- il y a 2 semaines
Ce mardi 24 février marque les quatre ans de l'invasion russe en Ukraine. Les députés sont largement revenus sur la question du soutien au peuple ukrainien, du bilan actuel de la guerre et des sanctions à prendre contre la Russie.
Le ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot a été interrogés à plusieurs reprises sur le sujet et a rendu "hommage au courage des ukrainiens" en rappelant que la France était "au rendez-vous" dans ce qu'il a qualifié de "guerre contre la démocratie". Le ministre a notamment été interpellé sur la questions du gel des actifs russes.
Alors que le salon de l'agriculture a ouvert ses portes le 21 février dernier, l'agriculture et le projet de loi d'urgence agricole ont aussi été un thème central au cours de ces questions au gouvernement. Le député UDR Maxime Michelet a exhorté le ministre des Relations avec le parlement, Laurent Panifous, à revoir son calendrier et accélérer l'arrivée du texte de loi pour soutenir les agriculteurs.
Autre séquence marquante au cours de cette séance, l'échange entre le député de La France insoumise Ugo Bernalicis et le ministre de l'intérieur Laurent Nunez à propos de la dissolution du collectif d'extreme droite Némésis : "J'analyserai le dossier" a répondu le ministre à la demande du député.
L'impot des plus riches, la désindustrialisation de la France ou encore la santé mentale des jeunes ont aussi été abordés lors de ces questions au gouvernement.
Le ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot a été interrogés à plusieurs reprises sur le sujet et a rendu "hommage au courage des ukrainiens" en rappelant que la France était "au rendez-vous" dans ce qu'il a qualifié de "guerre contre la démocratie". Le ministre a notamment été interpellé sur la questions du gel des actifs russes.
Alors que le salon de l'agriculture a ouvert ses portes le 21 février dernier, l'agriculture et le projet de loi d'urgence agricole ont aussi été un thème central au cours de ces questions au gouvernement. Le député UDR Maxime Michelet a exhorté le ministre des Relations avec le parlement, Laurent Panifous, à revoir son calendrier et accélérer l'arrivée du texte de loi pour soutenir les agriculteurs.
Autre séquence marquante au cours de cette séance, l'échange entre le député de La France insoumise Ugo Bernalicis et le ministre de l'intérieur Laurent Nunez à propos de la dissolution du collectif d'extreme droite Némésis : "J'analyserai le dossier" a répondu le ministre à la demande du député.
L'impot des plus riches, la désindustrialisation de la France ou encore la santé mentale des jeunes ont aussi été abordés lors de ces questions au gouvernement.
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00:00:01Bonjour à tous, la séance est ouverte.
00:00:07Il y a quatre ans, jour pour jour, la Russie agressait l'Ukraine.
00:00:12Depuis, l'Ukraine résiste héroïquement et nous sommes à ses côtés.
00:00:17Après tant de sacrifices, de bravoure, mais aussi de souffrance,
00:00:21nous formons tous le vœu qu'une paix durable et juste puisse enfin être trouvée.
00:00:26En notre nom à tous, je tiens à saluer l'ambassadeur d'Ukraine présent en tribune
00:00:31et à travers lui à saluer le peuple ukrainien.
00:01:10Merci beaucoup.
00:01:11L'ordre du jour appelle les questions au gouvernement.
00:01:14La première question va être posée par madame Anne-Laure Blain pour le groupe droite républicaine.
00:01:21Merci madame la présidente.
00:01:22Monsieur le Premier ministre, le salon de l'agriculture vient d'ouvrir, c'est une vraie fierté nationale.
00:01:28Mais il faut dire les choses, ici dans cet hémicycle, beaucoup militent pour la décroissance.
00:01:33Une décroissance qui ne fait qu'affaiblir nos agriculteurs alors que notre priorité devrait être de les soutenir.
00:01:40Le Ménéloir a les pieds dans l'eau, dans ma circonscription, à Saumur, à Brion.
00:01:46Les champs sont gorgés d'eau, partout l'eau file, sans que l'on puisse la stocker.
00:01:51Nous avons besoin d'un véritable sursaut.
00:01:54Nos souverainetés semencières et alimentaires sont menacées sous le poids des surtranspositions
00:01:58et des normes excessives, souvent, très souvent, plus dures que celles imposées à nos concurrents.
00:02:05Là où d'autres nations protègent leur agriculture, comme un actif stratégique,
00:02:09en France, c'est toujours la même rengaine, la contrainte.
00:02:13Depuis l'an dernier, notre balance commerciale agroalimentaire a chuté de près de 4,7 milliards d'euros.
00:02:19Et la balance des produits agricoles bruts est devenue déficitaire.
00:02:24Nos agriculteurs ne demandent qu'une seule chose, vivre dignement de leur travail.
00:02:29Mais ils se sont pris en étau entre des contraintes nationales et des limites européennes,
00:02:34dans un contexte de distorsion de concurrence, alors que 25% des produits importés ne respecteraient pas nos standards.
00:02:41En 20 ans, le code rural a augmenté de 140%.
00:02:45Le code dans l'environnement, 960%.
00:02:49Un vrai enfer administratif.
00:02:51Monsieur le Premier ministre, si vous avez envoyé quelques signaux, il nous faut aller plus loin et plus vite.
00:02:57Il faut déployer les moyens de stockage d'eau.
00:02:59Il faut changer de paradigme envers l'administration et mettre en place un véritable droit à l'erreur.
00:03:04Il faut stopper net toutes les surtranspositions et supprimer toutes les agences inutiles, à commencer par l'OFB.
00:03:10Monsieur le Premier ministre, avec Laurent Wauquiez, notre groupe de la droite républicaine, nous vous le demandons.
00:03:15Est-ce qu'enfin, le projet de loi d'urgence agricole contiendra toutes ces réponses concrètes que nos agriculteurs attendent
00:03:21?
00:03:22Merci beaucoup, madame la députée.
00:03:24La parole est à monsieur Laurent Panifousse, ministre en charge des relations avec le Parlement.
00:03:32Merci, madame la présidente.
00:03:34Mesdames, messieurs les députés, madame la députée Anne-Laure Blain.
00:03:38Vous parlez de souveraineté et vous avez raison.
00:03:41La reconquête de notre souveraineté alimentaire est la boussole de l'action du gouvernement.
00:03:46C'est le sens des conférences de la souveraineté alimentaire que la ministre a lancées en décembre dernier.
00:03:51Leur phase nationale vient de s'achever.
00:03:54Dans un temps contraint, producteurs, transformateurs et distributeurs ont accepté un exercice exigeant de concertation et de vérité.
00:04:03C'est précisément ceux-là, les plans stratégiques par filière, que vous appelez de vos voeux.
00:04:08Il en ressort une détermination claire, reprendre la main, affronter lucidement les défis et agir.
00:04:14La ministre est d'ailleurs actuellement au Salon de l'Agriculture en train d'annoncer les résultats de ce travail
00:04:20collectif des filières.
00:04:22Nous entrons désormais dans la phase territoriale.
00:04:24Partout en France, avec les préfets, les régions, les chambres d'agriculture et les filières, nous devons transformer l'ambition
00:04:30en projet concret.
00:04:32Des exploitations qui s'installent, des bâtiments qui se construisent, des emplois qui se créent.
00:04:38Notre responsabilité est simple, franchir la barre que nous avons nous-mêmes fixée et redonner à la France la maîtrise
00:04:46de son destin alimentaire.
00:04:48Beaucoup a été fait, mais nous devons désormais encore accélérer.
00:04:53C'est le sens de la loi agricole que nous préparons en allant à la rencontre des agriculteurs dans toutes
00:04:58les régions.
00:04:59Les consultations engagées, notamment à l'occasion de ce Salon de l'Agriculture, nous permettent d'apporter des réponses concrètes
00:05:05aux difficultés du quotidien.
00:05:06Sur l'eau, sur le loup, la prédation en général, sur les moyens de production et sur d'autres sujets
00:05:12en cours de discussion,
00:05:13nous activerons tous les leviers disponibles dans le temps contraint qui est le nôtre pour simplifier la vie des agriculteurs.
00:05:21Cette loi sera très opérationnelle et conformément à notre engagement, une première lecture aura lieu au Sénat avant l'été.
00:05:29Nous serons au rendez-vous et nous savons que nous pourrons compter sur vous, madame la députée.
00:05:35Merci beaucoup, monsieur le ministre. La parole est à présent à monsieur Maxime Amblat pour le Rassemblement national.
00:05:43Merci, madame la présidente. Monsieur le ministre de l'économie, quel ne fut pas mon étonnement de nous voir parvenir
00:05:48juste après la publication de votre PPE 3,
00:05:51le fameux rapport d'EDF sur la modulation qui était pris depuis deux mois.
00:05:54Qu'elle ne fut pas ma surprise à sa lecture de voir que ce que nous disions depuis des années
00:05:59au Rassemblement national,
00:06:00ce sur quoi j'avais alerté il y a un an, s'avère confirmé par ce même rapport,
00:06:03que nos réacteurs sont optimisés pour fonctionner à pleine puissance,
00:06:07que l'augmentation de la production éolienne et photovoltaïque amène inévitablement à augmenter la modulation du parc ainsi que la
00:06:13fréquence des arrêts
00:06:13et que les contraintes physiques, thermiques et mécaniques qui en découlent impliquent une usure prématurée des réacteurs.
00:06:19Mais surtout, monsieur le ministre, quelle ne fut pas ma stupeur à la lecture de votre PPE 3 de voir
00:06:24que vous m'avez délibérément menti.
00:06:26Alors que vous me répondiez ici même il y a quelques semaines qu'elle prendrait en compte les conclusions du
00:06:31dit rapport,
00:06:31il se trouve que la modulation n'est finalement mentionnée que dans un pauvre petit paragraphe,
00:06:36paragraphe qui dit même le contraire du rapport en osant comparer la modulation planifiée et saisonnière des années 90
00:06:41à la modulation contrainte et infrajournalière d'aujourd'hui,
00:06:44quand EDF lui-même nous dit que 2024 est un tournant sur la nature de ces modulations et de ces
00:06:50impacts.
00:06:51Des impacts concrets et avérés qui ne sont même pas chiffrés ou qui ne le sont plus.
00:06:55Car bizarrement, il semble qu'une partie soit manquante.
00:06:58Je parle évidemment là de la partie qui traite de l'impact économique de cette nouvelle forme de modulation.
00:07:03Mais soyez rassurés, il s'agit là d'une partie que j'ai pu me procurer et qui est sans
00:07:07appel.
00:07:07Des dizaines de milliards de manques à gagner, de charges supplémentaires et de surcoûts directs et indirects
00:07:12qui sont venus immanquablement s'ajouter aux dizaines de milliards de subventions d'ores et déjà englouties par les énergies
00:07:17intermittentes
00:07:18et qui sont venus grossir la facture d'électricité.
00:07:20En bref, des conclusions qui n'allaient pas dans le sens de votre désastreuse PPE 3
00:07:24et que vous préférez donc cacher.
00:07:25Une désastreuse PPE 3 qui s'assoit sur les prévisions de consommation de RTE,
00:07:29qui poursuit sa fuite en avant sur les déploiements démesurés de sources intermittentes,
00:07:33qui balaye d'un revers de la main les impacts de la modulation nucléaire
00:07:36et dont le tout continuera immanquablement à faire exploser la facture d'électricité des Français.
00:07:41Alors, Monsieur le Ministre, dans un dernier espoir d'obtenir une réponse honnête de votre part,
00:07:45ma question sera plus simple que les précédentes.
00:07:47Quand allez-vous enfin arrêter de nous prendre pour des buses ?
00:07:50Je vous remercie.
00:07:51Merci, Monsieur le député.
00:07:52La parole est à Monsieur Roland Lescure, ministre de l'Economie et des Finances.
00:07:57Merci, Madame la Présidente.
00:07:59Mesdames, Messieurs les députés, Monsieur le député Maxime Anglard,
00:08:03à question malhonnête...
00:08:06Qu'est-ce que j'ai dit en blanc ?
00:08:09À question malhonnête, réponse honnête.
00:08:12Une fois de plus, bah oui.
00:08:15Une fois de plus, sur ce sujet, comme souvent, vous partez dans tous les sens,
00:08:19vous nous faites des protéines d'attention et vous racontez largement n'importe quoi.
00:08:24Qui plus est en proposant de censurer le gouvernement sur la base d'un document
00:08:29pour lequel vous envisagez donc de ne pas débattre à l'Assemblée ?
00:08:32Vous le savez sans doute, nous avons proposé à l'Assemblée nationale de débattre de ce décret.
00:08:36C'est prévu le 25 mars, Madame la Présidente, en audition des commissions économiques, finances et développement durable.
00:08:42Si le gouvernement venait à tomber demain, évidemment, le décret serait toujours là,
00:08:46mais ce débat n'aurait pas lieu.
00:08:49Monsieur le député, vous le savez, la modulation, d'ailleurs vous l'avez évoquée,
00:08:55ça fait partie, j'allais dire, de l'ordinaire.
00:08:58Et vous le savez que dans les années 70 et 80,
00:09:00quand on a lancé un grand programme électronucléaire,
00:09:03à l'époque déjà, des gens sans doute comme vous,
00:09:07reprojait au gouvernement qui se lançait dans ce grand programme
00:09:10de faire de la modulation excessive, de risquer de mettre EDF en faillite
00:09:14et de ne pas être passé par l'Assemblée pour adopter ce grand projet.
00:09:18Oui, nous assumons, Monsieur le député,
00:09:21de lancer un grand projet d'investissement dans les énergies nucléaires
00:09:25et dans les énergies alternatives,
00:09:27de manière à mettre la France sur la voie du XXIe siècle
00:09:31et que les 30 années qui viennent permettent effectivement à la France
00:09:34d'avoir une énergie décarbonée, souveraine
00:09:37et qui nourrisse les filières industrielles.
00:09:39Monsieur le député, il y a un an de ça, à peine, en mai dernier,
00:09:43vous disiez les réacteurs, on n'a qu'à les faire construire
00:09:45par les Coréens et les Américains.
00:09:48Monsieur Tanguy, qui braille derrière vous,
00:09:50est fasciné par la capacité des Chinois
00:09:52à construire des réacteurs en 5 ans.
00:09:55Nous assumons le fait de prendre le temps
00:09:58de financer des investissements fabriqués en France
00:10:01qui tiendront compte de l'ensemble des enjeux,
00:10:03y compris de ceux de la mobilisation.
00:10:05Nous faisons le choix de la souveraineté.
00:10:07Merci beaucoup, Monsieur le ministre.
00:10:07Vous faites le choix alternatif.
00:10:10Merci. La parole est à présent à Monsieur Hugo Bernalicis
00:10:14pour la France Insoumise.
00:10:18Monsieur le ministre de l'Intérieur,
00:10:20avez-vous pris connaissance des révélations publiées
00:10:22par l'Humanité concernant les liens entre des militantes
00:10:25du collectif d'extrême droite Némésis
00:10:27et des néo-nazis du groupe Audace ?
00:10:30Je vous les lis.
00:10:31On peut être deux ou trois filles à tracter
00:10:34là où vous voulez les choper, un peu pour faire l'appât.
00:10:37Ces échanges intervenus en octobre dernier à Lyon
00:10:39visaient à organiser un guet-apens
00:10:41contre des militants antifascistes.
00:10:43Les faits sont graves.
00:10:45Ils décrivent des méthodes d'intimidation
00:10:47et de violence politique assumées.
00:10:49Des fémo-nationalistes qui échangent avec des néo-nazis
00:10:52pour piéger et frapper des opposants politiques.
