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  • il y a 50 minutes

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Sport
Transcription
00:01L'alliance du savoir-faire, de la passion au service d'une expérience culinaire.
00:12Bienvenue au Goldie Gun.
00:35Salut à tous, bienvenue sur le talk show du FOSEM.fr.
00:40Ce soir, pour parler de l'actualité chargée de l'Olympique de Marseille,
00:45le consultant du lundi que vous appréciez tous, Maxence Volpe, est sur ce plateau.
00:51Salut Max.
00:52Bonsoir à tous.
00:53La tête des mauvais jours, je le vois.
00:56Ça commence à faire beaucoup.
00:57Ça commence à faire beaucoup.
00:58Romain Canutti est également présent sur ce plateau.
01:02Salut Romain.
01:03Salut Sam.
01:04Et on a le plaisir, l'honneur, la fierté de recevoir Nicolas Uzaï avec nous,
01:10que vous connaissez forcément, puisqu'il a entraîné Consola notamment, mais pas que.
01:17Pau aussi, en Ligue 2, un entraîneur qu'on apprécie du côté du FOSEM.
01:23Merci beaucoup d'avoir répondu à notre invitation.
01:25Bonsoir à vous, merci d'invitation.
01:28C'est surtout, je vous le permets, je rajoute un peu de contexte, mais c'est un coach qu'on
01:32a eu, qu'on a beaucoup vu sur le FOSEM, il y a une dizaine d'années.
01:36Tu parlais de Consola et c'est vrai qu'avec René, on allait filmer votre aventure.
01:40Et cette petite équipe, entre guillemets, qui est allée très loin, qui est allée très haut, qui était aux portes
01:47de la Ligue 2, on t'a suivi à ce moment-là.
01:48Et toi, après, tu y es allé en Ligue 2 avec Châteauroux.
01:52Et puis là, Pau, on a vu que c'était pas mal.
01:54Ça s'est arrêté il y a quelques semaines.
01:55On a prévu, on précise, ça c'est moi qui le dis, on avait programmé ça il y a déjà
01:59deux, trois semaines, le fait que tu viennes.
02:01Je pense que c'est pas arrivé dans cette atmosphère-là.
02:04On se dit, c'est pas, tiens, c'est la crise à l'OM, Nico passe, c'est que c
02:09'était prévu depuis deux ou trois semaines.
02:10Et tu tiens tes engagements, merci à toi.
02:12La première partie de ce talk show, comment soigner cette équipe ?
02:16Pourquoi je vous pose cette question, messieurs, puisqu'on a titré sur le FOSEM après un énième match nul dans
02:22les arrêts de jeu face à Strasbourg.
02:25Cette OM est vraiment malade, puisqu'il n'y avait pas de show sur le banc.
02:28Exit Roberto Desherbes.
02:30Mais malheureusement, ça n'a pas suffi pour obtenir la victoire.
02:36Maxence, c'est un manque de réussite quelque part, parce que bon, il y a des ballons qui arrivent, Emerson
02:42qui fait ce geste fatidique.
02:45Pour toi, un manque de réussite, c'est de la malchance, parce qu'on a vu que l'OM a
02:48changé de philosophie, a essayé de garder le ballon au point de corner,
02:53n'a pas essayé de faire ce tiki-taka très cher à Roberto Desherbes, a essayé de jouer autrement.
03:00Mais le résultat est le même. Comment tu l'expliques ? Le mal est profond ?
03:04Je pense que c'est surtout mental, parce qu'à un moment donné, dire un manque de réussite, ça serait
03:10un peu exagéré.
03:12Quand ça se renouvelle autant de fois dans une saison, c'est que mentalement, là, le problème, quand il y
03:20a la réduction du score,
03:22je suis sûr qu'inconsciemment, tous, ils commencent à se dire, voilà, est-ce qu'on va replonger ? Est
03:27-ce que si ? Est-ce que là ?
03:28Alors, effectivement, le fait qu'on ait changé d'entraîneur, moi, j'ai plutôt apprécié en plus la rentrée de
03:35Medina,
03:36parce que je me suis dit, on a la clé de Zerbi quand il faisait ça, mais on verra ce
03:42que me dit l'entraîneur.
03:42Mais à un moment donné, tu m'aimes de 1-1, c'est compliqué, tu fais rentrer un troisième défenseur.
03:46Moi, ça ne m'a pas choqué du tout. J'aurais peut-être rajouté un petit changement à la fin
03:50pour sortir peut-être Greenwood,
03:52qu'il n'y avait plus rien dans les jambes et faire rentrer, limite, n'importe qui à la place,
03:56voire même Vermeurent,
03:57en lui disant, tu cours partout et tu coupes tous les circuits de passe, tu essayes de faire un maximum.
