- il y a 8 heures
Retrouvez le replay de la chronique Pourquoi ? de l'Équipe de Greg du 19/02/2026.
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00:01Bonsoir, on a bienvenue sur ce plateau !
00:04Salut tout le monde !
00:05Ça va ?
00:05Ça va très bien, moi j'ai pas trop de pression aujourd'hui, contrairement à un Big Bay.
00:09Il y a un petit peu plus de pression, quand même un petit peu mieux là,
00:13que devant des dizaines de journalistes à Marseille qui m'attendent au tournant.
00:16Même si, au bas mot, on est regardé par quoi ?
00:1821, 22 millions de personnes là, donc il y a un petit peu de pression.
00:20Par heure ?
00:21Par heure, c'est vrai, par heure.
00:22Bon, Bay, lui, en tout cas, il a passé son premier grand oral.
00:25En tant qu'entraîneur de l'Olympique de Marseille,
00:27c'est un moment dont il se souviendra parce qu'il est très important, bien sûr.
00:30Il avait le sourire, le franco-sénégalais, ça va très vite pour lui,
00:33de Rennes à Marseille en quelques jours.
00:36Et donc, on va parler des premières fois aujourd'hui,
00:38de la présentation des coachs, pourquoi les entraîneurs doivent séduire tout de suite.
00:43Alors, ils ne peuvent pas être virés après une première conférence de presse,
00:45il ne faut pas exagérer, mais il ne faut pas se louper quand même.
00:48Alors, pour ne pas se louper, j'imagine qu'on la prépare cette première conférence de presse,
00:52on n'arrive pas à l'arrache.
00:53Et oui, quand bien même on est un entraîneur expérimenté et habitué
00:56de l'exercice médiatique, il ne faut pas prendre l'exercice à la légère.
01:00Alors, on a contacté le directeur de la communication d'un club de Ligue 1,
01:03il nous a donné 5 conseils pour bien préparer une première conférence de presse.
01:07Allez, on va faire un peu de coaching.
01:08Bon déjà, il faut aller à l'essentiel, on a très peu de temps pour se préparer,
01:11donc un message à faire passer simple et efficace.
01:14Ensuite, il faut connaître le club et son environnement, les fondamentaux.
01:17Par exemple, à Marseille, on ne va pas dire,
01:19j'arrive dans un club calme, tranquille et je veux poursuivre là-dessus.
01:21Ça ne collerait pas très bien.
01:23Évidemment, on se tient prêt à apporter des réponses aux questions sensibles,
01:26surtout quand on débarque en plein milieu de saison après des mauvais résultats par exemple.
01:30Il faut être aussi aligné avec le discours de la direction,
01:33ne pas annoncer par exemple qu'on joue le titre,
01:35alors que l'objectif c'est de se qualifier en Ligue des champions,
01:37ça peut nous être reproché après.
01:39Et puis enfin, se montrer tel qu'on est,
01:40c'est-à-dire ne pas mentir sur sa personnalité.
01:42Ça ne sert à rien de sourire de façon forcée pendant 30 minutes,
01:45si évidemment on n'est pas comme ça.
01:47Si Marcelo Bielsa, il arrive, il fait des vannes et il sourit à tout le monde,
01:50ça colle un petit peu moins que ce qu'il va montrer derrière.
01:53Bon, tout ça paraît logique.
01:55Et lui, on a déjà vu certains de ses passages,
01:57il s'est appuyé sur une de ses forces,
01:58c'est le fait qu'il soit un ancien joueur de l'OM.
02:01Donc sa joie, forcément, elle est sincère.
02:04Tout d'abord déjà, c'est une grande fierté,
02:06très très heureux d'être ici,
02:07parce que vous savez l'attachement que j'ai pour ce club.
02:09Maintenant, comme je l'ai dit,
02:10c'est un passé qu'il faut garder dans le passé.