00:10:56Nous le disons, la violence politique
00:10:58dessert notre projet.
00:11:00Mais qu'en est-il du vôtre ?
00:11:02Ce sont ces mêmes groupes que votre ministère
00:11:04n'a pas interdit de défiler récemment à Lyon
00:11:06dans un contexte de récupération d'un drame humain
00:11:09avec des mots d'ordre et des symboles
00:11:11qui révèlent la montée du fascisme.
00:11:15Votre famille politique doit s'expliquer
00:11:17quand votre candidate Martine Vassal reprend une devise pétainiste,
00:11:21quand votre ministre Aurore Berger cite l'antisémite d'extrême droite,
00:11:25Charles Maurras, et propose un accord politique électoral
00:11:29avec le Rassemblement National.
00:11:31Le bruit des bottes se fait de plus en plus lourd dans notre pays.
00:11:35Je dénonce que votre ministère a fait le choix
00:11:37pour des raisons politiciennes, de réprimer les mouvements sociaux pacifiques,
00:11:41des manifestations écologistes non violentes,
00:11:43des rassemblements pour la paix en Palestine.
00:11:46Et quand des néo-nazis défilent, là, non !
00:11:49Non !
00:11:50Ça ne trouble pas votre ordre public ?
00:11:55Je vous pose donc une question précise.
00:11:57Allez-vous saisir la justice
00:11:59pour demander la dissolution judiciaire du collectif Némésis ?
00:12:03Ou bien comme votre prédécesseur, Bruno Retailleau, vous dites
00:12:07bravo pour votre combat, vous savez que j'en suis très proche.
00:12:11Nous, nous sommes antifascistes parce que nous sommes républicains.
00:12:15Et vous ? Et vous ?
00:12:18Merci.
00:12:20Merci, monsieur le député.
00:12:21La parole est à monsieur Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
00:12:26Madame la Présidente, mesdames et messieurs les députés,
00:12:28monsieur le député Hugo Bernalassi, je vais vous répondre en républicain.
00:12:31Je vais vous répondre en républicain en deux temps.
00:12:33D'abord, concernant la manifestation.
00:12:35La manifestation, elle avait été déclarée.
00:12:37Elle avait été déclarée par des personnes.
00:12:39Et elle a été déclarée comme un hommage en la mort dramatique de Quentin.
00:12:43Hommage en Quentin.
00:12:44Et cette manifestation, évidemment, je ne l'ai pas autorisée, je ne l'ai pas interdite.
00:12:48Pourquoi ? Parce que vous le savez très bien, et vous êtes bien placé pour le savoir,
00:12:51je ne peux interdire des manifestations que quand il y a des risques de troubles à l'ordre public.
00:12:55Et qu'en plus, je ne suis pas en mesure de les contenir.
00:12:58Donc j'ai apprécié en conscience, et j'ai considéré qu'il n'y avait pas lieu d'interdire ce
00:13:04rassemblement.
00:13:05Pour autant, est-ce que cela veut dire que nous partageons les gestes et les propos inacceptables ?
00:13:10Gestes qui ont été tenus, les propos inacceptables qui ont été entendus ?
00:13:14Évidemment non, puisque la justice a été saisie.
00:13:16Vous savez que la préfète du Rhône a exercé un article 40,
00:13:20et que des enquêtes judiciaires ont été ouvertes,
00:13:22et que ces gestes et ces propos seront poursuivis et seront punis.
00:13:26Concernant la dissolution d'un certain nombre de structures,
00:13:28vous avez parlé notamment de Némésis.
00:13:31Moi je suis un républicain, je suis un ministre de l'Intérieur républicain.
00:13:34Il n'y a aucun groupe qui échappe au contrôle et à la vigilance des services qui sont placés sous
00:13:42mon autorité.
00:13:43Vous savez que les règles de dissolution sont très claires.
00:13:46En police administrative, tout groupement qui appelle à la violence, à la discrimination, à la haine,
00:13:52est susceptible de faire l'objet d'une procédure de dissolution.
00:13:56Aucune structure n'y échappe, y compris les groupuscules de la mouvance identitaire à laquelle appartient Némésis.
00:14:06Que les choses soient claires, dans l'esprit du ministre de l'Intérieur que je suis, c'est le cas.
00:14:11Et ensuite j'analyserai, comme je le fais pour tous les groupes d'ultra droite comme d'ultra gauche,
00:14:15s'ils rentrent dans le cadre de la dissolution ou pas.
00:14:17Concernant la saisine de la justice, il y a une enquête judiciaire qui est en cours sur les faits de
00:14:22Lyon,
00:14:22et je ne doute pas que s'ils le devaient, la justice, si elle le devait, pardon,
00:14:27les magistrats n'hésiteront pas à étendre leurs investigations là où elles le doivent.
00:14:31Peut-être même dans vos rangs, comme dans d'autres rangs.
00:14:34Merci monsieur le ministre.
00:14:36Merci beaucoup monsieur le ministre.
00:14:39La parole est à présent, monsieur Christophe Plassard pour le groupe Horizon.
00:14:47Merci madame la présidente.
00:14:48Monsieur le ministre de l'économie,
00:14:50Le dixième baromètre des investissements industriels mondiaux positionne la France à la quatrième place
00:14:55derrière les Etats-Unis, la Chine et l'Inde entre 2021 et 2025 avec 139 milliards de dollars reçus,
00:15:03ce qui représente le tiers des investissements réalisés en Europe.
00:15:06Cette enquête démontre l'attractivité de notre pays, elle doit cependant nous alerter.
00:15:10Aux Etats-Unis, ce sont les Américains qui investissent.
00:15:13En France, 78% des investissements viennent de l'étranger, soit 166 milliards de dollars.
00:15:19Ces chiffres traduisent une réalité implacable.
00:15:21Nos fleurons industriels attirent, intéressent, séduisent les financiers.
00:15:26De Gaulle disait que les Etats n'ont pas d'admis, seulement des intérêts.
00:15:29Ces investisseurs ne sont donc pas tous nos amis.
00:15:32Néanmoins, la France est aussi championne d'Europe des autorisations d'investissement sous condition
00:15:35afin de préserver notre souveraineté.
00:15:37Vous avez traité ces dernières semaines de nombreux dossiers d'IEF, comme Eutelsat, LMB, Exaion,
00:15:43qui ont attiré les médias et suscité de nombreux commentaires politiques.
00:15:46Un travail important a été entrepris, comme indiquait mon rapport sur la guerre économique.
00:15:50Nos services fonctionnent, mais manque de muscles.
00:15:53Le CIC n'est doté que de 70 ETP et la loi de blocage de 1968 est plafonnée à une
00:15:58amende de 18 000 euros, par exemple.
00:16:00Il s'agit bien d'une ligne de crête entre le financement des entreprises françaises qui ont besoin de capitaux
00:16:05et la nécessité vitale de préserver notre souveraineté économique.
00:16:09Car au-delà des secteurs dits stratégiques se pose la question de notre indépendance
00:16:13dans un environnement géopolitique de plus en plus instable.
00:16:16Nous sortons de la naïveté vis-à-vis de la mondialisation heureuse et c'est indispensable.
00:16:21Maintenant, nous avons besoin d'outils juridiques, économiques, humains
00:16:24pour préserver nos industries sans les couper des ressources dont elles ont besoin.
00:16:28Monsieur le ministre, ma crainte est simple.
00:16:30La France perd a-t-elle de sa souveraineté ses financements internationaux ?
00:16:34Que compte faire le gouvernement afin de nous doter de ces outils de protection de notre économie ?
00:16:38Et suivant quel calendrier afin de traiter le fond du sujet
00:16:41plutôt que de devoir feuilletonner le nom de chaque semaine d'entreprises différentes ?
00:16:46Je vous remercie.
00:16:47Merci beaucoup, monsieur le député.
00:16:49La parole est à monsieur Roland Lescure, ministre de l'Economie et des Finances.
00:16:53Merci, madame la présidente, mesdames, messieurs les députés.
00:16:55Monsieur le député Christophe Plassard, merci pour votre question
00:16:58qui, loin des caricatures et parfois des fausses nouvelles qui ont égrené ces dernières semaines,
00:17:03permettent de bien poser un bon problème.
00:17:05Vous l'avez dit, la France, elle attire.
00:17:06Elle attire des capitaux.
00:17:08Et je vais dire, c'est tant mieux.
00:17:09On est capable de développer des entreprises françaises
00:17:11dans des secteurs importants d'innovation
00:17:13grâce à des gens qui choisissent la France.
00:17:15La France, elle conquiert aussi.
00:17:17On a des entreprises françaises qui croissent à l'international,
00:17:20y compris d'ailleurs en Amérique du Nord,
00:17:21où il y a beaucoup d'entreprises qui investissent.
00:17:23Mais ces succès à l'international ne doivent pas se faire au prix de la souveraineté.
00:17:28Vous l'avez mentionné.
00:17:29Et de ce point de vue-là, nous disposons, vous l'avez aussi évoqué,
00:17:31d'un dispositif plutôt exemplaire en Europe,
00:17:34mais que nous devons régulièrement réinterroger et pourquoi pas approfondir.
00:17:38C'était le fameux décret Montebourg passé il y a un peu plus de 10 ans,
00:17:42qui a été régulièrement approfondi, élargi,
00:17:45notamment dans les secteurs concernés,
00:17:47qui nous a permis d'examiner plus de 400 dossiers récemment,
00:17:50notamment les trois dossiers que vous avez mentionnés.
00:17:52Nous sommes capables aujourd'hui de bloquer des transactions
00:17:54quand nous considérons qu'elles mettent en danger la souveraineté,
00:17:57de mettre en place des conditions extrêmement strictes,
00:18:01comme ça a été le cas pour LMB ou Exaillon,
00:18:04ou parfois de laisser des investissements se faire.
00:18:06Nous avons considéré, le Premier ministre a considéré,
00:18:09qu'il était temps de revoir cette doctrine
00:18:10pour voir si on pouvait à nouveau l'adapter,
00:18:13l'élargir, l'approfondir, notamment à des secteurs nouveaux.
00:18:15Et il a souhaité que nous vous confions une mission,
00:18:18M. Plassard, avec le député Jean-Louis Thériault
00:18:20et le député Charles Rodouel,
00:18:22de manière à réexaminer ces dispositifs
00:18:25et voir si on peut les améliorer,
00:18:27à la fois dans un cadre français,
00:18:29mais aussi, pourquoi pas, dans un cadre européen
00:18:31où les notions, notamment, de préférence européenne sont en cours.
00:18:34Vous le voyez, nous n'abandonnons pas ce sujet,
00:18:36qui est un sujet important.
00:18:37Nous souhaitons que la France soit ouverte,
00:18:39mais nous souhaitons, évidemment,
00:18:41qu'elle ne soit pas ouverte à 80 ans,
00:18:42et que la souveraineté industrielle de nos grands champions
00:18:45puisse être préservée,
00:18:46et qu'on puisse continuer à développer de belles pépites.
00:18:49Merci.
00:18:50Merci beaucoup, M. le ministre.
00:18:53La parole est à Mme Eva Sasse,
00:18:55pour le groupe écologiste et social.
00:18:57Ma question s'adresse à M. le ministre des Comptes publics.
00:19:01M. le ministre,
00:19:02le 14 janvier,
00:19:03votre prédécesseur, Amélie de Montchalin,
00:19:05affirmait ici, en réaction aux propos d'Éric Lombard,
00:19:08« Il n'est pas vrai que des dizaines de milliers
00:19:10de Français fortunés ne paieraient aucun impôt sur le revenu.
00:19:14Il n'y a pas de document à Bercy qui le montrerait. »
00:19:17Depuis, nous avons eu la preuve qu'Amélie de Montchalin avait menti.
00:19:23Une preuve qui vient tout droit de Bercy,
00:19:26qui confirme que 13 335 contribuables assujettis à l'impôt sur la fortune immobilière
00:19:31ne payent aucun impôt sur le revenu,
00:19:34alors même que leur seul patrimoine immobilier dépasse 1,3 million d'euros.
00:19:39Ces chiffres confirment, une fois de plus,
00:19:42ce que nous dénonçons sans relâche.
00:19:44Les plus riches contournent massivement l'impôt.
00:19:47Vous le savez, et vous ne faites rien,
00:19:51à part quelques mesures cosmétiques,
00:19:53comme la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus,
00:19:56au rendement annoncé de 1,9 milliard d'euros,
00:19:58qui ne rapportera finalement que 400 millions d'euros,
00:20:02et votre taxe holding, dont le rendement ne dépassera pas 100 millions d'euros.
00:20:07Les moyens existent pourtant de s'attaquer à la suroptimisation fiscale des ultra-riches.
00:20:12Nous vous en avons proposé un, ici même, il y a un an,
00:20:16la taxe Zuckmann, que nous avons fait adopter dans la niche du groupe écologiste et social.
00:20:22Une mesure juste, qui ne vise pas les plus riches en général,
00:20:25mais seulement ceux qui abusent de l'optimisation fiscale.
00:20:29Une mesure que 86% des Français attendent.
00:20:32Mais vous, avec le bloc central, la droite et l'extrême droite,
00:20:36vous avez refusé de l'intégrer au budget 2026.
00:20:40Les Français ont pourtant droit à l'équité devant l'impôt.
00:20:44C'est une question de justice, c'est une question de cohésion nationale.
00:20:49Alors, monsieur le ministre, j'aurais deux questions.
00:20:52Comment expliquez-vous que la ministre des Comptes publics
00:20:54ait menti devant la représentation nationale,
00:20:57et quand le gouvernement s'attaquera-t-il enfin à l'évasion fiscale des plus riches ?
00:21:02Merci beaucoup, madame la députée.
00:21:04La parole est à monsieur David Amiel, ministre en charge des Comptes publics.
00:21:08Merci, madame la présidente.
00:21:10Mesdames et messieurs les députés, madame la députée Sasse.
00:21:14Il faut arrêter d'entretenir la confusion dans ce débat.
00:21:18Parce que la note que vous évoquez,
00:21:20qui a été produite à la demande express du Sénat,
00:21:24après les demandes qui avaient été formulées le 22 janvier,
00:21:27recouvre des situations extrêmement différentes,
00:21:30tout simplement parce qu'il y a des raisons extrêmement différentes
00:21:34qui peuvent expliquer une déconnexion entre la valeur du patrimoine immobilier
00:21:38et le montant du revenu imposable.
00:21:41Il y a des retraités qui possèdent des biens dans des zones
00:21:44qui ont connu une flambée immobilière,
00:21:46il y a des entrepreneurs qui ont des revenus extrêmement variables.
00:21:49Il y a énormément de cas de la sorte,
00:21:51mais madame la députée,
00:21:53pour précisément qu'il n'y ait aucune confusion,
00:21:56une analyse plus approfondie des différents cas possibles,
00:21:59dans le respect évidemment du secret fiscal,
00:22:01sera mise à disposition du Parlement.
00:22:04Parce que, madame la députée,
00:22:06ce qui compte, ce n'est pas d'entretenir la confusion,
00:22:09c'est l'action.
00:22:10La loi de finances qui a été promulguée
00:22:13comporte des mesures essentielles
00:22:15de lutte contre l'optimisation fiscale abusive.
00:22:19Il ne sera désormais plus possible
00:22:21de transmettre un château à ses enfants
00:22:24en bénéficiant du pacte d'Utreil.
00:22:26Il ne sera plus possible
00:22:27d'héberger dans une holding,
00:22:29un chalet, un yacht,
00:22:31louer une semaine par an
00:22:32afin d'échapper à l'impôt sur le revenu.
