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Arnold Schwarzenegger est une icône que l'on ne présente plus : prince du bodybuilding, roi du box-office, gouverneur de Californie... Il a tout connu, a réussi partout, même si des failles se cachent parfois dans ce parcours extraordinaire. À travers ce format que j'affectionne tant, je vais tenter de comprendre le mythe Schwarzenegger.

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Sources :

- "Total Recall" - biographie (2012)
- "La Fabrique d’Arnold Schwarzenegger" de Jérôme Momcilovic et Camille Juza
- "Arnold à la conquête de l'Ouest" réalisé par Alex Cooke
- "Arnold" Netflix
- https://fr.wikipedia.org/wiki/Arnold_Schwarzenegger
- https://fr.wikipedia.org/wiki/Conan_le_Barbare_(film)
- https://fr.wikipedia.org/wiki/Terminator
- https://fr.wikipedia.org/wiki/Total_Recall
- https://fr.wikipedia.org/wiki/True_Lies
- https://www.digitalspy.com/movies/a670859/arnold-schwarzenegger-killed-81-people-in-commando-hollywoods-5-deadliest-action-heroes-by-body-counts/
- https://www.ecranlarge.com/films/news/1478424-terminator-schwarzenegger-tape-dark-fate-rompt-franchise
- https://fr.wikipedia.org/wiki/Stanley_Williams
- https://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Beretta
- https://www.huffingtonpost.fr/actualites/article/arnold-schwarzenegger-a-repondu-de-la-meilleure-facon-possible-a-l-un-de-ses-fans-oppose-au-mariage-gay_58225.html
- https://youtu.be/ASuXLZELqe4?si=HXCsG4Jf-gdrmrWn
- https://youtu.be/lr68fhzY3vI?si=RP62tBH7wU71h3yB
- https://youtu.be/fOyc9NT8UK0?si=kdnMmBNq8IlrtnkR
- https://youtu.be/Z6U83A0t3ZY?si=Tbwwl1tLH2JudhC-
- https://youtu.be/2N7aaaDL2W4?si=zxe7B1c6ESOiySpq
- https://youtu.be/FES7QLDVLKo?si=lV_AwJGmxB6bREiO
- https://youtu.be/jGJqvW3mj5A?si=SqXCYA7tW-w8mV4X
- https://youtu.be/8fbcpnmA9M0?si=wqEtkimsA3N7SRBB
- https://youtu.be/Zbz5cRXS2Mk?si=B24ALbSCph_OLF97

TimeCode :

00:00 Intro
02:06 Enfance et adolescence
05:48 Bodybuilding
08:41 Hercule à New York / Stay Hungry
11:23 Pumping Iron
15:19 Conan le Barbare / le Destructeur / Kalidor
20:16 Terminator
22:02 Schwarzy vs Stallone (Commando)
25:29 Le Contrat / Running Man
26:25 Predator /Jumeaux / Un flic à la maternelle
29:54 Total Recall
32:18 Terminator 2 Le Jugement dernier
34:15 Last Action Hero
38:27 True Lies
41:17 Junior / La Fin des temps / La Course au jouet / Batman & Robin
45:28 Le Gouvernator
53:55 The Expendables 1 & 2
54:38 Le Dernier Rempart / Terminator : Genisys
57:59 Maggie / Aftermath
01:00:48 Conclusion

#Schwarzenegger #Retrospective #Terminator
Transcription
00:00:11Les surnoms sont nombreux pour celui qui peut se targuer d'avoir vécu plusieurs vies.
00:00:16Un homme qui a toujours cru en lui et qui est devenu une légende dans tous les domaines qu'il
00:00:20a côtoyé.
00:00:21Personnellement, et comme beaucoup d'entre vous, c'est l'acteur qui m'a fait rêver.
00:00:24Je me revois me passer en boucle à Noël, la course aux jouets.
00:00:27Je me revois à 8 ans, complètement choqué devant le chef-d'oeuvre Terminator 2.
00:00:31Je me revois impressionné devant son physique hors norme dans Conan le barbare.
00:00:35Et je me suis même surpris à rire à ses blagues dans la toute récente série Fubar.
00:00:43Bref, Schwarzy, comme on l'appelle très souvent, est indissociable de ma passion et aussi de la vôtre.
00:00:49Il est entré dans l'inconscient collectif comme le Monsieur Muscle par excellence.
00:00:53Mais aussi comme l'acteur badass qui a sublimé le cinéma de divertissement des années 80 et 90.
00:00:58Je ne pouvais pas dignement ne pas en parler à travers ce format.
00:01:01Et je suis donc heureux de pouvoir aujourd'hui vous conter son histoire,
00:01:05analyser sa filmographie et décortiquer le politicien.
00:01:09Installez-vous confortablement et préparez-vous à revivre la vie et l'oeuvre de l'immense Arnold Schwarzenegger.
00:02:09Nous sommes le 30 juillet 1947 à Thales.
00:02:13Petit village d'à peine 2000 habitants perdu dans la campagne autrichienne.
00:02:17Ce jour-là, Aurélia Djarne et Gustav Schwarzenegger s'apprêtent à accueillir leur second fils, Arnold.
00:02:23Ménard, son frère aîné, était le favori de la famille.
00:02:26La fierté du père qui mit ses deux enfants en compétition permanente.
00:02:30La vie chez les Schwarzenegger n'est pas de tout repos.
00:02:32L'argent manque, la joie aussi.
00:02:34Gustav est rongé par ses souvenirs de guerre, par la défaite.
00:02:38Il boit et parfois se défoule physiquement sur sa femme et ses deux enfants.
00:02:41Ménard subit les assauts de son père avec frayeur.
00:02:44Arnold, lui, encaisse.
00:02:46Et cette éducation violente, les sévices répétés qu'il endure, lui ouvrent les yeux sur sa condition et son avenir.
00:02:51Il ne veut pas grandir et mourir en Autriche.
00:02:54Il veut s'éloigner de cette maison, de cette famille, de cette vie.
00:02:57Il veut être riche.
00:02:58Il veut devenir quelqu'un.
00:03:00C'est son échappatoire.
00:03:01Bien plus tard, il avouera ne pas regretter d'avoir subi cette éducation ultra stricte et très violente.
00:03:06Car sans ça, il n'aurait jamais eu la motivation de quitter l'Autriche et n'aurait jamais vécu cette
00:03:10vie extraordinaire.
00:03:11Le jeune Arnold se passionne pour le sport et à ses 13 ans, quand son entraîneur de football l'amène
00:03:16dans une salle de musculation, la révélation est immédiate.
00:03:45Son souhait se consolidera quand, un an plus tard,
00:03:48il découvrira au cinéma Rage Park, deux fois Mister Universe, dans Hercule à la conquête de l'Atlantide.
00:03:54Le choc est instantané.
00:03:56Rage Park sera l'exemple à suivre.
00:04:00Le chemin pour y parvenir sera semé d'embûches, mais il s'y consacrera corps et âme.
00:04:04Il veut surpasser son idole.
00:04:06Il veut être le plus grand culturiste de tous les temps et la plus grande star d'Hollywood.
00:04:10Il s'entraîne tous les jours, passe la plupart de son temps avec ses amis au bord du lac,
00:04:14collectionne les magazines de fitness et accroche dans sa chambre les photos de ses athlètes parfaits.
00:04:20Son père est très inquiet.
00:04:21Il le croit homosexuel et lui interdit d'aller à la salle de sport.
00:04:24Mais Arnold s'entraîne en secret dans sa chambre.
00:04:27A 18 ans, il effectue son service militaire et devient pilote de char.
00:04:30Il est plutôt satisfait de cette expérience.
00:04:32Il s'entraîne tous les jours, mange beaucoup de protéines
00:04:35et avoue dans son autobiographie parue en 2012 que ce n'est pas l'armée qui l'intéressait,
00:04:39mais l'opportunité de pouvoir enfin se retrouver loin de chez lui, loin de sa famille,
00:04:43avec une promesse de passeport au bout et donc de liberté.
00:04:47Durant son service, il va commencer les compétitions officielles.
00:04:50En 1966, il concourt au titre de Mister Europe à Stuttgart en Allemagne.
00:04:55C'est la première fois qu'il quitte l'Autriche.
00:04:57Il fait le mur pour pouvoir y participer, ce qui lui vaut 24 heures de cachot.
00:05:00Mais ça n'est pas cher payé car il remportera la compétition et l'année suivante,
00:05:04il se rendra à Londres afin de participer à son premier concours de Mister Universe.
00:05:09Il ne remportera pas le titre cette année-là,
00:05:11mais s'entraînera sans relâche et remportera la compétition l'année suivante,
00:05:15devenant le plus jeune Mister Universe de l'histoire à seulement 20 ans.
00:05:20A partir de là, tout va aller très vite.
00:05:22Il obtient enfin son ticket pour l'Amérique, son pays de cœur où il a toujours voulu vivre,
00:05:26où il sait qu'il pourra réaliser tous ses rêves.
00:05:28Il débarque avec très peu d'argent en poche et un anglais plus qu'approximatif.
00:05:32Mais son physique hors normes et son charisme incroyable lui permettent de se faire des contacts.
00:05:37Joe Wader, un pré-sérieux de renom dans le domaine du culturisme.
00:05:40Le catcheur superstar Billy Graham, qu'il rencontrera au célèbre Gold Gym de Venice Beach,
00:05:44une salle de sport qui deviendra sa seconde maison.
00:05:46Et Franco Colombu, son meilleur ami et futur réalisateur de Jack Slater 4,
00:05:51qu'il a suivi aux USA et avec qui il monta une boîte de maçonnerie à peine débarquée d'Autriche.
00:05:55Parce que oui, grâce à son sens inné des affaires, Arnold prouve qu'il n'en a pas que dans
00:05:59le biceps.
00:06:00Durant son adolescence en Autriche déjà, il allait acheter des glaces pour 1 shilling au centre-ville
00:06:04afin de les revendre 2 shillings au bord du lac à plusieurs kilomètres de là.
00:06:08Et cette fibre commerciale ne le quittera jamais vraiment.
00:06:11Arrivé aux Etats-Unis et grâce à l'argent gagné durant ses compétitions, il développe plusieurs business.
00:06:16Son entreprise de maçonnerie, il monte également une affaire de vente par correspondance de compléments alimentaires,
00:06:21reprend ses études à l'université de Wisconsin et investit ce qu'il gagne dans l'immobilier.
00:06:25Tout ça lui permet de devenir millionnaire avant ses 30 ans et bien avant sa carrière au cinéma.
00:06:30C'est également à son arrivée aux Etats-Unis en 1969 qu'il va connaître sa première relation sérieuse
00:06:35avec Barbara Haughtland-Baker avec qui il partagera sa vie pendant 5 ans.
00:06:39Il dira d'elle bien plus tard qu'elle était une femme équilibrée,
00:06:42qui voulait une vie ordinaire et solide,
00:06:44mais que lui n'était pas ce genre d'homme et qu'il haïssait l'idée même de vie ordinaire.
00:06:48Elle dira de lui qu'il était un homme joyeux et aventureux,
00:06:50mais qu'à la fin de leur relation il était devenu imbu de sa personne et que tout tournait autour
00:06:54de lui.
00:06:55Il se prend pour un surhomme, pour un être extraordinaire, et comment le blâmer pour ça ?
00:07:00Il est du genre à réaliser ses rêves dans les moindres détails.
00:07:02La plupart des enfants vont grandir en espérant ressembler à leur héros,
00:07:06se disant que c'est comme ça qu'ils seront plus tard, avant bien sûr que la réalité ne les
00:07:10rattrape.
00:07:11Mais Arnold, lui, va choper cette réalité par le col et lui dire d'aller se faire voir.
00:07:15En 1970, il devient le plus jeune Mister Olympia de l'histoire
00:07:19et remporte son dernier titre de Mister Universe en battant son idole de toujours, Reg Park.
00:07:25Il a réussi, exactement comme il l'imaginait.
00:07:27Il est devenu son héros.
00:07:29Plus encore, il est devenu meilleur que lui.
00:07:32Et ça ne s'arrêtera pas là, puisque la même année,
00:07:34soit 9 ans après avoir découvert Hercule au cinéma,
00:07:37il l'interprétera à son tour dans Hercule à New York.
