00:00Il y avait deux flics qui cuisinaient, cuisinaient, notamment mon père,
00:06en laissant supposer que quelque part, mon père avait tué son fils.
00:19J'ai entendu pleurer, pleurer, pleurer, et j'ai compris que quelque chose de grave était arrivé chez moi.
00:24Bien entendu, mon frère Michel n'était pas là, puisqu'il était à l'autopsie.
00:31Donc il a fallu qu'il soit réellement ouvert pour se rendre compte que le foie, etc., était totalement démoli.
00:38Ils étaient plusieurs à le tabasser.
00:46Il y a eu plusieurs sources possibles pour désigner soit l'assassin, soit le pourquoi.
00:54qu'il avait été assassiné.
00:56La première, c'était le petit milieu de Namur.
01:01La deuxième, c'était la secte des enfants de Dieu,
01:05parce que mon frère a participé, est entré dans cette secte des enfants de Dieu.
01:11Mais il en était sorti.
01:14On a toujours tourné en rond.
01:17On le voit, il est toujours avec le sourire.
01:19Toujours avec le sourire.
01:21Il était jovial.
01:23C'était réellement le petit frère auquel vous avez appris à marcher,
01:28auquel vous avez torché le derrière,
01:31auquel vous avez appris à aller à vélo.
01:34Donc la douleur était d'autant plus dure et grande,
01:40parce que ce sourire-là, on ne le verra jamais plus.
01:48Donc, content quand même qu'il en soit sorti.
01:51Content.
01:53Content et pas content qu'on ne l'ait pas protégé.
01:56Quand on est pris dans cette secte,
01:59dans cette secte,
02:01ça devient très difficile d'en sortir,
02:03jusqu'au meurtre.
02:04Jusqu'au meurtre.
02:08En supposant que ce soit eux,
02:09qu'ils soient les responsables.
02:11Mais il est clair que dans ses dessins, par exemple,
02:15on voyait réellement qu'il y avait quelque chose qui se passait dans son esprit.
02:20Il est devenu beaucoup plus tacitourne dans les derniers temps.
02:24Ma mère, je l'ai entendue pleurer le jour
02:27où on lui a annoncé qu'il était décédé.
02:29Et je l'ai encore vue pleurer le jour de l'enterrement.
02:36Et depuis lors, je n'ai jamais vu pleurer.
02:39Je tiens aussi à respecter la mémoire de mon père.
02:45Parce que lui, il est resté, il est décédé,
02:49sans savoir la raison pour laquelle on avait tué son fils
02:54et qui avait tué son fils.
02:56Il y a un manque, il y a un manque.
03:01Et on croit qu'il y a des médicaments, peut-être,
03:05pour adoucir ça, mais je ne le pense pas du tout.
03:08C'est trop fort.
03:09Sous-titrage Société Radio-Canada
03:14Sous-titrage FR ?
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