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  • il y a 3 semaines
Cette semaine, émission spéciale football américain après le lancement du championnat de France de D1 il y a quelques jours. La saison prochaine, la D1 deviendra d'ailleurs une ligue fermée. La plus célèbre du monde, la NFL, débarquera également à Paris en 2026 ; le président de la Fédération Frédéric Paquet sera avec nous. Enfin nous reviendrons sur les finales de squash du tournoi de Houston.

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Sport
Transcription
00:10Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans le club Sport en France.
00:13Je suis ravie de vous retrouver, j'espère que vous êtes en forme, parce que nous, oui.
00:17Et vous allez voir, on vous a préparé une émission aux petits oignons avec de super invités.
00:22Alors, petit conseil, restez bien jusqu'au bout avec nous.
00:25Tout de suite, c'est le sommaire.
00:27Depuis deux semaines, le championnat de France de D1 Elite de football américain a repris sur nos antennes,
00:32avec déjà deux journées disputées.
00:34Une compétition qui deviendra une ligue fermée l'an prochain, à l'instar de la NFL qui débarque en France.
00:40On va discuter de tout ça avec le président de la fédération, Frédéric Paquet,
00:44et aussi avec Ulysse Massé, entraîneur de Rouen.
00:47Dans la nuit de lundi à mardi, vous avez pu suivre la finale de tournoi Gold Squash à Houston,
00:53avec la victoire historique de Victor Croin, sa première à ce niveau de compétition sur le circuit PSA.
00:59On va revenir dessus, bien évidemment, avec notre spécialiste, Lucien Jaand.
01:06Merci à tous d'être avec nous.
01:08Comme je vous le disais en introduction, tout de suite, on va parler de football américain.
01:17Samedi 7 février, le championnat de France de football américain, la D1 Elite, a repris sur Sports en France.
01:23C'est la dernière saison dans ce format actuel, avant de grands changements à venir pour 2026-2027.
01:30Et qui de mieux pour nous expliquer ses évolutions que Frédéric Paquet, président de la Fédération française de football américain.
01:37Bonsoir Frédéric.
01:38Bonsoir.
01:39Et aussi Ulysse Massé, entraîneur des Léopards de Rouen.
01:43Bonsoir Ulysse.
01:45Bonsoir.
01:46Alors avant de parler de tout ce qui attend le football américain dans les mois à venir,
01:51on va revenir déjà sur la saison qui vient de démarrer il y a quelques jours, avec déjà deux journées
01:57disputées.
01:57Et Frédéric, un petit rappel de comment se déroule cette saison 2025-2026 ?
02:03Ça se déroule plutôt bien, ça a bien démarré.
02:05Donc on est sur un championnat qui est plutôt serré cette saison.
02:08Oui.
02:08Assez équilibré.
02:09Alors c'est que les deux premières journées, donc il faut attendre de voir.
02:12Mais voilà, on a des équipes où les matchs sont assez serrés.
02:16Donc je pense qu'on va avoir un championnat très intéressant tout au long de la saison.
02:20Alors on le rappelle, il y a deux conférences, une nord, une sud.
02:23C'est donc de six équipes chacune.
02:26C'est bien ça.
02:27Donc douze équipes au total qui vont disputer dix matchs de saison régulière.
02:32Ce qui veut dire aussi des matchs aller-retour dans chaque conférence.
02:36Les équipes de la conférence sud n'affrontent pas les équipes de la conférence nord en saison régulière.
02:41C'est ça.
02:42C'est bien ça.
02:43Et puis par la suite, il y a des phases finales.
02:46Oui, donc des wild cards.
02:47Donc les trois premiers de chaque pool sont qualifiés.
02:50Et le troisième rencontre le deuxième de la conférence adverse et inversement.
02:54Et le vainqueur rencontrera donc les deux premiers de chaque conférence pour une demi-finale.
03:00Et donc ensuite une finale qui aura lieu le 20 juin.
03:04Alors moi on m'a dit le 30 juin.
03:06Non, le 20 juin.
03:06C'est donc le fameux casque de diamant.
03:09Oui.
03:10Le 30e du nom qui est pour…
03:12Enfin du coup ce sera la dernière finale du championnat de France sous cette forme.
03:16Oui.
03:17Est-ce que ce sera un tenté d'excitation, de nostalgie ?
03:21Ben, ça sera surtout une nouvelle étape à franchir pour resserrer et faire monter en puissance en fait cette compétition
03:31qui date depuis maintenant presque 40 ans.
03:34Parce qu'en fait avant le casque de diamant, il y avait le casque d'or qui était la lignée.
03:37Donc en fait on a choisi avec les clubs de pouvoir continuer à faire monter en qualité cette compétition.
03:45Et donc on va aller vers un resserrement du nombre d'équipes et une élévation en fait des conditions et
03:50des contraintes d'accès à cette compétition
03:52pour avoir des clubs qui soient encore plus structurés et plus homogènes de manière à avoir à terme une meilleure
03:58compétition.
04:00Oui, on va revenir sur l'évolution du championnat.
04:02Vous Ulysse, sur cette finale, qu'est-ce que vous allez ressentir ?
04:05Est-ce que vous serez un peu triste, un peu content de cette évolution ?
04:08Comment est-ce que vous l'appréhendez ?
04:12Ben non, évidemment, ce n'est pas le même regard parce que ça dépendra d'où on se situe par
04:18rapport à cette finale.
04:19Si jamais on y est, je pense que je serais un petit peu concentré sur l'événement.
04:23Donc je n'aurais peut-être pas forcément ce sentiment-là.
04:26Après, je ne pense pas qu'il y ait de la nostalgie.
04:28Ça sera juste une étape, comme l'a dit M. Paquet.
04:33Et puis on est tous très excités par ce qui nous attend ensuite.
04:36Donc ça sera plutôt comme ça, je pense.
04:38C'est bien, vous êtes positif.
04:40Ulysse, vous êtes le head coach de Rouen.
04:43Est-ce que vous pouvez rappeler rapidement les règles du football américain pour les téléspectateurs qui ne connaîtraient pas ?
04:51Oui, le football américain, ça se joue à 11 contre 11.
04:54C'est un sport de gagne-terrain.
04:57Quand on a le contrôle du ballon et qu'on est en attaque, on a quatre tentatives pour faire 10
05:02yards.
05:03Donc c'est à peu près 10 mètres et en face de nous, il y a une équipe défensive qui
05:06essaie de nous empêcher de faire ces 10 yards.
05:09Si on y arrive, on a des nouvelles tentatives pour continuer en attaque.
05:13Et si on n'y arrive pas, on rend le ballon à l'autre équipe qui, elle, passe en attaque.
05:19Pour marquer des points, il faut amener la balle dans la zone d'en but.
05:23Ça vaut six points, c'est ce qu'on appelle un touchdown.
05:27Et c'est l'équipe qui a le plus de points à la fin qui gagne le match.
05:30Voilà.
05:30Ok, très clair.
05:32La saison 2026, elle a donc démarré depuis deux journées.
05:36Pour vous, en tant que nouveau head coach des Léopards à seulement 26 ans,
05:40vous êtes passé par Bordeaux, le Pôle Espoir des Pirates, l'Équipe de France,
05:45les Ergonautes d'Aix-en-Provence, l'European Football League.
05:48Là, c'est un grand poste à responsabilité pour vous maintenant ?
05:53Oui, c'est sûr.
05:54C'est ma première à ce poste-là de head coach.
05:58Donc il y a des responsabilités en plus.
06:00Mais je prends ça comme un challenge et comme une part d'accomplissement du travail
06:07que je fais depuis des années en tant qu'entraîneur.
06:09Donc je suis très content d'être ici et à cette position-là.
06:14Pas trop de pression, ça va ?
06:16Ça va.
06:17Tout va bien pour l'instant.
06:19On travaille bien ici.
06:20J'ai une super équipe avec moi qui m'accompagne tous les jours.
06:23Donc la pression, ça va.
06:25C'est la troisième saison consécutive pour les Léopards en D1 Elite.
06:29Après avoir été sacré champion de D2 en 2023,
06:33une place de demi-finaliste en 2024,
06:35puis une saison dernière un peu plus compliquée,
06:39terminée à la cinquième place de la Conférence Nord.
06:41Quels sont les objectifs pour vous cette saison ?
06:45Nous, notre objectif, c'est de se battre pour une place en phase finale, en play-off.
06:51Donc c'est arrivé dans les trois premiers de notre conférence.
06:54Tout en préparant sportivement et administrativement la saison prochaine
06:58avec tous les changements que cela implique.
07:01Je suis sûr qu'on va en parler un petit peu plus tard.
07:03Donc on a un petit peu ce double projet cette année,
07:07sportivement hyper concentré et focus pour essayer d'accrocher une de ces trois premières places.
07:13Et en même temps, un petit peu en coulisses, entre guillemets,
07:16beaucoup de travail pour préparer la saison prochaine.
07:18C'est un peu une saison de transition avec votre arrivée et un groupe jeune,
07:23incarné notamment par le quarterback Noah Caro,
07:25qui lui continue d'engranger de l'expérience.
07:30Oui, c'est ça.
07:31On a fait le choix de jouer avec Noah cette année.
07:35On ne le regrette pas du tout parce qu'il fait un bon début de saison.
07:38Et même au quotidien, on le voit, il est impliqué, il est hyper travailleur.
07:44C'est un plaisir de travailler avec lui et je pense qu'il a tout ce qu'il faut pour
07:47se développer
07:48et devenir vraiment un joueur de grande qualité dans notre ligue.
07:54Donc très content de travailler avec Noah.
07:56Après deux journées, une défaite inaugurale sur le terrain du Flash de la Courneuve.
08:02Et puis votre première victoire ce week-end face au Diable Rouge de Villepinte.
08:0614-13, score final.
08:08C'était extrêmement serré ?
08:12Oui, c'était serré.
08:13Ça s'est joué sur la fin de match, comme souvent dans les matchs comme ça, sur des détails.
08:20On est quand même assez contents de la victoire.
08:22C'était un premier match à domicile, donc c'était important pour nous.
08:27Après, dans la manière, il y a énormément de choses à corriger,
08:29mais il faut aussi savoir se contenter d'une victoire à domicile pour un premier match.
08:36C'est important.
08:37Et on est déjà de retour au travail pour corriger toutes ces erreurs et continuer à s'améliorer match après
08:41match.
08:43La concurrence dans cette conférence Nord est évidemment très élevée,
08:47avec notamment les Molosses d'Anières, le Flash de la Courneuve,
08:51club historique 12 fois champion de France,
08:53mais surtout les Black Panthers de Tonon-Lébin, triple champion de France en titre.
