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  • il y a 12 heures
Leader du championnat avec un point d'avance sur le PSG, Lens va-t-il réussir à tenir le rythme jusqu'au week-end du 12 avril ? Les Sang et Or affronteront à ce moment-là, les champions d'Europe en titre. Avec la possibilité de prendre une avance conséquente si les deux équipes maintiennent leur dynamique... Guillaume Warmuz est en tout cas persuadé que le groupe lensois y croit et a envie d'aller au bout de cette folie. Même si le calendrier est délicat. 

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Transcription
00:00RMC, bretelles en flamme.
00:02Lachor qui s'engage dans la surface.
00:03Lachor, le duel qui marque.
00:05L'égalisation du racicle de l'or.
00:08Monsieur Bata qui met le siffle à sa bouche
00:10et qui siffle.
00:11Il siffle à la fin du match.
00:13C'est champion de France pour la première fois de son histoire.
00:16Enfin, on a couché quelque chose à notre palmarès.
00:18Donc préparez-vous parce qu'on va arriver.
00:20Et ça va parler.
00:21Lance leader de Ligue 1 à 12 journées de la fin.
00:24Point d'avance sur Farid.
00:26Réunion ce soir sur RMC
00:28de deux légendes lançoises.
00:30Tony Vérel, champion de France 98
00:32et son pote de toujours, Guillaume Varmuse
00:35avec nous dans Rotten 100.
00:36Salut Guillaume.
00:37Bonsoir messieurs.
00:38Salut Guillaume.
00:39Ouais, super bien, excellent.
00:41Je suis à Bollard d'ailleurs, juste à côté.
00:43C'est vrai, excellent.
00:45T'as de la chance, il doit faire beau, non ?
00:47J'ai un temps remarquable.
00:51Je vois un grand soleil.
00:54Bon, écoute Guillaume,
00:55t'es avec Tony,
00:57il fait le timide, il dit rien.
01:00C'est parce que
01:01vous ne l'avez pas
01:03lancé en profondeur encore.
01:05C'est pour ça.
01:05C'est tout, ils n'ont pas compris.
01:07Ils n'ont pas compris.
01:08Il a fait toujours de trop, lui.
01:10Il faut toujours le servir, Tony.
01:11Il a à tabasser, tu vois.
01:13Je te rassure.
01:13Moi, je suis toujours dans les dernières minutes.
01:16Guillaume, je te rassure,
01:18il ne prend plus la profondeur.
01:19Je l'ai vu encore cet été, encore.
01:21Il n'est plus capable.
01:23N'oublie pas que moi aussi,
01:24je t'ai vu encore.
01:25Allez, on ne dit rien.
01:26On ne dit rien.
01:29Même si tu as raison,
01:30n'oublie pas que je t'ai vu aussi.
01:32Est-ce qu'on y croit, Guillaume ?
01:34Est-ce que c'est l'année du R.C. Lens ?
01:35Est-ce que ce titre de champion,
01:37on commence à l'envisager
01:38quand on est légende du club ?
01:40Oui, j'étais ce matin à l'entraînement.
01:43Les gars, l'entraîneur surtout,
01:45tout le monde est dedans.
01:46Après, le réel, c'est d'abord Paris.
01:49Le calendrier est plutôt favorable à Paris.
01:52Si Paris est Paris,
01:55l'Anse terminera deuxième.
01:57Si Paris reste lui-même.
01:59Si Paris a quelques petits faux pas,
02:02si Paris n'est pas Paris
02:03en tant que la machine infernale,
02:05la machine splendide plutôt,
02:07qui gagne tout.
02:08Si le 12 avril prochain,
02:11Paris vient à Bollard
02:12avec un point d'avance pour Lens.
02:15Malgré tout, il y a un dernier match
02:17à Lyon pour Lens.
02:18La réalité, c'est qu'on ne peut pas dire
02:20que Lens ne joue pas de titre.
02:23Mais on est comme l'entraîneur Pierre Sage.
