,
00:35:29un peu comme la tranche de jambon
00:35:30dans le sandwich,
00:35:30entre soit devoir condamner
00:35:32les discours de Jean-Luc Mélenchon,
00:35:34soit devoir commenter
00:35:35les discours de Jean-Luc Mélenchon,
00:35:36sans jamais,
00:35:37en réalité,
00:35:38rien proposer.
00:35:39C'est-à-dire que,
00:35:39en réalité,
00:35:40tout le monde le murmure
00:35:41dans les partis politiques.
00:35:42Tout le monde rêverait
00:35:44d'avoir un Jean-Luc Mélenchon,
00:35:45mais en moins radical,
00:35:46dans son propre parti.
00:35:48Plus personne n'est capable
00:35:49de raconter quelque chose,
00:35:50de raconter un narratif politique,
00:35:52de pouvoir,
00:35:53aujourd'hui,
00:35:53galvaniser des militants,
00:35:55rassembler des salles de meeting
00:35:56de plus de 10 000 personnes.
00:35:58Plus aucun parti du centre
00:35:59n'est capable
00:35:59d'aller dans cette logique-là.
00:36:01Donc, effectivement,
00:36:02c'est un danger pour la France.
00:36:03Et enfin,
00:36:03un dernier point
00:36:05pour compléter votre propos,
00:36:07c'est qu'aujourd'hui,
00:36:08sur la logique d'abstentionniste,
00:36:09on doit reconnaître,
00:36:10quand même,
00:36:11que LFI a fait ce travail-là.
00:36:13Vous savez,
00:36:13j'habite à Roubaix,
00:36:15dans une ville,
00:36:15dans l'une des villes
00:36:16les plus abstentionnistes
00:36:17de France,
00:36:18une ville de 100 000 habitants,
00:36:19où jusqu'en 2020,
00:36:20il y avait 45 000 inscrits
00:36:22sur les listes électorales.
00:36:23Bon,
00:36:24nous sommes en 2026
00:36:25et LFI y est pour beaucoup.
00:36:27On est à 50 000 personnes inscrites.
00:36:30Il y a eu 5 000 personnes inscrites
00:36:31de plus depuis 2020.
00:36:34Ils ont mené ce combat
00:36:35par les associations,
00:36:37par les médias,
00:36:38par les réseaux sociaux.
00:36:40Ils ont réussi à investir
00:36:41un certain nombre de terrains
00:36:42que la droite et la gauche
00:36:43ont totalement abandonnés.
00:36:45Et donc,
00:36:47la France insoumise
00:36:48fera ses scores aux municipales
00:36:50et les municipales
00:36:51seront un sondage.
00:36:52mais c'est aussi l'occasion
00:36:53pour les partis de droite
00:36:55comme de gauche
00:36:55de faire leur propre introspection.
00:36:58Alors,
00:36:58je vous en parlais,
00:36:58il y a un instant,
00:37:00ce communiqué absolument
00:37:01hallucinant
00:37:02du syndicat de la magistrature
00:37:04puisqu'on parlait
00:37:04de fascisme.
00:37:06Regardez ce que dit
00:37:07le syndicat de la magistrature
00:37:09qui a publié ce communiqué
00:37:10aujourd'hui.
00:37:11Des groupuscules
00:37:12d'extrême droite
00:37:13dont certains assument
00:37:14de recourir à la violence
00:37:15pour lutter contre la démocratie,
00:37:16l'état de droit
00:37:17et l'égalité de tous
00:37:18et toutes devant la loi
00:37:19ont défilé
00:37:20dans les rues de Lyon.
00:37:21Certains membres du cortège
00:37:23auraient tenu des propos racistes
00:37:24et homophobes,
00:37:25des saluts nazis
00:37:26ont été observés.
00:37:28Il est écrit
00:37:29plus loin dans ce communiqué
00:37:30si la commission
00:37:31de certains délits
00:37:33a été signalée
00:37:33au procureur de la République
00:37:34forcée de constater
00:37:35l'absence de réaction
00:37:36des autorités
00:37:37garantes
00:37:38de nos libertés fondamentales,
00:37:40les mêmes
00:37:40qui contribuaient
00:37:41quelques jours auparavant
00:37:42au vacarme ambiant.
00:37:45à l'heure du bilan
00:37:49de la semaine passée,
00:37:50écoutez bien,
00:37:51nous dressons
00:37:51un constat glaçant,
00:37:53les digues cèdent
00:37:55face à la montée
00:37:56des idées fascistes
00:37:57dans l'indifférence générale.
00:38:00Les digues cèdent
00:38:02face à la montée
00:38:03des idées fascistes,
00:38:05Mémona Interman.
00:38:06Et alors,
00:38:07moi la phrase
00:38:07qui m'a le plus frappée
00:38:08quand même,
00:38:09c'est le syndicat
00:38:10de la magistrature
00:38:10continuera,
00:38:11je cite,
00:38:12de dénoncer
00:38:13les compromissions
00:38:13face aux dangers
00:38:14que représente
00:38:15l'extrême droite
00:38:16et s'inquiète
00:38:17de l'effacement croissant
00:38:18des garants
00:38:19de la démocratie.
00:38:20Quand même,
00:38:2015 jours après la mort,
00:38:23l'exécution,
00:38:24le meurtre
00:38:25de Quentin de Maranque,
00:38:27que le syndicat
00:38:28de la magistrature
00:38:29ne vise que l'extrême droite,
00:38:30moi ça me choque énormément.
00:38:31Mais vous savez,
00:38:32ça me rappelle,
00:38:33pardonnez-moi,
00:38:34ça me rappelle
00:38:35une histoire
00:38:35qui est à la fois
00:38:36ironique
00:38:37et terrible en même temps.
00:38:38C'était en 2013
00:38:41début de l'année 2013
00:38:42on a découvert
00:38:43par hasard
00:38:44je pense même
00:38:45que c'était
00:38:46Clément Veil-Renal
00:38:46de France 3
00:38:47qui avait été
00:38:47remonté attention là-dessus
00:38:48qu'au siège
00:38:50du syndicat
00:38:51de la magistrature
00:38:52il y avait
00:38:52ce qu'on a appelé
00:38:52ce qu'ils ont appelé
00:38:53le mur des cons
00:38:54et sur le mur des cons
00:38:56syndicat de la magistrature
00:38:57il y avait les photos
00:38:58notamment des journalistes
00:38:59mais aussi de parents
00:39:01et de victimes
00:39:02de victimes
00:39:03dont une jeune fille
00:39:04qui avait été violée
00:39:05et une autre jeune fille
00:39:08assassinée.
00:39:09Des magistrats
00:39:10qui ont fait
00:39:11au siège
00:39:12de leur syndicat
00:39:13ce qu'ils ont appelé
00:39:14un mur des cons.
00:39:15Moi,
00:39:16si jamais
00:39:16il m'arrivait
00:39:17un problème
00:39:18je n'aimerais pas
00:39:19être entre les mains
00:39:20de tel magistrat.
00:39:20Ce qui est dramatique
00:39:23c'est que
00:39:24ce sont peut-être
00:39:25des membres
00:39:26du syndicat
00:39:27de la magistrature
00:39:28qui seront amenés
00:39:30à juger
00:39:31les meurtriers
00:39:32de Quentin.
00:39:32Comment est-ce
00:39:33qu'ils vont pouvoir
00:39:34juger de manière
00:39:35impartiale
00:39:36les meurtriers
00:39:38de Quentin
00:39:38après avoir écrit
00:39:39ce communiqué ?
00:39:40Toute la difficulté
00:39:42il y a une chose
00:39:42que je vous avoue
00:39:44ne pas comprendre
00:39:45l'armée
00:39:46par exemple
00:39:47ne peut pas
00:39:48se syndicaliser
00:39:50ça n'est pas possible.
00:39:51Le personnel pénitentiaire
00:39:53non plus.
00:39:53Le personnel pénitentiaire
00:39:55non plus.
00:39:56Pourquoi est-ce que
00:39:57les juges le peuvent ?
00:39:58Parce que
00:39:59ce type de communiqué
00:40:00effectivement
00:40:00fait froid dans le dos.
00:40:02On se dit
00:40:03on n'a pas tellement
00:40:04envie de se retrouver
00:40:05être jugé
00:40:06par 30%
00:40:08c'est à peu près
00:40:0830% des juges
00:40:10qui appartiennent
00:40:10au syndicat
00:40:1030% des juges
00:40:12syndiqués
00:40:12appartiennent
00:40:13au syndicat
00:40:17de la magistrature.
00:40:18Effectivement
00:40:18on est d'abord
00:40:19très étonné
00:40:20de ses discours
00:40:21discours très orienté
00:40:22vous voyez qu'il n'y a pas
00:40:23que monsieur Mélenchon
00:40:24qui réinvente
00:40:26ou qui falsifie
00:40:27les récits
00:40:27il y a aussi
00:40:28le syndicat
00:40:29de la magistrature
00:40:30qui a pignon sur rue
00:40:32à la fête de l'humanité
00:40:33comme on l'avait vu
00:40:34etc.
00:40:35enfin vous connaissez
00:40:35le mur des cons
00:40:36enfin tout le monde connaît
00:40:37et moi je m'étonne
00:40:39qu'on laisse
00:40:40que le ministère
00:40:41de la justice
00:40:42ne réagisse pas
00:40:44à ce qu'il faudrait faire.