00:07:44Quand il tourne ce film, le premier de sa carrière,
00:07:47il est aux Etats-Unis depuis à peine deux ans.
00:07:49Il ne sait pas jouer la comédie et parle très mal anglais.
00:07:52Il ne comprend pas la moitié de ses dialogues,
00:07:54joue complètement à côté,
00:07:56et son accent est tellement prononcé que sa voix sera entièrement redoublée en post-production.
00:08:12Il est crédité en tant qu'Arnold Strong,
00:08:15Schwarzenegger étant jugé peu vendeur.
00:08:17Bref, des débuts catastrophiques,
00:08:19à tel point qu'au fait de sa gloire,
00:08:20Schwarzenegger tentera d'acheter le négatif
00:08:22afin de supprimer pour de bon cette chose de sa filmographie,
00:08:25mais sans succès.
00:08:26Parce que oui, non seulement Arnold est mauvais,
00:08:28bien qu'offrant une présence bienvenue grâce à son corps incroyable et son charisme,
00:08:32mais le film, lui, est encore plus mauvais.
00:08:34C'est un vrai nanar dans le sens propre du terme.
00:08:36On a Hercule qui se promène dans un Olympe ultra cheap,
00:08:39avec un Zeus qui a sans doute trouvé son costume chez Jiffy,
00:08:42et une réalisation plutôt affreuse,
00:08:44et donc involontairement drôle.
00:08:45En termes de bagarre, par exemple, c'est pas totalement ça.
00:08:47Même quand Hercule décide de tataner un ours.
00:08:50Enfin, un ours.
00:08:51Plutôt Didier le cascadeur dans un costume de chien géant.
00:08:54Le son de Timon, vous allez manger !
00:08:56Bref, je vais pas m'attarder sur ce film.
00:08:58On va dire que pour la curiosité de voir les débuts d'Arnold au ciné,
00:09:01je vous conseille d'y aller.
00:09:02Mais allez-y avec une dose maximale d'autodérision,
00:09:04histoire de pas être surpris.
00:09:09Après des débuts aussi chaotiques,
00:09:11Arnold ne va pas recevoir beaucoup de propositions.
00:09:13Trois ans plus tard, il obtient un rôle non crédité dans Le Privé,
00:09:17où il joue un homme de main muet et moustachu.
00:09:19Parce que bon, pourquoi pas ?
00:09:20On l'aperçoit à la télévision,
00:09:22dans des shows hebdomadaires et des séries,
00:09:24mais il avoue qu'à cette époque,
00:09:25personne ne croyait en lui.
00:09:26Son nom est imprononçable,
00:09:28son accent trop marqué,
00:09:29et son corps trop imposant.
00:09:31On lui dit d'abandonner,
00:09:32qu'Hollywood n'est pas fait pour lui.
00:09:33Mais il persévère,
00:09:35travaille son jeu et sa diction,
00:09:36et en 1976,
00:09:38il obtient un rôle plus important dans Stay Hungry,
00:09:40au côté de Jeff Bridges.
00:09:41Le film s'inscrit dans la liste des oeuvres
00:09:43mettant en avant Arnold Bodybuilder.
00:09:45Mais à l'époque,
00:09:46c'est la première fois qu'on entend sa voix dans un film.
00:09:48Et ça lui permet en plus de remporter un Golden Globe
00:09:50du meilleur acteur débutant.
00:09:51Malgré tout,
00:09:52la première moitié des années 70
00:09:54est un semi-échec pour ce qui est d'Arnold l'acteur.
00:09:57En revanche,
00:09:57le Bodybuilder, lui,
00:09:58va tout rafler sur son passage.
00:10:00Depuis sa première victoire au concours de Mister Olympia en 1970,
00:10:04il a conservé son titre 6 années de suite.
00:10:06Et durant la préparation qui le mènera à cette 6ème couronne,
00:10:09il va être suivi par les caméras des réalisateurs
00:10:11George Butler et Robert Fjord,
00:10:13qui préparent un documentaire sur les dessous de cette compétition très particulière,
00:10:17un documentaire centré autour du chien autrichien
00:10:19et qui se nomme Pumping Iron.
00:10:53Je ne jugerai pas la pratique du Bodybuilding en elle-même,
00:10:56car j'évite de parler de ce que je ne maîtrise pas
00:10:58et je ne suis pas du genre méprisant avec les choses que je ne comprends pas.
00:11:01Mais que vous aimiez ou non ce sport,
00:11:02le documentaire reste passionnant,
00:11:04notamment pour ses images d'archives incroyables
00:11:06et pour la présence du champion en personne
00:11:08qui s'apprête à glaner un 6ème titre,
00:11:10Arnold Schwarzenegger.
00:11:12On y découvre un Arnold très jeune,
00:11:14assez immature et très arrogant.
00:11:16Mais en même temps, comment ne pas l'être
00:11:17quand son boulot consiste à montrer qu'il a le plus beau corps de l'univers tout entier ?
00:11:21Dans ses mémoires, il avouera qu'à cette époque,
00:11:23il était très égoïste,
00:11:24centré sur lui et sur lui seul.
00:11:26Ici, par exemple, il compare son corps à une œuvre d'art
00:11:28et évoque l'exercice physique de manière assez étrange.
00:11:43Durant le documentaire,
00:11:44il avoue avoir raté les enterrements de son frère et de son père
00:11:47car il était concentré sur ses préparations physiques et ses compétitions.
00:11:50La façade est facilement perceptible.
00:11:53Arnold cache ses sentiments derrière sa soif de compétition et sa discipline de fer.
00:11:57Il a fait de sa mentalité une force, un bouclier inatteignable.
00:12:00Petit, quand il se faisait battre par son père,
00:12:03il se servait de cette douleur comme d'une motivation pour l'avenir.
00:12:06Se voyant fuir cette vie,
00:12:07s'accrochant à sa souffrance comme un moteur pour atteindre ses objectifs
00:12:10et échapper à sa condition.
00:12:12Son frère, lui, n'a pas eu cette chance.
00:12:14Il sombra dans l'alcool et la dépression
00:12:16avant de mourir dans un accident de voiture en 1971,
00:12:19laissant derrière lui une femme et un enfant de 3 ans.
00:12:23Arnold prendra en charge l'éducation de son neveu
00:12:25et avoue sans peine que c'est à cause de leur père
00:12:27si son frère est mort dans cette voiture, totalement ivre.
00:12:30A cette époque, il ne connaît pas le sombre passé de son père.
00:12:33Mais au début des années 90,
00:12:34il découvre que Gustav Schorzenegger
00:12:36est devenu membre du parti nazi en 1938.
00:12:39Il apprend aussi qu'il n'a pas commis de crime de guerre à proprement parler
00:12:42et que c'est pour ça qu'il a pu entrer dans la police autrichienne en 1947.
00:12:46Un héritage qui pèse lourd sur des épaules pourtant très larges
00:12:49et qui transparaît parfois dans des propos plus que douteux.
00:12:52Une scène de Pumping Iron où Arnold avoue être fasciné
00:12:55par les talents d'orateurs d'Hitler sera supprimée par les réalisateurs.
00:12:59Parce que oui, Arnold à cette époque, c'est pas un enfant de cœur.
00:13:01Il tient des propos assez honteux sur les homosexuels,
00:13:04a des comportements déplacés envers les femmes
00:13:06et déstabilise psychologiquement ses adversaires
00:13:08parfois même ses propres amis
00:13:10afin de saper leur confiance avant une compétition.
00:13:13Aujourd'hui, du haut de ses 76 ans,
00:13:15c'est un comportement qu'il regrette.
00:13:34Mais quoi qu'il en soit, c'est un film plus qu'intéressant,
00:13:36qui contribuera à populariser le culturisme à travers le monde
00:13:39et qui, paradoxalement, ouvrira à Arnold les portes jusque-là bien verrouillées d'Hollywood.
00:13:44Les années 70 étaient celles de Pacino, De Niro, Hoffman,
00:13:48les petits gars d'une nouvelle Hollywood,
00:13:50représentant à merveille une Amérique encore blessée par ses récents échecs.
00:13:54Arnold n'avait pas sa place dans ce monde.
00:13:56Il était trop hors normes pour cette décennie.
00:13:58Mais n'étant pas du genre à rester en bas du podium,
00:14:00il vit se profiler au loin un changement drastique de la mentalité américaine,
00:14:04assumant son rôle de superpuissance capitaliste à travers l'administration Reagan
00:14:07qui ne jurera que par le rêve américain.
00:14:09Et qui de mieux qu'Arnold pour représenter cette idéologie ?
00:14:12La machine était lancée et Hollywood allait faire de lui un roi.
00:14:40Tout ce qui faisait la faiblesse d'Arnold Schwarzenegger durant les années 70
00:14:44deviendra une force dans les années 80.
00:14:46Le projet Conan en est l'exemple parfait.
00:14:48Un personnage exotique, hors normes, vivant dans un monde imaginaire,
00:14:53Schwarzy était né pour l'interpréter.
00:14:54Ce personnage sort de l'esprit tordu mais brillant d'un certain Robert Howard
00:14:58qui lui donnera vie dans différents récits durant les années 30.
00:15:0240 ans plus tard, Hollywood s'intéressera de près au personnage
00:15:04et après un scénario qui sera passé dans différentes mains,
00:15:07dont celle d'Oliver Stone,
00:15:08John Milius sera sélectionné pour réaliser le film sobrement appelé Conan le Barbare.
00:15:13C'est lui qui insiste auprès du producteur pour caster Arnold.
00:15:16Et il obtiendra gain de cause puisque ce dernier sera sélectionné et ravi
00:15:20de pouvoir enfin participer à un projet cinématographique d'envergure.
00:15:23Parce que oui, on voit grand pour Conan le Barbare.
00:15:26Le film est tourné en grande partie en Espagne,
00:15:28où de gigantesques décors sont construits,
00:15:30où on y fait venir plus d'un millier de figurants,
00:15:32sans parler des animatroniques,
00:15:33des costumes absolument fabuleux,
00:15:35des centaines d'armes forgées,
00:15:37bref, une grosse production,
00:15:38sans doute une des dernières du genre.
00:15:40Le récit lui est des plus simples.
00:15:41Un enfant voit ses parents être assassinés par un mystérieux antagoniste
00:15:44qui va le réduire en esclavage,
00:15:46avant que ce dernier finisse par se libérer de ses chaînes
00:15:48afin d'accomplir un périple qui le mènera à la vengeance.
00:15:51Simple, oui, mais ultra efficace,
00:15:54et racontant bien plus que ce qu'on peut voir en surface.
00:15:56Il y a toute une réflexion sur la place du héros,
00:15:58sur ce qui lui permet d'embrasser sa condition.
00:16:00Conan dans le film n'a pas besoin d'un royaume,
00:16:02d'une armure, ni même d'une épée.
00:16:04Il est un héros dans sa chair,
00:16:05et ce statut est sublimé par tout ce qui l'entoure,
00:16:08et surtout par son vécu.
00:16:09Tulsadum va même le lui dire à la fin du film.
00:16:11« Je suis la montagne puissante où tu prends ta source.
00:16:15Quand je ne serai plus,
00:16:18tu n'auras jamais été. »
00:16:21John Milius va également mettre en avant
00:16:22une certaine notion d'individualisme et de masculinité.
00:16:25Il ne se prive pas pour faire passer ses propres messages politiques,
00:16:28qu'on soit d'accord ou non.
00:16:29Mais en dehors de ça, l'univers dépeint est grandiose.
00:16:32Dès l'introduction, le ton est donné.
00:16:33Ce sera sombre, violent,
00:16:35mais également épique et mystérieux.
00:16:37L'environnement est d'une richesse incroyable,
00:16:39tout comme les comédiens qui font preuve de barbarie
00:16:41tout autant que de sensualité.
00:16:43Sandal Bergman est absolument divine.
00:16:45James Earl Jones est un antagoniste inoubliable.
00:16:48Et après Dark Vador,
00:16:49son interprétation de Tulsadum me fait dire
00:16:51que j'aurais aimé le voir dans plus de films.
00:16:52Sans oublier bien sûr notre cher Arnold Schwarzenegger,
00:16:55qui est parfait et qui sera préparé comme jamais,
00:16:58surtout physiquement,
00:16:59à tel point que durant le tournage,
00:17:00sa forme physique le poussera à sortir de sa retraite de bodybuilder
00:17:03en participant en 1980 au concours de Mister Olympia.