02:26Il faut voir la proportion concrète
02:28de dire que Lens est dans le coucou.
02:31Mais c'est surtout l'ogre Paris Saint-Germain
02:33qui est le premier de cordée,
02:36j'ai envie de dire.
02:37Mais ici, tout le monde est dedans.
02:42Ah, ça y est, on y croit alors, sur place.
02:44Ce qui est beau cette année aussi,
02:46c'est qu'ils sont toujours en Coupe de France,
02:48contre d'ailleurs un autre club
02:50dont on a parlé ce soir.
02:52Mais je pense que s'ils arrivent
02:54à passer ce tour-là,
02:55Lens a peut-être aussi de grandes chances
02:57de peut-être gagner le seul trophée
02:59qu'ils n'ont pas encore national.
03:02Tu crois au titre de champion d'autonomie ?
03:04Si vous avez fait des finales !
03:06Eh oui, il y a eu des finales,
03:07quelques-uns.
03:08Moi, j'en ai fait deux perdus.
03:10Jean-Michel,
03:11je suis porte-poisse.
03:12Ce n'est pas la peine de rappeler des mots
03:15pour se venir à mon ami Dédé Lannoy
03:17qui m'a entraîné pendant dix ans
03:18et qui voit encore passer
03:19ta reprise de volée en pleine lucarne.
03:22Tu lui donneras le bonjour de ma part !
03:25C'est fou !
03:26Ce n'est pas la peine d'enregistrer !
03:27Mais bon, on était en train de dire
03:30que c'était peut-être l'année de trop pour...
03:32Ah ouais, Jean-Michel,
03:33Jean-Michel, il a fait ça
03:34juste pour se faire mousser, quoi.
03:35Il est incroyable.
03:36On était en train de dire
03:37que c'était peut-être l'année de trop pour Jean-Michel.
03:38Ah ouais, elle est belle.
03:40Jean-Michel, on a un point commun.
03:42On a battu Lens en finale tous les deux.
03:43Et allez !
03:45Et ça continue !
03:47Tony, est-ce que tu crois, toi,
03:48au titre de champion, alors ?
03:49Bien sûr que j'y crois, moi.
03:51C'est une année qui ressemble un peu
03:55à celle qu'on a vécue, nous, en 98.
03:57C'est-à-dire qu'il y avait
03:57des gros ogres Marseille et PSG
03:59qu'on voyait être champions.
04:01Et puis, tu avais deux équipes
04:02qui ne payaient pas de mine.
04:04Tu avais Metz et Lens
04:05qui étaient là en outsider.
04:07Et Metz qui était même mieux...
04:09Enfin, Metz qui était mieux
04:11placé que nous à la trêve
04:13puisqu'il me semble qu'à l'époque,
04:15ils devaient être ou premier ou deuxième.
04:17Et nous, on était loin derrière.
04:18Et puis finalement, on est arrivés
04:20et on a terminé la saison en trombe
04:22et puis on a été champions.
04:24Et cette année, je trouve qu'ils ont,
04:27sur certains matchs importants,
04:29ils ont été là.
04:30Ils ont été présents.
04:31Ils sont, comme le dit Gus,
04:33ils sont pour moi à l'affût
04:35du moindre faux pas de Paris.
04:38et c'est sûr que si Paris développe son jeu,
04:44ils ont un tel effectif
04:45que c'est difficile de les concurrencer.
04:48Mais je pense sincèrement
04:49que c'est l'année où jamais.
04:50Oui, mais Tony, à l'arrivée,
04:52on dit ça, et Guillaume pareil,
04:54on dit ça depuis pas mal de journées.
04:56On dit oui, difficile de concurrencer le PSG.
04:58Sauf que là, maintenant,
04:59on est à 12 journées de la fin.
05:01Donc, ils vont rencontrer
05:03une seule fois le PSG.
05:04Le calendrier n'est pas facile.
05:06Non, mais attends, attends.