00:40:45Moi je pense
00:40:45qu'il faudrait
00:40:47exactement
00:40:48remettre
00:40:50les juges
00:40:50sous le même statut
00:40:52que la pénitentiaire
00:40:53ou l'armée
00:40:53c'est-à-dire
00:40:54pas de possibilité
00:40:55mais ça ne changera rien
00:40:57à leur idéologie
00:40:58leur idéologie
00:40:59sera toujours présente
00:41:00dans ce cas-là
00:41:01il faut aller voir
00:41:02du côté de la formation
00:41:03vous savez
00:41:03on en a beaucoup parlé
00:41:03et du recrutement
00:41:04des magistrats
00:41:05vraisemblablement
00:41:05et du recrutement
00:41:06des magistrats
00:41:07alors écoutez
00:41:07ce que disait
00:41:07Jean-Christophe Gallien
00:41:08cet après-midi
00:41:09dans 120 minutes info
00:41:10à propos de ce communiqué
00:41:12de presse ahurissant
00:41:15Je crois qu'on a
00:41:16une clarification
00:41:16là c'est vraiment
00:41:17une chambre d'écho
00:41:18de la narrative d'Elefi
00:41:19donc on avait
00:41:20la chambre d'écho
00:41:21médiatique
00:41:21on avait la chambre
00:41:22d'écho politique
00:41:23et bien alors
00:41:23celle maintenant
00:41:24du syndicat
00:41:24de la magistrature
00:41:25donc c'est quand même
00:41:26quelque chose
00:41:26d'assez important
00:41:27parce que ça relie
00:41:28très précisément
00:41:29dans un acte politique
00:41:30oui dans une déclaration
00:41:31politique
00:41:32une ligne politique
00:41:33affirmée
00:41:34qui dit bien là aussi
00:41:35on est en combat
00:41:35on est en combat
00:41:36contre un certain nombre
00:41:37d'adversaires
00:41:37et les adversaires
00:41:38sont les mêmes
00:41:39donc la chambre d'écho
00:41:40là pour le coup
00:41:40ça dit bien que
00:41:41LFI n'est pas si isolé
00:41:43que ça
00:41:43et je le redis
00:41:44dans le cadre
00:41:44du déploiement
00:41:45qu'ils ont
00:41:45il y a un élément
00:41:46que je ne décrivais
00:41:47pas tout à l'heure
00:41:47c'est beaucoup de syndicats
00:41:49dans un certain nombre
00:41:49de métiers
00:41:50notamment des métiers
00:41:50du service public
00:41:51ils ont encore une fois
00:41:53des alliés très forts
00:41:54et dans le cadre
00:41:54du grand soir
00:41:55qui est celui
00:41:57éventuellement
00:41:57d'un 2027
00:41:58ça ne suffit pas
00:41:59de faire la rue
00:41:59il faut être capable
00:42:00d'être à l'intérieur
00:42:01du service public
00:42:02et des services publics
00:42:03Le prochain communiqué
00:42:04du syndicat
00:42:05de la magistrature
00:42:05ça va être
00:42:06une guillotine
00:42:07pour chaque département
00:42:09citoyen
00:42:09je ne vois plus que ça
00:42:11d'où la phrase
00:42:13de Mitterrand
00:42:14les juges ont eu
00:42:15la peau
00:42:15de l'ancien régime
00:42:16ils auront
00:42:16la peau de la république
00:42:17Amin Elbaï
00:42:18moi je trouve
00:42:19que Jean-Christophe Gallien
00:42:20il a tout dit
00:42:20le syndicat
00:42:21de la magistrature
00:42:22avec ce communiqué
00:42:24est la chambre d'écho
00:42:25de la France insoumise
00:42:25oui absolument
00:42:26c'est la chambre d'écho
00:42:27de la France insoumise
00:42:27d'ailleurs
00:42:28il se rencontre
00:42:28assez régulièrement
00:42:29à la fête de l'humanité
00:42:30puisqu'il participe
00:42:31au même débat
00:42:31et ce qui est assez
00:42:32d'ailleurs paradoxal
00:42:33c'est que
00:42:34ce sont les mêmes magistrats
00:42:35qui s'indignent
00:42:36à chaque fois
00:42:37de l'atteinte
00:42:37à la séparation des pouvoirs
00:42:38à chaque fois
00:42:39qu'un décret
00:42:39ou une loi
00:42:40ne va pas dans le sens
00:42:42des idées
00:42:42de la France insoumise
00:42:43donc aujourd'hui
00:42:44le fondement même
00:42:45d'une démocratie
00:42:46le fondement même
00:42:47d'une république
00:42:48qui marche
00:42:49sur ses deux jambes
00:42:50c'est aussi ce principe
00:42:51de séparation des pouvoirs
00:42:53la séparation du pouvoir judiciaire
00:42:55du pouvoir exécutif
00:42:56et législatif
00:42:57et aujourd'hui
00:42:59si nous voulons retrouver
00:43:00un peu de paix
00:43:01un peu de paix
00:43:01à la fois dans la justice pénale
00:43:03mais aussi dans la justice administrative
00:43:04parce qu'on oublie également
00:43:05que les magistrats administratifs
00:43:07sont également syndiqués
00:43:08avec d'autres syndicats
00:43:09qui appellent
00:43:10à plus de souplesse
00:43:11à plus d'immigration
00:43:12et finalement
00:43:13à réduire le contrôle
00:43:15à réduire le contrôle
00:43:17sur nos intérêts vitaux
00:43:19et sur les flux migratoires
00:43:20et bien la meilleure façon
00:43:21c'est de mettre fin
00:43:22à la syndicalisation des juges
00:43:24et d'ailleurs
00:43:25et je mets ma casquette
00:43:27de jury sur ce point
00:43:27la Cour européenne
00:43:29des droits de l'homme
00:43:30ne l'interdit pas
00:43:31dans certains pays
00:43:32les magistrats n'ont pas le droit
00:43:33de se syndiquer
00:43:34au même titre que nos armées
00:43:35et n'ont pas le droit
00:43:36surtout de faire grève
00:43:37et bien sur ce plan-là
00:43:39la Cour européenne des droits de l'homme
00:43:41ne l'interdit pas
00:43:42et c'est ce qui permet
00:43:43de faire espérer
00:43:44et prospérer
00:43:44les intérêts vitaux d'une nation
00:43:45J'entends ce que vous dites
00:43:47mais encore une fois
00:43:48ça ne changera pas
00:43:48l'idéologie de ces magistrats
00:43:50Rodolphe Karte
00:43:51on commente souvent
00:43:52sur nos plateaux
00:43:53les problèmes liés à la justice
00:43:55on dit oui
00:43:56mais si la justice
00:43:57n'est pas efficace
00:43:58c'est parce qu'il n'y a pas
00:43:59suffisamment de moyens
00:44:00si parce que la justice
00:44:01c'est parfois laxiste
00:44:02c'est parce qu'il n'y a pas
00:44:03suffisamment de place de prison
00:44:05pas assez de possibilités
00:44:06de surveiller l'exécution des peines
00:44:07il y a un problème de moyens
00:44:09mais l'idéologie
00:44:10de certains magistrats
00:44:11dans ce pays
00:44:12pose un énorme problème
00:44:14et on en a encore
00:44:15l'exemple là
00:44:15avec ce communiqué
00:44:17Ce qu'il nous faut
00:44:18c'est une révolution culturelle
00:44:19de droite
00:44:20ou en tout cas
00:44:20du camp national
00:44:21c'est très bien
00:44:22que vous preniez l'exemple
00:44:23de l'humanité
00:44:24la fête de l'humanité
00:44:25la fête de l'humanité
00:44:26c'est quand même
00:44:27un rassemblement
00:44:28où on retrouve
00:44:29une partie de ces institutions
00:44:30de ces professions
00:44:32une partie des partis politiques
00:44:33une partie des mouvements
00:44:35on va dire
00:44:35de la jeune garde
00:44:36en tout cas
00:44:36se mélangent avec une partie
00:44:38de l'antifascisme
00:44:39de rue
00:44:40on retrouve des syndicats
00:44:41des associations
00:44:42c'est intéressant
00:44:43ce pot pourri
00:44:44parce qu'à droite
00:44:44par exemple
00:44:45on est incapable
00:44:46de le faire
00:44:46et eux
00:44:47son pignon sur rue
00:44:48s'en prévale
00:44:49ils font venir
00:44:50des influenceurs
00:44:51des personnalités
00:44:52du monde culturel
00:44:53qui est très important
00:44:54ça aussi
00:44:54en 2027
00:44:55vous allez voir
00:44:56à quel point
00:44:56les influenceurs
00:44:57de la mode
00:44:58de la culture
00:44:59du cinéma
00:45:00vont aussi prendre partie
00:45:01on mentionnait
00:45:02il y a quelques semaines
00:45:03quelques mois
00:45:04Alain Souchon
00:45:05qui avait fait
00:45:05cette fameuse déclaration
00:45:06sur les électeurs
00:45:07du rassemblement national
00:45:08cet environnement
00:45:09c'est très très important
00:45:10il avait dit
00:45:10je ne pense pas
00:45:11que les français
00:45:12soient suffisamment cons
00:45:13pour élire
00:45:16Jean-Donne Bardella
00:45:17ou Marine Le Pen
00:45:17et là vous voyez
00:45:18et d'ailleurs
00:45:18je me suis pas mal renseigné
00:45:20sur les liens
00:45:20justement
00:45:21entre la France insoumise
00:45:21et la jeune garde
00:45:22c'est que même
00:45:23au sein des mouvements sociaux
00:45:24au sein de la fête insoumise
00:45:26par exemple
00:45:27en 2024
00:45:28vous aviez une table ronde
00:45:29avec Raphaël Arnaud
00:45:30et M. Ruffin
00:45:31M. Ruffin
00:45:32se faisait huer
00:45:33ou se piller
00:45:34il y avait vraiment
00:45:35une pression
00:45:36et justement
00:45:37la France insoumise
00:45:38a comment dire
00:45:39la main
00:45:39de manière officielle
00:45:41de manière officieuse
00:45:42de manière publique
00:45:43ou un peu
00:45:44sous le manteau
00:45:45grâce à ces réseaux
00:45:47notamment de la jeune garde
00:45:48qui ont eu
00:45:48une vraie pression
00:45:49sur les autres groupes politiques
00:45:51sur les personnalités
00:45:52et ça c'est très important
00:45:53et par contre
00:45:54l'intervention vidéo
00:45:55qu'on a eue
00:45:56juste avant
00:45:57est très importante
00:45:57c'est qu'aussi
00:45:58la révolution
00:45:58c'est la rue
00:45:59mais c'est aussi
00:45:59les courroies
00:46:00les institutions aussi
00:46:01et les personnalités
00:46:02qui sont en place
00:46:02on marque une nouvelle pause
00:46:04on s'interrompt
00:46:04quelques instants
00:46:05et nous revenons
00:46:05à minuit
00:46:06précise
00:46:07toujours en direct
00:46:08sur CNews
00:46:09pour commenter
00:46:09l'enquête
00:46:10qui évolue
00:46:11dans la mort de Quentin
00:46:13et puis puisqu'on parlait
00:46:13de fascisme
00:46:15qui est un mot
00:46:15utilisé maintenant
00:46:16à tout bout de champ
00:46:17et qui ne peut plus rien dire
00:46:19Emmanuel Grégoire
00:46:20qui est le candidat
00:46:21socialiste
00:46:21à la mairie de Paris
00:46:23estime qu'avec
00:46:24Rachida Dati
00:46:25à l'hôtel de ville
00:46:26écoutez bien
00:46:27ce serait le retour
00:46:28de la vague brune
00:46:29Rachida Dati
00:46:30maire de Paris
00:46:32c'est le retour
00:46:33de la vague brune
00:46:34on en parle dans un instant
00:46:39il est tout juste minuit
00:46:40de retour en direct
00:46:41sur CNews
00:46:42nous sommes ensemble
00:46:42pendant une heure encore
00:46:44la suite de nos débats
00:46:45juste après l'essentiel
00:46:46de l'actualité
00:46:47avec Audrey Berthaud
00:46:48bonsoir Audrey
00:46:51et bonsoir Yohan
00:46:52bonsoir à tous
00:46:53le président ukrainien
00:46:54évoque une prochaine réunion
00:46:56entre son pays
00:46:57la Russie et les Etats-Unis
00:46:59elle devrait avoir lieu
00:47:00début mars
00:47:00aux Émirats Arabes Unis
00:47:01Volodymyr Zelensky
00:47:03estime que les discussions
00:47:04du jour à Genève
00:47:05avec les Américains
00:47:06ont permis de progresser
00:47:08en Suède
00:47:09un drone a été neutralisé
00:47:11alors qu'il se dirigeait
00:47:12vers le porte-avions
00:47:12Charles de Gaulle
00:47:13le drone a été intercepté
00:47:15à environ 10 km du port
00:47:16après avoir participé
00:47:17à l'exercice majeur
00:47:18au rayon 26
00:47:19le navire doit participer
00:47:21à présent à plusieurs exercices
00:47:23en mer Baltique
00:47:23et au large de la Norvège
00:47:25les suites de l'affaire
00:47:27Epstein
00:47:27Hillary Clinton
00:47:28a témoigné à huis clos
00:47:29devant une commission
00:47:30d'enquête parlementaire
00:47:31l'ex-chef
00:47:32de la diplomatie américaine
00:47:33demande que Donald Trump
00:47:35témoigne lui aussi
00:47:36sous serment
00:47:37sur ses liens passés
00:47:38avec le criminel sexuel
00:47:39demain
00:47:40ce sera au tour de son mari
00:47:41Bill Clinton
00:47:42d'être entendu
00:47:43dans cette affaire
00:47:43l'Elysée a annoncé
00:47:45la nouvelle composition
00:47:46du gouvernement
00:47:47vous la voyez
00:47:48le député
00:47:49Jean-Didier Berger
00:47:50est nommé ministre délégué
00:47:51auprès du ministre
00:47:52de l'Intérieur
00:47:53Catherine Pégard
00:47:54entre au ministère
00:47:55de la Culture
00:47:56en remplacement
00:47:56de Rachida Dati
00:47:57la porte-parole
00:47:59du gouvernement
00:47:59Maud Bréjon
00:48:00devient ministre déléguée
00:48:01chargée de l'énergie
00:48:02Camille Gaillard-Mignier
00:48:03est quant à elle
00:48:04nommée ministre déléguée
00:48:05à l'autonomie
00:48:06et aux personnes handicapées
00:48:07enfin Sabrina Roubache
00:48:10devient ministre
00:48:10de l'enseignement
