- il y a 12 heures
Dans « LCP-Lundi C'est Politique », en partenariat avec Radio Classique et Challenges, Francis Letellier reçoit Mathilde Panot, députée et présidente du groupe La France Insoumise à l'Assemblée nationale.
Alors que l'Assemblée nationale figure plus que jamais au coeur de la vie politique, Francis Letellier interroge chaque lundi les ténors du parlement et du gouvernement, en partenariat avec Radio Classique et Challenges.
En première partie de l'émission : un tête-à-tête avec une grande personnalité politique, pour mettre en perspective l'ouverture de la semaine parlementaire, avant les Questions au Gouvernement du mardi.
Francis Letellier est ensuite rejoint en plateau par trois chroniqueurs, journalistes politiques des rédactions de LCP, Radio Classique et Challenges, pour un échange avec l'invité.
Pour conclure l'émission, le face à face : une personnalité issue du monde culturel, économique ou social (écrivain, artiste, expert...) interpelle l'invité et réagit à ses propos.
Hugo au Perchoir, « streamer » politique et parlementaire sur Twitch, intervient également en relayant les questions de sa communauté.
Diffusée le lundi à 19h30 et rediffusée à 23h30, l'émission est également disponible en replay sur LCP.fr et la chaîne YouTube de LCP. Les moments forts seront aussi relayés sur Radio Classique et Challenges.
Alors que l'Assemblée nationale figure plus que jamais au coeur de la vie politique, Francis Letellier interroge chaque lundi les ténors du parlement et du gouvernement, en partenariat avec Radio Classique et Challenges.
En première partie de l'émission : un tête-à-tête avec une grande personnalité politique, pour mettre en perspective l'ouverture de la semaine parlementaire, avant les Questions au Gouvernement du mardi.
Francis Letellier est ensuite rejoint en plateau par trois chroniqueurs, journalistes politiques des rédactions de LCP, Radio Classique et Challenges, pour un échange avec l'invité.
Pour conclure l'émission, le face à face : une personnalité issue du monde culturel, économique ou social (écrivain, artiste, expert...) interpelle l'invité et réagit à ses propos.
Hugo au Perchoir, « streamer » politique et parlementaire sur Twitch, intervient également en relayant les questions de sa communauté.
Diffusée le lundi à 19h30 et rediffusée à 23h30, l'émission est également disponible en replay sur LCP.fr et la chaîne YouTube de LCP. Les moments forts seront aussi relayés sur Radio Classique et Challenges.
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NewsTranscription
00:00:00La France insoumise dans le collimateur de la droite, de l'extrême droite et du gouvernement après la mort de
00:00:04Quentin de Ranq à Lyon.
00:00:05Comme tous les dirigeants de LFI, Mathilde Panot, présidente du groupe à l'Assemblée nationale, se retrouve également au cœur
00:00:10de la polémique.
00:00:11Alors que le ministère de l'Intérieur classe désormais LFI à l'extrême gauche, le climat politique se tend à
00:00:17un mois des municipales et à un tout petit peu plus d'un an de la présidentielle.
00:00:20Mathilde Panot est l'invité de LCP, l'indicé politique.
00:00:47Sous-titrage Société Radio-Canada
00:01:00Twitch LCP Assemblée nationale et qui remontera toutes les questions, les commentaires à votre attention.
00:01:06Et puis en fin d'émission, avec notre invité, nous prendrons le temps de débattre sur le sujet de la
00:01:08fin de vie qui revient en débat à partir d'aujourd'hui à l'Assemblée nationale.
00:01:12La droite a complètement détricoté le texte au Sénat mais ça on y reviendra aussi un petit peu avant.
00:01:16D'abord, l'événement qui fait débat depuis quelques jours maintenant, la mort de Quentin de Ranq, 23 ans, étudiant
00:01:23à Lyon.
00:01:24Il a été passé à tabac dans la rue jeudi soir au moment où se tenait une réunion de Rima
00:01:27Hassan à Sciences Po.
00:01:29Depuis l'annonce de la mort de ce militant identitaire avant-hier, les thèses se sont succédées.
00:01:32Le collectif d'extrême droite Némésis a immédiatement accusé le mouvement Antifa, la jeune garde, d'être responsable d'une
00:01:38opération de lynchage.
00:01:39Pour le ministre de l'Intérieur, il n'y a aucun doute que c'est l'ultra-gauche qui est
00:01:42derrière ce drame.
00:01:43Cet après-midi, le procureur de Lyon a fait le point sur l'enquête.
00:01:47Une enquête criminelle des chefs d'homicide volontaire et une enquête délituelle pour violences aggravées par trois circonstances.
00:01:58Les trois circonstances, c'est réunion, masqué et porteur d'armes.
00:02:03Et du chef d'association de malfaiteurs en vue de commettre un délit puni de cinq ans d'emprisonnement
00:02:08a été confié au service de police de Lyon, de la division criminelle territoriale.
00:02:14Mathilde Panot, voilà la première déclaration du procureur de la République.
00:02:17Est-ce que vous vous attendiez à plus d'éléments ?
00:02:20Non, je crois que le procureur de la République a essayé d'être factuel.
00:02:23Et je me permets de commencer, M. Lothelier, en adressant, comme l'a fait Jean-Luc Mélenchon hier,
00:02:29toutes nos pensées et notre compassion à la fois pour la famille et les proches de Quentin,
00:02:33avec une condamnation qui a été une condamnation extrêmement claire dans notre mouvement politique
00:02:38puisque vous n'aurez jamais entendu aucun dirigeant insoumis et aucun député insoumis
00:02:43appeler à la violence.
00:02:45Et je suis très choquée de la manière dont on essaye de marginaliser la France insoumise
00:02:51en nous faisant peser la responsabilité.
00:02:54Je veux le rappeler d'abord, puisqu'il est souvent dit que c'était en marge d'une conférence
00:02:58qui a été tenue par Rima Hassan, ni la France insoumise, ni encore moins Rima Hassan,
00:03:03ni notre service d'ordre, n'ont été au contact d'aucun problème
00:03:07lors de cette conférence qui se tenait à Sciences Po Lyon.
00:03:11Donc la France insoumise là...
00:03:12Vous vous dissociez ce qui s'est passé de la conférence de Rima Hassan.
00:03:16Ah oui, tout à fait.
00:03:17Et d'ailleurs, vous remarquerez que le procureur, lui, ne fait pas de lien avec ce qui s'est passé.
00:03:22Par contre, je veux le dire aussi très clairement,
00:03:24à ceux qui nous accusent d'avoir une responsabilité morale,
00:03:27alors vous remarquerez qu'au départ, nous avions une responsabilité directe,
00:03:30puis depuis, c'est devenu une responsabilité morale.
00:03:33Je rappelle que garantir l'ordre public dans ce pays
00:03:36est la responsabilité unique et uniquement du gouvernement.
00:03:41Et nous avons alerté depuis des années sur la manière dont,
00:03:43à la fois nos rassemblements, nos meetings,
00:03:46nos manifestations étaient attaquées par des groupes d'extrême droite.
00:03:49Et vous remarquerez que, lorsque, par exemple,
00:03:53Federico Martin Aramburu, ce rugbyman,
00:03:56qui a été tué directement en pleine rue par balle par des militants du GUD,
00:04:00à trois semaines de l'élection présidentielle,
00:04:02vous remarquerez que le président de la République
00:04:04ne s'était alors pas une fois exprimé sur ce meurtre
00:04:08et cet assassinat, puisque cette fois-ci, c'était un assassinat,
00:04:11et que nous avons, depuis 2022,
00:04:1411 personnes qui ont été tuées par l'extrême droite.
00:04:16Donc, moi, je le dis, il y a alerte dans ce pays,
00:04:19ça va mal finir, ça va mal finir,
00:04:21si on laisse la violence dégêner.
00:04:23Alors, d'abord, une question, Hugo.
00:04:26Oui, Madame Panot, selon nos confrères de Mediapart,
00:04:29les renseignements territoriaux étaient avertis
00:04:31depuis plusieurs jours du projet d'action de Nemesis devant l'IEP.
00:04:34Pour autant, aucune présence policière visible
00:04:36n'a été déployée aux alentours du bâtiment.
00:04:38Est-ce que le ministre doit s'expliquer devant les députés
00:04:40sur cette absence de sécurité ?
00:04:42Oui, bien sûr.
00:04:43Et d'ailleurs, je vous avais pris, effectivement,
00:04:44cet extrait de Mediapart,
00:04:45parce que je crois qu'il pose des questions très importantes.
00:04:48À partir du moment où les renseignements territoriaux
00:04:50étaient au courant, et où, y compris,
00:04:52dans un communiqué sans spolion, lui-même dit
00:04:55« L'établissement a tout mis en œuvre
00:04:57pour assurer la sécurité des personnes
00:04:58et des biens dans l'ordre de la venue de Rima Hassan,
00:05:00les différents services de l'État »,
00:05:01je cite toujours le communiqué,
00:05:03« ont été informés en amont de la tenue de cette conférence
00:05:05et à chaque étape de son organisation.
00:05:08Des agents de sécurité et la direction de l'établissement
00:05:10étaient présents pour prévenir tout débordement. »
00:05:12Donc oui, il y a une question de savoir
00:05:14pourquoi est-ce que la préfecture,
00:05:16la police n'était pas là pour assurer
00:05:18que se rassurent.
00:05:20Quand vous dites qu'il y a une question,
00:05:21c'est une question au ministre de l'Intérieur ?
00:05:23Oui, bien sûr.
00:05:23Donc vous demandez que Laurent Nunez rende des comptes ?
00:05:26Mais vous comprenez que, par exemple,
00:05:27en décembre 2022, monsieur Le Tellier,
00:05:30que s'est-il passé ?
00:05:30Il s'est passé quelque chose
00:05:31qui aurait pu conduire à un drame similaire.
00:05:34En décembre 2022,
00:05:35vous avez deux députés insoumis
00:05:37qui se trouvent à la faculté de Bordeaux.
00:05:39Et lorsqu'ils tiennent une conférence
00:05:41avec des étudiants dans un amphithéâtre,
00:05:43notre service d'ordre est attaqué
00:05:45par des personnes qui sont cagoulées,
00:05:48qui sont armées de barres de fer.
00:05:50Et fort heureusement,
00:05:51notre service d'ordre a réussi à les repousser.
00:05:53La police est venue une demi-heure après
00:05:54et n'a même pas contrôlé
00:05:56ces militants qui se trouvaient
00:05:57de l'autre côté de la rue.
00:05:58Non, non, il y a une question qui est posée.
00:06:00Nous sommes à un an...
00:06:01Une question à qui ?
00:06:02Mais au gouvernement, monsieur Le Tellier.
00:06:04Nous sommes à un an d'une échéance électorale
00:06:06qui est extrêmement importante dans notre pays.
00:06:07Nous sommes à un mois des élections municipales.
00:06:10C'est au gouvernement de pouvoir garantir
00:06:12les conditions démocratiques
00:06:14d'un débat démocratique puissent se tenir
00:06:16et pour éviter ce type de trame.
00:06:17Ça veut dire quoi concrètement ?
00:06:18Que le ministère de l'Intérieur
00:06:20doit envoyer des policiers
00:06:21à tous les meetings ?
00:06:22Mais quand vous savez que...
00:06:24Je ne sais pas, je vous pose la question.
00:06:24Quand vous savez que Rima Hassan
00:06:26est multi-menacée par l'extrême droite,
00:06:28quand vous savez que la nuit de vendredi,
00:06:31nous avons au moins 10 locaux
00:06:32de la France insoumise
00:06:33et permanence parlementaire
00:06:35qui ont été dégradées,
00:06:36qu'aujourd'hui, nous apprenons
00:06:37que notre tête de liste candidat au LILA
00:06:39a eu sa maison personnelle dégradée et taguée,
00:06:43que nous sommes, nous, députés insoumis,
00:06:45des dizaines à être menacés de mort,
00:06:47au point que certains ont dû déménager
00:06:49tant ils étaient menacés de mort
00:06:50par l'extrême droite.
00:06:51Oui, j'estime que c'est au gouvernement
00:06:54de prendre des mesures pour faire en sorte...
00:06:56Mais concrètement, quelles mesures ?
00:06:57Par exemple, faire en sorte que...
00:07:00C'est exactement les questions
00:07:01que Mediapart pose.
00:07:02Pourquoi est-ce qu'il n'y avait pas
00:07:03de dispositif politique visible ?
00:07:04Pour les autres cas,
00:07:05quelles mesures vous demandez ?
00:07:06Pourquoi est-ce qu'on laisse...
00:07:06Vous savez, nous, par exemple,
00:07:08nous n'allons pas dans les meetings
00:07:10de l'extrême droite jamais ?
00:07:11Nous n'y allons pas.
00:07:13Pourquoi est-ce qu'on laisse
00:07:15des groupuscules d'extrême droite
00:07:16venir systématiquement à nos meetings ?
00:07:18Pourquoi est-ce qu'on laisse des personnes
00:07:20venir cagouler près de nos meetings
00:07:22et de nos conférences avec des armes ?
00:07:24Pourquoi ?
00:07:25Vous comprenez que c'est une question qui se pose.
00:07:27Mais ce que je ne comprends pas, moi,
00:07:28c'est ce que vous demandez concrètement
00:07:29à Laurent Nunez.
00:07:30Est-ce qu'il doit envoyer des policiers partout ?
00:07:32Je demande qu'on sécurise la démocratie.
00:07:32Mais comment ?
00:07:34Mais si, par exemple...
00:07:35Je vais reprendre, M. Le Té,
00:07:36j'ai l'impression d'être très claire.
00:07:37Non, mais est-ce qu'à chaque meeting,
00:07:39il faut des policiers ?
00:07:40C'est tout simplement ça.
00:07:41Mais pas à chaque meeting,
00:07:42mais dans les meetings,
00:07:43lorsque, par exemple,
00:07:44vous avez l'IEP qui accueille,
00:07:46qui dit lui-même
00:07:46qu'ils ont alerté
00:07:48les renseignements territoriaux,
00:07:49qu'ils ont alerté la préfecture,
00:07:51oui, il faut un dispositif policier
00:07:53visible, qui est dissuasif
00:07:55et qui permet de s'assurer
00:07:56que de tels drames
00:07:57ne puissent pas se produire.
00:07:58Alors, vous savez que,
00:07:59depuis cette affaire,
00:08:00il y a l'un des collaborateurs
00:08:02parlementaires de Raphaël Arnault,
00:08:03Jacques-Élie Favreau,
00:08:04qui a été pointé du doigt
00:08:05par l'extrême droite.
00:08:07de l'enquête.
00:08:09Yael Broun-Pivet,
00:08:09la présidente de l'Assemblée,
00:08:10lui a interdit ensuite
00:08:12l'entrée à l'Assemblée nationale.
00:08:13C'était une bonne décision ?
00:08:14C'était la décision
00:08:15qu'il fallait prendre ?
00:08:15C'est une décision sans objet,
00:08:17M. Le Tellier.
00:08:17Je ne vais même pas polémiquer
00:08:18sur cette décision.
00:08:19C'est pas une polémique ?
00:08:20Il prend, lui, cette décision ?
00:08:21Oui, me polémiquer
00:08:21avec Yael Broun-Pivet.
00:08:22Ah, d'accord.
00:08:24C'est une décision sans objet
00:08:25puisque lui-même a assuré
00:08:27qu'il se mettait en retrait
00:08:28de toute son activité.