08:58Quel est votre regard à vous sur cette conférence Nord ?
09:03Comme vous l'avez dit, la conférence Nord est super relevée.
09:07Chaque match est hyper intense, on ne peut rien laisser de côté.
09:12Il faut préparer toutes les équipes avec énormément de sérieux,
09:15énormément d'applications, d'intensité aux pratiques et aux matchs.
09:20Et on n'a pas le droit à l'erreur parce que c'est une saison à 10 matchs.
09:23C'est assez long, mais en même temps, ça va assez vite.
09:28Et donc, chaque match est hyper important.
09:30Il y a des effectifs de très, très grande qualité.
09:31On l'a vu au Flash pour la première journée pour nous.
09:35On a pris un score qui nous a permis de vite nous remettre au travail
09:40et de nous garder humbles, comme on dit.
09:43Et après, oui, évidemment, les Black Panthers de Tonon,
09:45c'est les favoris tous les ans.
09:47C'est une énorme équipe, mais c'est aussi génial de pouvoir se frotter à des équipes comme ça
09:51parce que c'est du gros football.
09:53C'est professionnel, il faut se préparer à fond.
09:56Donc, c'est aussi une super opportunité.
09:59Frédéric, ce club de Tonon, Ulysse le disait, c'est du gros football.
10:03Ils sont taillés encore cette saison pour aller chercher un quatrième titre.
10:06Oui, je pense que très clairement, ils sont les favoris de la compétition.
10:11C'est un club qui, année après année, depuis de très nombreuses années,
10:15puisque c'est un club qui a une quarantaine d'années
10:18et qui a gardé cette stabilité, cette montée en puissance progressive.
10:22Et on en reparlera.
10:23Mais leurs structures ont permis justement de leur permettre d'avoir un niveau sportif de haut niveau.
10:29Ils ont un entraîneur que je connais très bien et qui est de très grande qualité.
10:32Ils ont un président qui est très fort et qui permet d'avoir une sérénité,
10:38une construction vraiment positive pour le club.
10:40Donc, oui, ils sont les favoris de la compétition cette année.
10:43Les Black Panthers qui feront bien évidemment partie de la nouvelle ligue élite
10:48qui verra le jour à partir de la saison 2027,
10:51tout comme votre équipe des Léopards de Rouen, Ulysse.
10:55Frédéric, expliquez-nous ce projet qui va avoir le championnat de France
10:58passé de 12 à seulement 8 équipes.
11:01L'idée est d'avoir une ligue resserrée, fermée,
11:05sans montée et descente, avec des équipes plus compétitives.
11:09Oui, en fait, on a monté en puissance.
11:11Il y avait une volonté des clubs de monter en puissance le championnat de première division.
11:15Et donc, on a accompagné cette volonté en structurant,
11:19en mettant en place des cahiers des charges,
11:20un cahier des charges qui s'est renforcé année après année.
11:23Et on s'est rendu compte qu'à un moment donné,
11:26en fait, certains clubs ne pouvaient plus suivre
11:27et qu'ils risqueraient de se mettre en danger s'ils allaient plus loin.
11:32Parce qu'à chaque fois qu'on met des contraintes en place,
11:34ça coûte de l'argent.
11:35Alors, c'est quoi le cahier des charges, justement, pour qu'on comprenne bien ?
11:37En fait, le cahier des charges se base sur, un, une structuration en termes d'emploi.
11:42C'est-à-dire qu'avoir des personnes salariées
11:44pour chaque poste clé d'un fonctionnement d'un club,
11:46sur la formation, au niveau sportif,
11:50d'avoir des entraîneurs qui sont formés,
11:51pour toutes les catégories d'âge,
11:53que ce soit les seigneurs mais aussi pour les petits,
11:55d'avoir un niveau d'arbitre aussi qui puisse amener.
11:58Et puis, d'avoir une capacité en termes de nombre de joueurs,
12:03de former, etc.
12:05Et puis, on avait rajouté, il y a deux ans,
12:07la capacité, en fait, à produire des images,
12:09à pouvoir avoir des réseaux de communication,
12:12enfin, de se développer, non pas comme un club professionnel,
12:14mais en tout cas, en posant les bases
12:17de ce que doit être un club structuré.
12:19Et à chaque fois qu'on imposait des nouvelles contraintes,
12:22ça coûte de l'argent et il y a des clubs qui ne pouvaient plus suivre.
12:25Donc, on en a tiré un peu les conséquences
12:26et on s'est dit, on ne va pas mettre certains clubs en danger.
12:29Donc, on va continuer, par contre, on ne va pas non plus s'arrêter.
12:31Donc, on continue à monter les exigences
12:35et on voit qui peut et qui veut.
12:37Et il s'est avéré que, en fait, on a mis,
12:40l'argent étant la clé, en fait, on a mis un budget minimum.
12:44On a mis des contraintes sur le stade aussi,
12:47parce que l'accueil est très important.
12:48On a continué à monter au niveau d'exigences
12:50sur les emplois, sur la structuration du club,
12:53sur les exigences en termes de production,
12:55de télé, de communication, de formation.
12:58On a aussi imposé d'avoir une deuxième équipe,
13:00donc une équipe réserve qui joue en division inférieure.
13:03Donc, tout ça, c'est des frais en plus, c'est des coûts en plus.
13:05Parce que ça représente combien de joueurs qu'on se rende ?
13:07Aujourd'hui, nous, on a limité, par exemple, en montant,
13:11parce qu'il faut savoir s'arrêter,
13:12on a limité la feuille de match à 40 joueurs.
13:15Mais potentiellement, ça veut dire que pour avoir 40 joueurs
13:17sur une feuille de match, il faut en avoir 50 ou 60 chez soi.
13:19Donc, c'est beaucoup de joueurs,
13:21ce qui veut dire beaucoup d'entraîneurs,
13:22et des entraîneurs qui soient formés, qui soient en qualité.
13:25Mais est-ce qu'il y a autant de joueurs aujourd'hui en France ?
13:28Sur les clubs de D1, aujourd'hui,
13:31on tourne entre, on va dire,
13:33entre 35 et 65 joueurs.
13:35Donc, ces clubs-là, pas tous,
13:37mais la plupart peuvent le faire.
13:39Donc, on est parti sur ça.
13:40Et puis, il faut avoir des staffs qui montent en compétence
13:43et qui soient en qualité nécessaire.
13:45Il faut du matériel, il faut...
13:46Voilà, tout ce que représente le sport,
13:49plus ou moins de haut niveau,
13:50même si on n'en est pas encore,
13:51on n'est pas des clubs professionnels.
13:53Mais en tout cas, on veut tendre vers ça.
13:54Les clubs veulent tendre vers ça.
13:55Donc, on allait vers ça.
13:57Et voilà.
13:57Et donc, il s'est avéré que tout le monde ne pouvait pas suivre.
14:00Il n'était pas question de mettre en danger
14:01des clubs qui travaillaient bien,
14:03mais qui, à un moment donné,
14:04étaient limités un peu en termes de budget.
14:06Donc, on a resserré.
14:06Et on a donc identifié 8 clubs sur les 12 présents
14:09qui participeront l'année prochaine à la Ligue Elite.
14:13Et du coup, les autres clubs,
14:14on va en reparler un peu tout à l'heure,
14:15mais est-ce qu'il y a aussi une différence de niveau
14:17sur le terrain ou pas entre ces clubs-là ?
14:19Alors, paradoxalement,
14:20on n'a pas forcément choisi les clubs
14:21qui avaient le meilleur niveau sportif à l'heure actuelle.
14:24On a choisi les clubs
14:25qui avaient la meilleure structure de club
14:27et qui avaient le plus de moyens.
14:28Parce qu'en fait, on est parti du principe
14:30que lorsque vous avez des moyens
14:31et que vous savez bien utiliser ces moyens,
14:33les résultats sportifs suivront.
14:35Alors que parfois,
14:36il y a des clubs qui mettent tous leurs moyens
14:37sur le sportif
14:38et qui ont des résultats à court terme
14:40plutôt intéressants,
14:41mais qui, dans la durée,
14:42en fait, ont du mal à suivre.
14:43Et comme nous, le projet de cette Ligue-là,
14:45c'est de travailler dans la durée,
14:47dans la stabilité,
14:48dans la montée en puissance de la structuration.
14:50On a fait ce choix-là.
14:52On a choisi des clubs qui avaient des moyens
14:54et qui avaient une structure
14:56qui permettait d'avoir de meilleurs résultats
14:58au fur et à mesure.
14:59Vous, Ulysse, par exemple,
15:00vous avez combien d'entraîneurs autour de vous ?
15:05Nous, dans le staff en D1,
15:08on est cinq entraîneurs.
15:10Et après, il y a deux entraîneurs
15:13sur chaque section,
15:15chez les jeunes, au flag,
15:17chez les tout-petits, etc.
15:19C'est en cascade.
15:21En D1, la plupart des entraîneurs,
15:23ils entraînent uniquement sur le staff D1.
15:25Et puis après, chez les petits,
15:26il y en a qui sont sur plusieurs sections
15:27en même temps.
15:29Mais voilà.
15:30Oui, donc dans le cahier des charges,
15:31il y a quand même aussi à voir,
15:32vous avez raison,
15:33ce staff disponible
15:34et les personnes formées.
15:35Parce qu'encore une fois,
15:36la performance sportive est liée aux athlètes.
15:39Elle est essentiellement aussi liée à son staff.
15:41Bien sûr.
15:41Et si vous n'avez pas assez de personnes,
15:43et le foot américain est un sport
15:44qui demande beaucoup d'entraîneurs,
15:46parce qu'en fait,
15:47c'est assez décomposé avec des entraîneurs
15:49quasiment par position.
15:50Mais aujourd'hui, on le voit,
15:52la plupart des clubs qui ont moins de joueurs,
15:54en fait, sont aujourd'hui,
15:55même si on parle du football, du soccer,
15:57aujourd'hui, le staff est 15, 20 personnes.
16:00Donc, c'est un autre univers professionnel.
16:02Mais en tout cas,
16:02ce sport demande d'avoir des entraîneurs
16:04pour chaque position.
16:06Donc, il faut un staff conséquent.
16:07Et il faut que ces gens-là soient formés
16:09à un niveau suffisant
16:10pour pouvoir être performants.
16:11Et aujourd'hui,
16:12au niveau de la formation,
16:13en France, on est comment ?
16:14On est bien.