00:17:06Il remportera un septième titre dans la Controverse,
00:17:09ses adversaires jugeant le concours truqué
00:17:11et influencé par la présence de l'acteur.
00:17:13Mais pour revenir à Conan,
00:17:14Arnold perd 20 kilos pour le rôle,
00:17:16apprend différentes techniques de combat
00:17:17dont le maniement de l'épée.
00:17:19Le résultat est là,
00:17:20et les chorégraphies sont encore de très bonne facture aujourd'hui.
00:17:22Arnold fera même la plupart de ses cascades,
00:17:24y gagnant quelques points de suture au passage.
00:17:37Jusqu'au Seigneur des Anneaux en 2001,
00:17:39Conan le Barbare sera la référence pour ce qui est de l'héroïque fantasy au cinéma.
00:17:43Le film,
00:17:43son atmosphère,
00:17:44sa portée philosophique,
00:17:46sa narration,
00:17:47sa réalisation,
00:17:48seront des exemples à suivre parmi pas mal d'oeuvres
00:17:50qui tenteront par la suite de faire tout aussi bien sans jamais y parvenir.
00:17:53Même sa propre suite ne fera pas mieux.
00:17:56Conan le Destructeur,
00:17:57sorti en 1984,
00:17:59sera produit dans de mauvaises conditions.
00:18:00Milius ne reviendra pas à la réalisation,
00:18:02jugeant le parti pris du studio d'en faire un film tout public totalement stupide.
00:18:06Voulant surfer sur le succès d'E.T.,
00:18:08même si j'y vois absolument aucun rapport,
00:18:09le but était d'attirer les enfants dans l'univers de Conan.
00:18:12Exit donc la violence graphique,
00:18:14la nudité,
00:18:15la gravité du récit.
00:18:16Tout ça sera remplacé par un angle fantastique bien plus prononcé,
00:18:19par un récit sans aucune subtilité,
00:18:21et par un humour bas du front porté par l'un des sidekicks,
00:18:23les plus énervants de l'histoire du cinéma.
00:18:26Et moi c'est tout à fait, tout à fait ce que j'aurais fait, tout à fait.
00:18:29Ouais c'est marrant.
00:18:30Un film sans saveur,
00:18:32qui n'a pas su capitaliser sur sa propre mythologie.
00:18:34Ce sera un échec critique et commercial,
00:18:36tout comme Kalidor,
00:18:37sorti en 1985,
00:18:39avec Chawar D. à nouveau,
00:18:40et qui tentera de surfer sur la vague Conan,
00:18:42sans succès.
00:18:43Après ça,
00:18:44l'acteur rend son contrat,
00:18:45qu'il engageait à faire plusieurs films Conan,
00:18:47et le troisième volet,
00:18:48Conan le Conquérant,
00:18:49qui était prévu pour 1987,
00:18:51ne verra jamais le jour.
00:18:52Quoi qu'il en soit,
00:18:53rien n'aura su entacher l'oeuvre incroyable qu'est Conan le Barbare.
00:18:56Son succès permet à Arnold Schwarzenegger
00:18:58d'enfin pouvoir prétendre à une carrière d'acteur,
00:19:00qu'il va poursuivre avec brio dès 1983,
00:19:03qui sera une année importante pour lui,
00:19:04puisqu'il obtiendra la nationalité américaine,
00:19:07et aussi parce qu'il rencontrera un jeune cinéaste qui,
00:19:09avec son histoire de robot tueur et de jugement dernier,
00:19:12va lui proposer le rôle de sa vie.
00:19:19La première rencontre entre James Cameron et Arnold Schwarzenegger
00:19:22ne partait pas des meilleures intentions.
00:19:24En effet,
00:19:24le jeune réalisateur se vit forcé de rencontrer l'acteur autrichien,
00:19:27car ce dernier voulait interpréter le rôle de Kyle Reese.
00:19:30Mais pour Cameron,
00:19:31il en était hors de question.
00:19:32Il se rendit au rendez-vous dans l'intention de lui faire comprendre cela.
00:19:35Mais une fois devant Schwarzenegger,
00:19:36il fut impressionné par sa présence,
00:19:38et lui proposa le rôle du Terminator.
00:19:40Arnold ne fut pas du tout emballé à l'idée de jouer les antagonistes.
00:19:43Mais Cameron revint à la charge et confectionna ce dessin,
00:19:45qui finit pour de bon de convaincre l'acteur.
00:19:52C'est difficile aujourd'hui d'aborder un tel monument de la science-fiction.
00:19:56Tout a déjà été dit.
00:19:57J'ai moi-même déjà évoqué la saga de Terminator sur la chaîne,
00:20:00et je vous y renvoie.
00:20:01Mais pour faire simple,
00:20:02c'est un film qui se bonifie au fur et à mesure des visionnages.
00:20:05Le déroulement du récit,
00:20:06sublimé par la mise en scène,
00:20:07est un cocktail redoutablement efficace.
00:20:09Durant la première heure,
00:20:10la tension est incroyable.
00:20:12Les codes du slasher ne sont pas loin,
00:20:13et quand Schwarzy laisse la place au squelette métallique,
00:20:16on entre dans l'horreur pure.
00:20:17Ce design incroyable,
00:20:18on le doit à l'esprit tordu de James Cameron,
00:20:20mais aussi au savoir-faire du regretté Stan Winston,
00:20:23qui travaillera plusieurs fois avec Arnold Schwarzenegger.
00:20:25Brad Fidel et ses compositions subliment également à merveille
00:20:28les apparitions du monstre,
00:20:29et l'ensemble du métrage.
00:20:31Schwarzy est une justesse impériale dans ce rôle de composition quasi muet,
00:20:34où tout passe à travers le mouvement de son corps.
00:20:36froid, méthodique.
00:20:38Car c'est son physique hors norme qui lui permet une nouvelle fois d'interpréter un personnage fantastique et hors
00:20:43du temps.
00:20:43Une entité glaciale et inarrêtable qui fait un effet démentiel à chacune de ses apparitions.
00:20:48Terminator est un petit bijou,
00:20:50un thriller urbain entremêlé d'horreurs, de romances et de science-fiction.
00:20:53Un film culte qui, en 1984, est un succès critique,
00:20:57mais surtout public,
00:20:58puisque pour 6 millions de budget,
00:21:00il en rapportera plus de 80 millions.
00:21:02Arnold est désormais immergé dans le grand bain d'Hollywood,
00:21:05et devient une star du cinéma d'action américain,
00:21:07le plaçant d'emblée face à son rival organique,
00:21:10un certain Sylvester Stallone.
00:21:31A l'époque où Rambo 2 cartonne,
00:21:33Schwarzy va encore plus loin avec son commando,
00:21:35où il désigne pas moins de 81 personnes,
00:21:38avec absolument tout ce qui lui passe par la main.
00:22:07Si Rambo 2 se veut assez sérieux dans son approche,
00:22:10on ne peut pas en dire de même de commando,
00:22:11qui se rapproche plus de la parodie.
00:22:13Les punchlines fusent,
00:22:14l'antagoniste est absolument délicieux de folie,
00:22:16sans parler de cette introduction tout aussi cringe que légendaire.
00:22:19Le combat entre les deux acteurs est féroce,
00:22:21l'animosité est réelle.
00:22:23Il suffit d'écouter Arnold en parler sur notre chère télévision française,
00:22:26durant la promotion de commando.
00:22:27Je veux dire que vos muscles,
00:22:28ce n'est pas simplement l'expression de l'Amérique de Reagan,
00:22:32à travers notamment les films de Stallone,
00:22:34et vous êtes aussi l'expression d'autres choses dans l'Amérique.
00:22:42N'oublions pas qu'il y a une différence entre mes films et ceux de Stallone,
00:22:47même s'il y a des analogies.
00:22:49C'est-à-dire qu'il faut tout de même comprendre et suivre mes films avec un peu d'humour.
00:22:55C'est un petit peu de la facétie chez moi,
00:22:57tandis que lui a un message politique qu'il veut transmettre,
00:23:01avec lequel je suis en contradiction totale,
00:23:03parce que je ne pense pas qu'il faille déformer un film pour l'utiliser à des fins politiques.
00:23:07Pour ma part, je me tiens à l'écart des politiques,
00:23:09lorsque je parle de cinéma, lorsque je fais des films.
00:23:12Avec le temps, les deux prendront du recul,
00:23:14joueront de cette rivalité,
00:23:15la faisant apparaître à l'écran à certains moments,
00:23:18Arnold allant jusqu'à piéger Stallone,
00:23:20lui faisant croire qu'il était un prétendant sérieux pour Arrête où ma mère va tirer,
00:23:23en forçant son rival à accepter le rôle,
00:23:25sachant pertinemment que le script était à chier.
00:24:11Aujourd'hui, ils sont les derniers de leur espèce,
00:24:13deux dinosaures que l'on veut préserver plus que tout,
00:24:16et surtout deux amis très fidèles,
00:24:17qui entre-temps feront du business ensemble,
00:24:20et même du cinéma.
00:24:28Mais revenons aux années 80.
00:24:30Commando est un nouveau succès pour Schwarzenegger,
00:24:33qui enchaînera deux films qui, eux, ne le sauront pas,
00:24:35Le Contrat en 1986,
00:24:37et Running Man en 1987.
00:24:40Le Contrat est un film que Schwarzy acceptera de faire,
00:24:42afin de casser son contrat justement,
00:24:44pour les futurs films Conan.
00:24:45Ce dernier n'étant plus en adéquation avec la vision du producteur,
00:24:48Dino De Laurentiis.
00:24:49Le film n'est pas mauvais, mais anecdotique.
00:24:51Une sorte de mélange entre du Melville,
00:24:54du James Bond,
00:24:55et du Commando.
00:24:56Ce qui le rend pas super digeste.
00:24:57Running Man, quant à lui, avait peut-être plus de potentiel.
00:25:00Tiré d'un roman de Stephen King,
00:25:02le film réalisé par Paul Michael Glaser,
00:25:04plus communément appelé Starsky,
00:25:05ne parvient jamais vraiment à développer son univers et ses personnages.
00:25:08Le concept est cool,
00:25:09une sorte de Hunger Game avant l'heure,
00:25:11mais le tout manque cruellement de saveur.
00:25:13Un film acceptable,
00:25:14mais pas mémorable.
00:25:15C'est simple,
00:25:16pour briller,
00:25:17Arnold a besoin de trois choses.
00:25:18Sortir des sentiers battus,
00:25:20avec un personnage bien écrit,
00:25:21et un réalisateur talentueux.
00:25:27En 1986,
00:25:29Arnold Schwarzenegger se marie avec Maria Schriever,
00:25:32journaliste et nièce de l'ancien président Kennedy,
00:25:34qu'il a rencontré en 1977,
00:25:36et avec qui il aura quatre enfants.
00:25:38Mais le plaisir sera de courte durée,
00:25:40puisque sa lune de miel,
00:25:41il la fera dans la jungle mexicaine,
00:25:43avec un extraterrestre de 2m20,
00:25:45et une tourista.
00:25:51Predator, c'est l'exemple parfait d'un projet
00:25:53qui aurait pu être tout à fait lambda,
00:25:55mais qui sera beaucoup plus,
00:25:56grâce au talent incroyable du réalisateur,
00:25:59John McTiernan.
00:26:00Parce que, quand on commence Predator,
00:26:01on se dit qu'on assiste à un film d'action des plus basiques.
00:26:04Gros bras huilés,
00:26:05macho en tout genre,
00:26:06punchline d'enfer,
00:26:08mitraillage en bonne et due forme,
00:26:09les codes du genre sont poussés jusqu'à leur paroxysme.
00:26:11Mais c'est pour mieux les déconstruire par la suite,
00:26:14en transformant le film en une chasse à l'homme viscérale et violente.
00:26:17Dutch contre le Predator,
00:26:19c'est le combat au sommet de la chaîne alimentaire.
00:26:21Un superpredator extraterrestre contre l'homme,
00:26:23qui doit abandonner tout ce qui fait de lui un homme justement,
00:26:26qui doit apprendre à se reconnecter avec son environnement primaire
00:26:29pour espérer survivre.
