00:00RMC, bretelles en flamme.
00:02Lachor qui s'engage dans la surface.
00:03Lachor, le duel qui marque.
00:05L'égalisation du racicle de l'or.
00:08Monsieur Bata qui met le siffle à sa bouche
00:10et qui siffle.
00:11Il siffle à la fin du match.
00:13C'est champion de France pour la première fois de son histoire.
00:16Enfin, on a couché quelque chose à notre palmarès.
00:18Donc préparez-vous parce qu'on va arriver.
00:20Et ça va parler.
00:21Lance leader de Ligue 1 à 12 journées de la fin.
00:24Point d'avance sur Farid.
00:26Réunion ce soir sur RMC
00:28de deux légendes lançoises.
00:30Tony Vérel, champion de France 98
00:32et son pote de toujours, Guillaume Varmuse
00:35avec nous dans Rotten 100.
00:36Salut Guillaume.
00:37Bonsoir messieurs.
00:38Salut Guillaume.
00:39Ouais, super bien, excellent.
00:41Je suis à Bollard d'ailleurs, juste à côté.
00:43C'est vrai, excellent.
00:45T'as de la chance, il doit faire beau, non ?
00:47J'ai un temps remarquable.
00:51Je vois un grand soleil.
00:54Bon, écoute Guillaume,
00:55t'es avec Tony,
00:57il fait le timide, il dit rien.
01:00C'est parce que
01:01vous ne l'avez pas
01:03lancé en profondeur encore.
01:05C'est pour ça.
01:05C'est tout, ils n'ont pas compris.
01:07Ils n'ont pas compris.
01:08Il a fait toujours de trop, lui.
01:10Il faut toujours le servir, Tony.
01:11Il a à tabasser, tu vois.
01:13Je te rassure.
01:13Moi, je suis toujours dans les dernières minutes.
01:16Guillaume, je te rassure,
01:18il ne prend plus la profondeur.
01:19Je l'ai vu encore cet été, encore.
01:21Il n'est plus capable.
01:23N'oublie pas que moi aussi,
01:24je t'ai vu encore.
01:25Allez, on ne dit rien.
01:26On ne dit rien.
01:29Même si tu as raison,
01:30n'oublie pas que je t'ai vu aussi.
01:32Est-ce qu'on y croit, Guillaume ?
01:34Est-ce que c'est l'année du R.C. Lens ?
01:35Est-ce que ce titre de champion,
01:37on commence à l'envisager
01:38quand on est légende du club ?
01:40Oui, j'étais ce matin à l'entraînement.
01:43Les gars, l'entraîneur surtout,
01:45tout le monde est dedans.
01:46Après, le réel, c'est d'abord Paris.
01:49Le calendrier est plutôt favorable à Paris.
01:52Si Paris est Paris,
01:55l'Anse terminera deuxième.
01:57Si Paris reste lui-même.
01:59Si Paris a quelques petits faux pas,
02:02si Paris n'est pas Paris
02:03en tant que la machine infernale,
02:05la machine splendide plutôt,
02:07qui gagne tout.
02:08Si le 12 avril prochain,
02:11Paris vient à Bollard
02:12avec un point d'avance pour Lens.
02:15Malgré tout, il y a un dernier match
02:17à Lyon pour Lens.
02:18La réalité, c'est qu'on ne peut pas dire
02:20que Lens ne joue pas de titre.
02:23Mais on est comme l'entraîneur Pierre Sage.
02:26Il faut voir la proportion concrète
02:28de dire que Lens est dans le coucou.
02:31Mais c'est surtout l'ogre Paris Saint-Germain
02:33qui est le premier de cordée,
02:36j'ai envie de dire.
02:37Mais ici, tout le monde est dedans.
02:42Ah, ça y est, on y croit alors, sur place.
02:44Ce qui est beau cette année aussi,
02:46c'est qu'ils sont toujours en Coupe de France,
02:48contre d'ailleurs un autre club
02:50dont on a parlé ce soir.
02:52Mais je pense que s'ils arrivent
02:54à passer ce tour-là,
02:55Lens a peut-être aussi de grandes chances
02:57de peut-être gagner le seul trophée
02:59qu'ils n'ont pas encore national.
03:02Tu crois au titre de champion d'autonomie ?
03:04Si vous avez fait des finales !
03:06Eh oui, il y a eu des finales,
03:07quelques-uns.
03:08Moi, j'en ai fait deux perdus.
03:10Jean-Michel,
03:11je suis porte-poisse.
03:12Ce n'est pas la peine de rappeler des mots
03:15pour se venir à mon ami Dédé Lannoy
03:17qui m'a entraîné pendant dix ans
03:18et qui voit encore passer
03:19ta reprise de volée en pleine lucarne.
03:22Tu lui donneras le bonjour de ma part !
03:25C'est fou !
03:26Ce n'est pas la peine d'enregistrer !
03:27Mais bon, on était en train de dire
03:30que c'était peut-être l'année de trop pour...
03:32Ah ouais, Jean-Michel,
03:33Jean-Michel, il a fait ça
03:34juste pour se faire mousser, quoi.