00:08:30Il a pris la bonne décision ?
00:08:31Je pense que de toute façon,
00:08:33ce n'est pas possible autrement
00:08:34puisqu'il est menacé de mort
00:08:35partout en Europe et en France.
00:08:37Donc, il ne peut pas aider
00:08:38dans son travail parlementaire.
00:08:40Raphaël Arnaud,
00:08:40ça, c'est la première chose.
00:08:41Et la deuxième chose,
00:08:42c'est que vous êtes au courant
00:08:43qu'il y a une enquête
00:08:44sur un sujet extrêmement sérieux
00:08:46et que donc, cette enquête
00:08:47doit déterminer les responsabilités.
00:08:50Donc, je trouve ça,
00:08:51effectivement,
00:08:51responsable de faire cela.
00:08:52Pour aller plus loin.
00:08:53Mais je vous noterai quand même
00:08:54qu'Yael Broun-Pivet,
00:08:55même si je ne veux pas polémiquer,
00:08:56n'a pas pris les mêmes décisions
00:08:57vis-à-vis, par exemple,
00:08:59du collaborateur RN
00:09:01et de mort quatre insoumises
00:09:05et Assa Traoré,
00:09:07notamment Sofia Chikirou,
00:09:08Rima Hassan,
00:09:09qui devaient tenir un meeting à Paris.
00:09:12Il n'a pas été viré ?
00:09:13Non, il a été mis à pied par le RN,
00:09:16mais il n'a pas eu de décision similaire
00:09:17de Mme Yael Broun-Pivet.
00:09:18Donc, vous dites qu'il y a
00:09:19deux points de mesure,
00:09:20c'est ça que vous voulez dire ?
00:09:20Oui, mais on est habitué
00:09:21avec Yael Broun-Pivet,
00:09:22qui est celle,
00:09:22la présidente de l'Assemblée,
00:09:24je le rappelle,
00:09:24qui a donné le plus de sanctions
00:09:26de toute l'histoire
00:09:27de l'Assemblée nationale,
00:09:28de toute l'histoire
00:09:29de la Ve République,
00:09:31cumulée en une seule présidence.
00:09:34Revenons à la jeune garde.
00:09:35Nous avons l'habitude de cela.
00:09:35Mouvement antifa,
00:09:37en cours de dissolution,
00:09:38parce qu'il y a eu un recours
00:09:38devant le Conseil d'État,
00:09:40créé donc par Raphaël Arnaud,
00:09:41qui est un député
00:09:41qui siège dans votre groupe,
00:09:43le groupe dont vous êtes la présidente.
00:09:45Il a toujours sa place dans vos rangs ?
00:09:46Alors, je vais être très claire,
00:09:48Raphaël Arnaud siégeait
00:09:49à l'Assemblée nationale
00:09:50au moment où Rima Hassan
00:09:52tenait sa conférence
00:09:53et au moment où il y avait donc
00:09:54les affrontements.
00:09:56Ah oui, je vais vous répondre
00:09:57très clairement.
00:09:58Raphaël Arnaud n'a rien à voir
00:09:59avec cela.
00:10:01Raphaël Arnaud était effectivement
00:10:02le porte-parole de la jeune garde,
00:10:03il en a été le créateur.
00:10:05La jeune garde est aujourd'hui dissoute,
00:10:06vous l'avez dit.
00:10:07En cours, il y a un recours
00:10:08au Conseil d'État.
00:10:08Ah non, elle est dissoute.
00:10:09Ah bah non,
00:10:10mais tant que le recours n'a pas eu lieu,
00:10:12elle est dissoute, de fait.
00:10:13Ce n'est pas suspensif.
00:10:14Ce n'est pas suspensif.
00:10:15Et le recours devait avoir lieu,
00:10:16devait être examiné
00:10:18justement la semaine dernière.
00:10:19La date a été repoussée,
00:10:20donc le Conseil d'État
00:10:22statuera quand il le voudra,
00:10:24mais aujourd'hui,
00:10:24la jeune garde n'existe pas.
00:10:25Donc Raphaël Arnaud
00:10:26a toute sa place dans votre groupe.
00:10:28Oui, tout à fait.
00:10:29Et il n'a rien à voir avec cela,
00:10:30je le répète.
00:10:31Et je veux d'autant plus le dire
00:10:33que la jeune garde
00:10:34est un mouvement antifasciste
00:10:36qui a principalement contribué,
00:10:38si on regarde ce qu'ils ont fait,
00:10:39donc qui est né justement à Lyon,
00:10:41puisque Lyon détient le triste record
00:10:43du nombre d'agressions
00:10:44d'extrême droite de tout le pays.
00:10:46Il y a 102 faits de violence
00:10:47de l'extrême droite à Lyon
00:10:49entre 2010 et 2025,
00:10:50ce qui est quand même énorme.
00:10:52Donc elle a été créée justement par cela.
00:10:53Et le principal fait
00:10:55qu'a fait la jeune garde,
00:10:57c'est de faire fermer des locaux
00:10:58dans lesquels s'organisait
00:10:59justement une extrême droite
00:11:00extrêmement violente.
00:11:02Et je ne crois pas
00:11:03que la jeune garde
00:11:03serait d'accord un seul moment
00:11:04avec les images qu'on a vues
00:11:06qui sont terrifiantes,
00:11:07c'est-à-dire de taper quelqu'un
00:11:09qui est d'ores et déjà à terre.
00:11:10Ça, ce ne sont pas des méthodes
00:11:11d'autodéfense.
00:11:11Je reviens d'un mot
00:11:12sur Raphaël Arnaud.
00:11:13Demain, il y aura les questions
00:11:14au gouvernement,
00:11:15séance importante.
00:11:16Raphaël Arnaud sera présent
00:11:17à l'Assemblée nationale ?
00:11:18Eh bien, je ne sais pas,
00:11:19mais je ne suis pas sûre.
00:11:20Je ne sais pas.
00:11:21Vous souhaitez qu'il soit là ?
00:11:23Je ne souhaite pas forcément, non.
00:11:25Je ne vois pas pourquoi
00:11:26j'infligerais une violence telle.
00:11:29Je pense que demain,
00:11:30les questions au gouvernement
00:11:31vont être extrêmement violentes.
00:11:33Je pense par ailleurs
00:11:34que la manière dont ce drame
00:11:35est instrumentalisé
00:11:36est lamentable politiquement
00:11:37et vise encore une fois
00:11:39à marginaliser le mouvement
00:11:40de la France insoumise
00:11:41pour restreindre
00:11:42des libertés publiques.
00:11:43Pourquoi pas nous interdire un jour ?
00:11:44Ça serait...
00:11:45Qu'est-ce que vous craignez ?
00:11:45Et je veux alerter là-dessus.
00:11:46Je veux alerter
00:11:47parce que c'est très grave
00:11:48d'instrumentaliser
00:11:50un fait aussi dramatique soit-il
00:11:52pour derrière
00:11:53restreindre des libertés politiques,
00:11:55pour derrière
00:11:56décrédibiliser un mouvement politique
00:11:57qui, encore une fois,
00:11:57n'a rien à voir
00:11:58avec cette violence-là.
00:11:59Qu'est-ce que vous craignez
00:11:59des questions au gouvernement de demain ?
00:12:01Eh bien, je crains
00:12:02ce qui est dit
00:12:03sur toutes les antennes
00:12:04par à la fois
00:12:05l'extrême droite,
00:12:06la droite,
00:12:06certains macronistes
00:12:07qui visent à nous présenter
00:12:08comme des assassins.
00:12:09Vous savez, nous sommes dans un moment...
00:12:11Vous pensez que toutes les questions
00:12:11vous tournez autour de vous ?
00:12:12Je pense qu'il y aura
00:12:14beaucoup de questions
00:12:14qui tourneront autour de nous,
00:12:15mais bon, il y a une obsession
00:12:16dans ce pays autour
00:12:16de la France insoumise.
00:12:17Mais quand même,
00:12:18M. Letellier,
00:12:19je veux vous alerter
00:12:19sur la dérive Trumpiste
00:12:20qu'il y a dans ce pays.
00:12:22Rendez-vous compte
00:12:22que la semaine dernière,
00:12:23les questions portées
00:12:24sur Francesca Albanese,
00:12:25rapporteur spécial de l'ONU
00:12:27pour les territoires
00:12:28palestiniens occupés,
00:12:29qui est accusée
00:12:30d'avoir dit une phrase
00:12:31dont tout le monde,
00:12:32tous les journaux
00:12:32admettent qu'elle ne l'a jamais dit,
00:12:34mais pour laquelle
00:12:35la France demande quand même
00:12:36la démission,
00:12:37ce qui est une honte absolue.
00:12:38Et du coup,
00:12:39là, on est arrivé
00:12:40dans un moment
00:12:40où, vous savez,
00:12:41c'était ce que décrivaient
00:12:42les antifascistes
00:12:43dans les années 30,
00:12:45où les antiracistes
00:12:46deviendraient des racistes,
00:12:47où les antifascistes
00:12:48deviendraient des fascistes
00:12:49et des violents.
00:12:50Et je crois que c'est très grave
00:12:51et qu'il faut prendre la mesure
00:12:52du moment historique
00:12:53dans lequel nous sommes.
00:12:54Avant de passer la parole
00:12:54à mes collègues et consœurs,
00:12:56une question encore.
00:12:57Demain, en question du gouvernement,
00:12:58est-ce que vous allez interpeller
00:12:59le Premier ministre directement
00:13:00sur quoi ?
00:13:02Sur cette question-là,
00:13:03bien sûr.
00:13:03Quelle question ?
00:13:04Mais sur ce drame
00:13:06qui s'est produit, évidemment.
00:13:07Et sur quoi ?
00:13:07Vous avez eu une discussion
00:13:08sur quoi ?
00:13:10Sur le maintien de l'ordre,
00:13:12sur la sécurité ?
00:13:13Eh bien, vous verrez
00:13:14quelles questions nous poserons.
00:13:15Mais vous interpellerez
00:13:15le Premier ministre.
00:13:16Mais bien sûr,
00:13:16j'interpellerai le Premier ministre.
00:13:17Gaëlle, vous avez deux slots
00:13:18de questions.
00:13:19Vous utiliserez vos deux questions
00:13:20sur ce thème-là
00:13:20ou ce sera juste un thème
00:13:22sur celui-là ?
00:13:23C'est une décision
00:13:23que nous prenons le lundi soir
00:13:26en bureau,
00:13:26donc nous attendons
00:13:27à la décision du bureau.
00:13:28Alors, en réaction,
00:13:29Jean-Luc Mélenchon
00:13:30a dénoncé
00:13:30des prises de parole truquées.
00:13:32Il a dit
00:13:33que tous les récits faits
00:13:34n'ont aucun rapport
00:13:34avec la réalité.
00:13:35et c'est ce que vous soutenez ?
00:13:38Je soutiens
00:13:39que, effectivement,
00:13:41si on se base
00:13:42uniquement sur ce qu'a dit
00:13:43l'extrême-droite au départ,
00:13:46il y a des grandes chances
00:13:47qu'il y ait un récit truqué,
00:13:48en effet.
00:13:48D'ailleurs,
00:13:48vous remarquerez
00:13:49que le procureur
00:13:51de la République,
00:13:51lorsqu'on lui pose
00:13:52la question de savoir
00:13:53s'il y a eu une rixe
00:13:54avant les images
00:13:55que nous voyons après
00:13:56qui sont,
00:13:57je le redis,
00:13:58terribles et inexcusables,
00:14:00il confirme
00:14:01qu'il y a bien eu
00:14:01une rixe juste avant
00:14:02et dont je crois
00:14:04que vous ne savez pas
00:14:04et moi non plus,
00:14:05quelles sont les conditions
00:14:06exactement dans lesquelles
00:14:08c'est produit.
00:14:08C'est l'enquête
00:14:08qui le dira,
00:14:09en effet.
00:14:10Mais truqué,
00:14:10ça donnait un peu l'idée
00:14:10que c'était un peu
00:14:12prémédité,
00:14:12qu'il y avait une sorte
00:14:13de piège.
00:14:14En tout cas,
00:14:15se baser uniquement
00:14:16sur ce que dit
00:14:18l'extrême-droite
00:14:18et je crois effectivement
00:14:20un problème, oui.
00:14:21Je pense que,
00:14:22je réinsiste dessus,
00:14:23mais face à la gravité
00:14:25de la situation,
00:14:26tout le monde doit se poser
00:14:27la question de ce qui est
00:14:28en train de se passer
00:14:29et de ce que,
00:14:30par les paroles,
00:14:31chacun et chacune
00:14:32assume de faire
00:14:33pour la suite.
00:14:34Vraiment,
00:14:34j'insiste là-dessus.
00:14:35Il y a des gens
00:14:36qui ont été assassinés
00:14:37dans ce pays
00:14:37par l'extrême-droite
00:14:38sur lequel aucun média
00:14:39n'a jamais eu un mot.
00:14:41Vous ne savez pas
00:14:41qui est Jamel Benjabala.
00:14:42Vous ne savez pas
00:14:43qui c'est.
00:14:44Pourtant,
00:14:44il a été assassiné
00:14:45il y a un an et demi
00:14:45par une voiture
00:14:47qui lui a roulé
00:14:48trois fois dessus.
00:14:49C'était un membre
00:14:50de la brigade française
00:14:51patriote
00:14:51qui n'a toujours pas
00:14:52été dissous.
00:14:53Et on a retrouvé
00:14:54chez lui deux obus,
00:14:56des grenades,
00:14:56des armes.
00:14:57Il qualifiait sans cesse
00:14:58Jamel Benjabala
00:14:59de sale bougnoule.
00:15:04On a cité le nom
00:15:11de Jacques-Élie Favreau.
00:15:12C'est le collaborateur
00:15:13du député
00:15:14de votre groupe
00:15:15Raphaël Arnaud,
00:15:16cofondateur
00:15:17ou fondateur
00:15:18du mouvement
00:15:19dont nous parlons
00:15:21de Jeune Garde.
00:15:23Ce collaborateur,
00:15:24il se dit,
00:15:25certains militants
00:15:26d'extrême-droite,
00:15:27certains médias
00:15:28disent qu'il était
00:15:29sur les lieux
00:15:29au moment
00:15:30de cette séance
00:15:31de violence terrible
00:15:33qui a abouti
00:15:34à la mort
00:15:35de Clément.
00:15:37De Quentin.
00:15:37De Quentin, pardon,
00:15:38excusez-moi.
00:15:41Ce militant,
00:15:41Manuel Bonparadis,
00:15:43il l'ignorait
00:15:43s'il était réellement
00:15:45sur place.
00:15:45Est-ce que vous,
00:15:46vous le savez ?
00:15:47Eh bien, moi,
00:15:47la seule chose
00:15:48que je peux vous dire,
00:15:49c'est que vous avez vu
00:15:50que son avocat
00:15:51ou son avocate,
00:15:51je ne sais plus,
00:15:52a publié un communiqué
00:15:54dans lequel...
00:15:56Elle ne précise pas
00:15:57ce point.
00:15:58Oui, mais dans lequel
00:15:59il nie toute responsabilité
00:16:00dans ce drame.
00:16:00Ça sera ensuite
00:16:01à l'enquête
00:16:01de déterminer les faits
00:16:02et évidemment,
00:16:03il est impossible
00:16:04dans le cas...
