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À LA UNE / Les jeunes et le sport

Le 2 février, le ministère de l'Éducation nationale a publié les résultats d'une étude menée en septembre 2025 auprès de 267 000 élèves de sixième. La moitié des élèves testés, soit plus de 130 000, sont incapables de courir plus de 5 minutes à 9,5 km/h minimum. L'étude met également en évidence un écart important selon le genre. 46,3 % des garçons sont en situation de maîtrise satisfaisante contre 21 % des filles, soit un écart de 24,7 points en faveur des garçons. Enfin, les résultats varient selon le profil social des établissements. Dans les collèges les moins favorisés, notamment en REP et REP+, 25,3 % des élèves atteignent une maîtrise satisfaisante et dans les établissements les plus favorisés, ils sont 43,4 %, soit un écart de 18,1 points. Selon le ministère de la santé, les ados et pré-ados sont trop sédentaires, il y a « trop d'écrans », « trop de malbouffe », en 25 ans, les enfants ont perdu 40% de leur capacité cardio-respiratoire. Des résultats qui sont peu surprenants, selon Coralie Benech, professeure d'EPS à Paris et du syndicat SNEP-FSU. « Les médecins appellent ça une bombe sanitaire », affirme-t-elle. Elle appelle à des investissements, y compris pour les gymnases qui se délabrent. Au début du mois de septembre 2023, le président de la République, Emmanuel Macron, avait annoncé sa volonté de généraliser en 2026 à l'ensemble des 7 000 collèges la mise en place de deux heures de sport hebdomadaires, en plus des cours d'éducation physique et sportive (EPS). Même si les ministères de l'éducation nationale et des sports assurent que « le bilan des deux premières années d'expérimentation (...) a démontré la pertinence de la mesure », son déploiement est resté limité et demeure sur la base d'un volontariat. Comment mettre et remettre les jeunes au sport face au constat d'un décrochage sportif ?

Invités :
- Sébastien Dirx, député « Ensemble pour la République » de Saône-et-Loire
- Sabrina Sebaihi, députée écologiste des Hauts-de-Seine
- Pierre Rondeau, co-directeur de l'Observatoire du sport de la Fondation Jean Jaurès et co-auteur de « Les Français et le sport » (éditions Le Cherche Midi)

« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.

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Transcription
00:00:00Musique
00:00:00Bonsoir, bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque Voix Compte.
00:00:27Comme chaque vendredi, nous allons vous donner la parole à vous pour cette émission en public consacrée ce soir aux jeunes et à la question du sport.
00:00:37Alors justement, on va voir que les jeunes, ils en font de moins en moins.
00:00:40On va se demander tous ensemble pourquoi.
00:00:42On verra que sur ce plateau ce soir, il y en a qui ont des solutions évidemment.
00:00:46On parlera aussi des parents pour qui c'est pas toujours facile de gérer tout cet emploi du temps.
00:00:50Ça c'est pour l'équipe du public.
00:00:51Avec moi ce soir, dans l'équipe des députés Sabrina Sébailly, députée écologiste des Hauts-de-Seine et Benjamin Dirks, députés ensemble pour la République de Saône-et-Loire.
00:01:00Bonsoir à vous deux.
00:01:01Et puis notre expert, allez, notre arbitre.
00:01:03Ce soir, Pierre Rondeau, co-directeur de l'Observatoire du sport à la Fondation Jean Jaurès.
00:01:08Vous avez signé, co-signé le livre « Les Français et le sport » aux éditions du Cherche Midi.
00:01:13Merci à vous trois d'avoir accepté notre invitation et de se prêter à ce jeu de questions-réponses avec le public.
00:01:19Cette émission, c'est la vôtre.
00:01:21Alors profitez-en.
00:01:22On s'échauffe un peu.
00:01:24Allez, chaque voix compte.
00:01:25C'est parti.
00:01:34Alors on est vendredi soir.
00:01:36Vous êtes jeunes, vous êtes peut-être encore en train de réfléchir à ce que vous allez faire ce week-end.
00:01:40Réviser le contrôle de maths, voir les copains-copines, rattraper la série que vous allez manquer.
00:01:45Mais est-ce que vous avez gardé un petit créneau pour faire de l'activité physique ?
00:01:49Le sport, les jeunes en font de moins en moins.
00:01:52C'est ce dont on va parler évidemment ensemble ce soir.
00:01:54On va vous donner toutes les clés, tous les chiffres pour comprendre avec Dario Borgogno.
00:01:58Et c'est deux minutes pour comprendre.
00:02:04Bientôt terminées, les courses pendant la récré.
00:02:07La moitié des élèves de 6e sont incapables de courir plus de 5 minutes, révèle le ministère de l'éducation nationale.
00:02:14Dans l'ensemble, les chiffres sont alarmants.
00:02:17En 40 ans, les enfants ont perdu 25% de leur capacité cardiovasculaire, faute de sport dans leur quotidien.
00:02:24Un enfant sur deux fait moins de 20 minutes d'activité physique et sportive par jour.
00:02:28Et entre les sexes, l'écart se creuse.
00:02:31Une fille sur deux abandonne le sport à l'adolescence.
00:02:34Un phénomène qui touche particulièrement la France.
00:02:36Mauvais élève dans ce domaine.
00:02:38Dans le classement de l'Organisation mondiale de la santé,
00:02:41elle est à la 119e place sur 146 pays à propos de l'activité physique des adolescents.
00:02:46Alors, comment expliquer de tels résultats ?
00:02:50Sans surprise, l'omniprésence des écrans dans leur vie pousse à plus de sédentarité.
00:02:55Mais les jeunes ne sont pas les seuls à blâmer.
00:02:57Un manque de moyens sur le territoire peut aussi expliquer ce manque d'activité.
00:03:00Près de la moitié des collèges et lycées sont en situation d'urgence
00:03:04et ont besoin de rénovation ou de construction d'infrastructures sportives.
00:03:09Pourtant, l'État encourage la pratique.
00:03:11Avec passeport, une aide financière pour s'inscrire dans des clubs
00:03:13ou encore au sein de leur emploi du temps.
00:03:16On met en place maintenant la demi-heure de sport en primaire
00:03:21qui est une petite révolution mais qui fait que vous allez avoir des collégiens
00:03:24qui arrivent normalement à une autre pratique.
00:03:26Mais comment en est-on arrivé là ?
00:03:28Les politiques se suivent et se ressemblent avec de moins en moins de résultats.
00:03:32Pourtant, cette volonté de faire bouger nos jeunes ne date pas d'hier.
00:03:35Les cours de sport sont obligatoires depuis le 19e siècle.
00:03:39Le cours élémentaire deuxième année et les cours moyens première et seconde année,
00:03:43il faut songer au développement organique de l'enfant.
00:03:46Ainsi, cet atelier de saut en hauteur pour les garçons
00:03:49ou bien cette course de relais pour les petites filles.
00:03:54A noter tout de même un effet Jeux Olympiques de Paris.
00:03:5761% des personnes âgées de 15 ans ou plus
00:04:00pratiquent à présent une activité sportive régulière.
00:04:03C'est 7 points de plus qu'en 2018.
00:04:06Beaucoup de choses dans ce sujet.
00:04:08On va commencer par un témoignage.
00:04:10Avec vous, Zélie Moncel, vous avez 15 ans, vous êtes lycéenne.
00:04:13Alors vous êtes dans le cœur de notre sujet.
00:04:14On va commencer par les premiers concernés.
00:04:16Zélie, vous en faites assez du sport ?
00:04:18Vous aimeriez en faire plus ? Quel constat vous faites ?
00:04:20Alors moi, je pense qu'on fait globalement du sport.
00:04:25On fait bien du sport.
00:04:27Mais c'est vrai qu'on manque quand même d'infrastructures.
00:04:30Moi, l'année dernière, j'avais 3 heures de sport.
00:04:32Et sur 3 heures, on allait à la Courneuve.
00:04:35Donc on prenait 40 minutes.
00:04:37Ce qui fait qu'on réduisait beaucoup nos temps de pratique sportive.
00:04:41On n'avait pas déjà 3 heures.
00:04:42C'est vrai que ce n'est pas énorme.
00:04:44Et si en plus, on doit prendre les transports.
00:04:46Et c'est assez récurrent comme problème.
00:04:49Ce n'est pas juste quand on va faire une certaine pratique.
00:04:52C'est assez récurrent.
00:04:53Alors cette question des infrastructures, évidemment, elle compte énormément.
00:04:57Pierre Rondeau, est-ce qu'on peut dire que la France, on est bien équipé pour faire du sport ?
00:05:01Ou est-ce qu'on manque d'équipement ?
00:05:02Alors, on est bien équipé pour faire du sport.
00:05:04Et là où c'est intéressant, quand on aborde la thématique de l'émission et de la pratique sportive du quotidien,
00:05:08c'est de bien faire le distinguo.
00:05:10Et c'est un vrai débat.
00:05:11Ce débat, on l'a eu pendant les Jeux Olympiques.
00:05:13De ce qu'est une nation sportive.
00:05:15Il faut bien distinguer, quand on parle de sport, du sport qui se pratique,
00:05:19qui nous concerne aujourd'hui, à savoir les jeunes et la pratique sportive,
00:05:23et le sport qui se regarde, le sport d'élite.
00:05:25Et la France qui brille aux Jeux Olympiques, été comme hiver,
00:05:28ou Coupe du Monde, Championnat d'Europe et autres.
00:05:30Alors, politiquement et historiquement, la France a fait très tôt le choix,
00:05:34et ça remonte aux années 60 avec le général de Gaulle,
00:05:37a fait le choix, pour une raison de réputation internationale,
00:05:41a fait le choix de l'excellence, de l'élitisme.
00:05:43On est une nation sportive parce qu'on a brillé aux Jeux Olympiques.
00:05:46Donc on a des infrastructures, on a l'équipement.
00:05:48Mais la question est de savoir si derrière,
00:05:50on a une forme de ruissellement vers la pratique du quotidien,
00:05:53et est-ce que derrière, l'argent que met en place,
00:05:56met en avant l'État et les instances pour le soutien de la pratique,
00:05:59est équivalent entre l'élite et le quotidien.
00:06:02Et au niveau du quotidien, votre reportage l'a parfaitement dit,
00:06:07et c'est vrai, c'est démontré,
00:06:08près de la moitié des équipements aujourd'hui sont bétustes.
00:06:11Près de la moitié des équipements ne sont pas accessibles
00:06:13pour les jeunes du quotidien.
00:06:14Justement, avec vous, les députés, on va se poser cette question,
00:06:17mais avant ça, parce qu'on voit dans le sujet,
00:06:19et Pierre Rondeau en parlait, c'est vrai qu'avec le Jeux Olympiques,
00:06:22il y a eu une ferveur, on a l'impression que,
00:06:24voilà, on remonte aux années 70, on dit qu'il faut faire du sport,
00:06:26mais on n'a pas la culture du sport en France,
00:06:29notamment pour les jeunes, Sabrina Sébailly ?
00:06:31Je pense qu'il y a eu, en tout cas, cette culture,
00:06:34et puis les Jeux Olympiques ont montré qu'il y avait une vraie ferveur
00:06:36autour de cette question du sport,
00:06:37mais la problématique, c'est où, quand, comment ?
00:06:40Il y a une question, bien sûr, d'équipement,
00:06:42c'est-à-dire à quel point les équipements sont dispersés
00:06:46sur l'ensemble du territoire, parce que c'est aussi ça,
00:06:47quand on parle des équipements où il y en a,
00:06:49mais pas forcément partout, de la même manière,
00:06:51et de manière égale sur le territoire,
00:06:53c'est à quel moment, c'est la question du temps,
00:06:56et puis je pense qu'il faut aussi peut-être réfléchir
00:06:58à une nouvelle forme de pratique du sport, par exemple,
00:07:00je sais qu'il y a beaucoup de villes qui réfléchissent
00:07:02à la question du sport en plein air,
00:07:04donc des agrès sportifs qui sont disponibles
00:07:06sur l'espace public, qui permettent de faire du sport
00:07:08à n'importe quel moment, sans qu'on soit contraint
00:07:10par des durées d'ouverture ou de fermeture
00:07:12des équipements sportifs.
00:07:13Benjamin Dirks, vous allez vous défendre une résolution
00:07:15pour renforcer, justement, le pilotage, la cohérence ?
00:07:18Ça prouve bien qu'il en faut encore du chemin.
00:07:20C'est pas parce qu'on répète tous les trois ans
00:07:22qu'il faut une demi-heure de sport qu'on y arrive à la fin.
00:07:24Oui, tout à fait, c'est une proposition de résolution
00:07:26qu'on pourra étudier lundi, peut-être qu'on y reviendra
00:07:29tout à l'heure dans l'émission
00:07:30sur les équipements sportifs, quand même, redire
00:07:32qu'on a en France 330 000 équipements sportifs
00:07:35recensés sur une plateforme qui s'appelle Data West
00:07:37et que, depuis 2020, on a eu deux plans successifs
00:07:41de 5 000 équipements qui ont été mis en place
00:07:43et on est à plus de 10 000 équipements
00:07:45qui ont été construits.
00:07:49Peut-être une chose dans l'étude
00:07:50dont vous avez fait part tout à l'heure,
00:07:53c'est l'écart qu'on peut avoir entre les filles
00:07:55et les garçons parce qu'on a 46 %
00:07:57de résultats satisfaisants. Il ne s'est pas assez
00:07:59pour les garçons quand on n'a que 21 %
00:08:01pour les filles. On reviendra justement sur
00:08:03cette question, on va se poser cette question spécifique
00:08:05des filles. Je voudrais vous poser, vous donner la parole
00:08:07Fabrice Alain. Vous avez 47 ans,
00:08:09vous êtes professeur de sport, je précise
00:08:11que vous êtes aussi secrétaire du
00:08:13syndicat national de l'éducation physique.
00:08:15Pour vous, le sport, il doit être fait à l'école.
00:08:17Est-ce qu'il y a assez de profs ? Est-ce qu'il y a assez
00:08:19d'équipements ? Quel constat vous faites, vous,
00:08:21en tant que prof de sport ? Oui. Alors, professeur
00:08:23d'EPS parce que les professeurs de sport, c'est aussi
00:08:25un autre corps. Alors, toutes mes excuses
00:08:27d'éducation physique et sportive,
00:08:29on vous écoute. Non, ça a son importance parce que le sport,
00:08:31il peut se faire à l'école, il doit se faire à l'école,
00:08:33mais il doit aussi se faire dans d'autres
00:08:35temps en dehors de l'école. Mais c'est pour ça qu'il faut
00:08:37faire en sorte que ces temps aussi
00:08:39vivent ensemble et en complémentarité.
00:08:41Et ça, c'est important.