00:48:11et de la formation professionnelle
00:48:13le procès de Samuel Paty
00:48:15les avocats de la famille
00:48:17demandent justice
00:48:18pour l'enseignant
00:48:18qu'ils décrivent
00:48:19comme mort
00:48:20pour la laïcité
00:48:21et la liberté d'expression
00:48:22depuis fin janvier
00:48:234 hommes sont jugés
00:48:24en appel
00:48:25devant la cour d'assises
00:48:26spéciale de Paris
00:48:27pour leur implication
00:48:28dans cet acte terroriste
00:48:30et puis enfin
00:48:31le Sénat
00:48:32adopte
00:48:33l'interdiction
00:48:34de la vente
00:48:34de protoxyde d'azote
00:48:36au particulier
00:48:37sur nos méga-silarans
00:48:38ce produit
00:48:39est vendu
00:48:40sous forme de cartouche
00:48:41ou de bonbonne
00:48:42il est inhalé
00:48:43pour ses effets
00:48:43euphorisants
00:48:44via des ballons
00:48:44il a notamment
00:48:45été pointé du doigt
00:48:46dans la hausse
00:48:47de la mortalité routière
00:48:48l'année dernière
00:48:49merci beaucoup Audrey
00:48:50on vous retrouve
00:48:50dans une heure tout juste
00:48:51pour l'édition
00:48:52de la nuit
00:48:53regardez à présent
00:48:55cette séquence
00:48:56absolument ahurissante
00:48:58regardez ce qui s'est passé
00:48:59et ce qui s'est dit
00:49:00surtout dans une émission
00:49:01diffusée sur Youtube
00:49:03des militants manifestement
00:49:04d'extrême gauche
00:49:05qui se réjouissent
00:49:07de la mort de Quentin
00:49:10il y a 50 ans
00:49:11quand un nazi mourait
00:49:12on faisait la teuf
00:49:13pendant la seconde guerre mondiale
00:49:14maintenant on fait des minutes
00:49:15de silence
00:49:16et je pense que
00:49:17moi ça m'a choqué quand même
00:49:18que l'Assemblée nationale
00:49:19fasse une minute de silence
00:49:19mais bon
00:49:19à la limite soit
00:49:20quelqu'un meurt
00:49:21personne ne doit mourir
00:49:22d'ailleurs voilà
00:49:23on ne peut pas se réjouir
00:49:24de la mort de quelqu'un
00:49:24tu l'as dit
00:49:25autant nazi soit-il
00:49:27même si c'est tentant
00:49:28on va pas se mentir
00:49:29mais du coup
00:49:30l'Assemblée nationale
00:49:30la droite et l'extrême droite
00:49:31ils ont fermé la gueule
00:49:32pendant une minute
00:49:33parce qu'il y avait un nazi
00:49:34qui s'était fait buter
00:49:35attention au message envoyé
00:49:36parce que
00:49:37si à chaque fois
00:49:38qu'il y a un nazi
00:49:38qui se fait buter
00:49:39la droite et l'extrême droite
00:49:40ferme sa gueule
00:49:41j'en connais un ou deux
00:49:42qui va peut-être se motiver
00:49:43en buter 4, 5, 6
00:49:44dis-moi quoi
00:49:47il y a des gens
00:49:47qui meurent tous les jours
00:49:48frérot
00:49:48donc oui c'est triste
00:49:50mais tranquille
00:49:51c'est toi qui dis
00:49:52en plus
00:49:52il y avait vraiment
00:49:53cette vibe de
00:49:54il est mort pour ses idées
00:49:57mais donnez l'idée
00:49:59il faut pas qu'on meure
00:50:00en France pour ses idées
00:50:01oui mais quelles idées
00:50:02qu'on soit bien classe
00:50:04mourir pour ses idées
00:50:05ça veut pas dire
00:50:05qu'elles sont toutes bonnes
00:50:06il y a un autre gars
00:50:08qui est mort
00:50:09avec les mêmes idées
00:50:10et on l'a pas pleuré
00:50:10Hitler
00:50:12ce à quoi nous venons
00:50:13d'assister là
00:50:14c'est la conséquence
00:50:16de la stratégie
00:50:16de Jean-Luc Mélenchon
00:50:17parce que la nazification
00:50:19de l'adversaire politique
00:50:21ça conduit
00:50:22à ce genre de propos
00:50:23alors ça conduit aussi
00:50:24bien sûr à la mort
00:50:25de Quentin
00:50:26sur un trottoir à Lyon
00:50:27mais ça
00:50:28ça contribue
00:50:31effectivement
00:50:31à ces propos
00:50:32que nous venons d'entendre
00:50:33Vincent Roy
00:50:34alors là d'abord
00:50:36ce qu'on vient d'entendre
00:50:37c'est tout à fait consternant
00:50:38c'est d'un niveau
00:50:39de bêtise
00:50:40quand même
00:50:42rarement atteint
00:50:43c'est du
00:50:44oui mais il le pense
00:50:44c'est d'une vulgarité
00:50:45oui mais on peut pas
00:50:47c'est bête
00:50:47c'est méchant
00:50:49c'est tout ce que vous voulez
00:50:49mais il le pense
00:50:51oui oui oui
00:50:52bien sûr
00:50:52mais
00:50:54je vous le disais
00:50:55tout à l'heure
00:50:55à partir du moment
00:50:56où vous désignez
00:50:58l'adversaire
00:50:58comme étant néo-nazi
00:51:00et bien vous
00:51:01ou nazi tout court
00:51:02vous pouvez tout vous permettre
00:51:03avec l'adversaire
00:51:05enfin là c'est une agir publique
00:51:06ah non mais
00:51:07moi je pense que
00:51:08des propos comme ceci
00:51:09peuvent tout à fait tomber
00:51:10sous le pied des lois
00:51:11là je pense qu'il faut
00:51:12c'est du pénal quand même
00:51:13ah ben moi il me semble
00:51:15oui oui
00:51:15j'entends ce que vous me dites
00:51:16mais moi ce qui m'intéresse
00:51:17c'est de savoir
00:51:18combien de personnes en France
00:51:19pensent la même chose
00:51:20que ces gens-là
00:51:21il y en a combien
00:51:22des membres d'extrême gauche
00:51:24qui se sont réjouis
00:51:25de la mort de Quentin
00:51:26il y en a d'abord
00:51:27énormément
00:51:28et il n'y a pas de fumée
00:51:29sans feu
00:51:29il y a derrière
00:51:31quelqu'un
00:51:31qui leur a donné
00:51:32le droit de le faire
00:51:34et il s'appelle
00:51:34Jean-Luc Mélenchon
00:51:35avec cette stratégie
00:51:36vous l'avez rappelé
00:51:37de nazification permanente
00:51:38c'est-à-dire que
00:51:39tout ce qui n'est pas
00:51:40à gauche
00:51:41de Jean-Luc Mélenchon
00:51:42est forcément
00:51:42d'extrême droite
00:51:43forcément d'extrême droite
00:51:44ce eux
00:51:45et ce nous
00:51:46qu'a instauré
00:51:47Jean-Luc Mélenchon
00:51:48est en train de créer
00:51:49non pas seulement
00:51:49du coup d'éclat
00:51:50permanent
00:51:51mais aussi une fracture
00:51:52dans la société
00:51:53une fracture ouverte
00:51:54au demeurant
00:51:55et le dernier point
00:51:56moi ce qui me gêne
00:51:57dans tout cela
00:51:57c'est le mot subventionné
00:51:58parce que ce média
00:51:59est subventionné
00:52:00par les fonds publics
00:52:02il y a les propos
00:52:03qui sont
00:52:05vraiment au-delà
00:52:06de toutes
00:52:06des raisons
00:52:07et il y a l'analyse
00:52:08de l'image
00:52:09le code vestimentaire
00:52:10que revêt cet homme
00:52:12se rapproche quand même
00:52:13du code vestimentaire
00:52:15religieux
00:52:15d'une certaine façon
00:52:17et je pense que
00:52:18ça devrait être dénoncé
00:52:19aussi par ceux
00:52:19qui sont vraiment
00:52:20des croyants
00:52:22respectueux
00:52:22j'ai observé aussi
00:52:24que les couleurs
00:52:24qu'il portait
00:52:25sont des couleurs
00:52:26qui ne sont pas
00:52:26anodines
00:52:27ce sont les couleurs
00:52:28du drapeau
00:52:30vous voulez dire
00:52:31qu'il y a un lien
00:52:31avec l'islamisme ?
00:52:33ce qu'il présente
00:52:34le code vestimentaire
00:52:35qui est présenté
00:52:36sur ces images-là
00:52:37n'est pas anodin
00:52:38on ne peut pas
00:52:39ne pas y penser
00:52:41à tout le moins
00:52:43franchement
00:52:43je pense qu'il y a
00:52:44suffisamment de choses
00:52:45à dire
00:52:45pour faire le rapport
00:52:46avec l'islamisme
00:52:47on peut le faire
00:52:49au titre du code vestimentaire
00:52:50mais là
00:52:51n'est pas le sujet
00:52:51en réalité
00:52:52ce n'est pas le sujet
00:52:53mais c'est quand même
00:52:53un petit appel
00:52:54je suis d'accord
00:52:54en revanche
00:52:55pour dire
00:52:57nous nous sommes
00:52:57du côté de ceux
00:52:58qui dénoncent les nazis
00:52:59les vrais méchants
00:53:01c'est eux
00:53:01je suis d'accord
00:53:03en revanche
00:53:04pour dire que ce sont
00:53:04les mêmes personnes
00:53:05je suis d'accord
00:53:06avec vous pour dire
00:53:06que ce sont les mêmes
00:53:07personnes qui accusent
00:53:08tous ceux qui critiquent
00:53:09l'islam d'islamophobie
00:53:10en revanche
00:53:10de là faire le lien
00:53:11direct
00:53:12au regard
00:53:13vous pouvez moi poser
00:53:14la question
00:53:14moi ça m'a choqué
00:53:15je suis fille de musulmans
00:53:17je trouve que
00:53:18je sais pas
00:53:18les gens qui sont
00:53:20vraiment des croyants
00:53:21des gens pieux
00:53:22et des gens respectueux
00:53:23ne peuvent pas
00:53:23admettre ça
00:53:24moi
00:53:25dans ma famille
00:53:26j'ai des gens musulmans
00:53:27mais personne ne peut
00:53:27l'admettre
00:53:28au delà même
00:53:29des islamistes
00:53:30personne ne peut
00:53:31admettre ça
00:53:31c'est intolérable
00:53:33en fait
00:53:34dans une société
00:53:35dans une société
00:53:36évoluée comme la nôtre
00:53:37ça ne devrait même
00:53:38pas exister
00:53:39tout le propos
00:53:39tout
00:53:40du début
00:53:41à la fin
00:53:43là on a le visage
00:53:45de l'extrême gauche
00:53:46là nous avons
00:53:47sous les yeux
00:53:48ce qu'est réellement
00:53:49l'extrême gauche
00:53:50de Jean-Luc Mélenchon
00:53:51c'est le bas du bout
00:53:52dans lequel on est maintenant
00:53:53c'est aussi une certaine gauche
00:53:54plutôt indigéniste
00:53:56il faut aussi la remettre
00:53:57dans son ordre
00:53:59leur champion
00:54:00mais cette gauche là
00:54:00elle est à la France insoumise
00:54:02elle est dans l'hémicycle
00:54:03à l'Assemblée nationale
00:54:04dans les rangs
00:54:05de la France insoumise
00:54:06elle est à l'Assemblée nationale
00:54:07la gauche indigéniste
00:54:09dont vous parlez
00:54:09leur champion politique
00:54:10c'est Mélenchon
00:54:11en revanche
00:54:12il faut aussi savoir l'analyser
00:54:13moi je la regarde beaucoup
00:54:15cette gauche d'Internet
00:54:17parce qu'elle est intéressante
00:54:18parce que
00:54:18c'est une gauche
00:54:19qui s'est constituée
00:54:20contre le parti socialiste
00:54:21présentée comme une gauche
00:54:23républicaine
00:54:24universaliste
00:54:24laïque
00:54:25bourgeoise
00:54:25blanche
00:54:26blanche aussi
00:54:26c'est très important ça
00:54:27et pour eux
00:54:28avoir de la considération
00:54:29pour la mort
00:54:31qu'ils vont qualifier de nazis
00:54:32quelque part
00:54:33c'est une valeur
00:54:34de blanc libéral
00:54:35et ils n'ont pas à la suivre
00:54:36moi j'ai beaucoup analysé
00:54:37leur discours
00:54:38ce n'est pas qu'ils ne vont pas
00:54:40pleurer cette mort
00:54:41c'est quelque part aussi
00:54:42qu'ils les souhaitent
00:54:43intérieurement
00:54:44ils ne le disent pas
00:54:44mais ils sont bien assez futés
00:54:46mais moi qui analyse énormément
00:54:47le discours d'Internet
00:54:48sur Twitter
00:54:49des plateformes comme Twitch
00:54:50ou Youtube
00:54:52il faut savoir que
00:54:53en fait
00:54:53avec cette gauche
00:54:55mélenchoniste
00:54:55ils marchent
00:54:56entre alliés
00:54:57mais aussi
00:54:58ils ne sont pas du plein de l'autre
00:54:59par exemple
00:54:59vous avez toute une partie
00:55:00de la gauche indigéniste
00:55:01qui parle de Mélenchon
00:55:02comme d'un butin de guerre
00:55:03ils veulent s'en servir
00:55:05parce qu'ils savent très bien
00:55:06à un certain moment
00:55:07quand ils seront
00:55:08en surplus
00:55:09démographique
00:55:10ou de puissance
00:55:10qui comment dire
00:55:11s'en délesteront
00:55:12de cette gauche
00:55:13c'est déjà ce qui s'est passé
00:55:14dans un conseil municipal
00:55:15avec les islamistes
00:55:17qui se sont ensuite
00:55:18qui ont cherché ensuite
00:55:19à se débarrasser
00:55:19de la France
00:55:20ils sont ensemble
00:55:21parce qu'ils ont
00:55:22un intérêt d'alliance
00:55:23à un moment opportun
00:55:24de l'être
00:55:25absolument
00:55:25mais aussi
00:55:26il faut se rendre compte
00:55:27que le jour
00:55:27où ils pourront les lâcher
00:55:28ils créeront leur groupe
00:55:29et ils le feront eux-mêmes
00:55:30donc c'est aussi intéressant
00:55:31de voir ces petites diverquences
00:55:33en interne
00:55:34je vous rejoins totalement
00:55:35dans cette analyse
00:55:36mais j'ajouterai peut-être
00:55:37un point ici
00:55:38c'est que
00:55:39et vous avez raison
00:55:40d'ailleurs
00:55:40d'avoir rappelé
00:55:41que ces propos
00:55:42tombent sous le coup de la loi
00:55:43je me mets
00:55:4430 secondes
00:55:45à la place des parents
00:55:46de Quentin
00:55:46ils n'ont pas le temps