02:12Aujourd'hui, c'est l'instant présent
02:13et c'est une autre mission qui m'est offerte aujourd'hui.
02:17Je l'ai vécu comme joueur maintenant en tant qu'entraîneur.
02:19Donc non, c'est un très très beau moment.
02:22Alors quand on n'est pas un ancien du club,
02:23il faut réussir à fédérer autrement, forcément.
02:25Et notamment sur le sujet principal, les résultats, le sportif tout simplement.
02:29Mais alors là, attention, parce qu'il faut être ambitieux,
02:31mais pas trop, je le disais, ça peut nous être reproché.
02:33Alors on a réécouté les premières conférences de presse
02:35des derniers entraîneurs du Paris Saint-Germain.
02:37Et alors vous allez voir, il y a plusieurs niveaux de prise de risque,
02:40selon par exemple le sujet et notamment la victoire en Ligue des Champions.
02:44Nous sommes ici pour gagner, bien sûr.
02:46Mais c'est trop élevé de parler sur les grandes choses.
02:49C'est trop élevé de parler.
02:50Pour Paris Saint-Germain, la Ligue des Champions est la plus importante compétition.
02:56Bien sûr, c'est un grand challenge, mais il se voit loin.
02:59Est-ce que vous sentez cette pression ?
03:01Est-ce que vous sentez le poids de cette mission ?
03:03J'adore cette pression.
03:05J'adore cette mission.
03:07La Champions League, c'est presque « injuste », entre guillemets,
03:10parce qu'il suffit de faire un mauvais match et tu sors de la compétition.
03:13Mais ça n'est pas une excuse.
03:14Donc c'est un objectif pour nous.
03:17Grosso modo, on a les prudents, Tourelle et Pochettino,
03:20et puis on a Luis Enrique un petit peu plus offensif.
03:23Alors sinon, il y a une autre manière de séduire,
03:25notamment les supporters, c'est d'annoncer du beau jeu.
03:27Eh bien là, c'est Luis Enrique, encore très direct.
03:32Mon idée du football, c'est un football d'attaque, un football offensif.
03:38Un football qui puisse être divertissant pour les supporters
03:41et surtout un football qui donne des résultats, de bons résultats.
03:44C'est mon défi, je me suis engagée à créer une équipe.
03:49J'ai l'aide du club et je suis sûre qu'ils vont me donner toute l'aide voulue.
03:54Et je pense que les supporters vont beaucoup aimer ce qui va se passer.
03:57Alors parfois les archivisent bien, comme là.
03:59Et plus qu'avant d'ailleurs, la presse, nous tous maintenant
04:02analysons les prises de parole des entraîneurs.
04:03Parce que la communication a une importance capitale aujourd'hui
04:06dans le quotidien des clubs.
04:07Les extraits tournent en boucle évidemment sur les réseaux sociaux.
04:10Tout est commenté, disséqué.
04:12Et nous, les journalistes, on participe à ça aussi.
04:13Alors on a été rechercher des coupures de presse
04:15avec Arthur Girand et Baptiste Vautier sur des articles
04:18suivant les premières conférences de presse des coachs.
04:20Celle de Didier Deschamps, celle de Louis-Henriquet
04:22ou encore celle de Laurent Blanc.
04:24Alors il faut dire que lui, lorsqu'il est arrivé à la tête de l'équipe de France,
04:27on sortait de la Coupe du Monde 2010 et de Neissna.
04:29Donc il était attendu au tournant.
04:31On le voit dans les intitulés des intertitres des articles.
04:35Il y en a certains qui concernent tout simplement sa communication.
04:37Et puis on le voit aussi, regardez, au flash, le jour de sa présentation.
04:41Il y a quelques flashs, quelques photographes, j'ai l'impression.
04:43Donc on est en juillet 2010.
04:45Et lui, il s'était surtout attelé à diffuser un message de fermeté
04:48sur les attitudes des joueurs, évidemment, puisqu'on est après Neissna.