00:22:34Ces outils,
00:22:37ces méthodes qui étaient utilisées
00:22:40pour abuser
00:22:42de l'optimisation fiscale
00:22:44ne seront plus possibles
00:22:45après la loi de finances qui a été interdite.
00:22:46Et il faudra aller plus loin,
00:22:48madame la députée,
00:22:49en matière de lutte contre la fraude fiscale.
00:22:51Et le projet de loi
00:22:53qui est en cours d'examen au Parlement
00:22:55permettra de renforcer
00:22:56la détection,
00:22:58le recouvrement,
00:22:59la répression de ceux
00:23:00qui font de la fraude
00:23:02un business.
00:23:03Et j'espère,
00:23:04madame la députée,
00:23:06que nous pourrons compter sur vous
00:23:07pour donner à nos services
00:23:09de recouvrement,
00:23:10à nos services de contrôle fiscal,
00:23:12les moyens dont ils ont besoin
00:23:13dans le cadre de ce projet de loi.
00:23:15Merci beaucoup,
00:23:16monsieur le ministre.
00:23:18La parole est à présent
00:23:19à madame Priska Thévenot
00:23:20pour le groupe Ensemble pour la République.
00:23:23Merci, madame la présidente.
00:23:24Monsieur le ministre de l'Europe
00:23:26et des Affaires étrangères,
00:23:28il y a quatre ans,
00:23:29jour pour jour,
00:23:29la Russie envahissait l'Ukraine.
00:23:32Quatre ans après,
00:23:33l'Ukraine tient toujours.
00:23:35Elle tient sous les frappes massives.
00:23:37Elle tient malgré les destructions.
00:23:39Elle tient parce qu'elle défend sa liberté.
00:23:42Et en défendant sa liberté,
00:23:43elle protège aussi notre sécurité collective,
00:23:46notre modèle démocratique
00:23:47et l'idée même que la force
00:23:48ne fait pas le droit sur notre continent.
00:23:51Dans ce combat,
00:23:52la France a toujours été au rendez-vous
00:23:53et elle l'est plus encore aujourd'hui.
00:23:56La coalition des volontaires
00:23:57à l'initiative du président de la République
00:23:59l'a démontré.
00:24:00Notre pays ne subit pas les événements,
00:24:02il organise la riposte européenne.
00:24:04Car oui,
00:24:05quatre ans après,
00:24:05le moment est décisif.
00:24:07L'Ukraine a besoin d'un soutien massif
00:24:09et immédiat.
00:24:10Or, le fait de soutenir les Ukrainiens
00:24:12ne fait toujours pas l'unanimité
00:24:14au sein de la classe politique française.
00:24:17Aussi bien ici à l'Assemblée nationale
00:24:19qu'au Parlement européen.
00:24:22Un prêt de 90 milliards d'euros
00:24:23a été décidé au niveau européen.
00:24:25Mais ce prêt est désormais bloqué
00:24:26par la ombrie d'Orban,
00:24:27amie de Mme Le Pen
00:24:28et de M. Bardella.
00:24:30Oui, M. Tanguy.
00:24:31D'ailleurs, le RN a voté
00:24:32contre ce prêt au Parlement européen.
00:24:35Si l'extrême droite continue en réalité
00:24:36d'être le soutien de M. Poutine,
00:24:38l'extrême gauche n'a rien à lui envier.
00:24:40La France insoumise a annoncé
00:24:42son opposition à la stratégie d'aide.
00:24:44Pendant que les extrêmes bloquent,
00:24:46les soldats et les civils ukrainiens meurent.
00:24:48L'heure n'est plus au blocage,
00:24:49mais à l'action.
00:24:50Et aujourd'hui, le choix de l'action est clair.
00:24:52C'est la raison pour laquelle
00:24:53Gabriel Attal et des députés de notre groupe
00:24:55sont aujourd'hui en Ukraine.
00:24:56Ce déplacement n'est pas symbolique.
00:24:58Il incarne la constance
00:24:59et la lucidité de ma famille politique.
00:25:02Des dizaines de milliards d'euros
00:25:03d'actifs russes sont aujourd'hui gelés
00:25:05dans les banques européennes
00:25:06alors que l'Ukraine se reconstruit sous les bombes.
00:25:09La proposition portée par Gabriel Attal
00:25:11est juste et de bon sens.
00:25:12Il revient à la Russie
00:25:13d'assumer le coût financier de cette guerre.
00:25:16Alors, monsieur le ministre,
00:25:17que comptez-vous faire
00:25:18pour lever les blocages qui existent
00:25:19et permettre l'utilisation de ces avoirs gelés ?
00:25:22Je vous remercie.
00:25:24Merci, madame la députée.
00:25:25La parole est à monsieur Jean-Noël Barraud,
00:25:27ministre de l'Europe et des Affaires étrangères.
00:25:30Merci, madame la présidente,
00:25:31d'avoir rendu hommage tout à l'heure
00:25:33au courage et à la résistance héroïque
00:25:36du peuple ukrainien depuis maintenant 4 ans.
00:25:414 ans qui s'ajoutent à 8 années,
00:25:44qui font 12 années de cette révolution
00:25:46pacifique, démocratique et européenne
00:25:48qui commença en 2014 sur le Maïdan
00:25:51et que Vladimir Poutine tente en vain
00:25:54d'étouffer par sa guerre d'agression.
00:25:57Je veux saluer aussi la présence
00:25:59de Gabriel Attal,
00:26:00le président du groupe
00:26:01et des députés qui l'accompagnent,
00:26:03comme celle de chef de parti,
00:26:05Olivier Faureyé également,
00:26:07qui manifeste par leur présence
00:26:09le soutien indéfectible
00:26:11de la France et des Français
00:26:12à la cause de l'Ukraine.
00:26:15Une cause qui est juste,
00:26:17mais qui est une cause qui touche aussi
00:26:18à nos intérêts directs,
00:26:20puisque le combat des Ukrainiens,
00:26:22c'est aussi un combat pour la sécurité
00:26:23et la paix sur le continent européen.
00:26:27C'est la raison pour laquelle la France,
00:26:28vous l'avez parfaitement rappelé,
00:26:30s'est tenue aux côtés de l'Ukraine
00:26:32dès le premier jour.
00:26:33Et qu'aujourd'hui,
00:26:35le président de la République a réuni
00:26:36la coalition des volontaires
00:26:37qui, sans attendre le cessez-le-feu,
00:26:40prépare les conditions
00:26:41d'une paix juste et durable
00:26:42par des garanties de sécurité
00:26:45permettant de dissuader
00:26:46toute nouvelle agression à l'avenir.
00:26:49Alors oui, nous avons décidé
00:26:50au mois de décembre dernier,
00:26:52nouvelle décision historique
00:26:54prise par les Européens,
00:26:55de consacrer 90 milliards d'euros,
00:26:57de les apporter à l'Ukraine
00:26:59pour mettre le pays
00:27:00à l'écart de toute difficulté financière
00:27:03dans les deux ans qui viennent.
00:27:04Je n'ai aucun doute sur le fait
00:27:07que ce prêt sera définitivement adopté
00:27:10dans les jours qui viennent.
00:27:10La question n'est pas de savoir
00:27:11s'il sera adopté,
00:27:13la question est de savoir quand.
00:27:14Et je veux saluer le Parlement européen
00:27:16qui, dans sa quasi-intégralité,
00:27:18s'est mobilisé en soutien de ce prêt.
00:27:20Mais vous l'avez dit,
00:27:21il manquait des voies
00:27:22pour faire l'humanité.
00:27:23Et ces voies,
00:27:24c'était celles du Rassemblement national
00:27:25et celles de la France insoumise.
00:27:28Merci beaucoup, monsieur le ministre.
00:27:31La parole est à présent
00:27:32à monsieur Maxime Michelet
00:27:34pour le groupe UDR.
00:27:37Merci, madame la présidente.
00:27:38Ma question s'adresse
00:27:39à la ministre de l'Agriculture.
00:27:41Le Salon de l'Agriculture
00:27:42a ouvert ses portes,
00:27:43mais la fête n'y est plus.
00:27:44Dans les allées du Salon,
00:27:45une question est sur toutes les lèvres.
00:27:47L'agriculture française survivra-t-elle ?
00:27:50Car c'est désormais
00:27:51la survie du monde agricole
00:27:52qui est en jeu.
00:27:53Crise sanitaire,
00:27:54signature du Mercosur,
00:27:55asphyxie normative,
00:27:57surtranspositions insensées,
00:27:59interdictions sans solution,
00:28:01dogmatismes environnementalistes,
00:28:02balances commerciales
00:28:03qui s'effondrent
00:28:04et manquent de basculer.
00:28:05Face à ces défis,
00:28:07le gouvernement a tergiversé,
00:28:09hésité, reculé,
00:28:10sacrifié nos producteurs
00:28:11sur l'autel des postures
00:28:13car le gouvernement est incapable
00:28:15de tenir tête à l'Union Européenne
00:28:17ou à l'usurpation administrative.
00:28:19Le groupe UDR était ce matin
00:28:21au Salon de l'Agriculture
00:28:22et les acteurs du monde agricole
00:28:24ont un message simple.
00:28:26Ils ne veulent pas
00:28:27vivre de l'aumône publique,
00:28:29mais ils veulent vivre de leur travail,
00:28:30du travail de leur terre.
00:28:32Ils veulent vivre de leur production.
00:28:34Mais pour cela,
00:28:35ils veulent que nous libérions
00:28:36leurs capacités
00:28:37et leurs moyens de production.
00:28:39Tous nous ont ainsi fait part
00:28:40de la détresse,
00:28:41d'un monde agricole étreint
00:28:43par l'urgence de pouvoir produire.
00:28:45Mais votre gouvernement
00:28:46ne paraît pas prendre la mesure
00:28:47de cette urgence
00:28:48et votre loi d'urgence
00:28:50n'en a déjà plus que le nom.
00:28:51Vous n'êtes pas pressé
00:28:52de la faire voter.
00:28:54Vous l'avez promise en janvier,
00:28:55elle n'arrivera au Parlement
00:28:56qu'en juin,
00:28:57selon un calendrier
00:28:58qui laisse douter
00:28:59de son adoption
00:28:59en raison des sénatoriales
00:29:01et car le Sénat
00:29:01refuse de siéger
00:29:03au-delà du 14 juillet.
00:29:05Et d'ailleurs,
00:29:05ce calendrier nous interroge
00:29:06pourquoi débuter
00:29:08la navette parlementaire
00:29:08au Sénat
00:29:09alors que c'est ici
00:29:10à l'Assemblée nationale
00:29:11que la majorité d'idées
00:29:12doit se bâtir
00:29:13et alors que nous aurions
00:29:14le temps à l'Assemblée nationale
00:29:16d'étudier le texte
00:29:17avant l'été.
00:29:18Au-delà du calendrier,
00:29:19l'absence des phytosanitaires
00:29:20nous interroge aussi
00:29:21car il y a urgence.
00:29:23Alors vous nous répondrez
00:29:24que les freins juridiques
00:29:24voire constitutionnels
00:29:25ne le permettent pas
00:29:26et ma question est dès lors simple.
00:29:28N'y a-t-il pas urgence
00:29:29également à lever
00:29:30ces freins juridiques
00:29:31voire constitutionnels
00:29:33et à rendre enfin aux politiques
00:29:34toute sa capacité
00:29:35à produire la loi ?
00:29:37Je vous remercie.
00:29:38Merci monsieur le député.
00:29:40La parole est à monsieur
00:29:41Laurent Panifousse,
00:29:42ministre en charge
00:29:42de relations avec le Parlement.
00:29:46Merci madame la présidente.
00:29:48Mesdames, messieurs les députés,
00:29:49monsieur le député Maxime Michelet.
00:29:53Vous m'interrogez quelque part
00:29:54sur la question du calendrier
00:29:56et sur le fait que le texte
00:29:58qui traite de la question agricole,
00:30:00de l'urgence agricole,
00:30:02soit programmé au mois de juin.
00:30:04Je vais reprendre de manière
00:30:06plus globale les choix
00:30:07qui sont ceux du gouvernement
00:30:09pour les mois à venir.
00:30:11Quels sont les grands principes
00:30:12de ce calendrier
00:30:13que vous aurez à travailler
00:30:15ici à l'Assemblée nationale
00:30:16mais aussi au Sénat ?
00:30:18Il y a d'abord des choix
00:30:20qui ont été faits
00:30:21pour inscrire des textes
00:30:22sociétaux importants.
00:30:24Les soins palliatifs,
00:30:25l'aide à mourir,
00:30:26la protection des plus jeunes
00:30:27sur les réseaux sociaux.
00:30:28Il y a ensuite un grand bloc
00:30:30qui traite des questions régaliennes.
00:30:32La police municipale,
00:30:34la justice criminelle,
00:30:36la sécurité du quotidien,
00:30:38la loi de programmation militaire,
00:30:41bien sûr.
00:30:41Il y a la question territoriale
00:30:42qui est un autre désarbitrage
00:30:44avec la simplification,
00:30:46avec la clarification
00:30:47des normes au niveau local,
00:30:48entre collectivités
00:30:49et entre états locaux.
00:30:51Et oui, bien sûr,
00:30:53il y a également
00:30:54la question de l'agriculture
00:30:55avec cette loi d'urgence agricole.
00:30:57Alors, tout le monde
00:30:59sait parfaitement ici
00:31:00que les élections municipales
00:31:01arrivent prochainement.
00:31:02Tout le monde sait ici
00:31:03que nous aurons
00:31:04trois semaines de suspension
00:31:05dès ce week-end.
00:31:07Le mois de mars
00:31:08sera donc non travaillé
00:31:09ici à l'Assemblée nationale,
00:31:11travaillé pour les parlementaires ailleurs,
00:31:13mais pas dans cet hémicycle.
00:31:14Je fais parfaitement la nuance.
00:31:16J'ai pu le subir par ailleurs
00:31:18quelques mois auparavant
00:31:19et je l'ai dénoncé.
00:31:21Le mois de juin,
00:31:22le début du mois de juin,
00:31:23au Sénat,
00:31:24alors entre le choix Sénat
00:31:25et Assemblée,
00:31:26je vous laisse responsable
00:31:28de vos mots
00:31:28et dire au sénateur
00:31:29pourquoi vous considérez
00:31:30que le texte doit être travaillé
00:31:31d'abord ici et pas là-bas.
00:31:33Je ne serai pas celui
00:31:34qui arbitrera cela,
00:31:35mais dire que le mois de juin
00:31:37sera envoyé au calendre grec,
00:31:38ce n'est pas vrai.
00:31:39Il reste le mois d'avril,
00:31:39le mois de mai
00:31:40et au tout début du mois de juin,
00:31:42nous pourrons travailler
00:31:43effectivement ce texte majeur.
00:31:45Oui, il fait partie
00:31:46de tous ces textes
00:31:47qui sont l'arbitrage,
00:31:48qui sont la feuille de route
00:31:49du gouvernement
00:31:51posé à vous, parlementaires.
00:31:53Donc oui, c'est effectivement
00:31:54une priorité
00:31:55et sur ce qui concerne
00:31:56le mois de juillet,
00:31:57ça relève.
00:31:57Merci beaucoup,
00:31:58monsieur le ministre.
00:32:01La parole est à présent
00:32:03à madame Anna Pig
00:32:04pour le groupe socialiste.
00:32:06Merci, madame la présidente.
00:32:08Il y a donc désormais
00:32:09quatre ans,
00:32:10jour pour jour,
00:32:10Vladimir Poutine
00:32:11franchissait une nouvelle étape
00:32:13dans son projet néo-impérialiste
00:32:14en envahissant à grande échelle
00:32:16son voisin ukrainien.