00:16:06Vous ne le savez pas
00:16:06non plus ?
00:16:07Ah non,
00:16:07je ne sais pas
00:16:08s'il était présent
00:16:08ou non.
00:16:09Alors,
00:16:10l'avocat de Jacques-Élis
00:16:13Favreau,
00:16:13dont vous parlez,
00:16:14a dit qu'il se tenait
00:16:15à disposition
00:16:16de la justice.
00:16:17Est-ce que vous
00:16:17vous l'invitez
00:16:18à aller au-delà
00:16:20de cette mise
00:16:20à disposition ?
00:16:21C'est-à-dire,
00:16:21est-ce qu'il doit
00:16:22collaborer avec l'enquête
00:16:24et éventuellement,
00:16:25s'il était sur place,
00:16:26dénoncer les participants
00:16:28à ces violences
00:16:29que vous venez
00:16:29de condamner ?
00:16:30Mais quand un avocat
00:16:31dit qu'il se tient
00:16:32à disposition de la justice,
00:16:33cela veut dire
00:16:33qu'il répondra
00:16:34à la fois
00:16:34à toutes les convocations...
00:16:37Oui, bien sûr,
00:16:37j'invite à collaborer
00:16:38avec la justice
00:16:39pour que justice
00:16:39soit rendue
00:16:40et que l'enquête
00:16:41puisse se faire
00:16:42dans les conditions
00:16:44qui permettent
00:16:44de savoir exactement
00:16:45ce qui s'est passé
00:16:46à ce moment-là.
00:16:48J'aimerais évoquer
00:16:49la relation de LFI
00:16:50avec la jeune garde
00:16:51et le rôle
00:16:52que peut jouer
00:16:52la jeune garde
00:16:52dans les réunions publiques
00:16:53de LFI.
00:16:54Le 30 avril 2025,
00:16:56dans un meeting à OCR,
00:16:56Jean-Luc Mélenchon
00:16:57décrivait la jeune garde
00:16:58dans ses termes
00:16:59en disant
00:16:59que ce sont des jeunes gens
00:17:00qui se mettent en rang
00:17:01par deux, par trois, par quatre
00:17:02pour protéger nos cortèges
00:17:03quand on vient
00:17:04nous taper dessus.
00:17:06Ce que Jean-Luc Mélenchon
00:17:07décrit là,
00:17:08c'est un service d'ordre
00:17:09parallèle à LFI ?
00:17:11Ah non,
00:17:12puisque c'était
00:17:12une organisation,
00:17:14je parle au passé
00:17:15puisqu'ils ont été dissous,
00:17:16ce que je conteste toujours.
00:17:19C'était une organisation propre
00:17:21qui du coup n'était pas...
00:17:23Nous, nous avons
00:17:23notre propre service d'ordre.
00:17:24qui intervient
00:17:25pour assurer la sécurité
00:17:26dans vos rassemblements
00:17:27sans que vous ne la sollicitiez ?
00:17:28Non, là, je crois
00:17:28qu'ils viennent dire
00:17:29dans des manifestations.
00:17:30Dans les manifestations,
00:17:31nous avons aussi
00:17:32le service d'ordre de la CGT
00:17:33qui n'est pas le nôtre.
00:17:34Ils interviennent
00:17:35pour protéger nos cortèges
00:17:36quand on vient
00:17:36nous taper dessus.
00:17:37Oui, ça s'appelle
00:17:38une manifestation.
00:17:39Nos cortèges.
00:17:40Oui, une manifestation
00:17:41dans nos cortèges,
00:17:42par exemple,
00:17:43quand on fait un cortège
00:17:43contre la retraite
00:17:44à 64 ans,
00:17:45vous avez aussi
00:17:45le service d'ordre du POI
00:17:47qui est là,
00:17:48de la CGT,
00:17:49de Sud.
00:17:50Ce sont nos cortèges
00:17:51et qui sont défendus.
00:17:53Vous savez,
00:17:53c'est une tradition ouvrière
00:17:54depuis très longtemps
00:17:55d'avoir des services d'ordre.
00:17:56Et moi, je veux saluer
00:17:57notre propre service d'ordre
00:17:58qui le fait
00:17:59dans des conditions
00:18:00vraiment très, très difficiles
00:18:02et sans aucune coopération
00:18:03de personnes.
00:18:03Ça veut dire que la jeune garde
00:18:05n'intervient pas
00:18:06dans les réunions publiques
00:18:06de la France Insoumise
00:18:07pour assurer la sécurité
00:18:09en parallèle
00:18:09de notre service d'ordre.
00:18:10Ah non, nous utilisons
00:18:12notre propre service d'ordre
00:18:13et ce sont nos propres camarades
00:18:15qui sont formés.
00:18:16Et vous remarquerez quand même
00:18:17que alors que depuis des années
00:18:19et encore plus depuis quelques mois,
00:18:22nos réunions sont systématiquement attaquées,
00:18:25vous remarquerez que jamais
00:18:26personne n'a été ni blessé
00:18:28ni encore pire
00:18:30dans les rassemblements
00:18:32que nous faisons.
00:18:33Et pourtant, nous sommes
00:18:33fortement attaqués.
00:18:34Donc je veux encore une fois
00:18:35remercier les camarades
00:18:37du service d'ordre
00:18:37qui font ce travail
00:18:38avec 100 fois
00:18:39et qui luttent contre
00:18:41la montée de l'extrême droite
00:18:43dans notre pays
00:18:43jour après jour.
00:18:44Dans ce même meeting,
00:18:45Jean-Luc Mélenchon
00:18:46a présenté la jeune garde
00:18:47comme une organisation alliée
00:18:49liée à LFI.
00:18:51Ça veut dire quoi ?
00:18:51Quels sont les liens
00:18:52qui existent entre vous
00:18:53et la jeune garde ?
00:18:55Bien, comme avec d'autres organisations,
00:18:57que ce soit syndicales,
00:18:58associatives
00:19:00et encore une fois,
00:19:01nous avons un député qui...
00:19:02Vous n'êtes pas allié à des syndicats ?
00:19:03Comment ?
00:19:04Vous n'êtes pas allié à des syndicats ?
00:19:05Si, on fait beaucoup de choses ensemble.
00:19:07Enfin, je veux dire,
00:19:08on fait beaucoup de manifestations,
00:19:11des rassemblements
00:19:11pour les libertés publiques
00:19:12et associatives dans ce pays.
00:19:14Donc si,
00:19:14mais je vais vous dire,
00:19:15je ne vais pas me cacher,
00:19:16nous, nous avons choisi
00:19:18d'avoir Raphaël Arnaud
00:19:19dans notre groupe.
00:19:20Il se trouve que depuis,
00:19:21la jeune garde est dissoute.
00:19:22Donc la jeune garde
00:19:23n'existe plus.
00:19:24Mais je rappelle
00:19:25que la jeune garde
00:19:26était un mouvement
00:19:27d'auto-défense
00:19:28qui a fait principalement
00:19:30fermer des locaux
00:19:31avec des organisations néo-nazies.
00:19:33Vous savez que par exemple,
00:19:34la semaine dernière,
00:19:35Thomas Porte et Anthony Smith
00:19:36ont été dans la Meuse
00:19:37pour tenter de faire fermer
00:19:39un local
00:19:39qui est tenu par des néo-nazis
00:19:41qui sont eux aussi
00:19:42impliqués dans des meurtres
00:19:43et dont nous tentons
00:19:44d'obtenir la fermeture.
00:19:45Voilà ce qu'a fait par exemple
00:19:46la jeune garde.
00:19:47Et je le dis,
00:19:48nous ne cautionnerons jamais,
00:19:49je vais le dire très clairement,
00:19:51nous ne cautionnerons jamais
00:19:52qu'on frappe un homme à terre.
00:19:54Voilà, c'est clair comme ça ?
00:19:55Cela n'a rien à voir avec nous.
00:19:57Si l'enquête
00:19:58devait démontrer
00:19:59l'implication
00:20:00de membres
00:20:01de cette ancienne association
00:20:03puisqu'elle a été dissoute
00:20:03dans la mort
00:20:04de ce militant identitaire,
00:20:07vous rompriez les liens
00:20:09avec toute personne
00:20:10ayant appartenu
00:20:11à la jeune garde ?
00:20:12Nous romprions
00:20:13les liens
00:20:13avec toute personne
00:20:14qui ont participé à cela
00:20:15et j'appelle
00:20:16à ce qu'effectivement
00:20:16ils soient punis
00:20:17puisque nous n'avons
00:20:18rien à voir
00:20:19avec des gens
00:20:20qui frappent des hommes à terre.
00:20:21Mais quant à la jeune garde,
00:20:23je répète
00:20:23que la jeune garde
00:20:24ne peut pas être impliquée
00:20:25en tant que telle
00:20:26dans ce drame
00:20:26puisqu'elle est dissoute.
00:20:27Il n'y a plus de commandement,
00:20:28il n'y a plus de...
00:20:29Donc, s'il y a des gens
00:20:31ex-jeunes gardes
00:20:32qui se trouvent dedans,
00:20:33j'appelle à ce qu'ils soient punis
00:20:34et je rappelle
00:20:35que dans ce pays,
00:20:37ceux qui font monter
00:20:38sans cesse la violence
00:20:39et dont nous payons le prix
00:20:40parce que nous l'avons vu
00:20:41notamment dans les pays
00:20:42d'Amérique latine,
00:20:43eh bien c'est à chaque fois
00:20:43la gauche qui en paye le prix.
00:20:45Donc nous, nous avons décidé
00:20:46de ne pas...
00:20:48de refuser la violence en politique
00:20:50et de prôner la révolution
00:20:52par les urnes.
00:20:52Par le vote.
00:20:53Oui, madame Panot,
00:20:55concernant Lyon,
00:20:56la question n'était pas
00:20:57si, mais quand est-ce
00:20:58qu'un drame comme ça
00:20:59allait arriver ?
00:21:00Ça fait des années
00:21:01qu'il y a ces batailles
00:21:04internes à la ville
00:21:04qui ont lieu.
00:21:05Est-ce qu'il faudrait faire
00:21:06une commission d'enquête
00:21:07sur cette bataille
00:21:09entre l'extrême droite
00:21:10et l'extrême gauche
00:21:11au sein de Lyon
00:21:12et des villes aussi
00:21:13de ces batailles ?
00:21:14C'est pas faute
00:21:15d'avoir alerté
00:21:16sur cette question-là
00:21:17et d'ailleurs,
00:21:17on avait présenté
00:21:17une commission d'enquête
00:21:18justement,
00:21:19enfin, d'ailleurs,
00:21:19on avait même utilisé
00:21:20notre premier droit
00:21:21de commission d'enquête
00:21:22en 2018 justement
00:21:23sur les groupuscules
00:21:23d'extrême droite.
00:21:24C'est pour dire
00:21:25depuis combien d'années
00:21:26nous alertons
00:21:26sur cette question.
00:21:27Rendez-vous compte
00:21:28qu'il y a un an,
00:21:28jour pour jour,
00:21:29quasiment,
00:21:30à Paris était projeté
00:21:31un film antifasciste.
00:21:32Je rappelle que ce film,
00:21:34cette projection de film
00:21:35avait été attaquée
00:21:36par des gens
00:21:37qui criaient Paris
00:21:38et les Kurdes
00:21:40qui criaient Paris
00:21:42et nazis
00:21:42et Lyon aussi,
00:21:43c'était les cris
00:21:43qu'ils portaient
00:21:44à ce moment-là.
00:21:45Nous avions à ce moment-là
00:21:45posé une question
00:21:46au gouvernement.
00:21:47Je rappelle qu'à ce moment-là,
00:21:48il y avait un militant CGT
00:21:49qui avait été tabassé,
00:21:51qui s'était retrouvé
00:21:51à l'hôpital
00:21:52avec à un moment
00:21:53son pronostic vital engagé.
00:21:54Donc je rejoins
00:21:55ce qui a été dit
00:21:56sur le fait que
00:21:59effectivement,
00:22:00il y avait
00:22:01tous les prémices
00:22:01pour qu'un tel drame
00:22:03puisse se produire
00:22:04malheureusement.
00:22:05Et donc,
00:22:06nous avions alerté
00:22:07et je rappelle
00:22:07qu'à cette époque-là,
00:22:08quelle a été
00:22:09la réponse du gouvernement ?
00:22:10Il n'y a pas eu
00:22:10un mot de condamnation
00:22:12de ce qui s'était passé.
00:22:13Pas un mot.
00:22:14Mathilde Panot.
00:22:15Encore une fois,
00:22:16encore une fois.
00:22:16Sur Lyon,
00:22:17en face de la jeune garde,
00:22:18j'allais dire,
00:22:19il y avait Némésis.
00:22:20Oui.
00:22:20Demandez-vous, vous,
00:22:21la dissolution de Némésis
00:22:22à votre tour ?
00:22:24Mais oui,
00:22:25enfin,
00:22:25je vais vous dire,
00:22:27nous demandons,
00:22:28même pas la dissolution
00:22:29de Némésis.
00:22:30Nous demandons
00:22:31à ce que Némésis
00:22:32soit tenu
00:22:33en dehors de nos conférences,
00:22:34en dehors de nos meetings,
00:22:36en dehors de nos manifestations.
00:22:38Sinon, ça va mal finir.
00:22:39Némésis et d'autres organisations ?
00:22:41Némésis et d'autres organisations ?
00:22:43Mais bien sûr.
00:22:43Lesquelles ?
00:22:44Nous vivrons,
00:22:45par exemple,
00:22:45qui intervient sans cesse
00:22:46dans nos meetings,
00:22:47le groupuscule dont je vous parlais,
00:22:49qui tient la caverne de Thor
00:22:51dans la Meuse.
00:22:52Nous demandons
00:22:52la fermeture de ce local.
00:22:53Je demande la dissolution
00:22:55de la brigade française patriote
00:22:56qui est responsable
00:22:58pour un de ses membres
00:22:58d'avoir assassiné
00:23:00Jamel Benjabala
00:23:01à coups
00:23:02en l'écrasant trois fois
00:23:03devant sa fille de neuf ans.
00:23:05Voilà ce qui s'est passé.
00:23:06Et donc,
00:23:06personne ne parle.
00:23:07Donc,
00:23:07je veux redire,
00:23:09nous demandons
00:23:09à ce qu'on puisse exercer
00:23:10notre droit démocratique normal
00:23:12en tant qu'opposant
00:23:13dans ce pays
00:23:14qui puisse tenir
00:23:15des réunions publiques,
00:23:16nous adresser normalement
00:23:18dans la démocratie
00:23:18et arrêter
00:23:19avec cette marginalisation
00:23:22qui est faite
00:23:22par un certain nombre
00:23:24de gens dans ce pays,
00:23:25évidemment,
00:23:26avec l'extrême droite en tête
00:23:27qui vise uniquement
00:23:28à une chose,
00:23:29c'est-à-dire
00:23:29à nous détruire,
00:23:31à nous décriminaliser
00:23:32et qui a commencé
00:23:33à détruire la France insoumise.
00:23:34Bien sûr,
00:23:35et vous l'avez très bien dit
00:23:35dans votre introduction
00:23:36tout à l'heure,
00:23:37qui a commencé
00:23:38notamment avec le fait
00:23:39de nous classer
00:23:39à l'extrême gauche.