00:26:30Les armes à feu n'y feront rien,
00:26:31tous les éléments superficiels de l'être humain
00:26:33ne pourront rien contre la bête.
00:26:35Seule l'intelligence et la soif de survie sont les véritables armes.
00:26:38McTiernan fait de son combat final un affrontement quasi muet,
00:26:41accentuant la tension,
00:26:42offrant une atmosphère poisseuse
00:26:44et permettant à ce climax d'atteindre un tout autre niveau.
00:26:47Les personnages de McTiernan évoluent toujours dans un environnement hostile,
00:26:50qu'ils doivent apprendre à maîtriser et à apprivoiser afin de survivre.
00:26:54McClane dans le Nakatomi Plaza,
00:26:55Jack Slater dans le monde réel,
00:26:57et on va y revenir,
00:26:58Ahmed chez les Vikings,
00:26:59et Dutch dans une jungle omniprésente
00:27:02qui dévore littéralement les personnages à chaque plan.
00:27:04Un environnement qui est l'ennemi.
00:27:09Mais quand Dutch va comprendre qu'il peut faire de ce point faible une force,
00:27:13il va s'en servir pour détruire le véritable ennemi.
00:27:15Voilà en quoi Predator est absolument brillant,
00:27:17parce que John McTiernan a toujours su faire de ses films
00:27:20des oeuvres bien plus profondes qu'on pourrait le croire au premier abord.
00:27:23Et aussi parce qu'il sait s'entourer.
00:27:24Le casting est fabuleux,
00:27:25le design du Predator signé Stan Winston et James Cameron est légendaire,
00:27:29bien mieux que ce qu'il aurait dû être à la base.
00:27:31Ok, c'est pour moi qui l'ai dit, ok ?
00:27:33Et Schwarzy, quant à lui, est toujours aussi convaincant.
00:27:35Il n'est plus le monstre désormais.
00:27:37Il n'est plus l'anomalie.
00:27:38Il combat l'anomalie.
00:27:39Et aux yeux du monde, il devient de plus en plus humain,
00:27:42de plus en plus vulnérable,
00:27:43de plus en plus attachant.
00:27:44Arnold le sait,
00:27:45et décide à cette époque de prendre un virage risqué,
00:27:47mais salutaire, en s'orientant vers la comédie.
00:27:50En 1988, on le retrouve dans Double Détente,
00:27:53sorte de body movie où il joue les russes de service,
00:27:55puis dans Jumeau,
00:27:56aux côtés de Danny De Vito.
00:27:57Une comédie pure souche qui repose sur un concept génial.
00:28:00Arnold Schwarzenegger et Danny De Vito
00:28:02sont deux jumeaux séparés à la naissance,
00:28:04et vont se retrouver afin de partir à la recherche de leur mère biologique.
00:28:08Schwarzy joue un grand gaillard un peu naïf,
00:28:10à l'opposé de ses rôles habituels.
00:28:11Pourtant, le film sera un carton.
00:28:13Le premier de Schwarzenegger
00:28:14a passé la barre symbolique des 100 millions de dollars sur le sol américain.
00:28:17C'est donc logiquement qu'il en empilera deux ans plus tard
00:28:20avec le réalisateur Ivan Reitman,
00:28:21pour un flic à la maternelle,
00:28:23qui repose sur le même principe,
00:28:24sortir Arnold de sa zone de confort,
00:28:26ici en faisant de lui un flic infiltré en tant que prof dans une école maternelle.
00:28:31Shut up !
00:28:35Shut up !
00:28:36Shut up !
00:28:37Shut up !
00:28:38Le succès est encore assuré,
00:28:40et Arnold est désormais tout aussi crédible dans les films d'action,
00:28:43dans les films de SF,
00:28:44et dans la comédie.
00:28:45Ce qui tombe plutôt bien, puisqu'en 1990,
00:28:48il va passer tout ça au mixeur,
00:28:49afin de nous offrir un des meilleurs films de sa longue carrière.
00:29:03Durant la seconde moitié des années 80,
00:29:05le scénario de Total Recall va passer entre pas mal de mains,
00:29:08dont celle d'Arnold Schwarzenegger,
00:29:09qui trouve cette histoire brillante,
00:29:11et qui veut absolument que ce film voit le jour.
00:29:13Il va réussir à convaincre la boîte de production Carole Coe d'acheter les droits,
00:29:17et impose Paul Verhoeven à la réalisation,
00:29:19ayant adoré son dernier film en date à l'époque,
00:29:21Robocop.
00:29:22Et quand on voit le résultat final,
00:29:23on peut aisément comprendre pourquoi l'acteur autrichien
00:29:26voulait absolument prendre part à ce projet.
00:29:28Total Recall est formidable,
00:29:30ses décors d'époque lui offrent un cachet unique.
00:29:32Certains diront qu'il a mal vieilli par cet aspect,
00:29:34personnellement je trouve que ça lui donne un certain charme.
00:29:36Son univers est ultra reconnaissable,
00:29:38quasiment tout est fait main,
00:29:39et Verhoeven est très inspiré,
00:29:41fourmile d'idées absolument géniales.
00:29:42D'ailleurs, l'aspect superficiel de l'ensemble
00:29:45peut aisément se justifier dans un film
00:29:47qui joue avec la perception du spectateur.
00:29:49Est-ce un rêve,
00:29:49ou est-ce la réalité ?
00:29:51Quaid est-il un homme manipulé
00:29:52à qui l'on veut effacer la mémoire,
00:29:54ou est-il simplement en train de profiter de ses vacances virtuelles
00:29:56accrochées à son siège de la compagnie Recall ?
00:29:58C'est tout le propos du film,
00:30:00et c'est une question qui restera sans réponse.
00:30:02La mise en scène prenant soigneusement le temps
00:30:04de nous mettre le doute en nous faisant penser
00:30:06que tout ça est réel,
00:30:07tout en implantant différents indices
00:30:09qui pourraient faire croire le contraire.
00:30:10En plus de ça, Paul Verhoeven continue de dénoncer
00:30:13le système américain
00:30:14et la politique du pays dans les années 80.
00:30:16Dans le film,
00:30:17la société est soumise à un système entièrement capitaliste,
00:30:19où Mars est devenu une zone d'habitation à risque
00:30:21et où on y envoie tous les parias.
00:30:23Sur Terre,
00:30:24les villes sont bombardées d'écrans et de publicités,
00:30:26tentant de vendre du rêve à la classe populaire
00:30:28qui n'est vouée qu'à travailler
00:30:29pour engraisser les plus riches.
00:30:31Quaid, ouvrier,
00:30:32veut sortir de tout ça,
00:30:33vivre autrement.
00:30:34Mais son imagination est sa seule échappatoire.
00:30:37Recall est son seul Eldorado.
00:30:39Ou pas,
00:30:39ça c'est à vous de voir.
00:30:47Tout comme Mac Tiernan,
00:30:48Verhoeven réussit à offrir le divertissement
00:30:50que l'on attend d'un film de studio,
00:30:52un acteur populaire,
00:30:53une romance,
00:30:54de l'action,
00:30:54de l'humour,
00:30:55mais réussit aussi à y imposer son point de vue sur le monde.
00:30:57Un message qui nous pousse à la réflexion,
00:31:00en plus d'avoir pris un pied incroyable
00:31:01devant un des tout meilleurs films de SF.
00:31:03Total Recall fut d'ailleurs un énorme succès commercial
00:31:06avec un retour positif de la critique et du public.
00:31:09Schwarzy commence donc plutôt bien la décennie 90.
00:31:11Et il ne va pas s'arrêter là
00:31:12puisqu'il s'apprête à battre tous les records
00:31:14avec son prochain film.
00:31:21Seulement un an sépare Total Recall et Terminator 2.
00:31:25Et pourtant,
00:31:25les deux sont à des années-lumière l'un de l'autre
00:31:28en termes de fabrication.
00:31:29Le film de Paul Verhoeven
00:31:30est un des derniers de son espèce.
00:31:31fabriquant quasi tous ses effets pratiques à la main.
00:31:34Alors que James Cameron, lui,
00:31:35décide de se tourner vers l'avenir
00:31:37afin d'offrir avec Terminator 2
00:31:38une expérience cinématographique unique
00:31:40et des effets numériques
00:31:42d'un réalisme totalement inédit pour l'époque.
00:31:44Deux films qui se passent le relais en quelque sorte.
00:31:46Deux films liés par le seul et l'unique
00:31:48Arnold Schwarzenegger.
00:31:56On le sait,
00:31:57James Cameron est l'homme de tous les records.
00:31:59Sur les quatre plus gros succès au box-office mondial,
00:32:02300 des films de James Cameron.
00:32:03Et avec Terminator 2,
00:32:05il va également battre tous les records.
00:32:06Il est le film le plus cher de tous les temps à l'époque
00:32:08et le plus gros succès de l'année 1991 dans le monde.
00:32:12Pour ce qui est du film en lui-même,
00:32:13tout a déjà été dit.
00:32:14Sa réputation le précède.
00:32:16On l'évoque souvent comme meilleur que son prédécesseur.
00:32:18Et c'est vrai.
00:32:19Comme un des meilleurs films de tous les temps.
00:32:20Et c'est vrai aussi.
00:32:21Comme le film qui a consolidé la légende du chêne autrichien.
00:32:24Après avoir terrorisé l'Amérique dans le premier Terminator en 1984,
00:32:28Cameron va prendre le risque fou de faire de cet antagoniste
00:32:31un personnage attachant
00:32:32et un père de substitution pour le jeune John Connor.
00:32:35Pareil pour le personnage de Sarah,
00:32:37qui passe de la jeune fille apeurée
00:32:38à la guerrière ultime qui a soif de vengeance.
00:32:41Globalement, ce Terminator 2
00:32:42prend le contre-pied total de son prédécesseur.
00:32:44L'ambiance pesante et la photo poisseuse
00:32:46laissent place à de l'action spectaculaire
00:32:48et à une imagerie beaucoup plus optimiste.
00:32:50L'histoire est sensiblement la même,
00:32:52mais boostée avec de l'humour,
00:32:53des décors plus inspirés
00:32:54et un récit plus fourni.
00:32:56C'est ce qui rend ce diptyque hyper intéressant,
00:32:58qui permet de voir comment un réalisateur
00:32:59a réussi à déconstruire sa propre vision
00:33:01pour mieux l'embellir.
00:33:03Quant à Schwarzenegger,
00:33:04il continue de bien s'entourer,
00:33:05fait confiance aux bonnes personnes
00:33:06pour amener sa carrière à un niveau supérieur.
00:33:08Et il va continuer de suivre cette stratégie,
00:33:11non sans une certaine mégalomanie.
00:33:16Être ou ne pas être.
00:33:20Ne pas être.
00:33:28Quand le scénario d'Extremely Violent
00:33:30tombe entre les mains de Schwarzy,
00:33:32il est un des acteurs les plus populaires au monde.
00:33:34Il y trouve un certain potentiel
00:33:35et décide d'en être
00:33:36à la condition d'avoir son mot à dire
00:33:38sur absolument tout.
00:33:39Il remanie cette histoire
00:33:40avec ses amis Shane Black et David Arnott
00:33:42et renomme le film
00:33:43Last Action Hero.
00:33:45Il supervise la production du film,
00:33:47y injecte de l'argent supplémentaire,
00:33:48valide les décors, le maquillage,
00:33:51sa tenue et même l'affiche.
00:34:00Le film commence par ce qui pourrait être considéré
00:34:03comme une oeuvre à part entière.
00:34:04L'intro est une parodie
00:34:05de ce qu'était 80% des climax
00:34:07dans le cinéma d'action de l'époque.
00:34:08L'introduction iconique du héros rebelle,
00:34:11une mise en place excessive des autorités,
00:34:12un supérieur ultra vénère,
00:34:14des punchlines bien sentis
00:34:15et un méchant extrêmement méchant.
00:34:17C'est ce qui conclut Jack Slater 3,
00:34:19que le jeune Danny a dû voir
00:34:20une dizaine de fois au cinéma.
00:34:22Jack Slater, c'est son héros.
00:34:23Il est indestructible,
00:34:25courageux, musclé et intègre.
00:34:27Et il est impatient
00:34:28de pouvoir découvrir
00:34:28ses nouvelles aventures
00:34:29dans Jack Slater 4.