00:32:17Après la Crimée en 2014,
00:32:19la Russie décidait
00:32:20d'amplifier son oppression
00:32:21en multipliant
00:32:22les destructions,
00:32:23les crimes contre les civils,
00:32:25les déportations d'enfants,
00:32:26les frappes contre
00:32:27les infrastructures énergétiques
00:32:28en plein hiver
00:32:29et les violations
00:32:30du droit international.
00:32:31Quatre années de lutte,
00:32:32de deuil et de souffrance
00:32:33pour un peuple
00:32:34qui ne demande pourtant
00:32:35qu'une chose,
00:32:36le respect.
00:32:37Le respect de son intégrité
00:32:38territoriale,
00:32:39de son indépendance,
00:32:40de sa population
00:32:41et de ses choix politiques.
00:32:43Nous, socialistes,
00:32:45tenons à rappeler
00:32:45notre soutien indéfectible
00:32:47aux Ukrainiens.
00:32:48Incarné par la présence
00:32:49en ce moment même à Kiev
00:32:50de notre premier secrétaire
00:32:52Olivier Faure
00:32:52et de la députée européenne
00:32:54Nora Mebarek.
00:32:55Parce qu'ils sont agressés
00:32:56et que nous nous tenons
00:32:57toujours de ce côté
00:32:58de l'histoire,
00:32:59parce que nous sommes convaincus
00:33:00qu'en Ukraine,
00:33:01se joue le véritable test
00:33:02grandeur nature
00:33:03de la sécurité
00:33:04et de la solidité
00:33:05démocratique européenne.
00:33:07La Russie mène en effet
00:33:09deux guerres.
00:33:10Celle très visible
00:33:11sur le front ukrainien
00:33:12et celle sur le temps long
00:33:13dont l'objectif est
00:33:14d'ébranler les fondements
00:33:15de l'Union européenne
00:33:16et les valeurs
00:33:17qui la fondent.
00:33:18Nous devons donc
00:33:19impérativement
00:33:20continuer à faire front.
00:33:21Nous le devons
00:33:22à la résistance exemplaire
00:33:23dont fait preuve
00:33:24le peuple ukrainien
00:33:24depuis quatre ans
00:33:25et nous,
00:33:26nous le devons
00:33:26à nous-mêmes.
00:33:27Si nous saluons
00:33:28les tentatives
00:33:29d'obtenir des garanties
00:33:30de sécurité pour l'Ukraine
00:33:31par la coalition
00:33:32des volontaires,
00:33:33celles-ci ne viendront
00:33:34qu'après un cessez-le-feu.
00:33:35Or, l'Ukraine a besoin
00:33:36de nous maintenant
00:33:37pour être replacée
00:33:38dans une position de force
00:33:40dans les pourparlers
00:33:40qui se tiennent.
00:33:41La France et l'Europe
00:33:42toutes entières
00:33:43doivent lui en donner
00:33:44les moyens.
00:33:45Monsieur le ministre,
00:33:46quelles mesures
00:33:47entendez-vous prendre
00:33:48pour accentuer
00:33:48notre soutien
00:33:49lorsque la participation
00:33:51de la France
00:33:52se situe seulement
00:33:53en treizième position
00:33:55en pourcentage du PIB
00:33:56ou en est la France
00:33:58dans sa réflexion
00:33:59concernant sa participation
00:34:00à la mise en oeuvre
00:34:01d'une zone d'exclusion
00:34:02aérienne permettant
00:34:04de sécuriser
00:34:05le ciel ukrainien
00:34:05et ainsi protéger
00:34:07la population civile
00:34:08et ses infrastructures?
00:34:09Merci.
00:34:10Merci, madame la députée.
00:34:12La parole est à monsieur
00:34:13Jean-Noël Barraud,
00:34:13ministre de l'Europe
00:34:14et des Affaires étrangères.
00:34:15Madame la présidente,
00:34:16mesdames et messieurs
00:34:17députés,
00:34:17madame la députée,
00:34:18je veux une nouvelle fois
00:34:19saluer la présence
00:34:20d'Olivier Fort Akif
00:34:22accompagné par la députée
00:34:24européenne.
00:34:25Vous avez dit
00:34:25deux choses très importantes.
00:34:26La première,
00:34:27c'est que cette guerre
00:34:28est une guerre coloniale
00:34:30et elle part
00:34:31d'un fantasme impérialiste,
00:34:32celui de Vladimir Poutine
00:34:34qui se solde aujourd'hui
00:34:35par un échec cuisant,
00:34:36j'y reviendrai.
00:34:37Mais c'est une guerre coloniale
00:34:39et il y a des forces politiques
00:34:40qui passent leur temps
00:34:41à vouloir accuser la France
00:34:44de sa relation
00:34:46ou de la relation
00:34:47qu'elle entretient
00:34:47avec son passé colonial.
00:34:49Elle ferait mieux
00:34:50ses forces politiques
00:34:51de diriger leurs critiques
00:34:53et leurs attaques
00:34:53sur la Russie
00:34:55de Vladimir Poutine
00:34:56qui est lancée
00:34:57dans cette guerre
00:34:58injustifiée,
00:34:59injustifiable
00:35:00depuis quatre ans.
00:35:00Eh bien oui,
00:35:01cher monsieur.
00:35:02La deuxième des choses
00:35:04importantes
00:35:05que vous avez dites,
00:35:06c'est qu'il y a une guerre
00:35:07contre l'Ukraine
00:35:08mais c'est aussi une guerre
00:35:10contre l'Europe
00:35:10et contre la démocratie
00:35:12puisque tout ça
00:35:12a commencé
00:35:13par des manifestations pacifiques
00:35:15menées par des Ukrainiens
00:35:17qui aspiraient à la liberté
00:35:18et qui le disaient
00:35:19en chantant l'hymne européen
00:35:21et en brandissant
00:35:22le drapeau européen.
00:35:23Et au fond,
00:35:24c'est cela
00:35:24qui a conduit
00:35:25Vladimir Poutine
00:35:26à envahir
00:35:27une première fois
00:35:28puis une deuxième fois
00:35:29et puis le 24 février
00:35:31à grande échelle
00:35:32a lancé son opération spéciale.
00:35:34L'opération spéciale
00:35:35qui se solde
00:35:36par un échec cuisant
00:35:37puisqu'aujourd'hui
00:35:38Poutine contrôle
00:35:40la moitié des territoires
00:35:42qu'il occupait illégalement
00:35:43au printemps 2022
00:35:45au prix de pertes humaines
00:35:47sans équivalent
00:35:48dans l'histoire de la Russie.
00:35:49Plus d'un million
00:35:50de pertes humaines
00:35:50depuis le début de la guerre
00:35:51c'est-à-dire
00:35:52un nombre supérieur
00:35:53à toutes les pertes
00:35:54russes et soviétiques
00:35:55depuis 1945
00:35:56et c'est aujourd'hui
00:35:58mille soldats russes
00:35:59qui perdent la vie
00:36:00sur le front
00:36:01pour une progression
00:36:02qui est microscopique.
00:36:04Et pendant ce temps-là
00:36:04l'économie russe
00:36:06entre en récession
00:36:07l'essence est rationnée
00:36:09les caisses de l'Etat
00:36:10sont vides
00:36:11et ce sont désormais
00:36:12les communications
00:36:12qui sont coupées.
00:36:13Donc oui,
00:36:13madame les députés
00:36:14nous allons continuer
00:36:15d'exercer pression
00:36:16sur la Russie
00:36:17avec le 20ème paquet
00:36:18de sanctions
00:36:19et soutien à l'Ukraine
00:36:20avec ses 90 milliards d'euros.
00:36:21Merci beaucoup
00:36:22monsieur le ministre.
00:36:24La parole est à présent
00:36:25à monsieur Jean-Victor Castor
00:36:27pour le groupe GDR.
00:36:28Madame la Présidente,
00:36:30monsieur le ministre
00:36:30de l'économie,
00:36:31appliquer mécaniquement
00:36:32le dispositif
00:36:33des certificats
00:36:34d'économie d'énergie
00:36:35aux carburants
00:36:36en Guyane
00:36:37amplifie dangereusement
00:36:38la crise sociale
00:36:39et économique
00:36:40que connaît déjà
00:36:41notre pays.
00:36:42L'augmentation
00:36:43de 27%
00:36:44des obligations
00:36:44dès janvier 2027
00:36:46entraînera
00:36:47une hausse programmée
00:36:47du prix à la pompe.
00:36:49Le coût des C2E
00:36:50pourrait passer
00:36:51de 7,8 centimes
00:36:53par litre aujourd'hui
00:36:54à 10 ou 12 centimes
00:36:55à court terme
00:36:56et jusqu'à 27 centimes
00:36:58à plus long terme.
00:36:59En Guyane,
00:37:01une telle hausse
00:37:02n'est ni absorbable
00:37:03ni acceptable.
00:37:04Le carburant
00:37:05n'est pas un produit
00:37:06de confort.
00:37:07C'est un bien
00:37:08de première nécessité.
00:37:09Il n'existe
00:37:10en Guyane
00:37:10aucune alternative
00:37:12crédible
00:37:13à la mobilité thermique.
00:37:14Chaque centime
00:37:15supplémentaire
00:37:16se répercute
00:37:17immédiatement
00:37:18sur le coût
00:37:18de la vie.
00:37:19Le plus injuste,
00:37:20c'est que les Guyanais
00:37:21contribuent à un dispositif
00:37:23dont ils ne bénéficient pas.
00:37:24Les fonds collectés
00:37:25financent majoritairement
00:37:27des opérations
00:37:28dans la métropole.
00:37:29Nous payons donc
00:37:30sans contrepartie.
00:37:32C'est encore
00:37:33une double peine.
00:37:34Ma question
00:37:35est donc claire.
00:37:36Le gouvernement
00:37:37doit exclure
00:37:37la Guyane
00:37:38du dispositif
00:37:39des C2E
00:37:39appliqué au carburant.
00:37:41Est-il prêt
00:37:42à le faire ?
00:37:43Oui ou non,
00:37:44Monsieur le ministre.
00:37:45Il est impératif
00:37:46d'agir pour éviter
00:37:47qu'une crise sociale
00:37:48majeure n'éclate
00:37:50en Guyane
00:37:50comme en 2008.
00:37:52Celle qui a été
00:37:54précurseur
00:37:54des mouvements
00:37:55et des mobilisations
00:37:56historiques
00:37:56contre la vie chère
00:37:57en 2009 aux Antilles.
00:38:02Merci beaucoup,
00:38:03Monsieur le député.
00:38:04La parole est à
00:38:04Monsieur Roland Lescure,
00:38:05ministre de l'Economie
00:38:06et des Finances.
00:38:07Merci, Madame la Présidente.
00:38:08Mesdames, Messieurs les députés,
00:38:09Monsieur le député
00:38:11Jean-Victor Castor.
00:38:12Merci pour votre question.
00:38:13Je vais me permettre
00:38:13de corriger deux éléments
00:38:15de votre question.
00:38:15La première,
00:38:16quand vous dites
00:38:17qu'on répercute mécaniquement
00:38:18le prix des CDE sur l'essence,
00:38:20ce n'est pas vrai en général.
00:38:22Je vous rappelle
00:38:22que c'est les producteurs
00:38:23et distributeurs d'essence
00:38:24qui choisissent
00:38:25ou non de les répercuter.
00:38:26Mais c'est particulièrement
00:38:28inexact dans les départements
00:38:29d'Outre-mer.
00:38:30Parce que vous le savez,
00:38:30nous avons plafonné
00:38:31pour la moitié d'entre eux
00:38:32le prix à un prix fixe
00:38:34qui est inférieur
00:38:34au prix de marché
00:38:35des CDE.
00:38:36Donc nous limitons
00:38:37l'impact de la hausse
00:38:38de ces CDE
00:38:39sur l'impact du prix.
00:38:40Et par ailleurs,
00:38:41les territoires d'Outre-mer
00:38:43bénéficient aussi
00:38:44des mesures d'accompagnement
00:38:45et bénéficient en fait
00:38:46de manière plus importante
00:38:50que la métropole.
00:38:51La consommation d'énergie
00:38:52des territoires d'Outre-mer,
00:38:54c'est 1,5% du total.
00:38:56Et sur les montants
00:38:58de CDE dédiés
00:38:59aux départements
00:39:00et aux territoires d'Outre-mer,
00:39:02c'est 2% du total.
00:39:03Donc on a en fait
00:39:04un bonus,
00:39:05une prime
00:39:05qui qualifie
00:39:07toutes les indications
00:39:08que les habitants
00:39:10des territoires d'Outre-mer
00:39:11souhaitent avoir
00:39:11pour bénéficier de ces bonus.
00:39:13Ça veut dire quoi en pratique ?
00:39:14Ça veut dire que
00:39:14des isolations de comble,
00:39:16de toiture,
00:39:17des raccordements
00:39:18à des réseaux de froid,
00:39:19des climatiseurs
00:39:20de qualité
00:39:21sont financés
00:39:22grâce aux CDE
00:39:23dans les territoires
00:39:24d'Outre-mer
00:39:24de manière plus importante
00:39:26que ne le sont
00:39:27des réseaux de chaleur
00:39:28ou autres dispositifs
00:39:30d'isolation
00:39:30dans la métropole.
00:39:32Voilà.
00:39:32Si on supprime demain
00:39:33le bénéfice des CDE
00:39:34et l'impact sur les prix,
00:39:35on n'aura plus
00:39:36ces dispositifs
00:39:38qui permettent
00:39:38à nos compatriotes
00:39:39d'Outre-mer
00:39:40de bénéficier
00:39:43des économies d'énergie.
00:39:44Merci,
00:39:45Monsieur le ministre.
00:39:46Monsieur le député.
00:39:46Ce que je comprends,
00:39:47Monsieur le ministre,
00:39:48c'est qu'en fait,
00:39:48vous ne voulez pas
00:39:49donc exclure la Guyane
00:39:50de ce dispositif.
00:39:51Je vous rappelle
00:39:52qu'en maintenant
00:39:53cette disposition,
00:39:55le contribuable,
00:39:57les particuliers,
00:39:58les entreprises
00:39:59auront 27 centimes
00:40:00par litre.
00:40:01Oui,
00:40:02Monsieur,
00:40:02nous avons déjà contacté,
00:40:03nous avons eu des entretiens
00:40:05et des auditions
00:40:05avec l'ensemble
00:40:06des distributeurs de Guyane.
00:40:07ce sera 27 centimes
00:40:09pour tous les compatriotes
00:40:10de Guyane.
00:40:11Et ça,
00:40:11moi,
00:40:12je vous le dis,
00:40:12nous ne sommes pas prêts
00:40:13à l'accepter
00:40:14et je vous avortis
00:40:15tous à l'Assemblée,
00:40:16nous allons organiser
00:40:17à nouveau
00:40:18des mobilisations massives
00:40:19parce que c'est inacceptable.
00:40:20Merci Monsieur le député,
00:40:21Monsieur le ministre.
00:40:24Très rapidement,
00:40:24ce que je vous ai dit,
00:40:25Monsieur le député,
00:40:26c'est que si on supprime
00:40:27le dispositif de ces deux eaux,
00:40:28on supprime aussi les bénéfices
00:40:30qui font qu'aujourd'hui,
00:40:31il y a un certain nombre
00:40:32de nos compatriotes
00:40:32des territoires d'Utre-mer
00:40:33qui bénéficient de subventions.
00:40:36Par ailleurs,
00:40:37les estimations que vous donnez
00:40:38sont des estimations
00:40:39des distributeurs
00:40:40qui ont beau jeu
00:40:41de répercuter
00:40:42de manière mécanique
00:40:43les hausses.