00:23:40Alors justement,
00:23:41on y vient
00:23:41parce que le ministère
00:23:42de l'Intérieur
00:23:43a décidé de classer
00:23:43désormais la France insoumise
00:23:44à l'extrême gauche.
00:23:45Une définition d'ailleurs
00:23:46qui a été reprise
00:23:47par Emmanuel Macron.
00:23:48Je ne fais pas
00:23:49les classements de sensibilité,
00:23:50c'est au ministère de l'Intérieur
00:23:51de le faire
00:23:52pour les élections,
00:23:53mais je crois
00:23:53qu'il n'y a pas tellement
00:23:54de mystères pour dire
00:23:55qu'ils sont à l'extrême gauche.
00:23:57Alors vous avez dit
00:23:58à la France insoumise
00:23:58que vous feriez un appel
00:24:01devant le Conseil d'État
00:24:03pour justement
00:24:03arrêter cette classification
00:24:05à l'extrême gauche.
00:24:06Est-ce que cette démarche
00:24:07a été faite ?
00:24:07Oui, je vous annonce
00:24:08que ça vient d'être déposé
00:24:09aujourd'hui.
00:24:10Donc notre recours
00:24:11est déposé devant
00:24:11le Conseil d'État
00:24:12et ce recours
00:24:13devant le Conseil d'État
00:24:14vise à contester
00:24:17notre classement
00:24:18à l'extrême gauche.
00:24:20Je rappelle que
00:24:20dans toutes les élections
00:24:21précédentes,
00:24:22nous avions été classés
00:24:23à gauche,
00:24:23qu'il faut normalement
00:24:24des arguments
00:24:25juridiques
00:24:26et encore une fois,
00:24:27je le dis avec
00:24:27beaucoup de sympathie
00:24:28pour l'extrême gauche
00:24:29qui existe dans ce pays
00:24:31avec lequel je n'ai aucun problème.
00:24:32Mais ils ne veulent pas de nous.
00:24:33Nathalie Arthaud a dit
00:24:33moi je ne veux pas de la France.
00:24:34Mais nous avons effectivement
00:24:36un différent stratégique.
00:24:37Nous, nous avons décidé
00:24:38de rentrer dans les institutions,
00:24:39de faire la révolution
00:24:40par les urnes
00:24:41et ce n'est pas
00:24:42la stratégie de l'extrême gauche
00:24:44et je rends bien lui en face.
00:24:45Juste une chose,
00:24:45c'est déposé le recours
00:24:47devant le Conseil d'État.
00:24:48Tout à fait.
00:24:48Vous espérez une décision
00:24:50avant les municipales ?
00:24:52Ah bah oui,
00:24:53je pense qu'elle va arriver
00:24:53très rapidement.
00:24:54Normalement, c'est une décision,
00:24:55ça va arriver assez rapidement
00:24:58et même avant les municipales,
00:24:59effectivement.
00:24:59Donc oui, oui,
00:25:00j'espère que ça ira très vite.
00:25:01Et vous avez bon espoir
00:25:02d'être entendu ?
00:25:04Ah oui,
00:25:05parce que quand vous regardez
00:25:06les arguments qui sont utilisés
00:25:07en face,
00:25:07excusez-moi,
00:25:08mais quand vous voyez
00:25:08un ministre de l'Intérieur
00:25:09qui explique,
00:25:10normalement c'est juridique
00:25:11la manière dont c'est basé.
00:25:13D'ailleurs,
00:25:13on devrait se demander
00:25:14pourquoi est-ce que c'est
00:25:14le ministère de l'Intérieur
00:25:15qui se prend sur le fait du prince
00:25:18de classer tel ou tel
00:25:19dans je ne sais quelle catégorie.
00:25:20On pourrait imaginer
00:25:21une autorité indépendante
00:25:23plus sérieuse.
00:25:25Mais enfin,
00:25:25quand vous entendez
00:25:26le ministre de l'Intérieur
00:25:27expliquer que parce que nous appelons
00:25:28à la censure du gouvernement,
00:25:30alors nous serions
00:25:31à l'extrême-gauche,
00:25:31c'est quand même un argument
00:25:33qui est fort de café.
00:25:35Quand nous entendons
00:25:36que par exemple,
00:25:37un des arguments qui est donné,
00:25:38c'est que nous nous présentons
00:25:40contre des mairies socialistes,
00:25:42que nous présentons
00:25:43des listes insoumises,
00:25:44ce qui est quand même
00:25:44assez incroyable.
00:25:45Nous n'avons plus le droit
00:25:46de nous présenter
00:25:46dans une démocratie.
00:25:47Qu'est-ce que c'est que ça ?
00:25:48Enfin, donc oui,
00:25:49c'est risible.
00:25:50Donc vous avez bon espoir.
00:25:52Je crois que si ce n'était pas
00:25:54effectivement en rire.
00:25:54Vous avez bon espoir
00:25:55que le Conseil d'État
00:25:55vous donne raison.
00:25:56Clément ?
00:25:57Toujours sur ce sujet,
00:25:58vous revendiquez une forme
00:25:59de radicalité,
00:26:00vous prônez l'insoumission.
00:26:02Qu'est-ce qui vous dérange
00:26:04à ce point dans le fait
00:26:05d'être étiqueté extrême-gauche ?
00:26:09Qu'est-ce qui nous dérange
00:26:09à ce point-là ?
00:26:10Nous ne sommes pas
00:26:11l'extrême-gauche.
00:26:11Encore une fois,
00:26:12il y a une extrême-gauche
00:26:12dans ce pays,
00:26:13nous n'en sommes pas.
00:26:14Et je vais vous dire,
00:26:14à la fin, ça vise,
00:26:16et je le comprends très bien
00:26:17comme cela,
00:26:18dans le cadre d'une élection
00:26:19présidentielle,
00:26:20a expliqué que vous auriez
00:26:21d'un côté l'extrême-droite.
00:26:22Je rappelle qu'il y a eu
00:26:23une décision du Conseil d'État
00:26:24en 2024
00:26:26qui confirmait
00:26:27que l'extrême-droite,
00:26:28le Rassemblement national
00:26:29était bien l'extrême-droite
00:26:30et que nous,
00:26:30nous étions la gauche.
00:26:31Ça a été confirmé en 2024.
00:26:33Nous étions classés à gauche
00:26:35aux élections municipales de 2020,
00:26:37aux élections présidentielles
00:26:37de 2022,
00:26:38aux élections sénatoriales
00:26:39de 2023,
00:26:40aux législatives de 2024.
00:26:41Donc, je ne vois pas pourquoi,
00:26:43puisque notre programme
00:26:44ne change pas
00:26:44de manière substantielle,
00:26:45nous l'actualisons à chaque fois,
00:26:47pourquoi d'un coup
00:26:47nous serions l'extrême-gauche.
00:26:48Donc, ça vise à une chose,
00:26:49c'est de nouveau
00:26:51à banaliser l'extrême-droite
00:26:53et à stigmatiser
00:26:54la France insoumise.
00:26:56Donc, je crois
00:26:56que c'est effectivement
00:26:58très grave
00:26:59et qu'il faut
00:27:00que nous gagnions ce recours.
00:27:01– Vous voyez bien
00:27:02que vous-même,
00:27:03vous invoquez
00:27:04la décision du Conseil d'État
00:27:05concernant le Rassemblement national
00:27:07et pourtant,
00:27:07vous-même,
00:27:08dans votre langage,
00:27:10vous qualifiez toujours
00:27:11le RN
00:27:12de parti d'extrême-droite.
00:27:14Pour vous,
00:27:14ils sont l'extrême-droite.
00:27:15Marine Le Pen,
00:27:16– Le Conseil d'État l'a confirmé ?
00:27:18– Oui, mais…
00:27:18– Quel est le problème
00:27:19avec ce que je dis ?
00:27:20– Donc, eux-mêmes,
00:27:21depuis des années,
00:27:22ils dénoncent,
00:27:22eux aussi,
00:27:23comme vous,
00:27:24cette étiquette
00:27:24de parti extrémiste.
00:27:26En même temps,
00:27:27on les a vus
00:27:28gagner des scrutins nationaux,
00:27:30qualifier leurs candidats
00:27:31au second tour
00:27:31de l'élection présidentielle.
00:27:32D'une certaine façon,
00:27:33leur stratégie
00:27:34n'a pas si mal marché.
00:27:35Est-ce que finalement,
00:27:36est-ce que c'est vraiment payant
00:27:37pour vous
00:27:38de refuser à ce point
00:27:39cette étiquette ?
00:27:40– Mais je vais vous dire,
00:27:41pourquoi si en 2022,
00:27:43à l'élection présidentielle,
00:27:44nous étions de gauche ?
00:27:45Pourquoi serions-nous devenus
00:27:46d'extrême-gauche ?
00:27:48– Mais sur quoi ?
00:27:49Est-ce que ça change ?
00:27:49– Non mais attendez,
00:27:50parce que le Conseil d'État,
00:27:51le Conseil d'État,
00:27:52normalement,
00:27:53ne juge pas au pif de
00:27:54on a l'impression
00:27:55que je ne sais quoi.
00:27:57Non, non,
00:27:57normalement,
00:27:58ce sont des arguments juridiques.
00:27:59Donc, donnez-nous
00:27:59les arguments juridiques.
00:28:00Si les arguments juridiques,
00:28:02c'est vous appeler à la censure,
00:28:03parce que,
00:28:04je vais vous dire,
00:28:04l'insoumission dans notre pays
00:28:06est quelque chose
00:28:07qui fait écho
00:28:07à l'histoire très longue
00:28:09de notre pays.
00:28:10L'insoumission,
00:28:10c'est d'abord le fait
00:28:12de refuser l'ordre du monde
00:28:13tel qu'il va,
00:28:14de refuser la résignation.
00:28:15Et je vais vous dire
00:28:16que l'insoumission
00:28:17que nous portons dans notre pays,
00:28:18dans le cadre
00:28:18des institutions républicaines,
00:28:20vous l'aurez remarqué,
00:28:21donne du courage
00:28:21à beaucoup de gens
00:28:22dans ce pays
00:28:22de relever la tête
00:28:23et de dire
00:28:24qu'ils ne sont pas
00:28:25des étrangers,
00:28:26y compris dans leur propre pays,
00:28:27au moment où l'extrême-droite
00:28:28agite un racisme
00:28:29de plus en plus virulent
00:28:30et de plus en plus grave
00:28:31dans ce pays.
00:28:32– Gaëlle, Gaëlle.
00:28:33– Alors, dimanche,
00:28:34le président de la République,
00:28:35Emmanuel Macron,
00:28:36a parlé de...
00:28:38est intervenu
00:28:39sur la question
00:28:40de l'antisémitisme
00:28:41et il a proposé
00:28:42l'inégibilité
00:28:43pour ceux
00:28:43qui ont été condamnés
00:28:44pour propos racistes
00:28:45ou antisémites.
00:28:47Je crois que
00:28:48Manuel Bompard a dit
00:28:49qu'il était plutôt d'accord
00:28:50avec cette idée.
00:28:51Vous, c'est votre...
00:28:52– Plutôt d'accord
00:28:53ou tout à fait d'accord ?
00:28:54– C'est-à-dire qu'il faut regarder
00:28:55comment c'est fait
00:28:56parce que vous comprenez
00:28:57qu'on est un peu surpris
00:28:57sur quelque chose.
00:28:58Vous, à LCP,
00:28:59je pense que vous avez
00:29:00la mémoire de cela.
00:29:01Vous vous rappelez
00:29:01la loi sur la moralisation
00:29:03de la vie politique
00:29:03en 2017.
00:29:05Il se trouve qu'en 2017,
00:29:06le Conseil constitutionnel,
00:29:07il y avait déjà
00:29:08cet article dedans,
00:29:10le Conseil constitutionnel
00:29:11avait censuré cette mesure.
00:29:12Donc, je ne vois pas
00:29:13très bien comment
00:29:14si elle avait été censurée
00:29:15en 2017,
00:29:16elle passerait aujourd'hui.
00:29:17Donc ça,
00:29:17c'est la première question.
00:29:18Et je vais vous dire
00:29:19pourquoi Manuel Bompard
00:29:20a dit plutôt oui.
00:29:21C'est que nous avons
00:29:21quand même une inquiétude
00:29:22parce que nous voyons
00:29:23ce qui est en train
00:29:24de se passer
00:29:25sur une nouvelle définition
00:29:27de l'antisémitisme
00:29:28qui assimilerait
00:29:30antisémitisme
00:29:31et antisionisme,
00:29:31donc critique légitime
00:29:32d'un gouvernement
00:29:34avec notamment
00:29:35ce qui se passe
00:29:35autour de la proposition
00:29:36de loi Yadan
00:29:37que nous réfutons
00:29:38complètement
00:29:39et qui vise
00:29:40à faire quelque chose
00:29:41qui est très dangereux
00:29:42dans ce pays
00:29:42sur lequel nous avons alerté
00:29:43à de nombreuses reprises,
00:29:45qui vise à assimiler
00:29:46les personnes juives
00:29:47de notre pays
00:29:48à la politique génocidaire
00:29:50de Netanyahou.
00:29:51Et nous,
00:29:51nous refusons absolument cela
00:29:53parce que c'est cela
00:29:54qui met en danger
00:29:54les personnes juives
00:29:55dans notre pays.
00:29:56c'est pour clarifier
00:29:56la définition de l'antisémitisme,
00:29:58c'est ça ?
00:29:59Ah non,
00:29:59la proposition de loi Yadan,
00:30:00je crois qu'elle fait
00:30:01tout le contraire
00:30:01de clarifier,
00:30:02c'est-à-dire qu'elle veut
00:30:04criminaliser ceux
00:30:04qui luttent contre
00:30:05le génocide du peuple
00:30:06palestinien.
00:30:06C'est plutôt oui
00:30:07à condition que ce soit
00:30:08Et vous noterez quand même
00:30:09qu'encore ce dimanche,
00:30:10personne n'en parle,
00:30:11mais ce dimanche,
00:30:11il y a eu des frappes
00:30:12de nouveau avec 12 Palestiniens
00:30:14qui ont été tués,
00:30:15ce qui monte à plus
00:30:15de 600 Palestiniens,
00:30:17le nombre de Palestiniens
00:30:18tués depuis le soi-disant
00:30:19cessez-le-feu,
00:30:20et qu'il y a eu encore
00:30:21ce dimanche des frappes
00:30:22sur le sud-Liban
00:30:22de la part de Netanyahou
00:30:24qui ont fait, eux,
00:30:25quatre morts.
00:30:26Et je crois que c'est
00:30:28notre honneur,
00:30:28nous, le peuple français,
00:30:30de refuser absolument
00:30:31aux côtés des autres
00:30:31peuples du monde
00:30:32ce génocide qui continue.
00:30:33Avant d'en venir
00:30:33aux travaux parlementaires,
00:30:35parce qu'il y a quand même
00:30:35une vie parlementaire,
00:30:36une dernière question
00:30:37à propos de vos
00:30:37classifications à l'extrême-gauche.
00:30:39Olivier Faure a dit
00:30:39que c'était injuste,
00:30:40numéro un du PS.
00:30:41Est-ce que vous espérez
00:30:42le soutien de vos collègues
00:30:43de tous les autres parties
00:30:44de gauche pour faire front,
00:30:45j'allais dire,
00:30:46face à cette classification
00:30:47à l'extrême-gauche ?