00:34:31Un film qu'il va aller voir
00:34:32grâce à un ticket de cinéma
00:34:33un peu spécial
00:34:34qui va lui faire intégrer la fiction
00:34:35et vivre l'action en temps réel.
00:34:37Je trouve qu'il y a
00:34:38une vraie atmosphère spielbergienne
00:34:39dans Last Action Hero.
00:34:40L'histoire de cet enfant
00:34:41venant d'un milieu modeste,
00:34:43confronté à une violence réelle,
00:34:44qui va s'évader
00:34:45de sa réalité à travers la fiction,
00:34:46qui va devenir sa réalité idéale
00:34:48où il va trouver en son héros
00:34:50un père de substitutions.
00:34:51C'est quand même assez criant.
00:34:52Et pourtant,
00:34:53il s'agit bien d'un film
00:34:54de John McTiernan.
00:34:55Jack Slater est un personnage
00:34:56mactiernien.
00:34:57Et oui, j'invente des mots.
00:34:58Il est un héros invincible
00:34:59dans son monde,
00:35:00mais devient vulnérable
00:35:01quand il évolue
00:35:01dans un environnement
00:35:02qu'il ne maîtrise pas.
00:35:03Exactement ce que j'évoquais
00:35:04en parlant de Predator.
00:35:05En plus de ça,
00:35:06le réalisateur continue
00:35:07de tourner en dérision
00:35:08le genre qu'il a lui-même
00:35:10révolutionné
00:35:10et qui a fait son succès.
00:35:11Après avoir érigé
00:35:12le loser ultime
00:35:13en héros américain,
00:35:14après avoir fait
00:35:15des gros bras d'Hollywood
00:35:16de simples gibiers
00:35:17pour sa créature,
00:35:18il va prendre
00:35:18la plus grande star
00:35:19de cinéma des années 90
00:35:20et en faire une caricature
00:35:22de lui-même.
00:35:37La mise en abîme
00:35:38est au cœur
00:35:39de Last Action Hero,
00:35:40qui pousse ses propres codes
00:35:41jusqu'à ses limites
00:35:42pour mieux les dénoncer
00:35:43et se moquer
00:35:44des ficelles scénaristiques
00:35:45vues et revues
00:35:46qui régissent
00:35:46le cinéma d'action américain
00:35:47depuis le début
00:35:48des années 80.
00:35:49Le problème,
00:35:49c'est qu'en 1993,
00:35:51ces codes sont toujours
00:35:52d'actualité
00:35:53et le grand public
00:35:54en raffole.
00:35:54Voilà pourquoi
00:35:55tout le monde a boudé
00:35:56ce film,
00:35:56car il était bien trop
00:35:57en avance sur son temps.
00:35:58Aujourd'hui,
00:35:59il est culte
00:35:59parce que nous avons
00:36:00le recul nécessaire
00:36:00pour comprendre
00:36:01où il veut en venir.
00:36:02Mais à l'époque,
00:36:03c'est la douche froide.
00:36:04Le film fut un échec
00:36:05aux Etats-Unis
00:36:05et rentrera à peine
00:36:06dans ses frais
00:36:07grâce aux recettes mondiales.
00:36:08Seulement voilà,
00:36:09l'incompréhension du récit
00:36:10n'est pas la seule cause
00:36:11de cet échec,
00:36:12la communication
00:36:13ayant été
00:36:13complètement désastreuse.
00:36:14La bande-annonce déjà
00:36:15n'a pas réussi
00:36:16à retranscrire
00:36:16le second degré
00:36:17de l'histoire.
00:36:18Les gens sont donc
00:36:18allés au cinéma
00:36:19en étant persuadés
00:36:20d'aller voir
00:36:20un quasi-épisode
00:36:21de Jack Slater.
00:36:22Mac Tiernan l'explique
00:36:23très bien d'ailleurs.
00:36:24L'ego surdimensionné
00:36:25des producteurs
00:36:26qui annonçait le film
00:36:27comme le plus grand succès
00:36:28de tous les temps,
00:36:29mais aussi celui
00:36:29de Schwarzenegger
00:36:30qu'il appelait
00:36:31le blockbuster
00:36:32a fortement agacé
00:36:33la presse spécialisée
00:36:34qui ne s'est pas privée
00:36:35de descendre
00:36:36la réputation
00:36:36de Last Action Hero
00:36:38avant même sa sortie.
00:36:39En même temps,
00:36:40le Jack Slater gonflable,
00:36:41la fusée avec le titre
00:36:42du film
00:36:43qui ne décollera jamais,
00:36:44sans compter
00:36:44les scandales
00:36:45autour de certains
00:36:46producteurs du film
00:36:47et des histoires
00:36:47sordides de proxénétisme,
00:36:49bref,
00:36:49c'était pas très bien parti.
00:36:50Rajoutez à ça
00:36:51le choix complètement stupide
00:36:52de le sortir
00:36:537 jours après
00:36:54le mastodonte Jurassic Park
00:36:55et vous obtenez
00:36:56un des plus beaux gâchis
00:36:57des années 90.
00:36:58Le Last Action Hero
00:36:59et Jurassic Park.
00:37:01All in one picture
00:37:03and this is why
00:37:04this is going to be
00:37:05the big splash
00:37:06and smash.
00:37:07Non.
00:37:08Alors oui,
00:37:09aujourd'hui,
00:37:09Last Action Hero
00:37:10fait partie intégrante
00:37:11de la légende
00:37:11de Schwarzenegger
00:37:12mais ce dernier
00:37:13vivra très mal cet échec
00:37:14ayant investi
00:37:15beaucoup de temps
00:37:16et d'argent
00:37:16dans ce projet
00:37:16mais à l'époque
00:37:17il reste toujours
00:37:18une immense star
00:37:19et il décide
00:37:20de partir vers
00:37:20des valeurs sûres
00:37:21en allant toquer
00:37:22à la porte
00:37:22de son réalisateur fétiche
00:37:24James Cameron.
00:37:27Excusez-moi,
00:37:28Monsieur ?
00:37:29Viens ici.
00:37:30Qu'est-ce que c'est que ça ?
00:37:31Il faut beaucoup plus taille.
00:37:33Tu fais la cuisine
00:37:34pour ton chien ?
00:37:35Viens-moi de ça.
00:37:37Vite, vite.
00:37:41Tout comme Last Action Hero,
00:37:43True Lies joue la carte
00:37:44de la surenchère
00:37:45et de la parodie pour briller.
00:37:46Et si vous en doutez,
00:37:47imaginez-vous
00:37:48Arnold Schwarzenegger
00:37:49en James Bond.
00:37:50Vous allez voir
00:37:51que ça ne colle pas du tout
00:37:52et c'est pourtant
00:37:52exactement l'archétype
00:37:53qu'il adopte ici.
00:37:54Surtout durant l'introduction,
00:37:56absolument génial par ailleurs.
00:37:57Monsieur ?
00:37:59Puis-je-vois à votre invitation
00:38:00s'il vous plaît ?
00:38:01Bien sûr.
00:38:02Voici mon invitation.
00:38:06Le pitch est bougrement efficace.
00:38:08Harry Tasker est un agent secret
00:38:09qui cache ses activités professionnelles
00:38:11à sa famille.
00:38:12Sa femme le prend
00:38:12pour un commercial ennuyeux
00:38:14et histoire de mettre
00:38:14un peu de piment dans sa vie,
00:38:16elle décide de flirter
00:38:17avec un autre homme
00:38:17qui lui se fait passer pour
00:38:19un agent secret.
00:38:38Vous l'aurez compris,
00:38:39c'est Arnold
00:38:39qui a proposé
00:38:40le projet à Cameron
00:38:41qui accepta
00:38:42en reprenant la base
00:38:43de l'histoire de Claude Zidi
00:38:44mais en la shootant
00:38:45d'une bonne dose
00:38:45de testostérone
00:38:46à l'américaine.
00:38:47On se retrouve donc
00:38:48avec un film de 2h30
00:38:49qui oscille entre
00:38:50terrorisme et adultère,
00:38:51entre explosion
00:38:52et érotisme
00:38:53et avec un schwarzy
00:38:54qui fait du schwarzy.
00:38:55T'es viré.
00:38:56La construction
00:38:57de cette double intrigue
00:38:58est bizarrement
00:38:58ultra bien fichue.
00:39:00D'un côté
00:39:00un film d'espionnage sérieux,
00:39:01de l'autre
00:39:02une comédie romantique.
00:39:03On passe d'une mission secrète
00:39:04pour démanteler
00:39:05une organisation terroriste
00:39:06à une histoire d'adultère
00:39:07avant de réunir
00:39:08ces deux points
00:39:09dans un double climax explosif
00:39:11dont seul Cameron a le secret.
00:39:12Les personnages
00:39:13pimentent à merveille
00:39:13ce récit
00:39:14et sont tous intéressants
00:39:15à leur manière.
00:39:16Les deux sidekicks
00:39:17que sont Tom Arnold
00:39:18et Karim DeBasch
00:39:18enfin,
00:39:19Grant Eslov pardon
00:39:20bah si, quand même,
00:39:21quand même.
00:39:22Oh mon dieu.
00:39:23Bill Paxton
00:39:23en escroc notoire,
00:39:24Tia Carrère en femme fatale,
00:39:26Art Malick en terroriste
00:39:27un peu manche
00:39:28et sans oublier bien sûr
00:39:29le couple phare
00:39:30Jimmy Lee Curtis
00:39:31et Arnold Schwarzenegger
00:39:33qui garde un très bon souvenir
00:39:34du tournage
00:39:35surtout Schwarzy
00:39:35qui s'y est bien amusé.
00:39:37La petite anecdote
00:39:37veut que pendant le tournage
00:39:39Arnold et Arnold
00:39:40devaient jouer une scène
00:39:41dans les rues de Washington.
00:39:42Mais une des lumières
00:39:43du plateau nécessita
00:39:44un remplacement.
00:39:44Les deux compères
00:39:45décidèrent donc
00:39:45de faire du tourisme
00:39:46pendant quasi une heure
00:39:47avant de revenir sur le plateau.
00:39:49Entre temps,
00:39:49il n'a fallu que quelques minutes
00:39:50pour réparer la lumière.
00:39:52Au retour des deux acteurs,
00:39:53Cameron furieux
00:39:54d'avoir mis en pause
00:39:54le tournage aussi longtemps,
00:39:55se précipita vers Schwarzenegger
00:39:57le menaçant
00:39:58de refourguer le film
00:39:59à Paul Verhoeven.
00:40:02True Lies
00:40:03est un film mineur
00:40:04dans la filmographie
00:40:04de James Cameron.
00:40:05Mais il n'en reste pas moins
00:40:06une réussite
00:40:07et un des derniers gros succès
00:40:08d'Arnold Schwarzenegger
00:40:09car après ça,
00:40:10l'acteur va perdre
00:40:11de sa superbe
00:40:12et va s'enliser
00:40:13dans des projets
00:40:13bien moins intéressants.
00:40:19La même année que True Lies,
00:40:21il va revenir
00:40:22à la comédie pure
00:40:22avec Junior,
00:40:23toujours réalisé
00:40:24par Ivan Reitman
00:40:25avec qui il collabore
00:40:26pour la troisième fois
00:40:27et toujours aux côtés
00:40:28de Danny De Vito.
00:40:29Le film raconte
00:40:30comment le docteur
00:40:31Alexander Ace
00:40:31va se faire embarquer
00:40:32dans une expérience
00:40:33scientifique loufoque
00:40:34qui va faire de lui
00:40:35le premier homme enceinte
00:40:36ou enceint du coup.
00:40:38Et très franchement,
00:40:39j'adore ce film.
00:40:40Je trouve ça même mieux
00:40:41que jumeau.
00:40:41Je ne saurais pas dire pourquoi
00:40:43mais je trouve cette histoire
00:40:44hyper touchante
00:40:44et je la trouve vraiment
00:40:46bien écrite
00:40:46et parfois même
00:40:47au bout du jour.
00:40:48Déjà,
00:40:48l'alchimie entre Schwarzenegger
00:40:49et De Vito
00:40:50est toujours aussi incroyable.
00:40:51Certains moments
00:40:52sont vraiment drôles.
00:40:53Arnold est bourré
00:40:54d'autodérision
00:40:54et c'est ultra cool.