04:51Je ne peux pas faire comme si rien ne s'était passé en Afrique du Sud.
04:54J'ai été déçu par le bilan sportif et indigné par certains comportements.
04:57Donc j'intégrerai ces éléments dans le futur proche.
05:00Les leaders ont voulu préserver l'intérêt d'un joueur, Nicolas Anelquet en l'occurrence,
05:04au détriment du collectif.
05:06Donc vraiment, on insiste sur un message bien particulier.
05:08Laurent Blanc, il avait besoin de rassurer tout le monde de ce point de vue-là.
05:11Alors après, il y a un impondérable en conférence de presse et en présentation.
05:14Ce sont les questions des journalistes.
05:15On ne peut pas toutes les prévoir.
05:18Non, parce qu'on le disait tout à l'heure, effectivement,
05:19on peut anticiper certaines questions sur des sujets sensibles.
05:22Mais attention, parce que notre créativité à nous, les journalistes,
05:25elle est quand même sans limite.
05:26On a retrouvé des exemples de questions un peu lunaires
05:28posées à des coachs lors de leur première conférence de presse.
05:31Raphaël Bénitez, on commence avec lui au Real en 2015.
05:34Êtes-vous ici parce que vous êtes madrilène
05:35ou parce que vous êtes le meilleur choix sportif ?
05:37Allez, bienvenue.
05:38Bienvenue aussi à David Moyes à Manchester.
05:39Comment peut-on succéder aux plus grands entraîneurs de tous les temps ?
05:42Sœur Alex Ferguson, l'air de dire, tu ne feras jamais mieux.
05:44Kike Sétienne à Barcelone.
05:45Est-ce que vous allez réussir à faire courir Messi ?
05:47Très glissant.
05:48Maurizio Sarri arrivé à la Juve en 2020 après avoir entraîné Naples.
05:51Comment comptez-vous vous faire pardonner des supporters ?
05:53C'est cadeau.
05:54Et puis ma préférée, Bielsa Arrive à l'OM.
05:56Vous êtes connue pour quitter vos clubs brusquement.
05:58Peut-on être sûr que vous resterez ?
06:00Là, c'est visionnaire.
06:01Je peux reconnaître qu'il avait bon dès le premier jour, le journaliste.
06:05Sinon, pour se défaire de tous les pièges, il y a toujours le style inimitable du Special One.
06:09José Mourinho.
06:10C'est une erreur que tout le monde veut.
06:12Et j'en ai.
06:13Et j'en ai.
06:13Ce challenge ne me fait pas nerveux.
06:16Parce que ma histoire dans les derniers 10 ans,
06:19c'était toujours de vivre avec des expectations de B-Club.
06:24Il y a des managers qui ont gagné 10 ans.
06:28Certains d'entre eux, la dernière fois qu'ils ont gagné un titre n'était jamais.
06:34La dernière fois qu'ils ont gagné un titre, c'était un an.
06:37Alors, bizarrement, il sort un peu moins de phrases comme ça aujourd'hui, Mourinho.
06:40Peut-être qu'il en a regretté quelques-unes parmi ces petites phrases.
06:44Alors, bien sûr, une prise de parole, une première prise de parole réussie
06:47ne signifie pas qu'il y aura du succès derrière.
06:49Mais quand même, il faut séduire très vite.
06:51Vous connaissez le dicton.
06:52On n'a qu'une seule occasion de faire une bonne première impression.
06:55Merci, Romain.
06:55Merci, Arthur Giron.
06:57Je vous ai fait plaisir à tous voter.
06:59Bien sûr, aussi, la Dream Team de ce pourquoi.
07:02Vincent, pardon, je vais commencer avec vous encore.
07:03Je vous refais bosser tout de suite, mais des conférences de presse.
07:05On avait fait beaucoup, 7-8 dans votre vie, par jour, par moment.