00:30:48Mais vous savez,
00:30:49je crois que,
00:30:50enfin j'espère,
00:30:51que certains dans ce pays
00:30:52comprendront que
00:30:53ce qui est fait
00:30:54à la France insoumise...
00:30:56Est-ce que vous attendez
00:30:56un geste de vos partenaires
00:30:57de gauche ?
00:30:58Il l'a déjà fait,
00:30:59vous venez le noter.
00:31:00Olivier Faure,
00:31:01mais les autres,
00:31:01on n'a pas trop entendu.
00:31:02Oui, vous leur poserez
00:31:03les questions
00:31:03puisque vous les recevez.
00:31:04Mais je vais vous dire,
00:31:05j'espère que tout le monde
00:31:06comprend que la manière
00:31:07dont on essaye de flétrir
00:31:08la France insoumise
00:31:10est quelque chose
00:31:11qui, si nous,
00:31:12nous cédons,
00:31:13sera fait au reste
00:31:14de la gauche en entier.
00:31:15D'ailleurs,
00:31:16les écologistes le savent
00:31:17parce qu'eux-mêmes,
00:31:18après les avoir accusés
00:31:19d'éco-terrorisme,
00:31:20avoir eu une répression
00:31:21sans faille
00:31:22où nous étions
00:31:23nous-mêmes présents
00:31:24à Sainte-Soline,
00:31:25tout le monde comprend
00:31:26que si nous nous cédons,
00:31:27derrière,
00:31:27ce sera fait à d'autres.
00:31:28Donc tout le monde
00:31:29a intérêt à bien réfléchir
00:31:30à ce qu'il fait
00:31:31et à ce qu'il dit
00:31:32parce que c'est aussi
00:31:33la condition
00:31:34pour garder un État de droit
00:31:35et une démocratie
00:31:37digne de ce nom
00:31:37dans ce pays.
00:31:38Plus que deux semaines
00:31:38de débats dans l'hémicycle
00:31:39avant un arrêt forcé
00:31:40pour cause d'élections municipales.
00:31:42Il n'y aura pas de vote
00:31:42finalement sur la programmation
00:31:44pluriannuelle de l'énergie
00:31:45dans laquelle le gouvernement
00:31:46détaille les investissements
00:31:48entre nucléaire,
00:31:49éolien, solaire
00:31:49pour les années qui viennent
00:31:50et le ministre de l'économie
00:31:52Roland Descure
00:31:52espère que ça permettra
00:31:53de limiter
00:31:54ou voire de stopper
00:31:55même les augmentations
00:31:56du prix d'énergie.
00:31:57Toutes celles et ceux
00:31:58qui nous font des procès
00:31:59en disant
00:32:00on investit
00:32:01pour augmenter les prix
00:32:02se mettent le doigt dans l'œil.
00:32:03Ils ne comprennent pas
00:32:04l'énergie.
00:32:05Si vous n'investissez pas
00:32:07dans l'énergie,
00:32:08vous dégradez vos réseaux,
00:32:09vous vous retrouvez
00:32:10en manque d'énergie
00:32:11et vous vous retrouvez
00:32:12in fine avec de l'électricité
00:32:13qui monte.
00:32:15Clément.
00:32:15Alors Roland Descure
00:32:16pour bien comprendre,
00:32:17il répond aux critiques du RN
00:32:19qui estiment que
00:32:19cette programmation
00:32:20pluriannuelle de l'énergie
00:32:21va augmenter les tarifs
00:32:22de l'énergie
00:32:23de 50%.
00:32:25Est-ce que vous partagez
00:32:25les craintes
00:32:26du Rassemblement national
00:32:27sur ce sujet ?
00:32:28Je vais vous dire
00:32:28ce qui va augmenter
00:32:29les tarifs de l'énergie
00:32:30avant même de commencer
00:32:31par la programmation
00:32:32pluriannuelle de l'énergie.
00:32:34Ce qui augmente
00:32:34les tarifs de l'énergie
00:32:35dans notre pays,
00:32:36c'est tous ceux
00:32:37qui ont cotisé,
00:32:38accepté,
00:32:39ce qui se passe
00:32:39au niveau du marché européen
00:32:41où on accepte
00:32:42que le prix de l'énergie
00:32:43soit indexé sur le gaz
00:32:44et non pas sur le prix
00:32:45de production de l'énergie.
00:32:47Ça c'est la première chose
00:32:48et nous la France Insoumise
00:32:49nous avons été
00:32:49les seuls
00:32:50à voter contre
00:32:51au Parlement européen.
00:32:52Ça c'est la première chose.
00:32:54Ensuite la deuxième chose,
00:32:55nous nous avons des critiques
00:32:56exactement inverses
00:32:57du RN
00:32:58sur cette programmation
00:32:59pluriannuelle de l'énergie.
00:33:01D'abord je dois dire
00:33:02que c'est un scandale démocratique.
00:33:03Vous l'avez dit tout à l'heure,
00:33:04il n'y a pas eu de vote.
00:33:05C'était une programmation
00:33:06pluriannuelle de l'énergie
00:33:07qui a été attendue
00:33:08depuis trois ans,
00:33:09qui engage notre pays
00:33:10pour les dix prochaines années
00:33:11et probablement plus encore
00:33:12parce que quand vous faites
00:33:13des investissements type EPR
00:33:14ce n'est pas pour dix ans,
00:33:16on voit bien
00:33:16le désastre de Flamanville
00:33:18mais c'est encore
00:33:19pour plus longtemps
00:33:20et surtout
00:33:21cette programmation
00:33:21pluriannuelle de l'énergie
00:33:23sacrifie les énergies renouvelables
00:33:24en faisant quasiment
00:33:25un moratoire
00:33:26sur la question
00:33:27de l'éolien
00:33:29et du photovoltaïque.
00:33:30Or je rappelle
00:33:31que les énergies renouvelables
00:33:32dans notre pays
00:33:32c'est 80 000 emplois
00:33:34et des filières
00:33:35qui sont des filières
00:33:36d'excellence
00:33:37qu'il faudrait tout au contraire
00:33:38aider pour sortir
00:33:40à la fois des fossiles
00:33:40mais aussi du nucléaire
00:33:41ce qui est notre position.
00:33:42Quand on vous entend
00:33:43vous êtes très critique
00:33:44est-ce que ça justifie
00:33:45selon vous
00:33:46de déposer une motion de censure
00:33:48au nom du groupe LFU
00:33:50ou une motion transpartisane ?
00:33:52C'est ce qu'appelle Marine Le Pen.
00:33:54Alors ça c'est une décision
00:33:55du groupe parlementaire
00:33:56donc nous avons
00:33:58notre réunion de groupe
00:33:59comme tous les groupes
00:33:59le mardi matin
00:34:00donc c'est à ce moment-là
00:34:01que nous prenons des décisions.
00:34:02Vous y êtes favorable ?
00:34:03Alors oui
00:34:04moi j'y suis favorable
00:34:04je vais faire tomber ce gouvernement
00:34:05et je trouve que
00:34:06ce 49-3 énergétique
00:34:08qui est utilisé
00:34:08puisque c'est un 49-3
00:34:09contre les parlementaires
00:34:10puisque nous n'avons pas eu de vote
00:34:12devrait être sanctionné
00:34:13mais je vais vous dire
00:34:14je vais quand même
00:34:15vous alerter sur un point
00:34:16c'est que vous le savez
00:34:18nous avons
00:34:18lorsqu'il y a un 49-3
00:34:20une motion de censure
00:34:21automatique
00:34:21comme une réponse
00:34:22de dignité de l'Assemblée Nationale
00:34:23pour faire tomber
00:34:24et le texte
00:34:25et le gouvernement
00:34:25mais dans le cadre
00:34:27d'un 49-2
00:34:28donc d'une motion de censure
00:34:29qu'on appelle spontanée
00:34:30nous avons un nombre limité
00:34:32de motions de censure
00:34:33et donc nous
00:34:34nous avons bien ça en tête
00:34:35puisque nous en avons utilisé deux
00:34:37et qu'il est permis dans une session
00:34:38d'en utiliser trois
00:34:39donc je vais vous dire
00:34:41que la question se pose
00:34:43avec aussi
00:34:45les règles
00:34:46que nous avons
00:34:46dans cette Assemblée
00:34:47mais je vous confirme
00:34:49que je trouve
00:34:49que c'est un scandale démocratique
00:34:50donc une motion de censure
00:34:52transpartisane
00:34:53vous auriez favorable
00:34:54je ne signerais pas
00:34:55une motion de censure
00:34:55avec le Rassemblement National
00:34:56monsieur le délit
00:34:57je vais vous expliquer pourquoi
00:34:58donc vous dénoncez
00:34:59cette PPE
00:35:00en disant qu'elle freine
00:35:01finalement
00:35:01le développement
00:35:02des énergies renouvelables
00:35:04et en même temps
00:35:05elle renonce aussi
00:35:06à la sortie du nucléaire
00:35:07qui était le cas
00:35:08de la précédente PPE
00:35:09qui le prévoyait
00:35:10mais bon
00:35:11ce n'est pas un peu
00:35:12du luxe
00:35:13de vouloir à la fois
00:35:14sortir des énergies fossiles
00:35:15et sortir du nucléaire
00:35:17qui est une énergie
00:35:18décarbonée
00:35:18je rappelle
00:35:19je veux dire
00:35:19aujourd'hui en France
00:35:21ça coûte 6 à 8 milliards d'euros
00:35:22les énergies renouvelables
00:35:24c'est des subventions publiques
00:35:25qui sont élevées
00:35:25et pour le solaire
00:35:26et pour l'éolien
00:35:27sachant qu'elles utilisent
00:35:28des terres rares chinoises
00:35:30donc ce n'est pas non plus
00:35:31et que dans les panneaux solaires
00:35:33c'est vraiment la Chine
00:35:34qui fournit
00:35:35alors que
00:35:35pourquoi madame
00:35:36pourquoi on n'a pas
00:35:37de filière française
00:35:38posez-vous la question
00:35:39de savoir combien
00:35:40on a sacrifié
00:35:40de filière en France
00:35:41laissez-moi terminer pour le nucléaire
00:35:42aujourd'hui
00:35:43l'ancien nucléaire
00:35:44je ne parle même pas
00:35:45de créer des nouvelles
00:35:46parce que vous voulez fermer
00:35:47les centrales nucléaires
00:35:48actuelles qui fonctionnent
00:35:50bon bah
00:35:50elles permettent quand même
00:35:51à la France
00:35:52d'exporter de l'électricité
00:35:54et ça nous a rapporté
00:35:555 milliards l'an dernier
00:35:56donc ça nous coûte
00:35:576 à 8 milliards d'un côté
00:35:58ça nous rapporte
00:35:595 milliards de l'autre
00:35:59est-ce que dans le contexte
00:36:01budgétaire actuel
00:36:02on peut se dire
00:36:02on laisse tomber le nucléaire
00:36:03qui est je rappelle
00:36:05une énergie décarbonée
00:36:05c'était une question
00:36:06une énergie
00:36:07non mais moi
00:36:08j'adore
00:36:09je trouve ce débat
00:36:10très intéressant
00:36:11c'est pas un débat
00:36:11je pense une question
00:36:12j'avais organisé par exemple
00:36:13une votation
00:36:14de sortie du nucléaire
00:36:16qui avait recueilli
00:36:17300 000 votants
00:36:18et qui avait fait une campagne
00:36:19un peu partout dans le pays
00:36:20je vais vous dire
00:36:21je sais qu'officiellement
00:36:23le nucléaire
00:36:23est devenu l'énergie décarbonée
00:36:25qu'on a annoncé
00:36:26au niveau européen
00:36:26et bien moi je dis
00:36:27que le nucléaire
00:36:28est une énergie sale
00:36:29qui produit des déchets
00:36:30dont personne ne sait que faire
00:36:31si vous voulez m'expliquer
00:36:32quoi faire des déchets
00:36:33allez-y parce que je suis intéressée
00:36:34puisqu'ils veulent les enfouir
00:36:36à Bure
00:36:37pour à peu près
00:36:38des centaines de milliers d'années
00:36:39donc vous comprendrez
00:36:41que c'est une énergie sale
00:36:42c'est une énergie
00:36:42qui nous rend dépendantes
00:36:43puisque s'il n'y avait plus
00:36:44d'importation d'uranium
00:36:45nous tiendrons seulement
00:36:463 ans
00:36:48avec l'énergie nucléaire
00:36:49c'est une énergie
00:36:50et surtout
00:36:50j'insiste sur le point
00:36:51c'est une énergie
00:36:53qui n'est pas adaptée
00:36:54au dérèglement climatique
00:36:55vous aurez remarqué par exemple
00:36:56qu'en 2022
00:36:57il y a eu un moment
00:36:58où il y avait 27 réacteurs
00:36:59qui étaient arrêtés
00:36:59et que quand nous savons
00:37:01que par exemple
00:37:01le Rhône
00:37:02qui est le fleuve
00:37:03le plus nucléarisé
00:37:04nous sommes d'ailleurs
00:37:04le pays le plus nucléarisé
00:37:05en termes de nombre d'habitants
00:37:06au monde
00:37:07le Rhône
00:37:08vous savez que le GIEC
00:37:09dit par exemple
00:37:10que le Rhône va avoir
00:37:11une baisse de débit
00:37:11de 40%
00:37:13que ce qui se passe
00:37:14notamment l'été
00:37:15c'est que la température
00:37:16de l'eau augmente
00:37:17et comme l'eau est utilisée
00:37:18pour refroidir les réacteurs
00:37:19nous avons un problème
00:37:20sur cette question-là
00:37:22et que par ailleurs
00:37:23une chose dont personne
00:37:24ne parle jamais
00:37:24et dont vous devriez
00:37:25vous intéresser
00:37:26vous aussi les pro-nucléaire
00:37:27parce que c'est une question
00:37:28d'intérêt général
00:37:31c'est la question
00:37:32et d'ailleurs
00:37:33nous allons faire
00:37:33un colloque cette semaine
00:37:34sur cette question-là
00:37:36mercredi
00:37:36vous êtes bienvenue
00:37:37pour y venir
00:37:38sur les 33 000 sous-traitants
00:37:39nucléaires
00:37:40qui reçoivent 80%
00:37:41de la dose radioactive
00:37:42je le dis parce que
00:37:43y compris
00:37:44nous sommes en train
00:37:45de faire du nucléaire
00:37:45low cost
00:37:46et tout le monde
00:37:47devrait s'alarmer
00:37:48de ce qu'il y a en train de se faire
00:37:48mais il y a une grande filière
00:37:49aussi dans le nucléaire
00:37:50en France
00:37:50il y a beaucoup d'emplois
00:37:51aussi en fait
00:37:51ça ne vous intéresse pas
00:37:53de savoir que par exemple
00:37:54quand il y a eu
00:37:55la chute du générateur
00:37:56de vapeur à Palluel
00:37:57c'est le CHHCT
00:37:58puisque ça existait
00:37:59encore à l'époque
00:38:00qui avait mis en avant
00:38:01qu'il y avait
00:38:02une cascade de sous-traitance
00:38:03qui avait mené
00:38:04à un accident
00:38:05qui aurait pu être
00:38:05extrêmement grave
00:38:06dans ce pays
00:38:07le nucléaire
00:38:08comme on m'a dit
00:38:08une fois dans la Drôme
00:38:09nous ne sommes pas
00:38:09en train de faire
00:38:10de la raviole
00:38:10donc excusez-moi
00:38:12mais ça nous intéresse
00:38:12de savoir quelles sont
00:38:13les conditions de travail
00:38:14de ces salariés
00:38:15pourquoi est-ce qu'ils ont
00:38:16des cancers
00:38:16puisqu'ils recevront
00:38:17la majorité
00:38:18de la dose radioactive
00:38:19et donc par exemple
00:38:21nous nous tiendrons
00:38:21à leur côté
00:38:22et moi en tant qu'un petit nucléaire
00:38:24qui ne veut pas fermer
00:38:25du jour au lendemain
00:38:26les réacteurs
00:38:26contrairement à ce qui est dit
00:38:27qui veut qu'on planifie
00:38:29la sortie
00:38:29ce que nous avons toujours dit
00:38:30et bien je m'intéresse
00:38:31à eux
00:38:32j'ai été manifestée
00:38:33avec eux
00:38:34et je pense que d'autres
00:38:35devraient faire de même
00:38:36parce que c'est une question
00:38:37pour le coup
00:38:37d'intérêt général
00:38:38qui est très forte
00:38:39et de santé des travailleurs
00:38:40je disais tout à l'heure
00:38:41en ouvrant cette émission
00:38:42je pourrais vous en parler
00:38:43encore longtemps
00:38:43parce que ça m'intéresse
00:38:44vraiment comme sujet
00:38:45moi aussi
00:38:46j'ai l'impression aussi
00:38:47on fait un débat
00:38:49à part express
00:38:50je disais tout à l'heure
00:38:51en ouvrant cette émission
00:38:52qu'il y avait aussi
00:38:53un autre débat
00:38:54qui revenait à l'Assemblée nationale
00:38:56depuis aujourd'hui
00:38:57c'est le débat
00:38:57sur la fin de vie
00:38:58Hervé
00:38:58Le texte donc revient à l'Assemblée
00:39:01les sénateurs ont largement modifié
00:39:04pour ne pas dire défait
00:39:06le travail des députés
00:39:07sur ce sujet sensible
00:39:09est-ce que votre objectif
00:39:11au moment où le texte
00:39:11revient à l'Assemblée
00:39:12c'est purement et simplement
00:39:13de revenir à la version antérieure
00:39:15telle qu'elle était sortie
00:39:17de l'hémicycle
00:39:18de l'Assemblée nationale
00:39:19ou est-ce que vous comptez
00:39:20vous inspirer éventuellement
00:39:21de certains des débats
00:39:22qui ont eu lieu au Sénat
00:39:23pour ajouter éventuellement
00:39:25des protections
00:39:26des garde-fous ?
