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  • il y a 17 heures
Après l’agression mortelle de Quentin en marge de la venue de Rima Hassan à Sciences Po Lyon, le gouvernement promet de durcir les règles encadrant les meetings dans les universités en cas de risques de troubles à l’ordre public. Une fermeté affichée, mais juridiquement encadrée.

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Transcription
00:00Et après cette agression mortelle, en marge de la venue de Rima Hassan à Sciences Po Lyon,
00:04le gouvernement veut serrer la vis dans les universités.
00:06Le ministre de l'enseignement supérieur, Philippe Baptiste, promet qu'il n'y aura plus de meetings
00:11en cas de risque de trouble à l'ordre public.
00:14Alors, sans doute voulait-il parler de réunions publiques ou de conférences,
00:18car les meetings sont déjà interdits. Bonjour Jacques Serret.
00:21Bonjour Clélie, bonjour à tous.
00:22Cette réponse est-elle vraiment suffisante et réaliste ?
00:25Eh bien, au-delà de l'effet d'annonce, il y a un encadrement juridique.
00:29Alors oui, Philippe Baptiste assure qu'il n'y aura plus de meetings dans les universités
00:32si un risque de trouble à l'ordre public est avéré.
00:35Avec les risques qu'on a aujourd'hui, qui sont maintenant tristement très très clairs,
00:40évidemment, il n'y aura pas d'autres meetings de ce type-là, évidemment, dans les établissements.
00:44Je veux dire, ce n'est pas possible, puisque les troubles à l'ordre public,
00:46qui sont malheureusement, et pardon de le dire comme ça, mais avérés de manière extrêmement brutale.
00:51Le ministre de l'enseignement supérieur et le ministre de l'intérieur
00:54ont envoyé une circulaire au préfet et au recteur,
00:57mais attention, cette interdiction n'est ni automatique ni générale.
01:01Cette même circulaire rappelle que la liberté d'expression des étudiants
01:04est garantie par le Code de l'éducation
01:06et surtout, la décision finale revient au président d'université
01:10avec une appréciation au cas par cas.
01:12Le Conseil d'État a d'ailleurs déjà jugé qu'un refus de principe
01:15pouvait constituer une atteinte grave aux libertés fondamentales.
01:18Autrement dit, le gouvernement fixe un cadre,
01:20mais ne peut pas interdire préventivement tous les meetings sensibles.
01:24Après le drame de Lyon, l'exécutif veut en fait afficher l'autorité,
01:28mais cette fermeté dépend en dernier ressort des universités elles-mêmes.
01:32Ces derniers mois, le patron de Sciences Po a par exemple empêché à deux reprises
01:36la venue de l'eurodéputée insoumise Rima Hassan.
01:38Merci beaucoup Jacques Serret du service politique d'Europe 1.
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