00:08:43Effectivement, les chiffres qui ont été donnés, et je rebondis
00:08:45sur ce qui vient d'être dit, écart
00:08:47entre les garçons et les filles, écart
00:08:49aussi entre les classes favorisées
00:08:51ou les milieux populaires. Et ça se
00:08:53combine aussi. Les filles des milieux
00:08:55populaires pratiquent encore moins
00:08:56les inégalités territoriales. Juste avant
00:08:59l'émission, là, je parlais avec ma voisine
00:09:00qui est à Paris. Paris, c'est
00:09:03difficile. C'est 14 équipements
00:09:05sportifs pour 10 000 habitants. Ça fait partie
00:09:07des moyennes les plus basses en France.
00:09:09Les Hautes-Alpes, c'est 208, par exemple.
00:09:11Il y a des départements plus sportifs que d'autres.
00:09:13Ça, on le voit sur la carte. Alors, je n'ai pas dit plus sportifs.
00:09:15J'ai dit avec plus d'équipements. Après, il faut regarder
00:09:17dans le détail, effectivement.
00:09:18Et il y a la question du handicap que je ne passe pas sous silence
00:09:21parce que cette question, aujourd'hui, il y a 90%
00:09:24des personnes en situation de handicap qui disent
00:09:25que la pratique est importante,
00:09:28mais il n'y en a que la moitié qui peuvent accéder aussi
00:09:29à des infrastructures adaptées.
00:09:31Donc, la problématique, elle est vraiment globale.
00:09:33Donc, voilà, je peux m'en tenir là et puis on interviendra
00:09:35après sur... Et sur celle de l'école,
00:09:37justement, en particulier, est-ce qu'il faut faire
00:09:39plus d'heures de sport à l'école ?
00:09:41Les emplois du temps sont déjà un peu
00:09:43surchargés. On les met où, ces heures de sport ?
00:09:46Alors là, effectivement, il y a de nombreux rapports
00:09:50qui sont sortis ces dernières années,
00:09:52un peu dans la fenêtre des Jeux olympiques,
00:09:55de différents députés qui ont mis en avant
00:09:57tous une revendication qu'on porte nous,
00:09:59c'est-à-dire l'augmentation des horaires
00:10:01hebdomadaires d'éducation physique et sportive.
00:10:03J'insiste sur le terme parce qu'il y a aussi
00:10:05des dispositifs qui ont été mis en place.
00:10:07Les deux heures de sport au collège,
00:10:08l'activité physique quotidienne à l'école élémentaire,
00:10:11c'est des dispositifs qui n'ont pas fonctionné
00:10:13et qui, pour nous, ne répondent pas aux besoins
00:10:16de toute la jeunesse, de par plusieurs aspects,
00:10:18leur caractère facultatif, le caractère aussi
00:10:21qu'ils n'ont pas touché, la cible de ceux
00:10:23qui en avaient le plus besoin, ceux qui sont venus
00:10:25s'y inscrire, ce n'étaient pas ceux qui avaient
00:10:26le plus besoin d'activité. Donc voilà, nous,
00:10:28on pense que c'est l'éducation obligatoire
00:10:30pour toute la jeunesse qui doit être augmentée
00:10:32à l'école.
00:10:33Augmentée à l'école, sauf que Sabrina
00:10:35s'ébahit Benjamin Dirks, parfois les parents
00:10:38se disent mais où est-ce qu'on met tout ça
00:10:39dans l'emploi du temps ? Quand on a un enfant
00:10:41qui commence à 8h, qui finit à 18h,
00:10:44est-ce qu'il faut rogner sur autre chose ?
00:10:45Oui, je pense deux choses par rapport à ça.
00:10:47Déjà, avant le collège et puis le lycée,
00:10:50on a l'école primaire et donc les 30 minutes
00:10:51qu'on a voulu mettre en place et qui ne sont
00:10:54pas forcément traduites par réellement
00:10:5630 minutes de sport ou d'éducation physique.
00:10:59Et puis après, pour le lien avec, bien sûr,
00:11:00qu'à l'école, qu'au collège, qu'au lycée,
00:11:02on a envie d'avoir plus d'heures, ce sera très bien
00:11:05mais ça ne suffira pas parce que l'autre chiffre
00:11:07qu'on n'a pas dans l'étude qui est mis là,
00:11:09c'est qu'on a 55% des 0-14 ans
00:11:12qui sont licenciés en club.
00:11:14Et si vous mettez en corrélation ces 55%
00:11:16avec les seulement 50%
00:11:18qui ont des résultats satisfaisants
00:11:20quand on arrive en 6e, on peut tout simplement
00:11:22se dire que ceux qui sont en club
00:11:23et bien souvent des CSP+,
00:11:26c'est un peu ce que disait notre professeur.
00:11:27Ce sont ceux qui arrivent à l'école.
00:11:28C'est ceux qui réussissent. Si vous arrivez en 6e
00:11:30et je vous demande de lire une portée musicale
00:11:32et que vous n'avez jamais fait de musique,
00:11:34est-ce que vous allez réussir ? Vous ne réussirez pas.
00:11:36Sabrina Sébailly, est-ce que, voilà, c'est à l'école,
00:11:38on parle aussi, on va parler, des fédérations du sport
00:11:40à côté de l'école, mais est-ce que c'est à l'école
00:11:42de proposer du sport
00:11:44et davantage d'heures de sport ?
00:11:46Oui, quand j'ai commencé, j'ai parlé du temps
00:11:48parce que faire du sport, ça demande aussi,
00:11:50voilà, son agenda de la journée, en général,
00:11:52il est assez compliqué.
00:11:54Et au moment où on a eu tout un débat
00:11:55sur la réforme du temps scolaire,
00:11:57et ce que j'ai trouvé dommage dans ce débat
00:11:59qui avait eu lieu, c'est qu'on avait réfléchi
00:12:01la question de ce temps périscolaire
00:12:03sans parler du projet pédagogique.
00:12:05Qu'est-ce qu'on veut comme projet pour nos enfants ?
00:12:06Si le sujet, c'est de dire qu'il faut répartir
00:12:08autrement le temps dans la journée,
00:12:10eh bien oui, il faudrait avoir plus d'activités physiques
00:12:12au sein des écoles,
00:12:14et donc le temps périscolaire doit s'adapter à cela.
00:12:16Est-ce que ça veut dire moins de vacances scolaires,
00:12:18étendre, avoir des cours le matin, des activités
00:12:20l'après-midi ? Tout ça doit se poser dans le cadre
00:12:21du projet pédagogique, et je pense qu'on a pris
00:12:24le problème à l'horaire, c'est-à-dire qu'on s'est vraiment dit
00:12:25on va réduire, on va faire un temps périscolaire
00:12:27sans réfléchir à ce qu'on voulait réellement comme projet
00:12:29pour la société derrière. Donc oui, l'école doit être
00:12:32un endroit où ça peut se pratiquer, d'abord
00:12:34parce que c'est le seul endroit où on peut lutter
00:12:35contre les inégalités sociales, puisque tous les enfants
00:12:37sont censés être...
00:12:39Pierre Rondeau, est-ce qu'en France, à l'école,
00:12:42et peut-être qu'après je vous demandais si on a ce sentiment-là,
00:12:44on a le sentiment que c'est
00:12:46la tête d'un côté, les jambes de l'autre ?
00:12:47Ça fait partie de la... Oui, c'est la culture
00:12:49franco-française dédiée au sport, contrairement
00:12:51au monde anglo-saxon
00:12:54ou en Europe. C'est ce que j'allais dire, aux Etats-Unis,
00:12:56un sportif de haut niveau, il intègre
00:12:57une super grande université.
00:12:59Effectivement, en France, on va toujours privilégier
00:13:02la réussite intellectuelle et la réussite sportive.
00:13:04Vous serez là pour en témoigner,
00:13:06mais on a tous en tête les exemples au collège
00:13:08ou au lycée des rendez-vous parents-prof.
00:13:10Peu de fois, on allait voir
00:13:12le prof d'EPS pour savoir comment ça se passait.
00:13:14Les conseils de classe, à chaque fois,
00:13:16on mettait en avant les résultats en mathématiques ou en français.
00:13:18En EPS, c'était pas à chaque fois
00:13:20la chose la plus primordiale.
00:13:21Non, et on disait, c'est pas grave, très bon en tout, et puis en sport.
00:13:24Et quelqu'un qui avait 18 en EPS, mais 2 en maths,
00:13:26on allait le gronder, et quelqu'un, à l'inverse,
00:13:28qui avait été très bon en mathématiques
00:13:29et très mauvais en sport, c'était pas grave.
00:13:32C'était vraiment à chaque fois mettre en avant.
00:13:33Et d'ailleurs, c'était une revendication
00:13:34à l'époque de Nathalie Ganetta,
00:13:37qui était conseillère au sport de François Hollande
00:13:38lors de son mandat, qui souhaitait
00:13:40que le coefficient au bac en EPS soit triplé.
00:13:43Pour vraiment qu'on considère,
00:13:45qu'on prenne conscience qu'en France,
00:13:47et vraiment en France,
00:13:49le sport doit être mis en avant.
00:13:50Contrairement, je le répète, il y a des pays en Allemagne,
00:13:52en Finlande, ou même dans le monde anglo-saxon,
00:13:54où vous avez le sport qui est considéré
00:13:56comme étant normal, et la pratique est régulière et répétée.
00:13:59Alors, Nicolas Todesco,
00:14:01est-ce que c'est pour ces raisons-là,
00:14:02manque d'équipement,
00:14:04sédentarité à l'école,
00:14:05et cloisonnement un petit peu
00:14:06entre l'intellectuel et le sport,
00:14:08que vous avez décidé de mettre en place
00:14:10des vélos dans les classes ?
00:14:12Expliquez-nous votre projet.
00:14:13Exactement.
00:14:14Donc nous, on met en place des vélos-bureaux
00:14:16en sein de la classe,
00:14:17donc dans les établissements scolaires.
00:14:19Et l'avantage, c'est qu'effectivement,
00:14:21on va pouvoir faire du sport.
00:14:22Alors, on va plutôt parler d'activité physique modérée,
00:14:25ce qui est déjà quand même une première étape
00:14:28vers le mouvement.
00:14:29Donc on met en place ces dispositifs-là,
00:14:32et ils vont avoir l'avantage de permettre aux élèves
00:14:34de faire une demi-heure d'activité physique par jour.
00:14:37Ça va permettre aussi, justement,
00:14:39de combattre les inégalités,
00:14:40et aussi d'amener un peu d'inclusion,
00:14:41puisque c'est des élèves qui ont des troubles de l'attention,
00:14:44des élèves des troubles autistiques.
00:14:45Voilà, tout un tas de personnes
00:14:47qui n'ont pas l'habitude forcément d'accéder au sport.
00:14:50Et l'utilité de ce vélos-bureau-là,
00:14:51c'est qu'il est utilisé dans la période de classe,
00:14:54et ça permet d'allier la tête et les jambes,
00:14:56et forcément, d'ailleurs, ça améliore la cognition.
00:14:58Et les professeurs ne sont pas dubitatifs au début ?
00:15:02Parce qu'on dit souvent, en primaire,
00:15:04voilà, maintenant, tu restes assis derrière ton bureau,
00:15:05en maternelle, tu pouvais aller jouer,
00:15:07là, tu restes assis.
00:15:08C'est un changement de mentalité aussi, peut-être, à avoir.
00:15:10On a quand même pas mal évolué,
00:15:11donc ça fait dix ans qu'on est en place,
00:15:12et on a vu les choses vraiment bouger.
00:15:14Et c'est vrai que maintenant,
00:15:15c'est des choses qui commencent à être comprises,
00:15:17et surtout, les effets sont tellement positifs
00:15:19que les choses s'imposent d'elles-mêmes,
00:15:21puisqu'on met deux vélos seulement par classe,
00:15:23donc c'est quand même assez facile à mettre en place et à contrôler.
00:15:26Et Fabrice Allain, je parle sous votre contrôle de prof de baisse,
00:15:29mais effectivement, il y a le sport tel qu'on l'imagine, etc.,
00:15:32mais il y a l'activité physique,
00:15:33juste le fait de se lever, de ne pas rester assis.
00:15:36C'est pas un angle mort,
00:15:38mais il faut aussi réfléchir à ça dans les classes, Sabrina Sébahi ?
00:15:41Alors, dans les classes, bien sûr.
00:15:42Moi, j'ai eu la chance de voir les vélos-bureaux dans des classes,
00:15:44donc j'ai trouvé ça assez impressionnant,
00:15:46et je trouvais très intéressant, en fait,
00:15:48de pouvoir, voilà, allier justement ce côté activité physique
00:15:50avec l'éducation,
00:15:52mais je pense que c'est surtout une acculturation, en fait,
00:15:56à cette envie de bouger.
00:15:57Et je vais vous donner un exemple.
00:15:59Quand vous avez, dès la maternelle ou l'élémentaire,
00:16:01des parents qui ramènent leurs enfants à l'école,
00:16:03en voiture,
00:16:04alors qu'en général,
00:16:04ils sont à proximité de l'école,
00:16:06et que juste faire ces quelques mètres à pied avec leur enfant,
00:16:08c'est déjà une activité physique,
00:16:10même si on la sous-estime,
00:16:11eh bien, c'est aussi cela, faire de l'activité.
00:16:13Donc, c'est le chemin de l'école,
00:16:14c'est cette activité autour,
00:16:15c'est dans la classe,
00:16:16et je crois qu'il y a peut-être aussi des choses
00:16:17qui se sont perdues de ce point de vue-là,
00:16:18d'autant plus que derrière,
00:16:20il y a la question des écrans,
00:16:21qui occupent de plus en plus de temps
00:16:23dans notre temps de la journée,
00:16:25et qui fait qu'on est moins aussi actifs.
00:16:27On y reviendra,
00:16:27parce qu'effectivement,
00:16:28on a l'impression que c'est un peu
00:16:28les vastes communicants
00:16:29entre le temps de sport et le temps d'écran.
00:16:31Benjamin, dire qu'il faut penser,
00:16:32voilà, la pratique physique
00:16:34dans sa plus large acceptation,
00:16:36ce n'est pas juste le sport,
00:16:37c'est le fait de se bouger,
00:16:39de ne pas rester assis toute la journée.
00:16:41Tout à fait.
00:16:41Là, en ce moment,
00:16:42on a les Jeux Olympiques d'hiver,
00:16:43et c'est très bien,
00:16:43on a le sport de très haut niveau.
00:16:45Mais ça ne suffit pas de regarder,
00:16:46je crois que ça,
00:16:46ce n'est pas du sport.
00:16:47Et l'important,
00:16:48c'est ce sport pour tous,
00:16:49amener à l'activité physique,
00:16:50ce qui est fait avec le vélo-bureau,
00:16:52c'est une très, très bonne chose.
00:16:545 000 classes équipées.
00:16:55Tout à fait.
00:16:56Et on le fait dans le temps de l'école,
00:16:57mais ça doit aussi nous donner envie
00:16:59d'aller le pratiquer en dehors de l'école.
00:17:01Et c'est ça qui est le plus important
00:17:03dans ce genre de choses
00:17:05qui est mise en place.
00:17:05Alors justement,
00:17:06on a parlé des élèves, des profs,
00:17:08on a parlé des parents.