16:15On a reformaté,
16:18restructuré la formation
16:20pour pouvoir être plus précis
16:21et plus en adéquation
16:23avec l'évolution de l'activité.
16:25Donc, on est en train,
16:27depuis maintenant deux ans,
16:28de reformater les différents diplômes,
16:30que ce soit pour le foot américain,
16:31pour le flag et pour le cheerleading,
16:33puisque la fédération gère aussi le cheerleading.
16:35Donc, voilà.
16:36Et donc, on a relancé cette dynamique-là.
16:38Ça s'était un petit peu essoufflé
16:39il y a quelques années
16:40sur le fait de former.
16:41Donc là, on relance.
16:43Et pour nous, la formation,
16:44c'est un des axes essentiels
16:45parce qu'une discipline ne peut pas exister
16:47s'il n'y a pas d'éducateurs
16:48ou d'entraîneurs.
16:49Bien sûr.
16:50Alors, le principe restera le même
16:51avec deux conférences,
16:53une nord et une sud,
16:54composée de quatre équipes
16:55avec des matchs allers-retours
16:57au sein de la conférence.
16:59Et chaque équipe jouera également
17:01un match simple
17:02contre les quatre autres équipes
17:03de la conférence adverse.
17:04C'est bien ça ?
17:05C'est ça, oui.
17:05Et donc, ça permet...
17:06L'avantage aussi,
17:07c'est que cette formule-là
17:08permet effectivement que,
17:09durant la saison,
17:10toutes les équipes
17:11rencontrent les autres.
17:12Oui.
17:12Et donc, ça, c'est assez intéressant.
17:13On voit les équipes.
17:16Et du coup, pour les phases finales,
17:18comment est-ce que ça va se passer ?
17:19On a une réunion,
17:22on aura un séminaire
17:22au mois de mai avec les clubs.
17:25L'un des sujets sera de savoir
17:26si on maintient les wildcards.
17:28C'est-à-dire qu'en fait,
17:28c'est d'avoir trois équipes
17:30qui sont qualifiées
17:31avec un tour préliminaire
17:32avant les demi-finales
17:33et les finales.
17:34Ce sera une discussion
17:35qu'on doit avoir avec les clubs.
17:38C'est en suspens
17:39et c'est un sujet
17:40qu'on doit discuter.
17:41Mais sinon, voilà,
17:42il y aura wildcard,
17:43demi-finale, finale
17:44ou directement
17:44demi-finale, finale.
17:46OK.
17:47Ulysse, on l'a dit,
17:48votre équipe fera partie
17:49de cette nouvelle ligue,
17:50quoi qu'il arrive,
17:51la saison prochaine.
17:52Votre président Antoine Flau
17:53s'est félicité
17:54de ce nouveau projet fédéral.
17:56Qu'est-ce que ça implique
17:57pour vous sportivement ?
17:58Est-ce que vous y êtes
17:59également favorable ?
18:01Bien sûr, sportivement,
18:04je pense que
18:05tout cet élan amené
18:07par la structuration
18:08des clubs
18:09qui est plus importante
18:11de par notamment
18:11le cahier des charges,
18:12comme on était en train
18:13en ont parlé.
18:14Ça va donner un élan
18:15aussi aux sportifs
18:18et j'espère que le niveau global
18:20va monter grâce à ça.
18:23Pour nous,
18:24qu'est-ce que ça veut dire
18:24concrètement ?
18:25Ça veut dire que
18:26on doit se renforcer
18:28encore et toujours.
18:29Donc, on va travailler fort
18:31sur déjà notre formation
18:32pour que ce soit
18:33au niveau des jeunes,
18:34au niveau de notre équipe
18:34réserve, etc.
18:36Faire monter les joueurs
18:38qui le méritent
18:39et qui ont le niveau.
18:40Et aussi sur le recrutement,
18:41essayer d'attirer
18:43des joueurs
18:43qui peuvent s'inscrire
18:44dans ce projet-là,
18:45qui viennent pour jouer
18:46du foot de bon
18:48slash haut niveau,
18:49on va dire.
18:51Et donc, voilà,
18:51c'est beaucoup de travail
18:52pour nous,
18:53mais c'est très excitant,
18:55c'est très stimulant
18:56pour l'ensemble du club
18:57et on est tous tournés
18:57déjà vers ça.
19:00Donc, on a hâte
19:01que ça se mette en place.
19:03Alors, on va les citer,
19:04les fameuses huit équipes.
19:05Donc, pour la Conférence Nord,
19:07il y a les Black Panthers
19:08de Tonon-les-Bains,
19:09Flash de la Courneuve,
19:10Léopard de Rouen
19:11et Mollos d'Anières
19:12sur scène.
19:13Et pour la Conférence Sud,
19:15il y a les Argonautes
19:15d'Aix-en-Provence,
19:17les Blue Stars de Marseille,
19:18les Grizzly Catalans
19:19de Perpignan
19:20et les Ours de Toulouse.
19:23Sportivement, Frédéric,
19:24qu'est-ce que ça peut amener
19:25aux équipes
19:25ce futur championnat ?
19:27Est-ce que ça peut amener
19:28plus de budget ?
19:28On l'a dit aussi,
19:29un peu plus de compétitivité ?
19:31En fait, c'est ce que je vous dis.
19:32C'est-à-dire que je pense
19:33que le travail qu'on fait,
19:34en fait,
19:35qu'on axe sur la structure
19:36et sur la recherche de budget
19:37va en fait avoir
19:38une conséquence
19:39sur le sportif.
19:40Et c'est ce qu'on attend.
19:41C'est pour ça que je vous disais
19:42qu'au départ,
19:43la sélection,
19:43ce n'est pas faite forcément
19:44sur la qualité sportive
19:46des équipes,
19:47même si elles étaient déjà
19:48en D1,
19:48mais sur la capacité
19:50justement à se développer,
19:51à se structurer.
19:52Et puis, un point important
19:53dans les contraintes
19:54qu'on a imposées,
19:55c'est que cette Ligue Elite,
19:56elle a aussi l'objet
19:58de servir de moteur
19:59pour l'ensemble
20:00de la discipline.
20:01Et nous, aujourd'hui,
20:02pour la Fédération,
20:03la Ligue Elite
20:04est très importante,
20:05mais le travail que l'on fait
20:06auprès des clubs de Détroit
20:07et de Régional
20:08est au moins aussi important.
20:10Et c'est pour ça
20:10qu'en imposant
20:11à toutes les équipes
20:11de la future élite
20:12d'avoir une équipe réserve,
20:14ça vient aussi compléter
20:15le réservoir
20:16des équipes du territoire
20:18et donc renforcer
20:19la compétition
20:20pour les jeunes.
20:21Donc voilà,
20:22c'est un projet global
20:24qui s'inscrit dans une...
20:26C'est un projet
20:26qui s'inscrit dans un projet global
20:27et donc c'est pour ça
20:28que c'est important.
20:29Et donc sportivement,
20:29tout le monde doit bénéficier de ça
20:31parce que ça permet aussi
20:33d'avoir une filière
20:33pour les athlètes
20:34qui permet,
20:35si on commence
20:36dans un club de Détroit,
20:37de se dire
20:38je peux avoir une opportunité
20:39d'arriver au plus haut niveau.
20:40Oui, et puis de développer
20:41le football américain
20:42en France.
20:43Donc ces huit premières équipes
20:44annoncées feront partie
20:45de la D1 élite
20:46pour deux saisons,
20:47ce qui veut dire
20:47qu'il pourrait y avoir
20:48des changements potentiellement
20:49par la suite,
20:50comme par exemple
20:50si certains clubs répondent
20:52au cahier des charges
20:53et d'autres
20:54qui n'y répondent plus.
20:55Donc c'est bien ça,
20:56ça pourra évoluer.
20:57On s'est donné deux ans
20:58pour évaluer.
20:59C'est-à-dire qu'en fait,
20:59il y a la volonté
21:01de ce qu'on veut
21:01puis après il y aura
21:02la réalité.
21:03Donc on va voir effectivement
21:04si d'une part
21:05les huit clubs
21:07sont en capacité
21:07de façon globale
21:08à progresser
21:09et donc de se dire
21:11ce projet-là
21:13a une réalité positive
21:15et donc on va continuer
21:16et ça permettra aussi
21:17individuellement
21:18pour chaque club
21:18de voir
21:19s'ils sont en progression
21:20ou inversement
21:21s'ils sont en difficulté.
21:22Et à partir de là,
21:23on fera une étude.
21:24Ça permet aussi
21:25aux autres clubs
21:26qui ne sont pas encore intégrés
21:27d'avoir la chance
21:28de se structurer en conséquence
21:29et de pouvoir éventuellement
21:30candidater
21:31pour remplacer
21:31l'une des équipes
21:32ou éventuellement
21:33peut-être qu'on puisse passer
21:34de huit à dix clubs
21:35pour la Ligue Elite.
21:36Parce qu'en plus,
21:36j'imagine que ça a quand même
21:37dû créer quelques petites frustrations
21:39sur l'annonce de certains
21:40qui allaient sortir du championnat.
21:42Oui, il y a eu
21:43quelques frustrations
21:44mais on a été très...
21:46Un, on a expliqué
21:46et puis on a été très factuels.
21:48C'est-à-dire qu'en fait,
21:48voilà les critères à respecter.
21:50Alors, c'est respecté
21:51à 95%.
21:52C'est-à-dire que
21:53on est parti sur ça
21:55mais aujourd'hui,
21:55les clubs qui sont là
21:56répondent, on va dire,
21:58au pire,
21:58à 95% du cahier des charges
22:00et on a voulu construire.
22:02Et on a aussi construit
22:03sur des hommes.
22:05C'est-à-dire qu'en fait,
22:05sur les dirigeants.
22:07On s'est basé
22:07sur des dirigeants
22:08qui avaient la volonté
22:10de faire ça
22:11et l'esprit de faire ça.
22:12C'est-à-dire que l'esprit de risque
22:13parce qu'on se dit
22:14ah ben oui,
22:14ils ont de la chance.
22:15Mais en fait,
22:15c'est eux qui prennent les risques
22:16parce que ça va être
22:17plus compliqué,
22:18plus de travail,
22:20plus de risques.
22:21Donc, il fallait aussi
22:22avoir des dirigeants
22:23qui soient pleinement conscients
22:24de ça et qu'ils soient prêts
22:25à prendre ce risque-là.
22:27Et voilà,
22:27qui va leur servir à eux
22:28mais qui doit servir aussi
22:30à l'ensemble de la discipline.
22:31Vous, Ulysse,
22:31est-ce que ça vous met
22:32une petite pression
22:33pour les deux ans à venir,
22:35les deux saisons ?