07:10Des arrivées de Laurent Blanc en équipe de France.
07:14Là, maintenant, vous suivez le Paris Saint-Jean.
07:15Vous avez vu Lou Cédric et toutes ces choses-là.
07:16C'est si important que ça, une présentation ?
07:19Aujourd'hui, est-ce que ça a plus d'importance qu'auparavant ?
07:23Non, je ne crois pas.
07:24Je ne crois pas.
07:25À la limite, la première réaction après le premier match,
07:27je trouve qu'elle a plus de sens.
07:28Elle dit plus ce que va être l'entraîneur.
07:30En revanche, ça ne dit pas ce qu'ils seront, mais ça dit ce qu'ils ne parviennent pas à
07:35être.
07:36Je trouve que les entraîneurs qui débarquent en disant « je », « moi », « je », « moi
07:40»,
07:41ils ont déjà perdu.
07:42Il y en a quelques-uns.
07:43Je trouve que c'est un défaut peut-être d'une nouvelle génération d'entraîneurs.
07:47Qu'en entraîneur, il faut s'intéresser aux autres, mais surtout aux autres, voire seulement aux autres.
07:51Et donc, il faut oublier un peu son égo.
07:52Alors, comment on peut faire une telle faute de com' ?
07:54Comment est-ce qu'on peut avoir des entraîneurs qui commencent par « moi, je pense personnellement que… »
07:57Parce que c'est la cinquième consigne « restez vous-même ».
08:01Si ça a été bossé, vous devez vous dire « vous savez que vous allez prendre un tir comme ça
08:05».
08:05Peut-être que ça aurait été pire si on ne leur avait pas dit.
08:07Oui.
08:08Mais je trouve que c'est un défaut.
08:10L'entraîneur qui commence à dire « je », « moi », « et quand j'étais joueur »,
08:14c'est fini ça.
08:15On ne peut pas se parler.
08:15Je n'ai pas compté cet après-midi à la présenter.
08:18C'est ce que je voulais dire.
08:19C'est un peu le sens de sa phrase.
08:22Je trouve qu'il le fait un peu trop,
08:23mais je comprends ce rapport affectif à Marseille
08:25et son besoin de se rattacher à cette histoire-là.
08:28Mais je trouve toujours que ce n'est pas un bon message de manière générale.
08:32Olivier Bossard, pareil.
08:32Vous en avez rencontré aussi des grands coachs, ce genre de choses-là.
08:36Quand on voit Lewis Enrique, ça a bien vieilli.
08:39Franchement, lui, il avait annoncé la couleur.
08:41Et longtemps, nous, on a eu du mal à croire pendant six mois.
08:42On disait « il ne jouera pas mieux que la suivante ».
08:44Pour le coup, c'est quelqu'un qui a réussi.
08:46Alors, on va guetter aussi cette année, réécrir l'histoire.
08:48On a envie de gagner, toutes ces choses-là, très bien.
08:51Mais finalement, il n'y en a pas tant que ça qui ont fait ce qu'ils ont dit.
08:56Non, non, c'est vrai.
08:58Parce qu'il n'y a qu'un gagnant à la fin, de toute façon.
08:59Oui, oui.
09:00C'est pour ça.
09:00Il faut séduire, mais il faut en même temps rester crédible.
09:04Et pour les supporters, et pour les journalistes.
09:07Encore plus aujourd'hui.
09:08Parce qu'ils sont tellement observés derrière.
09:13On analyse absolument tout, la moindre phrase.
09:18Moi, tout à l'heure, on parlait d'Abid Bey qui disait beaucoup « je, je ».
09:23À cette occasion aussi, il y en a certains qui ne peuvent pas s'empêcher de mettre un petit tacle,
09:27un petit tir.
09:28Moi, c'est aussi ce que j'observe.
09:29Et tout à l'heure, on ne l'a pas souligné.