03:35Il est incroyable.
03:36On était en train de dire
03:37que c'était peut-être l'année de trop pour Jean-Michel.
03:38Ah ouais, elle est belle.
03:40Jean-Michel, on a un point commun.
03:42On a battu Lens en finale tous les deux.
03:43Et allez !
03:45Et ça continue !
03:47Tony, est-ce que tu crois, toi,
03:48au titre de champion, alors ?
03:49Bien sûr que j'y crois, moi.
03:51C'est une année qui ressemble un peu
03:55à celle qu'on a vécue, nous, en 98.
03:57C'est-à-dire qu'il y avait
03:57des gros ogres Marseille et PSG
03:59qu'on voyait être champions.
04:01Et puis, tu avais deux équipes
04:02qui ne payaient pas de mine.
04:04Tu avais Metz et Lens
04:05qui étaient là en outsider.
04:07Et Metz qui était même mieux...
04:09Enfin, Metz qui était mieux
04:11placé que nous à la trêve
04:13puisqu'il me semble qu'à l'époque,
04:15ils devaient être ou premier ou deuxième.
04:17Et nous, on était loin derrière.
04:18Et puis finalement, on est arrivés
04:20et on a terminé la saison en trombe
04:22et puis on a été champions.
04:24Et cette année, je trouve qu'ils ont,
04:27sur certains matchs importants,
04:29ils ont été là.
04:30Ils ont été présents.
04:31Ils sont, comme le dit Gus,
04:33ils sont pour moi à l'affût
04:35du moindre faux pas de Paris.
04:38et c'est sûr que si Paris développe son jeu,
04:44ils ont un tel effectif
04:45que c'est difficile de les concurrencer.
04:48Mais je pense sincèrement
04:49que c'est l'année où jamais.
04:50Oui, mais Tony, à l'arrivée,
04:52on dit ça, et Guillaume pareil,
04:54on dit ça depuis pas mal de journées.
04:56On dit oui, difficile de concurrencer le PSG.
04:58Sauf que là, maintenant,
04:59on est à 12 journées de la fin.
05:01Donc, ils vont rencontrer
05:03une seule fois le PSG.
05:04Le calendrier n'est pas facile.
05:06Non, mais attends, attends.
05:07Je ne te dis pas ça.
05:08En plus, ils ont l'avantage
05:10de recevoir le PSG.
05:11Et pour moi, c'est un avantage.
05:13Donc déjà, ça veut dire
05:14que cette confrontation,
05:15tu n'es pas sûr de la perdre.
05:17Donc si déjà, tu fais match nul
05:18et pour l'instant, tu es devant.
05:20Et ensuite, Guillaume et Tony,
05:25vu la série des Lançois,
05:26quand même, c'est impressionnant,
05:28pourquoi penser que d'un seul coup,
05:30ils vont dégringoler
05:32et ils vont perdre 3-4 matchs ?
05:33Ah non, mais ce n'est pas ce qu'on dit.
05:34Moi, si tu veux,
05:36je ne pense pas ça.
05:37Je ne pense pas qu'ils vont dégringoler.
05:39Je dis que juste leur calendrier,
05:41par exemple, il y a Monaco.
05:42Bon, voilà.
05:43Ça, c'est vrai.
05:43Voilà, tu es à Monaco.
05:45Ensuite, tu dois aller à Lyon
05:46la dernière journée.
05:47Tu vois, Paris,
05:48c'est le calendrier.
05:48Ça, c'est le premier point.
05:49La deuxième chose,
05:50c'est que l'équipe de Lens
05:55s'est construite rapidement.
05:57Je veux dire,
05:57si on prend un peu une analogie
06:00entre ce qu'on a vécu nous,
06:01nous, c'était une construction
06:02de 3, 4, 5 saisons.
06:04Oui, oui, vous étiez à maturité.
06:05C'est ça.
06:06C'est-à-dire que,
06:06tu sais comme moi,
06:07que quand on va arriver à la fin,
06:09ils vont rencontrer le PSG,
06:10déjà, ça va être un énorme match.
06:12Donc, c'est un match à pression,
06:13pour l'instant.
06:14Il faut le gérer, ça.
06:15La fin de saison à pression,
06:16ça aussi,
06:17ce sont des détails
06:17qu'il peut jouer.
06:18La réalité,
06:19c'est que si Lens
06:20reste ce qu'il est,
06:21il peut aller au bout.
06:22Voilà,
06:22mais il faut qu'il le reste.
06:23Non, mais là où je te rejoins,
06:25Guillaume,
06:26et tu as raison d'insister là-dessus,
06:27c'est que quand la pression monte,
06:30et la pression,
06:31les journées,
06:32elles passent.
06:32Donc, si tu es toujours devant
06:33ou à la course avec le PSG,
06:35forcément, les matchs,
06:36les gens,
06:37ils vont commencer à dire,
06:37oh là là,
06:38vous n'avez pas le droit,
06:38il ne faut pas,
06:39il faut gagner,
06:40il faut faire tourner.