22:38Je ne pense pas
22:38que ce soit une pression.
22:39Je pense que c'est un moteur.
22:40On est conscients
22:41de tout le travail
22:43qui est devant nous.
22:44C'est une énorme tâche
22:46de structuration
22:47et un travail équivalent
22:50qui, par le passé,
22:51a pu prendre peut-être
22:53cinq, dix ans dans certains endroits.
22:55Il va falloir le faire
22:56déjà pour l'année prochaine
22:57puis sur ces deux ans.
22:59Mais nous, ici,
23:00on ne prend pas du tout
23:01comme une pression.
23:02On prend vraiment,
23:03comme j'ai dit,
23:04comme un moteur.
23:04On est tous hyper motivés
23:05par le projet.
23:06On tourne notre énergie
23:08et nos ressources
23:09vers ce projet.
23:11Donc, voilà.
23:12Ce nouveau format
23:13a donc pour but
23:14de créer l'avenir
23:15du foot US en France.
23:17Et l'avenir,
23:18c'est aussi l'annonce
23:19du tout premier match
23:20de l'histoire de la NFL
23:21qui aura lieu en France,
23:24précisément au Stade de France.
23:25Frédéric,
23:26on sait que ça fait des années
23:27que le public français
23:29attendait ça,
23:29des années que c'est
23:30dans les petits papiers.
23:31Cette fois, c'est bon.
23:32Racontez-nous un peu
23:32comment ça s'est passé,
23:33comment ça s'est fait.
23:34Alors, oui, ça fait des années.
23:35Moi, j'étais président
23:35de la fédération
23:36il y a 30 ans
23:36et déjà, on attendait ça.
23:38Donc, ça fait vraiment
23:38très longtemps.
23:40Après, comment ça s'est passé ?
23:41En fait, ça s'est passé
23:41de la choix stratégique
23:44de la NFL
23:44de pouvoir jouer
23:45des matchs à l'étranger.
23:47Et puis,
23:49la France a vite fait partie
23:50des pays
23:53cibles pour la NFL.
23:54Sauf que ça s'est mal goupillé
23:56parce qu'en fait,
23:56c'est arrivé il y a deux ans
23:57au moment où il y avait
23:58un litige
23:59sur le choix
24:00de l'opérateur
24:00du Stade de France.
24:01Donc, en fait,
24:01il n'y avait pas
24:01d'opérateur désigné
24:03et sans opérateur
24:04du Stade de France,
24:04ce n'était pas possible.
24:06Donc, en fait,
24:07ça ne s'est pas fait
24:07l'année dernière
24:08alors que c'était prévu
24:09comme ça.
24:09Donc, ils ont été joués
24:10en Irlande
24:11et en Espagne.
24:13Et puis,
24:13GL Event a été désigné
24:15enfin.
24:16Et ça a été,
24:16en tout cas pour nous,
24:17ça a été un choix excellent
24:18parce que le GL Event
24:20avec le Stade de France,
24:21c'est une équipe
24:21hyper réactive
24:22et hyper compétente.
24:23Et donc,
24:23avec la volonté de la NFL
24:24de venir,
24:25GL Event qui était là
24:26et qui a vraiment appris
24:27le dossier à bras-le-corps
24:28soutenu par la Dijop
24:30qui est l'État,
24:32en fait,
24:32sur la direction
24:34des grands événements sportifs,
24:36le ministère des Sports.
24:38Nous, on a été aussi présents
24:39associés à ce travail-là.
24:40Et en fait,
24:41ça a été un travail
24:42qui d'habitude prend un an
24:43et qui s'est fait
24:44en quatre mois,
24:45cinq mois.
24:45Donc, ça veut dire
24:46que tout le monde
24:46a cravaché dur.
24:48Mais il y avait
24:48une vraie volonté
24:49partagée par tout le monde
24:51au plus haut niveau de l'État.
24:52C'est-à-dire que même
24:55l'Élysée a soutenu le projet.
24:56Donc, vraiment,
24:57il y avait vraiment
24:57une volonté de tout le monde.
24:58Et en fait,
25:00au fur et à mesure,
25:01tous les problèmes
25:01qui pouvaient y avoir,
25:02parce que c'est jamais simple
25:03d'organiser un événement
25:04de cette taille-là,
25:05se sont réglés
25:06les uns après les autres.
25:06Et donc, en janvier,
25:08on a eu l'annonce officielle
25:09de la venue du match
25:11à Paris.
25:12Et sur cette bonne nouvelle,
25:13on va regarder
25:14le clip d'annonce
25:15de cet événement
25:16tant attendu
25:17avec la voix
25:18d'un grand fan français
25:20de NFL
25:20que vous allez
25:21très certainement reconnaître.
25:27La lumière.
25:31Que ferait-on sans elle ?
25:34Elle nous guide.
25:35Nous enflamme.
25:38Et cette ville
25:39s'en imprègne.
25:40Ici, l'élégance
25:42rencontre la puissance.
25:47Aujourd'hui,
25:48un nouveau spectacle arrive.
25:52Un sport mondial
25:57qui allie précision,
25:58force et émotion,
25:59tout comme cette ville.
26:01Quand ces deux univers
26:02se rencontrent,
26:05une nouvelle histoire commence.
26:08Marquer l'histoire,
26:10c'est le but du jeu.
26:12La NFL arrive à Paris.
26:14Paris Games 2026.
26:17C'est vrai que ça donne envie,
26:18cette bonne annonce.
26:19Très.
26:19Ça donne très envie.
26:21Ulysse, en tant qu'entraîneur
26:22et en tant que fan
26:23de la discipline,
26:25qu'est-ce que ça vous fait
26:26de voir la NFL
26:26débarquer en France ?
26:27Est-ce que vous irez voir le match ?
26:31C'est génial.
26:32C'est super d'avoir ça
26:33chez nous.
26:34Ça fait des années
26:34qu'on voit les matchs
26:36en Angleterre,
26:37en Allemagne, etc.
26:38Et l'avoir à Paris,
26:39c'est génial.
26:41J'espère que je pourrai
26:42aller voir le match
26:43si j'arrive à avoir des places.
26:46Je passe un petit message.
26:48C'est le moment.
26:50À l'instant du basket,
26:52avec la NBA présente en France
26:54à l'Accor Arena,
26:55depuis 2020,
26:56est-ce que vous espérez
26:57un peu le même engouement ?
26:58Oui, je pense qu'on espère
27:00que ça va, en fait,
27:02ce que j'expliquais un peu
27:03tout à l'heure,
27:03c'est libérer la parole.
27:04Il y a énormément de Français
27:06qui suivent la NFL.
27:08C'est plusieurs millions.
27:09Alors, on va dire,
27:11la NFL annonce 14 millions.
27:13On va parler de 7, 8,
27:15peut-être millions.
27:15Mais en tout cas,
27:16il y a un nombre incalculable
27:17de gens qui connaissent la NFL,
27:18qui connaissent le Super Bowl.
27:20Et je pense que l'arrivée
27:23d'un match à Paris
27:24va vraiment montrer
27:25à quel point il y a un engouement
27:26pour ce sport-là en France.
27:29Alors, ils ne sont pas tout seuls
27:30parce qu'il y a beaucoup d'étrangers
27:32qui vont venir voir le match.
27:32Il y a beaucoup d'Américains
27:33qui vont venir voir le match.
27:35Mais le stade va être rempli,
27:36va être plein.
27:37C'est le rytho français.
27:39Oui, je pense.
27:40Après, c'est la NFL qui gère.
27:42Tout ce qui est billetterie,
27:42c'est elle qui gère en direct.
27:44Mais grosso modo,
27:45on sait que sur tous les matchs,
27:46il y a à peu près une vingtaine
27:47de pourcents d'Américains
27:48qui vont venir.
27:48Il y a beaucoup d'étrangers
27:49qui vont venir.
27:50Donc, c'est aussi une bonne affaire
27:53économique pour l'ensemble,
27:54pour Paris et toute sa région,
27:55pour Saint-Denis et tout.
27:57Donc, tout le monde va s'y retrouver.
27:59Tout le monde va être content.
28:00Alors, pour le moment,
28:01on n'a pas encore d'informations
28:02sur la date
28:03ni sur l'affiche de la rencontre
28:05qui sera révélée
28:06au moment de la publication
28:08du calendrier 2026.
28:09Est-ce que vous avez
28:10un petit peu plus d'infos ?
28:11Alors, on sait que le pays hôte,
28:13enfin, l'équipe hôte
28:14sera l'essence de la Nouvelle-Orléans
28:16puisque c'est l'essence
28:18qui sont en contact
28:18avec la France
28:19au niveau du marché marketing
28:21et tout.
28:22Donc, ils seront
28:22l'équipe accueillante.
28:25On attend le calendrier
28:26pour savoir
28:26quelle sera la deuxième équipe.
28:28Le match devrait se dérouler
28:31à l'automne.
28:32Voilà, on n'a pas la date précise
28:33parce qu'effectivement,
28:34ils attendent d'avoir
28:35le calendrier définitif
28:36pour pouvoir annoncer la date.
28:38Alors, l'essence,
28:38ils ont un partenariat,
28:40c'est ça, une convention
28:41depuis 2026
28:42avec la Fédération française
28:43de football américain ?
28:44Oui, alors, l'essence,
28:45donc, si vous ne connaissez pas,
28:47mais pour résumer,
28:48donc, en fait,
28:48chaque franchise de la NFL
28:50a choisi des pays
28:51dans lesquels ils voulaient
28:52s'implanter et se développer.
28:53Pour la France,
28:54c'est donc l'essence
28:55de Nouvelle-Orléans.
28:55Ils sont venus l'année dernière.
28:58C'était une première venue.
28:59Ça s'est très bien passé.
29:00Donc, on a fait des actions
29:01avec eux sur les jeunes,
29:02sur le flag,
29:03puisqu'ils sont très intéressés
29:04par ça.
29:04On s'est rencontrés,
29:05on est allés à l'ambassade
29:06et à partir de là,
29:08on a décidé
29:09et eux voulaient vraiment
29:11qu'on développe des relations.
29:12Donc, on a travaillé
29:14sur une convention
29:14que je suis allé en novembre
29:17signée avec la propriétaire
29:18d'essence
29:18et qui, en fait,
29:21formalise cette volonté
29:22de travailler ensemble,
29:23de développer, en fait,
29:24l'activité du flag
29:24et du football américain
29:26sur le territoire français.