04:03Et après, moi, ce qui me fatigue, c'est qu'Emerson, c'est des gars qui ont de l'expérience.
04:09Attaque ton ballon et derrière, il vient, il te pousse, il y a fois, tu essaies le match, l'arbitre
04:13siffle la fin.
04:14Je ne comprends même pas qu'il n'ait pas attaqué ce ballon.
04:17Donc, ce n'est pas de la malchance de ne pas attaquer le ballon, c'est que c'est une
04:21faute qu'il fait clairement.
04:23Romain, ce qui est particulier par rapport à ce que dit Max, c'est qu'en plus, le dit Emerson
04:27a fait une super partie.
04:29C'est ça qui est fou. C'est que si tu as Médina, un Pavard, un Balerdi, tu as la
04:35tête dans le seau,
04:36tu te dis qu'il fait ce geste coupable parce qu'il n'a pas la confiance.
04:39Mais là, Médina, je pense qu'il est porté un peu... Emerson, il est porté un peu au nu tout
04:45au long de la saison.
04:46Emerson par-ci.
04:46À juste titre.
04:47À juste titre. Sa vraie seule faute, quelque part, c'est ce match à l'aller au Sporting.
04:54Il fait ce... qui peut moins, encore une fois, je trouve que toujours, ce deuxième carton d'année...
04:58Arrête, il était déjà averti, tu le sais.
04:59Oui, mais bon, encore une fois, il y a un minimum de mètre de contact.
05:03Ce n'est pas grave chose, mais ça nous coûte cher ces deux actions de la fin de l'année.
05:06Voilà. Mais là, pourquoi il fait ça, Romain ?
05:09Je ne vais pas faire... Il y a deux, trois journalistes consultants que c'est une nouvelle mode.
05:14Je ne verse absolument pas là-dedans à dire que c'est la faute du public.
05:17Dans d'autres contextes, et on verra dans les autres parties, il y en a qui t'expliquent que c
05:20'est la faute du public.
05:21Des supporters marseillais qui mettent trop d'exigence, ça me fait un peu rigoler.
05:24Je ne vais pas vous dire que c'est la faute du public.
05:26Mais vous qui avez été au stade, il y a une acclamation.
05:28Au moment de cette action, où on a tous peur, on est tous debout, on se dit, ce n'est
05:31pas vrai, ça va encore nous arriver.
05:33Il y a une acclamation, on était au théâtre.
05:35Limite, j'ai senti Emerson qui s'est dit, tu sais, genre, qu'est-ce qui se passe tellement on
05:38criait tous de...
05:41Limite, ça l'a fait... Je ne dis pas que c'est notre faute.
05:43Il doit mieux protéger le ballon, il doit le dégager de suite, on est d'accord.
05:46Moi, sur cette action, il y a deux joueurs, et pour le coup, eux, ils sont coutumiers du fait,
05:51qui ont un comportement qui m'interpelle.
05:53Sur le lancement aux profondeurs de Godot, l'élié gauche de Strasbourg,
05:58donc vraiment quand il balance le ballon, Roulis, j'ai revu du stade, ça me paraissait encore plus clair qu
06:05'à la télé.
06:05Il peut sortir, le gardien qui sort, qui fait le dégagement, favouille en touche et compagnie.
06:11L'action n'existe pas, déjà, il y a ça.
06:13Et après, fou, je ne sais pas si vous l'avez vu, mais sur le coup, je me suis dit,
06:17il n'y a pas un truc bizarre, et je l'ai revu après à la télé, c'est pas...
06:20Pavard, au moment où il dégage, c'est-à-dire, il y a l'action, Godot centre,
06:24sauvetage de Roulis, Pavard dégage, et le moment où Pavard dégage,
06:28il fait ce qu'on appelle dans le milieu une marquignosse,
06:30c'est-à-dire que maintenant, on célèbre, il dégage et il est comme ça.
06:35Garçon, regarde l'action, ça joue.
06:39Alors après, ce n'est pas lui qui a fait faute,
06:40ce n'est pas à cause de parce que Pavard a fait ça, que Emerson, on est d'accord.
06:44Je veux bien le dire qu'en plus, Roulis fait l'arrêt juste avant, quoi.
06:48C'est-à-dire que tu es vraiment pas serein.
06:52Parce que tu as l'arrêt juste avant de Roulis, plus derrière le penalty, c'est trop.