00:39:27Non je crois que le texte
00:39:29qui était sorti
00:39:29de l'Assemblée nationale
00:39:30était un texte
00:39:31qui avait non seulement
00:39:32réussi à construire
00:39:33une majorité
00:39:35qui était un texte
00:39:36qui était équilibré
00:39:37entre des différentes craintes
00:39:38qui pouvaient s'exprimer
00:39:39sur y a-t-il assez
00:39:40de garde-fous etc
00:39:41qui permettait donc
00:39:42de garantir un nouveau droit
00:39:43auquel nous nous sommes
00:39:44très attachés
00:39:45vous avez vu aussi
00:39:46que c'est un texte
00:39:47qui est très attendu
00:39:48par des gens
00:39:50notamment je pense
00:39:51aux personnes
00:39:52qui ont la maladie de Charcot
00:39:53et d'autres
00:39:53qui attendent ce texte
00:39:54pour pouvoir savoir
00:39:55qu'ils ont le droit
00:39:56de décider
00:39:57quand est-ce qu'ils veulent partir
00:39:59et qui est majoritaire
00:40:00dans la société française
00:40:01donc nous
00:40:02si on arrive
00:40:03à la même version
00:40:04que ce qui était sorti
00:40:05de l'Assemblée nationale
00:40:05ça nous va très bien
00:40:07mais je vais vous dire
00:40:07que notre inquiétude
00:40:08c'est plutôt
00:40:09les 2100 amendements
00:40:10qui ont été déposés
00:40:11par l'extrême droite
00:40:11et par la droite
00:40:12qui visent
00:40:13puisque vous avez raison
00:40:14monsieur Letellier
00:40:14puisqu'il y aura
00:40:15trois semaines de suspension
00:40:17qui visent à faire déborder
00:40:18le calendrier parlementaire
00:40:20et à nous empêcher
00:40:21d'aller au bout
00:40:22des deux textes
00:40:22puisque maintenant
00:40:23il y a deux textes
00:40:23il y a une volonté
00:40:25de ralentir
00:40:25ah bah bien sûr
00:40:26et puis avec des amendements
00:40:27alors il faut citer
00:40:28quand même les amendements
00:40:29par exemple
00:40:29le droit de mourir
00:40:30dans la dignité
00:40:30serait réservé
00:40:31aux personnes
00:40:32qui sont riches
00:40:34serait réservé
00:40:34aux personnes
00:40:35qui n'ont pas d'enfants
00:40:36donc si vous êtes parent
00:40:36vous n'avez pas le droit
00:40:37d'en bénéficier
00:40:38etc etc
00:40:39ce sont des amendements
00:40:40qui sont extrêmement graves
00:40:41et que nous voulons
00:40:42combattre en hémicycle
00:40:43donc vous souhaitez
00:40:43qu'on aille le plus vite possible
00:40:45ou est-ce qu'il faut laisser
00:40:45encore du temps au débat
00:40:46je pense qu'on a eu
00:40:47un
00:40:48alors vous vous rappelez
00:40:49qu'on a eu déjà
00:40:50deux fois le débat
00:40:51enfin je rappelle
00:40:53que nous n'avons pas eu
00:40:54que la première lecture
00:40:55puisque ça avait été
00:40:56juste avant la dissolution
00:40:58que nous avions eu
00:40:58un autre débat
00:40:59donc nous avons déjà eu
00:41:01des longs débats
00:41:02dans notre assemblée nationale
00:41:03sur cette question là
00:41:05donc je n'appelle pas
00:41:07particulièrement
00:41:07à ce qu'on aille vite
00:41:08c'est-à-dire qu'on bâcle
00:41:09le travail parlementaire
00:41:10mais j'aimerais qu'on arrive
00:41:11à tenir un calendrier parlementaire
00:41:12Il faut que ce soit tranché
00:41:13avant la présidentielle
00:41:14qui nous permette
00:41:15d'arriver effectivement
00:41:16avant les présidentielles
00:41:17pour cette lecture là
00:41:18puisqu'ensuite
00:41:18il faut encore une lecture au Sénat
00:41:19et une lecture à l'Assemblée
00:41:20pour pouvoir
00:41:21Ah vous pensez que ce ne sera pas
00:41:22voté définitivement avant 2027 ?
00:41:24Ah si
00:41:24Ah si d'accord
00:41:25Il faut que ce soit
00:41:26Il faut qu'on détermine
00:41:28cette lecture
00:41:29avant justement
00:41:30qu'il y ait
00:41:31cette lecture et le vote donc
00:41:32des municipales
00:41:32Et le vote
00:41:33Et le vote après
00:41:34avant la présidentielle
00:41:35Ah bien sûr
00:41:36Au sein du groupe
00:41:37que vous présidez
00:41:38Est-ce qu'il y a
00:41:40unité de point de vue
00:41:41sur cette question
00:41:42dont on sait
00:41:42qu'elle travaille beaucoup
00:41:44la société française
00:41:45et est-ce qu'il y aura
00:41:46liberté de vote
00:41:48à la fin du débat ?
00:41:49Alors
00:41:50il faudrait que je revoie
00:41:51ce que j'avais
00:41:52dans la première lecture
00:41:54de ce texte là
00:41:55mais on avait
00:41:56une quasi unanimité
00:41:57du vote pour
00:41:58puisque c'est un droit
00:42:00que nous
00:42:00nous voulons y compris
00:42:01inscrire dans la constitution
00:42:02qui s'inscrit dans
00:42:02la vision humaniste
00:42:03que nous avons de l'être humain
00:42:04c'est-à-dire d'être
00:42:06maître de son corps
00:42:07à toutes les étapes
00:42:08de sa vie
00:42:09y compris
00:42:09jusqu'au moment
00:42:10où on décide
00:42:11de partir
00:42:12dans les conditions
00:42:12qui sont celles du texte
00:42:13je rappelle
00:42:14lorsque il y a
00:42:17une maladie
00:42:17qui est incurable
00:42:18qui provoque
00:42:19des souffrances
00:42:19irréfragrables
00:42:20etc.
00:42:21Donc il y a
00:42:22des conditions
00:42:22quand même
00:42:23bien bordées
00:42:24qui sont mis
00:42:24à ce texte
00:42:26après évidemment
00:42:27il y aura
00:42:27une liberté de vote
00:42:28si certains
00:42:28ne souhaitent pas
00:42:29la voter
00:42:30et je le dis
00:42:31ça peut arriver
00:42:32dans votre groupe LFI
00:42:32qu'il y a des gens
00:42:33qui ne peuvent pas la voter
00:42:33vous savez
00:42:34sur des questions
00:42:35comme ça
00:42:36vous avez la réponse
00:42:37oui c'est 62 pour
00:42:38et 4 abstentions
00:42:40Sophia Chikriou
00:42:41Christophe Bex
00:42:41Ilia Bommérit
00:42:42je pense qu'on était
00:42:44le groupe
00:42:45qui avait pratiquement
00:42:45la plus grande unité
00:42:47puisque c'est depuis
00:42:47très longtemps
00:42:48sur un autre programme
00:42:49mais je vais vous dire
00:42:49moi je ne caricature
00:42:51pas ce débat là
00:42:52y compris parce que
00:42:53cela fait appel
00:42:54tellement à des expériences
00:42:56personnelles
00:42:57qui sont y compris
00:42:57très douloureuses
00:42:58parfois
00:42:59à des convictions
00:43:00personnelles aussi
00:43:01et que donc
00:43:02je crois qu'on est
00:43:03sur un débat
00:43:04qui est
00:43:05que nous allons gagner
00:43:06car il est majoritaire
00:43:07dans le pays
00:43:08mais qu'il ne faut pas
00:43:09caricaturer
00:43:10On va de toute façon
00:43:11y revenir tout à l'heure
00:43:11sur le fond
00:43:12avec votre invité tout à l'heure
00:43:13Je voudrais qu'on parle
00:43:13des relations entre la France
00:43:14et l'Algérie
00:43:15qui restent tendues
00:43:16Le ministre de l'Intérieur
00:43:17Laurent Nouniez
00:43:17débute aujourd'hui
00:43:18un voyage à Alger
00:43:19sur fond de tension
00:43:20sur les OQTF
00:43:21les obligations
00:43:21de quitter le territoire français
00:43:24Dans un état d'esprit
00:43:25très constructif
00:43:27constructif
00:43:28et en tout cas
00:43:28déterminé à aboutir
00:43:29et à réenclencher
00:43:31une relation sécuritaire
00:43:32avec l'Algérie
00:43:33et même au-delà
00:43:34bien évidemment
00:43:35On ne peut pas
00:43:36ne pas avoir
00:43:36de relations sécuritaires
00:43:37avec l'Algérie
00:43:38ça n'est pas possible
00:43:39ça n'est pas possible
00:43:39C'est mettre en danger
00:43:40nos concitoyens
00:43:41C'est mettre en danger
00:43:42nos concitoyens
00:43:42parce qu'avec l'Algérie
00:43:44on a toujours travaillé
00:43:44en étroite confiance
00:43:46L'un des grands sujets
00:43:48de tension
00:43:48entre les deux pays
00:43:49vous le savez
00:43:50ce sont les OQTF
00:43:51les obligations
00:43:51de quitter le territoire français
00:43:53L'Algérie
00:43:54ne veut pas reprendre
00:43:56les personnes
00:43:57qui sont visées
00:43:58en France
00:43:58par ces OQTF
00:43:59Est-ce que
00:44:00vous considérez
00:44:01vous que l'Algérie
00:44:02peut de cette façon
00:44:03imposer au fond
00:44:05sa propre règle
00:44:06à l'état français ?