00:40:44Franchement,
00:40:45on va leur mettre
00:40:46de la pression
00:40:47mais je vous rappelle
00:40:49que la moitié
00:40:50des prix
00:40:50est plafonné
00:40:51en Guyade
00:40:52comme ailleurs
00:40:52dans les territoires
00:40:53d'Utre-mer.
00:40:53Merci.
00:40:54Merci beaucoup Monsieur le ministre.
00:40:55La parole est à présent
00:40:56à Monsieur Laurent Mazoré
00:40:57pour le groupe IOT.
00:41:00Merci Madame la Présidente,
00:41:01Monsieur le ministre
00:41:02des Affaires étrangères
00:41:03et de l'Europe,
00:41:03chers collègues,
00:41:044 ans,
00:41:064 ans jour pour jour
00:41:07que la Russie
00:41:07a déclenché
00:41:08une guerre d'agression
00:41:09contre l'Ukraine.
00:41:104 ans de crimes,
00:41:11de destruction
00:41:11et de vies brisées.
00:41:13Je pense d'ailleurs
00:41:13en cet instant
00:41:14à toutes les victimes
00:41:16de ce conflit.
00:41:184 ans que le droit international
00:41:19est piétiné et violé,
00:41:204 ans que l'Europe,
00:41:21que le monde
00:41:22regarde l'impunité
00:41:23s'installer.
00:41:24Pourtant,
00:41:25l'attitude des Etats-Unis,
00:41:26de la Hongrie
00:41:26ou même de certains
00:41:27sur ses bancs
00:41:28nous contraint à agir
00:41:29plus vite,
00:41:29plus fort.
00:41:30La France doit être moteur
00:41:33dans la pression
00:41:34contre la Russie.
00:41:35Le président de la République
00:41:36y a encore à rappeler
00:41:38cette nécessité
00:41:39pour l'Europe.
00:41:40Donnons l'exemple,
00:41:41la France doit mobiliser
00:41:42ses atouts nationaux,
00:41:44elle doit pousser
00:41:45l'Europe à agir,
00:41:46elle doit innover,
00:41:47elle doit frapper fort.
00:41:49Monsieur le ministre,
00:41:50en ce jour funeste
00:41:51pour l'Ukraine,
00:41:51en ce jour sombre
00:41:53pour l'Europe,
00:41:53agissons.
00:41:54Ce matin,
00:41:55en conférence des présidents,
00:41:58271 de mes collègues
00:41:59que je remercie ici
00:42:01ont soutenu
00:42:02ma proposition de loi
00:42:03levant un frein juridique
00:42:04sur l'utilisation
00:42:05des avoirs gelés
00:42:06en France,
00:42:07ici.
00:42:08Malheureusement,
00:42:09cela n'a pas suffi.
00:42:10Quelle occasion manquait ?
00:42:11Il est pourtant nécessaire
00:42:12d'ouvrir ce débat
00:42:14pour donner à l'Ukraine
00:42:15un outil supplémentaire
00:42:16pour résister
00:42:17et pour négocier,
00:42:18mais aussi pour lutter
00:42:20contre toutes
00:42:21les violations graves
00:42:22du droit international.
00:42:24Alors,
00:42:24monsieur le ministre,
00:42:25je vous le demande solennellement,
00:42:27quelles sanctions nationales
00:42:29comptez-vous prendre
00:42:30déjà aujourd'hui
00:42:31contre la Russie ?
00:42:32Allez-vous soutenir
00:42:32ma proposition de loi
00:42:33pour qu'elle soit enfin
00:42:35inscrite à l'ordre du jour ?
00:42:37Car le temps presse,
00:42:38chaque jour compte,
00:42:40chaque vie compte,
00:42:41il faut frapper aussi
00:42:42là où cela fait mal
00:42:43au portefeuille.
00:42:45Je vous remercie.
00:42:47Merci beaucoup,
00:42:48monsieur le député.
00:42:49La parole est à
00:42:49Jean-Noël Barraud,
00:42:50ministre de l'Europe
00:42:51et des Affaires étrangères.
00:42:52Merci,
00:42:53madame la présidente,
00:42:54mesdames et messieurs les députés,
00:42:55monsieur le député
00:42:55Laurent Mazory.
00:42:57Le gouvernement
00:42:57vous a écouté
00:42:59et c'est la raison
00:43:00pour laquelle
00:43:00il a proposé
00:43:01que nous puissions
00:43:03geler
00:43:03ces actifs
00:43:05russes
00:43:06qui sont localisés
00:43:06en Europe
00:43:07en précisant
00:43:08de manière très claire
00:43:09au mois de décembre dernier
00:43:10qu'il ne serait dégelé
00:43:12qu'à la condition
00:43:13que Vladimir Poutine
00:43:15mette fin
00:43:15à sa guerre d'agression
00:43:16et qu'à la condition
00:43:17qu'il verse
00:43:18des réparations
00:43:20à l'Ukraine.
00:43:21Cependant,
00:43:22qu'en même temps,
00:43:22nous élaborions
00:43:24ce prêt
00:43:25de 90 milliards d'euros
00:43:26qui va placer l'Ukraine
00:43:28à l'écart
00:43:28de toute difficulté financière
00:43:30pendant deux ans,
00:43:31lui permettre aussi
00:43:32d'engager
00:43:33ces discussions,
00:43:34ces négociations
00:43:35de paix
00:43:35en position de force
00:43:36et lui permettre
00:43:38de financer
00:43:38son effort militaire
00:43:40aussi longtemps
00:43:41que nécessaire.
00:43:42Et donc,
00:43:42au fond,
00:43:43même si ce n'est pas
00:43:44exactement ce
00:43:45qui a été prescrit
00:43:47dans votre texte,
00:43:47c'est bien l'esprit
00:43:48et l'intuition
00:43:49que vous avez porté ici
00:43:50et sur la base
00:43:52de laquelle
00:43:52nous nous sommes appuyés
00:43:53pour entraîner
00:43:54en Europe
00:43:54ce consensus
00:43:55qui nous a permis
00:43:56de faire aboutir
00:43:57ce prêt historique
00:44:00de 90 milliards d'euros.
00:44:02Prisca Tevenot
00:44:03rappelait tout à l'heure
00:44:04qu'il n'est pas encore
00:44:05définitivement adopté.
00:44:06La Hongrie ayant placé
00:44:07quelques conditions,
00:44:09je lui ai répondu
00:44:09que ce n'est qu'une question
00:44:12de jour
00:44:12et que le dialogue
00:44:13est engagé
00:44:13avec la Commission européenne
00:44:15pour que tout blocage
00:44:18résiduel puisse être levé.
00:44:20Le soutien,
00:44:21je veux le dire aussi,
00:44:23ce n'est pas uniquement
00:44:24le soutien budgétaire
00:44:25apporté par le gouvernement.
00:44:27C'est celui qui a été apporté
00:44:28tout au long de cette guerre
00:44:29depuis quatre ans
00:44:30et les Ukrainiens
00:44:31et leurs ambassadeurs
00:44:32le savent
00:44:32par les parlementaires français
00:44:34qui en grand nombre
00:44:35se sont rendus en Ukraine
00:44:37pour témoigner de notre soutien.
00:44:39C'est aussi le soutien
00:44:40des collectivités territoriales
00:44:41qui ont accueilli
00:44:42plus de 100 000 réfugiés ukrainiens
00:44:45et leurs familles
00:44:45quand au début de la guerre
00:44:47ils sont partis par milliers
00:44:49pour fuir les violences et la guerre.
00:44:53Et puis ce sont un certain nombre
00:44:54de dispositifs
00:44:55qui ont été mis en place
00:44:56au fil de l'eau
00:44:56comme celui
00:44:57qu'avec le ministre
00:44:58de l'économie et des finances
00:44:59nous avons rechargé
00:45:00l'année dernière
00:45:00la semaine dernière
00:45:0271 millions d'euros
00:45:03pour les entreprises françaises
00:45:04installées en Ukraine.
00:45:05Merci monsieur le député.
00:45:08Oui je vais réitérer
00:45:09à nouveau ma question
00:45:11je parle bien
00:45:11de saisir
00:45:14les avoirs gelés
00:45:15en France
00:45:16et donc de se donner
00:45:17le mécanisme
00:45:18qui nous permette
00:45:19d'envisager
00:45:19de le faire.
00:45:20Je vous remercie.
00:45:21Merci beaucoup
00:45:22monsieur le député.
00:45:23La parole est à présent
00:45:24monsieur Patrice Martin
00:45:25pour le Rassemblement National.
00:45:30Merci madame la présidente.
00:45:32Ma question s'adresse
00:45:32à la ministre de l'agriculture.
00:45:34Le salon de l'agriculture
00:45:35vient d'ouvrir
00:45:36et comme chaque année
00:45:37le président de la république
00:45:38et l'ensemble de la Macronie
00:45:39paradent, promettent
00:45:40et mettent en scène
00:45:41un pseudo soutien
00:45:42au monde agricole.
00:45:44Mais derrière les discours
00:45:45les agriculteurs voient surtout
00:45:47une longue liste
00:45:48de décisions
00:45:49de renoncements
00:45:50et de contradictions
00:45:51allant contre leurs intérêts.
00:45:53Vous parlez de protection
00:45:54mais vous n'agissez pas
00:45:55sur la rémunération
00:45:56agricole
00:45:57et laissez avancer
00:45:58les accords de libre-échange
00:45:59qui exposent nos filières
00:46:00à une concurrence déloyale.
00:46:02Vous parlez de souveraineté
00:46:03mais vous laissez perdurer
00:46:05une politique
00:46:05où l'agriculteur français
00:46:06subit davantage de contraintes
00:46:08pendant que nos importations
00:46:09ne jouent pas
00:46:10avec les mêmes règles.
00:46:11Vous parlez de simplification
00:46:13mais sur le terrain
00:46:14les producteurs voient surtout
00:46:15de l'instabilité,
00:46:16des normes,
00:46:17des annonces sans effet immédiat
00:46:19et des arbitrages repoussés.
00:46:20Vous parlez de promesses
00:46:22mais c'est de nouvelles trahisons
00:46:23qui s'opèrent.
00:46:25Vous avez annoncé
00:46:26la suspension du mécanisme
00:46:27d'ajustement carbone
00:46:28aux frontières
00:46:28sur les engrais
00:46:29par la commission.
00:46:30Il n'en est rien.
00:46:31Cette suspension est soumise
00:46:33à l'approbation
00:46:33d'un texte coincé
00:46:34dans les arcanes
00:46:35du Parlement européen
00:46:36que les groupes de gauche
00:46:37macronistes
00:46:38et le PPE des LR
00:46:40ne veulent pas voter.
00:46:41Vous laissez croire
00:46:42à une suspension.
00:46:43Vous en êtes même félicité
00:46:44alors qu'Emmanuel Macron
00:46:46a publiquement renoncé
00:46:47devant les céréaliers
00:46:48samedi
00:46:48que le MACF
00:46:50s'appliquerait finalement
00:46:51comme prévu.
00:46:52Voilà votre méthode.
00:46:53Écoutez,
00:46:54annoncez,
00:46:55pour mettre en bon sentiment,
00:46:56puis temporiser,
00:46:58endormir,
00:46:58tromper
00:46:59et enfin trahir.
00:47:00Une trahison
00:47:01en cache une haute.
00:47:02Vous reportez l'examen
00:47:03du plan
00:47:03du projet de loi
00:47:05d'urgence
00:47:05présenté pourtant
00:47:07comme indispensable
00:47:08par le Premier ministre
00:47:09alors que le monde agricole
00:47:10attend des actes immédiats
00:47:11par un nouveau calendrier politique
00:47:13pour satisfaire votre agenda.
00:47:15Ma question est simple.
00:47:17Combien de promesses
00:47:18oubliées,
00:47:18contredites,
00:47:19dilatoires,
00:47:20de protections introuvables
00:47:21et de reports manifestes
00:47:23fera-t-il encore
00:47:23pour que vous cessiez
00:47:24de sacrifier
00:47:25notre agriculture
00:47:26à votre communication ?
00:47:27Je vous remercie.
00:47:29Merci Monsieur le député.
00:47:31La parole est à Monsieur Laurent Panimpousse,
00:47:33ministre en charge
00:47:35des relations
00:47:35avec le Parlement.
00:47:41Merci Madame la Présidente,
00:47:43Mesdames, Messieurs les députés,
00:47:44Monsieur le député Patrice Martin.
00:47:46Alors,
00:47:47pardon de m'inscrire en faux,
00:47:48le gouvernement
00:47:49entend,
00:47:50voit
00:47:50et répondra
00:47:51de manière très concrète
00:47:52à la crise agricole.
00:47:53Cette crise agricole,
00:47:54elle ne date pas
00:47:55du mois de juin,
00:47:56elle ne date pas
00:47:56de l'année 2025,
00:47:572026, 2024,
00:47:58elle est bien plus ancienne.
00:48:00C'est une accumulation
00:48:00de crises économiques,
00:48:02Monsieur le député,
00:48:03de crises sanitaires,
00:48:04de crises climatiques
00:48:05qui ont traversé
00:48:06les gouvernements.
00:48:08Alors,
00:48:08est-ce que notre pays
00:48:09doit regarder
00:48:09la question
00:48:10de la souveraineté alimentaire
00:48:12et de la dignité
00:48:14de celles et ceux
00:48:14qui nous font,
00:48:15qui nous nourrissent
00:48:16et qui nous font manger
00:48:17tous les jours ?
00:48:17Oui,
00:48:18bien sûr.
00:48:18Est-ce que nous essayons
00:48:19dans le cadre
00:48:20d'une loi
00:48:21d'urgence agricole
00:48:22de répondre
00:48:23en partie
00:48:24à certaines problématiques ?
00:48:25Oui,
00:48:25il y a aussi
00:48:26le volet réglementaire.
00:48:27Mais je ne vous laisserai pas
00:48:28dire ce que vous venez de dire.
00:48:29Ce gouvernement,
00:48:30le gouvernement
00:48:31dont je fais partie,
00:48:32l'arrière-joie que je suis
00:48:33et qui a subi
00:48:34la crise
00:48:34des ANC
00:48:35de plein fouet,
00:48:36en étant parfaitement
00:48:37aux côtés
00:48:38de nos agriculteurs,
00:48:40oui,
00:48:40Mesdames,
00:48:41Messieurs,
00:48:41les députés,
00:48:42je vous le dis
00:48:43dans les yeux,
00:48:43ce gouvernement
00:48:45accompagnera
00:48:45les agriculteurs
00:48:46et fera en sorte
00:48:47que la souveraineté alimentaire
00:48:49soit une réalité
00:48:49dans les années à venir.
00:48:50Les gouvernements
00:48:51qui nous suivront
00:48:52nous y aideront.
00:48:54Pour ce qui est
00:48:54la question
00:48:56concrètement
00:48:56de la MACF
00:48:57que vous avez évoquée,
00:48:59contrairement à ce que vous avez dit,
00:49:00le gouvernement
00:49:01a été bien sûr mobilisé,
00:49:02c'est d'ailleurs
00:49:02pour cette raison
00:49:02que nous sommes parvenus
00:49:03à faire baisser
00:49:04le surcoût du MACF,
00:49:06pardon pour l'acronyme,
00:49:07de 24%
00:49:08à 10% en moyenne
00:49:09pour 3 ans.
00:49:10Et ce,
00:49:11depuis le 1er janvier
00:49:12de cette année,
00:49:13grâce à une révision
00:49:14du calcul
00:49:15de la taxe
00:49:15que vous n'avez pas évoquée,
00:49:17mais je sais bien
00:49:17que c'est encore
00:49:18beaucoup trop,
00:49:19peu,
00:49:20et qu'il faut aller
00:49:20encore plus loin.