00:17:09Avec Kadidiatou,
00:17:10connaissez,
00:17:11vous avez 36 ans,
00:17:12vous avez 5 enfants,
00:17:14ce qui est déjà peut-être
00:17:15un sport en soi,
00:17:15de 4 à 15 ans.
00:17:17Et vous allez nous dire,
00:17:18je pense qu'il y a beaucoup de parents
00:17:19qui vont se reconnaître,
00:17:20si vous voulez bien faire,
00:17:21vous voulez qu'ils fassent du sport.
00:17:22Mais alors,
00:17:23c'est 5 emplois du temps à gérer, quoi.
00:17:25Et oui,
00:17:26c'est 5 emplois du temps à gérer,
00:17:28en plus d'une autre.
00:17:31Parce que si on veut être actif aussi,
00:17:33il faut que ça se programme.
00:17:36Et donc, mes enfants,
00:17:38avec mon mari,
00:17:38on a eu la volonté
00:17:39de les mettre au sport tout de suite
00:17:40parce que nous,
00:17:41on a vu notre exemple,
00:17:43quand on a quitté le cadre scolaire,
00:17:44il n'y avait plus de sport.
00:17:46À partir de la fin du lycée,
00:17:47c'est à toi de décider
00:17:48d'aller faire du sport,
00:17:49mais il n'y a plus de cadre.
00:17:50si tu n'es pas en club ou autre.
00:17:53Et donc,
00:17:53on a eu cette volonté
00:17:54dès le CE1.
00:17:56Ils ont commencé par la natation,
00:17:58puis mon fils,
00:17:58il a fait 6 ans de judo.
00:18:00Les filles,
00:18:00elles ont fait judo
00:18:01et font foot maintenant.
00:18:02Et la petite dernière,
00:18:03elle fait tennis.
00:18:04Et donc,
00:18:05voilà,
00:18:05c'est des emplois du temps à suivre.
00:18:08Beaucoup d'investissements humains.
00:18:10Voilà,
00:18:10parce qu'il faut aller les déposer,
00:18:11aller les chercher.
00:18:12il faut jongler avec les emplois du temps.
00:18:16Et les devoirs ?
00:18:16Et les devoirs.
00:18:17Parce que,
00:18:18par exemple,
00:18:18je prends l'exemple de mes filles.
00:18:19Le mardi ou jeudi,
00:18:20elles finissent à 17h.
00:18:22Elles ont entraînement à 18h30.
00:18:24Donc,
00:18:24il faut courir.
00:18:26Il faut que les devoirs soient faits,
00:18:27qu'elles soient prêtes aux vestiaires.
00:18:29Et donc,
00:18:30c'est...
00:18:31En fait,
00:18:31il faut une réelle volonté
00:18:32pour que ça se fasse.
00:18:34C'est ça.
00:18:35C'est que ça joue beaucoup
00:18:36sur la volonté des parents,
00:18:38Pierre Rondeau,
00:18:39d'expliquer,
00:18:40voilà,
00:18:40de consacrer du temps
00:18:42pour courir.
00:18:43Je pense que beaucoup de parents
00:18:44se reconnaissent.
00:18:45Le tennis à telle heure,
00:18:46pas oublier le sac de sport,
00:18:47redéposé.
00:18:48On arrive à la maison,
00:18:4820h30.
00:18:50La douche,
00:18:50les devoirs,
00:18:51c'est déjà deux journées en une.
00:18:53Il faut aussi...
00:18:53Alors,
00:18:53peut-être que c'est mon...
00:18:55Je vais avoir une forme de...
00:18:57C'est mon métier d'économiste
00:18:58qui va parler,
00:18:59mais il faut prendre conscience
00:18:59que le sport...
00:19:00Alors,
00:19:00j'ai conscience,
00:19:01et bien évidemment,
00:19:01qu'il faut prendre les devants
00:19:03et trouver des solutions
00:19:04pour savoir gérer son temps.
00:19:06Mais il faut aussi prendre conscience
00:19:07que le sport est en soi
00:19:08un investissement.
00:19:09De manière globale,
00:19:10pas directement,
00:19:11en votre cas précis,
00:19:11mais de manière globale,
00:19:12le coût de la sédentarité,
00:19:14c'est 60 milliards d'euros,
00:19:15le coût social,
00:19:16pour toute la société.
00:19:17Et on sait,
00:19:18ça a été démontré,
00:19:19notamment une étude récente
00:19:20par le ministère des Sports,
00:19:21que si on mettait les gens
00:19:22à la pratique sportive régulière,
00:19:24avec un soutien,
00:19:24donc on parle de gain net ici,
00:19:26en plus d'un investissement
00:19:27consenti par l'État
00:19:28et les collectivités
00:19:29pour soutenir à la pratique,
00:19:31on pourrait faire
00:19:31de considérables économies.
00:19:33Et ces économies-là,
00:19:34c'est ensuite moins de taxes,
00:19:35moins d'impôts,
00:19:36moins de factures.
00:19:37C'est un investissement.
00:19:38Donc évidemment,
00:19:39il y a une question de temps
00:19:40et il faut trouver la solution.
00:19:41Mais il faut considérer
00:19:41que c'est aussi un investissement,
00:19:42le sport.
00:19:43J'aimerais dire que c'est un investissement
00:19:44puisqu'après, c'est vrai
00:19:45qu'on parle,
00:19:46c'est une question de santé publique.
00:19:47Je rappelle que l'OMS,
00:19:48l'Organisme Mondial de la Santé,
00:19:49préconise une heure de sport par jour.
00:19:52Sauf qu'on voit,
00:19:53ça dépend quand même vraiment
00:19:54du bon vouloir,
00:19:55de la disponibilité des parents.
00:19:57C'est une volonté des parents
00:19:58et quand on a des enfants,
00:20:00on a envie qu'ils aillent
00:20:00à l'école
00:20:01et puis on a envie
00:20:01qu'ils fassent d'autres activités.
00:20:03Le sport en fait partie.
00:20:04C'est une valeur importante
00:20:05pour la santé
00:20:05mais aussi de cohésion sociale.
00:20:08C'est le dernier lieu,
00:20:09je crois,
00:20:09vraiment le sport
00:20:10où on a encore
00:20:11de la mixité sociale.
00:20:12On va se retrouver
00:20:12sur un terrain de foot,
00:20:13sur un terrain de rugby,
00:20:14peu importe d'ailleurs
00:20:14quel type de terrain,
00:20:16avec des personnes
00:20:17qui viennent de catégories
00:20:18socio-professionnelles
00:20:18différentes,
00:20:19d'origines différentes
00:20:20et ça, c'est important
00:20:21pour notre société aujourd'hui.
00:20:22Qu'est-ce qui pourrait vous aider,
00:20:24vous, vous faciliter la tâche ?
00:20:26Et vous disiez,
00:20:27c'est aussi parfois
00:20:27pour les parents,
00:20:28on se dit,
00:20:28oh là là,
00:20:28mais est-ce qu'il y aura
00:20:29aussi assez de temps
00:20:30pour les devoirs ?
00:20:31On a l'impression
00:20:31de choisir un peu
00:20:32entre les deux ?
00:20:33Alors, en fait,
00:20:34au-delà du temps
00:20:35pour les devoirs,
00:20:37parfois on se retrouve,
00:20:38en tout cas cette année,
00:20:39moi, ma plus grosse difficulté,
00:20:40c'est que, par exemple,
00:20:41le mercredi après-midi,
00:20:42ma fille fait tennis
00:20:43à 13h.
00:20:44Je suis active.
00:20:45Mercredi après-midi,
00:20:46je ne suis pas en congé.
00:20:48Donc, si l'État
00:20:49peut faire quelque chose,
00:20:50c'est peut-être
00:20:51d'établir, en fait,
00:20:53une continuité
00:20:54que les associations sportives
00:20:57prennent le relais, en fait,
00:20:59à partir de l'école,
00:21:00parce que, du coup,
00:21:00le mercredi,
00:21:01je ne peux pas la laisser
00:21:01en centre aéré,
00:21:03qui est la sport.
00:21:04Qu'est-ce qu'on peut faire,
00:21:05Sabrina Sébey ?
00:21:06Parfois, il nous manque
00:21:06juste les 15 minutes
00:21:07qui séparent l'école du gymnase,
00:21:10mais quand on travaille,
00:21:11on ne peut pas.
00:21:12Quelle est la solution
00:21:12que vous pourriez proposer ?
00:21:14C'est ce que je posais tout à l'heure
00:21:15dans le cadre
00:21:15de la question du temps
00:21:16qu'on a eu
00:21:17sur ce temps périscolaire,
00:21:18c'est comment est-ce qu'on fait
00:21:19la jonction entre
00:21:20toutes ces activités,
00:21:21c'est-à-dire à savoir
00:21:21la connaissance, le savoir,
00:21:23et donc c'est ce qu'on apprend,
00:21:25et le fait d'avoir justement
00:21:26cette jonction
00:21:26pour pouvoir faire des activités
00:21:28qu'elles soient physiques,
00:21:29mais ça peut être culturel,
00:21:30d'ailleurs,
00:21:30on pourrait aussi parler
00:21:31de la musique, du théâtre
00:21:33et de plein d'autres activités
00:21:34aujourd'hui,
00:21:34mais je crois surtout
00:21:35ce qui est important,
00:21:36et ça a été dit,
00:21:36le sport,
00:21:37c'est un investissement,
00:21:37bien sûr personnel,
00:21:39pour les enfants,
00:21:39pour les parents,
00:21:40pour les familles,
00:21:40mais c'est aussi
00:21:41un investissement financier,
00:21:42parce que là,
00:21:42quand on a quatre enfants
00:21:43qui sont inscrits
00:21:44dans des clubs,
00:21:45c'est des licences sportives
00:21:46derrière,
00:21:46donc ça montre aussi
00:21:47le problème des inégalités
00:21:49qu'on a évoqué tout à l'heure
00:21:49sur la question
00:21:50des inégalités sociales,
00:21:51et surtout, je crois,
00:21:52peut-être ce qu'on a oublié
00:21:53un peu,
00:21:53c'est que le sport,
00:21:54c'est pas juste
00:21:55une casse à coger
00:21:56dans l'agenda
00:21:57ou l'emploi du temps
00:21:58de l'élève,
00:21:59c'est d'abord et avant tout
00:22:00des valeurs universelles,
00:22:01on l'a dit,
00:22:01mais c'est aussi
00:22:01une question de santé publique,
00:22:02et souvent on oublie
00:22:03peut-être de rappeler
00:22:04que cette activité physique
00:22:05et ce sport,
00:22:06il y a un enjeu
00:22:07de santé derrière
00:22:08et c'est pas juste
00:22:08les petites deux heures
00:22:10qu'il faut faire absolument
00:22:11dans son emploi du temps
00:22:11de la semaine.
00:22:13Vous vouliez rajouter
00:22:13un dernier mot,
00:22:14Kadizia Tou,
00:22:14après on reviendra
00:22:15justement sur ce frein
00:22:16du coût aussi,
00:22:17parfois du sport
00:22:18et des licences.
00:22:19Justement,
00:22:20je suis tout à fait
00:22:20d'accord avec ça
00:22:21parce que c'est important
00:22:22que les enfants
00:22:23aient un autre cadre social
00:22:24que celui de l'école
00:22:26parce que des fois,
00:22:27ça peut ne pas se passer bien
00:22:28et des fois,
00:22:29ils ne peuvent pas aussi
00:22:30explorer d'autres facettes
00:22:31de leur personnalité
00:22:32et quand ils ont
00:22:34un club
00:22:35une autre activité
00:22:37à côté,
00:22:38ils peuvent communiquer
00:22:39avec d'autres personnes
00:22:40et se développer
00:22:42autrement
00:22:42et le sport
00:22:43nourrit aussi
00:22:44énormément.
00:22:46En tout cas,
00:22:47moi,
00:22:47mon exemple,
00:22:48ce que j'ai ressenti
00:22:49personnellement,
00:22:50c'est que quand je fais du sport,
00:22:51je suis beaucoup plus productive
00:22:52et plus performante.
00:22:53Donc,
00:22:54pour eux,
00:22:54ça doit être la même chose.
00:22:56Donc,
00:22:56c'est très important
00:22:56de les inviter
00:22:57à le faire,
00:22:58de les accompagner.
00:22:59Est-ce que dans le public,
00:23:00justement,
00:23:01sur ces freins,
00:23:02la pratique sportive,
00:23:03que ça peut être
00:23:03la question du transport,
00:23:05du coup,
00:23:05est-ce que quelqu'un souhaite
00:23:06réagir ?
00:23:07On vous écoute.
00:23:08On reviendra avec vous
00:23:10aussi à la fin de cette émission.
00:23:11Nasser Amissi,
00:23:12vous êtes coordinateur,
00:23:13responsable club
00:23:14aux enfants de la goutte d'or.
00:23:16Le coût,
00:23:17ça coûte de l'argent,
00:23:18effectivement.
00:23:19Les licences,
00:23:19alors il y a plusieurs aides,
00:23:20on y reviendra justement.
00:23:22Mais la question du coût,
00:23:23est-ce qu'elle freine aussi
00:23:24la pratique sportive ?
00:23:24La question du coût,
00:23:25oui,
00:23:26freine l'activité,
00:23:27surtout dans les quartiers
00:23:28dits prioritaires.
00:23:31Les participants
00:23:32rencontrent des difficultés
00:23:34plus qu'ailleurs.
00:23:35Après,
00:23:36quand j'entends,
00:23:36par exemple,
00:23:36le témoignage de Kadiatou,
00:23:38donc nous,
00:23:40au sein de notre structure,
00:23:41donc l'association
00:23:42des enfants de la goutte d'or,
00:23:43on travaille directement
00:23:45en proximité
00:23:46avec les habitants.
00:23:46Donc,
00:23:47ces freins-là,
00:23:47on est conscients.
00:23:48On essaie de mettre
00:23:49des choses en place
00:23:50en termes d'accompagnement
00:23:52des jeunes.
00:23:52Donc,
00:23:53les mercredis après-midi,
00:23:54j'ai des bénévoles,
00:23:55des éducateurs
00:23:56qui accompagnent en bus
00:23:57les 40 à 60 jeunes
00:24:00pour aller pratiquer
00:24:01le football sur le terrain
00:24:03et reviennent avec eux
00:24:04pour que les parents
00:24:04puissent,
00:24:05à la fin de la journée,
00:24:06puissent les récupérer
00:24:07à l'association.
00:24:08Mais nous-mêmes,
00:24:09en tant qu'association,
00:24:11on rencontre des problèmes
00:24:12pour pérenniser ces actions.
00:24:13Alors,
00:24:13qu'est-ce que vous aimeriez
00:24:14leur demander à Benjamin Dirk
00:24:15et Fabrine Assebaï ?
00:24:17Ce que j'ai envie de dire,
00:24:17c'est que c'est vrai
00:24:18que l'investissement
00:24:19sur l'éducation par le sport,
00:24:21c'est un investissement.