29:27Alors oui,
29:28on va parler du flag
29:28puisque cette convention,
29:30elle s'inscrit principalement
29:31autour du développement du flag,
29:33discipline de football américain
29:35qui sera pour la première fois
29:37olympique lors des prochains Jeux
29:39de Los Angeles 2028.
29:41Avant de revenir en détail dessus,
29:43on vous propose de comprendre
29:44la discipline en 1 minute 30.
29:46C'est parti.
29:54Le flag est un sport collectif mix
29:56dont les grands principes de jeu
29:57sont tirés de son grand frère,
29:58le football américain.
30:00Sans contact ni plaquage,
30:01c'est un sport d'évitement
30:02où le décrochage des flag
30:04sur la ceinture des joueurs
30:05diminue le plaquage
30:06et stoppe l'action.
30:07Chaque équipe se compose
30:09de deux escouades de 5 joueurs,
30:10une offensive et l'autre défensive
30:12qui se relaient à tour de rôle
30:13sur le terrain.
30:15Sport de progression,
30:16le but du jeu
30:17est de marquer des points
30:17en amenant le ballon
30:18dans l'embout adverse.
30:21Un match de flag
30:22se joue sur deux périodes
30:23de 1 minute en temps continu.
30:25Sur un terrain
30:26dans la surface de jeu,
30:27mesure 70 yards par 25 yards.
30:31Les squads offensives
30:32doivent atteindre
30:32le centre du terrain
30:33en 4 jeux
30:34pour conserver la possession
30:35du ballon
30:36et obtenir 4 nouvelles tentatives
30:38pour franchir la endzone
30:39et marquer un touchdown.
30:41Le touchdown vaut 6 points
30:43et peut être bonifié
30:44par une transformation
30:45de 1 ou de 2 points.
30:47Dans ce sport tactique,
30:48même si les combinaisons
30:49de jeu sont infinies,
30:50la progression du ballon
30:51ne peut se faire
30:51que de deux façons.
30:53Par le jeu au sol,
30:54le quarterback
30:55transmet le ballon
30:55à un joueur
30:56qui tente de gagner
30:57des yards par la course.
31:02Par le jeu de passe,
31:03le quarterback
31:04lance le ballon
31:04dans les airs
31:05en direction d'un receveur
31:06qui doit le réceptionner
31:07pour valider la passe.
31:10A la fin du temps imparti,
31:11l'équipe ayant marqué
31:12le plus de points
31:13remporte le match.
31:16Un grand merci
31:17à Cédric Serres
31:18qui a réalisé
31:19ce clip explicatif
31:21du flag.
31:22Alors comment se déroule
31:23la progression
31:24de la discipline
31:25justement Frédéric
31:26en France ?
31:27En forte croissance.
31:29C'est-à-dire que
31:29depuis que le flag
31:30a été annoncé
31:31comme sport olympique,
31:32il y a eu un vrai engouement.
31:34Aujourd'hui,
31:34la dernière,
31:35on était à 30%
31:36d'augmentation
31:36du nombre de licenciés.
31:38Ça se dirige
31:39vers la même tendance
31:41pour cette année.
31:42On a à la fois
31:43au sein des clubs,
31:45il y a une vraie croissance
31:46et il y a surtout
31:47un vrai engouement
31:48de la part
31:48des collectivités locales
31:50et de l'institution.
31:51Donc on discute
31:52avec la DGESCO
31:54sur la partie
31:56scolaire,
31:56que ce soit l'UNSS,
31:57que ce soit l'UCEP,
31:58que ce soit l'UXEL,
31:59mais aussi quand on rencontre
32:00des villes
32:01et qu'on leur propose
32:01des projets autour du flag,
32:02soit déjà ils le faisaient
32:03déjà,
32:04soit ils sont hyper preneurs.
32:05Donc on a un vrai engouement
32:06à tous les niveaux
32:07sur cette pratique
32:09qui,
32:10comme l'a expliqué
32:11le clip là,
32:12présente plein d'avantages
32:13parce qu'il est mixte,
32:15parce qu'il est facile à jouer,
32:16parce qu'il est rapide,
32:17parce que c'est assez fun.
32:18Vous voyez les gamins,
32:20c'est ludique.
32:21Donc en fait,
32:22tout le monde a envie
32:23de faire du flag.
32:24Ulysse,
32:25il y a du flag
32:26également au sein
32:27du club de Rouen.
32:28Comment ça se passe chez vous ?
32:29Vous sentez un réel attrait
32:31pour la discipline,
32:32notamment avec les jeux
32:33qui arrivent
32:33ou pas encore ?
32:36Oui, c'est sûr.
32:38On a une nette augmentation
32:40des licences flag
32:42cette année,
32:43que ce soit en jeunes
32:43ou dans le groupe senior.
32:47Et on sent aussi
32:47un engouement
32:49au niveau scolaire.
32:51Nous,
32:51on a une grosse partie
32:52de l'activité du club
32:54qui consiste
32:55à aller faire découvrir
32:56le flag
32:57et le foot américain,
32:58que ce soit dans les écoles,
32:59dans les centres de loisirs,
33:00dans les collèges.
33:01Et ça passe souvent
33:02par le flag
33:03avec les plus petits
33:04parce que,
33:05comme on l'a déjà dit,
33:06c'est mixte,
33:07c'est sans contact,
33:07on peut jouer très jeune.
33:09Et voilà,
33:10ça se passe super bien.
33:10C'est une super porte d'entrée
33:11soit vers le flag
33:13en lui-même,
33:14soit vers le foot américain.
33:15Donc, oui,
33:16on fait du flag
33:17au léopard
33:18et on en est très contents.
33:20Au niveau national,
33:22Frédéric,
33:22ça se passe aussi
33:23plutôt bien
33:23puisque l'équipe
33:24de France masculine
33:25a remporté
33:26une médaille de bronze
33:27au championnat d'Europe
33:28en France
33:29fin septembre.
33:29Les filles ont malheureusement
33:30terminé quatrième
33:31mais elles ont quand même
33:32fait une petite finale.
33:33Oui,
33:34c'était une vraie progression.
33:35C'est-à-dire que lorsque,
33:36en janvier,
33:37on a relancé le programme,
33:38on a continué le programme
33:40équipe de France,
33:41on aurait signé des deux mains
33:42pour avoir un tel résultat
33:44parce qu'en fait,
33:46tout ce que je disais,
33:47c'est qu'en fait,
33:47le fait que le sport
33:48devienne olympique,
33:49ça a fait progresser
33:50en fait tous les pays.
33:51Il y a eu un vrai développement.
33:53il fallait suivre
33:53ces développements.
33:54les Français et les Français
33:56étaient plutôt
33:58correctement classés
33:58mais en fait,
33:59il y a une telle montée
34:00en puissance.
34:00Donc,
34:00il a fallu accompagner ça,
34:01il a fallu s'accrocher
34:03et on avait beaucoup de travail.
34:05Tout le monde a beaucoup travaillé
34:06et ça a permis d'avoir
34:06effectivement une troisième place
34:08et une quatrième place
34:08hommes et femmes
34:10et donc de nous qualifier
34:11pour les championnats du monde.
34:12Et oui,
34:12puisque du coup,
34:13les deux sélections
34:14sont donc qualifiées
34:14pour le championnat du monde
34:15qui aura lieu à Düsseldorf
34:17cet été,
34:18du 13 au 16 août
34:19et on va jeter
34:20un petit coup d'œil
34:21aux poules.
34:22Quels sont les objectifs
34:23là concrètement ?
34:24Dans un monde idéal,
34:25c'est d'être dans les trois premiers
34:27puisque ce sera les trois premiers
34:28partant du principe
34:29que les Américains
34:30font partie de ce groupe-là
34:31qui seront qualifiés
34:32directement pour les Jeux.
34:34Oui,
34:34parce que c'est pays hautes.
34:35Voilà,
34:36parce que c'est pays hautes
34:36sinon qu'il est qualifié d'office.
34:38Donc nous,
34:38dans un monde idéal,
34:39c'est ça
34:41mais il va falloir
34:42qu'on évalue bien
34:43ce qui va se passer
34:44parce qu'encore une fois,
34:45on est tous à vouloir
34:47la même chose
34:47et je pense qu'il y a aujourd'hui
34:49une bonne dizaine
34:50ou une douzaine de pays
34:51qui sont en capacité
34:52à pouvoir se qualifier
34:53pour les Jeux
34:54donc si on enlève
34:55les Etats-Unis,
34:57ça veut dire
34:5710-12 pays
34:58pour 5 places.
34:59Donc ça va être...
35:00Voilà,
35:01donc il faut qu'on continue
35:01à travailler.
35:02Donc pour l'instant,
35:03notre objectif,
35:03c'est de continuer
35:04à s'améliorer,
35:04à travailler.
35:05On va aller faire
35:06des stages à l'étranger.
35:07On en a déjà fait un
35:07pour les hommes
35:08et pour les femmes
35:09aux Etats-Unis
35:09au mois de janvier.
35:10On va continuer
35:10à travailler dur
35:11pour vraiment être
35:13au plus haut possible
35:14de nos compétences
35:15et on verra
35:16au championnat du monde
35:16comment on va se situer.
35:17On parlait de la qualif
35:19pour les JO.
35:19Est-ce que vous pouvez
35:20nous expliquer
35:20comment est-ce que ça se passe ?
35:21Parce que je crois
35:22que c'est un peu compliqué.
35:23Ça se fait en deux temps,
35:24en fait.
35:24C'est-à-dire qu'il y a
35:25les championnats du monde
35:25qui vont qualifier
35:27les deux premiers
35:28hors Etats-Unis
35:29puisque les Américains
35:29sont qualifiés d'office.
35:30Donc les deux meilleurs résultats
35:32sont qualifiés d'office
35:33pour les Jeux.
35:34Et pour les autres,
35:35en fait,
35:35il faudra repasser
35:35par les compétitions continentales.
35:38Donc pour nous,
35:38c'est les championnats d'Europe.
35:39Les deux premiers
35:40de chaque compétition continentale
35:41seront qualifiés
35:42pour un TQO
35:43qui aura lieu sûrement
35:44début de l'année 2028
35:46au Canada ou aux Etats-Unis
35:48et qui qualifiera
35:49les trois derniers pays
35:51pour les Jeux olympiques.
35:53D'accord, oui.
35:53On le voit là
35:54sur la petite infographie,
35:56toutes les explications.
35:59Est-ce que du coup,
36:00la France,
36:01les Bleus et les Bleus,
36:03ont une réelle chance
36:04de sélectionner pour ces Jeux
36:05ou ça semble compliqué
36:07en fonction des poules
36:07qu'on a vus tout à l'heure ?