00:55:47de poursuivre
00:55:47ils n'ont pas le temps
00:55:48de poursuivre
00:55:49vous savez
00:55:50les mêmes propos
00:55:51tenus par un militant
00:55:52de droite
00:55:52à l'égard
00:55:53d'une personne
00:55:54décédé à gauche
00:55:55ils seraient déjà
00:55:56poursuivis par SOS Racisme
00:55:57ils seraient déjà
00:55:58renvoyés en correctionnel
00:55:59tout le monde en parlerait
00:56:00la réalité c'est que
00:56:01tout le monde en parlerait
00:56:02tout le monde en parlerait
00:56:03la personne n'en parle
00:56:04à part vous
00:56:04personne n'en parle
00:56:05mais pourquoi personne n'en parle
00:56:06à part CNews bien évidemment
00:56:07parce que
00:56:08il y a tout un pan entier
00:56:11de l'action juridique
00:56:13militante
00:56:13politique
00:56:14médiatique
00:56:15qui n'est pas investie
00:56:16par les partis de droite
00:56:16et par les gens de droite
00:56:17c'est à dire qu'on manque
00:56:19cruellement aujourd'hui
00:56:19de syndicats
00:56:20de syndicats de droite
00:56:21de collectifs d'avocats de droite
00:56:24d'influenceurs politiques
00:56:25et des médias en ligne de droite
00:56:27on manque cruellement
00:56:28de tout cela
00:56:28et ce travail là
00:56:30il a pris 5 ans
00:56:3110 ans
00:56:3220 ans à gauche
00:56:33et ils ont fini par le faire
00:56:34autour de Jean-Luc Mélenchon
00:56:36c'est aujourd'hui justement
00:56:37et je le disais tout à l'heure
00:56:38et j'insiste sur ce point
00:56:39c'est aussi aux partis de droite
00:56:40de s'associer
00:56:42de s'investir
00:56:42sur ce point là
00:56:43quand Éric Zemmour
00:56:45appelle à l'union politique
00:56:46de la droite
00:56:47je dis
00:56:49peut-être
00:56:49mais ça ne suffit pas
00:56:50ça ne suffit pas
00:56:51si on n'investit pas demain
00:56:52toutes les sphères sociales
00:56:54de la société française
00:56:55pour construire quelque chose
00:56:56qui tient
00:56:57parce qu'on a des gens
00:56:58qui sont totalement désintéressés
00:56:59de la politique
00:56:59c'est une culture du militantisme
00:57:01c'est une culture du militantisme
00:57:02qui appartient à la gauche
00:57:03c'est vrai
00:57:05il y a les propos
00:57:06qui sont évidemment
00:57:06mais plus que choquants
00:57:08qui sont abjects
00:57:09ce qui est choquant aussi
00:57:10c'est que le média
00:57:12sur lequel
00:57:13dans lequel
00:57:14a été tenu
00:57:15ce discours de haine
00:57:16figurez-vous
00:57:17qu'il est subventionné
00:57:18ce que vous venez d'entendre là
00:57:20ça a été payé
00:57:22par vos impôts
00:57:23et c'est Michael Dos Santos
00:57:24qui nous explique ça
00:57:26qui se cache derrière ce média
00:57:28c'est un youtubeur
00:57:30qui s'appelle
00:57:30Sum Boy
00:57:31qui est quand même
00:57:32plutôt suivi
00:57:3250 millions de vues
00:57:33ne serait-ce que l'an dernier
00:57:34compte financé
00:57:35par des financements
00:57:37du CNC
00:57:38le centre national du cinéma
00:57:41alors on a identifié
00:57:43on est allé sur le site internet
00:57:44tout simplement
00:57:44on a identifié
00:57:454 versements au moins
00:57:462022
00:57:4735 000 euros
00:57:482024
00:57:4820 000 euros
00:57:502025
00:57:5150 000 euros
00:57:52et un autre versement
00:57:53toujours en 2025
00:57:54vous le voyez à l'image
00:57:565 000 euros
00:57:58le CNC
00:57:58qui on le rappelle
00:57:59est financé par de l'argent
00:58:00public au sens large
00:58:02via des taxes
00:58:02qui sont payées par les consommateurs
00:58:04et placées sous la tutelle
00:58:05du ministère de la culture
00:58:07à cela bien sûr
00:58:08s'ajoutent également
00:58:08des partenariats
00:58:09qui sont plus ou moins discutables
00:58:11notamment avec la chaîne
00:58:12Arte
00:58:12financée elle aussi
00:58:13par de l'argent public
00:58:14mais aussi des collaborations
00:58:15avec des institutions
00:58:18prestigieuses
00:58:19comme le musée
00:58:19du Quai Branly
00:58:21donc l'année dernière
00:58:22nous avons payé
00:58:23vous avez payé
00:58:2555 000 euros
00:58:26pour financer
00:58:27ce que nous venons d'entendre
00:58:29à l'instant
00:58:29pour financer des gens
00:58:31qui se réjouissent
00:58:32qui rient
00:58:32de la mort
00:58:33de Quentin
00:58:35Sébastien Lecornu
00:58:36à l'Assemblée nationale
00:58:36a demandé à la France Insoumise
00:58:37de faire le ménage
00:58:38dans ses rangs
00:58:39et évidemment
00:58:39il a eu raison
00:58:40mais je vais vous dire
00:58:41il y a du ménage aussi à faire
00:58:42dans toutes les subventions
00:58:43qui sont accordées
00:58:44à tout un tas
00:58:45de groupuscules
00:58:46qui sèment la haine
00:58:47dans notre pays
00:58:48enfin c'est juste dingue
00:58:49qu'on accorde
00:58:50ne serait-ce qu'un euro
00:58:51à ces groupuscules-là
00:58:52Rodolphe
00:58:53Alors on parle
00:58:54de mentalité militante
00:58:55c'est vrai
00:58:55mais il y a la mentalité
00:58:56aussi derrière
00:58:57du support financier
00:58:58qu'il faut aussi mentionner
00:58:59on s'en est rendu compte
00:59:00avec la jeune garde
00:59:01la jeune garde
00:59:02ça a été une révolution
00:59:03dans le mouvement antifascisme
00:59:04parce qu'il faisait
00:59:04la connexion avec le parti
00:59:05et on a vu au final
00:59:06qu'il y avait des collaborateurs
00:59:08parlementaires
00:59:08qui faisaient partie
00:59:09de la jeune garde
00:59:09il y avait des salaires
00:59:11qui tombaient
00:59:11c'est très important ça aussi
00:59:12vous prenez certains
00:59:15grands journaux
00:59:16de gauche notamment
00:59:17vous avez des cellules
00:59:18d'investigation
00:59:20dédiées à l'enquête
00:59:21sur les personnalités
00:59:22politiques de droite
00:59:23des associations de droite
00:59:25exactement
00:59:25mais même à l'humanité
00:59:26ça aussi
00:59:27c'est toute une mentalité
00:59:28mais qui est soutenue
00:59:29on sait aussi
00:59:30à quel point
00:59:30l'état donne beaucoup
00:59:31à une partie
00:59:33justement de ses journaux
00:59:34je crois que l'humanité
00:59:35est en pourcentage
00:59:36le journal
00:59:36qui reçoit le plus
00:59:37je crois
00:59:38qui est le plus
00:59:38subventionné
00:59:39par rapport au nombre
00:59:40de lecteurs
00:59:40donc ça c'est important
00:59:41mais c'est aussi
00:59:42ils ont une logique
00:59:44et là où ils ont aussi
00:59:45un temps d'avance
00:59:45sur une partie
00:59:46on va dire
00:59:47sur le combat politique
00:59:48à droite
00:59:48c'est qu'ils savent
00:59:49très bien profiter
00:59:50aussi des rouages
00:59:51du système
00:59:52comment dire
00:59:53des attributions
00:59:53comme le CNC
00:59:54ou ce genre de choses
00:59:55donc là aussi
00:59:56c'est une mentalité
00:59:57c'est comme le développement
00:59:58numérique
00:59:58c'est des choses
00:59:59qu'ils ont pensées
00:59:59parce qu'ils sont stratégiques
01:00:00ça aussi c'est très important
01:00:02et enfin Vincent Roy
01:00:03personne ne vérifie
01:00:04à qui est-ce qu'on donne
01:00:05ces subventions
01:00:06alors où personne ne vérifie
01:00:07où les personnes
01:00:08qui octroient ces subventions
01:00:10sont d'accord
01:00:11avec les discours
01:00:11qui sont tenus
01:00:12ça aussi
01:00:13c'est peut-être
01:00:14une hypothèse
01:00:15le combat politique
01:00:16surtout
01:00:17dans
01:00:18dans ce
01:00:19à l'ultra gauche
01:00:20se mène
01:00:21par tous les moyens
01:00:22et
01:00:23j'imagine
01:00:24qu'il y a quand même
01:00:24on peut imaginer
01:00:25qu'il y a quand même
01:00:26des gens qui savent
01:00:27où va l'argent
01:00:27et donc
01:00:28si
01:00:29on donne de l'argent
01:00:31à ces gens
01:00:32c'est donc qu'on le donne
01:00:33je ne peux pas l'imaginer autrement
01:00:35ou alors on devient dingue
01:00:36on le donne
01:00:36à dessein
01:00:37on sait pourquoi
01:00:38on le donne
01:00:38on le donne
01:00:39pour
01:00:40alors moi j'assiste là
01:00:41au naufrage
01:00:42de l'intelligence
01:00:42on le donne
01:00:44aussi
01:00:45à dessein
01:00:46pour des raisons
01:00:47politiques
01:00:48je ne peux pas
01:00:48l'imaginer autrement
01:00:49je rejoins totalement
01:00:50l'analyse de Vincent Roy
01:00:51et j'ajoute sur ce point
01:00:52qu'on parlait effectivement
01:00:53tout à l'heure
01:00:54de la nécessité
01:00:55pour la droite
01:00:55de réinvestir
01:00:56les médias
01:00:57de réinvestir
01:00:58les sphères sociales
01:00:59militantes
01:01:00syndicales
01:01:01associatives
01:01:02dans la société française
01:01:03j'ajoute quand même
01:01:05un dernier point
01:01:05sur ce point
01:01:06c'est qu'il y a
01:01:07aujourd'hui
01:01:08et c'est une réalité
01:01:09demander à un certain
01:01:11nombre de maires
01:01:11aujourd'hui
01:01:12vous avez des maires
01:01:13qui n'ont plus le pouvoir
01:01:14on vote pour des gens
01:01:15et on a ce sentiment
01:01:16de voter pour des gens
01:01:17qui n'ont plus le pouvoir
01:01:17parce qu'ils ont face à eux
01:01:19les directions
01:01:21déconcentrées de l'état
01:01:21la DRAC
01:01:22ça parle peut-être à personne
01:01:23c'est la direction
01:01:24des affaires culturelles
01:01:26ce sont les sous-directions
01:01:28des services déconcentrés
01:01:29de l'état
01:01:30qui ramassent
01:01:32un pognon de dingue
01:01:33et qui peuvent
01:01:35distribuer
01:01:36dilapider
01:01:36l'argent public
01:01:38décider
01:01:38sans même avoir
01:01:39un mandat démocratique
01:01:41à cet effet
01:01:42vous avez des petits fonctionnaires
01:01:43qui peuvent décider
01:01:45de donner de l'argent
01:01:46public
01:01:46à des structures
01:01:47qui ne sont même pas
01:01:48contrôlées par les élus
01:01:49qui ne travaillent même pas
01:01:50avec les élus locaux
01:01:51et ça
01:01:52cette situation là
01:01:53on peut l'élargir
01:01:54au CNC
01:01:55au centre national
01:01:56du cinéma
01:01:58à la culture
01:01:59bref
01:01:59toute cette culture
01:02:00d'ailleurs cette culture
01:02:01bobo écolo
01:02:02qui profite parfois
01:02:02toujours au même
01:02:03et bien les français
01:02:04vous disent
01:02:05stop
01:02:05on en a assez
01:02:07de payer
01:02:07on en a assez
01:02:08surtout de payer
01:02:09et on en a assez
01:02:10de ne pas savoir
01:02:11qui distribue l'argent
01:02:12et où va l'argent public
01:02:14ce sont souvent les mêmes
01:02:15ce sont souvent
01:02:16des placards dorés
01:02:17c'est-à-dire
01:02:18des endroits
01:02:18où on recase
01:02:19les macronistes
01:02:20battus aux élections
01:02:21législatives
01:02:21oui mais les dracs
01:02:22les dracs sont placés
01:02:23sous l'autorité des préfets
01:02:25parce que c'est la coura
01:02:25de transmission
01:02:26évidemment c'est le représentant
01:02:27de l'état
01:02:27du ministère de la culture
01:02:28donc c'est pas du tout
01:02:29anodin
01:02:31que personne n'ait contrôlé
01:02:33le contenu
01:02:34les contenus
01:02:35d'une telle chaîne
01:02:36je peux pas croire
01:02:37qu'une préfecture
01:02:37ait autorisé
01:02:38ce genre de subvention
01:02:39ça me paraît
01:02:40être tellement dingue
01:02:41alors il l'ignore
01:02:41oui mais c'est encore plus grave
01:02:43parce que si l'état
01:02:43ne sait pas où va notre argent
01:02:44alors même qu'on a
01:02:463500 milliards de dettes
01:02:47permettez-moi de vous dire
01:02:48que c'est gravissime
01:02:50qui était le régulateur
01:02:51du visuel
01:02:52l'état ne sait pas forcément
01:02:53ce qui s'y passe
01:02:53mais non
01:02:54bon il nous reste
01:02:55quelques minutes
01:02:56avant de marquer
01:02:56une nouvelle pause
01:02:57et je veux évidemment
01:02:58qu'on parle de la campagne
01:02:59à Paris
01:03:00parce que les propos
01:03:01du candidat socialiste
01:03:03Emmanuel Grégoire
01:03:04là aussi sont
01:03:04mais sont scandaleux
01:03:06ce qu'a dit Emmanuel Grégoire
01:03:08c'est gravissime
01:03:09il est le candidat
01:03:11du parti socialiste
01:03:11à la mairie de Paris
01:03:12et il est disons-le
01:03:14dans une mauvaise posture
01:03:15parce qu'il est en train
01:03:16de baisser dans les sondages
01:03:17Rachid Haddati
01:03:18fait une bonne campagne
01:03:19elle est en dynamique
01:03:21donc Emmanuel Grégoire
01:03:22il a peur
01:03:22il a peur de perdre
01:03:23alors qu'est-ce qu'il fait ?