00:24:23Et nous,
00:24:25par exemple,
00:24:25si on arrive à avoir
00:24:26un éducateur
00:24:27dans notre association,
00:24:28dans notre club de foot,
00:24:29c'est 30 enfants
00:24:30qui vont être encadrés.
00:24:32Parce qu'autour de l'éducateur,
00:24:33on va mettre des bénévoles,
00:24:34on va mettre toute une structure
00:24:36qui va faire
00:24:36que l'accompagnement
00:24:37puisse être résolu.
00:24:40Et on a du mal.
00:24:41On a du mal à survivre,
00:24:42on a du mal
00:24:43à pérenniser nos actions
00:24:44qui sont des actions
00:24:46qui viennent des problèmes
00:24:48qu'on se lasse sur le terrain.
00:24:51Fabrice,
00:24:51je vais vous redonner la parole,
00:24:53mais Pierre Rondeau,
00:24:53peut-être pour savoir,
00:24:54est-ce qu'en France,
00:24:55c'est cher,
00:24:55c'est plus cher qu'ailleurs
00:24:56de faire du sport ?
00:24:57En moyenne,
00:24:58non.
00:24:58C'est ça qui est paradoxal,
00:25:01c'est que comme vous avez
00:25:01des fédérations,
00:25:02qui sont des délégations
00:25:03de services publics,
00:25:05qui touchent des subventions
00:25:06via tout le mode
00:25:07de financement
00:25:08et de fonctionnement
00:25:09qu'on a en France,
00:25:10pour rappel,
00:25:10vous avez trois taxes affectées,
00:25:12vous avez à la fois
00:25:12la taxe sur les paris sportifs,
00:25:14sur les jeux de hasard
00:25:14et sur les droits TV
00:25:15qui permet d'abonder
00:25:16l'ANS qui va venir ensuite
00:25:17soutenir...
00:25:17L'Agence nationale du sport.
00:25:18L'Agence nationale du sport
00:25:19qui va venir soutenir ensuite
00:25:20toutes les fédérations,
00:25:21les subventionnées
00:25:22et en partie aussi
00:25:22le ministère des sports.
00:25:24Vous avez cette forme
00:25:24de redistribution
00:25:25qui permet d'assurer,
00:25:27en comparaison avec d'autres pays,
00:25:29des licences parfois
00:25:30moins chères.
00:25:31Mais ce n'est pas uniquement...
00:25:32Moins chères,
00:25:32ça ne veut pas forcément dire
00:25:34pas trop chères pour certains.
00:25:36Pour certains,
00:25:36c'est sûr,
00:25:36mais au-delà de ça,
00:25:37quand bien vous pouvez
00:25:38vous payer ces licences,
00:25:40j'ai juste en tête,
00:25:41en comparaison,
00:25:41pour vous dire à quel point
00:25:42on est mieux lotis,
00:25:44si je puis dire.
00:25:44Vous prenez le territoire
00:25:45nord-américain,
00:25:46aux Etats-Unis,
00:25:47les clubs de football,
00:25:48de soccer,
00:25:49c'est parfois 5000 dollars l'année.
00:25:51Ce ne sont pas les mêmes
00:25:51tarifs en France.
00:25:52Mais ce n'est pas une question
00:25:53de coûts,
00:25:53c'est une question de temps,
00:25:54d'investissement,
00:25:54de structure,
00:25:55de déplacement.
00:25:56Ce n'est pas au-delà
00:25:57du cadre économique.
00:25:58Fabrice Alain ?
00:25:59Je voulais signaler
00:26:00qu'en France,
00:26:00on avait une particularité quand même.
00:26:02Moi, je suis professeur
00:26:02dans le second degré,
00:26:03c'est le sport scolaire,
00:26:04l'association sportive.
00:26:05On parlait du mercredi après-midi.
00:26:07En termes de coûts,
00:26:08ça défie toute concurrence.
00:26:11La plupart des licences
00:26:12sont à 20 euros l'année.
00:26:13Enfin,
00:26:13c'est une participation comme ça.
00:26:15C'est quelque chose
00:26:15qu'il faut absolument défendre.
00:26:171,2 million de licenciés,
00:26:1940% de filles,
00:26:20c'est 10% de plus
00:26:21que la moyenne des fédérations.
00:26:23Donc,
00:26:23c'est un vrai levier,
00:26:24là par contre,
00:26:24de développement
00:26:25de l'activité physique.
00:26:26Benjamin,
00:26:26dire que s'il y a des aides,
00:26:27le passeport,
00:26:28il y a des aides aussi
00:26:29souvent dans les communes
00:26:31justement pour encourager
00:26:32à la pratique.
00:26:33Mais on le voit bien
00:26:34chez certaines personnes,
00:26:35ça ne suffit pas,
00:26:36c'est un frein,
00:26:36le coût de l'équipement,
00:26:37de la licence.
00:26:38C'est déjà important.
00:26:39C'est 50 euros
00:26:40du passeport
00:26:41qu'on a pu mettre en place
00:26:43pour les familles
00:26:44dont les parents
00:26:45touchent à la location
00:26:45de rentrée scolaire.
00:26:47Il y avait eu une année,
00:26:48l'an dernier,
00:26:48où le gouvernement
00:26:50était revenu
00:26:50et supprimé
00:26:52entre 6 et 13 ans
00:26:53sur le projet de loi de finances
00:26:54qu'on a eu là.
00:26:54C'est revenu.
00:26:55On le remet en place,
00:26:56donc c'est une très bonne chose.
00:26:57C'est 50 euros,
00:26:58ça touche 1,6 million quand même
00:26:59d'enfants.
00:27:01Et puis vous avez raison
00:27:01de parler des aides
00:27:02également des collectivités territoriales
00:27:04puisque le budget du sport,
00:27:06c'est 600 millions d'euros,
00:27:07840 avec ces fameuses taxes affectées
00:27:09dont vous parliez.
00:27:11C'est 9 milliards d'euros
00:27:12si on compte
00:27:12l'ensemble de l'investissement
00:27:14de chaque ministère
00:27:15et c'est 19 milliards d'euros
00:27:17si on compte l'investissement
00:27:18des collectivités territoriales.
00:27:20La puissance publique
00:27:21investit 19 milliards d'euros.
00:27:23Excusez-moi juste pour finir,
00:27:24ce dont on a besoin,
00:27:25j'entendais monsieur
00:27:26pour les associations sportives,
00:27:27c'est de stabilité,
00:27:28de visibilité.
00:27:29Et c'est pour ça
00:27:30que dans la proposition
00:27:31de résolution
00:27:31qui va arriver lundi,
00:27:32on demande une loi de programmation
00:27:33mais surtout un budget pluriannuel
00:27:36pour que vous sachiez
00:27:37sur 4 ans
00:27:38où on ira.
00:27:39Parce que je crois
00:27:39que même quand on a
00:27:40des légères baisses,
00:27:41quand on est capable
00:27:42de les anticiper,
00:27:43on peut avancer.
00:27:44Mais pas quand c'est
00:27:44pris du jour au lendemain.
00:27:45Avec l'instabilité politique,
00:27:47c'est vrai que là,
00:27:47je pense que ces dernières années,
00:27:48il y a eu beaucoup d'inquiétudes
00:27:49à chaque budget.
00:27:50Sabrina Sébailly,
00:27:51est-ce que c'est suffisant
00:27:52le budget du sport ?
00:27:53Tout n'est pas une question d'argent
00:27:54mais parfois on le dit,
00:27:55c'est le nerf un peu de la guerre.
00:27:57Est-ce qu'il faut mettre
00:27:57plus d'argent ?
00:27:58En tout cas,
00:27:59ce qui est certain,
00:27:59c'est que visiblement,
00:28:01ce n'est pas suffisant
00:28:01vu les résultats
00:28:02qui viennent d'apparaître
00:28:03sur la pratique du sport
00:28:04dans notre pays.
00:28:06Maintenant,
00:28:06ce qui est sûr,
00:28:07c'est que oui,
00:28:07la question financière,
00:28:08ça reste,
00:28:09on dit souvent,
00:28:09l'argent,
00:28:10c'est le nerf de la guerre.
00:28:11Et je rappelle
00:28:11qu'effectivement,
00:28:12il y a de l'argent
00:28:12mais le sport,
00:28:13en dehors de la question scolaire,
00:28:14c'est 17 millions de licenciés
00:28:16dans les différentes fédérations.
00:28:17C'est aussi 3 millions de bénévoles
00:28:18et c'est important de le dire
00:28:20parce que quand on parle
00:28:20des associations,
00:28:21la question de ces associations
00:28:22qui font vivre
00:28:23ce mouvement sportif
00:28:24dans notre pays,
00:28:25elle est essentielle
00:28:26et c'est vrai que
00:28:26la résolution va être importante
00:28:28parce que souvent,
00:28:29ce que nous disent
00:28:29les associations,
00:28:30c'est que nous,
00:28:30elles font un budget
00:28:31mais l'année suivante,
00:28:32elles ne savent pas
00:28:33si elles pourront pérenniser
00:28:33ou pas les fonds.
00:28:34Donc cette question
00:28:35de la pérennisation des fonds,
00:28:36de pouvoir savoir un peu
00:28:37se projeter en réalité
00:28:38sur l'avenir,
00:28:39elle est essentielle
00:28:39et puis surtout,
00:28:40ça pose aussi la question
00:28:41d'ailleurs de la formation
00:28:46de l'activité sportive.
00:28:46Donc vous voyez,
00:28:47en fait,
00:28:47tout ça est un investissement
00:28:48de long terme
00:28:49et donc il faut forcément
00:28:50avoir une vision de long terme
00:28:52pour pouvoir avoir
00:28:54cette pratique du sport
00:28:55sur plusieurs années
00:28:55et je crois que c'est un peu ça
00:28:56qui manque aujourd'hui.
00:28:57C'est peut-être un projet
00:28:58politique au global
00:28:59de ce qu'on veut faire
00:29:01en termes de sport
00:29:01dans notre pays.
00:29:02Sur la question des équipements,
00:29:04je voudrais faire
00:29:05un petit point aussi
00:29:06sur une question essentielle.
00:29:07On parle beaucoup
00:29:08de santé publique.
00:29:09Les équipements en piscine,
00:29:11c'est très important
00:29:11que les enfants apprennent
00:29:13à nager.
00:29:14Chaque été,
00:29:15on s'aperçoit
00:29:16qu'il y a aussi
00:29:16de nombreuses noyades.
00:29:18Fabrice Salin,
00:29:18vous le constatez aussi,
00:29:20le manque d'équipements
00:29:20en piscine,
00:29:21je crois qu'il manque
00:29:22400 bassins à peu près
00:29:23pour convenir
00:29:24à la population française.
00:29:26Bien plus,
00:29:26nous on chiffre
00:29:27à 1000 piscines le besoin.
00:29:29L'enquête Gymnascore
00:29:30qu'on a menée l'année dernière,
00:29:31une enquête nationale,
00:29:32dit qu'il n'y aura
00:29:33que 14% des collégiens
00:29:34qui auront accès
00:29:35à la natation
00:29:37sur leur scolarité.
00:29:39Donc c'est un vrai problème.
00:29:41Si vous avez regardé
00:29:41l'été dernier,
00:29:42en plus avec la canicule,
00:29:43autant les chiffres
00:29:44des noyades,
00:29:45je dirais pendant
00:29:45la période surveillée,
00:29:46a augmenté un peu
00:29:47mais pas significativement.
00:29:48Autant quand c'était
00:29:49pas surveillé,
00:29:50ça a augmenté significativement.
00:29:51Ça veut dire que bon,
00:29:52les maîtres-nageurs
00:29:53font très bien leur travail
00:29:54mais quand il y a
00:29:55beaucoup de gens
00:29:56qui vont se baigner,
00:29:57il y a un vrai problème.
00:29:58Et ça,
00:29:59Benjamin,
00:29:59dire que Sabrina
00:30:00s'est bailli,
00:30:00il y a aussi une fracture
00:30:02entre ceux qui peuvent
00:30:03aller un peu à la mer
00:30:04pendant les vacances,
00:30:05apprendre avec les parents
00:30:06ou même avoir une piscine
00:30:08pendant leur lieu de vacances
00:30:09et les autres.
00:30:11C'est la raison,
00:30:11avant même les piscines,
00:30:12il y a les difficultés
00:30:13à pouvoir recruter
00:30:14des maîtres-nageurs.
00:30:15Je suis aussi élu local
00:30:16et quand on veut trouver
00:30:17les maîtres-nageurs
00:30:19dans nos piscines,
00:30:20ce n'est pas toujours évident.
00:30:22Ce que l'on demande
00:30:23dans la proposition
00:30:23de résolution
00:30:24qu'on aura lundi,
00:30:26c'est de dire
00:30:26qu'on mette des priorités
00:30:29sur,
00:30:30vous savez,
00:30:30il y a des enveloppes
00:30:31qui sont données
00:30:32aux préfets
00:30:32pour les investissements
00:30:33pour les collectivités
00:30:34territoriales.
00:30:35On veut des ratios
00:30:36d'équipements par habitant
00:30:37avec peut-être
00:30:38un nombre de kilomètres
00:30:39par rapport aux équipements
00:30:40parce que quand la topographie
00:30:41n'est pas forcément évidente,
00:30:42c'est important
00:30:42de prendre ça en compte.
00:30:44Et quand ces ratios
00:30:45nous diront
00:30:45qu'on est vraiment en manque,
00:30:47priorité doit être donnée
00:30:49à ces collectivités
00:30:50territoriales-là
00:30:51pour pouvoir investir
00:30:53dans les équipements
00:30:54dont les piscines.
00:30:55Et puis je crois
00:30:56enfin qu'il nous faut également
00:30:58avoir des partenariats
00:30:59avec le privé.
00:31:00Vous allez avoir,
00:31:02mes collègues d'Annecy
00:31:03peut-être m'en voudront,
00:31:04mais si je prends l'exemple
00:31:05d'Annecy,
00:31:05peut-être que quand on est
00:31:06dans des communes comme ça,
00:31:07des communes un peu plus riches,
00:31:08on est capable d'avoir
00:31:09des investissements privés
00:31:10qui viennent nous aider.
00:31:11Et puis quand on est,
00:31:12je ne sais pas,
00:31:14chez moi,
00:31:15plus loin dans l'Ansonne-et-Loire
00:31:16ou dans la Creuse,
00:31:17à ce moment-là,
00:31:17c'est l'investissement public seul
00:31:19qui doit venir construire.
00:31:20Il n'est pas normal
00:31:21que des élèves,
00:31:22que des enfants
00:31:22ne puissent pas avoir accès
00:31:23à une piscine.
00:31:25Alors on va réfléchir ensemble,
00:31:27vous partagez le constat,
00:31:27Sabrina Sébeil,
00:31:28sur cette question.
00:31:29Oui, alors après,
00:31:30moi j'ajouterais
00:31:30qu'il y a quand même
00:31:30beaucoup d'équipements
00:31:31de piscine
00:31:32qui sont très vétustes aussi,
00:31:33qu'il faut absolument rénover,
00:31:35donc ça pose aussi
00:31:35le sous-exemple.