06:56Ce n'est pas normal que ça, ça arrive encore à la 94e minute avec tout ce que tu as
06:59vécu cette année.
06:59Les amis, on a la chance d'avoir Nicolas avec nous.
07:02Forcément, je vais te questionner.
07:05Toi qui as quand même un très beau parcours en tant que coach,
07:10est-ce que ça t'est déjà arrivé de voir une équipe comme ça,
07:14une des tchènes que tu as coachée,
07:15qui systématiquement, en toute fin de match,
07:19souvent dans les arrêts de jeu, encaisse des buts ?
07:22Et quel est, toi, avec ton regard de coach, ton explication ?
07:25En gros, je peux faire un parallèle avec mon parcours et mes derniers matchs avec le POFC.
07:29Il y a eu effectivement des divergences avant la trêve.
07:32Alors qu'on était dans une très belle saison.
07:35Et il se trouve qu'à la reprise, alors qu'on parlait déjà de se séparer,
07:38on a perdu des points contre Rodez et contre Grenoble dans les ultimes minutes.
07:4394e, 96e, des matchs qu'on avait maîtrisés de bout en bout avec énormément d'occasion.
07:49Et il y a des choses de temps en temps qui sont irrationnelles dans le football.
07:52On peut appeler ça des énergies, un supplément d'âme.
07:55Et en gros, quand on est dans une période comme ça,
07:57on a l'impression que tous les éléments sont contre nous.
08:01Et c'est le sentiment que j'ai eu dans le match de Marseille,
08:03un match qui avait été maîtrisé avec des choses intéressantes,
08:07dans un changement d'organisation.
08:09Et quand je vois Jesse Yassine rentrer,
08:12c'est un garçon qui a une très belle étoile au-dessus de lui.
08:16Et c'était obligé que ce soit lui qui fasse la différence dans les ultimes minutes.
08:19C'était quelque chose d'écrit.
08:21Et quand on voit, moi je prends un peu de recul et je suis la saison de l'OM,
08:27même malgré ma fonction d'entraîneur.
08:30Et j'ai le sentiment que ce but marqué par le gardien de Benfica,
08:34il y a quelque chose qui s'est écroulé.
08:35Et ça se joue à ça.
08:37Ça se joue à un but à la 96e, à la Champions League,
08:41au bout d'un match avec quelque chose d'irrationnel.
08:43Et là, depuis ce match-là, il y a tout qui s'effondre.
08:46Et le contexte actuel, il est vraiment très particulier.
08:50C'est très difficile pour les supporters, mais pour le club en général.
08:53Comment tu expliques, toi, encore une fois, de ta position de coach,
08:57que des cadres de l'Olympique de Marseille,
08:59je pense à des Pavard, à des Hager, à des Médina, à des Hochberg,
09:04il y a quand même beaucoup d'expérience dans cette équipe.
09:07Emerson, Palmieri.
09:09Comment ça se fait que ces garçons-là,
09:11ils arrivent à être entraînés dans cette spirale négative
09:14et qu'il n'y en ait pas un pour dire les gars ?
09:16C'est un traumatisme.
09:18Je pense que l'élimination en championne, ça a été vraiment un traumatisme.
09:22Derrière, il y a le Classico,
09:23où là, il y a eu une démonstration de l'équipe de Paris ce soir-là
09:28et il n'y avait plus rien qui fonctionnait.
09:31Et on s'aperçoit que même, on parle de Médina,
09:34on met en avant les mauvaises prestations de ce garçon.
09:37Mais ce garçon, il a l'ADN pour jouer à Marseille en plus.
09:39C'est-à-dire que quand il arrive, quand on le voyait jouer à Lens,
09:41je pense que tous les gens qui le voyaient jouer à Lens,
09:43ils disaient, mais ce garçon-là à Marseille,
09:46ça serait magnifique de le voir à Marseille.
09:49Et aujourd'hui, effectivement, il y a des faits,
09:52des jeux qui tournent contre Marseille.
09:54Donc aujourd'hui, vous vous posez une question,
09:56comment sortir de cette crise-là ?
09:59Déjà, vous trouvez de la sérénité, mais comment ?
10:01Puisque aujourd'hui, le directeur sportif est parti,
10:03le coach est parti,
10:04mais il y a encore une saison à terminer,
10:06il y a encore des objectifs à atteindre.
10:07Alors effectivement, la troisième place s'éloigne un peu,
10:10parce qu'il y a, je crois qu'il y a cinq points de retard sur Lyon,
10:12mais il y a encore la Coupe de France.
10:14On va les recevoir l'année de journée, Lyon.