00:44:08Non
00:44:08je vais vous dire
00:44:10pour une fois
00:44:11je vais dire
00:44:11quelque chose de bien
00:44:12sur ce gouvernement
00:44:14je crois qu'il est
00:44:15très important
00:44:16d'essayer de réparer
00:44:17tout ce que
00:44:18le ministre Retailleau
00:44:19a délibérément cassé
00:44:21avec des blessures
00:44:23très fortes
00:44:23dans notre pays
00:44:24d'abord parce que
00:44:24nous avons une histoire
00:44:25de colonisation
00:44:27avec l'Algérie
00:44:28donc je le rappelle
00:44:29parce qu'il s'agit aussi
00:44:31pour la France
00:44:31de sortir
00:44:32d'une domination
00:44:34néocoloniale
00:44:34et d'une relation
00:44:37de mépris
00:44:38qu'avait
00:44:38notamment
00:44:39M. Retailleau
00:44:40qui ne cessait
00:44:40de jeter de l'huile
00:44:41sur le feu
00:44:41vis-à-vis de l'Algérie
00:44:42et il faut revenir
00:44:44à des relations
00:44:44diplomatiques
00:44:46respectueuses
00:44:47y compris
00:44:47parce que je rappelle
00:44:48qu'il y a 4 millions
00:44:49de binationaux
00:44:50dans notre pays
00:44:51donc franco-algériens
00:44:52qui s'y trouvent
00:44:53et que
00:44:54nombre
00:44:54des nôtres
00:44:55de notre peuple
00:44:56sont liés
00:44:58d'amour
00:44:59d'affection
00:44:59avec des Algériens
00:45:01et des Algériennes
00:45:02donc ça serait bien
00:45:03d'arrêter de le voir
00:45:04uniquement par le prisme
00:45:05d'ailleurs du ministre
00:45:06de l'Intérieur
00:45:06je rappelle que c'était
00:45:07quand même bizarre
00:45:08que ce soit M. Retailleau
00:45:08qui en parle tout le temps
00:45:09et pas le ministre
00:45:10des Affaires étrangères
00:45:11là c'est Laurent Nounier
00:45:12son successeur
00:45:12qui va en Algérie
00:45:13oui oui oui
00:45:13bien sûr
00:45:14je note quand même
00:45:15ok on peut avoir
00:45:16des coopérations sécuritaires
00:45:17mais vous comprenez
00:45:18que le fait que l'Algérie
00:45:19soit traitée uniquement
00:45:20par le biais
00:45:21du ministère de l'Intérieur
00:45:22pose aussi des questions
00:45:25et quant aux OQTF
00:45:26je vais vous dire
00:45:27là aussi
00:45:28si vraiment
00:45:28il y a des ressortissants
00:45:30à éloigner
00:45:30alors il faut faire
00:45:32de la diplomatie
00:45:33avec l'Algérie
00:45:34mais quant aux OQTF
00:45:36on ferait bien aussi
00:45:37d'en mettre beaucoup moins
00:45:38dans ce pays
00:45:38parce que quand vous voyez
00:45:39par exemple
00:45:40des parents d'enfants scolarisés
00:45:41qui se retrouvent
00:45:42avec des OQTF
00:45:43ce qui est un scandale absolu
00:45:44et bien là
00:45:46là aussi
00:45:47il y a des questions
00:45:47à se poser
00:45:48et notamment sur
00:45:49la nouvelle circulaire
00:45:52de régularisation
00:45:52qui avait été faite
00:45:53par Retailleau
00:45:54qui est absolument dramatique
00:45:55avec des critères
00:45:56plus stricts
00:45:57exactement
00:45:57le nombre de personnes
00:45:58qui peuvent être régularisées
00:45:59alors qu'ils travaillent ici
00:46:00on va parler maintenant
00:46:01de la présidentielle
00:46:03je l'évoquais tout à l'heure
00:46:04pour le calendrier
00:46:04Clément
00:46:05avec des initiatives à gauche
00:46:07oui avec cette primaire
00:46:08qui est en train
00:46:09de s'organiser
00:46:09autour des écologistes
00:46:11et des socialistes
00:46:11et donc vous
00:46:12la France insoumise
00:46:13ne voulez pas entendre parler
00:46:14ah bon des socialistes
00:46:15ils ont dit officiellement
00:46:16qu'ils en faisaient partie
00:46:16Olivier Faure était présent
00:46:17sur la scène
00:46:17il était présent
00:46:18au lancement officiel
00:46:19de cette primaire de la gauche
00:46:20pour l'instant
00:46:21c'est pas franché
00:46:23et pourquoi vous ne voulez pas
00:46:24en entendre parler
00:46:25qu'est-ce qui vous dérange
00:46:25dans cette idée
00:46:26de départager
00:46:27les candidats de gauche
00:46:29à la présidentielle
00:46:30avant le premier tour
00:46:31bon alors déjà
00:46:32on nous resserre
00:46:33souvent la même soupe
00:46:33rappelez-vous
00:46:34c'était la même chose
00:46:35lors des dernières élections
00:46:36présidentielles
00:46:36lors de l'élection présidentielle
00:46:38d'avant
00:46:38à chaque fois c'est la même chose
00:46:40c'est-à-dire on nous explique
00:46:41qu'il y aura un candidat
00:46:42unique à gauche
00:46:42puis lorsque un est élu
00:46:44alors soit
00:46:44il retire sa candidature
00:46:46comme ça s'est passé
00:46:47lors d'une dernière élection
00:46:48elle en l'occurrence
00:46:50soit
00:46:50et bien il y en a un
00:46:51qui était dans la primaire
00:46:52qui avait promis
00:46:53promis
00:46:53promis
00:46:54qu'il allait soutenir
00:46:55celui qui avait gagné
00:46:56et qui en fait décide
00:46:57de soutenir un autre candidat
00:46:58voire de se présenter autrement
00:46:59bon on connaît
00:47:00le système de la politique
00:47:01vous n'y croyez pas
00:47:01pour vous ça marche pas
00:47:02non je vais vous dire
00:47:03pourquoi nous on est cohérents
00:47:04nous nous ne souhaitons pas
00:47:05être dans un processus
00:47:07qui jusqu'à la fin
00:47:08de l'automne
00:47:092026
00:47:10vise à se parler
00:47:11entre nous
00:47:12alors que l'urgence
00:47:13c'est d'aller convaincre
00:47:14à l'extérieur
00:47:15et donc nous
00:47:16nous disons que
00:47:17nous avons un programme
00:47:18que autour de ce programme
00:47:20nous appelons
00:47:20toutes celles et ceux
00:47:21qui veulent
00:47:22défendre ce programme
00:47:23à faire union populaire
00:47:24avec nous pour aller porter
00:47:25ce programme là
00:47:26et vous remarquerez
00:47:27que la dernière fois
00:47:28Jean-Luc Mélenchon
00:47:29a raté le second tour
00:47:30de l'élection présidentielle
00:47:31ce qui aurait changé
00:47:32un peu l'ambiance politique
00:47:33du pays
00:47:34à 420 000 voix
00:47:35et que c'est donc
00:47:36celles et ceux
00:47:37qui se sont présentés
00:47:38il en avait beaucoup voulu
00:47:39à Fabien Roussel
00:47:39et justement Clément
00:47:41qui nous ont empêché
00:47:42d'accéder à ce second tour
00:47:43il en avait beaucoup voulu
00:47:43à Fabien Roussel
00:47:44oui après on a jeté
00:47:45la rentine à la rivière
00:47:46on a fait la NUPES
00:47:47il y a autre chose depuis
00:47:48la gauche se parle à elle-même
00:47:50comme vous dites
00:47:51et en même temps
00:47:51il y a cette offre
00:47:52faite par Jean-Luc Mélenchon
00:47:53ce bras tendu
00:47:54au parti communiste
00:47:55une offre fédérative
00:47:57avec un deal
00:47:58donc c'est quoi le deal exactement
00:47:59c'est pas de candidat
00:48:00pour le parti communiste
00:48:01à la présidentielle
00:48:02et en échange
00:48:03la France Insoumise
00:48:03cédera certaines
00:48:04de ses circonscriptions
00:48:05au parti communiste
00:48:06aux législatives
00:48:07on leur propose un accord
00:48:08et vous comprenez
00:48:09que nous
00:48:10à la dernière élection
00:48:11de 2022
00:48:12ce n'était pas le cas
00:48:13malheureusement
00:48:14mais aux deux dernières élections
00:48:16Jean-Luc Mélenchon
00:48:17était notre candidat commun
00:48:18donc nous avons déjà fait
00:48:19candidature commune
00:48:20nous avons des différences
00:48:21sur des choses
00:48:22mais nous avons
00:48:22des points d'accord
00:48:23qui sont très larges
00:48:24sur le nombre de nos programmes
00:48:24mais c'est quoi le deal ?
00:48:25il n'y a qu'à voir
00:48:26comment on vote
00:48:27à l'Assemblée nationale
00:48:28et bien
00:48:29l'accord que nous proposons
00:48:30c'est d'avoir
00:48:31une candidature commune
00:48:32à l'élection présidentielle
00:48:33et des candidatures
00:48:34ensuite à l'élection législative
00:48:36voilà ce qui est posé
00:48:37sur la table
00:48:38et ensuite chacun
00:48:39y regardera
00:48:39mais je vais vous dire
00:48:40regardez ce qui se passe
00:48:41en ce moment
00:48:41avec les écologistes
00:48:42qui est assez intéressant
00:48:44parce que
00:48:45vous remarquerez par exemple
00:48:46que Jean-Luc Mélenchon
00:48:47était à Montpellier
00:48:48hier
00:48:49avec notamment
00:48:50hier
00:48:50exactement
00:48:52avec notamment
00:48:53une des responsables
00:48:54une des anciennes responsables
00:48:55du parti des écologistes
00:48:57au niveau national
00:48:58qui a rejoint
00:48:59la campagne
00:48:59menée par
00:49:00Nathalie Oziol
00:49:01et qu'il y a
00:49:02nombre de cadres
00:49:03chez les écologistes
00:49:04qui disent
00:49:05qu'ils ne veulent pas
00:49:06avoir
00:49:07un parti politique
00:49:09en l'occurrence
00:49:10leur parti politique
00:49:11des écologistes
00:49:11qui tourne le dos
00:49:12au programme
00:49:13du nouveau Front Populaire
00:49:14et privilégie
00:49:15une alliance
00:49:16avec le parti socialiste
00:49:17qui a dit maintes fois
00:49:18qu'il ne voulait
00:49:18plus rien avoir à faire
00:49:20avec la France insoumise
00:49:21qui est pourtant
00:49:22le premier groupe
00:49:23de gauche
00:49:23à l'Assemblée nationale
00:49:24Donc vous faites
00:49:25une offre fédérative
00:49:26aussi aux écologistes
00:49:27Je vais vous dire
00:49:29contrairement à ce qui est
00:49:32dit souvent sur nous
00:49:33puisque nous serions
00:49:33les vilains petits canards
00:49:34de toute la politique
00:49:35et c'est pour ça
00:49:36qu'on vous appelle
00:49:36à nous mettre au pouvoir
00:49:37parce que comme nous sommes
00:49:38déjà responsables de tout
00:49:39autant l'être vraiment
00:49:40mais du coup
00:49:41comme nous sommes souvent
00:49:42les petits vilains canards
00:49:43Je rappelle que c'est nous
00:49:44qui avons fait l'union
00:49:45avec la NUPES
00:49:46en jetant la rancune
00:49:47à la rivière
00:49:48en permettant à tous
00:49:49d'avoir un groupe parlementaire
00:49:50que c'est nous
00:49:50qui avons refait l'union
00:49:51lors de la dissolution
00:49:53en donnant sans circonscription
00:49:54aux socialistes
00:49:55et que donc nous
00:49:56nous avons fait
00:49:57des preuves d'union
00:49:58et que les preuves d'union
00:50:00ne marchent que si
00:50:01on garantit
00:50:01que le programme
00:50:02reste un programme de rupture
00:50:03Et à propos de programme
00:50:04Gaëlle
00:50:04Voilà
00:50:05Mais bon
00:50:05Cette offre elle marche
00:50:07si c'est Jean-Luc Mélenchon
00:50:09qui se présente
00:50:09j'imagine
00:50:10En tout cas je vois déjà
00:50:11Pourquoi vous dites ça ?
00:50:12Parce qu'on a l'impression
00:50:13qu'il y a besoin
00:50:14que vous voulez un candidat
00:50:17à la présidentielle
00:50:17et j'imagine
00:50:18que Jean-Luc Mélenchon
00:50:19se prépare de nouveau
00:50:20Mais nous prendrons
00:50:22nous avons dit maintes fois
00:50:23je vais vous le redire
00:50:24pour que ça soit clair
00:50:25pour tout le monde
00:50:26nous avons dit maintes fois
00:50:27qu'en temps voulu
00:50:28nous prendrons
00:50:28notre propre décision
00:50:29Et donc nous prendrons
00:50:31notre décision
00:50:32Alors une question
00:50:32sur le programme Gaëlle
00:50:33Voilà
00:50:34Donc en tout cas
00:50:36je vois que
00:50:37Jean-Luc Mélenchon
00:50:39et LFI
00:50:39se remet à parler
00:50:40d'économie
00:50:41et notamment
00:50:43à lancer
00:50:44un programme
00:50:45en faveur
00:50:46des petits patrons
00:50:47un peu
00:50:47jouer un peu
00:50:48les petits patrons
00:50:49contre les gros
00:50:49avec son pacte productif
00:50:51Est-ce que ça marche
00:50:52cette opération
00:50:55de séduction ?
00:50:56Alors c'est une opération
00:50:58non pas de séduction
00:50:58comme on dit
00:50:59mais de discussion
00:51:00et nous nous sommes
00:51:00très fiers
00:51:01d'avoir fait
00:51:01ce colloque
00:51:02effectivement
00:51:03que chacun peut regarder
00:51:03avec l'Institut
00:51:05La Boétie
00:51:05et il se trouve
00:51:06que c'est justement
00:51:07un des responsables
00:51:09des syndicats
00:51:09des petits patrons
00:51:10qui nous a conseillé
00:51:12de travailler
00:51:13sur le changement
00:51:14de représentativité patronale
00:51:16en disant
00:51:17nous ne nous sentons pas
00:51:17représentés
00:51:18par ce que dit
00:51:19le MEDEF
00:51:19sur beaucoup de choses
00:51:20Donc oui
00:51:21Le DP c'est ça ?
00:51:22Comment ?