06:41Donc, ce n'est pas la même pression
06:42qu'aujourd'hui.
06:43Et en effet,
06:44le manque de vécu,
06:44et ça,
06:45c'est important,
06:47c'est un élément
06:47qu'on ne dit pas assez,
06:48et c'est bien de le rappeler,
06:49Guillaume,
06:50c'est que tu tires,
06:51et c'est pour ça
06:52qu'on en veut à Marseille,
06:54de cette instabilité chronique,
06:57tu ne peux pas y arriver
06:57dans le football.
06:58Et c'est vrai que...
06:59On ne revient pas sur Marseille,
07:00bordel !
07:00Non, mais qu'une vie commune
07:02d'un groupe,
07:03tu vois,
07:03ce groupe de Lens,
07:04par exemple,
07:05s'ils arrivent à garder
07:05leurs meilleurs éléments
07:06l'année prochaine,
07:11ton point de vue,
07:12à toi,
07:12à la légende
07:14gardien de but
07:14du Hercelance,
07:15sur Robin Risser,
07:16qui fait une saison exceptionnelle.
07:18Il est dans les petits papiers
07:19de Roten Sélectionneur,
07:20d'ailleurs,
07:20qu'est-ce que tu peux nous dire ?
07:21J'hésite à le prendre
07:22dans la sélection.
07:23Est-ce que tu peux le convaincre,
07:24Jérôme ?
07:24Non, n'hésite pas,
07:25Jérôme, n'hésite pas.
07:26Il est un garçon.
07:28En plus,
07:29je l'ai vu ce matin.
07:30Ah, le représentant commercial,
07:31là-bas !
07:33Je vais dire,
07:34Robin,
07:35je vais dire,
07:35Robin,
07:35que je ne prenais pas beaucoup,
07:36mais écoute,
07:39sérieusement,
07:40c'est franchement,
07:41un garçon
07:42qui est vraiment,
07:43comment dire,
07:45un travailleur,
07:46une personne
07:46qui est déjà en train
07:47de s'imposer.
07:48Il a 20 ans,
07:49il arrive,
07:49il n'a pas d'expérience,
07:50il est au diapason,
07:51il travaille avec
07:51Cédric Bertelin.
07:53Je veux dire,
07:53il est vraiment
07:54dans une atmosphère,
07:55c'est quelqu'un
07:55qui peut aller,
07:56qui peut nous amener
07:57à un niveau
07:58de gardien de but
07:59international,
08:00mais c'est comme
08:00d'autres jeunes gardiens
08:02qu'il ne faut pas
08:02aller trop vite.
08:04Il faut le laisser
08:04à maturité.
08:05Moi, je dis que
08:06s'il lance ses champions,
08:07parfait,
08:08mais il faut qu'il reste,
08:09qu'il continue à travailler,
08:10enfin, il verra,
08:10mais voilà,
08:11c'est quelqu'un
08:11qui peut être en devenir
08:12d'un niveau international,
08:14réellement,
08:14concrètement.
08:14Il ne faut pas oublier aussi
08:15qu'à l'Anse,
08:17il y a Jean-Louis Lecq
08:19qui a fait un travail super,
08:21je veux dire,
08:22et c'est un gardien aussi,
08:23c'est un ancien gardien.
08:25Tout à fait,
08:25c'est de la combinaison,
08:26c'est-à-dire que
08:27de prendre Pierre Sage,
08:28ensuite ils ont pris
08:28les joueurs qu'ils voulaient,
08:29Jean-Louis a pris
08:30Thauvin,
08:30alors qu'au départ,
08:32ce n'était pas gagné,
08:32tout ça,
08:33et même le pari richard.
08:36Même le petit Saint-Maximin,
08:38tous les paris payent pour l'instant.
08:40C'est un symbole,
08:41tu vois,
08:41il arrive,
08:42je le connais bien,
08:43le petit,
08:44parfois,
08:45pas facile à comprendre,
08:48toujours,
08:49qui,
08:50Alain,
08:52un garçon adorable,
08:54mais bon,
08:54dès son premier match,
08:56dès son premier match,
08:57il se sent bien
08:59dans cette équipe,
09:00ça veut dire quand même
09:01qu'il y a une forme
09:02de solidarité,
09:03d'altruisme,
09:04qui,
09:04à mon avis,
09:05peut les amener loin.
09:06Merci à Guillaume Varroze.
09:08Guillaume,
09:09merci,
09:10et puis encore désolé
09:11du pénalty
09:11que je t'ai glissé
09:12à l'époque.
09:13Non,
09:13mais attends,
09:13Jérôme,
09:14je ne vais pas rappeler
09:16quand on jouait
09:18contre 3
09:18et Monaco,
09:19tout ce que je t'ai arrêté.
09:20Je ne vais pas rappeler
09:21quand même.
09:22C'est vrai,
09:22c'est vrai,
09:23c'est pas faux.
09:24Allez,
09:24merci Guillaume.
09:25A bientôt.
09:26Allez,
09:27on t'embrasse,
09:27merci.
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