36:08En fait, les deux.
36:09C'est-à-dire qu'en fait,
36:10il y a une vraie chance
36:12mais ça va être compliqué.
36:13C'est-à-dire qu'en fait,
36:13ça va être très serré.
36:16On pense que, voilà.
36:17Mais plus on avance,
36:19on l'a vu encore
36:19sur le stage aux Etats-Unis
36:21où en fait,
36:21on a rencontré
36:22les hommes et les femmes
36:24ont rencontré
36:24des équipes américaines
36:25et tout.
36:26En fait, oui,
36:28ils ne vont pas nous donner
36:29les matchs
36:29mais en tout cas,
36:30on s'aperçoit
36:31que chaque mois,
36:32mois après mois,
36:33on progresse.
36:35Donc voilà,
36:35après,
36:35ça va dépendre
36:36de la progression
36:37aussi des autres équipes.
36:38Oui, bien sûr.
36:38Et ça,
36:38on ne maîtrise pas tout
36:39aujourd'hui.
36:40On sait qu'en Europe,
36:42l'Autriche,
36:43l'Allemagne,
36:44l'Italie
36:44sont des pays
36:45qui seront,
36:46pour les filles,
36:46l'Espagne,
36:47l'Angleterre,
36:47seront des pays
36:48qui seront présents.
36:49On sait aussi
36:50que le Mexique,
36:51le Panama,
36:52la Chine aussi
36:53qui travaillent dur.
36:55Donc voilà,
36:55ça va être un vrai combat.
36:56Oui, ça laisse quand même
36:57beaucoup de tentatives.
36:59on fait partie
37:00de ces pays
37:00qui ont une chance
37:01de se qualifier.
37:02OK.
37:04Ulysse,
37:04avant de se quitter,
37:05qu'est-ce qu'on peut
37:06vous souhaiter
37:07pour la suite ?
37:10La suite,
37:11c'est dans un peu
37:12moins de deux semaines,
37:13on se déplace
37:14à Agnières.
37:15Donc vous pouvez
37:16nous souhaiter
37:17un bon match
37:17à Agnières
37:18et une victoire
37:19et ça sera déjà
37:20très bien.
37:22Eh bien,
37:22c'est ce qu'on vous souhaite.
37:23Et vous, Frédéric,
37:24qu'est-ce qu'on peut
37:24vous souhaiter ?
37:25Que ça continue comme ça.
37:26C'est-à-dire que
37:27toutes les planètes
37:28sont en train
37:28de s'aligner
37:29et il y a un travail
37:30à la fois de fond
37:31structurellement
37:31au niveau de la fédération,
37:32au niveau des clubs,
37:33au niveau des ligues
37:34et cet aspect international
37:36avec le match de l'NFL,
37:37avec le flag aux Jeux Olympiques.
37:39Donc de nous souhaiter
37:39qu'il y ait de plus en plus
37:40de gens qui nous suivent,
37:41qui nous accompagnent,
37:43que ce soit dans la direction,
37:46dans la gestion des clubs
37:47et tout ça,
37:48économiquement aussi.
37:49On a aussi besoin
37:49d'aide financière
37:51parce que ça demande
37:52beaucoup de moyens
37:52et plus on aura de moyens
37:53et plus on ira vite.
37:55Donc voilà.
37:56Eh bien, merci à tous les deux
37:57d'avoir été avec nous,
37:59avec moi aujourd'hui.
38:00Je vous souhaite le meilleur
38:01pour cette saison
38:02et tout de suite,
38:03on va parler
38:04d'une autre discipline
38:05qui sera également
38:07aux Jeux Olympiques
38:08pour la première fois
38:08à Los Angeles.
38:10C'est bien sûr le squash
38:11et on va d'ailleurs regarder
38:12un extrait
38:13du prochain numéro
38:14de Squash le mag
38:15que vous pourrez retrouver
38:16ce dimanche à 10h
38:18sur Sport en France
38:19avec le portrait
38:19d'un des joueurs
38:21qui a brillé
38:22au Texas Open,
38:23Melville Siani-Manico.
38:27Soif d'apprendre.
38:29Convivial.
38:32Combatif.
38:34Adolescent.
38:37Ambitieux.
38:38De toute façon,
38:39mon objectif principal
38:40c'est d'être numéro mondial
38:41et champion du monde.
38:45Melville Siani-Manico
38:46et je suis joueur professionnel
38:48de squash.
38:51Depuis vendredi dernier,
38:53vous avez pu suivre
38:53sur Sport en France
38:54le tournoi gold
38:56de Houston en squash,
38:57le Texas Open.
38:59Trois Français
39:00étaient en lice.
39:01Grégoire Marche,
39:02Melville Siani-Manico
39:03et Victor Croin.
39:05Tournoi bien évidemment
39:06suivi par notre spécialiste
39:08Lucien Jéran.
39:09Bonsoir Lucien.
39:09Salut Virginie.
39:10Alors on a eu le droit
39:11à un tournoi assez exceptionnel
39:13de la part des Français
39:14avec la victoire finale
39:15de Victor Croin,
39:16le numéro 1 français,
39:17qui est avec nous à distance.
39:19Bonsoir Victor.
39:21Bonjour.
39:22Alors Victor,
39:23on est vraiment très heureux
39:24de t'avoir dans le club
39:25pour la première fois
39:26de la saison.
39:27Tu le sais,
39:28on a beaucoup parlé
39:29de squash,
39:30de tes performances
39:30et notamment
39:31de ton premier titre
39:33sur un tournoi gold.
39:34Déjà, félicitations.
39:35J'imagine que ça a dû être
39:38la folie pour toi.
39:39Est-ce que tu as eu le temps
39:40de fêter cette victoire ?
39:43Oui, non,
39:43c'était beaucoup de joie.
39:45Déjà, j'avais mon papa coach
39:46qui était avec moi
39:48pendant toute la semaine
39:49donc c'est quand même
39:51un grand privilège
39:52de pouvoir célébrer
39:54cette victoire ensemble
39:55sur place
39:56et puis je suis rentré
39:57rapidement sur New York
39:59où j'ai pas mal de proches.
40:02J'ai ma copine
40:02qui étudie ici
40:03donc on a pu célébrer ça
40:05ces deux derniers jours.
40:06Alors Lucien,
40:07on a vibré
40:08sur ce tournoi de Houston
40:10avec donc le premier titre,
40:12le premier tournoi gold
40:14remporté par Victor
40:15en finale face à Diego Elias,
40:17le numéro 4 mondial
40:18qui était invaincu
40:20face à Victor.
40:20Exactement,
40:21je me suis cassé la voix
40:22tout simplement.
40:23Je l'ai récupéré
40:24un petit peu depuis
40:25en effet cette finale
40:26face à Diego Elias.
40:27Alors Diego Elias,
40:28le puma péruvien,
40:29joueur redoutable
40:30et redouté,
40:31ancien numéro 1 mondial,
40:32champion du monde
40:33en 2024
40:34et tu l'as dit Virginie,
40:35Victor avant cette finale
40:36qui ne l'avait jamais battue
40:37sur le circuit PSA
40:38en cinq rencontres.
40:40Alors cette finale
40:41allait démarrer plutôt bien
40:42pour Victor
40:43qui menait 9-6
40:43dans le premier jeu
40:44et puis Diego Elias
40:45est revenu,
40:46a inscrit 5 points consécutifs
40:47pour prendre la première manche
40:49en 6.
40:50Ensuite le deuxième jeu,
40:51Victor a répondu vraiment,
40:53est rentré dans son match
40:55en égalisant.
40:56Alors c'était un match
40:57assez bizarre,
40:58j'ai envie de dire,
40:59à commenter
40:59puisqu'il y a eu
41:00beaucoup de décisions arbitrales,
41:02de contacts,
41:03d'agacement de la part
41:04du Péruvien.
41:05Victor lui
41:06est resté hyper concentré,
41:08vraiment je t'ai trouvé
41:09impressionnant Victor
41:10de ce point de vue-là
41:11parce que franchement
41:13il y avait moyen
41:13de sortir un peu de son match,
41:15il était resté totalement focus
41:16et finalement
41:18Victor s'impose
41:19en quatre manches,
41:203-1,
41:21fait tomber Diego Elias
41:22et donc remporte
41:22le premier grand titre,
41:24le plus grand titre
41:25de sa carrière
41:26étant donné que jusqu'ici
41:27il n'avait remporté
41:27que des bronzes,
41:28un premier gold.
41:30Bravo Victor
41:30pour ce titre
41:32et tu m'as fait vibrer,
41:33voilà,
41:33tout simplement.
41:36Merci Lucien,
41:37c'était très bien résumé.
41:39Premier jeu,
41:40oui,
41:41je menais,
41:42j'étais bien
41:44dans ma stratégie
41:45et il m'a manqué
41:47la bonne exécution
41:48sur la fin de jeu
41:49mais je savais
41:50que je l'avais déjà
41:52entamé un peu physiquement
41:53et il revient
41:54d'une grosse blessure,
41:55il n'a pas joué
41:55de septembre à décembre
41:57donc je savais
41:58que si je le gardais
41:59dans cette dynamique,
42:01ça allait payer
42:02et quand j'ai gagné
42:03ce deuxième jeu,
42:05je me suis dit
42:05que là,
42:05c'était vraiment possible.
42:07Victor,
42:07une question
42:08et je pense
42:09que tu vas me voir venir,
42:11quart de finale
42:11de la Grasse Hopper Cup
42:12en avril 2025,
42:14c'est un match
42:14en deux jeux gagnants,
42:16un partout
42:17face à Diego Elias,
42:18tu mènes 10-5
42:19dans le troisième jeu,
42:215 balles de match,
42:22Diego revient,
42:23t'emmène au tie-break
42:23et remporte ce match
42:24pour se qualifier en demi.
42:26Là,
42:26on a vécu
42:26un peu le même scénario,
42:27alors c'était
42:28en trois jeux gagnants
42:28mais tu te procures
42:305 balles de match
42:31et Diego revient
42:32une fois,
42:33deux fois,
42:34trois fois,
42:34quatre fois.
42:35Est-ce que tu y repenses,
42:36est-ce que
42:36les vieux démons
42:38de la Grasse Hopper Cup
42:38te reviennent à l'esprit
42:40à ce moment-là,
42:40Victor ?