01:03:25et bien
01:03:26il insulte
01:03:27il dit femme
01:03:28et c'est le bruit des bottes
01:03:30c'est le bruit des bottes
01:03:32quand les socialistes
01:03:33quand la gauche
01:03:34sent qu'elle va perdre
01:03:35et bien
01:03:35elle agite
01:03:36le bruit des bottes
01:03:38regardez ce que dit
01:03:39Emmanuel Grégoire
01:03:39Paris est menacé
01:03:41l'alliance
01:03:42de la droite extrême
01:03:43et de l'extrême droite
01:03:44s'organise
01:03:46pour prendre Paris
01:03:46Parisienne, Parisien
01:03:48réveillons-nous
01:03:49les 15 et 22 mars
01:03:50vont être décisifs
01:03:51Paris n'est pas à l'abri
01:03:52à l'abri de quoi ?
01:03:54la vague brune
01:03:55qui pouvait sembler lointaine
01:03:57peut toucher Paris
01:03:58si nous ne nous mobilisons pas fortement
01:04:02vos vies peuvent tomber
01:04:04entre leurs mains
01:04:05honnêtement
01:04:06moi quand j'ai vu ce tweet
01:04:07je pensais que c'était une fake news
01:04:09je me suis dit
01:04:09c'est pas possible
01:04:10ça a été détourné
01:04:11et bien non non
01:04:11le candidat socialiste
01:04:13à la mairie de Paris
01:04:15estime que si Rachida Dati
01:04:17est élu maire de Paris
01:04:18ce sera le retour
01:04:19de la vague brune
01:04:20en fait Emmanuel Grégoire
01:04:21il n'a rien à enlever
01:04:22à Jean-Luc Mélenchon
01:04:23en fait
01:04:24en fait
01:04:25en fait monsieur Grégoire
01:04:27c'est le petit télégraphiste
01:04:28de Jean-Luc Mélenchon
01:04:29c'est ça la réalité
01:04:30c'est quand même
01:04:30c'est quand même
01:04:31de la très vieille
01:04:32cuisine française
01:04:34de gauche
01:04:35je ne suis pas certain
01:04:37qu'aujourd'hui
01:04:38ces plats-là
01:04:39soient toujours à la mode
01:04:40si vous voulez
01:04:41je pense qu'on a dépassé
01:04:42c'est-à-dire que plus personne
01:04:43n'y croit
01:04:43oh non
01:04:44c'est trop gros
01:04:45ça marche plus
01:04:45là c'est gros
01:04:46oui non franchement
01:04:47Rachida Dati
01:04:48le retour de la peste brune
01:04:50pardonnez-moi
01:04:51le bruit des bottes
01:04:52pardonnez-moi
01:04:53mais vraiment
01:04:54personne n'y croit plus
01:04:55non il est temps
01:04:55monsieur Grégoire
01:04:56pour l'instant
01:04:58n'est pas au mieux
01:04:59comme vous le rappeliez
01:05:00vous avez bien raison
01:05:00et n'est pas au mieux
01:05:02dans ses sondages
01:05:03et donc il faut
01:05:04il faut essayer d'agiter
01:05:05tout ce qu'on peut agiter
01:05:06mais là franchement
01:05:08je pense que ça sert pas
01:05:09à grand chose
01:05:09c'est ridicule
01:05:10c'est purement ridicule
01:05:12associer
01:05:13associer Rachida Dati
01:05:14au retour
01:05:15de la peste brune
01:05:16franchement
01:05:17il fallait même oser
01:05:18cet idiot
01:05:18bien sûr c'est ridicule
01:05:20mais c'est infamant
01:05:20pour Rachida Dati
01:05:21vous vous rendez compte
01:05:23du poids
01:05:24de ces mots
01:05:25qui sont utilisés
01:05:25par celui
01:05:26qui prétend
01:05:27représenter
01:05:28les parisiens
01:05:29vous vous rendez compte
01:05:30si monsieur Grégoire
01:05:31arrive à la mairie de Paris
01:05:32il va représenter
01:05:33les parisiens
01:05:34regardez la réponse
01:05:35de Rachida Dati
01:05:36je veux vous la montrer
01:05:37quand même
01:05:38voilà ce que dit
01:05:39Rachida Dati
01:05:40elle dit
01:05:41vous trouvez ça
01:05:42à la hauteur
01:05:43quand vous connaissez
01:05:43ma vie
01:05:44et mon parcours
01:05:45monsieur Grégoire
01:05:46c'est du racisme social
01:05:48racisme social
01:05:49il y a un plafond de verre
01:05:50dans ce pays
01:05:51pour accéder
01:05:52à des hautes responsabilités
01:05:54et cette gauche
01:05:55de l'entre-soi
01:05:56a toujours refusé
01:05:58il préfère des gens
01:05:59comme moi
01:06:00comme étant des victimes
01:06:02je trouve qu'elle s'est
01:06:03très bien défendue
01:06:04elle a critiqué
01:06:05l'entre-soi de gauche
01:06:06d'une certaine gauche
01:06:07parce que là
01:06:07on est dans une gauche
01:06:08une gauche d'élite
01:06:09c'est la gauche
01:06:12qui vit très bien
01:06:14je trouve qu'elle a
01:06:15en plus pointé le doigt
01:06:17un inconscient
01:06:17qu'on retrouve
01:06:18dans une partie
01:06:19de cette gauche
01:06:20c'est vraiment
01:06:21cette utilisation
01:06:22du beurre
01:06:23des minorités
01:06:24des banlieues
01:06:25comme de faire-valoir
01:06:26et le jour
01:06:27où justement
01:06:28ces minorités
01:06:29ne les suivent plus
01:06:30et bien là justement
01:06:31souvent ces gauches
01:06:32il y a un peu
01:06:32comme un inconscient colonial
01:06:35c'est intéressant
01:06:35parce que c'est vraiment
01:06:36du paternalisme
01:06:37et c'est pour ça
01:06:37que j'ai trouvé
01:06:38la réponse de Rachid Adati
01:06:39tout à fait bienvenue
01:06:41pour le coup
01:06:41c'est surtout
01:06:41qu'en réalité
01:06:43ce communiqué
01:06:44d'Emmanuel Grégoire
01:06:45est en fait
01:06:45le plus beau cadeau
01:06:46qu'il a pu offrir
01:06:47à Rachid Adati
01:06:48et pour les fins analystes
01:06:49de la vie politique
01:06:50y compris de la vie politique
01:06:51parisienne
01:06:51tout le monde a compris
01:06:53que généralement
01:06:54quand on se met
01:06:54à attaquer aussi frontalement
01:06:56une candidate
01:06:56il est en panique
01:06:57qu'il a peur de perdre
01:06:58bien sûr
01:06:58c'est absolument
01:06:59un signe de panique
01:07:00il est désespéré en fait
01:07:01monsieur Grégoire
01:07:01édifiant
01:07:02et tout le monde sait
01:07:04qu'associer quand même
01:07:07Rachid Adati
01:07:07à l'ultra droite
01:07:11à cette droite
01:07:13ultra
01:07:13qui renvoie
01:07:14notamment
01:07:15des gens
01:07:16qui ont fait le choix
01:07:17de la France
01:07:17qui sont issus
01:07:18de l'autre côté
01:07:19de la Méditerranée
01:07:20et qui partagent fièrement
01:07:22les valeurs de la France
01:07:23associer Rachid Adati
01:07:24à cela
01:07:25c'est en réalité
01:07:26faire offense
01:07:27à ce qu'elle est
01:07:27à sa culture
01:07:28à sa famille
01:07:28à ses origines
01:07:30et je crois
01:07:30que la plus belle réponse
01:07:31dans tout cela
01:07:32c'est le rassemblement
01:07:33que fait
01:07:34d'ailleurs Rachid Adati
01:07:35moi je le constate
01:07:36j'ai vu assez récemment
01:07:38à Paris
01:07:39un rassemblement
01:07:39où elle a même ouvert
01:07:40sa liste à des gens de gauche
01:07:41c'est-à-dire que vous avez
01:07:42même des gens de gauche
01:07:43je prends l'exemple
01:07:44d'Aminel Khatmi
01:07:45qui est cet ancien élu
01:07:47d'Avignon
01:07:47du printemps républicain
01:07:49et qui est de gauche
01:07:50et quand vous voyez
01:07:51des gens de gauche
01:07:52dire
01:07:52moi je suis de gauche
01:07:53je suis foncièrement de gauche
01:07:55mais je ne me reconnais pas
01:07:56dans la gauche actuelle
01:07:57et donc je vais
01:07:58chez Rachid Adati
01:07:58c'est quand même révélateur
01:07:59que la gauche
01:08:00de monsieur Emmanuel Grégoire
01:08:02elle est réduite
01:08:03à sa petitesse
01:08:04oui mais dans
01:08:05dans le même temps
01:08:06vous voyez bien
01:08:07que c'est monsieur Mélenchon
01:08:08qui a raison
01:08:08il a agité ce chiffon
01:08:10depuis le départ
01:08:11vous voyez bien
01:08:12monsieur Grégoire
01:08:13agite le même chiffon
01:08:15moi je suis assez
01:08:16je vais vous dire
01:08:17au milieu de tout ça
01:08:18je suis assez déçu
01:08:19de n'avoir pas
01:08:20de réaction
01:08:21de ce qu'on appelle
01:08:22en France
01:08:23la droite
01:08:23pas l'extrême droite
01:08:25qu'on appelle à tort
01:08:26l'extrême droite
01:08:26l'extrême droite
01:08:28elle n'est pas républicaine
01:08:29elle est voilà
01:08:29mais la droite
01:08:30la droite
01:08:31que fait-elle
01:08:31on l'entend sur ces sujets-là
01:08:33est-ce qu'on
01:08:34est-ce qu'on entend
01:08:35la droite
01:08:36venir contrer
01:08:37monsieur Mélenchon
01:08:38est-ce qu'on l'entend
01:08:39non c'est vrai
01:08:40on l'entend pas
01:08:41allez on s'interrompt
01:08:42une dernière fois
01:08:42on se retrouve dans
01:08:43quelques minutes
01:08:44pour la dernière partie
01:08:45du meilleur de l'info
01:08:46toujours en direct
01:08:47sur CNews
01:08:48nous partirons
01:08:48au salon de l'agriculture
01:08:49visite aujourd'hui
01:08:50de Jordan Bardella
01:08:51et de Marine Le Pen
01:08:52qui promettent
01:08:53qu'ils travailleront
01:08:54main dans la main
01:08:55quoi qu'il arrive
01:08:56pour l'élection
01:08:57présidentielle de 2027
01:08:58alors que vous savez
01:08:59que la candidature
01:09:00de Marine Le Pen
01:09:01est pour le moins
01:09:03incertaine
01:09:03à tout de suite
01:09:08de retour en direct
01:09:09sur CNews
01:09:09soyez les bienvenus
01:09:10dans la dernière partie
01:09:11du meilleur de l'info
01:09:12pour voir ce qui s'est passé
01:09:14cet après-midi
01:09:15au salon de l'agriculture
01:09:16visite de Marine Le Pen
01:09:18et de Jordan Bardella
01:09:19alors que nous ne savons pas
01:09:21qui des deux
01:09:22sera finalement candidat
01:09:23à l'élection présidentielle
01:09:25et bien voilà
01:09:25ce que disait
01:09:26Jordan Bardella
01:09:27sur 2027
01:09:30nous avons toujours
01:09:31fait bloc
01:09:32et je crois que
01:09:33personne n'en doute
01:09:34nous travaillons
01:09:35ensemble
01:09:36main dans la main
01:09:37et je vais vous faire
01:09:38un scoop
01:09:38nous allons continuer
01:09:39à travailler
01:09:39main dans la main
01:09:40dans les prochains mois
01:09:42pour offrir
01:09:42à la France
01:09:43et aux Français
01:09:44le changement
01:09:45qu'ils sont en droit
01:09:46d'attendre aujourd'hui
01:09:47compte tenu des urgences
01:09:48économiques
01:09:49sociaux et sécuritaires
01:09:50qui pèsent
01:09:50sur la France
01:09:51et sur le pays
01:09:51je me prépare
01:09:53à devenir chef
01:09:54du gouvernement
01:09:56et Marine
01:09:57se prépare
01:09:57à devenir présidente
01:09:58de la République
01:09:59dont nous travaillons
01:09:59ensemble
01:10:00main dans la main
01:10:00avec l'objectif
01:10:01de remporter
01:10:02les futures élections
01:10:03présidentielles
01:10:04et législatives
01:10:05et nous serons là
01:10:05quoi qu'il arrive
01:10:07Vincent Roy
01:10:08Jordan Bardella
01:10:09se prépare
01:10:09à devenir Premier ministre
01:10:11Marine Le Pen
01:10:11se prépare
01:10:12à devenir présidente
01:10:13de la République
01:10:13voilà pour le discours
01:10:14officiel
01:10:15dans les faits
01:10:16est-ce que c'est
01:10:16réellement ça ?