05:07Je ne te dis pas ça.
05:08En plus, ils ont l'avantage
05:10de recevoir le PSG.
05:11Et pour moi, c'est un avantage.
05:13Donc déjà, ça veut dire
05:14que cette confrontation,
05:15tu n'es pas sûr de la perdre.
05:17Donc si déjà, tu fais match nul
05:18et pour l'instant, tu es devant.
05:20Et ensuite, Guillaume et Tony,
05:25vu la série des Lançois,
05:26quand même, c'est impressionnant,
05:28pourquoi penser que d'un seul coup,
05:30ils vont dégringoler
05:32et ils vont perdre 3-4 matchs ?
05:33Ah non, mais ce n'est pas ce qu'on dit.
05:34Moi, si tu veux,
05:36je ne pense pas ça.
05:37Je ne pense pas qu'ils vont dégringoler.
05:39Je dis que juste leur calendrier,
05:41par exemple, il y a Monaco.
05:42Bon, voilà.
05:43Ça, c'est vrai.
05:43Voilà, tu es à Monaco.
05:45Ensuite, tu dois aller à Lyon
05:46la dernière journée.
05:47Tu vois, Paris,
05:48c'est le calendrier.
05:48Ça, c'est le premier point.
05:49La deuxième chose,
05:50c'est que l'équipe de Lens
05:55s'est construite rapidement.
05:57Je veux dire,
05:57si on prend un peu une analogie
06:00entre ce qu'on a vécu nous,
06:01nous, c'était une construction
06:02de 3, 4, 5 saisons.
06:04Oui, oui, vous étiez à maturité.
06:05C'est ça.
06:06C'est-à-dire que,
06:06tu sais comme moi,
06:07que quand on va arriver à la fin,
06:09ils vont rencontrer le PSG,
06:10déjà, ça va être un énorme match.
06:12Donc, c'est un match à pression,
06:13pour l'instant.
06:14Il faut le gérer, ça.
06:15La fin de saison à pression,
06:16ça aussi,
06:17ce sont des détails
06:17qu'il peut jouer.
06:18La réalité,
06:19c'est que si Lens
06:20reste ce qu'il est,
06:21il peut aller au bout.
06:22Voilà,
06:22mais il faut qu'il le reste.
06:23Non, mais là où je te rejoins,
06:25Guillaume,
06:26et tu as raison d'insister là-dessus,
06:27c'est que quand la pression monte,
06:30et la pression,
06:31les journées,
06:32elles passent.
06:32Donc, si tu es toujours devant
06:33ou à la course avec le PSG,
06:35forcément, les matchs,
06:36les gens,
06:37ils vont commencer à dire,
06:37oh là là,
06:38vous n'avez pas le droit,
06:38il ne faut pas,
06:39il faut gagner,
06:40il faut faire tourner.
06:41Donc, ce n'est pas la même pression
06:42qu'aujourd'hui.
06:43Et en effet,
06:44le manque de vécu,
06:44et ça,
06:45c'est important,
06:47c'est un élément
06:47qu'on ne dit pas assez,
06:48et c'est bien de le rappeler,
06:49Guillaume,
06:50c'est que tu tires,
06:51et c'est pour ça
06:52qu'on en veut à Marseille,
06:54de cette instabilité chronique,
06:57tu ne peux pas y arriver
06:57dans le football.
06:58Et c'est vrai que...
06:59On ne revient pas sur Marseille,
07:00bordel !
07:00Non, mais qu'une vie commune
07:02d'un groupe,
07:03tu vois,
07:03ce groupe de Lens,
07:04par exemple,
07:05s'ils arrivent à garder
07:05leurs meilleurs éléments
07:06l'année prochaine,
07:11ton point de vue,
07:12à toi,
07:12à la légende
07:14gardien de but
07:14du Hercelance,
07:15sur Robin Risser,
07:16qui fait une saison exceptionnelle.