09:31Mais Abid Bey a quand même eu un petit mot pour Rennes.
09:34Alors, c'était assez subtil.
09:35Mais il dit qu'à Rennes, quand il était 16e, il fallait être pragmatique.
09:39Et puis, la tactique, on verrait plus tard.
09:40Alors qu'à l'OM, il y a des bons joueurs.
09:44Donc, ça allait être un petit peu plus facile de faire une équipe.
09:47Donc, voilà.
09:48C'est le genre de truc.
09:49Il faut y aller doucement.
09:51Parce que tout le monde est observé.
09:53Après des conférences de presse.
09:57Moi, il y en a une qui me revient.
09:59Et je suis sûr que Vincent va s'en souvenir aussi.
10:02Moi, je me souviens de celle de Jacques Santini à Tottenham.
10:05C'est à cause de l'anglais aussi.
10:07Oui, c'était à cause de l'anglais.
10:08Et je sais aussi que les supporters aiment bien quand l'entraîneur fait l'effort de parler dans la langue
10:12du pays.
10:13Mais là, j'invite tout le monde à y aller.
10:15Alors, ça va être un peu moqueur.
10:17Mais franchement, c'est éthique.
10:18Les Anglais, comme les Américains, croient que tout le monde parle leur langue.
10:20Donc, eux, on ne sent pas que c'est un effort.
10:22Ce n'est pas logique de ne pas parler leur langue.
10:23C'est ça, mais il n'aurait presque pas dû le faire ce jour-là.
10:26Parce que je sais que les Anglais en parlent encore aujourd'hui.
10:29Et dès qu'on parle justement de ce sujet-là, c'est souvent Jacques Santini qui revient.
10:33Vous êtes en grande forme, ce soir.
10:35Vous êtes en très, très grande forme.
10:37Je l'adore.
10:38Je me dis que si vous ne l'aimiez pas, je ne sais pas ce qu'il aurait pris.
10:42Alors, il n'est pas meilleur en français, mais je l'adore.
10:45Écoutez, impeccable.
10:45Alors, maintenant que vous avez fait la rotule de Jacques Santini, vous allez m'expliquer
10:49quand même tranquillement ce que ressent un joueur dans un vestiaire quand il voit un
10:52nouveau coach qui arrive.
10:53Est-ce qu'un joueur de l'Olympique de Marseille, cet après-midi, a regardé son nouveau
10:58coach parler ?
10:59Ce qui va être important, c'est surtout ce qu'il va leur dire dans le vestiaire.
11:04Le soir, je suis d'accord avec Vincent aussi sur ce qu'il va dire après le match.
11:08tout de suite dans le vestiaire et dans le...
11:10Dans le cadre de ma formation, là, d'entraîneur...
11:13Je rappelle, vous êtes formé pour être entraîneur.
11:15Pour être comme Habib, on a des gros cours de communication.
11:19Comment on s'y prend ? Comment on va s'adresser à la presse ?
11:22Vous êtes le meilleur avec l'émission.
11:23Pardon ?
11:23Vous êtes le meilleur avec l'émission.
11:24Bien sûr, évidemment.
11:26Mais c'est important, le contexte.
11:28Moi, j'ai beaucoup aimé, évidemment, Lucien Riquet.
11:30Il dit...
11:31Après, il faut gagner.
11:33C'est ce qui te fout la paix.
11:36Mais il dit quand même qu'il faut faire du spectacle
11:39et puis gagner les matchs.
11:41Et puis, peut-être manquer un truc, faire progresser les joueurs aussi.
11:44Je pense que ça doit être une ambition et qu'on peut l'afficher, je crois.
11:48Ces trois choses-là, c'est pas mal.
11:49Et puis après, dans le vestiaire,
11:50je pense que l'entraîneur, il ne doit jamais mentir aux joueurs.
11:53Ça, ça doit être quelque chose de...
11:54C'est possible, ça ?