00:49:21Notre objectif est très clair,
00:49:22obtenir une neutralisation
00:49:24pure et simple
00:49:25de l'effet
00:49:26de la MACF
00:49:27sur le prix
00:49:28des engrais.
00:49:29La commission
00:49:30s'y est engagée,
00:49:31les modalités
00:49:31pour y parvenir
00:49:32sont en cours
00:49:33d'élaboration,
00:49:34mais je ne doute pas
00:49:35que le commissaire
00:49:35en charge
00:49:36de l'agriculture
00:49:36qui sera présent
00:49:38au salon de l'agriculture
00:49:39dès demain
00:49:39ne viendra pas
00:49:41sans solution.
00:49:42Monsieur le député,
00:49:42je vous remercie.
00:49:43Merci beaucoup,
00:49:44monsieur le ministre.
00:49:45Je crois qu'il vous reste
00:49:46deux secondes.
00:49:46Oui.
00:49:47Monsieur le ministre,
00:49:49pas de blabla,
00:49:50du résultat.
00:49:51Vous répondrez,
00:49:52mais répondez vite.
00:49:53Merci beaucoup.
00:49:54La parole est à madame
00:49:56Mathilde Feld
00:49:57pour la France insoumise.
00:50:03Merci madame la présidente,
00:50:04messieurs,
00:50:05mesdames les ministres.
00:50:06Pendant 12 jours,
00:50:07des milliers de Français
00:50:08ont dû affronter
00:50:09des inondations inédites
00:50:10dont au moins 30 villages
00:50:12de ma circonscription
00:50:13de Gironde
00:50:13comme Cadillac,
00:50:15Langoiran,
00:50:16La Réole,
00:50:16Bassane,
00:50:17Bourdel ou Bari.
00:50:1812 jours pendant lesquels
00:50:19des milliers de personnes
00:50:20ont été mobilisées
00:50:21pour en sauver, dépanner,
00:50:23héberger d'autres.
00:50:24Je tiens à saluer de nouveau
00:50:26la solidarité totale
00:50:27des habitants
00:50:28et l'engagement sans faille
00:50:29des élus et agents
00:50:30municipaux et intercommunaux,
00:50:31l'action déterminante
00:50:33des sapeurs-pompiers,
00:50:34de la gendarmerie,
00:50:34des agents du département
00:50:35sur le réseau routier
00:50:36ainsi que des équipes
00:50:38d'Enedis.
00:50:39A ce jour,
00:50:41la décrue est en cours
00:50:42et les conséquences
00:50:43s'annoncent catastrophiques.
00:50:44Il va falloir nettoyer,
00:50:46indemniser et réparer
00:50:47des bâtiments
00:50:48mais aussi des vies.
00:50:50Nous appelons ça
00:50:51une catastrophe naturelle
00:50:53mais il n'y a rien de naturel
00:50:54dans le réchauffement climatique
00:50:55provoqué par notre activité humaine
00:50:57de surproduction.
00:50:59Il n'y a rien de naturel
00:51:00dans 50 années
00:51:01d'artificialisation des sols
00:51:03qui se poursuivent
00:51:04aujourd'hui encore
00:51:05avec vos grands projets inutiles
00:51:06d'autoroutes et de LGV.
00:51:08Rien non plus de naturel
00:51:10dans ces sols appauvris
00:51:11au point de ne plus pouvoir
00:51:12absorber l'eau.
00:51:13Ce que le débordement
00:51:15de la Garonne nous révèle
00:51:16en réalité,
00:51:16c'est une catastrophe
00:51:17profondément politique.
00:51:19En délégant la compétence
00:51:21de la gestion des milieux aquatiques
00:51:22et de la prévention
00:51:23des inondations
00:51:24aux intercommunalités
00:51:25sans concertation
00:51:26ni compensation financière cohérente,
00:51:29l'Etat a mis les élus locaux
00:51:30devant des choix impossibles.
00:51:32Avec quels moyens
00:51:33entretenir des dizaines
00:51:34de kilomètres de digues ?
00:51:36En Gironde,
00:51:37c'est une calamité
00:51:38de plus qui s'abat
00:51:39sur les agriculteurs
00:51:40et en particulier
00:51:41sur les maraîchers.
00:51:4389 sur 90
00:51:44ont tout perdu
00:51:45et ils ne seront pas indemnisés.
00:51:48Madame la ministre,
00:51:49il paraît que la souveraineté
00:51:50alimentaire est une grande
00:51:51cause nationale,
00:51:52voire même une boussole.
00:51:54Alors prenez-vous
00:51:54l'engagement aujourd'hui
00:51:55devant les Français
00:51:56de leur débloquer
00:51:57immédiatement
00:51:58un fonds d'urgence
00:51:59de trésorerie ?
00:52:01Merci beaucoup,
00:52:03madame la députée.
00:52:04La parole est à monsieur
00:52:05Mathieu Lefebvre,
00:52:07ministre en charge
00:52:08de la transition écologique.
00:52:10Merci, madame la présidente.
00:52:11Mesdames et messieurs les députés,
00:52:13madame la députée Feld,
00:52:14quel dommage
00:52:14de tout conflictualiser,
00:52:16quel dommage
00:52:16alors que notre pays
00:52:17vit une catastrophe naturelle
00:52:20d'une ampleur
00:52:21extrêmement importante
00:52:22de tout politiser
00:52:24et de tout conflictualiser.
00:52:25madame la députée,
00:52:27permettez-moi tout d'abord
00:52:27de redire à quel point
00:52:29les maires,
00:52:30les élus locaux
00:52:31sont en première ligne
00:52:32dans la gestion
00:52:33de cette catastrophe
00:52:34et de leur redire
00:52:35tout le soutien de l'Etat
00:52:36comme le soutien
00:52:37évidemment à toutes celles
00:52:39et ceux qui ont contribué
00:52:40à sauver des vies.
00:52:41Les sapeurs-pompiers,
00:52:42les policiers,
00:52:42les gendarmes,
00:52:43les agents de sécurité civile.
00:52:45Alors ça n'est pas du blabla,
00:52:46madame la députée,
00:52:46ce sont des gens
00:52:47qui sauvent des vies.
00:52:49Madame la députée,
00:52:50pardon de vous dire,
00:52:50mais quelle audace
00:52:51vous avez
00:52:51de venir dans cet hémicycle
00:52:53réclamer des moyens
00:52:54supplémentaires
00:52:55alors que vous avez voulu
00:52:56censurer le budget
00:52:57de la nation
00:52:57qui prévoit 300 millions d'euros
00:52:59pour le fonds Barnier,
00:53:01madame la députée,
00:53:02qui prévoit 850 millions d'euros
00:53:04pour le fonds vert
00:53:04pour que nos communes
00:53:05puissent s'adapter,
00:53:07qui prévoit 135 millions d'euros
00:53:09pour les agences de l'eau.
00:53:10Avec vous,
00:53:11madame la députée,
00:53:12ces chiffres
00:53:12auraient été à zéro.
00:53:14Avec vous,
00:53:15madame la députée,
00:53:16dans votre département,
00:53:18les 34 millions d'euros
00:53:19qui sont destinés
00:53:20à protéger
00:53:21les communes
00:53:21de vos circonscriptions
00:53:22auraient été ramenés
00:53:23à zéro.
00:53:24Avec vous,
00:53:25madame la députée,
00:53:26les programmes d'action
00:53:27de prévention des inondations
00:53:28pour lesquels le gouvernement
00:53:30met plus de 2 millions d'euros
00:53:31auraient été ramenés à zéro.
00:53:34Alors oui,
00:53:34madame la députée,
00:53:35il faut continuer
00:53:36à nous protéger,
00:53:37continuer à bâtir
00:53:38la ville de demain,
00:53:39continuer à intégrer
00:53:41le risque inondation
00:53:42dans l'ensemble
00:53:42de nos politiques publiques,
00:53:43de nos politiques d'urbanisme.
00:53:45Mais de grâce,
00:53:46cessez de conflictualiser
00:53:47les usages,
00:53:48cessez de conflictualiser
00:53:49les individus
00:53:49et essayer de faire preuve
00:53:51de construction.
00:53:52De la même manière,
00:53:53dans le budget
00:53:53qui est soumis à la nation.
00:53:55Avec vous,
00:53:55nous n'aurions rien investi
00:53:57pour que Météo France
00:53:58développe des outils supplémentaires.
00:53:59Nous n'aurions pas développé,
00:54:01nous n'aurions pas développé,
00:54:02madame la députée,
00:54:03l'extension du réseau
00:54:05Vigicru
00:54:05pour que les prévisions
00:54:06soient de plus en plus fiables.
00:54:08Alors, vous le voyez,
00:54:09il y a d'un côté
00:54:09un gouvernement
00:54:10qui est travail,
00:54:11qui est au service des Français
00:54:12et de l'autre
00:54:13une opposition
00:54:13qui est totalement stérile.
00:54:14Merci, monsieur le ministre.
00:54:19Madame la députée.
00:54:21Pour fuir vos responsabilités,
00:54:23votre réponse est pitoyable.
00:54:25C'est vous qui conflictualisez tout.
00:54:27C'est inadmissible
00:54:28vis-à-vis des maraîchers.
00:54:30Je vous demande
00:54:31de mettre en place
00:54:32des mesures.
00:54:32Merci beaucoup.
00:54:37La parole est à madame
00:54:39Léa Ballage El-Mariki
00:54:40pour le groupe
00:54:41Écologiste et Social.
00:54:44Monsieur le ministre Papin,
00:54:46qui a révélé
00:54:47que des sauces tomates
00:54:48made in Italy
00:54:48étaient en réalité
00:54:49fabriquées en Chine?
00:54:5060 millions de consommateurs.
00:54:52Qui a révélé
00:54:53la pratique
00:54:54des frais bancaires abusifs
00:54:55que nous subissons
00:54:56en cas de découvert?
00:54:5760 millions de consommateurs.
00:54:59Qui, en 2017,
00:55:00a révélé
00:55:00que des couches
00:55:01et des protections hygiéniques
00:55:02ont tené des pesticides?
00:55:0460 millions de consommateurs.
00:55:05Qui a enfin révélé
00:55:07le scandale
00:55:07des poupées pédocriminelles
00:55:08vendues par Chine?
00:55:1060 millions de consommateurs.
00:55:12Depuis plus de 50 ans,
00:55:14l'Institut national
00:55:14de la consommation
00:55:15et son magazine,
00:55:1660 millions de consommateurs,
00:55:18est une référence
00:55:19pour chaque foyer en France.
00:55:21Et pourtant,
00:55:22vous avez choisi
00:55:23de les liquider.
00:55:24Des industriels
00:55:25empoisonnent,
00:55:2660 millions de consommateurs
00:55:27les protègent.
00:55:28Le gouvernement
00:55:29supprime
00:55:3060 millions de consommateurs.
00:55:31Nous avions pourtant
00:55:33voté deux fois
00:55:33en commission
00:55:34des finances
00:55:35pour son maintien,
00:55:36mais vous avez acté
00:55:37cette liquidation
00:55:38dans l'ombre d'un budget
00:55:39acté par 49,3.
00:55:41Votre décision
00:55:42comporte
00:55:43d'autres parts d'ombre.
00:55:45Depuis 15 ans,
00:55:46l'Etat réduit
00:55:47les moyens de l'INC,
00:55:48bloquait ses investissements
00:55:49et désormais
00:55:50invoque sa fragilité
00:55:51pour justifier
00:55:52sa fermeture.
00:55:53Vous annoncez
00:55:54un coût de liquidation
00:55:55de 8 millions d'euros
00:55:56alors que les estimations
00:55:57dépassent
00:55:5811 millions d'euros.
00:55:59Les 3 millions de différences
00:56:00seront pris
00:56:01sur les associations
00:56:01de consommateurs
00:56:02qui pourront aussi
00:56:03disparaître.
00:56:05Le décret doit être
00:56:06publié dans un mois.
00:56:07Aujourd'hui,
00:56:0852 salariés
00:56:09demeurent sans
00:56:09information claire.
00:56:11Alors ma question
00:56:11sera simple.
00:56:12Puisque vous ne voulez pas
00:56:14de la transparence
00:56:15pour les consommateurs,
00:56:16donnerez-vous au moins
00:56:17la transparence
00:56:17de vos décisions
00:56:18devant la représentation nationale ?
00:56:20Quelles seront
00:56:20les modalités exactes
00:56:22de liquidation
00:56:23de l'Institut national
00:56:24de la consommation ?
00:56:25Et surtout,
00:56:26que vont devenir
00:56:2660 millions de consommateurs ?
00:56:28Merci Madame la députée.
00:56:30La parole est à
00:56:31Monsieur Papin,
00:56:32ministre des PME
00:56:33du Commerce
00:56:33et de l'Artisanat.
00:56:34Merci Madame la Présidente,
00:56:36Mesdames, Messieurs
00:56:37les députés.
00:56:38Madame la députée
00:56:39Léa Ballage-El-Mariqui.
00:56:41Alors d'abord,
00:56:42je m'appuie
00:56:43sur un rapport
00:56:45du Conseil d'Etat
00:56:46qui recommande
00:56:48de céter
00:56:48le titre ENC.
00:56:50Alors pourquoi ?
00:56:51Parce que sa dépendance
00:56:52finalement à l'Etat
00:56:53est contre-productive.
00:56:55Je vais vous citer
00:56:55des exemples
00:56:56parce que le titre
00:56:57est reconnu
00:56:58par exemple
00:56:59pour les tests
00:56:59et désormais
00:57:01les tests
00:57:02ils sont obligés
00:57:02de passer
00:57:02par les règles
00:57:03de la commande publique
00:57:05et donc c'est
00:57:06beaucoup trop long.
00:57:08Ensuite,
00:57:08je suis d'accord
00:57:09avec vous,
00:57:10les salariés,
00:57:11j'ai eu une discussion
00:57:13avec le directeur général,
00:57:15ils ont besoin
00:57:15de visibilité,
00:57:16ils ont toujours
00:57:17l'impression
00:57:17de vivre
00:57:18dans la précarité.
00:57:20Voilà.
00:57:21alors le développement
00:57:23et la pérennité
00:57:24du titre,
00:57:25je suis sûr
00:57:26de ça,
00:57:27seront mieux assurés
00:57:28dans le domaine
00:57:29privé.