00:31:36Et que les mairies
00:31:36décident de ne pas forcément
00:31:38rénover.
00:31:38Tout à fait,
00:31:39donc on ferme les piscines
00:31:40parce qu'on n'a pas
00:31:40les moyens de les rénover
00:31:41et je crois que pendant longtemps,
00:31:43il y a eu une logique
00:31:43de se dire qu'il fallait
00:31:44une piscine par ville
00:31:45pour pouvoir faire en sorte
00:31:46que les enfants puissent
00:31:47savoir nager
00:31:48en rentrant en sixième.
00:31:49Et aujourd'hui,
00:31:50je crois que les communes,
00:31:51elles commencent aussi
00:31:51à travailler en intercommunalité
00:31:53parce que parfois,
00:31:54il faut un équipement
00:31:55pour plusieurs villes
00:31:56et ça, ça fonctionne aussi.
00:31:57Il faut pousser vers ça,
00:31:58je pense,
00:31:59pour que tous les enfants
00:32:00sachent nager en sixième
00:32:01qui est normalement
00:32:01une obligation
00:32:02aujourd'hui en France.
00:32:04Allez,
00:32:05on va essayer d'aller voir
00:32:06aussi des initiatives
00:32:07qui se multiplient
00:32:08dans le pays.
00:32:09On va aller dans un collège
00:32:09de Normandie.
00:32:11Tous les midis,
00:32:11pendant la pause déjeuner,
00:32:13une séance de sport
00:32:14par des éducateurs.
00:32:15Objectif, bien sûr,
00:32:16faire redécouvrir aux élèves
00:32:17les bienfaits
00:32:18de l'activité physique.
00:32:19Mais par la même occasion,
00:32:21ils lâchent un peu
00:32:21leur téléphone.
00:32:22Reportage à Montdeville
00:32:23dans le Calvados,
00:32:24Nicolas Fleury,
00:32:25Sophie Régis.
00:32:27Tu vas prendre la corde
00:32:28et tu vas tirer.
00:32:30Ce n'est pas un cours d'EPS,
00:32:32mais bien la pause déjeuner.
00:32:35Chaque midi,
00:32:36dans ce collège
00:32:36près de Caen,
00:32:37c'est initiation au sport.
00:32:39Une activité gratuite
00:32:41pour inciter les élèves
00:32:42à se dépenser davantage,
00:32:44sans aucune obligation.
00:32:45Comme on sort du cadre scolaire,
00:32:48c'est aussi un peu
00:32:49de l'oxygène pour eux.
00:32:51Nous, on n'a pas
00:32:51les mêmes exigences.
00:32:52En tant qu'éducateur,
00:32:53nous, on est là
00:32:54pour développer le lien,
00:32:55le lien social.
00:32:56Un tiers des élèves
00:32:57participe régulièrement.
00:32:59J'aime bien me dépenser
00:33:00et puis ça me fait penser
00:33:01à autre chose.
00:33:02Ça nous fait découvrir
00:33:03des sports,
00:33:04comme le tennis là-bas,
00:33:05le basket.
00:33:06Moi, je fais un peu de tout.
00:33:08C'est l'agence régionale
00:33:09de santé qui finance
00:33:10ce programme.
00:33:1120 000 euros par an.
00:33:12C'est parti !
00:33:13Ici, les éducateurs
00:33:14le constatent.
00:33:15La santé des jeunes
00:33:16s'est dégradée.
00:33:17Il y a des enfants,
00:33:18des jeunes,
00:33:19au niveau de souplesse,
00:33:20qui ne savent pas s'accroupir
00:33:22avec les pieds à plat.
00:33:23Il y a des choses
00:33:24qu'ils ne savent pas faire.
00:33:25C'est vrai que nos jeunes,
00:33:27le mode de vie
00:33:28fait qu'ils sont
00:33:29assez sédentaires.
00:33:31Ils ne se sont plus
00:33:31comme avant
00:33:31ou ils bougeaient beaucoup.
00:33:33C'est vrai que ça a
00:33:34une répercussion
00:33:35sur la santé.
00:33:35Les 13-15 ans
00:33:37passent en moyenne
00:33:37près de 4 heures par jour
00:33:39devant un écran.
00:33:40Pour le principal du collège,
00:33:42les effets de ses activités
00:33:43sportives sont notables.
00:33:45Toutes les enquêtes
00:33:46qu'on mène,
00:33:46début et fin d'année,
00:33:47montrent une amélioration.
00:33:50Ils passent moins de temps
00:33:51sur les écrans,
00:33:52un petit peu moins
00:33:52d'une demi-heure
00:33:53en moins tous les jours.
00:33:54Donc ça,
00:33:55c'est déjà tout à fait pertinent.
00:33:58Difficile pourtant
00:33:59de motiver tous les élèves
00:34:00et surtout de briser
00:34:01les stéréotypes de genre.
00:34:03Sur ce terrain,
00:34:04seul un élève sur 10
00:34:06est une fille.
00:34:07Ils préfèrent jouer
00:34:08qu'entre garçons.
00:34:09Parce qu'ils croient
00:34:09que vous êtes moins fortes
00:34:10qu'eux ?
00:34:11Oui.
00:34:12C'est pour ça qu'on fait
00:34:12des journées spéciales filles
00:34:14parce que souvent,
00:34:14les filles n'aiment pas
00:34:15trop venir quand il y a
00:34:15des garçons.
00:34:17A long terme,
00:34:18les éducateurs
00:34:18espèrent bien parvenir
00:34:20à démocratiser le sport
00:34:21chez les jeunes.
00:34:22S'ils sont conscients
00:34:24que la pratique sportive
00:34:25est bénéfique pour leur santé,
00:34:27c'est les futurs parents.
00:34:29Donc pour les futurs enfants,
00:34:30ils seront convaincus.
00:34:32Aujourd'hui,
00:34:33une quarantaine d'écoles
00:34:34et de collèges en France
00:34:35proposent ce genre
00:34:36de programme.
00:34:38Et on va reparler
00:34:40justement sur cette question
00:34:41parce qu'on le rappelle,
00:34:41c'est une question
00:34:42de santé publique.
00:34:43Normalement,
00:34:43il faut faire une heure
00:34:44de sport quand on est jeune
00:34:46et on voit qu'il y a
00:34:47la question du surpoids,
00:34:48la question des écrans.
00:34:50Je voudrais qu'on écoute
00:34:51le témoignage de vous,
00:34:52Pedro,
00:34:52Luca de Aguiar.
00:34:53Alors, c'est bien parce que
00:34:54vous avez un regard
00:34:55un peu international,
00:34:57vous avez plein de drapeaux
00:34:58sur vous,
00:34:58vous êtes né au Brésil,
00:35:00vous avez déménagé au Canada,
00:35:01donc vous allez pouvoir
00:35:02nous dire comment ça se passe.
00:35:03Et vous,
00:35:03vous étiez en surpoids,
00:35:04c'est grâce au sport aussi
00:35:05que vous avez pu,
00:35:06voilà,
00:35:07perdre du poids.
00:35:07Oui, bonsoir.
00:35:10Oui, j'ai été au Brésil
00:35:12avec ma famille
00:35:12jusqu'à fin 2022.
00:35:18Là, l'école,
00:35:20c'est comme ici,
00:35:22on reste au lycée,
00:35:23l'école jusqu'au collège,
00:35:26jusqu'à 16, 18,
00:35:31soit à 17 heures.
00:35:33Donc, c'est vraiment compliqué
00:35:35un peu pour les enfants
00:35:37de faire ses devoirs,
00:35:40faire du sport
00:35:41et peut-être aller dormir
00:35:43le bon horaire.
00:35:45Donc,
00:35:46quand moi et ma famille,
00:35:48on est allés au Canada
00:35:49en 2022,
00:35:52ça a changé
00:35:53parce que là,
00:35:54les cours vont jusqu'à 14 heures
00:35:56tous les jours.
00:35:59Et comme ça,
00:35:59c'est beaucoup plus facile
00:36:00d'avoir le temps
00:36:01et d'avoir une routine
00:36:04pour faire le sport
00:36:06toute la semaine.
00:36:07Moi,
00:36:07j'ai presque
00:36:09toute la semaine
00:36:09fait du sport
00:36:10depuis 2023.
00:36:12C'est pour ça
00:36:12que depuis ça,
00:36:13je suis en support maintenant.
00:36:16Je suis,
00:36:17je pense,
00:36:18en forme.
00:36:19Ça a été important pour vous.
00:36:20Ça a changé.
00:36:22Ça a pu vous permettre
00:36:24de reprendre
00:36:25cette activité physique
00:36:26qui vous manquait.
00:36:26répéter.
00:36:26Oui,
00:36:27et là,
00:36:27maintenant,
00:36:28c'est important pour moi.
00:36:29J'aime bien.
00:36:30Je ne peux pas
00:36:30y aller une semaine,
00:36:32deux semaines
00:36:33sans faire du sport
00:36:33parce que,
00:36:34oui,
00:36:34ça change tout en fait.
00:36:36Alors,
00:36:36c'est un exemple
00:36:37de Pedro
00:36:37et qu'on cite beaucoup
00:36:38aussi quand on parle
00:36:39des pays étrangers,
00:36:41là où on arrête l'école
00:36:42à 14 heures
00:36:43et après,
00:36:44chacun va faire du sport.
00:36:45Est-ce que c'est possible ?
00:36:46Est-ce que c'est transposable
00:36:47en France,
00:36:48Pierre Rondo ?
00:36:48Ça le serait.
00:36:49Mais déjà,
00:36:50il peut y avoir
00:36:51un biais culturel
00:36:52parce qu'on a
00:36:52des très longues vacances
00:36:53d'été et on est organisé
00:36:54de 8h à 18h à l'école
00:36:55mais ça a été expliqué,
00:36:57ça a été dit
00:36:57sur la question du débat
00:36:58du temps scolaire
00:37:00et paris scolaire.
00:37:01Est-ce qu'on aurait
00:37:02le courage
00:37:02ou en tout cas
00:37:03ou la volonté
00:37:04de mettre à plat
00:37:05l'organisation française
00:37:06de l'école
00:37:07et de faire un peu
00:37:08comme le font
00:37:08les pays scandinaves
00:37:09ou l'Allemagne du Nord,
00:37:11dans le nord de l'Allemagne
00:37:12où vous avez
00:37:13cours le matin,
00:37:14sport l'après-midi
00:37:14ou en tout cas
00:37:15activités sportives
00:37:17ou extrasportives
00:37:17l'après-midi.
00:37:18Mais c'est complètement géré
00:37:19ou c'est aux parents
00:37:20d'aller chercher,
00:37:20d'amener de pays.
00:37:21Dans ces pays-là,
00:37:22je pense notamment
00:37:22aux pays scandinaves,
00:37:23vous avez véritablement
00:37:24une organisation instituée,
00:37:27organisée directement
00:37:28par les collectivités,
00:37:29par les villes,
00:37:30par les associations,
00:37:31par le mouvement associatif
00:37:31qui fait en sorte
00:37:32d'avoir l'école le matin
00:37:33et vous avez ensuite
00:37:34toute forme d'activité
00:37:35de l'après-midi.
00:37:36Mais là,
00:37:36ils ont moins de vacances
00:37:37scolaires que nous
00:37:38et l'organisation du temps
00:37:41et du programme
00:37:41est totalement bouleversée.
00:37:43Sabrina,
00:37:43c'est vrai qu'on a
00:37:45une réflexion,
00:37:45il y a la convention
00:37:46des temps de l'enfant.
00:37:48Nous,
00:37:48on a ces deux mois
00:37:49de vacances
00:37:50qui font qu'on a
00:37:51des journées très remplies.
00:37:52Est-ce que c'est possible
00:37:53d'imaginer qu'à partir
00:37:55de 14h, 15h,
00:37:56on passe au sport,
00:37:57aux activités culturelles,
00:37:59à d'autres choses
00:38:00que l'apprentissage,
00:38:01même si c'est une forme
00:38:02d'apprentissage,
00:38:02j'ai bien retenu,
00:38:04assis en classe
00:38:05comme les Français,
00:38:06les mathématiques ?
00:38:07Alors,
00:38:07moi,
00:38:07je pense que c'est souhaitable
00:38:08et qu'il faudrait y réfléchir
00:38:10parce qu'en réalité,
00:38:10quand on parle
00:38:11de ce temps scolaire,
00:38:12périscolaire,
00:38:13on le réfléchit pour qui ?
00:38:15On le réfléchit
00:38:15pour le bien-être
00:38:16de l'enfant,
00:38:16normalement
00:38:17et de son développement
00:38:17et de sa réussite
00:38:18et donc la logique voudrait
00:38:20qu'on s'adapte
00:38:20à ce rythme de l'enfant
00:38:21en tenant compte
00:38:22de tous ses paramètres,
00:38:23donc y compris
00:38:24de la question
00:38:24de ces activités
00:38:25l'après-midi
00:38:25qui permettent
00:38:26un développement autre
00:38:27que ce soit social,
00:38:28culturel, sportif
00:38:30et bien d'autres choses.
00:38:31Mais surtout,
00:38:32moi,
00:38:32ce que je veux dire,
00:38:33c'est que,
00:38:33comme on a évoqué
00:38:34cet exemple,
00:38:35on est dans une situation
00:38:36en France
00:38:37où aujourd'hui,
00:38:37vous avez 6%
00:38:39des enfants qui sont obèses,
00:38:4017% de surpoids.
00:38:42Vous avez une obésité
00:38:43qui a été multipliée
00:38:44par 4 chez les jeunes
00:38:45de 18 à 24 ans
00:38:46en 20 ans.
00:38:47Donc,
00:38:48en réalité,
00:38:48le fait qu'on déserte
00:38:49cette activité physique
00:38:50et ce sport
00:38:50a des conséquences
00:38:51déjà sur la santé
00:38:52aujourd'hui.
00:38:53Vous avez par exemple
00:38:54des diabètes de type 2
00:38:55qu'on retrouvait
00:38:55beaucoup plus tardivement
00:38:56qui apparaissent
00:38:57dès l'adolescence aujourd'hui.
00:38:58Donc,
00:38:58en réalité,
00:38:59c'est un coût social énorme,
00:39:00ça a été dit tout à l'heure
00:39:01et donc,
00:39:02la question c'est
00:39:03est-ce qu'il ne faudrait pas
00:39:04finalement tout remettre à plat
00:39:06en travaillant avec
00:39:07le corps éducatif
00:39:08dans son ensemble
00:39:09et l'enfant
00:39:10pour permettre
00:39:11d'avoir un vrai temps
00:39:12qui s'adapte finalement
00:39:13aux besoins de l'enfant ?
00:39:14Et Benjamin Dir,
00:39:15je rajoute,
00:39:16pardon,
00:39:17mais il y a aussi
00:39:17l'organisation des parents
00:39:19puisqu'effectivement,
00:39:20si tout est géré,
00:39:22c'est facile.