11:56Ah bah oui.
11:56Tu dis à un joueur, tu fais jouer la samedi,
11:58mais pendant ce temps, il n'est pas bon.
12:00Enfin, il peut y avoir plein de moments où tu es un peu malhonnête.
12:04Et ça, ce n'est pas possible.
12:05Et le double langage est interdit.
12:06C'est-à-dire dire une chose dans le vestiaire
12:08et après, dire une autre chose devant la presse, par exemple.
12:09Voilà, ça, ce n'est pas possible.
12:10Ce n'est pas comme si dans le foot, le double langage existait.
12:12Ça arrive souvent avec des coachs qui disent, par exemple,
12:15tout va bien et après, ils défoncent leurs joueurs.
12:17Non mais ça, c'est autre chose.
12:18Dans ce sens-là, ça va.
12:19Ce qui ne va pas, c'est de dire aux joueurs tout va bien
12:21et de dire vers la presse...
12:23Comment voulu que je fasse une équipe,
12:24j'ai quand même que des pieds gauche.
12:25Ce qui est très dur pour l'entraîneur,
12:26c'est que l'après-match,
12:27il doit tout de suite parler aux joueurs et tout de suite partir.
12:30Donc, il a deux discours différents à préparer en peu de temps.
12:32Et là, il faut être très bon
12:33parce qu'il y a quelques mots à dire
12:35qui vont être repris partout.
12:36Donc, c'est un bel exercice.
12:39Gérard Houyer disait que parfois,
12:40à la fin des matchs,
12:41quand il était entraîneur à Lyon,
12:41il disait qu'à la fin des matchs,
12:42à partir de la 85e, 86e,
12:44il commençait à réfléchir ce qu'il avait de dire devant la presse.
12:47Ah oui.
12:47Il savait qu'il allait gagner souvent à l'époque.
12:49En France, il n'était pas très embêté.
12:51Mais il commençait à réfléchir à la 85e.
12:52Ce qui est marrant aussi,
12:53c'est que les entraîneurs qui arrivent,
12:55là, c'est plein de sourires et tout,
12:56parce qu'il faut plaire à la presse.
12:58Puis tout de suite,
12:59très tôt le premier match,
13:00la première défaite,
13:00il y a un conflit,
13:01il y a tout de suite un rapport de force qui s'installe
13:04et une inquiétude.
13:04Vous pensez qu'ils veulent nous plaire ?
13:06J'arrive vers vous,
13:07mais vous pensez qu'il y a de la séduction envers nous ?
13:09Parce qu'on est quand même d'à peu près rien.
13:11Mais les premiers jours,
13:12tout le monde veut plaire à tout le monde.
13:13Les journalistes veulent plaire à l'entraîneur,
13:15les entraîneurs veulent plaire aux journalistes,
13:16et les nouveaux joueurs surtout,
13:16ils veulent plaire aux nouveaux entraîneurs pour jouer.
13:18Donc on est dans un cercle.
13:20Alors après, Émilie, c'est votre métier.
13:22Vous avez une agence de com',
13:24vous êtes là-dedans évidemment.
13:27Je vous ai gardé pour la fin,
13:28avant qu'on allait voir encore avec Alessia un dernier petit bond.
13:31Mais je voudrais avoir votre avis sur ça.
13:34Est-ce que vous avez déjà coaché ?
13:35Est-ce que vous avez déjà eu des demandes de conseils ?
13:37Est-ce que vous avez des camarades ?
13:39Qui c'est arrivé ?
13:40Oui.
13:40Après, des athlètes, oui.
13:42Des entraîneurs, non,
13:43parce que c'est quand même un poste spécifique
13:45et vous arrivez aussi pour répondre à ta remarque, Vincent,
13:48et à la tienne Vicache,
13:49il y a aussi le CV qui parle pour toi.