10:15Voilà, l'idée, c'est de sauver les meubles,
10:17et de faire en sorte que le club, à l'intérieur,
10:22puisse retrouver de la sérénité, ce qui n'est pas évident,
10:24et qu'il puisse emmener le public avec nous,
10:26parce que le public de Marseille,
10:27moi, voyant ça de l'extérieur,
10:29il a été au niveau,
10:30mais pour vivre à l'extérieur de Marseille,
10:35on met en avant ce public.
10:36C'est-à-dire que les tifos qu'il y a eu contre Liverpool,
10:39c'est exceptionnel.
10:40Et ce public mérite tellement d'avoir des bons matchs
10:43et des bons résultats,
10:44que c'est une frustration générale.
10:46Et pour les joueurs, pour le staff,
10:48ça ne doit pas être évident aussi.
10:49Max, je ne vais évidemment pas reprocher à Géronimo Rouli
10:54de ne pas avoir arrêté le pénalty,
10:57mais quand on dit comment soigner cette équipe,
10:59je voudrais que tu tentes de m'expliquer
11:02comment un gardien qui a eu,
11:05ce n'est pas une histoire de baraka,
11:07parce que je pense que c'est simplement du talent,
11:08en tout cas à mes yeux,
11:10sur toute une saison l'an passé,
11:12sur un début de saison cette année,
11:13où il arrêtait des pénalty,
11:14c'était presque un mur infranchissable.
11:17Comment il peut passer dans sa tête
11:20de ça à, on sent un gardien fébrile
11:22sur le pénalty, la touche,
11:24mais tant le Rouli de l'an passé,
11:25il met les deux points, il la sort,
11:26il se lève, il fait comme ça,
11:27tout le stade, il explose.
11:28Et là, il fait ça, il n'arrive pas, tout ça.
11:31Alors, encore une fois,
11:32loin de moi de pointer Géronimo Rouli.
11:34Mais c'est pour dire,
11:35je pense qu'un peu,
11:36il est quelque part,
11:37je sais que Tador Balerdi aussi,
11:38il lui paraît,
11:39il sort de belles saisons
11:40les années précédentes,
11:42cette année,
11:42avec un point d'orgue,
11:44ce non-match à Paris,
11:46où on lui a collé la note de zéro,
11:47ce qui est extrêmement rare sur le fossé.
11:49Comment ces joueurs-là,
11:50qui ont quand même un vécu,
11:52une expérience,
11:52ils sont internationaux,
11:54ils peuvent arriver
11:55de passer d'une extrême confiance
11:57à d'un coup,
11:58on a l'impression
11:59que tout se délite, quoi.
12:01Si tu me permets,
12:02je vais essayer de répondre
12:04un peu plus généralement
12:06à ta question.
12:07Parce que,
12:08tu parles de confiance,
12:09à un moment donné,
12:10la réponse,
12:10elle est déjà dans la question.
12:11C'est la confiance
12:12qui fait la différence.
12:13Moi, ce qui me gêne aujourd'hui,
12:15c'est que,
12:16je suis très déçu
12:17du départ de Benassi,
12:19évidemment,
12:20et de Roberto de Zerbi,
12:23mais je ne peux pas
12:25être dans le camp
12:26de ceux qui défendent
12:28de Zerbi tout le temps
12:29en disant,
12:30ouais,
12:31on s'est mis le feu tout seul,
12:33il est parti, etc.
12:34Je suis désolé.
12:35Benassi,
12:35pour moi,
12:36l'entraîneur,
12:36et j'aimerais bien avoir
12:37l'avis de Nicolas Pré,
12:39qui,
12:41régulièrement en conférence de presse,
12:43prend un joueur
12:45le cite en conférence de presse
12:46et en dit,
12:47lui, voilà,
12:48aujourd'hui,
12:48il nous a carré.
12:50Avoir dernièrement.
12:51La semaine d'après,
12:53Medina,
12:54il ne dit pas ouvertement,
12:55mais il dit,
12:56il n'avance pas.
12:57Il dit,
12:57non,
12:58il n'avance pas.
12:58La semaine d'après,
13:01ou cinq semaines avant,
13:02c'était Ballardy sur le banc.
13:04Il y a eu Roulis avant Paris,
13:05ce qu'il a mis sur le banc.
13:07Roulis avant Paris,
13:08l'histoire avec Murillo.
13:10Et ça,
13:11et bon,
13:11on ne va pas revenir sur l'histoire,
13:12peut-être en début de saison
13:13de Rabiot et d'Euro,
13:14mais elle est là aussi,
13:15quand même,
13:16dans cette saison,
13:17elle compte.