01:10:17Dans les faits
01:10:20on peut imaginer
01:10:21qu'au mois de juillet
01:10:24Madame Le Pen
01:10:25soit condamnée
01:10:26de manière définitive
01:10:28et par conséquent
01:10:29ne puisse pas
01:10:30se présenter
01:10:31et donc
01:10:32ce serait
01:10:33M. Bardella
01:10:34qui devrait
01:10:35se préparer
01:10:36à la présidence
01:10:37de la République
01:10:37alors je ne vous dis pas
01:10:38que l'affaire est pliée
01:10:39mais le sentiment
01:10:40qu'on a
01:10:40c'est qu'il s'y prépare
01:10:41déjà
01:10:42le sentiment
01:10:42qu'on a
01:10:43c'est qu'on voit
01:10:43on ne va pas se mentir
01:10:45on est assuré
01:10:45qu'il s'y prépare
01:10:47dans les yeux
01:10:48de Marine Le Pen
01:10:49à l'image
01:10:49au moment où
01:10:51Bardella dit
01:10:52moi je serai au gouvernement
01:10:53et Marine Le Pen
01:10:55président de la République
01:10:55on regarde
01:10:56son regard
01:10:57et comme ça
01:10:58elle n'y croit pas
01:10:59alors c'est intéressant
01:11:01ce que vous nous dites
01:11:01parce qu'on va écouter
01:11:02Catherine Ney
01:11:03qui était cet après-midi
01:11:04dans Punchline
01:11:05avec Laurence Ferrari
01:11:07et elle rejoint
01:11:07tout à fait ce que vous dites
01:11:10quand elle est sortie
01:11:12du deuxième procès
01:11:13en appel
01:11:14et qu'elle a entendu
01:11:16le réquisitoire
01:11:16vous savez la première fois
01:11:18elle sortait
01:11:19c'était une guerrière
01:11:20qui allait se battre
01:11:20elle marchait droit
01:11:22comme ça
01:11:22elle avait l'air énervée
01:11:23tandis que là
01:11:24elle est repartie
01:11:25elle avait une cape
01:11:27elle s'était éloignée
01:11:29et elle était voûtée
01:11:29on sentait qu'elle en avait pris
01:11:31vraiment un coup
01:11:32très fort dans le dos
01:11:33et qu'elle n'y croyait plus
01:11:34et là
01:11:35quand on voit
01:11:35c'est lui et elle
01:11:37qu'ils s'entendent
01:11:39et lui il a sincèrement
01:11:41envie qu'elle soit
01:11:43présidente
01:11:43et lui premier ministre
01:11:44mais on voit
01:11:47elle est régente là
01:11:48et je pense que
01:11:50ben voilà
01:11:51elle a préparé un plan B
01:11:53c'est la seule à avoir fait ça
01:11:55c'est la seule
01:11:55et donc il faut saluer
01:11:57il faut saluer ce geste
01:12:00parce qu'il avait 23 ans
01:12:01quand elle a commencé
01:12:03à le former
01:12:03bon maintenant
01:12:04il est encore jeune
01:12:06mais moi je pense
01:12:08que les
01:12:09je pense qu'elle a renoncé
01:12:12Amine Elbailly
01:12:13c'est fort ce que dit
01:12:15Catherine Ney
01:12:15mais le sentiment
01:12:17qu'on a tous
01:12:18effectivement
01:12:18c'est que Marine Le Pen
01:12:20n'y croit plus tellement
01:12:22le sentiment en tout cas
01:12:23est celui d'un effacement
01:12:24un effacement progressif
01:12:26de Marine Le Pen
01:12:26effectivement
01:12:27dans la vie politique
01:12:29française
01:12:29parce qu'on a une Marine Le Pen
01:12:30aujourd'hui
01:12:31qui en réalité
01:12:32a été suffisamment offensée
01:12:34pour ne plus cacher
01:12:37aujourd'hui
01:12:37des signes de fatigue
01:12:38de renoncement
01:12:39d'usure aussi
01:12:40d'usure
01:12:41non pas du pouvoir
01:12:42mais d'usure
01:12:43de la machine
01:12:44qui s'est installée
01:12:46contre elle
01:12:47aujourd'hui
01:12:48je crois pouvoir dire
01:12:50que Marine Le Pen
01:12:50est suffisamment jeune
01:12:52pour prendre du recul
01:12:53pour pourquoi pas
01:12:55se renouveler
01:12:55parce que dans la vie politique
01:12:56on renaît
01:12:58et je crois que
01:12:59le plan B
01:13:00est devenu
01:13:01progressivement
01:13:01le plan A
01:13:02et Marine Le Pen
01:13:04pourrait parfaitement
01:13:05envisager
01:13:06la suite
01:13:07donc ça
01:13:08c'est ma première remarque
01:13:09et ma deuxième remarque
01:13:10c'est que
01:13:12on peut également
01:13:13voir totalement
01:13:14l'idée inverse
01:13:15en réalité
01:13:16Marine Le Pen
01:13:17est suffisamment bien placée
01:13:18parce qu'elle a été
01:13:19candidate à plusieurs
01:13:20élections présidentielles
01:13:21trois élections présidentielles
01:13:23pour comprendre
01:13:24qu'une élection présidentielle
01:13:25c'est aussi
01:13:25une bataille d'endurance
01:13:26et qu'il y a des moments
01:13:28très forts dans une campagne
01:13:29il y a aussi des moments
01:13:30très bas
01:13:30le plus important
01:13:31c'est pas de partir le premier
01:13:33mais c'est d'arriver le premier
01:13:35et dans tout cela
01:13:36moi quand je vois
01:13:38cette logique d'effacement
01:13:39ce respect peut-être aussi
01:13:40du temps judiciaire
01:13:41parce que c'est le temps judiciaire
01:13:43qui va déterminer
01:13:44le temps politique
01:13:45à la rentrée de septembre
01:13:46montre en réalité
01:13:47au contraire
01:13:48peut-être aussi une femme
01:13:49qui se prépare
01:13:49c'est-à-dire
01:13:50qui prépare ses armes
01:13:51qui s'est mis en retrait
01:13:52qui a pris un peu de repos
01:13:53après ce procès
01:13:54et qui en sous-marin
01:13:57prépare une machine
01:13:58que d'aucun parti politique
01:14:00de droite comme de gauche
01:14:00n'est en mesure
01:14:01de préparer
01:14:01la justice va lui faire
01:14:02des cadeaux
01:14:03quoi qu'il en soit
01:14:04si Jordan Bardella
01:14:07accède
01:14:08à la magistrature suprême
01:14:10ce sera
01:14:11tout de même
01:14:12une victoire
01:14:13de Marine Le Pen
01:14:13d'une certaine façon
01:14:15alors pas la victoire
01:14:16totale
01:14:17évidemment
01:14:18puisque c'est pas elle
01:14:19qui accédera
01:14:20à la haute fonction
01:14:21c'est sa stratégie
01:14:22et ça sera
01:14:23quand même
01:14:24une victoire
01:14:24et ça sera
01:14:25aussi
01:14:25un pied de nez
01:14:27à tous les empêchements
01:14:28qu'elle a eu
01:14:28y compris
01:14:29avec ses problèmes
01:14:31judiciaires
01:14:31donc voilà
01:14:33elle semble
01:14:34en tous les cas
01:14:35sur les images
01:14:35il est vrai
01:14:36elle semble
01:14:37maintenant
01:14:37accuser le coup
01:14:38un peu lasse
01:14:39un peu lasse
01:14:40Rodolphe Karte
01:14:41est-ce que vous diriez
01:14:41comme Catherine Ney
01:14:42que Marine Le Pen
01:14:43a renoncé
01:14:44parce qu'elle a compris
01:14:46que la justice
01:14:46allait l'empêcher
01:14:47d'être candidate
01:14:47à l'élection présidentielle
01:14:49oui peut-être rappeler
01:14:49quand même
01:14:50la guerre médiatique
01:14:51qu'elle a subie
01:14:52l'offert vraiment
01:14:53une campagne de diffamation
01:14:54parce qu'il y a
01:14:55la condamnation juridique
01:14:56il y a tout l'à côté
01:14:57aussi encore une fois
01:14:58avec une partie des médias
01:14:59etc etc
01:15:00moi je trouve
01:15:01qu'elle conserve
01:15:02tout de même
01:15:03une incroyable dignité
01:15:04et une force aussi
01:15:05de continuer à tenir
01:15:06pourquoi pas
01:15:08tendre le flambeau
01:15:09comme ça
01:15:10à Bardella
01:15:10donc oui
01:15:11en tout cas
01:15:12je pense qu'il ne faut
01:15:13absolument pas
01:15:15la déclasser trop vite
01:15:16je pense qu'elle a conservé
01:15:17toute une partie
01:15:18de son aura aussi
01:15:18auprès des classes populaires
01:15:20je pense que c'est peut-être
01:15:21la seule personnalité
01:15:22on voit que Bardella
01:15:23aussi arrive
01:15:23à provoquer
01:15:25un émoi populaire
01:15:26mais Marine Le Pen
01:15:27c'est quand même
01:15:27quelque chose
01:15:28dès qu'elle va
01:15:28sur n'importe quel
01:15:30comment dire
01:15:31marché de France
01:15:32c'est un attroupement
01:15:33et pour l'avoir suivi
01:15:34régulièrement
01:15:35je peux effectivement
01:15:36vous confirmer
01:15:36que c'est le cas
01:15:37quand Marine Le Pen
01:15:38arrive quelque part
01:15:38en France
01:15:39elle est très très bien
01:15:41accueillie
01:15:42et par beaucoup de monde
01:15:43c'est quand même
01:15:43quelque chose
01:15:44d'assez incroyable
01:15:44et rappelez quand même
01:15:45que c'est aujourd'hui
01:15:46ce couple
01:15:47si je puis dire
01:15:48le couple le plus puissant
01:15:49de France
01:15:49politiquement
01:15:50c'est un vrai couple politique
01:15:51vous avez raison
01:15:51vous avez raison de le dire
01:15:52et si elle accédait
01:15:54à la magistrature suprême
01:15:55ce serait pas rien
01:15:56en France
01:15:57puisque ce serait
01:15:58la première femme
01:15:59la première femme
01:16:00et rappelons aussi
01:16:01que quand on dit
01:16:03que Marine Le Pen
01:16:03a renoncé
01:16:05Marine Le Pen
01:16:05elle est jeune
01:16:06elle peut très bien
01:16:07revenir dans 5 ans
01:16:08si les circonstances
01:16:11le permettent
01:16:12elle est peut-être
01:16:13plus en retrait
01:16:14que dans le renoncement
01:16:15finalement
01:16:16elle aura 64 ans
01:16:17en ce moment là
01:16:17elle aura quel âge ?