13:51C'est-à-dire que là,
13:52Habib parle beaucoup en jeu,
13:53mais c'est parce qu'il doit aussi, pardon,
13:55mais se présenter à la presse.
13:57Il est quand même moins connu.
13:58À la rigueur, il est plus connu aujourd'hui
13:59pour son rôle de consultant
14:00que pour son rôle d'entraîneur.
14:01Il a moins de faciles là-dessus.
14:03Je pense qu'on l'interroge aussi
14:04pour sa relation avec Marseille.
14:06Donc il y a aussi un Luis Enrique,
14:08tu ne vas pas attendre la même chose en conférence de presse,
14:11qu'un Bibeil qui arrive à l'OM.
14:12Il y a la période aussi.
14:13Il y en a un qui a gagné avec Messi
14:14et l'autre qui arrive maintenant.
14:15Il y a la période à laquelle tu arrives.
14:17Si tu arrives en début de saison
14:18parce que tu es un premier choix
14:19et on t'attend,
14:20et il y a là où c'est le feu,
14:22et puis tu arrives en deux jours,
14:23la semaine d'avant,
14:24tu étais sur un autre banc.
14:25Donc la communication,
14:26pareil, elle est différente.
14:27Et je pense que là,
14:29si on revient sur à Bibeil,
14:30il est aussi dans une opération séduction
14:32avec la presse,
14:33avec les supporters.
14:34On connaît ce qu'est l'OM
14:36et tout ce qui tourne autour de l'OM.
14:38Il le dit aussi dans son discours.
14:40Moi, j'ai beaucoup aimé
14:41et je trouve que la référence est importante.
14:43Il fait référence à Pape Diouf.
14:45Ça aussi,
14:46c'est un très bon point.
14:47C'est-à-dire qu'il renvoie à l'histoire.
14:50Il parle d'apaiser ce club volcanique.
14:52Alors ça, attention,
14:53parce que j'attends de voir.
14:54C'est malin
14:55parce que c'est quelqu'un
14:56qui était très respecté.
14:57Très respecté,
14:57en thématique.
14:58Et en plus, il le dit,
14:59c'était mon père spirituel.
15:01Donc je trouve qu'il met aussi,
15:02quand on reprend les points
15:03que tu donnais Romain,
15:04il met aussi dans les directives du club,
15:06dans les valeurs du club.
15:07Après,
15:08ce qui manque effectivement,
15:09c'est peut-être un peu plus de sportifs.
15:10Et on l'a noté,
15:11c'est toi, Olivier,
15:12qui notais quand il parle
15:12que l'équipe n'est pas malade.
15:14Ouh, mon petit père,
15:15il va falloir faire attention.
15:16Mais attention,
15:17il y a aussi la directive du club.
15:18Et puis, comme tu le disais,
15:19Vicache,
15:20il y a aussi le discours
15:20que tu vas tenir auprès de tes joueurs.
15:22Il vient d'arriver,
15:23il ne va pas dire qu'il n'a que des bras cassés,
15:24des chèvres,
15:24et qu'il va falloir faire quelque chose.
15:26Moi, l'équipe pas malade,
15:27je finis là-dessus,
15:28je me dis quand même
15:28qu'il n'ouvre pas le parapluie,
15:30en revanche.
15:30Autant tout à l'heure,
15:40je peux dire,
15:41vous voyez,
15:41ils ne sont pas encore totalement guéris,
15:42ça se passe mal à Brest.
15:44Vous voyez,
15:44derrière de dire,
15:45moi, en deux jours,
15:45je n'ai pas eu le temps.
15:47Vous voyez,
15:47je trouve que de dire ça,
15:49c'est assez osé.
15:50Moi, je mets du côté des bons points.
15:52Non, non, mais,
15:53c'est mon seul,
15:54vous avez été remarquable.
15:55Comme vous.
15:56Sachez-le.
15:57Attendez,
15:58je voudrais qu'on finisse
15:58avec Alicia
15:59et cette conférence de presse
16:01de Fabio Grosso.