00:40:56J'ai le bout des seins
00:40:57très sensible.
00:40:59Quoi ?
00:41:00Reitman a toujours eu
00:41:01cette force
00:41:02d'aller chercher chez Arnold
00:41:03sa part de mélancolie,
00:41:04d'innocence
00:41:05mais aussi de féminité.
00:41:06Parce que même si on y va
00:41:07pour rire,
00:41:08on y trouve au final
00:41:08bien plus.
00:41:09On s'attache vraiment
00:41:11enfin moi en tout cas
00:41:12et je pense être le seul
00:41:13puisque le film
00:41:13a pas super bien marché
00:41:14au box-office.
00:41:15Encore aujourd'hui,
00:41:16il est considéré
00:41:17comme un navet
00:41:17par beaucoup de fans
00:41:18de Schwarzy
00:41:19qui n'ont pas supporté
00:41:20de voir la virilité incarnée
00:41:21se faire mettre en cloque.
00:41:22Par contre,
00:41:23ça les choque moins
00:41:23de le voir se réunir
00:41:24avec des mecs en slip
00:41:25pour se mettre de l'huile
00:41:26dans le dos.
00:41:27Comme quoi...
00:41:28C'est dans ce genre
00:41:29d'exercice
00:41:29qu'il brille à mon sens.
00:41:31C'est quand il tourne le dos
00:41:32à sa propre image
00:41:32qu'on peut voir
00:41:33son véritable talent.
00:41:34Mais malheureusement,
00:41:35à partir de là,
00:41:36sa popularité
00:41:36va dépérir
00:41:37tout aussi vite
00:41:38que les restaurants
00:41:38en planète Hollywood
00:41:39vont disparaître.
00:41:40C'est une nouvelle ère
00:41:41qui se profile à Hollywood
00:41:42et je pense qu'il en a conscience
00:41:43puisqu'il va orienter
00:41:44ses choix de carrière
00:41:45vers des rôles plus sérieux
00:41:46et plus premier degré.
00:41:47On se retrouve donc
00:41:48avec des films
00:41:48au scénario
00:41:49prétendument recherché
00:41:50mais où Arnold
00:41:51ne peut pas s'empêcher
00:41:51de tout faire péter.
00:41:52Prenez la fin des temps
00:41:53par exemple.
00:41:54Un film qui n'a pas été évident
00:41:55à mettre en boîte
00:41:56puisqu'Arnold sortait tout juge
00:41:57d'une opération
00:41:58à cœur ouvert
00:41:59qui a failli lui coûter la vie.
00:42:00Merci les stéroïdes.
00:42:01Il s'est donc retrouvé
00:42:02avec les assurances assez basques
00:42:03durant tout le tournage
00:42:04pour être sûr
00:42:05que l'homme
00:42:05qui valait 25 millions par film
00:42:07ne nous fasse pas
00:42:07la cascade de trop.
00:42:08Mais bref,
00:42:09pour en revenir au film
00:42:10son souci principal
00:42:11c'est qu'il oscille
00:42:11entre cinéma d'épouvante
00:42:12et cinéma d'action
00:42:13ce qui ne fait pas bon ménage
00:42:15à moins de vouloir
00:42:15en faire une parodie.
00:42:16On a donc un Arnold dépressif
00:42:18qui a perdu sa famille
00:42:19et qui doit protéger
00:42:20une jeune fille
00:42:20contre le diable en personne.
00:42:21Sauf que tonton Arnold
00:42:22n'est absolument pas croyant
00:42:24donc oubliez l'eau bénite
00:42:25et tout le reste.
00:42:25Rien de mieux
00:42:26qu'un bon gun
00:42:27pour exploser la tronche
00:42:28de Lucifer.
00:42:29Le tout dans un premier degré
00:42:30constant
00:42:30qui frôle le nanar.
00:42:31Et c'est pareil
00:42:32pour 80% des films
00:42:33de cette période.
00:42:34Mis à part deux films notables
00:42:35que sont La Course aux Jouets
00:42:36le film de toute une génération
00:42:41et Batman et Robin
00:42:42un film qui fait pas l'unanimité
00:42:43mais où Arnold
00:42:44sort de sa zone de confort
00:42:45avec son rôle de freeze.
00:42:47Grâce à qui d'ailleurs
00:42:47il empochera le pactole.
00:42:49Plus de 25 millions
00:42:50et des pourcentages
00:42:51sur les futures adaptations
00:42:51du super-héros.
00:42:52Qu'est-ce qui a tué
00:42:53les dinosaures ?
00:42:54L'air glaciaire.
00:42:57Bref.
00:42:57De 96 à 2003
00:42:59c'est pas sa meilleure période artistique.
00:43:00C'est même son doute sa pire.
00:43:02Mais tout n'est pas à jeter.
00:43:03Ses caméos sont sympathiques
00:43:04par exemple.
00:43:05Dans Bienvenue dans la Jungle
00:43:06où il croise un certain The Rock
00:43:07et dans Le Tour du Monde
00:43:08en 80 jours
00:43:09aux côtés de Jackie Chan
00:43:11et Mikhail Yun
00:43:12oui oui ça s'invente pas
00:43:13où il est hilarant
00:43:14dans le rôle du prince sapi.
00:43:15Rien que la coupe de cheveux
00:43:16déjà est incroyable.
00:43:17D'ailleurs
00:43:17il est toujours doublé
00:43:18par Daniel Beretta
00:43:19son doubleur français
00:43:20attitré depuis 1988.
00:43:22C'est Schwarzenegger lui-même
00:43:23qui le choisira
00:43:24après l'avoir entendu
00:43:25à laisser sur double détente.
00:43:27Est-ce que vous pouvez m'appeler
00:43:27demain matin
00:43:28à 11h précise
00:43:29avec la voix
00:43:30la plus grave possible
00:43:31et un accent russe.
00:43:33Vous savez faire l'accent russe ?
00:43:34J'ai dit oui bien sûr.
00:43:35Je ne l'avais jamais fait.
00:43:37Et donc le lendemain matin
00:43:39à 11h
00:43:39j'étais à Orly
00:43:40j'avais mon avion à midi.
00:43:4111h moins 5
00:43:42je fais l'un numéro.
00:43:43Allô je voudrais parler
00:43:44madame Jacqueline
00:43:45pour elle
00:43:45s'il vous plaît.
00:43:46Et j'entends
00:43:47Let's do it again
00:43:48Let's do it again
00:43:49Let's speak
00:43:50Et je dis quelques mots
00:43:51quelques phrases comme ça
00:43:52et j'entends derrière
00:43:53la grosse voix qui dit
00:43:54He got the job.
00:43:56Aujourd'hui
00:43:57pour nous français
00:43:58Beretta est indi social
00:43:59du chenotrichien.
00:44:00Il a fait
00:44:01et il fait toujours
00:44:02un travail formidable.
00:44:05Arrêtez-vous
00:44:06ou c'est le panseur
00:44:07qui y passe
00:44:08s'il vous plaît
00:44:09tout ce qu'il y a ici
00:44:10mais pas ma statue de moi.
00:44:13Maintenant
00:44:13l'année 2003
00:44:14reste quand même
00:44:14super importante
00:44:15dans la vie
00:44:16et la carrière d'Arnold
00:44:17puisqu'il signe
00:44:18son dernier gros succès
00:44:18commercial
00:44:19avec Terminator 3
00:44:20et se retirera
00:44:21des plateaux de tournage
00:44:22sur cette victoire
00:44:23afin d'aller conquérir
00:44:24un nouvel univers
00:44:25celui de la politique.
00:44:43Depuis son arrivée
00:44:44aux Etats-Unis
00:44:44en 1968
00:44:45Arnold se considère
00:44:47comme républicain.
00:44:48Durant la campagne
00:44:48présidentielle
00:44:49opposant Nixon
00:44:50à Humphrey
00:44:50Arnold regarda
00:44:51le débat
00:44:52en se le faisant
00:44:52traduire
00:44:53par son ami bilingue.
00:44:54Quand Nixon
00:44:55proclama les valeurs
00:44:55de la libre entreprise
00:44:56où réussir
00:44:57était possible
00:44:58pour n'importe qui
00:44:58dans le pays
00:44:59des opportunités
00:44:59Arnold se reconnut
00:45:00instantanément
00:45:01dans ses paroles.
00:45:02Lui le jeune autrichien
00:45:03venu faire fortune
00:45:04et s'autoproclama
00:45:05républicain.
00:45:06Mais en même temps
00:45:07comment pouvait-il
00:45:07en être autrement
00:45:08pour ce jeune entrepreneur
00:45:09qui deviendra millionnaire
00:45:10seulement quelques années
00:45:11après son arrivée aux USA ?
00:45:12Nixon ne lui avait pas menti
00:45:14à travers son téléviseur.
00:45:15Voilà pourquoi
00:45:16il allait continuer
00:45:16à représenter
00:45:17fièrement les républicains.
00:45:29Son premier poste en politique
00:45:31il l'obtient en 1990
00:45:32sous le gouvernement Bush senior
00:45:34en tant que président
00:45:35du conseil présidentiel
00:45:36sur le conditionnement physique
00:45:37et les sports.
00:45:38Il est surnommé à cette époque
00:45:39Conan le républicain.
00:45:40Mais sa vraie entrée en politique
00:45:42elle se fait en 2003
00:45:43sur le plateau de Jeleno.
00:46:11Pour une remise rapide
00:46:13dans le contexte
00:46:14à l'époque
00:46:15Gray Davis
00:46:15est le gouverneur de Californie
00:46:17réélu depuis 3 mois
00:46:18mais fait face
00:46:18à une procédure de destitution
00:46:19appelée RICOL
00:46:20ça ne s'invente pas
00:46:21et les californiens
00:46:22doivent en quelque sorte
00:46:23choisir de conserver Davis
00:46:24à son poste
00:46:25ou élire un nouveau gouverneur.
00:46:27Voilà comment
00:46:27une des campagnes
00:46:28les plus loufoques
00:46:29de l'histoire des Etats-Unis
00:46:30débute.
00:46:30L'élection est libre
00:46:31tout le monde peut se présenter
00:46:32et plus de 150 candidats
00:46:34vont tenter leur chance
00:46:35dans ce qui s'apparente plus
00:46:36à un gigantesque spectacle
00:46:37à ciel ouvert
00:46:38qu'à une véritable élection démocratique.
00:47:08My name is Scott Mednick
00:47:11mais au milieu de toute cette mascarade
00:47:13un homme parvient à se démarquer
00:47:14de par ses discours très engageants
00:47:16son charisme
00:47:17sa popularité
00:47:18mais aussi ses relations
00:47:19et sa fortune.
00:47:20Cet homme
00:47:21c'est bien entendu
00:47:21notre chère harnie.
00:47:22Il s'entoure des meilleurs
00:47:23en termes de communication
00:47:24et sa campagne
00:47:25est un exemple du genre.
00:47:27Pas parce qu'elle est enclin
00:47:27à l'honnêteté
00:47:28mais justement
00:47:29parce qu'elle a eu cette force
00:47:30de balayer tous les sujets
00:47:31potentiellement gênants
00:47:32qui auraient pu nuire
00:47:33à l'américano-autrichien.
00:47:35Accusation d'inconduite sexuelle
00:47:36et d'intimidation
00:47:37notamment durant les années 70
00:47:38balayée par de simples excuses.
00:47:40Discours très superficiel
00:47:42reposant simplement
00:47:42sur des phrases fortes
00:47:43et des citations de films.
00:47:45Refus de participer au débat
00:47:46avec les autres concurrents
00:47:47à part un en fin de campagne.
00:47:49Refus de répondre à la presse
00:47:50afin d'éviter la justification.
00:47:52Arnold est inarrêtable.
00:47:54C'est un char d'assaut
00:47:55qui passe de ville en ville
00:47:56balance ses meilleures répliques
00:47:57quelques t-shirts
00:47:58et repart.
00:47:59Voilà sur quoi se basera sa campagne
00:48:01et certains ne seront pas dupes.
00:48:26Mais sa popularité
00:48:27et son capital sympathie
00:48:28font de lui
00:48:29un candidat indéboulonnable.