42:42Bien sûr,
42:43c'est même des scénarios
42:45qui me poursuivent
42:46depuis très très très longtemps
42:48pour te donner
42:48une petite anecdote,
42:49quand j'étais encore junior
42:51et je jouais
42:52sur le circuit adulte français,
42:55par deux fois
42:56dans le même club
42:57à une année d'intervalle,
42:58je menais 2-0-16
42:59et je finis par perdre
43:00en cinq jeux.
43:02Donc ouais,
43:03c'est des petits traumatismes
43:04qui restent quand même
43:05bien ancrés
43:07dans mon cerveau
43:08mais maintenant,
43:09j'ai quand même
43:10des vraies clés
43:13dans ma boîte à outils
43:15mentale
43:16pour pouvoir
43:16faire face
43:17à toute situation
43:18et oui,
43:20j'ai eu ce flashback
43:21à 10-5,
43:23je me suis quand même dit
43:23tiens donc,
43:25on est au même score
43:27qu'il y a un an
43:28à la Grasse Hopper Cup
43:30mais c'est vrai
43:31que c'est plutôt
43:32à la deuxième balle
43:33de match
43:34quand j'ai mis
43:35la balle dans le team
43:36dès le retour de service
43:37que ça a commencé
43:38à bouillonner un peu
43:39et puis après,
43:41j'ai recommencé
43:42à bien jouer
43:43et c'est Diego
43:43qui fait des bons échanges
43:47voilà,
43:48mais le dernier point
43:49il est quand même
43:50bien mené
43:51et ça faisait
43:52deux rallies
43:53que je jouais déjà
43:53assez bien
43:54et ça allait bien arriver
43:55à un moment donné.
43:56En effet,
43:57avec ce stroke libérateur
43:58qui te permet
43:59de remporter
44:00ce Texas Open 2026
44:01tu l'as dit Victor
44:02tu es beaucoup plus solide
44:03maintenant
44:04alors il y a des raisons
44:05à cela
44:05tu travailles énormément
44:06avec Ingrid Petitjean
44:08ta préparatrice mentale
44:09est-ce que tu peux
44:10nous expliquer
44:11un peu plus concrètement
44:11ce que tu travailles
44:12avec elle au quotidien ?
44:15Oui,
44:15déjà on discute beaucoup
44:16c'est un peu
44:19la base
44:20du travail
44:21avec
44:22un ou une psychologue
44:24du sport
44:25pour comprendre
44:25un peu
44:28qu'est-ce qui se passe
44:29un peu dans moi
44:29et dans mon cerveau
44:32après
44:33on travaille
44:34au fil
44:36au rythme
44:36des compétitions
44:37quand on
44:39quand on trouve
44:40une problématique
44:40et bien on essaye
44:41de trouver une solution
44:42donc on a beaucoup
44:43travaillé sur
44:45tout ce qui est
44:47le relationnel
44:48avec
44:48mon papa coach
44:49dans l'entrejeu
44:51donc les deux minutes
44:52entre les
44:53les jeux
44:53pour essayer
44:54de rendre
44:55cette période
44:55la plus efficace
44:57possible
44:57parce que souvent
44:58il y a quand même
44:58pas mal d'émotions
44:59surtout quand j'ai perdu
45:00le jeu
45:00et j'ai souvent
45:02envie de prendre
45:03les choses en main
45:04donc c'est savoir
45:05d'abord
45:06s'écouter
45:07et pas se couper
45:09la parole
45:10et ensuite
45:11après
45:11voilà
45:12on travaille
45:13la visualisation
45:14on travaille
45:16le discours interne
45:18on travaille
45:19tous les outils
45:21de la préparation
45:22mentale
45:23qui peuvent
45:24nous permettre
45:25d'être plus performants
45:26sur le terrain
45:26alors on va revenir
45:28sur ton match
45:29avant de disputer
45:30cette finale
45:31tu as affronté
45:32en demi
45:33ton jeune compatriote
45:34Melville
45:35Lucien il a réalisé
45:36un parcours
45:37absolument hors norme
45:38c'est incroyable
45:39c'est incroyable
45:39ce qu'il a réalisé
45:40Melville
45:41Siany Manico
45:41tout simplement
45:43c'était son deuxième
45:44tournoi de niveau
45:44gold disputé
45:45il en avait disputé
45:46un
45:47donc son premier
45:47au Karachi Open
45:48début janvier
45:49il est sorti
45:50au premier tour
45:51face à Nour Zaman
45:51il a eu l'occasion
45:52dès le début
45:53de ce Texas Open
45:542026
45:54de prendre sa revanche
45:55sur Nour Zaman
45:56en s'imposant
45:57en 4 manches
45:57et puis derrière
45:58il y avait du très
45:59très lourd
46:00du très très gros
46:01Mohamed El Chorbaghi
46:02ancien numéro 1 mondial
46:03champion du monde
46:05Melville l'a battu
46:06voilà
46:07improbable
46:07incroyable
46:08du grand
46:09du très très grand
46:10Melville Siany Manico
46:11qui n'a peur de rien
46:11et puis il a confirmé
46:12en quart de finale
46:13en battant une légende
46:14de la discipline
46:15Karim Abdelgawad
46:16là aussi
46:17champion du monde
46:18et ancien numéro 1 mondial
46:193-0
46:20voilà une claque
46:21tout simplement
46:22à Karim Abdelgawad
46:23Melville
46:24fantastique
46:25qui a joué relâché
46:26sans complexe
46:27et puis Victor
46:28toi tu le connais
46:29très bien aussi
46:29Melville Siany Manico
46:30puisque vous faites partie
46:31du même club
46:31le GM Squash
46:33de voir un peu
46:34la relève comme ça
46:35briller
46:36dans un tournoi
46:37de ce niveau
46:37je suppose que
46:38en tant qu'ambassadeur
46:39du squash français
46:40ça doit te rendre fier aussi
46:43bien sûr
46:45ça fait un an
46:46que je suis licencié
46:48au GM Squash
46:49et d'abord
46:51ils ont voulu être là
46:52pour me soutenir
46:53dans mon projet olympique
46:54et ensuite
46:54on a voulu mettre en place
46:56une équipe
46:56dans le championnat
46:58inter-club français
47:00compétitive
47:02mais surtout
47:03avec des jeunes
47:04pour essayer
47:04de leur donner
47:05un maximum
47:05de mon expérience
47:07et donc
47:08on a tout de suite
47:09pensé à Melville
47:10qui a rejoint l'équipe
47:12donc dès que j'ai
47:13la possibilité
47:14j'essaye de donner
47:15aux jeunes de l'équipe
47:17dont Melville
47:18mon expérience
47:20donc c'était cool
47:21de l'avoir
47:21sur ce tournoi
47:22ils ne devaient même
47:23pas y participer
47:23ils étaient dans
47:24les remplaçants
47:25donc il fallait
47:26qu'il y ait un joueur
47:26qui déclare forfait
47:28pour rentrer
47:29dans le tournoi
47:30et puis il a
47:31saisi sa chance
47:32il a battu
47:33comme vous l'avez dit
47:34Nour Zaman
47:35quand il avait perdu
47:36les deux dernières fois
47:37puis après
47:38il a battu
47:41deux anciens
47:42numéros 1 mondiaux
47:43légende du squash
47:45ce qui est
47:45impressionnant
47:46et c'est vrai
47:47que quand je suis rentré
47:49sur le cours
47:49en demi-finale
47:50j'avais un peu
47:51j'étais
47:53sacrément tendu
47:54parce que
47:54je savais
47:56que
47:57j'avais un gros morceau
47:59devant moi
48:00c'est vrai que c'est
48:01incroyable
48:01ce qu'il a fait
48:02tu l'as dit
48:02repêché au dernier moment
48:03avec le forfait
48:04de Youssef Ibrahim
48:05et il est devenu
48:06Melville Sianimaniko
48:07le plus jeune joueur français
48:08de l'histoire
48:08à battre un membre
48:09du top 3
48:10en la personne
48:11de Karim Abdelgawad
48:12justement
48:12Victor
48:13t'as évité aussi
48:14Karim Abdelgawad
48:15en demi-finale
48:15on sait que les deux
48:16dernières rencontres
48:17face à l'Egyptien
48:18se sont
48:18pas super bien passées
48:20en termes de jeu
48:21t'as très bien joué
48:22mais je veux dire
48:22dans le résultat
48:23tu t'es fait battre
48:25en finale du Silicon Valley Open
48:26le dernier tournoi gold
48:27que t'avais disputé
48:30avant ce Texas Open
48:312026
48:31et puis le Windy City Open
48:32aussi
48:33où tu t'es fait sortir
48:34en quart
48:34encore face à Gawad
48:37quand tu prends
48:37Melville en demi
48:38c'est quoi
48:38tu l'as dit
48:39il y a un peu de tension
48:39évidemment
48:40c'est un compatriote
48:41mais est-ce qu'il y a aussi
48:42une part de soulagement
48:43de te dire
48:43bon
48:43cette fois-ci
48:44j'évite Gawad
48:45quand même
48:46c'était marrant
48:48parce qu'on a vraiment
48:49enchaîné Houston
48:51après Chicago
48:52et Chicago
48:52on a la chance
48:53d'avoir des joueurs off
48:54entre les matchs
48:55Houston
48:56fallait enchaîner
48:59les matchs
48:59tous les jours
49:00et je disais
49:02j'en parlais
49:03aux autres joueurs
49:04et j'étais curieux
49:06de voir comment
49:06chacun allait
49:07réussir à enchaîner
49:09les deux compétitions
49:10et surtout
49:11Mohamed
49:12et Gawad
49:14et Gawad
49:15qui devait certainement
49:16se jouer en quart de finale
49:19avant que Melville
49:20fasse cette victoire
49:23donc non
49:24j'avais quand même
49:26très très envie
49:26d'aller chercher
49:27ma revanche
49:28sur Karim Gawad
49:30et en même temps
49:30quand Melville a gagné
49:32j'étais d'abord
49:33très très content
49:34pour lui
49:35il l'a vraiment mérité
49:37et puis après
49:38une demi-finale
49:39sur sport en France
49:41un dimanche
49:43à 21h40
49:45on ne pouvait pas
49:46faire mieux
49:47pour le squash français
49:49et donc non
49:50c'est quand même
49:51beaucoup de fierté
49:51de pouvoir
49:52se jouer
49:53à ce stade
49:53de la compétition
49:54en tout cas
49:55tu as eu une victoire
49:56solide
49:57en trois jeux
49:58face à Melville
49:58en demi
49:59avant donc
50:00de battre
50:00le péruvien
50:01Diego Elias
50:02pour la première fois
50:02en quatre jeux
50:03Lucien
50:04c'est une très grosse
50:05saison
50:05de la part de Victor
50:06superbe saison