13:18Pour moi,
13:18tout ça,
13:20je suis désolé,
13:21j'adorais l'homme de Zerbi,
13:23j'adorais vraiment
13:25l'âme qu'il pouvait donner
13:27à l'équipe,
13:28mais je pense que
13:28sur certains points,
13:29il est allé trop loin
13:30et qu'il a fait perdre
13:32en confiance certains joueurs,
13:33ne serait-ce que Vermeeren.
13:34Je ne connais pas une seule personne
13:37qui me dit aujourd'hui,
13:38Vermeeren,
13:39il est nul.
13:39Tout le monde adore ce joueur.
13:41Il a fait un...
13:42Moi,
13:42je mets des réserves,
13:43mais je suis le seul.
13:46Voilà,
13:46mais tu mets des réserves.
13:47Tu ne dis pas...
13:48Je ne dis pas qu'il est nul.
13:49Ce n'est pas comme Ballardy
13:50où il a quelques-uns qui le défendent.
13:51Je dis qu'il a une talentelle
13:52qui pourrait faire bien mieux
13:53que ce qu'il propose.
13:54Au final,
13:54on l'a perdu aussi.
13:56Donc,
13:56on a perdu des joueurs.
13:57Donc,
13:57à un moment donné,
13:58je pense que
13:58la responsabilité de l'entraîneur,
14:01elle rentre en considération
14:02quand même
14:02dans tout ce que je viens de dire.
14:04Par rapport à ce que dit Max,
14:05Nico,
14:07est-ce que
14:08cette Olympique de Marseille
14:09qui a eu des fulgurances
14:10complètement folles,
14:12le match ultra boutique
14:14contre Lens
14:15où on gagne 3,
14:16le match qu'on est allé gagner
14:17contre Angers
14:18où on gagne 4-0 à la mi-temps,
14:20Romain,
14:20c'est pas le dis.
14:21La première demi-heure,
14:21exceptionnelle.
14:22En termes de possession,
14:24de cheminement,
14:25c'était du très haut niveau.
14:26Ce match à Paris,
14:27contre Paris,
14:28pardon,
14:29où en finale du Trophée des Champions,
14:32on doit pour moi gagner
14:33s'il n'y a pas encore une fois
14:35ce manque de conscience
14:38en fin de match.
14:39C'est peut-être là le déclic d'ailleurs,
14:41parce qu'on parlait du déclic tout à l'heure,
14:42mais moi je pense que ce match de Paris,
14:43à la base,
14:44tout le monde s'en foutait,
14:45presque ce Trophée des Champions,
14:46et de faire cette égalisation-là
14:48et de perdre le Trophée,
14:49derrière,
14:49ça nous a mis dans la...
14:50C'est une question de régularité
14:52dans la performance.
14:53Ma question, Nico,
14:54c'est,
14:54comme l'a dit Max,
14:55est-ce que tu penses,
14:57parce que je m'interroge sur ça
14:58et tu vas peut-être nous dire
14:59non,
14:59pas du tout,
15:00aucun rapport,
15:00mais est-ce que tu penses
15:01que ce côté émotionnel
15:02de Roberto Desherbi,
15:04avec les Kisiamo,
15:05les On y va,
15:06tu vois,
15:06tu mets de l'énergie,
15:07de la grinta,
15:08mais est-ce que,
15:09du coup,
15:10tu penses que ça a transpiré
15:11sur son équipe,
15:11c'est-à-dire que,
15:12sur certains matchs,
15:13cette énergie,
15:14comme tu l'expliquais tout à l'heure,
15:15ça a pris,
15:15et du coup,
15:16on a vu un OM flamboyant,
15:17et à d'autres matchs,
15:18quelque part,
15:19ça a inhibé les joueurs,
15:20et du coup,
15:21on a vu un OM hyper puissant
15:28d'explication,
15:29ou aucun rapport
15:29avec le sujet ?