00:39:23Si en fait,
00:39:23on s'aperçoit
00:39:24qu'à 14h,
00:39:24les enfants sont
00:39:25libérés de l'école
00:39:27et il faut se débrouiller,
00:39:28c'est plus compliqué.
00:39:29Benjamin Dir,
00:39:29c'est ce qu'on pourrait réfléchir
00:39:30effectivement à
00:39:31ce temps scolaire
00:39:33et ce temps d'apprentissage
00:39:35du sport
00:39:35et de la culture aussi,
00:39:37ça peut se rejoindre.
00:39:37Exactement,
00:39:38je suis également
00:39:39tout à fait favorable
00:39:40et je crois que c'est
00:39:41dans le général
00:39:42une aspiration
00:39:42de la société
00:39:43que de revoir ces temps
00:39:45qui vont forcément poser
00:39:46des questions organisationnelles,
00:39:48celles que vous venez d'évoquer
00:39:49et des temps de déplacement
00:39:51et quand on est
00:39:52dans les territoires ruraux,
00:39:53ce n'est pas forcément évident
00:39:54mais même à Paris,
00:39:55ça a été dit tout à l'heure
00:39:55quand on veut trouver un gymnase,
00:39:57on ne le fait pas comme ça.
00:39:58Je pense aussi
00:39:59qu'on fait des très bonnes choses
00:40:00parler de la proposition
00:40:02de résolution
00:40:02pour arriver là.
00:40:03J'ai eu une grande mission avant
00:40:05avec plus de 300 personnes
00:40:07auditionnées
00:40:07et on a regardé un peu
00:40:09ce qui se passait
00:40:10dans les autres pays.
00:40:10Il y a aussi des autres pays
00:40:12qui envisent ce que l'on
00:40:13est capable de faire.
00:40:14Ça a été dit tout à l'heure
00:40:15mais plus de 6,5 millions
00:40:17d'enfants
00:40:17qui font du sport en club,
00:40:1917 millions de Français
00:40:20qui pratiquent en club
00:40:21mais 34 millions
00:40:22de Français
00:40:23qui font du sport.
00:40:25Donc,
00:40:25on peut aussi
00:40:26à un moment donné
00:40:27être fier
00:40:27de ce que l'on fait.
00:40:28Il faut pouvoir aller plus loin
00:40:29certainement
00:40:30via l'aménagement
00:40:30de ce temps scolaire.
00:40:32Et sur le lien écran-sport,
00:40:35est-ce que pour vous,
00:40:36par exemple,
00:40:37c'est les vases communiquants ?
00:40:39Plus il y a d'écran,
00:40:40moins il y a de sport ?
00:40:41Est-ce que quelqu'un souhaite
00:40:42réagir sur cette question ?
00:40:44Oui, on va vous écouter.
00:40:45Yasmine,
00:40:47vous êtes étudiante.
00:40:48Pour vous,
00:40:49c'est évident
00:40:49ou alors est-ce que
00:40:50c'est un raccourci
00:40:51un peu trop facile ?
00:40:51Alors,
00:40:52c'est exactement ça.
00:40:53J'ai l'impression
00:40:53que depuis que les écrans
00:40:57et notamment,
00:40:58surtout les réseaux
00:40:58sont arrivés
00:40:59dans les vies des jeunes,
00:41:01j'en fais partie,
00:41:03bien évidemment.
00:41:03Je m'en rends compte
00:41:04que je fais moins de sport
00:41:05et franchement,
00:41:06je suis déçue
00:41:07d'avoir arrêté le sport.
00:41:09Mais j'ai remarqué
00:41:10que oui,
00:41:11effectivement,
00:41:12plus on est sur les écrans,
00:41:13plus on décroche
00:41:14puisque,
00:41:15en fait,
00:41:15on ne voit pas
00:41:16le temps qu'on passe
00:41:17sur les réseaux,
00:41:18sur les écrans
00:41:19et en fait,
00:41:19on oublie totalement
00:41:20le sport
00:41:21qui est une matière
00:41:25à l'école importante,
00:41:26il ne faut pas l'oublier,
00:41:27mais aussi quelque chose
00:41:28d'important pour notre santé.
00:41:30Et je sais qu'on voit
00:41:31que les élèves,
00:41:33enfin les enfants,
00:41:34les jeunes,
00:41:34il y en a qui ne passent plus
00:41:36de 10 à 12 heures
00:41:37sur leur écran,
00:41:38sur leur téléphone
00:41:39et pourtant,
00:41:40ne font même pas
00:41:4130 minutes de sport.
00:41:43Donc,
00:41:43cette différence
00:41:44est liée
00:41:44à cause des écrans
00:41:45et en fait,
00:41:46je trouve qu'il faudrait
00:41:47insurer une sorte
00:41:49de minuteur,
00:41:51on va dire,
00:41:52où il faut faire un moment,
00:41:53mettre stop aux écrans
00:41:54et se forcer
00:41:55à faire du sport
00:41:55pour la santé.
00:41:56Zélie,
00:41:57vous êtes d'accord,
00:41:58vous aussi,
00:41:58parfois,
00:41:58on a tendance
00:42:00à choisir un petit peu
00:42:01de regarder son téléphone
00:42:02et on s'aperçoit
00:42:02qu'on aurait peut-être pu
00:42:03aller courir
00:42:04en une demi-heure,
00:42:04une heure ?
00:42:05Oui,
00:42:05je suis totalement d'accord.
00:42:06C'est vrai que parfois,
00:42:07on se dit,
00:42:08bon,
00:42:08il faut que je fasse
00:42:09par exemple mes devoirs,
00:42:10on se dit,
00:42:11je vais aller sur les réseaux
00:42:12cinq minutes,
00:42:13puis finalement,
00:42:13on finit par faire
00:42:15le temps d'une course
00:42:16sur les réseaux.
00:42:16C'est vrai que c'est
00:42:17un temps en parallèle
00:42:18les réseaux sociaux.
00:42:20Pierre Rondeau,
00:42:20il y a vraiment
00:42:21une symétrie
00:42:22entre l'augmentation
00:42:23du temps d'écran
00:42:24et la baisse
00:42:25de la pratique sportive ?
00:42:26On n'a jamais
00:42:27véritablement démontré
00:42:28une corrélation directe,
00:42:29mais bien évidemment,
00:42:30quand on regarde les courbes
00:42:31entre l'évolution
00:42:33du temps d'écran
00:42:34et l'évolution
00:42:35des taux d'obésité,
00:42:36des taux de diabète,
00:42:37de la baisse
00:42:37de la pratique sportive,
00:42:38évidemment que ça se croise,
00:42:40évidemment qu'on peut supposer
00:42:41que c'est l'un
00:42:42des facteurs déterminants.
00:42:43Et d'ailleurs,
00:42:44l'ANSES,
00:42:44l'Agence nationale
00:42:46fait vraiment le lien
00:42:48parce que quand elle calcule
00:42:49des risques sanitaires,
00:42:50elle regarde l'exposition
00:42:51aux écrans
00:42:51et la pratique sportive.
00:42:53Des risques préoccupants
00:42:54pour 66% des 11-17 ans,
00:42:56c'est quand on passe
00:42:56plus de deux heures
00:42:57sur son téléphone
00:42:58et moins d'une heure de sport.
00:42:59Risques élevés,
00:43:00presque un jeune sur deux,
00:43:0211-17,
00:43:03quand on passe plus
00:43:04de 4h30 sur son téléphone,
00:43:05moins de 20 minutes.
00:43:06Et vous l'avez dit,
00:43:07Yasmine,
00:43:074h30, ça paraît beaucoup,
00:43:08mais en vrai,
00:43:09quand on est absorbé,
00:43:09c'est compliqué.
00:43:10Vous légiférez,
00:43:11vous avez légiférent en ce moment
00:43:12sur la question
00:43:13des réseaux sociaux,
00:43:13de leur interdiction.
00:43:15Emmanuel Macron parle même aussi,
00:43:16lui, des jeux vidéo.
00:43:17Est-ce que vous avez aussi
00:43:18en tête ça
00:43:19quand vous le faites,
00:43:20vous, législateurs ?
00:43:21Vous vous dites,
00:43:21il faut sortir les enfants
00:43:22des écrans
00:43:23pour aussi les remettre
00:43:24au sport plus globalement.
00:43:27On a tellement en tête
00:43:27que le jour,
00:43:29normalement,
00:43:29la proposition de résolution
00:43:30devait être examinée
00:43:31le 26 janvier,
00:43:32qui était le jour
00:43:33de la proposition de loi
00:43:34sur les réseaux sociaux.
00:43:36Et c'était une volonté
00:43:36de notre groupe
00:43:37d'avoir les deux propositions
00:43:39sur la même journée.
00:43:41Ça n'a pas été possible
00:43:41du fait de l'impératif
00:43:45du temps législatif.
00:43:46Mais c'est une évidence
00:43:47que je suis tout à fait d'accord
00:43:48avec ce que vous dites.
00:43:49Vous savez,
00:43:50j'ai aussi des enfants
00:43:52avec mon épouse,
00:43:52nous deux en en a quatre.
00:43:54Les quatre font du sport
00:43:55et puis les quatre sont aussi
00:43:56bien trop souvent
00:43:57sur les écrans.
00:43:58Donc,
00:43:58c'est important
00:43:58de prendre ça en compte.
00:44:01Fabrina Sebailly ?
00:44:02J'ai presque envie de dire,
00:44:03là,
00:44:03on parle beaucoup des jeunes,
00:44:04mais il ne faut pas se leurrer.
00:44:06Nous,
00:44:06en tant qu'adultes,
00:44:07on fait la même chose.
00:44:08Alors moi,
00:44:08je suis en plein de temps.
00:44:09qu'on prend notre téléphone
00:44:10et qu'on se branche
00:44:11sur un réseau social.
00:44:12Enfin,
00:44:12on est parti
00:44:13pour une heure de temps.
00:44:14Donc,
00:44:14je crois qu'il y a aussi
00:44:15montrer l'exemple,
00:44:16c'est-à-dire qu'il y a aussi
00:44:17une responsabilité
00:44:17de l'environnement global.
00:44:19C'est-à-dire que si vous avez
00:44:20dans une famille
00:44:21tout le monde
00:44:21qui est globalement connecté
00:44:22sur son téléphone,
00:44:23on ne peut pas dire
00:44:24à ses enfants
00:44:24d'aller faire de l'activité.
00:44:25Donc,
00:44:25je crois qu'il y a aussi
00:44:26de remettre du sens,
00:44:27l'idée de se remettre du sens
00:44:28parce que l'activité sportive
00:44:29et l'activité physique,
00:44:30c'est individuel,
00:44:32bien sûr,
00:44:32mais ça peut aussi être familial,
00:44:33collectif avec ses amis
00:44:35et donc,
00:44:35je crois que ça crée
00:44:36surtout du lien
00:44:37et de la cohésion
00:44:37et je crois que c'est
00:44:38très important
00:44:38de le rappeler aussi.
00:44:39Pedro,
00:44:40un petit mot sur le sujet ?
00:44:41Oui,
00:44:42sur la question
00:44:42des relations
00:44:44entre les écrans
00:44:45et les sports,
00:44:47par exemple,
00:44:48moi,
00:44:48je vais 16 heures plus
00:44:50d'écran par jour minimum
00:44:51avant de commencer
00:44:53vraiment à faire le sport.
00:44:55Je pense
00:44:56que si on arrive
00:44:58à habituer les enfants
00:44:59à faire des sports
00:45:01tous les jours
00:45:02ou toutes les semaines,
00:45:04c'est en fait
00:45:05les sports
00:45:05qui prennent la place
00:45:07de l'écran.
00:45:08Vous regardez
00:45:09combien les écrans
00:45:10par jour
00:45:11et vous apercevez
00:45:11que vous les regardez
00:45:12de moins en moins
00:45:13plus vous faites de sport ?
00:45:14Oui,
00:45:14c'est plus de sport
00:45:16que moins d'écran,
00:45:17je pense.
00:45:18Nasser,
00:45:18un mot sur cette question ?
00:45:21Très court.
00:45:21Donc,
00:45:21au toyé des jeunes,
00:45:22alors ils sont comment
00:45:23sur les terrains ?
00:45:24Ils ont les deux ?
00:45:25Très court,
00:45:25en fait,
00:45:26la sensibilisation
00:45:27à cette pratique,
00:45:30en tout cas,
00:45:31à ne pas aller
00:45:33sur les écrans,
00:45:33c'est important.
00:45:35Mais ce que je remarque aussi,
00:45:36c'est que nous,
00:45:36par exemple,
00:45:37pendant le stage
00:45:37éduqué à foot
00:45:38qu'on mène
00:45:38pendant les vacances scolaires,
00:45:40on accueille les enfants
00:45:41les après-midi
00:45:42et avant d'aller
00:45:43sur le terrain,
00:45:44on a une heure et demie
00:45:45avec eux
00:45:46dans le local
00:45:46avant de partir avec eux.
00:45:48Et puis,
00:45:48on s'était rendu compte
00:45:49que comme il y avait
00:45:50un écran,
00:45:51qu'ils allumaient,
00:45:52ils mettaient des matchs de foot,
00:45:53des actions.
00:45:54Ça reste à peu près
00:45:55dans le monde du sport,
00:45:56on a réfléchi
00:45:57à comment faire
00:45:59pour remédier à ça
00:46:01et puis on a mis
00:46:02des jeux de société
00:46:03en se disant
00:46:04tiens,
00:46:04ils vont y aller
00:46:05par eux-mêmes.
00:46:06Et puis,
00:46:06moi,
00:46:06j'ai demandé
00:46:06à mes éducateurs
00:46:07de créer des tables
00:46:09et de jouer avec eux.
00:46:11Et en fait,
00:46:11on s'est rendu compte
00:46:12que les jeunes,
00:46:12et c'est là aussi
00:46:13où c'est très positif,
00:46:14c'est que les jeunes,
00:46:15quand on leur met
00:46:15des jeux de société,
00:46:16des Uno,
00:46:17des Puissance 4,
00:46:18voilà,
00:46:19et qu'ils jouent entre eux,
00:46:20il y a une action
00:46:22qui se crée.
00:46:22Donc,
00:46:23vraiment,
00:46:24c'est aussi ça,
00:46:25c'est favoriser aussi
00:46:26ces moments
00:46:27et faire en sorte
00:46:29qu'ils existent.
00:46:31Mathieu,
00:46:32D'Artoux,
00:46:32on va en venir avec vous
00:46:34puisqu'il a été question
00:46:35à plusieurs reprises
00:46:36justement des filles.
00:46:37Les filles
00:46:38qui lâchent le sport
00:46:39bien souvent
00:46:39au moment de la puberté,
00:46:40il y a un chiffre
00:46:4247,2%
00:46:44arrêtent,
00:46:45soit parce qu'elles
00:46:46ne se sentent pas à l'aise
00:46:47dans leur pratique,
00:46:48c'est un moment de la vie
00:46:49qui est compliqué aussi.
00:46:50Alors vous,
00:46:51vous avez trouvé
00:46:51un peu une solution
00:46:52pour vous parfois,
00:46:53il faut réserver
00:46:54des temps pour les filles.