00:48:30Et c'est tout naturellement
00:48:32que le 7 octobre 2003
00:48:33Gray Davis est destitué
00:48:35par 55% des électeurs
00:48:36et remplacé par
00:48:37Arnold Schwarzenegger
00:48:39élu 38ème gouverneur
00:48:40de Californie
00:48:41avec 49% des voix.
00:48:42Je veux dire
00:48:43à tous
00:48:44les jeunes et les vieux
00:48:46riches et les pauvres
00:48:47les gens de toutes les religions
00:48:48de toutes les couleurs
00:48:49et de toutes les nationalités
00:48:50Je veux être le gouverneur
00:48:52pour les gens
00:48:53Je veux représenter
00:48:54tout le monde
00:48:59Quand il prend ses fonctions
00:49:00la Californie est endettée
00:49:01à hauteur de plusieurs milliards de dollars
00:49:03C'est d'ailleurs pour ça
00:49:04que Gray Davis fut destitué
00:49:06Son travail va être
00:49:07de couvrir cette dette
00:49:08par tous les moyens
00:49:08Son premier mandat
00:49:09s'étalera sur 3 ans
00:49:11puis il sera réélu en 2006
00:49:12pour 5 années supplémentaires
00:49:14Durant les quasi 8 ans
00:49:15où il sera la tête de l'état
00:49:16le plus riche des USA
00:49:17sa politique sera
00:49:18à géométrie variable
00:49:19Ses choix seront tout autant salués
00:49:21que vivement critiqués
00:49:22Il se considère
00:49:23comme un républicain au centre
00:49:24Se définit lui-même
00:49:25comme étant conservateur
00:49:27sur le plan fiscal
00:49:27modéré sur le plan social
00:49:29et progressiste
00:49:30sur le plan environnemental
00:49:31Personne ne comprend
00:49:32vraiment son positionnement
00:49:33Il prend des décisions
00:49:34comme le ferait
00:49:35un républicain radical
00:49:36un extrémiste
00:49:37mais on prend aussi
00:49:38comme un démocrate
00:49:39voire un véritable activiste
00:49:40D'un côté
00:49:41durant son premier mandat
00:49:42il met son veto
00:49:43au projet de loi
00:49:44autorisant le mariage
00:49:45homosexuel en Californie
00:49:46Il refuse la grâce
00:49:47à Stanley Williams
00:49:48qui sera exécuté en prison
00:49:49emprisonné pour meurtre
00:49:51dans les années 70
00:49:51clamant son innocence
00:49:53et prêchant la paix
00:49:54depuis plus de 30 ans
00:49:55un choix vivement critiqué
00:49:56notamment par la communauté
00:49:57noire américaine
00:49:58Il augmente les cotisations
00:49:59du secteur public
00:50:00pour les infirmières
00:50:01les pompiers
00:50:02les enseignants
00:50:03Il augmente les frais de scolarité
00:50:04pour l'université
00:50:05soutient George W. Bush
00:50:06pour sa politique en Irak
00:50:08Mais d'un autre côté
00:50:09durant son second mandat
00:50:10il refuse de toucher
00:50:11son salaire de gouverneur
00:50:12Il interdit la production
00:50:13et la vente de foie gras
00:50:14Il sauve le panneau Hollywood
00:50:15des promoteurs immobiliers
00:50:16en vendant de petites parcelles
00:50:18de terrain à ses amis
00:50:18Steven Spielberg
00:50:19James Cameron
00:50:20Danny De Vito
00:50:21George Clooney
00:50:22et plein d'autres figures
00:50:23du show business
00:50:24Il est favorable
00:50:25à la légalisation du cannabis
00:50:26Il propose une réforme complète
00:50:27du système de prise en charge
00:50:29des accidents de travail
00:50:29pour les travailleurs californiens
00:50:31Il est un des rares républicains
00:50:32à saluer le plan de relance économique
00:50:34de Barack Obama
00:50:35ainsi que son projet de loi
00:50:36sur la protection des patients
00:50:37et les soins abordables
00:50:38le fameux Obamacare
00:50:40Il critique par la suite
00:50:41l'hypocrisie de ses collègues républicains
00:50:43qui l'accusent à demi-mot
00:50:44de piquer dans la caisse
00:50:45mais surtout
00:50:45il fait de la lutte
00:50:46contre le réchauffement climatique
00:50:47un élément central
00:50:48de son second mandat
00:50:49En 2006
00:50:50il signe un accord
00:50:51avec le parlement californien
00:50:52afin de réduire
00:50:53la production de gaz
00:50:54à effet de serre
00:50:55de 25%
00:50:55sur les 15 années
00:50:56qui suivront
00:50:57Puis porte plainte
00:50:58contre le gouvernement fédéral
00:50:59des Etats-Unis en 2008
00:51:00qui a tenté d'empêcher
00:51:01l'application de cette loi
00:51:02Il prend de ce fait
00:51:03ses distances
00:51:04avec le président Bush
00:51:05et le parti républicain
00:51:06notamment en constituant
00:51:07son gouvernement de démocrate
00:51:09sur des postes
00:51:09à haute responsabilité
00:51:10Il est un républicain
00:51:11naturel
00:51:12de par sa success story
00:51:13C'est le capitalisme
00:51:14qui a fait de lui
00:51:15ce qu'il est
00:51:15C'est les valeurs
00:51:16très républicaines
00:51:17du rêve américain
00:51:18qui l'ont façonné
00:51:18Mais étant marié
00:51:19à une Kennedy
00:51:20une démocrate
00:51:21et en prenant de l'âge
00:51:22ses convictions conservatrices
00:51:24ont laissé place
00:51:24à une certaine nuance
00:51:26Par exemple
00:51:26quand il était gouverneur
00:51:27il était opposé
00:51:28au mariage homosexuel
00:51:29mais changera d'avis
00:51:30avec le temps
00:51:31et en 2015
00:51:32il affichera clairement
00:51:33son enthousiasme
00:51:34après que la cour suprême
00:51:35des Etats-Unis
00:51:35ait voté l'autorisation
00:51:36du mariage homosexuel
00:51:38sur l'ensemble
00:51:38du territoire américain
00:51:39De par cette prise de position
00:51:41il se mettra beaucoup
00:51:42de ses fans ados
00:51:42Voilà ce qu'il déclarera
00:51:43Vous ne pouvez pas refuser
00:51:45à quelqu'un un droit
00:51:45parce qu'il ou elle
00:51:46est homosexuel
00:51:47Mais s'il y a des personnes
00:51:48pour qui le mariage
00:51:49est entre un homme et une femme
00:51:50chacun a le droit
00:51:50de croire ce qu'il veut
00:51:51On ne peut pas interdire
00:51:52des droits
00:51:53en fonction de ses croyances
00:51:54On sent que sa prise de pouvoir
00:51:56repose sur une véritable
00:51:57envie d'être utile
00:51:57de rendre un peu au pays
00:51:59qui lui a tout donné
00:52:00En 2003
00:52:00il est un des acteurs
00:52:01les mieux payés au monde
00:52:02Il n'a aucune raison
00:52:03de se présenter
00:52:04Mais les controverses
00:52:05autour de sa campagne
00:52:06certains de ses choix
00:52:07sont à l'image
00:52:08d'un système américain
00:52:09complètement défaillant
00:52:10Je veux dire
00:52:10ils ont destitué
00:52:11un gouverneur
00:52:12sans aucune véritable raison
00:52:13juste parce qu'il était jugé
00:52:15comme étant quelqu'un de fade
00:52:16En termes de démocratie
00:52:17on a vu mieux
00:52:18Tout ça pour le remplacer
00:52:19par une star de cinéma
00:52:20qui ne basera sa campagne
00:52:21que sur son statut d'icône
00:52:35Bref
00:52:35voilà ce que je peux vous dire
00:52:37sur Arnold Schwarzenegger
00:52:38en tant que gouvernateur
00:52:39Vous l'aurez compris
00:52:40la politique étrangère
00:52:41n'est pas le domaine
00:52:41que je maîtrise le plus
00:52:42Je préfère parler cinéma
00:52:43Et ça tombe bien
00:52:44puisqu'en quittant
00:52:45ses fonctions
00:52:45de gouverneur de Californie
00:52:47en 2011
00:52:47Arnold ne profitera pas
00:52:48d'une retraite bien méritée
00:52:50mais décidera
00:52:50de reprendre sa carrière d'acteur
00:52:52en commençant
00:52:53par la saga Expandable
00:52:55Encore gouverneur
00:52:56il fait un caméo
00:52:57dans le premier film en 2010
00:52:58où il prend part
00:52:59à une réunion
00:52:59pleine d'autodérision
00:53:00avec Stallone
00:53:01et Bruce Willis
00:53:02C'est quoi son problème ?
00:53:04Il veut devenir président ?