01:16:1864 ans
01:16:20elle aura 64 ans
01:16:21donc elle est oui
01:16:21peut-être plus en retrait
01:16:23que dans le renoncement
01:16:23je vous disais
01:16:24qu'elle est encore jeune
01:16:26d'ailleurs
01:16:27elle n'est pas à la retraite
01:16:30et absolument pas
01:16:31à la retraite politique
01:16:31j'ajoute à cela
01:16:32d'ailleurs elle le dit
01:16:33elle le dit totalement
01:16:35en politique
01:16:36on renaît
01:16:37c'est d'ailleurs
01:16:38une formule de Nicolas Sarkozy
01:16:39qui récemment
01:16:40dans un podcast audio
01:16:41nous disait effectivement
01:16:42en politique
01:16:43on renaît tout le temps
01:16:44la question c'est
01:16:45comment on renaît
01:16:45et la meilleure façon
01:16:47d'avoir fait renaître
01:16:48les idées de Marine Le Pen
01:16:50c'est d'avoir
01:16:50créé aussi
01:16:51toute cette écurie
01:16:53autour d'elle
01:16:53avec des nouveaux députés
01:16:54des nouveaux visages
01:16:55un Jordan Bardella
01:16:57qui est prêt
01:16:57qui est éloquent
01:16:58qui rassemble
01:16:59une majorité de français
01:17:00vous avez raison Johan
01:17:02moi je suis
01:17:02tout aussi surpris que vous
01:17:04de voir autant de français
01:17:06fidèles
01:17:07autour de Marine Le Pen
01:17:08autour de Jordan Bardella
01:17:10faire des selfies
01:17:11je ne connais aucun politique
01:17:13de droite comme de gauche
01:17:14aujourd'hui capable
01:17:14de rassembler autant de personnes
01:17:15donc ça montre aussi
01:17:17et ça dit quelque chose
01:17:18de ce qu'est aussi
01:17:19l'état de la vie politique
01:17:20aujourd'hui en France
01:17:21en tout cas
01:17:22les adversaires
01:17:23du Rassemblement National
01:17:24semblent avoir anticipé
01:17:26que le candidat
01:17:26ce serait Jordan Bardella
01:17:28manifestement
01:17:29c'est ce qu'il croit
01:17:30et c'est notamment
01:17:30ce que croit
01:17:31Marine Tondelier
01:17:33et on en revient toujours
01:17:35au bruit des bottes
01:17:37écoutez ce que dit
01:17:37Marine Tondelier
01:17:39à propos de Jordan Bardella
01:17:41c'était aujourd'hui
01:17:43moi mon ennemi
01:17:44c'est l'extrême droite
01:17:44c'est un candidat
01:17:45qui a 30 ans
01:17:46mais qui est aussi
01:17:46surtout un candidat
01:17:47des années 30
01:17:48Jordan Bardella
01:17:48et c'est ce qu'il s'apprête
01:17:49à faire partout
01:17:50dans les villes
01:17:51où ils gagneront
01:17:51je ne me trompe pas
01:17:52d'ennemi
01:17:52je ne fais pas
01:17:53de petite politique
01:17:54dans la grande crise
01:17:55et ça ne m'empêche pas
01:17:56de penser
01:17:56ce que je veux
01:17:57de la France Insoumise
01:17:58de ne pas tromper de combat
01:18:00Rodolphe Karte
01:18:00c'est toujours
01:18:01la même chose
01:18:02on en revient toujours
01:18:03au même point
01:18:04quand la gauche a peur
01:18:06quand elle est menacée
01:18:07parce qu'elle a peur
01:18:08de perdre ses sièges
01:18:09comme monsieur Grégoire
01:18:10à Paris
01:18:10parce qu'elle a peur
01:18:11de perdre son influence
01:18:13sur la scène nationale
01:18:14comme madame Tondelier
01:18:15quand ils ont peur
01:18:16le bruit des bottes
01:18:17le bruit des bottes
01:18:18on dit aux français
01:18:19attention
01:18:19attention c'est le retour
01:18:21des nazis
01:18:21les nazis sont aux portes
01:18:23du pouvoir
01:18:23il y a eu des rancées
01:18:24surtout qu'en plus
01:18:25l'étau à gauche
01:18:26est en train de se resserrer
01:18:27autour de Marine Tondelier
01:18:28avec d'un côté
01:18:29justement Glucksmann
01:18:30et de l'autre côté
01:18:31Jean-Luc Mélenchon
01:18:32ou François Hollande
01:18:33oui c'est la ritournelle
01:18:35habituelle
01:18:36c'est le personnage
01:18:37factice
01:18:37qu'est Marine Tondelier
01:18:38d'ailleurs on le voit
01:18:39avec sa fameuse
01:18:41veste verte
01:18:41elle a même fait un livre
01:18:42dessus pour expliquer
01:18:44bah oui aujourd'hui
01:18:45cette gauche
01:18:46cette gauche
01:18:47sociale-démocrate
01:18:48est comment dire
01:18:49manger tout cru
01:18:49d'un côté par la radicalité
01:18:51et de l'autre côté
01:18:51par le centre
01:18:52et oui elle essaye
01:18:53de survivre
01:18:54un peu comme on l'a vu
01:18:55juste avant
01:18:55avec cette attaque
01:18:56contre Dati
01:18:56en rejouant
01:18:57le mythe antifasciste
01:18:57le problème
01:18:58c'est qu'ils jouent
01:18:58ils jouent tous
01:18:59le mythe antifasciste
01:19:00mais beaucoup moins bien
01:19:00que Mélenchon
01:19:01et quand même
01:19:02ils jouent le mieux
01:19:02c'est le patron
01:19:04il faut dire à Marine Tondelier
01:19:05que plus personne
01:19:06n'y croit
01:19:07à part les militants
01:19:09de l'extrême gauche
01:19:11plus personne ne croit
01:19:12c'est fadaise
01:19:13enfin Jordan Bardella
01:19:14le candidat des années 30
01:19:16le candidat nazi
01:19:17mais qui va croire ça
01:19:18ce qui est vrai
01:19:19vous avez raison
01:19:20ce qui est vrai
01:19:20pour Marine Tondelier
01:19:22ce qui est vrai
01:19:23pour monsieur Grégoire
01:19:24à la mairie de Paris
01:19:25et ses propos
01:19:25sur madame Dati
01:19:26est vrai pour madame Tondelier
01:19:28c'est-à-dire
01:19:29la peste brune
01:19:30et les années 30
01:19:31tout ça
01:19:31plus personne n'y croit
01:19:32mais je vous répète
01:19:33ce que je vous ai dit
01:19:33tout à l'heure
01:19:35moi je suis
01:19:37en colère
01:19:38d'une certaine façon
01:19:39après une droite
01:19:41qui sur ces questions-là
01:19:42ne se positionne plus
01:19:43avez-vous entendu
01:19:44un homme de droite
01:19:45dire
01:19:46non Marine Le Pen
01:19:47ça n'est pas le retour
01:19:49des années 30
01:19:49et ce n'est pas
01:19:50le bruit des bottes
01:19:51ou la peste brune
01:19:52vous ne l'entendez pas
01:19:54pardon je trouve
01:19:55que c'est absolument grave
01:19:58de disqualifier
01:19:58l'adversaire
01:20:00en le traitant
01:20:00de nazi
01:20:01c'est la nazification
01:20:02de l'adversaire
01:20:02parce que le nazisme
01:20:02quand même
01:20:04qui peut oublier
01:20:05l'histoire
01:20:06de notre pays
01:20:07par rapport
01:20:07à cette idéologie-là
01:20:09c'est un pays
01:20:10quand même
01:20:10qui a abandonné
01:20:11une partie
01:20:11de ses citoyens
01:20:12qui les a acceptés
01:20:14qui partent
01:20:14dans des camps
01:20:14de concentration
01:20:15ou des pauvres gens
01:20:16venant d'ailleurs
01:20:16qui n'avaient pas de pays
01:20:18et qui ont été envoyés
01:20:19eux-mêmes
01:20:19un pays qui a trahi
01:20:20ses citoyens
01:20:21vous avez raison
01:20:22ce que fait Marine Tondelier
01:20:24ça revient
01:20:25à relativiser
01:20:26ce qui est vraiment
01:20:26le nazisme
01:20:27mais c'est trop grave
01:20:27bien sûr
01:20:28vous avez raison
01:20:29ça revient
01:20:29à relativiser
01:20:31ce qu'est le nazisme
01:20:32tout à l'heure
01:20:33cette espèce
01:20:33du verlu
01:20:34qui a dit
01:20:35il y en a un
01:20:36sur lequel
01:20:36on n'a pas pleuré
01:20:37c'était Hitler
01:20:38à propos de ce jeune homme
01:20:39de Lyon
01:20:39mais enfin
01:20:40est-ce que les mots
01:20:41ont encore un sens
01:20:42on peut poser la question
01:20:43ça illustre aussi
01:20:44la pauvreté
01:20:46des arguments
01:20:46des adversaires politiques
01:20:48du rassemblement national
01:20:49qui ne sont pas capables
01:20:51de s'opposer
01:20:52au programme
01:20:52du rassemblement national
01:20:53et donc
01:20:54qui vont trouver
01:20:55des arguments
01:20:55qui n'ont ni queue
01:20:56ni tête
01:20:56oui d'ailleurs
01:20:57Alain Bauer
01:20:57avait fait une belle remise
01:20:58en perspective historique
01:21:00au moment de Lyon
01:21:01en évoquant que
01:21:02les premiers à rentrer
01:21:03en résistance
01:21:03contre les nazis
01:21:04c'était aussi
01:21:05l'extrême droite lyonnaise
01:21:06et c'était intéressant
01:21:07de voir
01:21:08Alain Bauer
01:21:09qui est au-delà
01:21:10de tout soupçon
01:21:10sur cette question
01:21:11justement
01:21:12attaquer la gauche
01:21:13en disant
01:21:14que justement
01:21:15le fait d'agiter
01:21:16ce chiffre antifasciste
01:21:17était complètement
01:21:17non venu
01:21:18et complètement inhistorique
01:21:19pour plusieurs questions
01:21:20parce qu'une partie
01:21:21des premiers résistants
01:21:22Cordier par exemple
01:21:23venait d'extraction
01:21:25les enseignants
01:21:26devraient le rappeler
01:21:26aux élèves
01:21:27de l'économie
01:21:29il faudrait rappeler
01:21:30à monsieur Mélenchon
01:21:31que bien souvent
01:21:32dans la résistance
01:21:33puisque c'est le mot
01:21:34qu'il a utilisé
01:21:36il y avait des militants
01:21:37communistes
01:21:38qui se battaient
01:21:39avec des militants
01:21:39de l'action française
01:21:40il faudrait aussi rappeler ça
01:21:41il ne faut pas
01:21:42la faire de l'économie
01:21:43mais vous savez
01:21:43cet argument
01:21:45du retour des bottes
01:21:46qu'on entend en réalité
01:21:47très souvent
01:21:48souvent on l'entend
01:21:49au second tour
01:21:50de chaque élection
01:21:51et je vous rappelle
01:21:51qu'il y a même
01:21:52des gens de droite
01:21:52dont Horizon
01:21:55dont monsieur Edouard Philippe
01:21:56qui ont appelé
01:21:57ou comme Xavier Bertrand
01:21:59qui ont appelé
01:22:00à voter pour les communistes
01:22:01à la place de voter
01:22:03pour des listes patriotes
01:22:04ou de droite
01:22:04pourquoi ?