00:46:55Racontez-nous
00:46:55votre initiative.
00:46:57Mathieu,
00:46:57D'Artoux,
00:46:57je redis bien,
00:46:5826 ans,
00:46:59éducateur de rugby.
00:47:00Exactement,
00:47:01donc moi je suis éducateur
00:47:02dans mon club de rugby
00:47:03dans lequel j'évolue
00:47:04depuis maintenant
00:47:05plus de 10 ans
00:47:06et donc nous,
00:47:08on est hyper impliqués
00:47:09comme Nasser
00:47:11sur les quartiers prioritaires
00:47:12aux alentours
00:47:13de notre club
00:47:14et donc on mène
00:47:15beaucoup d'actions
00:47:16que ce soit
00:47:16des opérations
00:47:17pieds d'immeubles
00:47:18où on vient directement
00:47:19dans ces quartiers-là
00:47:20pour proposer
00:47:22des initiations rugby
00:47:23aux enfants
00:47:24et fort de ça,
00:47:27on a aussi créé
00:47:28une sorte de centre
00:47:29de loisirs autour du rugby
00:47:30avec ces enfants-là
00:47:32des quartiers
00:47:32qui ont peut-être
00:47:33plus et qui ont
00:47:34plus de difficultés
00:47:36à avoir accès au sport
00:47:37le mercredi
00:47:38et le projet
00:47:41avait du mal
00:47:41à décoller
00:47:42de par la dimension
00:47:43mixte du projet
00:47:44et en fait,
00:47:45quand moi je suis arrivé
00:47:46et que j'ai repris le projet,
00:47:47on a mis la féminisation
00:47:48au centre de ça
00:47:49et aujourd'hui,
00:47:51on a une catégorie féminine
00:47:52de filles
00:47:53entre CE2,
00:47:54CM1,
00:47:54CM2
00:47:55d'une trentaine de filles,
00:47:57plus de 30 filles
00:47:58et en fait,
00:47:59elles ont créé
00:47:59une vraie identité
00:48:00au sein du club
00:48:01plus que du développement physique
00:48:04et tous les problèmes
00:48:06qu'on a évoqués
00:48:07de la santé,
00:48:09c'est une cohésion
00:48:10différente qu'elles ont
00:48:11puisqu'en plus,
00:48:12ça a créé des liens
00:48:13intérêts écoles
00:48:13parce qu'elles ne viennent
00:48:14pas toutes
00:48:14des mêmes écoles
00:48:15et des mêmes classes
00:48:16et en fait,
00:48:18aujourd'hui,
00:48:19c'est elles
00:48:19qui sont moteurs
00:48:21et forces de propositions
00:48:22pour différents types
00:48:22de projets dans le club
00:48:23et c'est de par ce projet-là
00:48:25qu'elles,
00:48:26elles existent
00:48:26et même quand elles
00:48:28reviennent à l'école,
00:48:28après,
00:48:29ça crée un groupe
00:48:30de petits rugbymen
00:48:31dans les classes et tout
00:48:32et donc,
00:48:33elles en parlent aux copines
00:48:33et c'est comme ça
00:48:34que le projet avance.
00:48:35Il faut parfois,
00:48:36sur certains projets,
00:48:37peut-être pour convaincre
00:48:38des filles,
00:48:38effectivement,
00:48:39avoir des sections,
00:48:41pas faire des sections
00:48:42mixtes tout le temps,
00:48:42on est à un âge
00:48:43à l'adolescence,
00:48:44les regards sont peut-être
00:48:44aussi un peu difficiles
00:48:45les uns sur les autres.
00:48:47Pierre Rondeau,
00:48:47déjà,
00:48:48est-ce qu'il y a des sports
00:48:49qui restent en France
00:48:50très masculins d'un côté,
00:48:52filles de l'autre
00:48:53ou est-ce que le temps
00:48:53où c'était
00:48:54danse pour les filles,
00:48:55foot pour les garçons
00:48:55est révolu ?
00:48:56En termes de chiffres,
00:48:57par exemple,
00:48:57la fédération,
00:48:58la mieux dotée
00:48:59en termes de licences,
00:49:00c'est l'équitation
00:49:01et l'équitation,
00:49:02c'est la très grande majorité
00:49:03des filles.
00:49:04Je crois,
00:49:04il me semble,
00:49:04le rapport 70-30
00:49:05pour l'équitation
00:49:07mais ce qui est normal
00:49:08dans très bien loti
00:49:09en termes de licencié
00:49:10parce qu'il faut être assuré
00:49:10pour faire du cheval
00:49:11donc forcément,
00:49:12vous êtes licencié
00:49:12au sein de la fédération
00:49:13et c'est essentiellement féminin.
00:49:15J'ai pris un exemple
00:49:15par rapport à ça
00:49:16sur la volonté
00:49:17de rendre le sport inclusif
00:49:18et de faire en sorte
00:49:19qu'on ait une véritable féminisation
00:49:20et un accès pour les filles
00:49:22de tout âge,
00:49:23c'est le cas du football.
00:49:24Le football,
00:49:24on s'était imaginé
00:49:25en ayant la Coupe du Monde
00:49:262019 organisée en France,
00:49:28les Jeux Olympiques en 2024
00:49:29et même le plan
00:49:30de la fédération
00:49:31française de football
00:49:32qui espérait avoir
00:49:33300 000 licenciés filles
00:49:35d'ici les années 2020.
00:49:38On avait vraiment
00:49:39le souhait
00:49:40ou la volonté
00:49:40de faire en sorte
00:49:41que le football
00:49:41devienne en soi
00:49:42un sport mixte
00:49:43autant de filles
00:49:45que de garçons
00:49:45et vraiment
00:49:46que les filles
00:49:46et les joueuses
00:49:47soient aussi importantes
00:49:48que les garçons
00:49:48et les joueurs.
00:49:49Ce n'est pas arrivé.
00:49:50Ce n'est pas arrivé
00:49:50parce qu'il n'y a pas eu
00:49:51assez d'efforts
00:49:52qui ont été faits
00:49:52et on le voit aujourd'hui
00:49:53tant médiatiquement
00:49:54que sportivement au quotidien.
00:49:56Quand on voit
00:49:56les droits TV
00:49:57de la Coupe du Monde
00:49:57qui ont difficilement
00:49:59été vendus
00:50:00pour la diffusion
00:50:00de la Coupe du Monde féminine
00:50:01en 2023,
00:50:02quand on voit
00:50:03qu'il y a des clubs
00:50:04aujourd'hui
00:50:04qui n'ont pas
00:50:04de section féminine,
00:50:06il y a des filles
00:50:06qui jusqu'à l'âge
00:50:07de 12 ans
00:50:07peuvent pratiquer
00:50:08avec les garçons
00:50:08et ensuite sont exclues
00:50:10parce qu'il n'y a pas
00:50:10de section féminine
00:50:11pour les plus de 12
00:50:12et la fédération
00:50:14n'a pas fait assez d'efforts
00:50:15pour soutenir
00:50:16la pratique féminine
00:50:17et la fédération
00:50:18indirectement c'est l'État
00:50:19puisque je rappelle
00:50:19délégation de services publics.
00:50:21Donc il y a
00:50:22beaucoup de souhaits
00:50:23et beaucoup de discours
00:50:25qui sont faits
00:50:25pour tenter
00:50:26d'améliorer les paroles
00:50:26et les actes, évidemment.
00:50:28Sabrina Sébailly,
00:50:29est-ce qu'il faut
00:50:29effectivement réfléchir
00:50:31quand on voit
00:50:31que les filles
00:50:32arrêtent parfois le sport,
00:50:34avoir une politique
00:50:35vis-à-vis du sport
00:50:36qui a un angle spécifique
00:50:38aussi pour les filles ?
00:50:39Je pense que c'est essentiel
00:50:41si c'est un objectif
00:50:42qui est fixé effectivement.
00:50:43Il faut d'ailleurs
00:50:43des actes
00:50:44pour pouvoir les mettre en place
00:50:45et parfois c'est vrai
00:50:46que souvent depuis Paris
00:50:47on donne comme ça
00:50:49des orientations
00:50:50un peu nationales
00:50:51sauf qu'en réalité
00:50:51chaque discipline est différente,
00:50:53chaque club est différent
00:50:54et je crois que c'est plutôt
00:50:55au niveau de chaque territoire
00:50:56qu'il faut adapter la pratique
00:50:57et les outils
00:50:58qui sont mis en place
00:50:59pour favoriser un maximum
00:51:00la pratique du sport
00:51:02et elle se pose
00:51:02pour la féminisation
00:51:03mais elle se pose aussi
00:51:04pour les personnes
00:51:05en situation de handicap
00:51:06pour lesquelles il faut
00:51:07absolument aujourd'hui
00:51:08avancer sur l'adaptation
00:51:09des équipements,
00:51:10sur la formation
00:51:11des éducateurs
00:51:11pour pouvoir accueillir
00:51:12tout le monde
00:51:13de la même manière
00:51:14et pouvoir avoir
00:51:14une pratique du sport
00:51:15la plus inclusive possible.
00:51:17Nasser,
00:51:17il y a une section féminine
00:51:18chez vous ?
00:51:19Oui, il y a une section féminine.
00:51:20Il y a beaucoup de candidates ?
00:51:21Alors, il y a une section féminine
00:51:22et puis c'est vrai
00:51:23qu'on rencontre ces difficultés.
00:51:25On rencontre ces difficultés
00:51:26mais on met des plans en place.
00:51:28Par exemple,
00:51:29on fait de la pratique
00:51:30sur l'espace public
00:51:31et pour légitimer la pratique.
00:51:33Nous, on a un city-stade
00:51:35au cœur du quartier
00:51:36qui est généralement
00:51:38occupé par les garçons
00:51:39et puis on mène
00:51:41une fois par semaine
00:51:43des actions
00:51:43sur cet espace public
00:51:45pas pour chasser les enfants,
00:51:47les garçons plutôt
00:51:47mais pour que les filles
00:51:49aient leur place
00:51:49et souvent aussi
00:51:50on fait de la mixité.
00:51:52Après, moi,
00:51:52je voulais revenir
00:51:52sur les freins rencontrés
00:51:54par les filles
00:51:55sur la pratique sportive.
00:51:57On note que
00:51:57beaucoup d'adolescentes
00:51:58arrêtent la pratique sportive.
00:52:00C'est aussi la question
00:52:01j'ai mes règles
00:52:02et je fais des sports.
00:52:03Et c'est une question
00:52:04qui n'est pas assez abordée.
00:52:06Nous, on a réfléchi
00:52:07à la Fédération française
00:52:08de football
00:52:08autour d'une table
00:52:09à cette question
00:52:09et l'idée,
00:52:12c'est aussi
00:52:12de former les éducateurs
00:52:14parce que la fille,
00:52:15quand elle ne pratique pas
00:52:17pour ces raisons-là,
00:52:18quand elle revient,
00:52:19il y a son intimité,
00:52:20elle n'ose pas le dire.
00:52:21Et quelquefois,
00:52:21c'est la double sanction.
00:52:23Et puis, pour finir,
00:52:24il y a aussi l'exemplarité.
00:52:26C'est-à-dire qu'il n'y a pas
00:52:26assez de filles coach.
00:52:28Et nous,
00:52:29on a besoin
00:52:30d'avoir des filles coach.
00:52:31Donc, on les détecte,
00:52:32on leur parle,
00:52:33on fait en sorte
00:52:34qu'elles deviennent
00:52:34des exemples après.
00:52:35Des exemples et tout.
00:52:37Et c'est ça aussi
00:52:38parce que les filles,
00:52:38quelquefois,
00:52:39elles disent Mbappé,
00:52:40c'est leur modèle.
00:52:42Alors qu'on a besoin
00:52:43que ce soit les Bachar
00:52:44ou Wendy Renard aussi.
00:52:45Wendy Renard aussi.
00:52:46Benjamin Dirck,
00:52:47c'est vrai que sur cette question,
00:52:49les adolescentes,
00:52:50quand elles expliquent
00:52:50pourquoi elles arrêtent
00:52:51leur pratique du sport,
00:52:53elles disent qu'effectivement,
00:52:54à la puberté,
00:52:55les changements physiques,
00:52:56ça rend moins agréable le sport,
00:52:57que c'est aussi compliqué
00:52:59de raconter parfois,
00:53:00vous le disiez,
00:53:01Nasser, sa vie.
00:53:02Les règles,
00:53:03ça peut être aussi un frein,
00:53:04effectivement,
00:53:04parce qu'on sait
00:53:05que ça peut des douleurs.
00:53:06Est-ce qu'il faut vraiment,
00:53:07dans la politique qu'on a
00:53:08envers le sport,
00:53:09pas oublier que,
00:53:10effectivement,
00:53:11les filles,
00:53:11elles sont confrontées aussi à ça
00:53:12et il faut peut-être
00:53:14avoir des pratiques
00:53:14un peu différentes,
00:53:16adaptées pour elles
00:53:16quand elles font du sport ?
00:53:17Vous avez tout à fait raison.
00:53:18Je pense d'ailleurs
00:53:19que c'est pour ça que,
00:53:20quand on a voulu revenir
00:53:21sur le passeport,
00:53:22sur les 13, 18 ans,
00:53:24parce qu'on voyait
00:53:25qu'il y avait un décrochage,
00:53:26le décrochage n'était pas
00:53:27pour des questions d'argent,
00:53:28autrement,
00:53:29les enfants n'auraient pas
00:53:30été là avant
00:53:30et certainement
00:53:31que les questions de puberté
00:53:32étaient beaucoup plus présentes.
00:53:34Tout ce que vous avez évoqué
00:53:34est totalement vrai.
00:53:35Peut-être la question
00:53:36des brassières également.
00:53:37Quand on va courir,
00:53:38ce n'est pas forcément évident
00:53:39à certains moments.
00:53:41Il faut savoir le faire
00:53:42et puis il y a la question
00:53:43des vestiaires.
00:53:43C'est quelque chose
00:53:44qui est beaucoup remonté
00:53:45dans la mission
00:53:46que j'ai pu avoir
00:53:46sur certains sports.
00:53:50Je prends le cas
00:53:50de ma circonscription.
00:53:51On a deux grands clubs
00:53:52de basket.
00:53:53Le premier club
00:53:54de basket féminin
00:53:55de Bourgogne-Franche-Comté,
00:53:57c'était un club
00:53:58qui était mix.
00:53:58J'y jouais quand j'étais enfant.
00:53:59Maintenant,
00:53:59c'est devenu un club
00:54:00exclusivement féminin
00:54:01et l'autre club
00:54:02est devenu exclusivement masculin.
00:54:04On y retrouve exactement
00:54:05le même public
00:54:06en tous les cas.
00:54:07Fabrice Alain,
00:54:08il faut dire aussi
00:54:10de ne pas hésiter
00:54:10et puis il faut dire
00:54:11aux garçons parfois aussi
00:54:12de bien accueillir
00:54:13leurs copines
00:54:14quand elles veulent aussi
00:54:15faire du sport.