00:57:31Je vais vous dire,
00:57:32oui mais le titre
00:57:33est très attractif
00:57:34et nous n'avons aucun doute
00:57:36sur l'intérêt
00:57:37que vont y porter
00:57:39de nombreux repreneurs
00:57:40parce qu'il ne s'agit pas
00:57:41de la disparition
00:57:42du titre
00:57:43mais si,
00:57:44c'est plus logique
00:57:45que la dépendance
00:57:46à l'Etat
00:57:47et les travaux
00:57:48non mais les travaux
00:57:50vont commencer
00:57:51nous allons recevoir
00:57:52des acquéreurs
00:57:56et je peux vous dire
00:57:57que les 51 salariés
00:57:59moi je vais veiller
00:58:00à ce qu'ils soient
00:58:03traités convenablement
00:58:04et qu'ils soient repris
00:58:05donc en effet
00:58:06vous avez dit
00:58:08on a un budget
00:58:08de 8 millions d'euros
00:58:10qui est prévu
00:58:10pour assurer cette transition
00:58:12et vous verrez
00:58:12que le paradoxe
00:58:14c'est que ce titre
00:58:14va pouvoir se développer
00:58:17sans la dépendance
00:58:18de l'Etat
00:58:19merci monsieur le ministre
00:58:26madame la députée
00:58:28monsieur le ministre
00:58:29si vous êtes sincère
00:58:30faites oeuvre utile
00:58:31et permettez la reprise
00:58:32de ce titre
00:58:33par les salariés
00:58:34en coopérative
00:58:34pour qu'ils soient
00:58:35sauvés
00:58:36de l'appétit vorace
00:58:37des lobbies
00:58:37qui vont se ruer
00:58:39sur ce titre
00:58:40et ensuite
00:58:40défendre leurs intérêts
00:58:42privés au détriment
00:58:42de l'intérêt général
00:58:43et du droit
00:58:43de la consommation
00:58:46merci madame la députée
00:58:48monsieur le ministre
00:58:53ça madame la députée
00:58:55je veux bien le regarder
00:58:59merci monsieur le ministre
00:59:00la parole est à présent
00:59:02madame Josy
00:59:03Poitou
00:59:04pour le groupe démocrate
00:59:07madame la ministre
00:59:08des armées
00:59:09le 24 février
00:59:11marque le 4ème anniversaire
00:59:12de l'invasion
00:59:13de l'Ukraine
00:59:13par la Russie
00:59:14alors qu'une partie
00:59:16des français
00:59:16estiment désormais
00:59:18que ce conflit
00:59:18ne doit plus nous concerner
00:59:20alors que notre esprit
00:59:21de défense
00:59:22peine à s'embraciner
00:59:23dans notre société
00:59:24alors que la Hongrie
00:59:25vient d'opposer son veto
00:59:26à de nouvelles sanctions
00:59:27européennes
00:59:28je veux
00:59:29au nom du groupe démocrate
00:59:30redire notre soutien
00:59:32indéfectible
00:59:32au peuple ukrainien
00:59:34et rappeler que cette guerre
00:59:35est aussi la nôtre
00:59:36ne nous trompons pas
00:59:38la Russie poursuit
00:59:40son effort de guerre
00:59:41avec détermination
00:59:42près de 50%
00:59:43de ses ressources
00:59:44sont orientées
00:59:45vers une économie militarisée
00:59:47son industrie
00:59:48est tournée
00:59:49vers la production
00:59:49d'armement
00:59:50son appareil d'Etat
00:59:51est structuré
00:59:52pour la confrontation
00:59:53rien sinon
00:59:54une action résolue
00:59:55ne freinera ses ambitions
00:59:57et 4 ans après
00:59:58il faut aussi
00:59:59que la France
01:00:00et l'Europe
01:00:00se demandent
01:00:01quelles leçons concrètes
01:00:02elles ont tiré
01:00:03de ce conflit
01:00:03pour renforcer
01:00:04leur souveraineté alimentaire
01:00:06énergétique
01:00:07et son esprit de défense
01:00:08car nous sommes déjà concernés
01:00:10la France est visée
01:00:12par des cyberattaques
01:00:13des opérations
01:00:14de déstabilisation
01:00:15et des campagnes
01:00:15de désinformation
01:00:17la guerre hybride
01:00:18est une réalité
01:00:19les temps ont changé
01:00:20cette guerre
01:00:21engage la sécurité
01:00:22de l'Europe
01:00:23nos valeurs
01:00:24et notre avenir
01:00:24nos armées
01:00:25ont amorcé
01:00:26leur transformation
01:00:27mais face à un régime
01:00:28installé
01:00:29dans une logique
01:00:30de guerre durable
01:00:30nous devons accélérer
01:00:32l'actualisation
01:00:33de la LPM
01:00:34sera un moment
01:00:35de vérité
01:00:35si nous affirmons
01:00:37que la Russie
01:00:37ne doit pas gagner
01:00:38nous devons nous en donner
01:00:39les moyens
01:00:40Madame la Ministre
01:00:41quelles adaptations
01:00:42capacitaires
01:00:43et budgétaires
01:00:44entendez-vous engager
01:00:46pour préparer la France
01:00:47à un conflit
01:00:48de haute intensité
01:00:49et renforcer
01:00:50notre résilience
01:00:50face aux menaces
01:00:52hybrides
01:00:52russes notamment
01:00:53quelles initiatives
01:00:55concrètes
01:00:55la France
01:00:56est-elle prête
01:00:56à porter
01:00:57pour contribuer
01:00:58à la protection
01:00:59du ciel ukrainien
01:01:00comme l'a proposé
01:01:01notre collègue
01:01:01Frédéric Petit
01:01:02afin de mieux protéger
01:01:04les civils
01:01:04et les informants
01:01:05les infrastructures
01:01:06critiques
01:01:07je vous remercie
01:01:08merci beaucoup
01:01:09Madame la députée
01:01:10la parole est à Madame
01:01:11Catherine Vautrin
01:01:12ministre des armées
01:01:13merci Madame la présidente
01:01:15Mesdames et Messieurs
01:01:16les députés
01:01:16Madame la députée
01:01:17Josie Puéto
01:01:18Madame la députée
01:01:20vous avez raison
01:01:20depuis 1462 jours
01:01:22la France est aux côtés
01:01:23de l'Ukraine
01:01:24parce que le premier point
01:01:25que nous pouvons
01:01:26collectivement reconnaître
01:01:27c'est l'implication
01:01:28la résilience
01:01:29du peuple ukrainien
01:01:31face à cette guerre
01:01:33et pour ce faire
01:01:34la réponse est plurielle
01:01:35la première chose
01:01:36vous l'avez évoqué
01:01:37il y a une seconde
01:01:38c'est une réponse
01:01:39évidemment capacitaire
01:01:41depuis le premier jour
01:01:42la France a souhaité
01:01:43apporter effectivement
01:01:45des réponses capacitaires
01:01:46mais également
01:01:47des réponses
01:01:48en matière de formation
01:01:49parce qu'il faut
01:01:50également être opérationnel
01:01:52et cela me conduit
01:01:53à répondre
01:01:54à votre première question
01:01:55qui est de dire
01:01:56comment pouvons-nous
01:01:57nous adapter
01:01:57et bien oui
01:01:58en dix ans
01:01:59la France aura doublé
01:02:01le budget de ses armées
01:02:03en doublant
01:02:04le budget de ses armées
01:02:05nous travaillons
01:02:06d'une part
01:02:07sur le capacitaire
01:02:08mais nous travaillons
01:02:09également sur
01:02:10le maintien
01:02:11en condition opérationnelle
01:02:13ça veut dire
01:02:14des heures des vols
01:02:15ça veut dire
01:02:16des heures
01:02:17évidemment
01:02:17pour nos navires
01:02:19ça veut dire également
01:02:20des heures d'entraînement
01:02:21pour notre armée de terre
01:02:23c'est comme cela
01:02:24que nous pouvons
01:02:25effectivement
01:02:25nous préparer
01:02:27vous avez également
01:02:28parlé de cette menace
01:02:29hybride
01:02:30et vous avez raison
01:02:31la menace hybride
01:02:33elle a aussi besoin
01:02:34de plusieurs réponses
01:02:35la première
01:02:36c'est une réponse
01:02:37cyber bien sûr
01:02:38la deuxième
01:02:39c'est une réponse
01:02:40en matière de renseignement
01:02:41dans la LPM
01:02:42que nous aurons l'occasion
01:02:44de discuter
01:02:44dans quelques semaines
01:02:45nous parlerons
01:02:46de l'augmentation
01:02:47des budgets
01:02:48pour le renseignement
01:02:49parce que là aussi
01:02:50il y a des éléments
01:02:52et c'est la DRSD
01:02:53qui aux côtés
01:02:54de nos entreprises
01:02:55les informe
01:02:56les accompagne
01:02:57c'est comme cela
01:02:57que nous pouvons
01:02:58aller plus loin
01:02:59troisièmement
01:02:59vous m'avez interpellé
01:03:00sur le sujet
01:03:01du ciel ukrainien
01:03:02le ciel ukrainien
01:03:04c'est une protection
01:03:04que nous avons
01:03:05en européen
01:03:06parce que
01:03:07protéger l'Ukraine
01:03:08c'est protéger l'Europe
01:03:09très concrètement
01:03:10quand la France
01:03:11met à disposition
01:03:12un santé
01:03:13c'est d'un côté
01:03:14un radar
01:03:14c'est de l'autre côté
01:03:15des missiles
01:03:15c'est comme cela
01:03:16que nous pouvons
01:03:17concrètement
01:03:18répondre aux besoins
01:03:19de l'Ukraine
01:03:20les besoins de l'Ukraine
01:03:21ce sont les besoins
01:03:22de l'Europe
01:03:22aujourd'hui
01:03:24merci beaucoup
01:03:25madame la ministre
01:03:26la parole est à présent
01:03:27madame
01:03:28Laurence Robert
01:03:29de Haut
01:03:30pour le groupe
01:03:30Rassemblement National
01:03:34merci madame la présidente
01:03:36monsieur le ministre
01:03:37de l'Industrie
01:03:38dans ma circonscription
01:03:39la ville de Saint-Dizier
01:03:41était l'un des phares
01:03:42économiques
01:03:43et industriels
01:03:43de la région
01:03:44du Grand Est
01:03:45aujourd'hui
01:03:46les fonderies
01:03:46Hachette-Edriou
01:03:47fleuront historique
01:03:48du territoire
01:03:49près de 250 salariés
01:03:51des savoir-faire
01:03:52unique en France
01:03:53dans la fonderie
01:03:53de précision
01:03:54indispensable
01:03:55à notre souveraineté
01:03:56énergétique
01:03:57et menacée
01:03:58de disparaître
01:03:59il y a un an
01:04:00les fonderies
01:04:00se sont faites racheter
01:04:01par la holding
01:04:02ACI Group
01:04:03pour 200 000 euros
01:04:04autrement dit
01:04:05une bouchée de pain
01:04:06avec une obligation
01:04:07d'investissement
01:04:08de 3,5 millions d'euros
01:04:10qui ne sont jamais arrivés
01:04:12ACI n'en était pourtant
01:04:13pas à son premier coup d'essai
01:04:15en 2021
01:04:16elle avait empoché
01:04:174 millions
01:04:18pour reprendre
01:04:19RAS Aérospace
01:04:19avant de la liquider
01:04:213 ans plus tard
01:04:22au-delà de ces conditions
01:04:23de rachat douteuses
01:04:25le désastre industriel
01:04:27que nous vivons
01:04:27n'est pas étranger
01:04:28à la politique
01:04:29anti-industrielle
01:04:30menée par Emmanuel Macron
01:04:32les chiffres
01:04:33de 2024
01:04:34et 2025
01:04:35nous disent
01:04:36la vérité
01:04:36les fermetures
01:04:37d'usines
01:04:38s'accélèrent
01:04:39tout comme les destructions
01:04:40d'emplois industriels
01:04:41les promesses
01:04:42étaient belles
01:04:43la réalité
01:04:44ne ment pas
01:04:44pour sauver
01:04:45H.T. de Rioux
01:04:46des solutions existent
01:04:47il y a un carnet de commandes
01:04:49qui n'attend qu'à être honoré
01:04:50c'est simplement
01:04:51la trésorerie qui manque
01:04:52monsieur le ministre
01:04:53nous avons assez entendu
01:04:55les promesses du président
01:04:56sur le réarmement industriel
01:04:58face au slogan
01:04:59je vous apporte
01:05:00une solution chiffrée
01:05:01et immédiate
01:05:02un prêt d'environ
01:05:035 millions d'euros
01:05:04suffirait à relancer
01:05:05l'entreprise
01:05:06ma question est simple
01:05:07l'état sera-t-il
01:05:09oui ou non
01:05:10au rendez-vous
01:05:11pour sauver
01:05:11H.T. de Rioux
01:05:12et ses 250 salariés
01:05:16merci beaucoup
01:05:17madame la députée
01:05:18la parole est à monsieur Roland
01:05:19Lescure
01:05:20ministre de l'économie
01:05:20et des finances
01:05:21merci
01:05:22merci madame la présidente
01:05:23mesdames messieurs les députés
01:05:24madame la députée
01:05:25Robert Dehaut
01:05:26franchement
01:05:27je trouve que c'est pas au niveau
01:05:28d'utiliser
01:05:29les difficultés
01:05:30de salariés
01:05:31sur lesquelles
01:05:31je vais revenir
01:05:32pour une fois de plus
01:05:34raconter n'importe quoi
01:05:35sur des chiffres macro
01:05:36sur lesquels
01:05:36vous mentez
01:05:37la réalité
01:05:38c'est que depuis 9 ans
01:05:39nous avons recréé
01:05:41de l'emploi industriel
01:05:42en France
01:05:42nous avons ouvert
01:05:43plus d'usines
01:05:44qui en ont fermé
01:05:45et que malheureusement
01:05:46il reste des situations
01:05:48difficiles
01:05:48dont celle-là
01:05:49sur laquelle je vais vous répondre
01:05:52mais franchement
01:05:53utiliser la détresse
01:05:54de salariés
01:05:54qui sont aujourd'hui
01:05:55concernés
01:05:56par des difficultés
01:05:57pour raconter n'importe quoi
01:05:59vous devriez avoir
01:05:59maintenant
01:06:00sur la situation
01:06:01H.T. de Rioux
01:06:02que vous connaissez
01:06:03vous le savez
01:06:04elle a été rachetée
01:06:05par ACI
01:06:06il y a un peu plus d'un an
01:06:07et vous le savez aussi
01:06:09ACI est en réglement judiciaire
01:06:10en retressement judiciaire
01:06:11pardon
01:06:11depuis quelques mois
01:06:12et nous suivons
01:06:13toutes les situations
01:06:14de toutes les filiales
01:06:15de ce groupe
01:06:15avec une attention particulière
01:06:17portée à l'industrie
01:06:18à l'usine que vous mentionnez
01:06:19parce que c'est une usine
01:06:20qui notamment fournit
01:06:21l'industrie de l'armement
01:06:22et vous le savez aussi
01:06:23il y a une audience
01:06:23très importante aujourd'hui
01:06:24j'espère que vous le savez
01:06:26au tribunal
01:06:27avec une offre de reprise
01:06:28pour plus de la moitié
01:06:29des salariés
01:06:30que nous espérons
01:06:31voir bien se terminer
01:06:32je n'interviens évidemment
01:06:34pas dans les décisions
01:06:35de justice
01:06:35et donc je ne peux pas
01:06:36répondre à votre question
01:06:37aujourd'hui
01:06:38je vais laisser la justice
01:06:39faire son travail
01:06:39mais évidemment
01:06:40que l'Etat sera prêt
01:06:41à accompagner cette entreprise
01:06:42dans le cadre
01:06:43d'un processus de reprise
01:06:44comme elle l'est
01:06:45pour toutes les filières
01:06:45du groupe
01:06:46merci
01:06:48merci beaucoup
01:06:49monsieur le ministre
01:06:50madame la députée
01:06:50oui vous n'avez
01:06:51vous n'avez pas répondu
01:06:52à ma question
01:06:53puisqu'il suffirait
01:06:54de 5 millions
01:06:55de la part de l'Etat
01:06:56pour aider cette entreprise
01:06:57alors moi je vous parle
01:06:58de sidérurgie de pointe