15:30Non,
15:31encore une fois,
15:32vu de l'extérieur,
15:33il y a beaucoup de mouvements
15:33dans l'équipe,
15:34il y a beaucoup de mouvements
15:35dans le groupe,
15:36chaque mercato,
15:37il y a beaucoup,
15:38beaucoup de joueurs qui partent,
15:39beaucoup de joueurs qui arrivent,
15:40et nous,
15:42en tant que coach,
15:42on n'a qu'une envie,
15:43c'est d'avoir un groupe
15:44et une stabilité,
15:45travailler avec des joueurs,
15:46même quand on est en Ligue 2,
15:48on a envie que son groupe
15:49ne soit pas changé,
15:50donc les faits font
15:52que ce groupe a été changé,
15:54je rebondis
15:55sur ce que tu as dit tout à l'heure,
15:55le départ de Rabiot,
15:57ça a été quelque chose
15:58de néfaste,
15:59mais dès le départ,
16:00on le sait,
16:00parce que là,
16:01on parle simplement de jeu,
16:02et c'était un rouage
16:03tellement important
16:04sur la faculté qu'il avait
16:06de faire le lien
16:08entre les positions
16:09de défense et d'attaque,
16:10de se projeter,
16:11d'être décisif,
16:12quand on est un joueur
16:13comme ça,
16:13c'est tellement important,
16:15et de part des problèmes
16:17contractuels,
16:18voilà,
16:19c'est un garçon
16:19qui est parti,
16:20et on s'aperçoit,
16:21vous parlez de Vermeuren,
16:22mais ces jeunes joueurs,
16:23ils leur foutent du temps,
16:24c'est-à-dire que
16:25on les juge
16:26très vite,
16:27que ça soit très bien
16:29quand ils font des très bons matchs,
16:30et au bout de 2-3 matchs,
16:31ils passent à côté,
16:32ils disparaissent complètement,
16:33et ce n'est pas évident
16:34pour un joueur,
16:34et donc ça,
16:35ça a tendance à inhiber
16:36les joueurs,
16:36on a parlé aussi
16:37des compos,
16:38beaucoup de changements
16:39de compos,
16:40un football,
16:42c'est quelque chose
16:44des idées
16:45vraiment importantes
16:46de ce coach-là,
16:48qui ont peut-être
16:49tendance à déstabiliser
16:51certains,
16:51de par leur position,
16:52de par les idées
16:53qu'ils voulaient mettre en place,
16:55mais moi,
16:56c'est un entraîneur
16:57que j'admire profondément,
16:58très sincèrement,
16:59et encore une fois,
17:01des faits de jeu
17:02font qu'aujourd'hui,
17:03il n'est plus là,
17:03mais pour moi,
17:04c'est l'entraîneur idéal
17:05pour pouvoir performer
17:07à Marseille.
17:07J'empiète un peu,
17:08excuse-moi Seb,
17:09sur les parties d'après,
17:10mais parce que je veux voir
17:11le point de vue du coach,
17:13et désolé pour ceux
17:14qui nous regardent,
17:15qui sont vraiment
17:15full focus au M,
17:17mais je vais parler
17:17une minute de pot,
17:18parce que c'est un club,
17:21quand même,
17:21on en avait parlé
17:21avec Bastien sur ce plateau,
17:23vous avez un des plus
17:24petits budgets de...
17:26Vous aviez ?
17:27Il est encore,
17:27il est encore.
17:28Il est encore,
17:28mais un des plus petits budgets
17:29de Ligue 2,
17:30et vous étiez
17:31première partie de tableau,
17:34vous étiez les deux
17:35bonnes surprises,
17:35vous et le Red Star.
17:38Moi, il y a quelque chose,
17:40et on a su très vite,
17:41notamment avec ton départ,
17:42et ce n'est pas genre
17:43on a su,
17:44nous, au Fossé,
17:45ça n'a été pas carré de partout,
17:47et on l'a vu dès le début,
17:48il y avait des dissensions
17:51avec le président,
17:52on en a parlé en disant
17:53tiens, il y a eu ça,
17:53et puis on a eu
17:54les matchs nuls.
17:55Moi, je l'ai vu à Marseille,
17:58avec à l'époque
17:58des chants à Nigo,
18:00ce que tu veux,
18:00quand il y a des conflits
18:01à la direction,
18:03j'ai l'impression
18:03qu'au niveau des joueurs,
18:04on le voit
18:05et on ne donne plus de 100%,
18:06mais ça existe
18:07dans n'importe quelle entreprise.
18:08Ce n'est pas que les joueurs
18:10ne donnent pas 100%,
18:11c'est que quelque part,
18:12inconsciemment,
18:13il y a un mot
18:14qui est important
18:14dans n'importe quel club
18:15et dans n'importe quel modèle
18:17de management,
18:17c'est l'unité.
18:18Il faut de l'unité,
18:19de l'unité avec les dirigeants,
18:21avec les supporters,
18:22avec les joueurs,
18:22et donc,
18:23quand on arrive
18:24à trouver cette osmose-là,
18:25c'est toujours plus facile
18:26de performer.
18:27il se trouve que dans une saison,
18:29il y a des moments forts
18:31et des moments un peu plus faibles
18:32et dans les moments faibles,
18:33quand il y a un manque d'unité,
18:34il y a tout qui t'explose
18:35à la gueule.