50:07la saison de la régularité
50:09pour Victor Croix
50:10on va voir d'ailleurs
50:11tes résultats
50:12Victor
50:12depuis le début
50:13de cette saison
50:132025-2026
50:15bon déjà
50:16ça avait commencé
50:17évidemment
50:17avec cet été doré
50:18où tu remportes
50:19un troisième titre
50:20de champion d'Europe
50:21et une médaille d'or
50:22encore au World Games
50:22et puis donc
50:23cette demi-finale
50:24à l'Open d'Egypte
50:25dans les tournois majeurs
50:26de toute façon
50:26c'est quart de finale
50:27minimum
50:27pour Victor Croix
50:28et puis on a
50:29ces deux victoires
50:30Open squash classique
50:31le tournoi de niveau bronze
50:32et puis le Texas Open
50:33un gold
50:34tu avais aussi disputé
50:35déjà une finale de gold
50:36à San Francisco
50:37au Silicon Valley Open
50:38clairement Victor
50:40c'est la meilleure saison
50:41de ta carrière
50:42pour l'instant
50:42c'est la plus
50:43la plus régulière
50:45oui bien sûr
50:46je vais officiellement
50:48passer à la cinquième
50:49place mondiale
50:51lundi prochain
50:52donc c'est
50:53c'est
50:54c'est ma plus grande saison
50:56sur
50:57sur le tour professionnel
50:58ça faisait deux saisons
50:59que c'était
51:00un peu plus compliqué
51:01où j'étais redescendu
51:02au classement
51:04et c'était depuis
51:05la fin de la saison dernière
51:06je dirais depuis mars dernier
51:07où j'avais
51:08retrouvé une pente
51:10ascendante
51:11et surtout
51:12je reprenais
51:12beaucoup de plaisir
51:13sur le terrain
51:14je sentais
51:14que mon jeu
51:17commençait
51:17enfin
51:18continuait à évoluer
51:20donc ouais
51:21c'est de bon augure
51:22pour les JO
51:23et surtout
51:23j'ai désormais battu
51:24tous les membres
51:26du top 5
51:27et donc ça
51:28ça devrait me donner
51:29beaucoup de confiance
51:31pour les semaines
51:32et les mois qui arrivent
51:33oui
51:33même Mostafa Hassal
51:35tu l'as battu
51:35et Mostafa Hassal
51:36qui en ce moment
51:36est imbattable
51:37tout simplement
51:38donc bravo Victor
51:39pour ça
51:39de l'avoir fait aussi
51:40cette saison
51:41tu parlais
51:42de ta prochaine
51:44officialisation
51:45à la place
51:46numéro 5 mondiale
51:47le plus haut classement
51:49en carrière
51:50le plus dur
51:51pour toi maintenant
51:51est-ce que ça va être
51:52de rester à cette place là
51:54oui c'était déjà le cas
51:56quand je suis re-rentré
51:57dans le top 8 mondial
51:58dans ma tête
51:59c'était l'idée
52:00de me rapprocher
52:01du top 5 mondial
52:02mais aussi
52:03d'être lucide
52:04et de savoir
52:06que pour réussir
52:07à rester dans ce top 8
52:08parce que je regarde devant
52:10mais il y a quand même
52:11un sacré nombre
52:13de bons joueurs
52:14derrière aussi
52:15donc la constance
52:16ça a toujours été
52:17quelque chose
52:18d'important pour moi
52:19et en même temps
52:20aller chercher
52:21ses victoires
52:23contre les favoris
52:25aujourd'hui
52:26mais oui
52:27maintenant que j'ai eu
52:28cette 5ème place mondiale
52:29je vais essayer
52:30de la garder
52:30le plus longtemps possible
52:31et continuer
52:32à faire des performances
52:34parce qu'il n'y a pas de secret
52:35il va falloir gagner
52:36des tournois
52:36et gagner des matchs
52:37pour continuer
52:39à monter au classement
52:39Avant de te laisser
52:41Victor
52:41on aimerait avoir
52:42ta réaction aussi
52:42sur le système
52:43de qualification
52:44pour les Jeux
52:45de Los Angeles
52:45qui est sorti
52:46très récemment
52:47je suppose que pour toi
52:49alors on le sait
52:49que les championnats
52:50continentaux
52:50vont énormément
52:51compter
52:52ça sera la première
52:53fenêtre de tir
52:53pour se qualifier
52:54donc là
52:55c'est les Jeux
52:56européens
52:56pour Victor Croin
52:59Oui
53:00disons que
53:01gagner les Jeux
53:02européens
53:03c'est un peu
53:03le ticket
53:05direct
53:05pour les JO
53:06pour tous joueurs
53:08classés dans le top
53:0850 mondial
53:09donc je pense
53:10pouvoir me maintenir
53:11dans le top 50 mondial
53:13donc oui
53:14c'est là
53:14aujourd'hui
53:16l'objectif principal
53:17c'est les Jeux
53:18continentaux
53:19c'est les Jeux
53:19européens
53:20sachant que
53:21si un autre
53:22Français
53:22remporte
53:23les Jeux
53:24européens
53:24c'est lui
53:26qui ira
53:26aux Jeux
53:27olympiques
53:27à ma place
53:28à moins
53:29que le deuxième
53:30meilleur
53:30classé
53:31français
53:33soit
53:33dans les
53:35soit
53:35nous permettre
53:37d'être
53:37dans la deuxième
53:38meilleure nation
53:39classée
53:40donc
53:42gagner les Jeux
53:43continentaux
53:43c'est
53:44la passerelle
53:45la plus directe
53:46pour aller
53:47aux Jeux
53:48olympiques
53:49et après
53:49les critères
53:50de sélection
53:50je les trouve
53:51assez équilibrés
53:53entre essayer
53:54d'avoir un maximum
53:56de comités
53:58olympiques
53:58représentés
54:00nationaux
54:01représentés
54:02et en même temps
54:03chercher aussi
54:03la performance
54:05mais c'est vrai
54:06que ça pose aussi
54:07beaucoup de questions
54:08sur les critères
54:10de sélection
54:10désormais
54:11au niveau
54:12continental
54:13on va se poser
54:14les mêmes questions
54:15sur combien
54:16de joueurs
54:16français
54:17par exemple
54:17vont être sélectionnés
54:18aux Jeux
54:19européens
54:20et certains
54:21vont certainement
54:22rester
54:24à côté
54:24Il y a précisé
54:26que les deux
54:26meilleures nations
54:27pour l'instant
54:27dans le tableau
54:28masculin
54:28c'est évidemment
54:29l'Egypte
54:29et l'Angleterre
54:30on espère que
54:31d'ici là
54:31la France repassera
54:33devant l'Angleterre
54:33pour s'offrir
54:34deux places
54:34On va croiser
54:35tous nos doigts
54:36Quel est ton
54:36prochain tournoi
54:37ton prochain défi
54:38Victor ?
54:40Dans dix jours
54:41c'est pour ça
54:42que je suis à New York
54:43en ce moment
54:44je pars à Calgary
54:46pour un tournoi
54:47de catégorie bronze
54:48ce sera le dernier
54:49tournoi
54:50de ma tournée
54:50nord-américaine
54:51et ensuite
54:52je rentrerai en France
54:53pendant trois semaines
54:54avant de revenir
54:56sur le tour professionnel
54:58Pour la France
54:59qui s'annonce
55:04assez chargée
55:05avec les championnats
55:06d'Europe par équipe
55:07et les championnats
55:08du monde
55:09suivies du British Open
55:11Gros programme
55:11Evidemment
55:12sur Sport en France
55:13prochain tournoi
55:13l'Open de Nouvelle-Zélande
55:15un tournoi silver
55:16alors Victor n'y sera pas
55:17mais on aura
55:17Auguste Dussour
55:18et Melville
55:19on en a beaucoup parlé
55:20dans cette émission
55:21et puis il y a un portrait
55:22que vous avez vu
55:22avant qu'on parle
55:23de squash et du Texas Open
55:25dans Squash le mag
55:26dans le prochain
55:26Squash le mag
55:26sur Melvin. En tout cas,
55:28on continuera aussi de suivre tes résultats,
55:31Victor. Merci beaucoup à tous les deux
55:32d'avoir été avec nous, avec moi,
55:34aujourd'hui. Merci, Victor. La prochaine
55:36fois, on te veut quand même en plateau avec nous, là.
55:40Avec plaisir, avec plaisir.
55:42Avant de se quitter, c'est l'heure du
55:44tour du club pour ne rien manquer des compétitions
55:47sur Sport en France.
55:53Samedi, c'était la deuxième étape
55:55de la Ligue Sportboule M1
55:57à Mâcon. L'équipe de la Cro-Lyon
55:59s'est imposée en finale face
56:00à Saint-Quentin Falabier et prend
56:03la tête du classement général du championnat
56:05devant Fontaine. Samedi
56:07soir, c'était aussi la 21e journée
56:09de Safforel Power 6. Chamalière
56:11était opposée au leader Mulhouse.
56:13Sans surprise, victoire 3-7 à 0
56:15du VMA qui reste bien évidemment
56:17en tête de la Safforel Power 6.
56:19Et enfin, dimanche à
56:2115h15, comme d'habitude, vous avez pu suivre
56:23la boulangère Wonder League
56:2418e journée de championnat entre
56:26Toulouse et Angers. Une rencontre
56:29de bas de classement qui a tenu toutes ses
56:30promesses. Score très serré, mais logique
56:33respectée pour Toulouse qui s'impose à domicile
56:3552 à 51.
56:37À suivre sur nos antennes maintenant, un grand
56:40week-end de sport. Samedi et dimanche,
56:42vous pourrez suivre les championnats de France
56:44indoor de roller skate avec les finales de vitesse
56:47et de fond. Samedi soir,
56:4922e journée de Safforel Power 6.
56:51Gros match à venir avec Cannes,
56:534e du classement qui tentera d'infliger
56:55à Mulhouse sa deuxième défaite
56:57de la saison. Et enfin, dimanche
56:59à 15h15, toujours comme d'habitude,
57:01vous retrouverez la boulangère Wonder League,
57:0319e journée au programme avec la rencontre
57:05entre Chartres et Charleville-Mézières.
57:09Merci à tous de nous avoir suivis.
57:11Merci à Nicolas Bayet, notre
57:13réalisateur, Julien Perronnet
57:15à l'édition, Alban Debergue
57:17au son et Corinne Sauvaget
57:19au maquillage. J'espère que cette émission
57:21vous a plu. Je vous dis à bientôt.
57:23Salut !
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