07:18Il est dans les petits papiers
07:19de Roten Sélectionneur,
07:20d'ailleurs,
07:20qu'est-ce que tu peux nous dire ?
07:21J'hésite à le prendre
07:22dans la sélection.
07:23Est-ce que tu peux le convaincre,
07:24Jérôme ?
07:24Non, n'hésite pas,
07:25Jérôme, n'hésite pas.
07:26Il est un garçon.
07:28En plus,
07:29je l'ai vu ce matin.
07:30Ah, le représentant commercial,
07:31là-bas !
07:33Je vais dire,
07:34Robin,
07:35je vais dire,
07:35Robin,
07:35que je ne prenais pas beaucoup,
07:36mais écoute,
07:39sérieusement,
07:40c'est franchement,
07:41un garçon
07:42qui est vraiment,
07:43comment dire,
07:45un travailleur,
07:46une personne
07:46qui est déjà en train
07:47de s'imposer.
07:48Il a 20 ans,
07:49il arrive,
07:49il n'a pas d'expérience,
07:50il est au diapason,
07:51il travaille avec
07:51Cédric Bertelin.
07:53Je veux dire,
07:53il est vraiment
07:54dans une atmosphère,
07:55c'est quelqu'un
07:55qui peut aller,
07:56qui peut nous amener
07:57à un niveau
07:58de gardien de but
07:59international,
08:00mais c'est comme
08:00d'autres jeunes gardiens
08:02qu'il ne faut pas
08:02aller trop vite.
08:04Il faut le laisser
08:04à maturité.
08:05Moi, je dis que
08:06s'il lance ses champions,
08:07parfait,
08:08mais il faut qu'il reste,
08:09qu'il continue à travailler,
08:10enfin, il verra,
08:10mais voilà,
08:11c'est quelqu'un
08:11qui peut être en devenir
08:12d'un niveau international,
08:14réellement,
08:14concrètement.
08:14Il ne faut pas oublier aussi
08:15qu'à l'Anse,
08:17il y a Jean-Louis Lecq
08:19qui a fait un travail super,
08:21je veux dire,
08:22et c'est un gardien aussi,
08:23c'est un ancien gardien.
08:25Tout à fait,
08:25c'est de la combinaison,
08:26c'est-à-dire que
08:27de prendre Pierre Sage,
08:28ensuite ils ont pris
08:28les joueurs qu'ils voulaient,
08:29Jean-Louis a pris
08:30Thauvin,
08:30alors qu'au départ,
08:32ce n'était pas gagné,
08:32tout ça,
08:33et même le pari richard.
08:36Même le petit Saint-Maximin,
08:38tous les paris payent pour l'instant.
08:40C'est un symbole,
08:41tu vois,
08:41il arrive,
08:42je le connais bien,
08:43le petit,
08:44parfois,
08:45pas facile à comprendre,
08:48toujours,
08:49qui,
08:50Alain,
08:52un garçon adorable,
08:54mais bon,
08:54dès son premier match,
08:56dès son premier match,
08:57il se sent bien
08:59dans cette équipe,
09:00ça veut dire quand même
09:01qu'il y a une forme
09:02de solidarité,
09:03d'altruisme,
09:04qui,
09:04à mon avis,
09:05peut les amener loin.
09:06Merci à Guillaume Varroze.
09:08Guillaume,
09:09merci,
09:10et puis encore désolé
09:11du pénalty
09:11que je t'ai glissé
09:12à l'époque.
09:13Non,
09:13mais attends,
09:13Jérôme,
09:14je ne vais pas rappeler
09:16quand on jouait
09:18contre 3
09:18et Monaco,
09:19tout ce que je t'ai arrêté.
09:20Je ne vais pas rappeler
09:21quand même.
09:22C'est vrai,
09:22c'est vrai,
09:23c'est pas faux.
09:24Allez,
09:24merci Guillaume.
09:25A bientôt.
09:26Allez,
09:27on t'embrasse,
09:27merci.
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