18:36Et c'est ça qui est difficile,
18:38me concernant,
18:39par rapport à ce que j'ai vécu
18:40sur les six mois
18:41que j'ai vécu là-bas,
18:43malgré des bons résultats,
18:45mais encore une fois,
18:47là,
18:48je parle de management,
18:48effectivement,
18:49de parler des joueurs
18:50et de les mettre
18:52à mal
18:52en conférence de presse,
18:54je pense que ce n'est pas
18:54la bonne solution,
18:55c'est-à-dire qu'il faut,
18:56je parle du principe,
18:57C'est-à-dire qu'il n'y a plus
18:58d'unité là.
18:59Oui, mais après,
19:00c'est des modèles de management,
19:01c'est-à-dire qu'on a tous
19:02des modèles de management différents.
19:04Moi, en ce qui me concerne,
19:05j'aime protéger les joueurs,
19:07j'aime protéger le groupe
19:08en termes de communication externe,
19:10ça ne veut pas dire
19:10qu'après,
19:11en interne et dans le vestiaire,
19:12on peut vraiment se disputer
19:14et avoir des mots forts
19:17concernant ça.
19:18Et quand on est à Marseille,
19:19quand on a cette pression,
19:21parce que la pression du vélodrome
19:22et la pression de l'environnement,
19:23elle est monumentale,
19:25c'est-à-dire que c'est tellement
19:26de l'adrénaline.
19:27On voit aujourd'hui
19:29les supporters dans quel état
19:30ils sont quand ils voient
19:31les résultats de l'OM.
19:33Moi, je suis revenu à Marseille
19:34depuis 15 jours à peine
19:36et encore une fois,
19:37je ressens que l'OM,
19:38c'est le baromètre.
19:39C'est-à-dire, je dis la presse
19:40le matin et là,
19:41je me considère
19:42comme un supporter de Marseille
19:43et je suis tellement heureux,
19:45surtout quand on vit en dehors
19:46de Marseille,
19:46quand l'OM performe.
19:48Ça, c'est ce que tu dis
19:49sur cette gestion.
19:51Excusez-moi,
19:51Seb, on doit être un peu
19:53sur cette partie,
19:54ce que tu dis
19:54sur la communication
19:56de Zerbi.
19:58Moi, je vois,
19:59parce qu'on peut voir le côté
20:00il défonce ses joueurs
20:01quand tu parles, par exemple,
20:02de ce qu'il dit sur Médina.
20:03Moi, je vois quelqu'un
20:04qui cherche à nous expliquer,
20:06par exemple,
20:06cette sortie qu'il a sur Médina,
20:08il explique pourquoi Bruges
20:09il a fait ce choix-là
20:10et il a dit
20:11que c'était compliqué
20:12parce que d'un coup,
20:12il y a Forbes
20:13qui est arrivé dans le dos de Médina
20:14donc j'ai essayé de compenser
20:15et de colmater le truc.
20:16Donc, effectivement,
20:18il défonce un peu son joueur.
20:20Pour expliquer son joueur
20:21mais c'est pour nous expliquer
20:22et je trouve qu'au final,
20:24on peut voir aussi
20:24dans sa communication
20:25à Dezerbi
20:26le fait que nous,
20:27quand je dis nous,
20:28c'est super parce que moi,
20:29j'ai la chance d'être
20:30dans la salle de presse
20:30mais vous la suivez sur Twitch
20:32et au final,
20:33ce n'est pas à moi qui parle,
20:34c'est à tous les supporters
20:34de l'OM
20:35qui ont besoin d'avoir
20:36des questions
20:36et des réponses aux questions
20:38et en fait,
20:39j'ai l'impression que nous,
20:40il ne nous a pas pris
20:40pour des idiots
20:42entre guillemets.
20:42C'est ça aussi
20:43qu'on peut se dire.
20:44C'est-à-dire qu'il a pris le risque
20:45de se couper des fois
20:51et je suis entièrement
20:52d'accord avec lui
20:53que Longoria et Benassia
20:55auraient peut-être dû
20:56protéger davantage
20:58Dezerbi,
20:59je pense que Dezerbi
21:00aurait dû davantage
21:01protéger ses joueurs aussi.
21:02C'est un équilibre.
21:04Voilà, c'est un équilibre.
21:07Pour finir,
21:09du coup,
21:09tu vois quoi
21:10pour finir cette partie
21:11et pour répondre,
21:12tu vois quoi ?