00:53:08Il reprendra ensuite
00:53:09son rôle de manière
00:53:09bien plus importante
00:53:11dans le second opus
00:53:11en 2012
00:53:12Je suis revenu
00:53:16Le diptyque
00:53:17est un succès commercial
00:53:18et ramène
00:53:19les anciennes gloires
00:53:19des années 80
00:53:20sur le devant de la scène
00:53:21ce qui permet à Schwarzy
00:53:22de retrouver un premier rôle
00:53:23au cinéma en 2013
00:53:24soit 10 ans après
00:53:25le dernier en date
00:53:26dans Terminator 3
00:53:41Le dernier rempart
00:53:42est un film
00:53:42plutôt efficace
00:53:43où l'action
00:53:44y est rondement menée
00:53:45réalisé par Kim Ji Won
00:53:46il renoue
00:53:47avec un style de cinéma
00:53:48qui a fait la popularité
00:53:49de Schwarzenegger
00:53:50à la différence
00:53:51que le beau
00:53:51et musclé quadragénaire
00:53:52a laissé place
00:53:53à un papy
00:53:54certes toujours
00:53:54dans une forme olympique
00:53:56mais qui ne peut pas cacher
00:53:57indéfiniment le temps
00:53:58qui passe
00:53:58Fort heureusement
00:53:59Arnold en a conscience
00:54:00et assume ce nouveau statut
00:54:02s'en sert même
00:54:02pour sublimer son personnage
00:54:03et accentuer
00:54:04certains ressorts comiques
00:54:05Le film est assez généreux
00:54:07parfois inventif
00:54:08dans certains aspects
00:54:08notamment l'action
00:54:09et n'a pas la prétention
00:54:10d'être plus que ce qu'il nous vend
00:54:12ce qui fait
00:54:12que l'on prend beaucoup de plaisir
00:54:13à retrouver le chêne autrichien
00:54:15sur grand écran
00:54:15qui n'a rien perdu
00:54:16de son efficacité
00:54:17et de son charisme
00:54:18L'histoire en elle-même
00:54:19est ultra convenue
00:54:20Un mafieux lancé
00:54:21dans son bolide
00:54:21tente une évasion spectaculaire
00:54:23en passant la frontière
00:54:24pour rejoindre le Mexique
00:54:25mais pour passer cette frontière
00:54:26il doit traverser
00:54:27une petite ville tranquille
00:54:28où le shérif
00:54:29dont les exploits sont derrière lui
00:54:30compte bien le stopper
00:54:31par tous les moyens
00:54:32et faire respecter la loi
00:54:33Rajoutez à ça une romance
00:54:35un sidekick
00:54:36et des seconds couteaux efficaces
00:54:37et vous obtenez
00:54:38ce qui se faisait de mieux
00:54:3930 ans auparavant
00:54:40Parce que oui
00:54:41en 2013
00:54:41les anciennes gloires
00:54:42en le vend en poupe
00:54:43et le dernier rempart
00:54:44entre dans cette dynamique
00:54:45Schwarzy va surfer
00:54:46sur cette vague de nostalgie
00:54:48et va enchaîner
00:54:49les films d'action
00:54:49On le retrouve la même année
00:54:50à l'affiche d'évasion
00:54:51aux côtés de Stallone
00:54:52réalisant tous deux le fantasme
00:54:54de beaucoup de fans
00:54:55en se partageant
00:54:56la tête d'affiche
00:54:56Le film en lui-même
00:54:57est plutôt correct
00:54:58mais pas à la hauteur
00:54:59de l'événement je trouve
00:55:00Il enchaîne en 2014
00:55:01avec Sabotage
00:55:02série B ultra violente
00:55:04et Expandable 3
00:55:05à nouveau
00:55:05aux côtés de Stallone
00:55:06Après ça
00:55:07il va retrouver son rôle fétiche
00:55:08du T-800
00:55:09dans Terminator Genisys
00:55:11en 2015
00:55:11Ravi de vous rencontrer
00:55:13Je lui apprends à s'intégrer
00:55:15Je sais y'a du boulot
00:55:16Vous l'aurez compris
00:55:17depuis une mise en scène
00:55:18inexistante
00:55:19La production quant à elle
00:55:20sera désastreuse
00:55:21portant sa mauvaise ambiance
00:55:22comme un boulet
00:55:23et la campagne de communication
00:55:24ne vaudra pas mieux
00:55:25entre un des points centrales
00:55:27du film révélé
00:55:27dans la bande-annonce
00:55:28et sur l'affiche
00:55:29James Cameron
00:55:29qui dira du bien du film
00:55:31avant de se raviser
00:55:32et le réalisateur
00:55:32qui se désolidarise du projet
00:55:34avant même sa sortie
00:55:35Bref
00:55:35tout ça en fait
00:55:36un des pires films
00:55:37de ces 20 dernières années
00:55:38et cette fois-ci
00:55:39Schwarzy n'y pourra rien
00:55:40il est même une des raisons
00:55:41de cet échec
00:55:42Pour la première fois
00:55:42son âge se ressent à l'écran
00:55:44et ils ont beau le justifier
00:55:45dans le scénario
00:55:46personne ne croit
00:55:47en ce Terminator de 70 ans
00:55:48Lui-même n'y croira pas
00:55:50puisque récemment
00:55:50il reniera complètement
00:55:51Genisys
00:55:52mais aussi Dark Fate
00:55:53le sixième
00:55:54et j'espère
00:55:55dernier opus de la saga
00:55:56que je ne citerai pas
00:55:57plus d'une fois
00:55:58dans cette chronique
00:55:58pour des raisons évidentes
00:56:00de bien-être mental
00:56:00Bref
00:56:01tout ça pour dire
00:56:01que le retour de Schwarzy
00:56:03il est pas ouf pour l'instant
00:56:04Il fait ce qu'il a déjà fait
00:56:05par le passé
00:56:06mais en moins bien
00:56:07Et à partir de là
00:56:08on aurait pu se dire
00:56:10à offrir au cinéma
00:56:10Et pourtant
00:56:11en 2015
00:56:12la même année
00:56:13que Terminator 5
00:56:14sortira dans l'indifférence
00:56:15la plus totale
00:56:16un petit film de genre
00:56:17à 8 millions de dollars
00:56:18où pour la première fois
00:56:19depuis le premier Terminator
00:56:21en 84
00:56:21Arnold va s'offrir
00:56:23un véritable rôle
00:56:24de composition
00:56:34Maggie réalisé par Henry Hobson
00:56:36s'inscrit dans un cinéma
00:56:37contemplatif
00:56:37où l'ambiance pesante
00:56:39sublimé par une très belle
00:56:40photographie
00:56:41est le coeur du film
00:56:42Le récit se situe
00:56:43dans un futur post-apocalyptique
00:56:45enfin plus ou moins
00:56:46puisqu'un virus zombie
00:56:47est omniprésent
00:56:47mais n'empêche pas
00:56:48la société de continuer
00:56:49à tourner
00:56:49la maladie étant incurable
00:56:51mais suivie par les médecins
00:56:52Rien que ça déjà
00:56:53ça en fait un film de zombie
00:56:54assez original
00:56:55dans son approche
00:56:56Il oscille entre une société
00:56:57bien gérée
00:56:58et des décors post-apocalyptiques
00:57:00A partir de là
00:57:00on ne peut pas tellement
00:57:01se positionner
00:57:02il est à la fois
00:57:03très crédible
00:57:04et ultra-glocke
00:57:05Dans cette histoire
00:57:06la fille de Wade a été infectée
00:57:07et ce dernier va tout faire
00:57:09pour reculer l'inévitable
00:57:10et offrir à cette dernière
00:57:11une fin de vie agréable
00:57:13La relation père-fille
00:57:14est bien développée
00:57:15manque parfois de courage
00:57:16dans l'écriture
00:57:17pour atteindre un autre niveau
00:57:18de dramaturgie
00:57:18mais permet malgré tout
00:57:20à Arnold Schwarzenegger
00:57:21de briller dans un rôle
00:57:22d'une sobriété
00:57:23qui ne lui ressemble pas
00:57:24mais qui lui va à merveille
00:57:25Durant les années 80
00:57:26l'idée de faire de cette montagne
00:57:28de muscles
00:57:28un élément comique
00:57:29était génial
00:57:30En 2015
00:57:31utiliser cette carcasse inamovible
00:57:33comme pilier émotionnel
00:57:34c'est tout aussi brillant
00:57:35Arnold prend le contre-pied
00:57:37total de son jeu habituel
00:57:38son regard est vide
00:57:39sa voix est basse
00:57:40et ses gestes
00:57:41sont plus méthodiques
00:57:42il évite les pièges du pathos
00:57:43et se révèle ultra-juste
00:57:45dans son interprétation
00:57:46un rôle à contre-emploi
00:57:47plus que bienvenu
00:57:48à ce stade de sa carrière
00:57:49et même assez réfléchi
00:57:50puisqu'il enchaînera
00:57:51en 2017
00:57:52avec Aftermath
00:57:53sorte de thriller psychologique
00:57:54qui ne sortira
00:57:55qu'en VOD en France
00:57:56Arnold est de nouveau
00:57:57tout en sobriété
00:57:58et marque le film
00:57:59de sa présence
00:58:00jouant à un homme
00:58:01endeuillé par la perte
00:58:01de sa fille et de sa femme
00:58:03décédé dans un accident d'avion
00:58:04dû à une erreur
00:58:05du contrôleur aérien
00:58:06le film mettra en parallèle
00:58:08l'existence
00:58:08de ces deux personnages
00:58:09dont la vie a basculé
00:58:10suite à cet événement
00:58:11jusqu'à leur rencontre
00:58:13inévitable
00:58:13Aftermath
00:58:14est une oeuvre
00:58:15assez poignante
00:58:16sincère dans son exécution
00:58:17mais souffre d'un récit
00:58:18manquant de fluidité
00:58:19la vengeance
00:58:20est un élément de l'intrigue
00:58:21qui n'est développé
00:58:22que trop tardivement
00:58:23mettant en parallèle
00:58:24les deux personnages principaux
00:58:25pour une conclusion
00:58:26qui n'est pas à la hauteur
00:58:27de ce face à face
00:58:28le problème c'est qu'au vu de l'affiche
00:58:29et du titre
00:58:30je trouve que le film
00:58:31est un peu vendu
00:58:32comme un film d'action
00:58:32à tel point que
00:58:33quand l'erreur du contrôleur aérien arrive
00:58:35on est persuadé
00:58:36d'un complot derrière
00:58:37et que la vengeance d'Arnold
00:58:38consistera à casser des bouches
00:58:40un peu comme dans
00:58:40Dommages Collatérales
00:58:41mais il n'en est rien
00:58:42pas d'action ici
00:58:43le film est d'une simplicité bienvenue
00:58:45aborde des thématiques sérieuses
00:58:46comme le deuil
00:58:47et la vengeance
00:58:47et offre à Schwarzy
00:58:49l'occasion de prouver
00:58:50une bonne fois pour toutes
00:58:51qu'il peut aussi interpréter
00:58:52des rôles dramatiques
00:58:55jouer dans ces deux films
00:58:56quasi simultanément
00:58:57n'est pas anodin
00:58:58on sent qu'il a un plan
00:58:59bien précis en tête
00:59:00qu'il veut suivre
00:59:01les traces d'un certain Clint Eastwood
00:59:03en troquant son flingue
00:59:04et ses punchlines
00:59:04contre une envie
00:59:05d'explorer d'autres horizons
00:59:06à travers une certaine mélancolie
00:59:08que le temps
00:59:09et le regard d'un homme
00:59:10qui a tout vécu
00:59:10ne fait que sublimer
00:59:11des plus beaux souvenirs
00:59:13aux plus grands remords
00:59:21aujourd'hui âgé de 76 ans
00:59:23il vit seul dans sa grande
00:59:24villa californienne
00:59:25entouré de ses animaux
00:59:26ses cigares
00:59:27et d'un tas de souvenirs
00:59:28d'une vie passée
00:59:29qui prennent la poussière
00:59:30dans un documentaire Netflix
00:59:32sorti récemment
00:59:33et où il nous retrace son parcours
00:59:34on y voit un vieil homme
00:59:35fier de ce qu'il a accompli
00:59:37et de ce qu'il accomplit
00:59:38toujours aujourd'hui
00:59:38il a monté sa propre compétition
00:59:40de bodybuilding
00:59:41le Arnold classique
00:59:42il continue sa carrière
00:59:43en tant qu'acteur
00:59:44a accepté le rôle principal
00:59:45d'une série en 2023
00:59:46pour la première fois
00:59:47de sa carrière
00:59:48exactement comme un certain
00:59:49Sylvester Stallone
00:59:50comme quoi
00:59:51ces deux là
00:59:52n'ont pas fini de s'affronter
00:59:53par écran interposé
00:59:54il poursuit également
00:59:54son combat politique
00:59:55notamment contre le réchauffement climatique
00:59:57sans oublier de mettre
00:59:592-3 taquets dans les dents
01:00:00d'un certain Donald Trump
01:00:06mais dans ce même documentaire
01:00:08on peut aussi déceler
01:00:09une certaine mélancolie
01:00:10et une grande solitude
01:00:12il sait qu'il n'a pas toujours
01:00:13était droit dans ses bottes
01:00:14on n'atteint pas le sommet
01:00:15sans se salir les mains
01:00:16mais grâce à une certaine sagesse
01:00:18qu'il a acquise avec l'âge
01:00:19il ne se trouve plus aucune excuse
01:00:21assume simplement
01:00:22que tout n'a pas toujours été parfait
01:00:23qu'il n'a pas toujours été parfait
01:00:25il se sent encore coupable
01:00:27de son divorce
01:00:27avec Maria Schriever en 2011
01:00:29après plus de 30 ans de vie commune
01:00:31pour rappel
01:00:32le divorce fut annoncé
01:00:33après que Maria ait découvert
01:00:34le fils caché d'Arnold
01:00:35qu'il eut à cause d'une liaison
01:00:36avec une femme de chambre
01:00:38en 1996
01:00:40forcément il y a de quoi se sentir coupable
01:00:42parce que oui
01:00:43tout avoir
01:00:44c'est aussi prendre le risque
01:00:45de tout perdre
01:00:46et ça Arnold
01:00:47l'a appris à ses dépens
01:00:48quoi qu'il en soit
01:00:49cet homme est un exemple
01:00:50de réussite
01:00:51de persévérance
01:00:52et de force
01:00:53il aura tout réussi
01:00:54sur le plan professionnel
01:00:56il est considéré aujourd'hui
01:00:57comme le plus grand bodybuilder
01:00:58de tous les temps
01:00:59et comme une des stars de cinéma
01:01:00les plus influentes
01:01:01de l'histoire d'Hollywood
01:01:02grâce à une filmographie
01:01:04qui fait encore rêver
01:01:04plusieurs générations
01:01:06il a vécu différentes vies
01:01:08il a tout connu
01:01:09la pauvreté
01:01:10la richesse
01:01:11la célébrité
01:01:12le pouvoir
01:01:13toutes les souffrances
01:01:14toutes les joies
01:01:15il a toujours été persuadé
01:01:17que son nom sonnerait
01:01:18comme un synonyme de grandeur
01:01:19même à l'époque
01:01:20où on lui disait
01:01:21que personne ne pourrait
01:01:22ne serait-ce que le prononcer correctement
01:01:24mais il n'a jamais cessé d'y croire
01:01:26et aujourd'hui
01:01:27le monde entier
01:01:27connaît le nom
01:01:28d'Arnold Schwarzenegger
01:01:31j'espère que quand j'ai long gone
01:01:34les gens disent
01:01:35qu'il a fait une différence
01:01:3810沒有
01:01:382
01:01:381
01:01:402
01:01:432
01:01:433
01:01:431
01:01:452
01:01:463
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01:01:491
01:01:50Merci.
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