01:06:59celle qui fonde
01:07:01notre souveraineté énergétique
01:07:03malmenée par Emmanuel Macron
01:07:04peut agiter des projections
01:07:05moi je vous parle
01:07:07de 250 emplois industriels
01:07:09concrets et réels
01:07:10qui risquent de disparaître
01:07:11ici et maintenant
01:07:13merci madame la députée
01:07:15monsieur le ministre
01:07:19arrêté avec Emmanuel Macron
01:07:21il n'est pas responsable
01:07:22de l'avenir
01:07:23de cette entreprise
01:07:24cette entreprise
01:07:25nous nous en occupons
01:07:26et vous
01:07:27vous glosez
01:07:30merci monsieur le ministre
01:07:31la parole est à présent
01:07:34à monsieur Stéphane Travers
01:07:35pour le groupe
01:07:36Ensemble pour la République
01:07:39merci madame la présidente
01:07:41mesdames messieurs
01:07:42les membres du gouvernement
01:07:43je sais madame la ministre
01:07:45de l'agriculture
01:07:45mobilisée aujourd'hui
01:07:47et toute la semaine
01:07:48comme beaucoup d'entre nous
01:07:49au salon de l'agriculture
01:07:50et elle a raison
01:07:50d'être aux côtés
01:07:52de nos filières
01:07:53à arpenter
01:07:53les allées du salon
01:07:55alors que le salon
01:07:56international de l'agriculture
01:07:58a ouvert ses portes
01:07:59samedi dernier
01:08:00les éleveurs
01:08:01et artisans
01:08:02bouchers charcutiers
01:08:03ont pris connaissance
01:08:04de la circulaire relative
01:08:05à la stratégie nationale
01:08:07pour l'alimentation
01:08:08la nutrition
01:08:09et le climat
01:08:102025-2030
01:08:11ce document prévoit
01:08:13que pour répondre
01:08:13aux enjeux nutritionnels
01:08:15et environnementaux
01:08:16la limitation
01:08:17de la consommation
01:08:18de viande
01:08:18et de charcuterie
01:08:19doit se faire
01:08:20en faveur
01:08:21de celle de protéines
01:08:22végétales
01:08:23dans une logique
01:08:24de rééquilibrage
01:08:25des sources de protéines
01:08:26dans le même temps
01:08:28la France
01:08:28et ici au Parlement
01:08:30nous nous sommes opposés
01:08:31à l'accord commercial
01:08:33avec le Mercosur
01:08:34pour protéger
01:08:35nos filières d'élevage
01:08:37face à des productions
01:08:38étrangères
01:08:39qui ne respectent pas
01:08:40nos standards
01:08:41de production sanitaire
01:08:42environnementaux
01:08:44mais aussi sociaux
01:08:45or sur le terrain
01:08:46et dans les allées
01:08:47du salon
01:08:48je l'ai constaté
01:08:49depuis samedi matin
01:08:50nous sommes nombreux
01:08:51à les arpenter
01:08:52ce message
01:08:53est devenu
01:08:54difficilement lisible
01:08:56affaiblir structurellement
01:08:58la consommation
01:08:59de viande
01:08:59revient donc
01:09:00à fragiliser
01:09:01simultanément
01:09:02deux maillons
01:09:03indisposibles
01:09:04le revenu
01:09:05des éleveurs
01:09:05l'activité
01:09:06des commerces
01:09:06alimentaires
01:09:07de proximité
01:09:08le signal
01:09:09est particulièrement
01:09:10violent
01:09:11pour nos éleveurs
01:09:11qui respectent
01:09:12les normes
01:09:13les plus exigeantes
01:09:14au monde
01:09:14pour nos bouchers
01:09:15qui valorisent
01:09:16ces productions locales
01:09:17et pour l'ensemble
01:09:18des filières
01:09:18d'élevages fragilisées
01:09:19dans nos communes rurales
01:09:21la boucherie
01:09:22est souvent considérée
01:09:23et c'était souvent
01:09:24un des derniers commerces
01:09:25alimentaires de proximité
01:09:26elle emploie
01:09:27des apprentis
01:09:28et vivent
01:09:28les centres-bourgs
01:09:29pouvez-vous nous garantir
01:09:30que la transition alimentaire
01:09:32que vous portez
01:09:33se conduira
01:09:34avec les filières
01:09:34d'élevage françaises
01:09:35et leurs artisans
01:09:38et non au détriment
01:09:39de leur activité
01:09:40et de la vitalité
01:09:42de nos territoires
01:09:43je vous remercie
01:09:43Merci beaucoup
01:09:45Monsieur le Président Travers
01:09:46la parole est à Monsieur
01:09:48Laurent Panifous
01:09:48ministre en charge
01:09:49des relations
01:09:50avec le Parlement
01:09:52Merci Madame la Présidente
01:09:54Mesdames, Messieurs les députés
01:09:55Monsieur le ministre
01:09:56Stéphane Travers
01:09:57Avec la stratégie nationale
01:09:59pour l'alimentation
01:10:00nutrition et climat
01:10:01le SNAC
01:10:02le gouvernement
01:10:03affirme une ambition claire
01:10:04permettre à chaque Français
01:10:06d'accéder d'ici 2030
01:10:07à une alimentation
01:10:09plus saine
01:10:09plus durable
01:10:10et plus juste
01:10:11pour nos agriculteurs
01:10:13cette stratégie
01:10:14marque une avancée majeure
01:10:15pour la territorialisation
01:10:16de la souveraineté alimentaire
01:10:18L'objectif est bien
01:10:20que cette stratégie
01:10:20puisse être déclinée
01:10:21concrètement
01:10:22au plus près des territoires
01:10:23en soutien
01:10:24à nos producteurs
01:10:25et à nos transformateurs
01:10:26Pour y parvenir
01:10:28le SNAC prévoit
01:10:29le renforcement
01:10:29des projets alimentaires
01:10:31territoriaux
01:10:32car ils constituent
01:10:33de véritables tremplins
01:10:34pour favoriser
01:10:34des débouchés pérennes
01:10:35à nos producteurs
01:10:36trouver des solutions
01:10:37de transformation
01:10:38ou encore garantir
01:10:40le recours
01:10:40aux produits locaux
01:10:41de qualité
01:10:42et durable
01:10:43pour les restaurateurs
01:10:44qui cherchent
01:10:44à s'approvisionner
01:10:45Sur la consommation
01:10:47de viande
01:10:48le SNAC
01:10:48est également clair
01:10:50La viande
01:10:51a toute sa place
01:10:52dans le cadre
01:10:53d'une alimentation
01:10:54saine et équilibrée
01:10:55D'ailleurs
01:10:56il est question
01:10:56d'éviter seulement
01:10:58la surconsommation
01:10:59et pas davantage
01:11:00Cependant
01:11:01nous consommons
01:11:01en France
01:11:02une part croissante
01:11:03de viande importée
01:11:04Les achats de viande
01:11:05des Français
01:11:06ne doivent pas
01:11:06se reporter
01:11:07sur des viandes importées
01:11:08aux conditions
01:11:09et normes de production
01:11:10bien inférieures
01:11:11C'est pourquoi
01:11:13la SNAC
01:11:13met un point d'orgue
01:11:14à surveiller
01:11:15l'évolution
01:11:15de la consommation
01:11:16nationale de viande
01:11:17pour s'assurer
01:11:18de son adéquation
01:11:19avec les objectifs
01:11:20de réduction
01:11:21des importations
01:11:23au profit
01:11:24d'une viande
01:11:24locale
01:11:25durable
01:11:26et de qualité
01:11:27Je vous remercie
01:11:29Merci beaucoup
01:11:30Monsieur le ministre
01:11:31La parole est à présent
01:11:33à Monsieur Sébastien
01:11:33Saint-Pastor
01:11:34pour le groupe socialiste
01:11:39Merci Madame la Présidente
01:11:41Madame la ministre
01:11:42de la Santé
01:11:43Le 29 janvier dernier
01:11:44le corps de TIA
01:11:4516 ans
01:11:46jeune Pessaquaise
01:11:47a été retrouvé
01:11:48sans vie
01:11:48Pendant 17 jours
01:11:50sa famille
01:11:50a vécu
01:11:50dans l'incertitude
01:11:51à Pessac
01:11:52sur ma circonscription
01:11:53nous avons tous mesuré
01:11:54l'épaisseur
01:11:55de cette angoisse
01:11:55une famille
01:11:56une ville
01:11:57un établissement scolaire
01:11:58le lycée Pape Clément
01:11:59des milliers d'habitants
01:12:00d'adolescents
01:12:00tous suspendus
01:12:01à l'issue
01:12:02d'un dénouement
01:12:03heureux
01:12:04Malheureusement
01:12:0517 jours après
01:12:06sa disparition
01:12:06c'est la découverte
01:12:08de son corps
01:12:09suite à un suicide
01:12:10selon toute vraisemblance
01:12:11Face à un tel drame
01:12:13il n'y a pas de mot
01:12:14j'adresse mes pensées
01:12:15à sa famille
01:12:15à ses proches
01:12:16mais ce drame
01:12:17n'est malheureusement
01:12:18pas isolé
01:12:19il s'inscrit
01:12:19dans une tendance
01:12:20extrêmement préoccupante
01:12:22chez les femmes
01:12:23de moins de 25 ans
01:12:24la part des décès
01:12:25dû au suicide
01:12:26a doublé
01:12:26en moins de 10 ans
01:12:27la hausse concerne
01:12:29aussi les gestes
01:12:29d'automutilation
01:12:30les hospitalisations
01:12:31les jeunes filles
01:12:32de 15 à 17 ans
01:12:33sont malheureusement
01:12:34parmi les plus fragiles
01:12:36ce constat est connu
01:12:37il fait partie
01:12:38de ceux qui ont conduit
01:12:39à faire de la santé mentale
01:12:40une grande cause nationale
01:12:42pourtant
01:12:42nous ne sommes pas
01:12:43à la hauteur
01:12:43cette grande cause
01:12:44peut paraître
01:12:45purement déclarative
01:12:47les avancées
01:12:48restent trop limitées
01:12:49trop lentes
01:12:50et les moyens
01:12:50insuffisants
01:12:51et dans les établissements
01:12:52scolaires
01:12:53les équipes
01:12:53sont souvent en première ligne
01:12:54sans réponse suffisamment structurée
01:12:56sans coordination suffisante
01:12:58et parfois sans solution
01:12:59face à une jeunesse
01:13:00en souffrance
01:13:01on a de la peine
01:13:03à voir les déclinaisons
01:13:04sur le terrain
01:13:05des assises de la santé scolaire
01:13:06par exemple
01:13:07pourtant il est urgent
01:13:08d'agir
01:13:08bien plus fort
01:13:09d'investir massivement
01:13:10dans la prévention
01:13:11madame la ministre
01:13:12je ne vous demande pas
01:13:13de nous énumérer
01:13:14la longue liste
01:13:15des annonces
01:13:16qui ont été faites
01:13:16dans le cadre
01:13:17des plans psychiatrie
01:13:18ou des assises
01:13:18de la santé scolaire
01:13:19mais de nous parler
01:13:20résultats
01:13:20progrès
01:13:21objectifs
01:13:22méthodes
01:13:22nous n'avons même plus
01:13:24de délégués interministériels
01:13:25à la santé mentale
01:13:26depuis près d'un mois
01:13:27et depuis 18 mois
01:13:28comment contredire
01:13:30ceux qui ne voient
01:13:30dans cette grande cause nationale
01:13:31qu'une grande causerie
01:13:33je vous remercie
01:13:35merci monsieur le député
01:13:37la parole est à madame
01:13:38Stéphanie Riste
01:13:39ministre de la santé
01:13:42merci madame la présidente
01:13:44monsieur le député
01:13:45Sébastien Saint-Pasteur
01:13:47merci pour votre question
01:13:48qui une fois de plus
01:13:50nous alerte sur l'état
01:13:52de la santé mentale
01:13:53et les indicateurs
01:13:54dans notre pays
01:13:55qui montrent une gravité
01:13:56de la situation telle
01:13:57que le premier ministre
01:13:59la semaine dernière
01:14:00a pu annoncer
01:14:02la prise en charge
01:14:03à son niveau
01:14:04avec la tenue
01:14:05d'un prochain comité
01:14:06interministériel
01:14:08vous l'avez précisé
01:14:09dans votre question
01:14:09l'enjeu est très souvent
01:14:12interministériel
01:14:13pour renforcer
01:14:14le portage
01:14:15de cette politique publique
01:14:16vous me demandez
01:14:17quelques résultats
01:14:19sur les engagements
01:14:20des différents gouvernements
01:14:22de l'engagement de l'état
01:14:23ces dernières années
01:14:24il y a depuis
01:14:26trois, quatre ans maintenant
01:14:28une augmentation
01:14:29des dépenses
01:14:30d'assurance maladie
01:14:31pour la psychiatrie
01:14:33qui est passée
01:14:34de 9 milliards
01:14:35en 2020
01:14:35à 13 milliards
01:14:36en 2025
01:14:38ce qui augmente
01:14:40aussi le nombre
01:14:40de professionnels
01:14:41sur le terrain
01:14:42le nombre de psychologues
01:14:43sur le terrain
01:14:43a doublé
01:14:44le nombre de psychologues
01:14:46conventionnés
01:14:47qui réalisent
01:14:49mon soutien psy
01:14:50le dispositif
01:14:52qui permet à chacun
01:14:53de pouvoir être remboursé
01:14:54de séances de psychologues
01:14:55est passé de 4000
01:14:57psychologues
01:14:58en 2024
01:14:58à 6700
01:14:59en 2025
01:15:00le nombre de psychiatres
01:15:02a augmenté
01:15:03de 7%
01:15:04ces dix dernières années
01:15:05concernant
01:15:06les centres médicaux
01:15:08psychologiques
01:15:08adultes
01:15:09vous savez que
01:15:09ces deux dernières années
01:15:10il y a eu
01:15:1018 millions de plus
01:15:11d'engagés
01:15:12ce qui fait
01:15:13300 professionnels
01:15:14de plus
01:15:15sur le territoire
01:15:15les CMP pédiatriques
01:15:1838 millions d'engagés
01:15:19ces trois dernières années
01:15:21avec 633 professionnels
01:15:23supplémentaires
01:15:24malgré tout ça
01:15:25la situation
01:15:26reste difficile
01:15:27et il reste
01:15:29des situations
01:15:29et je tiens
01:15:30à apporter mon soutien
01:15:31à la famille
01:15:32dont vous avez pu
01:15:33exposer le cas
01:15:34dans la question
01:15:35ma priorité
01:15:36est la santé mentale
01:15:37des jeunes
01:15:38nous devons renforcer
01:15:39le repérage
01:15:39et les interventions
01:15:40précoces
01:15:41un rapport m'a été remis
01:15:42la semaine dernière
01:15:43pour lequel des actions
01:15:44concrètes vont être engagées
01:15:45le numéro 3114
01:15:47de prévention du suicide
01:15:48est renforcé
01:15:49à hauteur de 23 millions
01:15:51par an
01:15:52c'est indispensable
01:15:53et tout le sujet
01:15:54du travail
01:15:55de lutte
01:15:55contre les addictions
01:15:56qui chez les jeunes
01:15:57entraînent des troubles
01:15:58psychologiques
01:15:59merci beaucoup
01:15:59madame la ministre
01:16:00monsieur le député
01:16:01merci madame la ministre
01:16:02les attentes
01:16:03et les besoins
01:16:04sont immenses
01:16:04nous devons être
01:16:05à la hauteur
01:16:06des enjeux
01:16:07nous devons dépenser
01:16:09plus et dépenser mieux
01:16:10pour cette jeunesse
01:16:11qui aujourd'hui
01:16:11traverse une période
01:16:12particulièrement difficile
01:16:13je vous remercie
01:16:13merci beaucoup
01:16:14monsieur le député
01:16:15la séance des questions
01:16:16au gouvernement
01:16:16est terminée
01:16:17la séance est suspendue
01:16:19elle reprendra
01:16:19à 16h30
01:16:20merci à tous
01:16:21merci à tous
01:16:23merci à tous
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