21:13Parce qu'encore une fois,
21:14si avec Pancho Abardonado
21:15et ce côté un peu
21:17je garde le ballon
21:19au point de corner,
21:20tu vois,
21:20un peu plus
21:22combattant,
21:22je vais mettre des guillemets,
21:23mais tu vois,
21:24un peu plus sarnieux
21:25plutôt que ce côté
21:26beau football,
21:28tu vois,
21:29jeu léché,
21:29etc.
21:30Où on se disait,
21:31même en jouant comme ça,
21:32c'est-à-dire j'ai vu des joueurs
21:33faire des touches,
21:34essayer de gagner du temps
21:35au poteau de poteau.
21:36Bon, on a fait deux-deux pareils.
21:38Donc, ça va être quoi
21:38la solution
21:39pour sortir de ce maras ?
21:42Mais est-ce que tu y crois
21:42tout simplement ?
21:43La première solution,
21:45c'est de prendre
21:46un troisième but de l'avance.
21:49Parce qu'à un moment donné,
21:50je te dis ça,
21:51c'est évidemment,
21:52tu vas me dire,
21:52c'est une blague,
21:54mais ça veut dire
21:54que quand il y a deux-zéros,
21:55maintenant,
21:56je pense que c'est n'importe
21:57quel entraîneur de l'OM
21:57qui va arriver,
21:58alors il va peut-être
21:59essayer de leur inculquer
22:00aussi le fait
22:00qu'on a vu
22:02qu'on a écrasé des équipes,
22:03qu'on a été capable
22:04d'en mettre quatre,
22:04cinq, six.
22:05Donc, à mon avis,
22:06il faut que cette équipe,
22:07on la fasse jouer
22:08du début à la fin.
22:09On arrête de leur dire
22:10et gérer quoi que ce soit.
22:11Ils ne gérer plus rien.
22:12Jouez, les gars.
22:13Voilà.
22:13Jouez.
22:14Jouez, mettez des buts,
22:15si vous en prenez un,
22:16mais vous continuez à jouer.
22:17Même à deux-zéros,
22:18vous continuez à jouer.
22:18Ça a été la mission de Dezerbi
22:19durant son mandat
22:20pendant 18 mois.
22:21C'est-à-dire que même
22:21quand il jouait contre des équipes
22:23qui étaient plus fortes,
22:25il n'a jamais refusé le jeu
22:26et il a toujours fait en sorte
22:27que son équipe joue.
22:28Donc après,
22:28effectivement,
22:29il peut avoir de la frustration
22:30de garder le ballon
22:31sur des phases de possession,
22:33mais c'est ses principes.
22:35Et aujourd'hui,
22:36c'est un entraîneur
22:37qui est parti,
22:38mais sa sortie,
22:38elle a été,
22:39je trouve,
22:40très digne.
22:41et c'est quelqu'un
22:42qui, au-delà des choix
22:43qu'on peut contester,
22:45qui a une vraie personnalité
22:46et qui collait parfaitement
22:48à l'environnement.
22:49C'est ce qui est frustrant.
22:50C'est ce qui est frustrant.
22:51Et encore une fois,
22:51je parle encore
22:52de ce but du gardien.
22:53C'est un gardien de but
22:54qui a éliminé l'OM
22:55à la 96e.
22:57Alors oui,
22:58ce soir-là,
22:58ils n'ont pas été bons,
22:59ils méritent de sortir,
23:00mais ça se joue à ça.
23:01Et si l'OM avait été qualifié,
23:03ça aurait été peut-être
23:03les choses
23:04qui auraient été différentes.
23:05À la différence près,
23:06que moi,
23:07je n'ai même plus envie
23:08de parler du match de Bruges.
23:09Tellement,
23:09ça a été une catastrophe.
23:10Je n'ai plus envie
23:11de parler du match de Liverpool.
23:13Parce que Sam,
23:13il peut en témoigner.
23:14Quand on est arrivé,
23:14il m'a dit
23:15qu'on perde un zéro.
23:17Qu'on perde un zéro,
23:18ce soir,
23:18on sera qualifié.
23:20Enfin,
23:20on aura fait,
23:21on sera content.
23:22Et là,
23:23je pense que,
23:24comme tu dis,
23:24il a voulu jouer encore,
23:26mais à force de vouloir jouer,
23:27des fois,
23:27tu te brûles un petit peu.
23:29Donc,
23:30je pense qu'il y a des moments
23:31où il aurait fallu quand même
23:33t'emporiser un petit peu.
23:35Très bien.
23:36Merci, messieurs,
23:37pour cette première partie.
23:38On passe tout de suite
23:39à la seconde partie
23:40de notre émission.
23:41Merci.
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