01:22:04parce qu'il veut y aller
01:22:05lui aussi
01:22:05Tony Alflambeau
01:22:06donc à un moment donné
01:22:07il faut aussi arrêter
01:22:08y compris à droite
01:22:09ce double discours
01:22:11je n'arrête pas de dire ça
01:22:11donc vraiment
01:22:12c'est aussi ça
01:22:13qui doit nous animer
01:22:14et j'ajoute quand même
01:22:15un dernier point
01:22:17c'est qu'aujourd'hui
01:22:18je crois très sincèrement
01:22:19que l'extrême droite
01:22:20des années 1930
01:22:21elle n'est plus représentée
01:22:23dans la vie politique
01:22:23d'aujourd'hui
01:22:24elle existe dans la société
01:22:26mais faire du rassemblement national
01:22:29où il y a quand même
01:22:29plus de 11 millions d'électeurs
01:22:31une majorité de français
01:22:32qui fait aujourd'hui le choix
01:22:33de ce premier parti d'opposition
01:22:35voir demain peut-être
01:22:37un probable parti présidentiel
01:22:39le retour aux années 30
01:22:40c'est quand même
01:22:41avoir une vision rabougrie
01:22:42de la vie politique en 2026
01:22:44non mais naturellement
01:22:45plus que rabougrie
01:22:47mais moi quand j'entends
01:22:48Marine Tondelier
01:22:49quand j'entends
01:22:50Jean-Luc Mélenchon
01:22:51quand j'entends
01:22:51Emmanuel Grégoire dire
01:22:52racheta dati
01:22:54c'est le retour
01:22:56de la vague brune
01:22:57à Paris
01:22:58Jordan Bardella
01:22:59c'est le candidat
01:23:00des nazis
01:23:01mais je me dis
01:23:01à quoi va ressembler
01:23:03le débat
01:23:04de la prochaine élection
01:23:05présidentielle
01:23:05les français ont quand même
01:23:07droit à un débat
01:23:08à la hauteur
01:23:08compte tenu
01:23:09des enjeux
01:23:10qui sont devant nous
01:23:11il faut qu'il y ait
01:23:12il faut qu'il y ait
01:23:13un débat projet
01:23:14contre projet
01:23:15si la gauche
01:23:16si la gauche
01:23:16n'est capable que de ça
01:23:18ça va être une campagne
01:23:19présidentielle terrible
01:23:20à décharge
01:23:21vous pouvez retourner
01:23:22le problème
01:23:22je vais vous dire une chose
01:23:23qui n'est pas gentille du tout
01:23:24mais après tout
01:23:25pourquoi ne pas la dire
01:23:26les peuples
01:23:27et les français en particulier
01:23:28ont aussi les politiques
01:23:30qu'ils méritent
01:23:30à décharge
01:23:31à décharge
01:23:32Jean-Luc Mélenchon
01:23:33est en train de construire
01:23:35aujourd'hui
01:23:36quelque chose
01:23:37qui va peut-être
01:23:37lui coûter cher
01:23:38aujourd'hui
01:23:38c'est qu'il est en train
01:23:39de construire la renaissance
01:23:40de François Hollande
01:23:41ou en tout cas
01:23:42la renaissance
01:23:43d'un bloc de gauche
01:23:44qu'on a attendu
01:23:46depuis très longtemps
01:23:47à l'époque
01:23:47on avait misé
01:23:48nos pions
01:23:48sur Bernard Cazeneuve
01:23:50et puis finalement
01:23:51la machine médiatique
01:23:52cette gauche sociale-démocrate
01:23:54qui a un peu disparu
01:23:55du débat
01:23:55elle a disparu du débat
01:23:57et aujourd'hui
01:23:58en fait on constate
01:23:59qu'en réalité
01:24:00même à droite
01:24:01on n'a pas de représentant
01:24:02politique
01:24:02qui fait consensus
01:24:03on a Xavier Bertrand
01:24:05qui est plus macroniste
01:24:06que Macron
01:24:06on a Bruno Rotaillot
01:24:07qui a du mal
01:24:08et qui voit ses militants
01:24:09partir au RN
01:24:10ou chez Reconquête
01:24:11donc en réalité
01:24:12demain tout ça
01:24:13va devoir se reconstruire
01:24:14en politique
01:24:15on renaît
01:24:16on renaît effectivement
01:24:17et je crois que
01:24:18François Hollande
01:24:18c'est pas une piste
01:24:19à écarter pour demain
01:24:20en effet je pense aussi
01:24:22que paradoxalement
01:24:23les outrances
01:24:24de Jean-Luc Mélenchon
01:24:25sa radicalité
01:24:26sa tentation
01:24:28jusqu'au boutiste
01:24:29de la conflictualité
01:24:30tout ça
01:24:30ce sont des arguments
01:24:31qui peuvent aider
01:24:32François Hollande
01:24:33en effet il n'est pas mort
01:24:34à condition qu'il y ait
01:24:34une union de la gauche
01:24:35à condition qu'il y ait
01:24:37une union de la gauche
01:24:37parce que
01:24:37mais il y a un bilan
01:24:39François Hollande
01:24:40quand même
01:24:40on sait de quoi
01:24:41il a été capable
01:24:42mais attendez
01:24:43au premier tour
01:24:44si vous alignez
01:24:45à gauche
01:24:46si vous alignez
01:24:47bon
01:24:49monsieur Mélenchon
01:24:50et monsieur Hollande
01:24:52ça risque d'être compliqué
01:24:53pour eux aussi
01:24:53vous ne pouvez pas
01:24:54parceller les voix
01:24:54il nous reste peu de temps
01:24:55avant la fin de l'émission
01:24:57vous savez évidemment
01:24:57et on en a beaucoup parlé
01:24:58depuis 23 heures
01:25:00que l'actualité politique
01:25:02des dernières semaines
01:25:02soulève une interrogation majeure
01:25:04et nous l'évoquons en ce moment
01:25:05la gauche peut-elle
01:25:06se rassembler
01:25:07une alliance
01:25:08avec la France
01:25:09insoumise
01:25:10est-elle toujours possible
01:25:11après le drame
01:25:13qui a conduit
01:25:14à la mort de Quentin
01:25:14à Lyon
01:25:15il y a deux semaines
01:25:17résumé de tout cela
01:25:18avec Julia Ferrant
01:25:22la classe politique française
01:25:24se divise
01:25:25face à cette question
01:25:25peut-on s'allier
01:25:27à la France insoumise ?
01:25:28ce n'est pas une option
01:25:29pour Olivier Faure
01:25:30qui s'indigne
01:25:31et balaie toute alliance
01:25:32avec LFI
01:25:33nous n'avons jamais été
01:25:35à quelque moment
01:25:36que ce soit
01:25:36dans une situation
01:25:37où nous avons été
01:25:39sommés
01:25:39de nous aligner
01:25:40sur les insoumis
01:25:41nous ne l'avons jamais fait
01:25:42nous ne le ferons jamais
01:25:43autrement nous serions déjà insoumis
01:25:45nous ne le sommes pas
01:25:45nous ne le serons jamais
01:25:47et donc la question
01:25:49des alliances
01:25:49est une question
01:25:50que je trouve par ailleurs
01:25:51de façon indécente
01:25:53on est en train
01:25:54de traiter
01:25:54de la question
01:25:55de la violence
01:25:55en politique
01:25:56de la mort d'un homme
01:25:57et je vois
01:25:59que tout le monde
01:26:00se jette
01:26:00sur la question
01:26:01de savoir
01:26:01ce que seront les alliances
01:26:02je vous l'ai dit
01:26:03il n'y a pas eu d'alliance
01:26:04au plan national
01:26:05ni au premier tour
01:26:07il n'y en aura pas
01:26:07davantage au second tour
01:26:08le porte-parole
01:26:10du parti socialiste
01:26:11Romain Eskenazi
01:26:12semble partager
01:26:13ses déclarations
01:26:14notamment à l'approche
01:26:16des élections municipales
01:26:17je fais partie des socialistes
01:26:18et je parle à titre individuel
01:26:20ou peut-être au nom du courant
01:26:21auquel j'appartiens
01:26:22qui a fait un score
01:26:23non négligeable
01:26:23au dernier congrès
01:26:24nous on plaide depuis longtemps
01:26:25effectivement
01:26:25pour qu'il y ait une clarification
01:26:26de ligne
01:26:27avec la France insoumise
01:26:28et qu'il n'y ait plus de fusion
01:26:29et plus d'alliance
01:26:30ça n'est pas tout à fait
01:26:31la ligne du parti
01:26:32au niveau de sa direction
01:26:33mais très franchement
01:26:34sur 35 000 communes de France
01:26:36on va pouvoir compter
01:26:37sur les doigts de demain
01:26:38je pense
01:26:39le nombre de villes
01:26:40où il y aura des fusions
01:26:41ou des listes communes
01:26:42pour Priska Thévenot
01:26:43une alliance avec Léfi
01:26:44n'est pas envisageable
01:26:45la députée Renaissance
01:26:47affiche clairement
01:26:48sa volonté
01:26:48de combattre
01:26:49le parti dans les urnes
01:26:50dès la semaine dernière
01:26:51en question au gouvernement
01:26:52quelle est la famille politique
01:26:54qui s'est levée
01:26:55pour expliquer
01:26:55qu'il ne fallait pas
01:26:56dissoudre la jeune garde
01:26:57je vous le donne en mille
01:26:58c'est la France insoumise
01:26:59donc à un moment
01:27:00oui
01:27:00il faut se lever
01:27:01les dénoncer
01:27:01les dénoncer aujourd'hui
01:27:03mais aussi les combattre
01:27:03dans les urnes
01:27:04et sauf erreur de ma part
01:27:05et bien souvent
01:27:06nous avons été un peu seuls
01:27:07sur ce phénomène là
01:27:08nous avons mis des stratégies
01:27:09en place
01:27:09pour empêcher les extrêmes
01:27:10d'accès de pouvoir
01:27:11nous avons été directement
01:27:12sur le terrain
01:27:13pour regarder
01:27:15droit dans les yeux
01:27:15Raphaël Arnaud
01:27:16avec Gabriel Attal
01:27:17pour l'empêcher
01:27:18d'être élu
01:27:19mais finalement
01:27:20ça s'est quand même fait
01:27:21en ce qui concerne
01:27:22le mouvement démocrate
01:27:24une entente
01:27:25n'apparaît pas concevable
01:27:26pour la députée
01:27:27du Puy-de-Dôme
01:27:28Delphine Langeman
01:27:29la France insoumise
01:27:31a brisé
01:27:31certaines barrières démocratiques
01:27:33je ne pense pas
01:27:34que la France insoumise
01:27:35fasse partie
01:27:35de ces partis
01:27:37qui respectent
01:27:39les institutions
01:27:40je dénonce
01:27:40depuis plusieurs années
01:27:41l'entrisme universitaire
01:27:43et notamment
01:27:44dans les grandes écoles
01:27:45mais aussi
01:27:46dans les universités
01:27:47et ça me dérange
01:27:49énormément
01:27:49qu'une partie
01:27:50de notre jeunesse
01:27:51soit soumise
01:27:52à ces injections
01:27:53idéologiques
01:27:54la France insoumise
01:27:55pour moi
01:27:56c'est quand même
01:27:57en dehors
01:27:58de beaucoup
01:27:58de barrières
01:28:00démocratiques
01:28:01il me semble
01:28:01à l'approche
01:28:03des élections municipales
01:28:05cette question
01:28:06est au coeur du débat
01:28:07le secrétaire général
01:28:08du parti socialiste
01:28:09Pierre Jouvet
01:28:10a estimé
01:28:11que des rapprochements
01:28:12avec la France insoumise
01:28:13pourraient se produire
01:28:14dans de rares cas
01:28:15de figure
01:28:16seulement si
01:28:17les candidats insoumis
01:28:18clarifiaient
01:28:18leur position
01:28:19sur le rapport
01:28:20de leur mouvement
01:28:21à la violence politique
01:28:23et voilà ce que nous
01:28:24pouvions dire
01:28:24de l'actualité
01:28:25de ce jeudi
01:28:2626 février
01:28:27merci beaucoup
01:28:28à tous les quatre
01:28:29de m'avoir accompagné
01:28:30Mémona Interman
01:28:30Vincent Roy
01:28:31Amine Elbailly
01:28:32Rodolphe Quart
01:28:33merci à vous
01:28:34de nous avoir suivis
01:28:34je remercie également
01:28:35Tara Souvé
01:28:36et Maxime Lamandier
01:28:37qui m'ont aidé
01:28:37à préparer cette émission
01:28:39restez avec nous
01:28:40puisque dans un instant
01:28:41vous avez rendez-vous
01:28:42avec Audrey Berthaud
01:28:43pour l'édition de la nuit
01:28:44très belle nuit à tous
01:28:45et Maxime Lamandier
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