00:54:16Oui, je suis en accord
00:54:17avec le décrochage
00:54:18des filles à l'adolescence,
00:54:19mais il y a aussi
00:54:20quelque chose
00:54:20à avoir en tête,
00:54:21c'est qu'en âge
00:54:21d'école primaire,
00:54:23il y a déjà moins
00:54:23de licences
00:54:24chez les filles
00:54:25que chez les garçons,
00:54:26c'est-à-dire que les parents
00:54:26mettent moins leurs filles
00:54:28que les garçons
00:54:28dans les clubs.
00:54:30Je reviens à l'école
00:54:31parce que c'est mon rôle aussi
00:54:32et je pense que la fonction
00:54:33de l'EPS
00:54:34à l'école élémentaire,
00:54:35je dirais même primaire,
00:54:36les deux,
00:54:37élémentaire et maternelle,
00:54:38par des vrais apprentissages,
00:54:41permettrait à mon avis
00:54:42aux filles
00:54:42de rentrer davantage
00:54:43dans la pratique
00:54:44et la pratique pérenne
00:54:45par des apprentissages
00:54:46et des savoirs
00:54:46qui se construisent.
00:54:48Justement,
00:54:49oui,
00:54:49vous avez filles-garçons,
00:54:51je crois,
00:54:51donc vous connaissez les deux.
00:54:53Exactement.
00:54:54Justement,
00:54:55par rapport
00:54:55à la pratique des filles,
00:54:57par exemple,
00:54:57les mères
00:54:58finissent l'entraînement
00:54:58à 20h30
00:54:59et retour à la maison
00:55:01à 21h.
00:55:01Je peux comprendre
00:55:02qu'il y ait des parents
00:55:02qui ne veulent pas
00:55:03que leurs filles
00:55:04rentrent aussi tard.
00:55:05Et plus pour les filles
00:55:06que les garçons,
00:55:07il y a une inquiétude aussi
00:55:08dans l'espace public
00:55:10quand les filles
00:55:11rentrent à la maison.
00:55:12s'il n'y a pas
00:55:13d'organisation autour,
00:55:15peut-être un groupe
00:55:16qui rentre ensemble,
00:55:17c'est vrai que ça peut
00:55:17être très compliqué.
00:55:18Je peux comprendre
00:55:19que ça puisse être
00:55:21un frein
00:55:21pour la pratique
00:55:23du sport
00:55:23de certaines filles.
00:55:24Alors justement,
00:55:26Fabrice,
00:55:26il dit la solution
00:55:27c'est à l'école,
00:55:28au moins à l'école,
00:55:29on peut décider
00:55:30de mettre
00:55:31les mêmes apprentissages
00:55:32pour tous.
00:55:33Est-ce que c'est
00:55:34une des solutions
00:55:35justement,
00:55:35Sabrina Sébeil ?
00:55:37Moi,
00:55:37je pense que,
00:55:38je l'ai dit,
00:55:38l'école est vraiment
00:55:39centrale dans la question
00:55:41de cet apprentissage
00:55:42à la culture du sport,
00:55:43y compris,
00:55:44c'est peut-être là
00:55:45où maintenant
00:55:45on découvre
00:55:47plusieurs activités sportives,
00:55:48donc plusieurs sports,
00:55:49c'est là aussi,
00:55:49peut-être on choisit aussi
00:55:50le sport qu'on va pouvoir
00:55:51pratiquer en club
00:55:52en dehors de l'école,
00:55:54donc c'est extrêmement important,
00:55:55c'est même le pilier central,
00:55:57si on veut que nos enfants
00:55:58un peu plus tard
00:55:59décident de s'inscrire
00:56:00à un club,
00:56:00c'est d'abord qu'ils découvrent
00:56:01tout ce sport
00:56:02au niveau de l'école
00:56:02et là,
00:56:03effectivement,
00:56:03tous les enfants sont égaux,
00:56:04qu'ils soient fiés aux garçons,
00:56:05qu'ils aient les moyens ou pas,
00:56:07en fait,
00:56:07ils ont tous la même chance
00:56:08de pouvoir pratiquer ce sport,
00:56:09mais ça pose évidemment
00:56:10la question,
00:56:11vous savez,
00:56:11quand on a encore
00:56:12des écoles
00:56:13qui ne sont pas totalement équipées,
00:56:14quand on a vraiment
00:56:15toute cette question
00:56:16des équipements,
00:56:16des profs,
00:56:17de PS aussi,
00:56:18voilà,
00:56:19derrière,
00:56:19ça demande quand même
00:56:20un investissement,
00:56:21c'est pour ça que je dis
00:56:22à un moment,
00:56:23le sport est politique,
00:56:24donc il faut le traiter
00:56:27de cette manière-là aussi.
00:56:28Nasser Amissi,
00:56:29alors,
00:56:30une petite question,
00:56:31une petite réflexion de Sophie,
00:56:32on vous écoute Sophie,
00:56:33vous êtes étudiante.
00:56:35Oui,
00:56:35et moi j'ai fait du,
00:56:37pardon,
00:56:38du handball en club
00:56:39et j'ai dû arrêter
00:56:41parce que,
00:56:42en fait,
00:56:43j'étais la seule fille
00:56:43du club
00:56:44et j'ai été victime
00:56:46un petit peu
00:56:46de discrimination
00:56:47et j'ai des amis aussi
00:56:49qui ont dû arrêter
00:56:50leur sport en club
00:56:51pour les mêmes raisons,
00:56:53donc je trouve
00:56:53qu'on n'en parle pas souvent
00:56:54mais c'est un sujet.
00:56:56J'aimer dire
00:56:56que c'est vraiment
00:56:57insister sur le fait
00:56:59que les filles
00:56:59soient les bienvenues
00:57:00partout.
00:57:01Non mais ça,
00:57:02c'est une évidence
00:57:02et que quand on a
00:57:03ce type de souci,
00:57:05c'est pour le coup,
00:57:06alors on vend bien sûr
00:57:07tous nos clubs
00:57:07et on est avec eux,
00:57:08il y a aussi le rôle
00:57:09des éducateurs
00:57:10à l'intérieur
00:57:10et il y a des choses
00:57:11qu'on ne peut pas
00:57:11laisser passer,
00:57:13ça en fait partie.
00:57:14Nasser Amici,
00:57:15on va finir avec vous
00:57:17sur,
00:57:18voilà,
00:57:18c'est peut-être
00:57:18la conclusion
00:57:19de cette émission,
00:57:20le sport,
00:57:21on a vu que c'était
00:57:21important pour des questions
00:57:22de santé évidemment
00:57:23mais vous vous dites
00:57:24que c'est aussi important
00:57:25pour des questions
00:57:26de citoyenneté,
00:57:27d'intégration
00:57:28et c'est important
00:57:29pour la suite,
00:57:29ça peut compter
00:57:30dans un parcours
00:57:31professionnel,
00:57:32c'est vrai qu'on va
00:57:32peut-être pas mettre
00:57:33en avant tout le temps
00:57:34dans un entretien
00:57:35d'embauche
00:57:35ou sur son CV
00:57:36le sport,
00:57:37vous vous dites
00:57:37si c'est important,
00:57:39si on fait du sport
00:57:40on a des valeurs
00:57:41de collectif
00:57:41et on peut s'en servir
00:57:42dans le monde
00:57:43du travail.
00:57:44Tout à fait,
00:57:45moi j'appartiens
00:57:46à une association
00:57:47donc les enfants
00:57:48de la Goutte d'Or
00:57:48et on a plusieurs axes
00:57:52d'activité,
00:57:52le sport est un des axes
00:57:53mais on a aussi
00:57:54des axes
00:57:54comme l'accompagnement
00:57:56scolaire,
00:57:58le loisir éducatif,
00:57:59la prévention,
00:58:01l'insertion sociale
00:58:01et l'insertion professionnelle
00:58:03et sur cet angle
00:58:05par exemple
00:58:05de l'insertion professionnelle
00:58:07on a mené
00:58:08des programmes
00:58:08avec l'agence
00:58:09d'éducation
00:58:10par le sport
00:58:10en 2015
00:58:11on a identifié
00:58:14des jeunes
00:58:14qui avaient
00:58:15des compétences
00:58:16mais qui n'ont pas
00:58:17pu avoir le bac
00:58:18par exemple
00:58:18mais qui étaient
00:58:20des super managers
00:58:21en puissance
00:58:21sur le terrain
00:58:22parce que dans
00:58:23les vestiaires
00:58:24depuis leur plus jeune âge
00:58:26ils viennent,
00:58:27ils ont cadre,
00:58:28ils mettent
00:58:28un cadre bienveillant
00:58:29et donc on leur a proposé
00:58:32une formation
00:58:33et l'idée
00:58:34c'est qu'ils conscientisent
00:58:35en réalité
00:58:35c'est de faire un travail
00:58:37sur la conscientisation
00:58:38des compétences acquises
00:58:39sur le terrain
00:58:40et de leur apprendre,
00:58:42de leur donner
00:58:42une théorie pratique
00:58:44qui fait que derrière
00:58:45ils peuvent avoir
00:58:45un métier
00:58:46et ces jeunes là
00:58:47il y a eu des réussites
00:58:49garçons et filles
00:58:50et voilà
00:58:51donc ça c'est un exemple
00:58:53d'accompagnement
00:58:54et c'est vrai
00:58:55que le sport
00:58:56par son acquisition
00:58:57de compétences
00:58:58par un encadrement aussi
00:58:59de gens experts
00:59:01et un encadrement spécifique
00:59:03peut mener très loin
00:59:04et donc c'est pour ça
00:59:05qu'il faut investir dedans.
00:59:06Quelle minute pour finir
00:59:07Pierre Rondeau
00:59:08sur ce lien
00:59:08on est un bon capitaine
00:59:10on est un bon coach
00:59:11on est un bon manager
00:59:12En RH
00:59:13c'est ce qu'on va appeler
00:59:13les soft skills
00:59:14c'est vraiment avoir
00:59:15ce côté
00:59:16cette compétence
00:59:18au-delà de la formation
00:59:19théorique
00:59:19et de la formation universitaire
00:59:20être un bon manager
00:59:22être un bon coach
00:59:22être un bon capitaine
00:59:23un leader d'équipe
00:59:24et évidemment que
00:59:25en RH
00:59:26un CV
00:59:26vous aurez une pratique sportive
00:59:28et en plus
00:59:28en étant capitaine
00:59:30ou sport collectif
00:59:31c'est forcément
00:59:31valorisant
00:59:32et valorisable.
00:59:33Benjamin
00:59:33mais est-ce qu'on en a
00:59:34suffisamment conscience
00:59:35on va peut-être dire
00:59:36qu'on parle 4 landes
00:59:36on va oublier de dire
00:59:37qu'on sait aussi faire
00:59:39du foot
00:59:39du rugby
00:59:40ou du basket.
00:59:41On a il y a 5 ans
00:59:42voté un amendement
00:59:43de plus de 10 millions d'euros
00:59:44pour l'insertion par le sport
00:59:45ça nous a permis
00:59:46de mettre en place
00:59:47un dispositif
00:59:48qui s'appelle
00:59:48du stade vers l'emploi
00:59:49et c'est une espèce
00:59:51de job dating
00:59:52mais complètement différent
00:59:52des autres
00:59:53vous êtes le matin
00:59:54vous allez pratiquer le sport
00:59:55mais personne ne sait
00:59:56qui est le demandeur d'emploi
00:59:57et qui est celui
00:59:59qui est le patron
01:00:01et après l'après-midi
01:00:02vous avez le job dating
01:00:04plus traditionnel
01:00:05ça a permis
01:00:05de casser en tous les cas
01:00:06toutes les barrières
01:00:07de se dire
01:00:08ça va être compliqué
01:00:10d'aller passer
01:00:10un entretien d'embauche
01:00:11et puis ça a permis
01:00:12aux chefs d'entreprise
01:00:13au DRH
01:00:14de voir d'autres compétences
01:00:15qu'on ne voit pas autrement
01:00:16de cohésion
01:00:18dans un groupe
01:00:19de leadership
01:00:20etc.
01:00:20Sabrina Sébaille
01:00:21en une phrase
01:00:22ce lien
01:00:22le sport
01:00:23la pratique sportive
01:00:24ça peut être
01:00:25mener vers aussi
01:00:26l'emploi
01:00:26l'intégration professionnelle
01:00:27il faut multiplier
01:00:28ce genre d'initiatives
01:00:29il faut obliger
01:00:29les groupes
01:00:31les entreprises
01:00:31les recruteurs
01:00:32à changer
01:00:32la manière
01:00:33dont on recrute
01:00:34les gens
01:00:34dans les entreprises
01:00:34on regarde le CV
01:00:36uniquement sous le prisme
01:00:37parfois des diplômes
01:00:38et je crois qu'il faut
01:00:39aller plutôt regarder
01:00:39les compétences
01:00:40ce que peuvent apporter
01:00:40les gens
01:00:41dans une société
01:00:42ou dans une entreprise
01:00:43et donc
01:00:43les valeurs du sport
01:00:44elles sont extrêmement essentielles
01:00:45ça structure une personnalité
01:00:46et ça peut être très bénéfique
01:00:47dans une équipe
01:00:48et bien merci
01:00:49à l'équipe
01:00:50de ce soir
01:00:51merci à vous
01:00:52droit
01:00:53de vous être prêté
01:00:54à ce jeu
01:00:54de questions réponses
01:00:55merci infiniment
01:00:56à vous
01:00:56d'avoir partagé
01:00:57vos témoignages
01:00:58vos questions
01:00:59merci d'être venu
01:00:59sur ce plateau
01:01:00cette émission
01:01:01est rediffusée
01:01:02à 23h30
01:01:03si vous voulez
01:01:03faire partie du public
01:01:04regardez
01:01:05vous avez le QR code
01:01:06que vous pouvez scanner
01:01:07vous pouvez justement
01:01:08de l'autre côté
01:01:09pardon
01:01:09excusez-moi
01:01:10à gauche
01:01:10vous pouvez voilà
01:01:12souhaiter
01:01:12venir sur le site
01:01:13LCP
01:01:14flasher le QR code
01:01:14et participer
01:01:15à nos émissions
01:01:16en public
01:01:16le vendredi
01:01:17lundi
01:01:18rendez-vous avec
01:01:18Francis Letellier
01:01:19son invité
01:01:20Mathilde Panot
01:01:21c'est à 19h30
01:01:22lundi c'est politique
01:01:23vous retrouvez
01:01:24Adeline François
01:01:25à partir de mardi
01:01:26et allez
01:01:27on se fixe tous
01:01:27de faire un peu de sport
01:01:28ce week-end
01:01:28ça vous va ?
01:01:30allez vous aussi
01:01:30peut-être jeune
01:01:31ou moins jeune
01:01:31on peut essayer
01:01:32d'en faire quelques minutes
01:01:34pendant le week-end
01:01:34très beau week-end
01:01:35à tous
01:01:35sur LCP
01:01:36évidemment
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