00:51:23Je crois que c'était ça
00:51:24vous devez mieux savoir
00:51:25que moi là-dessus
00:51:27Et donc pour nous
00:51:28c'est intéressant
00:51:29que ceux qui font
00:51:30le tissu économique
00:51:31de la France
00:51:31et surtout qui je crois
00:51:33ont un intérêt
00:51:33à ce que nous arrivions au pouvoir
00:51:34parce que par exemple
00:51:35si vous augmentez
00:51:36les salaires dans ce pays
00:51:37c'est ce qui permet
00:51:37de relancer
00:51:38la consommation populaire
00:51:39Or vous le savez
00:51:40et bien l'activité économique
00:51:42de notre pays
00:51:42dépend à 53%
00:51:44dans notre pays
00:51:44de la consommation populaire
00:51:45et c'est pourquoi
00:51:46nous sommes très inquiets
00:51:47du budget passé par 49,3
00:51:49car il fait peser
00:51:50un risque de récession
00:51:51sur notre pays
00:51:51et notamment
00:51:52sur les petites
00:51:53et moyennes entreprises
00:51:53Il est l'heure maintenant
00:51:54dans cette émission
00:51:54d'accueillir notre invité
00:51:56de Face à vous
00:51:57pour parler avec vous
00:51:57je vous le disais
00:51:58de la fin de vie
00:51:59le sujet de société
00:52:00que ça représente
00:52:01le portrait de notre invité
00:52:02est signé Valérie Brochard
00:52:04Face à vous Mathilde Panot
00:52:06un médecin qui s'est spécialisé
00:52:08dans la fin de vie
00:52:09engagé au sein
00:52:11de la Société française
00:52:12d'accompagnement
00:52:13et de soins palliatifs
00:52:15ce médecin urgentiste
00:52:17de formation
00:52:17s'est orienté
00:52:18vers les soins palliatifs
00:52:20en intégrant le département
00:52:22de soins de support
00:52:23de l'Institut Curie
00:52:24en 2011
00:52:25aujourd'hui
00:52:26les mots
00:52:27aide à mourir
00:52:28dans l'intitulé même
00:52:29du texte
00:52:30reste décrié
00:52:31même si le rapporteur
00:52:32continue de défendre
00:52:33ce vocabulaire
00:52:34à un moment
00:52:35il faut intégrer
00:52:36la réalité
00:52:37de l'évolution
00:52:37des mots
00:52:38dans l'histoire
00:52:39si le mot euthanasie
00:52:40avait gardé
00:52:41son acception
00:52:42originelle
00:52:43étymologique
00:52:44je serais le premier
00:52:45à le défendre
00:52:46sauf que ce mot
00:52:47je l'ai dit
00:52:48il a été souillé
00:52:49il a été défiguré
00:52:50et des amendements
00:52:52déposés par la gauche
00:52:53proposent
00:52:54le libre choix
00:52:55ce qui ouvre
00:52:56la possibilité
00:52:57d'un suicide assisté
00:52:58pour les personnes
00:52:59en fin de vie
00:52:59avec une exception
00:53:01d'euthanasie
00:53:02pour les patients
00:53:03en incapacité physique
00:53:04de s'administrer
00:53:06eux-mêmes
00:53:06la substance létale
00:53:08une ligne rouge
00:53:09pour le médecin
00:53:10en face de vous
00:53:11pas assez de garde-fous
00:53:13et la crainte
00:53:14d'un élargissement
00:53:15progressif
00:53:16des critères d'accès
00:53:17comme dans certains pays
00:53:19qui ont légalisé
00:53:20ces pratiques
00:53:20conduisent des médecins
00:53:22des infirmières
00:53:23à se demander
00:53:24dans quel sens
00:53:25la clause de conscience
00:53:26permettant
00:53:27de refuser
00:53:28de pratiquer
00:53:29l'aide à mourir
00:53:30doit être appliquée
00:53:31face à vous
00:53:32le docteur
00:53:34Alexis Burneau
00:53:35Alexis Burneau
00:53:36qui fait son entrée
00:53:37sur le plateau
00:53:37bonsoir docteur
00:53:39merci d'être avec nous
00:53:40je vous laisse saluer
00:53:41Mathilde Panot
00:53:42bonsoir
00:53:42bonsoir monsieur
00:53:43et vous allez pouvoir
00:53:44vous installer
00:53:44pour débattre
00:53:45pendant 7-8 minutes
00:53:46avec Mathilde Panot
00:53:48à vous
00:53:49l'honneur
00:53:49bonsoir madame
00:53:52comme vous le savez
00:53:52il y a un peu plus
00:53:53de deux ans maintenant
00:53:55il y a eu ce projet
00:53:56de loi
00:53:57dite fin de vie
00:53:57proposée par
00:53:58monsieur Falorni
00:53:59avec un préambule
00:54:01dans lequel il parlait
00:54:02de la possibilité
00:54:03de pouvoir aider
00:54:03des gens
00:54:04dans un ultime recours
00:54:06quand ils étaient
00:54:07dans des situations
00:54:08de fin de vie
00:54:09avec des souffrances
00:54:09réfractaires
00:54:10après avoir
00:54:11tout essayé
00:54:12et puis
00:54:13d'ailleurs
00:54:14le titre
00:54:15de cette proposition
00:54:16de loi
00:54:16était loi relative
00:54:17à la fin de vie
00:54:18et puis petit à petit
00:54:19les choses ont changé
00:54:20le titre a été enlevé
00:54:22les mots fin de vie
00:54:23ont été enlevés
00:54:24et aujourd'hui
00:54:24on se retrouve
00:54:25avec une proposition
00:54:27de loi
00:54:27qui est le droit
00:54:28à une aide à mourir
00:54:30avec un pronostic
00:54:33dont le terme
00:54:33a été enlevé
00:54:34avec une vision
00:54:36beaucoup plus large
00:54:36de la situation
00:54:37avec des gens
00:54:38qui sont avec
00:54:39des maladies
00:54:40incurables
00:54:41certes
00:54:41mais peuvent avoir
00:54:42plusieurs années
00:54:44devant eux
00:54:44et en fait
00:54:45ma question
00:54:46est la suivante
00:54:46est-ce que vous
00:54:47et votre groupe
00:54:48vous défendez
00:54:49la possibilité
00:54:49toujours
00:54:50de cet ultime recours
00:54:51c'est-à-dire
00:54:52des situations
00:54:53d'exception
00:54:53de fin de vie
00:54:54quand malgré
00:54:54tout ce qu'on essaye
00:54:55il n'y a rien
00:54:56qui marche
00:54:56ou est-ce que
00:54:57vous défendez
00:54:58finalement
00:54:58un droit
00:54:59à une mort choisie
00:55:01finalement
00:55:02j'allais dire
00:55:03quand on le décide
00:55:05comme c'est devenu
00:55:07le cas
00:55:07dans un certain
00:55:07nombre de pays
00:55:09alors je vais
00:55:10vous répondre
00:55:11déjà bonsoir
00:55:13nous nous défendons
00:55:14le texte
00:55:15qui est sorti
00:55:17de l'Assemblée Nationale
00:55:19et je veux contester
00:55:20un peu la manière
00:55:21dont vous le présentez
00:55:22parce qu'il y a
00:55:23donc effectivement
00:55:24vous l'avez dit
00:55:24le fait que c'est
00:55:25une maladie incurable
00:55:26qui engage
00:55:27le pronostic vital
00:55:29avec quand même
00:55:29un encadrement
00:55:30très strict
00:55:31qui a été fait
00:55:32dans cette loi
00:55:32et j'entends
00:55:34que souvent
00:55:34on joue sur la peur
00:55:35c'était présenté
00:55:35notamment dans le portrait
00:55:36sur le fait
00:55:37qu'à la fin
00:55:38on aurait
00:55:38une sorte de glissement
00:55:40qui s'opérerait
00:55:41ou à la fin
00:55:41plus aucun critère
00:55:42ne vaudrait
00:55:42je rappelle
00:55:43que par exemple
00:55:44puisque c'est souvent dit
00:55:45j'en profite
00:55:45que vous soyez là
00:55:46que être porteur
00:55:47de handicap
00:55:48n'ouvre pas
00:55:49au droit
00:55:50à l'aide à mourir
00:55:51je le rappelle
00:55:51parce que c'est
00:55:52une des choses
00:55:53qui est beaucoup
00:55:53mise en avant
00:55:55et donc nous
00:55:55nous défendons le texte
00:55:56tel qu'il est
00:55:57aujourd'hui
00:55:57et moi je vais vous
00:55:59retourner un peu
00:55:59la question
00:56:00parce que je sais
00:56:00que vous vous défendez
00:56:01beaucoup les soins palliatifs
00:56:02et vous avez raison
00:56:03il se trouve que moi
00:56:04j'ai été extrêmement choquée
00:56:05de ce qui s'est passé
00:56:06en commission
00:56:07je ne sais pas si vous l'avez vu
00:56:08donc je vais vous raconter
00:56:09ce qui s'est passé
00:56:09rapidement
00:56:09en commission
00:56:10il se trouve que
00:56:12normalement il y a deux textes
00:56:13et certains disent
00:56:14nous sommes contre l'aide à mourir
00:56:15mais nous sommes pour les soins palliatifs
00:56:16or dans les soins palliatifs
00:56:18dans le texte soins palliatifs
00:56:19ils ont supprimé
00:56:19le droit opposable
00:56:21aux soins palliatifs
00:56:22que nous avions introduit
00:56:23ils ont supprimé
00:56:24le fait qu'il y ait
00:56:25106 maisons d'accompagnement
00:56:26c'est à dire
00:56:27un par département
00:56:28et territoire d'outre-mer
00:56:29donc qu'il n'y ait pas ça
00:56:31et ils ont supprimé aussi
00:56:32le fait
00:56:33que ça soit non lucratif
00:56:35pour les maisons d'accompagnement
00:56:37et donc ce sont ceux
00:56:38qui sont contre l'aide à mourir
00:56:39qui en fait rationnent aussi
00:56:42et sont en train
00:56:43d'attaquer
00:56:44les soins palliatifs
00:56:45et donc ma question c'est
00:56:46quand quelqu'un
00:56:47en soins palliatifs
00:56:48vous dit qu'il n'en peut plus
00:56:49quelle est la réponse
00:56:50que vous pouvez apporter
00:56:51à cette question
00:56:53s'il n'y a pas
00:56:54ce nouveau droit
00:56:54qui est ouvert
00:56:55quand quelqu'un
00:56:56est en soins palliatifs
00:56:56et qu'il n'en peut plus
00:56:57il est dans une situation
00:56:58de fin de vie
00:56:59ce qui n'est pas
00:57:00le cadre de la proposition de loi
00:57:02et je reviens
00:57:03sur les critères très stricts
00:57:04dont vous parlez
00:57:05un des critères
00:57:06c'est une souffrance
00:57:08réfractaire
00:57:09mais réfractaire
00:57:10à quoi ?
00:57:13mais donc vous êtes favorable
00:57:15attendez
00:57:15on va commencer par étapes
00:57:17si quelqu'un vous dit
00:57:18en soins palliatifs
00:57:19je n'en peux plus
00:57:20vous êtes favorable
00:57:21à l'aide à mourir
00:57:22dans ce cadre là
00:57:23je ne sais pas
00:57:25parmi les 5 critères
00:57:26c'est quand même important
00:57:27on a des souffrances
00:57:29physiques
00:57:30ou psychiques
00:57:32réfractaires
00:57:33c'est quoi la définition
00:57:34de réfractaire ?
00:57:36mais moi je ne sais pas
00:57:38vous êtes d'accord
00:57:38qu'il est bien dit
00:57:39lorsqu'il y a une maladie
00:57:40incurable
00:57:41vous êtes d'accord ?
00:57:42oui mais là
00:57:42c'est les souffrances
00:57:43et bien ensuite
00:57:44la deuxième chose
00:57:45pour quand on réfractaire
00:57:46si si je vais répondre
00:57:47à votre question
00:57:47c'est tellement grave
00:58:05qu'il n'arrive pas
00:58:05qu'il se retrouve
00:58:06avec des souffrances
00:58:07encore plus grandes
00:58:07et donc nous parlons
00:58:08effectivement de sujets
00:58:09extrêmement graves
00:58:10je vous rejoins
00:58:11mais vous comprenez
00:58:12qu'on dit en permanence
00:58:13sur les plateaux de télévision
00:58:15qu'on est dans des critères
00:58:16très stricts
00:58:16on dit qu'il y a des gens
00:58:17qui ont des maladies
00:58:18graves et incurables
00:58:19des gens qui ont des maladies
00:58:20graves et incurables
00:58:21il y en a des centaines de milliers
00:58:23il y a plein de maladies
00:58:24qui sont graves et incurables
00:58:25mais qui permettent
00:58:26les gens ne guérissent pas
00:58:27mais il y a des traitements
00:58:28qui permettent de tenir
00:58:29et puis ils peuvent avoir
00:58:30des souffrances
00:58:30effectivement
00:58:31le critère de souffrance réfractaire
00:58:33le texte ne définit pas
00:58:36ce que c'est
00:58:36qu'une souffrance réfractaire
00:58:37ça veut dire quoi
00:58:38une souffrance réfractaire
00:58:39c'est réfractaire à un pansement
00:58:40à un doliprane
00:58:41à de la morphine
00:58:45à la consultation
00:58:46d'un médecin
00:58:46qui ne connait pas
00:58:47grand chose en douleur
00:58:48ou à la consultation
00:58:48d'une équipe spécialisée
00:58:50douleur
00:58:50vous voyez que
00:58:51c'est pas la même chose
00:58:51c'est-à-dire qu'on confère
00:58:53au médecin
00:58:53un pouvoir qui est
00:58:55très très fort
00:58:55qui est de pouvoir décider
00:58:57sur des critères flous
00:58:58toi tu vas pouvoir
00:58:59avoir une euthanasie
00:59:00toi tu n'en auras pas
00:59:02et avec un caractère
00:59:04qui nous paraît
00:59:05quand même très expéditif
00:59:06puisqu'il peut y avoir
00:59:07seulement deux jours
00:59:09entre le moment
00:59:10où on fait la demande
00:59:11et le moment
00:59:11où on a cette euthanasie
00:59:12même si on a du temps
00:59:13devant soi
00:59:14alors que la vie
00:59:15c'est des changements
00:59:17d'avis
00:59:17surtout si on a mal dormi
00:59:19surtout si on a eu mal
00:59:20est-ce qu'il n'y a pas
00:59:21un risque d'euthanasier
00:59:22trop vite
00:59:22des gens qui auraient
00:59:23demandé du soin
00:59:24qui lui n'arrivent pas
00:59:25alors il n'y aura pas
00:59:26que deux jours
00:59:27parce que vous le savez
00:59:28pour pouvoir ouvrir ce droit
00:59:30il va falloir que la personne
00:59:33demande de manière répétée
00:59:35et réitérée
00:59:36à dire qu'elle veut
00:59:38choisir elle-même
00:59:39d'en finir maintenant
00:59:40réitérer c'est deux jours
00:59:42dans le texte
00:59:42je le connais par coeur
00:59:43non c'est pas juste deux jours
00:59:45répéter et réitérer
00:59:48donc cela veut dire
00:59:50que quand vous posez
00:59:51la question de réfractaire
00:59:52ça veut dire qu'il y a
00:59:53effectivement des personnes
00:59:54dans deux situations similaires
00:59:56toutes les deux
00:59:57atteintes d'une maladie incurable
01:00:00dont certaines auront
01:00:01des souffrances
01:00:02très fortes
01:00:02et l'autre aussi
01:00:03les mêmes souffrances
01:00:04on va dire
01:00:04même si c'est très dépendant
01:00:05de la personne
01:00:06et bien si l'une d'entre elles
01:00:08décide qu'elle préfère
01:00:09en finir
01:00:09entourée des siens
01:00:12plutôt que de se retrouver
01:00:13dans une situation
01:00:15dont la personne
01:00:16ne veut pas
01:00:16et bien du coup
01:00:18c'est ça être maître
01:00:19de sa personne
01:00:20c'est réfractaire
01:00:21par rapport à soi-même
01:00:22je comprends la démarche
01:00:24du coup ce que vous êtes
01:00:25en train de dire
01:00:25et moi je suis tout à fait
01:00:26favorable à pouvoir discuter
01:00:28de ce débat-là
01:00:29ce que vous êtes en train
01:00:30de dire c'est qu'à partir
01:00:31du moment où la personne
01:00:32le veut
01:00:32et qu'il n'y a pas besoin
01:00:33qu'elle soit en fin de vie
01:00:34mais vous comprenez bien
01:00:35que du coup on est en train
01:00:36de découvrir
01:00:37on est dans un autre débat
01:00:38on est un autre débat
01:00:39c'est-à-dire que les français
01:00:41découvrent qu'en fait
01:00:42le texte initial
01:00:42où on les a rassurés
01:00:44en disant il faut quelque chose
01:00:45qui soit un ultime recours
01:00:46une échappatoire
01:00:47devient finalement un projet
01:00:49qui est celui de la mort choisie
01:00:50qui permet que
01:00:51quand on décide
01:00:52que la vie doit s'arrêter
01:00:54et bien il y a un devoir
01:00:55qu'un médecin ou qu'un infirmier
01:00:57vous arrêtez la vie
01:00:58non parce que dedans
01:00:59vous oubliez
01:01:00qu'il faut avoir
01:01:00une affection grave
01:01:01qui doit être incurable
01:01:02avec les souffrances réfractaires
01:01:04donc en fait
01:01:04tous ces critères-là
01:01:06ne sont pas un, l'autre
01:01:07et l'autre
01:01:08je vais vous dire
01:01:09madame croyez-moi
01:01:10il n'y a aucune définition
01:01:11des critères réfractaires
01:01:12aucune définition de grave
01:01:14et on va terminer là-dessus
01:01:15mais croyez-moi
01:01:15que nous sommes face
01:01:16à un nouveau droit
01:01:17qui est un droit
01:01:17de l'émancipation
01:01:18auquel personne ne sera
01:01:20jamais forcé de recourir
01:01:21donc faites attention
01:01:23sur la question de la peur
01:01:24parce qu'encore une fois
01:01:25il y a des malades
01:01:26qui attendent
01:01:27et d'ailleurs
01:01:28ceux qui n'auront pas
01:01:29auront l'euthanasie en fait
01:01:30comment ?
01:01:30ceux qui auront des accès
01:01:32à un soulagement possible
01:01:33parce qu'ils seront
01:01:34dans des régions
01:01:34où il y a un accès
01:01:35au soulagement de la douleur
01:01:36et à la prise en charge
01:01:37seront soulagés
01:01:38et ceux qui n'auront pas
01:01:39pourront avoir l'euthanasie
01:01:40sans avoir eu le temps
01:01:41peut-être de changer
01:01:42un mot et on termine
01:01:43c'est que ceux qui ont de l'argent
01:01:44vont à l'étranger
01:01:44et les autres ne peuvent pas le faire
01:01:46merci
01:01:46merci
01:01:49on va s'arrêter là
01:01:50parce qu'on ne peut pas refaire
01:01:51des heures de débat
01:01:52merci
01:01:54merci Mathilde Panot
01:01:55d'être venue
01:01:55sur le plateau de LCP
01:01:57lundi c'est politique
01:01:58qui revient lundi prochain
01:01:59bonne soirée
01:02:00merci
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