16:02Oui, parce que quand vous dites
16:03opération séduction,
16:04moi, j'ai tout de suite pensé
16:04à quelqu'un,
16:05c'est Fabio Grosso.
16:06D'ailleurs, peut-être que Vincent,
16:07vous avez assisté à sa conférence
16:08de présentation
16:09lorsqu'il arrive à Lyon
16:10en septembre 2023
16:11pour remplacer Laurent Blanc.
16:13Bon, la classe à l'italienne,
16:14costumes bien coupés,
16:15cheveux combinés.
16:16L'opération séduction
16:18peut démarrer.
16:20Moi, pour mon français,
16:21j'essayerai de...
16:22je comprends bien
16:23et j'essayerai de me faire comprendre
16:25quand même bien.
16:26Donc, des fois,
16:27un peu plus doucement,
16:29mais j'essaye.
16:30Je m'excuse
16:31pour mes petites fautes de français.
16:33On essaye de se mettre
16:33tout le monde dans la poche.
16:34En plus, les journalistes
16:35présents dans la salle,
16:36j'imagine qu'ils étaient très heureux
16:37de revoir, eux aussi,
16:38un ancien de la maison.
16:39Vincent faisait des bons.
16:40Mais j'ai rarement vu
16:41quelqu'un dire aussi peu de choses
16:42quand il parlait.
16:44Il avait quand même
16:45parfaitement préparé l'exercice,
16:47Fabio Grosso,
16:48parce qu'il a dit
16:48qu'il était très heureux
16:49d'être là.
16:50Il a salué avec élégance
16:51son prédécesseur,
16:52Laurent Blanc.
16:53Le discours était quand même
16:55assez déterminé,
16:56optimiste,
16:56alors qu'il arrive
16:57dans un bourbier.
16:58Et puis,
16:58terminé en beauté
16:59en faisant une déclaration
17:00d'amour à la France.
17:02Bon, c'était un numéro
17:02de charme très réussi
17:04de la part de l'Italien.
17:04On aurait même envie
17:05de lui pardonner son tir au but
17:06qui offre la victoire
17:07au final.
17:08Non, je n'ai rien.
17:11Je n'ai rien.
17:11Je n'ai rien pardonné du tout.
17:12On s'est fait virer
17:13et c'est comme ça.
17:14Évidemment,
17:14mais juste pour vous dire
17:15qu'on peut faire
17:16une très bonne impression
17:17et rester deux mois
17:18comme c'est arrivé
17:19à Fabio Grosso
17:19dans un club
17:20où ça s'est très très mal passé.
17:21Je crois que c'était 7 matchs
17:22à la tête de l'Olympique lyonnais.
17:24Et bien évidemment,
17:25il y avait cet incident
17:25où il a failli perdre un oeil.
17:27Mais voilà,
17:28l'exercice était réussi.
17:29Mais on s'en souviendra.
17:30Mais pendant une semaine,
17:31j'ai cru que c'était un bon choix.
17:32Oui.
17:33Sincèrement,
17:34pendant la première semaine,
17:35j'ai dit ouais, c'est bien.
17:35Et puis après,
17:36vous avez vu un match.
17:37Voilà.
17:39Après,
17:41on a vu le match
17:42et on l'a vu parler du match.
17:44Et là,
17:44le décalage entre le match qu'on voyait
17:46et celui qu'il racontait,
17:47c'était rédhibitoire.
17:48Merci, Romain.
17:49Merci pour convoyer cette partie.
17:52Puis ça a envoyé,
17:53ça a tiré à balles réelles.
17:53C'est remarquable.
17:54Dans un instant,
17:55le foutoir d'Alicie Adobe,
17:57le zapping,
17:58le surveurant,
17:58le petit filet.
17:59Et on revient sur le baguette.
18:00Sous-titrageени
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